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interviewPublic Sénat· 19 mars 2024 44 min

Agriculteurs : des revendications sans fin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public votre rendez-vous quotidien sur Public Sénat vous le savez la promesse elle est contenue dans le titre de l'émission donner du sens à l'actualité se mettre au service du public vous proposer des clés de compréhension des mutations de notre société et justement dans ce sens public on va voir comment le gouvernement fait face à deux grands défis de notre époque la colère paysane et la défense de la l' cité avec deux dates 26 janvier 2024 d'abord Gabriel hatal annonce ce jour-là ses premières mesures pour répondre à la grogne des agriculteurs de mois plus tard le mouvement continue le Premier ministre surf encore et toujours sur des braises comment expliquer une telle défiance pour les promesses de l'exécutif réponse dans une minute et puis l'autre date que nous avons choisie nous ramène 20 ans en arrière 15 mars 2004 la loi interdisant les signes ostensibles religieux à l'école est promulgué deux décennies plus tard la laïcité reste un combat comme quand un proviseur parisien est menacé de mort après avoir demandé à une élève de retirer son voile et que la ministre vient le soutenir je voudrais dire ici que les établissements scolaires ne peuvent fonctionner que dans le cadre du respect des principes de la République dans ce cadre-là la laïcité est un élément indispensable au vivre ensemble des textes ont été pris ils doivent être respectés c'est absolument un contour comment défendre la laïcité à la française à l'école on en débat dans trois quarts d'heure mais d'abord les principaux syndicats agricoles reçus à Matignon vous avez comme une impression de déjà vu nous aussi c'est l'histoire d'une colère sans fin que nous raconte famille RER une nouvelle manifestation d'agriculteur dans la banlieue de Toulouse hier signe que la colère est toujours là dans une interview au journal Les écho le patron de la FNSEA met en garde après les promesses fait au monde agricole le gouvernement doit passer des paroles aux actes il faut déjà de vraies réponses tangibles qui montrent que les choses changent sur les dossiers les plus urgent nous attendons de voir si le président de la République a changé de logiciel des sujets urgents que les syndicats majoritaires ont une nouvelle fois exposé à Gabriel hatal mardi élevage en crise stockage de l'eau usage des pesticides l'exécutif n'avancerait pas au bon rythme pour les acteurs du monde agricole il y a des sujets d'installation il y a des sujets de simplification il y a des sujets de compétitivité il y a aussi les sujets de d'exercice du métier on est quand même dans une situation où où il est vraiment urgent de de de de de cranter des des vraies propositions dans les rangs de la majorité présidentielle on défend les avancées du gouvernement notamment en matière de simplification administrative ou d'allègement des contrôles non sans accuser les syndicats de faire de la surencher pour séduire leur base faudrait qu'on sorte de l'ambigué le monde agricole qui a manifesté bruillamment a dans le même temps eu des contacts permanents avec les pouvoirs publics et avec le ministère les engagements qu'a pris le chef de l'État qu'a pris le chef du gouvernement et compris la majorité de répondre à un certain nombre de questions diverses multifactorielles est actuellement véritablement en marche beaucoup de décisions ont déjà été prises des mesures réunies dans un projet de loi d'orientation sur l'agriculture qui doit être présenté en Conseil des ministres le 29 mars avant un examen au Parlement printemps les revendications sans fin des agriculteurs mais aussi la passion marseillaise d'Emmanuel Macron le président de la République une nouvelle fois dans la cité fosséenne aujourd'hui visite surprise deux grands thèmes dans notre débat 100 % politique avec Bruno cotrez bonsoirons êt politologue chercheur au CNRS et et au cvipof an Charline Bina bonsoir et bienvenue à vous aussi constitutionnaliste Jean-Sébastien fergeou bonsoir bienvenue jeansébastien vous êtes fondateur et directeur d'Atlantico Émilie zapalski bonsoir éditorialiste politique bienvenue à vous la colère agricole Bruno cotres pour commencer comment expliquez-vous ce jour sans fin là ces revendications sans fin c'est le titre qu'on a choisi comment vous l'analysez bah d'abord les agriculteurs savent qu'il faut veiller au grain en particulier voilà en particulier en ce qui concerne les promesses qui sont faites souvent dans des situations de crise dans des situations de crise l'exécutif le gouvernement réagit très souvent sous la pression on peut avoir des engagements qui après vont être soitdul Coré soit ils vont trouver des modalités de mise en œuvre qui et le le diable se cache toujours dans les détails donc ils sont très attentifs évidemment là-dessus mais plus que dans lors de crise précédente en tout cas c'est l'impression qu'on a oui mais la crise est montée assez haut quand même alors en particulier on a vu qu'ils étaient pas très contents sur l'application de nouvelles normes en matière de régime de retraite par exemple des agriculteurs ils sont très attentifs sont un certain nombre de de de points et puis globalement ils savent que l'exécutif continue d'être sous la pression donc ils relâchent pas ils n'ont pas dit leur dernier mot avaient déjà donné date au salon de l'agriculture ils se sont fait beaucoup beaucoup entendre à ce moment-là et ils veulent aller absolument jusqu'au bout pour voir concrètement ces mesures mises en œuvre d'ailleurs sur sur le calcul des retraites c'est l'une des informations de cette fin d'après-midi le le Sénat qui a remis la pression sur le gouvernement en adoptant sa version de d'une réforme des des retraites des exploitants agricoles calculé sur les 25 meilleures années c'est exactement ce que demandent les agriculteur Anne Charline Bina est-ce que c'est aussi la la parole du pouvoir je vais même peut-être au-delà d'Emmanuel Macron de gabrielal la confiance dans la parole des politiques que cette crise point remet en cause fortement tout à fait j'ai le sentiment qu'on touche ici en fait un un espèce d'acte 3 du 2e mandat d'Emmanuel Macron entre la réforme des retraites la loi immigration ici encore une crise qui monte par rapport au fait que finalement on se méfie maintenant de la communication c'est vrai que Emmanuel Macron est très doué sur cette question on l'a dit bras de chemise pendant les gilets jaunes à nouveau durant le on de l'agriculture il impose son style il vient il discute dans le chaudron et et on voit que finalement maintenant la population presque a appris en quelque sorte à se méfier de ce type d'engagement en admettant que la vie politique est faite de ces effets d'annonce parce que on ne s'en passera pas demain et et c'est c'est évidemment une partie du jeu mais que la l'application la mise en œuvre est encore autre chose il y a une citation toville que j'aime beaucoup à propos des révolutions 1830 1848 et de la population agricole qui dit la population agricole en général est la dernière à se lever mais elle est toujours la dernière à se rasseoir et je crois qu'on voit ici à quel point c'est une réalité parce que précisément quand il y a une crise elle est concrète elle est vraiment dans la réalité dans le vécu et on attend finalement des mesures incrémentales vraiment concrètes et et c'est là en fait que le pouvoir a le plus de mal ouis et puis il y a quand même aussi une question d'opportunité Jean-Sébastien Ferjou on est en période électorale c'est vrai en France et et en Europe c'est c'est le meilleur moment pour obtenir le maximum de la part des des agriculteurs on n'est pas naïf les uns et les autres il y a aussi cette dimension dans ce mouvement qui s'ancre dans la durée qu'est-ce que vous en pensez oui bien sûr ça fait c'est le cas de tous les mouvements sociaux en quelque sorte après je pense que ce qui est spécifique concernant l'agriculture c'est le fait que les agriculteurs ne se sentent pas forcément toujours représentés par ceux qui parlent en leur nom parce qu'il y a différentes agricultures le premier épisode où Gabriel Atal était dans la cour d'une ferme vous souvenez sur mod de PA il avait fait des annonces qui s'appliquait surtout à une filière en particulier pas nécessairement aux autres et après au-delà de je rejoins ce qui a pu être dit bien sûr au-delà de la crédibilité de la parole publique ou peut-être de celle plus spécifiquement d'Emmanuel Macron il y a aussi un vrai doute sur la manière dont les questions environnementales sont traitées parce qu'il y a les questions de retraite et les questions financières enfin les agriculteurs ils ont été malheureusement payés ou pas payés pour voir ce qu'il en était fondamentalement qui sont les conseillers des Macron on l'a vu avec la fameuse invitation des soulèvements de la terre c'était des gens qui venaient de Greenpeace ou qui avaient un parcours qui est parfaitement légitime en soi simplement qui sont porteurs d'une vision de l'environnement qui n'est pas celle des promesses qu'on leur a faites même chose au niveau européen qui avait pris le pouvoir au niveau européen le directeur de cabinet de Fran timerm le commissaire néerlandais qui néit d'ailleurs même pas commissaire à l'agriculture qui était vice-président de la commission mais totalement assis sur le commissaire à l'agriculture et ce directeur de cabinet était lui-même un ancien de Greenpeace très euh gayatola en quelque sorte et donc ça a aussi expliqué la généalogie et la philosophie même de la politique agric le pacte vertel qu'il avait été voté dans son volet agricole est en train d'être dé dété à BR sauf que les agriculteurs je pense réalise aussi malgré tout que il y a une sorte d'efficacité dans cet entrisme là dans les institutions et que c'est une chose que les politiques leur cèdent quelque chose à un instant parce que ils veulent pas queil bloque le périphérique et sen est ou le ring à Bruxelles peu importe hable estta etcr la manière dont on applique une réforme ça peut enfin même en vider la substance même mais d'ailleurs j'étais surpris en entendant le prés de la FNSEA je crois que c'était ce matin ou hier matin dire que finalement ça allit plus vite au niveau européen dans dans dans l'application des promesses ils sont très vigilants ils arrêtent pas de parler de d'actes concrets qu'ils souhaitent avoir pour le qume il y en a eu mais je pense qu'en effet c'était sur certaines filières l'élevage c'était pas forcément sur les conditions même puis sont ils ont des revendications qui sont énorme parce qu'elle date de de très longtemps et qu' a un réajustement à faire qui est énorme moi il me semble quand vous avez parlé d'opportunités il y a les opportunités immédiate mais les opportunités qui sont issues de ce qui s'est passé avant crise covid on s'est rendu compte à quel point c'était important d'avoir une souveraineté agroalimentaire alimentaire les Français le savent les Français veulent du local au-delà des exigences en terme de transition écologique ils ont aussi d'autres exigences vis rendu compte de ça parce qu'on est pas mort de fin alors même que le monde entier oui mais on s'est rendu compte de l'importance en tout cas c'est très important Paron s'est plutôt rendu compte de l'inverse en tout cas on s'en est rendu compte et je pense que les agriculteurs surfent aussi sur cette opportunité là d'être soutenu par la population et de représenter quelque chose de central alors qu'avant peut-être qu'on en avait moins moins l'idée alors dans dans cette crise dans cette colère paysane la grande distribution a souvent été montrée du Doig plutôt euh silencieuse dans les premiers jours dans les prochaines semaines et puis beaucoup plus communiquante depuis quelques jours notamment Michel Édouard Lecler qui répondait aux critiques c'était ce matin sur l'antenne de Sud Radio alors lui il pointe évidemment le manque de transparence des autres en l'occurrence des industriels écoutons nous sommes d'accord avec les agriculteurs avec lafnsea pour que le prix de de l'agriculteur que reçoit l'agriculteur c'est l'industrielle qui achète hein d'AC ou la coopétive ou la coopérative ben il faut que cette industrielle et cette coopérative lui donne ce qu'il faut pour couvrir les coûts de production d'accord et et la matière première donc là-dessus pas de discussion et donc tous les industriels qui après vont me vendre du matin léger de la crème du beurre et cetera il faut qu'il soit transparent qu'il me disent combien ils ont donné aux agriculteurs pour que je ne descend pas en dessous du prix donné à l'agriculteur c'est ça l'intérêt de la loi or aujourd'hui et c'est ma première proposition il y a une disposition dans la loi qui qui permet à l'industriel de ne pas être transparent faut virer ça faut virer ça moi je quand j'achète une bouteille de lait qui a été écrémée dont on a fait du beurre avec la crème dont on a fait de la casine de lait pour vendre aux Chinois l'industriel a fait son fric sur d'autres parties du lait ce que je vends c'est ce qui reste c'est du lait dégraissé c'est et et donc c'est pas normal que je sache pas que le commerçant ne sache pas le prix payé à l'agriculteur Bruno cotress au-delà de la communication de Michel Édouard Leclerc cette question de transparence est-ce que cette crise peut enfin ou alors je suis totalement je sais pas angélique ou trop optimiste déboucher sur une transparence qui profiterait aux agriculteurs ou est-ce que finalement le le le le système entre les les normes européennes les normes françaises le le cette triangulation qui pèse sur les agriculteurs fait que ça ça semble insoluble comment vous l'analysez vous connaissez bien secteur vous AZ beaucoup travaé sur dans un monde idéal on voudrait qu'effectivement la transparence soit soit totale mais ça c'est un monde idéal est-ce que ce monde idéal correspond à la réalité d'une économie de marché avec de multiples acteurs qui chacun doivent prendre leur marge au au au passage qui sont dans des négociations fondamentalement une partie d'une négociation consiste à ne pas dévoiler toutes ces cartes évidemment on ne dit pas aux autres quelle est la marge qu'on compte faire donc on voit qu'il a un peu une contradiction dans dans le discours même si le thème de la transparence c'est vrai que il s'impose de plus en plus mais il y aura pas une transparence totale Michel Douard Leclerc a est populaire dans l'opinion pour le sentiment qu'il donne d'être toujours proche de ce qui consomme il c'est vertu toujours à montrer qu'il est de ce côtélà il est très connu pour avoir sur le prix de l'essence sur le prix de la baguette de pain voilà avoir marqué dans l'opinion mais c'est vrai que là et comme les agriculteurs sont populaires aussi il veut pas que ce soit au détriment des agriculteurs voilà voilà tout tout à fait après après c'est bien qu' un effort de de transparence mais ça devient très vite très très très technique et les consommateurs ne sont pas à regarder effectivement quand ils achètent tout tout ça oua gen Sébastien est-ce que vous parlez de de crise existentielle pour les agriculteurs ce qui ce qui se passe là en ce moment et ce qui expliquerait aussi la la longévité du mouvement je vous réponds tout de suite mais quand même michelir Lecler est un fameux hypocrite enfin pardon mais quand on connaît les conditions de négociation entre la grande distribution pas uniquement de Lecler mais Lecler n'étant pas le moins dur des acteurs de la grande distribution vis-à-vis de l'industrie agroalimentaire la transparence ou le défaut transparence il existe partout donc il cherche à faire oublier précisément que quand on défend le pouvoir d'achat bah mécaniquement ça pèse sur les revenus du producteur il y a aussi un autre élément qu'on oublie mais ça rejoint pour le coup la crise existentielle c'est quand même il y a un point commun toutes les agricultures européennes ne sont pas dans le même état c'està qu'il y a quand même le poids de l'État c'estàdire que chacun a besoin de faire une marge tous les acteurs de la chaînes ont besoin de faire une marge vous allez pas avoir un grand distributeur qui pour le bien commun investit dans des supermarch oui bien sûr qume commun à chaque étape de la chaîne il y a toujours le même poids à la fois fiscal français et réglementaire français parce que c'est ça aussi ou mais c'est un sujet mais il y a des exemples de marques qui ont réduit le nombre d'intermédiaires et et donc qui prennent leur marge et donc qui augmente mécaniquement la la part quand vous regardez oui mais sur la grande distribution notamment enfin c'est un sujet est technique comme disait Bruno cot mais parfois vous communiquez sur une partie de ce qu'il y a dans vos linéaires et vous abstenez et sur là o vous faites une opération de communication y compris dans le sens de dire respectons les agriculteurs la marque qui respect et puis derrière vous vous rattrapez sur le reste et ça mécaniquement si vous rattrapez sur le reste dire vous faites une méga pression sur la ch l'acteur de l'agroindustrie et qui lui-même va la faire sur mais sur la crise existentielle oui je pense qu'il y a un sujet sur une certaine agriculture ce ne sont pas toutes les agricultures françaises qui sont en crise le modèle d'exploitation à 19 hectares qui est la taille moyenne d'exploitation en ocitanie on peut se demander on peut vouloir le défendre et se dire bon ben dans ce cas-là FAA un autre mode de financement mais le modèle d'exploitation indépendante à 19 hectares ça n'existe pas dans le monde actuel il y a quand on regarde ce qui s'est passéoup plus grandes exploitations bien sûr bah déjà ailleurs ailleurs en France et ailleurs après il y a aussi des problèmes spécifiquement français enfin je les 35 heur dans une filiè qui une filière qui est se matrice de main d'œuvre vous imaginez bien que si vous faites des primeurs par exemple vous avez besoin de beaucoup de main d'œuvre à certains moments de l'année bah le droit français il fait que vous êtes structurellement désavantagé par rapport à nos concurrents vrais qu'on revienne un peu plus sur la dimension politique de ce de de de ce conflit et peut-être aussi sur le le c'est très politique hein justement de savoir regarder où sont les vrais problè 100 % politique voyz ce que je veux dire c'est notamment dans le ce pas de de un ch besina entre le Président de la République et son premier ministre puisque c'est Emmanuel Macron qui devait recevoir les les représentants agricoles aujourd'hui et finalement il a refilé si jeose dire la patate chaude à Gabriel hatal est-ce que c'était un peu présomptueux de la part d'Emmanuel Macron d'imaginer que ce soit réglé ce mardi et qu'il puisse un peu en majesté dire ça y est j'ai réglé la crise agricole ça fait partie sûrement de de la croyance du personnage et je pense qu'il y a une forme de sincérité de sa part à avoir pu penser régler sur sa personne ce problème ce qui pose encore une question de mégalomanie du pouvoir qui existe de toute fa s la 5e République t no président ça il faut le dire mais il y a il faut oublier quand même que le premier à avoir fait le baptême du foin comme l'avait titré je crois Libé c'était précisément Gabriel Atal donc il y a aussi une question de respect des prérogatives de l'un et de l'autre qui est un peu délicate dans le sens où Gabriel Atal s'était imposé on avait même dit qu'il avait été d'une efficacité assez remarquable et puis le président de la République qui récupère la communication donc il faut évidemment un partage sur ces questions celui qui pra de sa place de toute façon ça sera Gabriel la l point la question de la transpar je sais pas si c'est un trop d'état ou un trop d'impôt ou un trop de norme qui qui vraiment asphyie les agriculteurs alors ils ont fait leurs revendication làdessus évidment vérité et c'est une réalité mais moi je crois aussi qu'il y a beaucoup d'hypocrisie à parler de transparence partout dans la vie politique dans la vie judiciaire dans la vie agricole parce que vous avez parlé des profits mais est-ce qu'on peut souhaiter la transparence absolue jusquù on va en fait ça la grande question et donc il a il y a une part dans le discours politique qui vente la transparence de de de propos mensongers et je pense que c'est ça dont les agriculteurs on la plus grande crainte c'est que de grands slogans soient dégainés comme ça qui finalement n'apportent pas grandchose parce que je suis pas sûr que ce soit vraiment sur le terrain de la transparence que les agriculteurs veulent que des efforts soi fait mais sur le terrain précisément de l'efficacité d'où la fameuse méthode àal dont on attend de voir les premiers r donc on va parler tout à l'heure avec avec Émilie mais d'abord je voudrais que on continue sur ce premier chapitre cette colère paysane qui se nourrit aussi des effets desléta ou supposé des léta du libre échange on va en parler tout de suite avec Quentin calm bonsoir Quentin bienvenue à vous suspense entier sur ce qui va se se jouer autour du vote de ratification du CTA c'est jeudi en séance ici au Sénat tout à fait suspense suspense effectivement Thomas le CA on le rappelle c'est un accord de libre échange entre le Canada et l'Union EUR euréenne il supprime notamment 98 % des droits de douane entre les deux partenaires commerciaux il a été signé fin 2016 il est appliqué dans lieu provisoirement depuis 2017 il a bien été adopté par le Parlement européen mais pas encore par les parlements des 27 États membres de l'Union européenne il y a encore 10 pays qui ne sont pas allés au bout de ce processus pourtant nécessaire pour adopter définitivement un tel traité de libre échange dont la France donc un parmi les pays et alors pourquoi expliquez-nous pourquoi il y a ce suspense particulier autour du vote je dit parce que le CTA avait été adopté de justesse à l'Assemblée nationale par les députés en 2019 il y avait eu une alliance entre la gauche une partie des républicains au Sénat jeudi pour voter contre l'initiative vient en particulier des communistes cette fois-ci le groupe communiste l'a inscrit dans sa niche parlementaire vous savez les communistes qui disposent une fois par an d'une demi-journée où ils ont la main sur l'ordre du jour dans l'humanité le sénateur communiste et le directeur du journal Fabien gay écrit à l'occasion de sa niche parlementaire le groupe communiste a décidé de redonner le pouvoir aux représentants du peuple en inscrivant malgré les pressions le CTA à l'ordre du jour et offrira à chaque parlementaire l'occasion de se prononcer il ajoute dans son éedito le rejet de l'accord au Sénat serait un coup de tonnerre qui raisonnerait bien au-delà du Palais du Luxembourg dans toute l'Union européenne et pardà de l'Atlantique cette décision qui serait historique est importante car soutenue je vous le disais par une partie des républicains la droite car et bien eux ils disent soutenir ainsi une demande une partie des syndicats agricoles écoutez notre micro Laurent duplom président aler du groupe d'étudeagriculture au cén C ce matin au micro d'Adrien pin surtout ce qui va me faire voter contre le CTA c'est qu'on ne peut pas continuer d'importer d'ailleurs des produits qui correspondent à des méthodes ou à l'utilisation de certaines molécules qui sont interdites chez nous et pour lesquels on est de plus en plus réglementaire de plus en plus normatif et de plus en plus plus de contrôle en Europe pour laisser rentrer des produits qui finalement ne correspondent pas à nos normes c'est ainsi une grande partie deslr Thomas qui pourrait voter contre le CAT le texte serait alors en très grande difficulté politiquement et alors comment réagit le gouvernement j'imagine qu'il tente de de convaincre les sénateurs exactement Franck rester le ministre du Commerce extérieur multiplie les interviews comme hier sur France Info il est encore temps de convaincre les sénateurs de la pertinence de cet accord à plaidé le ministre écoutez la suite c'est un accord qui aujourd'hui euh à de nombreuses vertus parce que nous avons augmenté massivement nos exportations de plus de 33 % en 6 ans et nous avons dans le secteur sensible en ce moment de l'agriculture aussi des très bons résultats avec des exportations en très forte hausse dans les vin et spiritueux pour les biens alimentaires et notamment je pense au produits laitiers à commencé par les fromages qui ont vu leurs exportations augmenter de 60 %. le gouvernement qui craint un vote négatif jeudi matin nous verrons quelle est la suite du processus législatif à franc rester mais le vote de ce jeudi matin serait un camouflé on peut le dire pour l'exécutif le ministre a ajouté sur BFM Business qu'il qu' ne fallait pas être naïf c'est une instrumentalisation en pleine campagne européenne merci beaucoup Quentin pour toutes ces ces informations pour tous ces détails y a quand même Bruno cotrress moi ce qui me frappe c'est les dates signé fin 2016 appliqué provisoirement depuis 2017 c'est quand même assez révélateur du fonctionnement de de l'Union européenne c'est on a un accord qui est appliqué provisoirement depuis 7 ans sans avoir été ratifié par tous les parlements est-on marche pas unoui c'est la complexité de l'articulation entre ce qui a été adopté au plan européen mais aussi qui doit être ratifié au niveau de chaque Parlement et en particulier ou en France où on a beauté en touche quand même pas mal sur l'adoption de ce traité avec le Canada effectivement parce qu'on voyait bien que les difficultés étaient devant étaient devant nous le gouvernement a attendu parce qu'il savait bien qu'il y avait un risque voilà il a mis ça s le tapis et puis comme toute chose difficile qui est mis sur le tapis un jour elle finit par ressortir et là on y est parce qu'effectivement on voit que sur cette sur cette thématique il y a là effectivement un vrai moment de vérité c'estàdire que tout le monde dit il faut reprendre des marches de manœuvre sur des éléments de souveraineté après tout le monde ne s'accorde pas certains veut davantage de souveraineté nationale davantage de souveraineté européenne mais en gros on voit un retour de ce thème de la de la souveraineté c'était très intéressant les deux extraits que vous avez passé parce que on voyait que du côté du sénateur communiste on disait c'est une question de de pas être déloyale parce que nous on doit protéger notre marché on se reçoit sinon des choses qui viennent avec d'autres protocoles et Cera puis du côté du ministre on parlit des exportation donc on VO bien les deux logiques d'ailleurs les de les deux arguments alors vous allez nous dire pourquoi vous pensez que non notamment sur sur les fromagesendbl les deux arguments sont entendables mais mais mais c'est la question voilà c'est c'est ce retour du thème de la souveraineté qui est je pense un gros marqueur de la période qu'on vit alors qui dit qui qui qui qui qui a tort c'est Fran rester sur le sur les fromages à op les fromages français qui qui bénéficient depuis 7 ans de d'un débouché frer a raison ou et ne nous tirons pas des balles dans le pied vu l'état de l'agriculture française parce que il n'existe pas dans les traités européens dans les traités de libre échange signés par l'Union européenne de clause qui prévoit l'importation en France de produits qui ne respectent pas les normes sanitaires européen enfin donc on entend mais vraiment mais une forme de désinformation absolue sur le sujet pr précisément le traité du C son application s'est révélé favorable pour la France notamment parce que la filière bovine comme les Canadiens n'ont pas les même normes en matière de production de viande alors je sais plus c'est pour des questions d'antibiotiques ou d'hormon mais bref peu importe ça ne correspond pas donc on en a très peu importé alors que justement on a exporté le reste donc cet argument de dire on importe massivement des choses qui ne respectent pas nos normes c'est juste faux il ferait mieux de se préoccuper du fait alors pour le coup ça serait peut-être le rôle du Parlement pourquoi y a-t-il un défaut de contrôle ça c'est autre chose il peut y avoir des choses qui se passent à l'intérieur même des groupes agroalimentaires parce que c'est pas parce qu'à la fin vous mettez origine France et surtout quand on regarde le libre échange moi je veux bien qu'on affaiblisse encore plus l'agriculture française que ce qu'elle est déjà affaiblie enfin ce sont c'est quand même la seule chose qui nous a permis de lutter contre l'effondrement de la compétitivité française et les problèmes que nous avons ils sont essentiellement au niveau européen je vous parlais des 35 he tout à l'heure mais c'est pas juste une boutane réellement par rapport à des pays qui n'ont pas cette contrainte des 35 Hees qui n'ont pas le même respect vous savez que les Allemands pendant très longtemps payer 5 € de l'heure les ouvriers slovaque ou polonais qui venaient travailler chez eux dans les champs quand vous quand en France nous avons les 35 he plus c'est c'est un sujet bien souvent de concurrence des loyers au niveau européen ça n'est pas un sujet de contenu des traités de libre échange et pourtant Dieu sais si on a entendu pardon mais il y a pas d'autres mots des conneries mais monumentales dans le débat public depuis la crise agricole je reviens vers vous juste après un char mais Bruno c sur que disent les agriculteurs parvidment on peut on peut considérer qu'il y a des au sein même de de des des syndicats agricoles ou des exp en fonction de ce qu'ils vendent des points de vues différents notamment sur ce sur ce C mais globalement est-ce qu'on peut dire que c'est un accord favorable aux agriculteurs français en tout cas ce qui est sûr c'est qu' parce que moi j'ai du mal à comprendre pourquoi des des politiques à ce moment-là comme dit comme dit je sais se tirerait une balle dans le pied les agriculteur en dans ce contexte bah d'abord parce qu'en fonction des filières il y a pas évidemment le même point de vue ceux qui sont des filières exportatrices fortement bah il voit plutôt ça mieux que les que les autres et puis se tirer une balle dans le pied ben faut quand même voir que il y a à la fois cette crise cette crise agricole euh il y a un niveau de dans le discours politique aujourd'hui dans le débat public plus exactement il y a je le disais tout à l'heure ce retour de la question de la souveraineté dans une perspective des élections européennes on voit bien que tout le monde essaie de s'approprier de s'approprier ce ce ce ce thème et ensuite parce que d'ors et déjà lorsqu'il a été parle d'autre chosees j'entends dans la rép Bruno C il parle d'autrees chosees il parle pas de la réalité économique il parle de la manière dont s'est perçu per même mais même au moment où ça avait été adopté à l'Assemblée nationale il y avait des jeux quand même beaucoup de débette question sur cette alliance de circonstances entre le Parti communiste et et LR j'imagine c'est pas la première fois que que ça arrive bon voilà c'est c'est c'est c'est le jeu parlementaire c'est pas très surprenant en effet mais moi ce que je crois que ça révèle c'est que on est face à si ce n'est le premier au moins un des premiers traités négocié par l'Union européenne d'accord donc déjà que dans l'opinion l'Union européenne n'a pas bonne presse et encore moins pour les accords internationaux imaginez un accord international négocié par une organisation internationale elle-même donc aux yeux des agriculteurs aux yeux de l'opinion on est sur une double perte de souveraineté et on a parlé de ce marqueur qui est la souveraineté je rejoins complètement Bruno cotrè sur cette idée que au fond quel que soit le contenu de cet accord de libre échange déjà il porte un nom qui en soi est un tabou le libre échange et en plus cette idée d'avoir quelque chose qui est négocié doublement à l'international donc il y a en fait à l'aube des élections européennes cette idée de marqueur de perte d'identité qui qui est très forte j'entends votre argument mais je rappelle les dates ça fait 7 ans enfin un peu moins de 7 ans qu'il est globalement appliqué enfin s'il était désastreux pour les agriculteurs français je pense qu'on les aurait entendu monter au CREN et mettre la pression sur les politiques pour d'où l'opportunisme on a dit qu'on était pas naïf tout à l'heure et bien ne le soyons pas ici aussi pourquoi est-ce qu' on sort cet argument alors que ça fait 7 ans comme vous le dites qu'on l'applique provisoirement juste à l'aube des élections européennes parce que on repose cette question de savoir qu'est-ce qu'on veut mettre dans l'Union européenne est-ce qu'on lui fait confiance ou non au point de négocier des traités en son nom et moi je crois que quel que soit le contenu c'est vraiment cette questions qui se posent aujourd'hui et que les agriculteurs instrumentalisent peut-être à raison ou peut-être a des raisons parce que pour le coup ils en profitent mais a quelques chose il nous reste 15 minutes on a encore va ouvrir un chapitre sur Gabriel puis ensuite parler de la visite d'Emmanuel Macron à Marseille visite surprise aujourd'hui c'est vraiment la ville favorite du président de la République allez Émilie on commence avec vous on va écouter tiens d'abord une prise de parole de gabrielal c'était à l'Assemblée aujourd'hui les questions au Gouvernement il défend son action en matière de lutte contre les dealers tiens justement ça nous fait le lien avec la visite d'Emmanuel Macron face à la lutte contre les stupéfiants avec géraldanin avec é Dupont Moretti face au donneurs de leçon qui n'ont jamais rien tenté ni rien fait en matière face au défétistes qui nous explique à longueur de journée qu'on y arrivera jamais et qui méprise en permanence le travail de nos forces de l'ordre face au laxistes aussi qui croit encore que la drogue est bien pardonnable qu'elle est festive et que la lutte contre le trafic serait une question de morale nous avons un devoir vis-à-vis de ces habitants dont la vie est gâchée par les trafics nous avons un devoir vis-à-vis de ces familles qui ont perdu un enfant qui ont perdu un proche dans un règlement de compte ce devoir c'est de faire respecter partout la loi et l'ordre ce devoir c'est de ne jamais céder un millimètre au trafiquant alors cage d'escalier par cage d'escalier point de Deal par point de Deal nous combattrons les trafiquants et le trafic de drogue oui cela prendra du temps oui il faudra encore des efforts mais non nous ne renoncerons jamais Gabriel qui a été nommé il y a un peu plus de 2 mois que dire Émilie de de sa méthode la méthode à alors premier point évidemment l'omniprésence du Premier ministre en tout cas au démarrage un trait de caractère qui est commun au président de la République dont on dit souvent qu'il est le meilleur doublon euh omniprésence dans les médias bête de communication oblige à l'Assemblée là on l'a vu mais aussi sur le terrain avec un rythme effrainé dès le lendemain de sa nomination on l'avait vu il était tout de suite allé dans le nordp de Calais auprès des victimes des inondation il était aussi dans un centre hospitalier à Dijon puis dans un commissariat et comme ça il n'arrêtait pas déversant une rhétorique digne de celle de Sarkozi il part toujours il parle toujours à ceux qui se lèvent tôt et il donne parfois le tourni et le plus souvent il prend un petit peu la place de ses ministres alors en un omniprésence quelle quelle caractéristique on peut on peut donner encore alors c'est la méthode elle-même concrètement qu'il a expérimenté quand il était ministre de l'éducation nationale en gros elle est assez simple il s'agit de repérer dans la société français les les tendances qui existent avec ce qu'on découvre une appétence pour l'ordre et l'autorité il trouve une ou deux idées phare qui peut faire mouche par rapport à ses attentes il communique sur ses points tout en laissant quand même même habilement de côté les problèmes de fond alors je m'explique il a tenté ce coup avec succès avec l'interdiction de la BAA ça a été un marqueur fort c'est satisfait les chefs d'établissement et une majorité de français pour moins de 300 cas sur 12 millions d'élèves le tout sans aborder ou très très peu la question majeure du secteur le manque d'attractivité du métier d'enseignant on voit qu'il y a plus de 3000 postes par exemple qui ont pas été pourvu au dernier concours de recrutement autre exemple hôpital vous vous souvenez quand il est justement allé à l'hôpital de Dijon il annonce euh enfantfare qu'il y aura de 32 milliards d'euros supplémentaires pour l'hôpital ça fait plaisir aux français puisque on sait que c'est une des priorités hein c'est une priorité la santé pour eux et ben patatra on on s'aperçoit très rapidement que la somme était déjà programmée dans le projet de loi finance publi même chose avec l'agriculture et on en a parléin il fait un grand cinéma avec les pieds dans la boue et le botte de la botte de fois en guise de pupitre il fait des annonces principalement pour l'élevage qui sonne bien en tout cas qui sont bien accueillis par les Français mais moralité on voit que la crise agricole continue groupe de niveau ou groupe d'élèves semaines de 4 jours pour les divorcés bref vous voyez un petit peu cette méthode faire du buzz avec quelques mesures phar pour montrer qu'il est dans l'action mais sans attaquer les problèmes de fond au risque parfois de voir le sujet revenir en boomerang comment vous jugez l'efficacité de cette méthode alors sil s'agit de renforcer sa notoriété son capital sympathie on peut dire que c'est relativement efficace mais s'agissant de régler les les questions qui gangrainent la société française état de l'hôpital public pénurie de professeur rémunération des agriculteurs là on reste plus sceptique et puis cette méthode elle est confrontée au retour très marqué d'Emmanuel Macron avec le dossier ukrainien notamment en en en avec la la campagne des européennes ou encore ce matin en invité surprise à Marseille un président qui a peut-être du mal à laisser son Poulin s'épanouir dans la fonction de Premier ministre il lui avait déjà fait le coup avant même son discours de politique générale vous souvenez il avait fait une conférence de presse de 2h3 un grand rendez-vous avec can un grand rendez-vous mais ça a duré 2h3 et c'était juste avant son discours de politique général et depuis quelques semaines donc Macron ne résiste plus à lui revoler la vedette laissant à ce pauvre Gabriel Atal peu d'espace pour vendre ses mesures que j'indique gadget en tout cas ces mesures phares et puis ces ministres aussi s'y mettent à l'image de Nicole Nicole Boubé ministre de l'éducation national qui vient à l'encontre de ce qu'il propose il propose des groupes de niveau elle propose des groupes d'élèves c'est elle qui gagne le match donc on voit que finalement pour cette méthode c'est difficile c'est une méthode difficile à mettre en œuvre et peut-être elle était un petit peu fragile ou en tout cas il a pas il a pas eu le temps de la mettre en œuvre complètement en quelques mots des réponses rapides je voudrais qu'on garde du temps pour la visite de d'Emmanuel Macron à Marseille Bruno cot est-ce que vous voyez poindre un natalisme c'està-dire une une au sature ou une colonne vertébale idéologique ou pas pas vraiment pour le moment pas vraiment pour le moment dans l'extrait que vous avez passé céta vraiment intéressant parce qu'on voit que Gabriel tal veut à la fois renoué avec des fondamentaux du macronisme il a utilisé des expressions qui étaient pratiquement du copier-collé d'Emmanuel Macron 2017 euh ceux qui disent on n' jamais rien tenté on y arrivera jamais donc ça c'est classique du macronisme avec cette deuse l'autorité euh la drogue c'est pas festif les laxistes et cetera mais pour le moment ça ne constitue pas un corps de doctrine ou un marqueur politique suffisamment suffisamment fort on voit que tout est misé sur la jeunesse du Premier ministre et euh une tonalité nouvelle avec Antoine le fond un grand paradoxe c'est le même pouvoir qui est au responsabilité depuis maintenant pratiquement 7 ans et qui essae de dire il y a des problèmes urgents et nouveau qu'il faut régler donc voilà il est un peu dans cette contradiction ça c'est vraiment le point de de de sur sur lequel toute la communication que ce soit de Gabriel tal ou d'manuel Macron à chope depuis depuis plusieurs mois quand même je reviens sur la BAA alors ce sera le thème de notre second débat on va vraiment se concentrer sur la question de la laïcité à l'école mais euh peut-être que ça concerne pas beaucoup d'élèves mais là il y a une démonstration d'efficacité de Gabriel hatal ça répondait en tout cas à une demande des proviseurs des directeurs d'établissement qui voulent une règle claire est-ce qu'on peut dire ça oui on peut dire qu'il a en tout cas au moins sur le champ lexical on on l'a dit hein le retour de l'autorité cette idée de d'agir vite et d'agir efficacement c'est par voie règlementaire c'est plus simple que quand on a un grand oral à passer à l'Assemblée nationale moi je su directeur d'école ça m'est égal que ce soit par voir règlementaire au moins au moins j'ai un texte clair et je peux l'appliquer mais vous avez un texte clair qui finalement vous redonne à nouveau la responsabilité donc ça retombe à nouveau sur les directeurs d'établissement donc c'est vrai que dans le discours au moins il y a eu du soutien pour les directeurs d'établissement je pense que ce psychologique a joué mais je suis pas sûr ça ait vraiment beaucoup changé en fait le droit applicable déjà et les choses sur le terrain j'ajoute un point sur ce discours comme sur beaucoup d'autres Gabriel Atal se se pas se cache mais en tout cas se se rattache au devoir nous nous devons deux pour les femmes à l'IVG nous nous devons deux ici pour les familles et au fond sa jeunesse est à la fois justement son son grand atout et parfois peut-être un peu ce qui peut lui coûter parce qu'on a le sentiment qu'il se cache un petit peu derrière ses devoirs qui le dépassent qui sont un peu séculiers derrière lui mais qu'est-ce qu'il entend incarner lui en fait en tant que personne par rapport à ce style là et donc c'est pour ça que latalisme me semble encore un petit peu naissent Jean Sébastien firejou en quelques mot mais moi je suis pas tout à fait d'accord parce que je pense que Gabriel Atal est un très fin politique et qu'il a compris de toute façon qu'Emmanuel Macron ne le laisserait pas exister et que il énerve d'ors déjà si on en croit les confidences d'un certain nombre de gens le président de la République donc il sait très bien qu'il est sur une ligne de crête qui est très étroite et si moi je crois qu'il y a une forme de hatalisme et que justement il a l'intelligence de donner l'impression que c'est du macronisme alors que c'est autre chose pour le dire autrement sur l'école faire entendre le message ça fait 50 ans qu'on met finalement la lutte contre l'égalité en rang numéro 1 quasiment de l'éducation nationale on va revenir à l'instruction parce que il faut que nos enfants sortent de l'école en sachant lire et compter mais c'est politiquement profondément différ de se quantant incarner Emmanuel Macron et il est beaucoup moins dans le en même temps Gabriel il a un peu une posture qui consiste à dire bon ben oui la réalité est compliqué mais il y a un moment il faut prendre une décision simple parce que là-bas a c'est un problème donc on va prendre une décision et on va pas se noyer dans les détails et ça bien sûr que ça n'est qu'une ébauche puisque de toute façon il y a pas de majorité parlementaire et que le Président de la République ne le laisse pas s'exprimer en revanche je pense que c'est l'éboge de quelque chose et vous verrez prochetonsnous à 2027 vous verrez que je pense que là il y aura un natalisme si on est encore là je vous ressorti la citation avec grand plaisir bon voilà on vous a entendu les uns et les autres sur ce cette question il nous reste quelques minutes pour analyser cette visite surprise du président de la République à Marseille la passion marseillaise d'Emmanuel Macron pendant que Gabriel Atal recevait les deux principaux syndicats agricoles le chef de l'État a déambulé plus de 2 heur dans le quartier de La Castellane pour vanter l'action de son gouvernement contre les trafiquants vous avez près de 900 forces de police de gendarmerie et de douaniers qui sont déployés depuis hier sur Marseille et qui pendant des semaines vont justement pilonner le territoire pour lutter contre ces dealers ces trafiquants ces réseaux de criminalité ces tueurs ces trafiquants de voiturees parce que ce sont tous ces trafics qui sont liés et qui sont au cœur des affaires qui ont été été identifié donc pendant plusieurs semaines nous irons ainsi au travail et au contact depuis hier il y a déjà plus de 82 interpellations une soixantaine de garde à vue avec justement des personnes qui étaient visées qui sont on le sait des criminels très dangereux et des gens qui nourrissaient la délinquence Marseillaise et donc c'est ce travail qu'on va poursuivre an char Bina en quoi cette cette visite présidentielle elle est peut-être emblématique du style Macron d'après vous déjà par rapport au choix de la ville vous l'avez dit Marseille ville de cœur du du président parce que il a inauguré ce plan Marseille en grand qui est un plan vraiment territorialement très original dans le sens où c'est pres une une forme d'unité dans la République qu'on a créé autour de cette collectivité territoriale avec des moyens un préfet à titré des moyens qu'administrativement on connaît peu mais qui ont vraiment beaucoup de poids politique donc déjà voilà ce choix-là et puis aussi cette idée de la communication toujours de la communication c'est vraiment le le modor d'Emmanuel Macron cette idée de faire une visite surprise alors c'est pas le premier de nos présidents de la 5e hein mais il y a en effet cette idée de ramener à lui l'efficacité et les résultats est-ce que pour autant ça suffit à susciter la confiance c'est ça la question qui va falloir se poser de de toutes ces déambulations précisément salon de l'agriculture et cetera c'est est-ce qu'on arrive avec ces actions là à penser les PL un petit peu et pour Marseille la question de l'efficacité de de déployer beaucoup de force sur un moment donné j'ai peur que ce soit quelque chose qui fonctionne un temps mais qui soit vraiment pas suffisant c'est vraiment une question de maillage territorial faut il faut revoir presque les services publics sur place il y a beaucoup de choses plus lourdes donc voilà un style de d'immédiaté de personnalisation qui est vraiment symptomatique de de l'homme et de sa manière de gouverner est-ce que avec cette cette séquence Jean Sébastien Ferjou moi je l'analyse comme ça mais on est encore dans le bras de fer qu'il installe avec le rassemblement national dans dans la perspective des des européennes il y a eu l'Ukraine et puis là il y a la question de l'insécurité peut-être avec moins de d'arguments d'efficacité mais vous vous vous le voyez comme ça le BR de faire je sais pas en tout cas une concurrence électorale certaine entre Emmanuel Macron et le rassemblement mais oui ça devenait difficile pour le président de la République dans la mesure où il reste un président extrêmement présent ce que je vous disais juste avant il donne pas un espace politique infini à son premier ministre d'échapper à la thématique enfin aux thématique régalienne parce qu'il y a quand même eu cette attaque à Renn à l'ARM lourde pardon pendant plus d'une heure on a vu des choses un peu similaires à Avignon on a entendu quand même un procureur de la République à Marseille dit la bataille de la enfin contre la drogue est perdu nous avons perdu la ville Marseille est devenue une narcoville on pourrait pas voir Emmanuel Macron qui se concentre uniquement sur les sujets il est parfaitement dans son rôle évidemment la défense et les affaires étrangères sont font partie du domaine réservé du président de la République il peut difficilement échapper au reste parce que les Français ils vont certainement prendre en compte ce que enfin le conflit en Ukraine dans leur intention de vote mais enfin on peut raisonnablement penser qu'ils vont aussi voter par rapport à des considérations liées à leur quotidien en France et aux inquiétudes qu'ils ressentent en France donc bien sûr qu'il faut qu'Emmanuel Macron soit aussi présent sur les THM les thématiques régadiennes même si je pense qu'à Marseille enfin sur la drogue c'est pas juste avec en marquant le coup comme ça que on résoudra le problème oui les élections européennes c'est dans un peu plus de 80 jours on est évidemment encore très loin de la cristallisation des votes mais je voudrais qu'on regarde ensemble est-ce que les lignes commencent à bouger baromètre opinion vaille sol list pour les chcho et Radio Classique avec un écart qui se réduit un tout petit peu entre la liste bardellaa et celle de Valérie e pour la majorité présidentielle le RN est stable à 27 % l'intention de vote la liste majorité présidentielle qui gagne un point 20 % et puis en 3e position on trouve la liste PS place publique de Raphael gluxman un point également de de progrès à à 11 % là aujourd'hui Bruno cotes évidemment on est à un peu moins de 3 mois pas de cristallisation je l'ai dit mais ce sont encore d'abord essentiellement des enjeux nationaux on n'est pas encore vraiment dans les enjeux européens dans dans dans les réponses que les Français peuvent faire à un sondage comme celui-là pour le moment oui sans qu'on puisse dire que les enjeux européens sont totalement évacués ou euh c'est un petit peu un intermédiaire entre les deux les dimensions nationales sont très importantes dans les élections européennes et notamment notamment dans dans dans celle-ci la cristallisation n'a pas encore eu lieu c'est c'est c'est certain il faut faire attention de comparer bien des enquêtes qui sont à protocole d'enquête comparable nous le cbipof nous avons sorti il y a une dizaine de jours un écart beaucoup plus important de 13 points entre le RN et la liste de Valérie ayet donc on voit que pour le moment on est quand même dans un écart qui est très important quels que soient les quels que soient les les instituts il semble quand même très difficile pour la liste de la majorité présidentielle de remonter c'est quand même un très très gros écart il reste un petit point d'interrogation ce qui concerne la compétition à l'intérieur de la gauche euh l'enquête de pianoé aujourd'hui confirme toutes les autres enquêtes on a le sentiment que la liste PS place publique c'est un peu détachée pour le pour le pour pour le moment et évidemment la question que tout le monde va se poser va être plus peut-être celle du resserrement éventuel de l'écart entre le 2è et le 3è qu'entre le 1er et le 2è merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce à ce débat je vous dis à bientôt sur sur public sén

Agriculteurs : des revendications sans fin — Gabriel Attal · Pourquijevote