JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité d'APOLLINE DE MALHERBE sur BFM TV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Vous êtes le président délégué du groupe RN à l'Assemblée nationale.
- 0:05OuverteRéponse directe
Vous êtes député de la Somme. Tout le monde vous appelle le monsieur économie du Rassemblement national.
- 0:11OuverteRéponse directe
Vous étiez hier aux côtés de Marine Le Pen pour la présentation de son contre-budget.
- 0:17OuverteRéponse directe
140 milliards d'euros d'économie que vous promettez d'ici 2032.
- 0:30OuverteRéponse directe
Le Premier ministre s'exprimera ce soir sur la situation dans les lycées, prix des carburants, crise agricole et situation financière du pays. Est-ce que vous en attendez quelque chose ?
- 1:43OuverteRéponse directe
La situation financière de la France est très sérieuse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17PrésentateurChiffre
« 140 milliards d'euros d'économie que vous promettez d'ici 2032. »
- 0:20PrésentateurChiffre
« Une règle d'or, un déficit qui passerait sous la barre des 3% avant 2030 et même 2,5% en 2032. »
- 2:02PrésentateurFait
« Il y a plus de la moitié de la dette qui est possédée par des intérêts étrangers. »
- 2:15PrésentateurChiffre
« Pour la France, c'est l'inverse parce que si on enlève la fameuse part de la dette qui est détenue par la BCE, la Banque de France, ça a été un des sujets de la rentrée, en fait c'est 70% de la dette sur le marché qui est possédée par les intérêts étrangers. »
- 6:48PrésentateurChiffre
« La commande publique, c'est plus de 200 milliards au moins. »
- 6:56PrésentateurChiffre
« Si on fait ne serait-ce que 5% d'économie, c'est 10 milliards. »
- 8:06PrésentateurFait
« aujourd'hui, ça nous arrange parce qu'on vend notre électricité beaucoup plus chère à l'étranger. »
- 8:27PrésentateurChiffre
« on pourrait gagner 3 milliards d'euros si on faisait un prix français avec nos partenaires européens. »
- 15:06PrésentateurPromesse
« Vous dites, on va négocier avec l'Union Européenne, on va réussir à faire baisser notre contribution. »
- 15:20PrésentateurChiffre
« Le 5 milliards de contributions nettes, c'était le montant que Jacques Chirac acceptait de verser après l'élargissement à 27 pays. »
- 16:02PrésentateurChiffre
« Les dépenses de l'administration européenne sont complètement hors contrôle. C'est plus de 5% de hausse de dépenses par an et notamment des hausses de salaires. »
- 17:22PrésentateurFait
« Vous avez commencé à travailler à 18 ans. Ça veut dire qu'à 62 ans, on pourra partir à taux plein ? »
- 19:26PrésentateurChiffre
« La courbe de ce qu'on appelle l'OAT, c'est-à-dire les titres de dette émis par l'État français à 10 ans. Au réveil, elle était à 4,89. Et à 11h15, elle était à 4,75. »
- 20:06PrésentateurFait
« le retour de l'équilibre primaire dès le début de sa conférence de presse, oui, a été vu par les marchés. »
Temps de parole
- Présentateur61 %
- Présentateur 234 %
- ?5 %
≈ 18,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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8h29 sur RMC et BFM TV. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Alain de Malherbe. Merci de répondre à mes questions ce
matin.
Vous êtes le président délégué du groupe RN à l'Assemblée nationale. Vous êtes député de la Somme. Tout le monde vous appelle le monsieur économie du Rassemblement national. Et vous étiez d'ailleurs hier aux côtés de Marine Le Pen pour la présentation de son contre-budget. 140 milliards d'euros d'économie que vous promettez d'ici 2032. Une règle d'or, un déficit qui passerait sous la barre des 3% avant 2030 et même 2,5% en 2032. Je vous interroge là-dessus dans un instant.
Mais on a reçu, nous tous journalistes, il y a quelques minutes à peine, un message de la communication du gouvernement qui nous dit, je le cite, le Premier ministre s'exprimera ce soir dans une allocution depuis Matignon sur les sujets suivants. Deux points. Situation dans les lycées, prix des carburants, crise agricole ainsi que sur la situation financière du pays. Est-ce que vous en attendez quelque chose Jean-Philippe Tanguy ? Écoutez, j'espère en attendre quelque chose.
C
'est le Premier ministre de la France. Il y a encore plusieurs mois avant les élections, il y
a
des décisions très importantes à prendre. Vous en avez parlé, notamment à l'agriculture. Nos agriculteurs, nos éleveurs vivent une crise particulièrement douloureuse. Marine Le Pen est en déplacement à Cournon aujourd'hui au salon de l'élevage en novembre pour porter nos propositions de redressement de l'agriculture française, de soutien, d'accompagnement, de protection contre la concurrence déloyale et le prix des carburants évidemment qui est d'ailleurs lié aussi à la crise agricole qui est extrêmement douloureuse pour les Françaises et les Français, qui gâtent leur pouvoir d'achat et qui devient très préoccupant pour les entreprises.
Situation financière de la France, c'est également ce qui est mentionné parmi les sujets que le Premier ministre abordera ce soir, vraisemblablement depuis le perron de Matignon. Situation financière du pays que vous prenez, donc visiblement très au sérieux ? Oui, la situation est très sérieuse et je pense que les Françaises et les Français, c'est le sens de la campagne à venir que nous allons faire avec Marine Le Pen et Jordan Bardella doit démontrer aux Françaises et aux Français qu'il faut se ressaisir, qu'il faut reprendre le contrôle de nos finances publiques parce que nous sommes en train de perdre notre souveraineté financière et donc la liberté de la France. Pourquoi ?
Il y a plus de la moitié de la dette qui est possédée par des intérêts étrangers. Ce n
'est
pas le cas de tous nos partenaires. Par exemple l'Italie qui a une dette très importante également, c'est 70% de la dette qui est possédée par les Italiens eux-mêmes. Pour la France, c'est l'inverse parce que si on enlève la fameuse part de la dette qui est détenue par la BCE, la Banque de France, ça a été un des sujets de la rentrée, en fait c'est 70% de la dette sur le marché qui est possédée
par les intérêts étrangers. Jean-Philippe Tanguy, on va rentrer dans le
détail de ce que vous proposez pour mettre fin à ce mur de la dette, ou en tout cas pour le réduire. Mais Jean-Philippe Tanguy, est
-ce
que ça veut dire que quand on voit la situation du pays, je ne fais que citer également les problèmes auxquels Matignon dit que le Premier ministre va s'attaquer ce soir. Mais ne prenons que les lycéens par exemple, qui demandent plus de moyens, qui pour nombre d'entre eux constatent que leurs locaux sont vétustes, qu'ils manquent des professeurs, qu'ils n'ont pas les moyens d'étudier normalement. En fait, vous-même, vous reconnaissez qu'on ne pourra pas faire grand-chose pour eux, on n'a plus de sous
?
Si, c'est très intéressant le fait que vous fassiez le lien entre les deux, parce qu'en fait les lycées, c'est vraiment la démonstration de la désorganisation de l'État. Le fait que l'argent, les moyens se perdent en route. Est-ce que la France met des moyens sur l'éducation nationale ? Oui, en moyenne plus que l'Union Européenne. Est-ce que les gens, les enseignants, le personnel éducatif, les élèves, voient sur le terrain cet argent ? Non, il y
a
une
désorganisation. Mais comment vous allez faire
pour boucher tous les trous du tuyau ? Parce que si je comprends bien, c'est qu
'il
y
a
un tuyau, et en fait, tout se perce et tout s'écoule avant d'arriver à l'objectif. Vous, vous allez faire comment pour mettre des rustines partout ? Je ne vois pas. C'est au contraire, il faut simplifier. Il faut faire en sorte qu'il y
ait,
par exemple, ce millefeuille territorial. Vous avez d'un côté l'éducation nationale qui gère les professeurs, et vous avez les régions qui gèrent les lycées. Il n
'y a
pas de coordination entre eux, il n
'y
a pas de symbiose entre eux, il n
'y a
pas de volonté d'aller dans le même sens.
Prenons ce budget-là ? Comment ?
Ça veut dire, prenons ce budget-là ? Dites-nous comment vous, vous feriez le budget de
l
'éducation nationale ?
D
'abord, est-ce que vous le maintenez à
ce niveau-là ? Bien sûr, il faut
le maintenir. Qu'est-ce que vous changez dans l'organisation pour que l'argent arrive au bon endroit ? Il faut le maintenir, et d'ailleurs, nous sommes opposés ces quatre dernières années aux suppressions de postes dans l'éducation nationale, notamment l'année dernière, puisque nous avons de très mauvaises performances bizarres, de classements de nos résultats éducatifs, et il faut améliorer l'encadrement, il faut améliorer, comment dire, l'encadrement des élèves, et justement qu'il
y ait
des professeurs partout lutter contre l'absentéisme. Mais ce n
'est
pas un problème de moyens, en l'occurrence, c'est vraiment un problème d'organisation. Comme dans l'hôpital, la bureaucratie, la suradministration, gêne l'effort du service public, gêne l'effort des enseignants, plutôt que de l'aider. Mais tout le monde connaît ça au quotidien. Parfois, le fait d'avoir trop d'encadrement, d'avoir trop de normes, trop de règles, gêne votre
effort, gêne votre travail. Est-ce que ça veut dire que
vous allez supprimer des postes intermédiaires, des postes administratifs dans l
'éducation nationale ? Il
faut supprimer des postes administratifs, il faut se débarrasser à un certain nombre d'échelons. Par exemple, il y a deux rectorats aujourd'hui, vous avez le rectorat d'académie, et vous avez une coordination régionale, tout ça n'est pas efficace.
On l'a vu au moment du pas de vague,
le rectorat régional, on l'a vu au moment du pas de vague, par exemple, de professeurs qui ont des difficultés, le rectorat, paralysé par la bureaucratie et la bien-pensance, n'est pas capable d'être efficace.
Ça veut dire
moins de monde, mais plus responsable
?
Oui, exactement, moins de monde, plus responsable, faire plus confiance aux enseignants, aux personnels éducatifs qui sont dans les établissements eux-mêmes, et cesser aussi cette manie, parce que c'est ça aussi la bureaucratie. La bureaucratie,
c
'est non seulement vous gêner les enseignants et le personnel, les fonctionnaires au quotidien, mais c'est aussi que personne n
'est
jamais responsable de rien. Tout le monde se renvoie toujours à la balle, les dossiers traînent, et pour aussi la question des lycées, on a un énorme problème de marché public, c'est aussi une des pistes de réflexion de Marine Le Pen, Jordan Bardal sur les économies. Les marchés publics sont surestimés, coûtent trop cher, il
y a
des cartels, et à la fin, l'argent, au lieu d'être bien investi dans les travaux, bien investi au service des élèves et des
enseignants... Vous parlez de ce cartel en disant d
'ailleurs que vous pourriez faire économiser là-dessus presque une dizaine de milliards
d'euros.
Bien sûr, et juste pour finir sur cette histoire des cartels qui est lié au fait, au moyen, qui finit vraiment... C'est quoi ce cartel ? Ça marche comment ? Ça veut dire quoi un cartel
?
Vous
en
parlez souvent sur RMC, Madame de Malherbe, c'est les fameux, vous savez, catalogues des marchés publics...
Oui, on a eu un certain nombre de maires
locaux qui disent ne serait-ce que pour acheter une machine à café, moi je suis obligée de l'acheter sur les catalogues des produits auxquels j'ai droit, moi, en tant qu'institution publique, dit-elle, sauf que la machine à café, elle vaut, je ne
sais
pas, 250 euros dans le catalogue, alors qu'elle voit la même machine chez Lidl à 80 euros.
Et elle dit,
c'est quoi ? Ça veut dire quoi ? C
'est une forme
de mafia ? Oui, c'est une forme de mafia, de détournement des marchés publics, de règles qui sont trop lourdes, qui font que ça coûte trop cher.
Mais vous pensez
franchement que là-dessus, vous allez trouver
des
dizaines de milliards ? Bien
sûr,
mais vous vous rendez compte, c'est chaque achat public, Madame de Malherbe.
Là,
vous parlez des maires, mais c'est valable pour les échelons supérieurs, c'est valable pour l'éducation nationale, c'est valable pour tous les échelons de l'État. La commande publique, c'est plus de 200 milliards au moins. Donc si on fait ne serait-ce que 5% d'économie, c'est 10 milliards. Le problème, c'est que nos adversaires politiques ne vont jamais au bout des phénomènes. Excusez-moi, je vous écoute attentivement. Tous les jours, quand il y a des crises sur ces catalogues-là, tous les hommes politiques viennent vous voir en disant «
C'est
inadmissible, il faut le réformer ». Ça fait 30 ans que c'est le cas. Le Code des marchés publics français, il est pourri depuis 30 ans. Et ils ne font rien. En fait, ils sont dans la dénonciation permanente, ils ne vont pas au bout des phénomènes. C'est comme un sujet qui empoisonne le débat public depuis 5 ans. Le prix de
l
'électricité européen, la formation du prix. Tous les hommes politiques qui viennent ici vous disent que cette formation du prix n'est pas opérationnelle, n'est pas optimale. Et dès qu'il faut le réformer pour rendre l'argent aux
Français... Alors, on va être
très précis là -dessus. Il
n'y a
plus
personne. Et ensuite, je voudrais revenir sur la colère des lycéens. Ça rapportera 3 milliards. Jean-Philippe Tanguy, sur ce point-là, j'ai
constaté en tout cas qu'il y avait une évolution. Oui, au moment du début de la guerre en Ukraine et des tensions non seulement sur les prix d'énergie, mais aussi sur l'approvisionnement et la peur d'un blackout d'électricité. Le ministre de l'économie de l'époque, qui était Bruno Le Maire, disait qu
'il
faut qu
'on
revoie la façon dont on décide des prix de l'énergie parce qu'on payait cette énergie plus chère qu'on aurait pu l
'acheter sur la fabrique.
Sauf qu'aujourd'hui, comme on est exportateur, à nouveau, parce que nos centrales fonctionnent à nouveau, qu'elles ne
sont
pas en réparation comme elles étaient à l'époque, aujourd'hui, ça nous arrange parce qu'on vend notre électricité beaucoup plus chère à l'étranger. Donc
en fait, ce serait quand même dommage.
Vous êtes complètement à contre-temps si
vous voulez revoir ces formations de prix maintenant alors que ça gagne de l'argent.
Vous verrez à la campagne présidentielle que nous avons raison de le dire. Nous ne vendons pas l'électricité au bon prix. On vend l'électricité à un prix trop bas et on pourrait gagner 3 milliards d'euros si on faisait un prix français avec nos partenaires européens. Mais tout est là. Ils ne vont jamais au bout des sujets. Donc tous les sujets s'accumulent, pourrissent.
Et
donc, des années après, ça coûte très cher aux gens et il n
'y a
plus de moyens sur le terrain. D'ailleurs, les gens
posent
la
question
où va le pognon ? Vous savez très bien que les gens se posent cette question. On n
'a
jamais payé autant d'impôts en
France. Où
va le pognon et vous dites qu'en fait, c'est pourri et c
'est
des paniers
percés. C'est des paniers percés.
C'est ce qu'on a appelé le tonneau des danaïdes. Ce n
'est
pas géré. Il n
'y a
pas d'autorité. Il n
'y a
pas d'autorité pour l'ordre public. Il n
'y a
pas d'autorité sur les comptes.
C'est ça qui va changer avec Marine Le Pen. On va revenir
concrètement sur où est-ce que vous les feriez ces économies qui, pour l'instant, ne convainquent pas la plupart des économistes. Mais sur la question de la colère des lycéens, il y a une colère sur, en effet, les revendications et les difficultés auxquelles ils font face. Il
y
a aussi une colère plus politique, avec un certain nombre de groupes qui ont participé au saccage. Bruno Retailleau, qui était ici même, estimait, et il a eu cette phrase, il a dit que
c
'est une répétition générale pour des mouvements d'ultra-gauche, qui sont cités également par des notes des renseignements généraux, pour ce qu'il se passera si Marine Le Pen est élue. Il disait au fond, si Marine Le Pen est élue, le lendemain, on verra dans les rues de France ce que l'on voit depuis plusieurs jours au niveau des lycées, c'est-à-dire une colère, un chaos. Est-ce que vous l'anticipez ? Est-ce que vous imaginez effectivement que ça puisse être le cas ? Il n
'y a
pas à
l
'anticiper. Le chaos, il a lieu tous les jours dans la rue, toutes les manifestations, tous les mouvements sociaux sont pourris par les black blocs, des mouvements violents, un certain nombre de festivals, de lieux, de moments culturels. Et nos lycées, donc M. Retailleau, ce cauchemar, on le vit en direct, et y compris quand elle était ministre de l'Intérieur. Donc c'est quand même fascinant, Mme de Malherbe,
d
'avoir des responsables politiques qui ont été aux manettes et qui nous expliquent que si Marine Le Pen, qui n
'a
jamais été au pouvoir, serait au pouvoir, ce serait pire qu'aujourd
'hui. Alors
qu'aujourd'hui, ils ne sont pas capables, comment
dire, de rassurer et d'appuyer l'ordre. On va
mettre en place une discipline budgétaire, tout sera en ordre dans les rues. Pensez-vous que ça le sera ? Est-ce que les forces de l'ordre réussiront à calmer le jeu ? Mais bien sûr, mais excusez-moi, en l'occurrence, au contraire. Les forces de l'ordre, toutes les enquêtes le montrent, ont confiance dans Marine Le Pen et Jordan Bardella pour assurer cette autorité. Je ne comprends même pas ce fantasme de M. Retailleau qui dit « Si les Françaises et les Français font un choix libre avec Marine Le Pen, ce sera le chaos ». Mais qu'est-ce que c'est que cet argument ? En plus, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faudrait se plier dans l'imaginaire de M.
Retailleau à la volonté des voyous, à la menace des voyous, au chantage de la racaille. Je veux dire, ça n'a ni queue ni tête. Je pense que M. Retailleau panique parce que, malheureusement pour lui, sa campagne ne prend pas, qu'en fait, il ne se remet pas de sa compromission avec la Macronie et qu
'il
passe toute sa campagne à nous insulter. C'est dommage. Jean-Philippe Tanguy, un mot quand même sur le maintien de l'ordre, avec des dérapages, au point d'ailleurs que Laurent Nunez annonce ce matin, le ministre de l'Intérieur, que les grenades assourdissantes ou de désencerclements qui ont été utilisées et qui ont causé hier l'arrachage de la main d'un jeune à Lens seront désormais interdites d'usage dans ce genre de rassemblement. Ça veut donc dire qu'il y avait un problème
?
Déjà, moi, je déplore toutes les victimes, évidemment, toutes les violences, qu'on soit un enfant, qu'on soit un jeune, même si on est dans une manif qui peut être violente, on n'a pas à perdre sa main ou être blessé, évidemment, et c'est encore le cas, évidemment, plus le cas pour les forces de l'ordre qui nous défendent. Moi, je ne suis pas spécialiste du maintien de l'ordre, donc je ne vais pas prétendre savoir ce qu'il faut utiliser ou pas. Je fais confiance aux spécialistes sur ce domaine-là.
S'il faut retirer ses équipements, il le faut, mais il ne faut pas non plus exposer nos forces de l'ordre à la violence parce qu'il y a plusieurs centaines de blessés quand même chez nos policiers et on pense à eux. Je rappelle qu'il y
a
18 enquêtes de l'IGPN qui sont ouvertes.
C
'est très intéressant ça parce que la police française est très disciplinée, elle a des règles et il y a toujours des enquêtes sur les violences et il
y
a un certain nombre de forces politiques que vous connaissez bien qui insultent la police. Monsieur Mélenchon, candidat à la présidentielle, a eu un discours irresponsable en disant que la police était raciste, pouvait être raciste. C'est une insulte faite à la police qui est un creuset d'assimilation de tous les Français, tous les Français et c'est très grave ce qui a été dit.
Est
-ce que vous avez vu ce qu'a dit Donald Trump hier soir ? Il a dit que ce qu'il se passe en France n'est rien de moins qu'une migration de masse hors de contrôle. Il ne s'agit pas ici d'école, il s'agit de l'islam qui tente de prendre le contrôle d'un pays autrefois grand. Je ne sais pas de quoi parle M. Trump qui s'occupe des problèmes de sécurité aux
Etats-Unis. Il parlait des mouvements lycéens, s'en veut-il.
Oui, mais nous ne s'occupons pas des problèmes intérieurs des Etats-Unis et les Etats-Unis n'ont pas s'occupé des problèmes intérieurs de la France. Jean-Philippe Tanguy, il y a effectivement ce que vous voulez tenter de faire comme économie et puis il y a un certain nombre de cadeaux et notamment le permis de conduire gratuit pour tous les jeunes qui auraient un casier judiciaire vierge. Ça, ça peut faire plaisir aux lycéens qui nous écoutent. Oui, je pense que c'est une annonce importante qu'a fait Marine Le Pen. Vous savez à quel point le permis de conduire est un outil d'intégration économique. Si vous n'avez pas votre permis, vous pouvez parfois ne pas trouver de travail.
Vous ne pouvez pas aller suivre vos études, prendre un travail étudiant également. C'est vraiment un moment qui peut causer des discriminations importantes. Donc effectivement, on considère que de la même façon que l'école, qu'un diplôme ou une formation, le permis de conduire, c'est très important. Et souvent, vous savez, ceux qui n'ont pas eu leur permis de conduire à ce moment-là, ils galèrent toute leur vie après.
Quand vous avez 30 ans, 40 ans, si vous vous trouvez au chômage, imaginez, ça arrive souvent, vous avez eu un travail à côté de chez vous, une usine à côté de chez vous, et puis cette usine ferme, moi c'est arrivé par exemple à Bernaville, dans ma circonscription, du jour au lendemain, des ouvriers doivent aller trouver un travail beaucoup plus loin. Si vous n'avez pas votre permis à ce moment-là, c'est un risque d'exclusion. Donc je pense que vous présentez ça comme un cadeau, parce que bon, effectivement, c'est une mesure généreuse, mais c'est quand même important pour l'économie, pour l'intégration. J'espère qu'on débattra de cette mesure dans la campagne.
Comment
allez-vous faire, Jean-Philippe Tanguy ? Vous promettez donc, je le disais, 140 milliards d'euros d'économie sur 5 ans, 30 milliards de baisse d'impôt, 18 mois pour arriver à l'équilibre, en tout cas hors dette. Roland Lescure dit, on rêvait en couleur, avec vous, on rêverait en couleur et on raserait gratis. Il parle d'un contre-budget avec des mesures incantatoires, inapplicables. Édouard Philippe parle d'une escroquerie intellectuelle. Paul Midi,
qui
est en charge de l'économie pour Gabriel Attal, parle d'économie fantaisiste.
Non
mais moi, vous savez, je n'aurais aucune difficulté à débattre avec M. Lescure, à M. Philippe, pour qu
'ils
nous expliquent pourquoi ils nous insultent et pourquoi ils nous critiquent, sans avoir donné un seul exemple. Moi, j'ai débattu hier avec M. Lescure, je l'interrogais sur son propre budget, parce que c'est quand même eux qui sont manettes. Je n'ai eu aucune réponse sur le budget qu'ils présentent aux Français et qu'un tombereau d'injure, tout ça n'est pas très intéressant. La réalité, c'est que Marie Le Pen et Jordan Bardella vont s'attaquer au grand tabou. Ce que la lâcheté n'a pas permis à ceux qui gouvernent de lutter
contre. Mais qu'allez-vous dire, par exemple, sur les
20 milliards de baisse de contributions à l'Union Européenne ? Vous dites, on va négocier avec l'Union Européenne, on va réussir à faire baisser notre contribution. C'est une sortie déguisée de l'Union Européenne ? Parce que si vous enlevez 20 milliards de ce que vous donnez normalement à l'Union Européenne, ça veut dire que, d'une certaine manière, vous ne jouez plus le jeu du collectif ? Pas du tout. Le 5 milliards de contributions nettes, c'était le montant que Jacques Chirac acceptait de verser après l'élargissement à 27 pays. Parce que certains ont dit, oui, c'est facile, il y
avait
moitié moins de pays. Non, non. Après l'élargissement, il y avait 5 milliards de contributions nettes. Et ça fonctionnait très bien. C'est juste qu'on n'accepte plus de financer un certain nombre de programmes européens qui sont stupides, qui sont toxiques. Un exemple, les Français sont contre l'élargissement de
l
'Union Européenne au pays de l'ISU-Goslavie ou à l'Est. Pourquoi est-ce qu'on paye des crédits d'élargissement, de préélargissement ? Il n
'y a
pas à payer. Je ne veux plus payer. Madame Vaudelayen s'est constituée une diplomatie. Madame Vaudelayen n'a pas la compétence de la diplomatie. On arrête de payer. Ça et ça et des lignes et des lignes de dépenses. Les dépenses de l'administration européenne sont complètement hors contrôle. C'est plus de 5% de hausse de dépenses par an et notamment des hausses de salaires. Parce qu'il faut savoir que les fonctionnaires européens, les grands fonctionnaires européens et les commissaires, ce qui est interdit en France pour les travailleurs français
et les fonctionnaires français.
Oui, exactement. Donc, ça suffit les dépenses de l'Union Européenne. Et c'est exactement le problème. On en revient à l'autorité sur les comptes. C'est-à-dire qu'on présente la contribution à l'Union Européenne, aux adversaires, comme quelque chose de toute éternité. Il faudrait toujours accepter des hausses. C'est 3 milliards de hausses quand même cette année, Madame de Malherbe, qu'on fait dans le dos des gens. Donc, il n'y aurait pas un euro pour les retraites. Il y aurait toujours de l'argent pour la contribution européenne.
Sur les retraites, je n'ai
pas tout compris. On va y revenir, il
n'y a
pas de problème. Et ne parlons pas du fameux prêt européen qui a été pris pendant le Covid, qui devait rien nous coûter. Ah ben, ça y
est,
on commence à le rembourser. Donc, si vous voulez, toutes ces dépenses sont inacceptables. Donc, oui, on fait un rapport de force. Et comme l'a dit Marine Le Pen, la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. Et donc, c'est la France qui donne à l'Union Européenne. C'est nous qui décidons. Jean-Philippe Sanguilly, sur l'âge de la retraite, je n
'ai
pas bien compris si c'était 60 ou 62 ans. Et surtout, comment ça marche dans votre histoire de réduction des dépenses ? Parce qu'avec cette fameuse réforme de la retraite, ce serait 35 milliards d'euros par an. Oui, alors on n'est pas du tout d'accord avec le chiffrage de nos adversaires qui a été fait il y a 5 ans. Donc, la réforme de Marine Le Pen,
c
'est que vous partirez entre 60 et 62 ans, selon votre date d'entrée dans le monde du travail. Vous avez commencé à travailler à 18 ans. Ça veut dire qu'à 62 ans, on pourra partir à taux plein
?
Non, à taux plein, si vous avez fait votre trimestre. C'est le deuxième aspect de la réforme. Dans le système français, qui est très compliqué, c'est vrai que moi j
'ai
beaucoup de gens qui viennent à la permanence, qui ne savent jamais où ils en sont dans leur vie et dans leur fin de carrière, pour savoir quand est-ce qu
'ils
vont partir. C'est un système très compliqué qui n'aide pas les travailleurs à préparer leur retraite, ça c'est sûr. Donc, si vous avez commencé à travailler tout avec Marine Le Pen, vous partirez plus tôt. Si vous avez commencé à travailler à 24 ans, vous partirez plus tard. Et il faut faire entre 40 et 42 ans de
cotisation. Quel sera l'âge maximum ?
67 ans, ça, ça ne bouge pas. Mais c'est sûr que si vous avez commencé à travailler à 24 ans, pour avoir votre taux plein, il faudra travailler 42 ans, comme dans le système actuel d'ailleurs. Donc, jusqu'à 66. 66 ans, voilà. Et donc, nous, on est très clair. Justement, on ne rase pas gratis. C'est juste qu'on veut la justice sociale.
Donc, en fait, quand vous
dites que vous êtes la retraite à 60-62 ans, c'est faux. Parce que la plupart des
gens, désormais, ils peuvent pourront plus tard.
C'est surtout nos adversaires, Madame de Malab, qui
disent que... Non, mais vous aussi, ce n'est pas clair. Si, c'est clair. Les gens qui nous écoutent, ils ont l'impression qu'ils vont pouvoir
partir à 60-62
ans,
et en réalité, non. Ils pourront partir plus tôt s'ils le souhaitent, mais il y aura une décote. Mais on n
'a
jamais menti aux gens.
On
n
'a
jamais dit que c'était la retraite à taux plein pour tout le monde à 62 ans. C'est pour ça que nos adversaires caricaturent tout le temps. Mais vous voyez, ça fait 5 ans qu'on propose cette réforme. Et nos adversaires n'ont jamais voulu en débattre. Moi, Madame de Malherbe, je suis disponible pour débattre avec les candidats, avec les équipes des candidats, sur la réforme des retraites, sur le fond, mais qu'on arrête toujours, si vous voulez, de limiter.
C
'est parce que vous faites vous. Nos adversaires sont toujours dans la caricature.
C
'est-à-dire que la
gauche... De manière,
vous avez eu un petit moment de caricature. Vous avez regardé votre téléphone et les courbes du prix auquel on emprunte la France. Et vous avez laissé entendre que, en gros, tous ceux qui nous prêtent seraient en train de regarder votre conférence de presse et seraient en train, du coup, de faire descendre le prix auquel la France emprunte. Je voudrais qu
'on
soit précis là-dessus. Vous-même, quand même, je ne sais pas si c'était une blague ou si c'était vrai. C'était sérieux ? Évidemment qu'il y avait un côté humoristique, puisque j'ai fait référence au gouvernement qui, lui, quand il parle, nous accusait lui-même de ses propres responsabilités en disant « Marine Le Pen a fait... »
Parce que j'ai regardé minute
par
minute la courbe.
J'imagine que vous l'avez regardé
aussi.
La courbe de ce qu'on appelle l'OAT, c'est-à
-dire
les titres de dette émis par l'État français à 10 ans. Au réveil, elle était à 4,89. Et à 11h15, elle était à 4,75. C'est effectivement une baisse, et une baisse réelle et sérieuse. Sauf que quand vous regardez les autres pays, ils ont baissé aussi. Donc c'est un moment de baisse quand même généralisée. Et il y a eu plein de facteurs.
Il
y
a
eu une intervention du ministre de l'Économie un peu plus tôt, qui disait qu
'on
n'aurait pas besoin d'une intervention de la BCE. Il y
a
eu vous, on ne
peut
pas dire que ça n'est pas joué. Mais on ne
peut
pas dire que c'est vous qui avez fait baisser les taux. Madame, déjà, sur les écarts,
ce
qu'on appelle l'espresse...
Sinon, c'est magique
! Mais ce n
'est
pas magique, c'est que Marine Le Pen aujourd'hui est favorite, il faut rester prudent évidemment, et il n
'y
a aucune arrogance là-dedans, est la favorite pour cette élection présidentielle. Donc oui, les marchés sont attentifs à ce qu'on dit. Et oui, le fait que Marine Le Pen ait annoncé notamment le retour de l'équilibre primaire dès le début de sa conférence de presse, oui, a été vu par les marchés. Moi, j'ai été appelé par des investisseurs. Ça a été vu.
Donc évidemment, dans mon propos, il y avait un côté humoristique, parce que vous savez que c'est un peu mon genre, et que j'essaie parfois de dédramatiser des sujets graves avec un peu d'humour, mais oui, la parole de Marine Le Pen, elle était attendue, elle a été entendue, et vous reconnaîtrez, parce que vous connaissez bien le monde politique, que si ça avait été l'inverse, c'est-à-dire que si pendant le discours de Marine Le Pen, l'étau avait monté, on s
'en
serait pris plein d'attronches. J'ajoute quand même que ce qui s'est calmé, c'est surtout les écarts avec nos voisins. L'écart avec l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie,
le
spread. Là, l'effet de Marine Le Pen est vraiment non critiquable,
est vraiment
très visible.
Est
-ce que vous vous dites que Jordan Bardella peut tenir ? Bien sûr, et puis plus fort que jamais, puisque plus les jours passent, plus on voit que Mediapart, en fait, s'est livré à des manipulations assez sordides, il faut bien le dire, et qu'il n'y a aucune preuve que Jordan
Bardella... Vous maintenez
qu'il n'y a aucune preuve
?
Il n
'y
a aucune preuve, notamment quand même ce mail. C
'est
quand même très grave, parce qu'il a été révélé qu'une des preuves, entre guillemets, de Mediapart, le mail, c'est exactement ce que j'avais dit d'ailleurs quand le mail est sorti, il disait, mais on ne
voit
pas la réponse, et on ne
voit
pas à qui il est adressé, et la personne à qui il a été adressé, entre-temps, a été révélée, ce n
'était
pas Jordan Bardella, et Jordan Bardella n'y était pour rien dans ce mail. Mediapart devrait présenter ses excuses,
maintenant. Pour
vous, Mediapart devrait présenter
ses excuses ? Maintenant,
il est temps de le faire, plutôt que d'aller faire des recherches sordides. J
'ai regardé les échanges
que vous avez avec Alain Soral, qui, depuis plusieurs jours, est à nouveau très présent sur les réseaux sociaux, qui,
dans un sens
d'ailleurs, donne tout à fait raison à Mediapart, en
disant que Jordan Bardella était
effectivement antisémite, mais il dit aussi de vous, il faut te calmer la petite tapette zozotante. Tout le monde a compris que Mediapart dit vrai, mais que l'extrême droite juive va quand même le sauver, car elle en a besoin face à Mélenchon. Quant à toi, tapette zozotante, tu es ce qu'on appelle un retourné de naissance.
Oui,
j'en veux beaucoup à Mediapart d'avoir redonné de la lumière à M. Soral, qui était dans les poubelles d'Internet, là où d'ailleurs il devrait rester,
et
donner, vous voyez, Mediapart, les sources de Mediapart viennent de ce milieu, de ce milieu de gens haineux, homophobes, antisémites, et donner de
la...
Voilà, considérer
que ces gens sont plus fiables. Mais est-ce que le fait qu'ils soient haineux,
veut
forcément
dire qu'ils mentent ? Mais oui, tout le business de M. Soral, depuis 15 ans, c'est de raconter n'importe quoi. Je n'invite personne à regarder ces vidéos, mais les journalistes qui l'ont fait le savent très bien. M. Soral raconte n'importe quoi, insulte tout le monde, comment dire, pourrit le débat politique, et le fait que Mediapart soit allé chercher dans les poubelles de M. Soral des fausses révélations pour diffamer M. Bardella. Ça en dit beaucoup, malheureusement, de Mediapart, et de la haine, en fait, qu'il y a contre le Rassemblement
National. Merci Jean-Philippe Tanguy. Tout
semble permis, Mme de Malherbe, pour certains, pour salir le Rassemblement National. C'est dommage, plutôt que débattre du fond.
Merci Jean-Philippe Tanguy d'avoir répondu à mes questions. Et pas mettre en main aux victimes,
aujourd'hui, du 7 octobre.
Nous sommes le 7
octobre, et
c'est donc anniversaire des... On pense à leur
famille, on pense à leur mémoire. Merci Jean-Philippe Tanguy d
'avoir
répondu à mes questions.