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AutreRassemblement National (sur YouTube)· 23 mars 2019 28 minAutoproduitMixte

Réunion publique à Roquevaire (13) : discours de Marine Le Pen

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Présentateur

En cette printanière, dans cette jolie cité de caractère, au creux de ces collines qui dominent la rivière, ici, sur cette terre de Provence, cette terre de soleil, mais aussi de labeur, terre qui chante avec pagnole et souffle avec mistral. Qu'il me soit permis de remercier pour leur accueil, sénateur Stéphane Ravier, le maire du secteur de Marseille, Sandrine Dangio, Emmanuel Foucard, le délégué départemental des Bouches-du-Rhône, Franck Aligio, qui collabore avec beaucoup d'efficacité dans notre équipe de campagne, et le très local de l'étape, Laurent Jacobelli, qui nous a rejoints de debout la France.

Le candidat, vous le savez, de la circonscription, il sera, dans un an, je l'espère, le maire R.N. Dallot. On en a parlé avant-hier, on en a parlé ce soir, et on en parlera à chaque fois qu'il sera nécessaire pour ne jamais oublier, car hélas, un crime chasse l'autre. Comment ne pas avoir une pensée pour Marie-Bélène, cette jeune étudiante en anthropologie qui souriait à la vie. Stéphane disait à la télévision, avec une émotion évidente, ça aurait pu être ma fille. Stéphane, ça aurait pu être ma fille aussi. Ma fille qui aura 21 ans dans quelques semaines. Une jeune femme dont la vie a été arrachée comme ça, presque sans raison, à la veille du printemps, dans un quartier de Marseille.

Nous sommes là, mes chers amis, dans l'indicible. Il n'y a pas de mots, rien qui puisse exprimer notre chagrin, notre effarement, et je le dis, notre révolte, devant tant d'injustice, tant de souffrance. Elle avait, Marie-Bélène, choisi comme thème de son mémoire de ses études le rouge à lèvres. Ce petit objet aujourd'hui si banal, si quotidien, mais qui dit tant, en fait, de la liberté des femmes, qui dit tant de cette revendication légitime parfois remise en question, cette aspiration légitime à l'insouciance, cette envie de vivre, tout simplement.

Nous le sentons, nous sommes progressivement en train de basculer dans une société où la violence s'immisce partout, où la violence, et parfois l'ultra-violence, s'invite dans les lieux et les endroits jusque-là tranquilles, jusque-là épargnées. Une société livrée à ce que j'ai appelé l'ensauvagement. Cette violence submerge progressivement nos sociétés, nos écoles, nos quartiers, nos vies. On multiplie les codes, les clés, les bips. On prend les précautions, on s'inquiète, parfois en vain. Et puis en l'espace d'une seconde, des vies innocentes basculent pour pas grand-chose, et parfois pour rien, au mauvais endroit, au mauvais moment.

On meurt pour 50 euros, pour un portable, pour une cigarette, pour un regard, et parfois même simplement parce qu'on est français. On est harcelé, outragé, agressé parce qu'on porte une jupe, parce qu'on n'accepte pas une remarque insultante, parce que, parfois simplement, on est une femme. On est contraint de composer, on ne cesse de composer, avec des incivilités devenues pour certains une règle de vie, une manière de s'affirmer, de délimiter un territoire, d'imposer leurs propres valeurs de civilisation. Comment cela peut-il se faire ?

Dans le pays de la liberté, cette douce France qui fut notre pays, comment est-ce imaginable ce retour silencieux à la barbarie, à la loi du couteau, à la loi du crime ? Une pression s'instaure sur tous, subrepticement. Elle oblige à des stratégies d'évitement. Vous le savez bien, on contourne certains quartiers, on fait un détour pour éviter une place, on évite certaines heures, on renonce à des choix vestimentaires, on se force d'être accompagné, on prend un taxi, on ne rentre pas trop tard, on change de trottoir. Et puis, il y a les évitements de vie. On change ses enfants d'école, on ne prend plus les transports, on déménage, on fuit le quartier de son enfance, devenu invivable.

Souvent, l'adaptation sécuritaire est devenue tellement naturelle que personne n'en a plus conscience et que cette situation anormale se vit sans avoir conscience de vivre une situation scandaleuse, une situation inacceptable. Dans la vie normale, ce n'est pas aux honnêtes gens de subir ou de fuir. Ce n'est pas aux bons citoyens d'avoir peur, mais aux délinquants, aux voyous, aux racailles. Dans les bouches du Rhône, les atteintes aux personnes se sont envolées de 10,7% en 2018. Ce sont les chiffres de la préfecture. Tout à l'heure, nous étions au commissariat. On me présentait, bien entendu, comme à chaque fois qu'un élu vient visiter un commissariat, tout va bien.

Il y a assez de policiers, le matériel est merveilleux. Et puis, vous voyez les regards des policiers que vous croisez, qui vous appellent. Et puis, de temps en temps, il y en a un qui a le courage de vous dire « Mais ça ne va pas du tout. » « Ça ne va pas du tout. » Et quand on leur demande des chiffres, eh bien, ils vous les donnent. Et un m'a donné les chiffres des agressions sexuelles entre le 1er janvier et le 22 mars de l'année dernière à Marseille, dans le quartier Nord. 90 agressions sexuelles. Cette année, entre le 1er janvier et le 22 mars, 160 agressions sexuelles. Près du double ! Alors, je ne m'étendrai pas.

Je ne m'étendrai pas sur les règlements de compte dans certains milieux pathologiquement criminels. Cela relève de l'accident du travail. Mais attention, attention, mes amis, parce que ces dizaines d'assassinats, ce décompte morbide de scènes de Far West que l'on finit par ranger parmi les traditions folkloriques de Marseille ou de certaines banlieues, doivent nous alerter tout de même. Car ils sont le signe de la prise en main de nos sociétés par des mafias, de leur influence, de leur sentiment d'impunité. En matière de délinquance, il faut surtout éradiquer ce cancer qui ronge au quotidien nos sociétés et pourrisse la vie de tous les jours et la tranquillité des citoyens.

La délinquance, ce ne sont pas seulement des statistiques froides que les pouvoirs publics s'emploient à minorer, à édulcorer, à maquiller pour cacher une glissade que tout le monde constate. La délinquance, ce sont autant de drames humains qui détruisent physiquement et psychologiquement les personnes, qui anéantissent moralement les familles, qui dégradent cette magie qu'est une vie en société harmonieuse et respectueuse. La délinquance, ce sont des atteintes à la chair et à l'âme. Derrière un cambriolage, il n'y a pas simplement le vol, mais un sentiment de viol. Derrière la violence contre les personnes, il y a la soumission et l'humiliation.

Derrière l'agression, il y a bien sûr la blessure physique, mais aussi le traumatisme, parfois indélébile. La violence mine les écoles et est en train, si nous n'y prenons garde, de ruiner toute vie sociale. La violence gratuite est devenue régulière, quotidienne, presque normale à l'égard des professions les plus altruistes, pourtant comme les médecins en visite domiciliaire agressés par jeu, comme les pompiers lapidés en intervention ou les soignants malmenés, comme ce fut le cas récemment à l'hôpital de la Timone, où une infirmière a été frappée par un récidiviste condamné 22 fois. Premier devoir de l'État, et même sa première raison d'être, c'est la sécurité des personnes et des biens.

C'est la raison pour laquelle nous n'acceptons pas la délinquance comme une fatalité. La délinquance, elle doit être traquée, éradiquée de nos rues, de nos services publics, de nos écoles. Il faut en finir avec la culture de l'excuse, qui s'apparente à une inversion des valeurs, et en finir avec le laxisme judiciaire, qui en est l'expression incompréhensible. Aucune victime ne doit être délaissée, aucun acte ne doit rester impuni, car l'impunité d'aujourd'hui, c'est la récidive de demain. Aucun délinquant ne doit pouvoir espérer vivre de son activité, ou même simplement vivre tranquille. Ces principes doivent s'appliquer partout en France.

La certitude des poursuites, la certitude des peines, la certitude de l'exécution de la sanction, on en est loin, vraiment loin. Notre programme en matière de délinquance et criminalité tient en quelques mots « On ne tolérera plus » partout en France. Ça veut dire dans les villes, mais aussi dans les villages, qui voient la nappe immonde de la violence et des vols s'étendre, notamment sous l'effet du trafic de drogue. Partout en France, cela veut dire bien sûr dans les centres-villes et les beaux quartiers, mais aussi dans les quartiers périphériques, les quartiers populaires, les cités.

On ne peut plus voir certaines parties entières du territoire échapper à la loi pour être soumises à d'autres lois que celles de la République. Tout cela est toléré. Mais pourquoi ? Parce que certains responsables politiques ou préfectoraux négocient ainsi la paix civile pour un temps, jusqu'aux prochaines exigences, certains jusqu'aux prochaines élections, d'autres en attendant la mutation. Les économies parallèles pallient la carence des systèmes sociaux et tant pis si la drogue empoisonne la jeunesse, si les bandes massacrent des vies, si toute cette violence organisée dénaturent le pays. Le trafic de drogue, on le sait, et notamment ici, c'est la pierre angulaire de la délinquance.

Ces niveaux sont des niveaux jamais atteints dans notre pays. C'est à partir de ces réseaux que se constitue et s'y rige la criminalité, que se renforcent les mafias. Contre la drogue, il ne peut y avoir aucune faiblesse. La République doit reconquérir les quartiers où la loi des bancs, des gangs, des mafias s'appliquent. Sinon, sinon, je vous l'annonce, nous aurons bientôt des gangs à l'américaine et puis après, des gangs à la sud-américaine. Moi, je le dis aux habitants des cités, nous ne vous oublions pas, quiconque vit en France, français ou étranger, est sous la protection des lois républicaines, elle et elle seule.

Il n'y a pas un quartier en France dans lequel la violence endémique puisse être considérée comme une fatalité, comme un ordre acceptable. Si beaucoup se sont fait une raison, nous nous refusons de vous abandonner à la violence. La sécurité, c'est un droit qui ne se négocie pas. C'est le premier devoir de l'État, je vous l'ai dit, parce que sans sécurité, il n'y a pas de liberté, il n'y a pas de dignité, il n'y a pas d'avenir pour nos enfants. En matière de violence, vous le savez, nous endurons l'abjection du terrorisme. Nous avons tous en mémoire le martyr de ces deux jeunes filles, deux cousines, tombées sous le couteau d'un islamiste garcin Charles.

Ce terroriste, on sait de quoi il se nourrit, d'une idéologie politico-religieuse que des pouvoirs publics indignes laissent se propager. Il faut mettre un terme à cette immunité-là aussi, cette immunité qui contribue à armer la main des tueurs. Et quand ils ne laissent pas se propager l'islamisme, nos dirigeants se glorifient de l'importer d'Irak ou de Syrie, avec les revenants de Daesh, ou par ces migrations incontrôlées concédées à l'Union européenne. Les revenants de Daesh, ces criminels contre l'humanité, femmes et hommes, ne doivent pas revenir, jamais !

Répondre de leurs exactions abominables dans les pays qu'ils ont martyrisés, répondre de leurs crimes abominables devant les familles des personnes qu'ils ont torturées et tuées en masse, et tant pis pour eux s'ils risquent la peine de mort. Que dire des radicalisés condamnés, mais libérables, une cinquantaine quand même, en 2019, en tout cas, de ce qu'en dit la ministre. La déradicalisation, on le sait, ça ne marche pas. Ils vont revenir dans notre société, avec pour seule envie, celle de tuer des Français. Et je ne parle pas des 500 autres qui doivent sortir au fil des années. Mais pourquoi n'applique-t-on pas, en la matière, le principe de précaution ?

La vérité, c'est que le gouvernement et M. Macron, qui n'a toujours pas inventé un programme pour le terrorisme, pour reprendre sa pathétique expression de la campagne présidentielle, continuent de sous-estimer le fléau qui nous met à l'épreuve. Le terrorisme, je le dis de la manière la plus claire qui soit, ne relève pas de la délinquance, mais d'un acte de guerre. C'est pourquoi les enquêtes, les jugements, la détention et le traitement post-carcéral doivent sortir du droit commun et être régis par des procédures spéciales, des juridictions spéciales, des conditions d'incarcération spéciales.

Les peines de trahison pour ceux qui ont la nationalité française ne doivent pas être de 3 ans, mais de 30 ans. La déchéance de nationalité doit être systématique pour tous les binationaux avec une expulsion automatique et immédiate à la sortie de prison. On le voit, nos dirigeants laissent s'installer partout dans le pays un sentiment de grande violence. Et cette violence, nous la constatons au niveau politique. C'est toute la société qui dégage ce sentiment de violence.

« Nous connaissons sans nous y habituer les outrances verbales d'un président qui invective nos partenaires européens, des lépreux, des menteurs, des esprits fous, dit-il, qui prend plaisir, oui, j'ai le sentiment qu'il prend plaisir à outrager les personnes. Oh, vous vous en souvenez tous, les illettrés, les fainéants, les réfractaires au changement, ceux qui n'ont pas réussi, qui ne sont rien, qui lancent des défis de petits caïds qu'ils viennent me chercher dans la bouche d'un président. Ces mots sont d'une extrême violence. Et s'ils ne tuent pas, ils agressent, ils blessent profondément. Et surtout, ils ne concourent pas à l'apaisement, à la sérénité, au sang-froid dont le pays a besoin.

Avec la crise des Gilets jaunes, le pouvoir a franchi des étapes supplémentaires dans cette violence. À la violence sociale, les macronistes ont ajouté le mépris de classe affiché. Des campagnes officielles insultantes, des propos excessifs, des procès d'intention. Comment ne pas voir dans cette absence totale d'empathie une nouvelle violence à l'égard de la souffrance exprimée avec beaucoup d'émotion et de dignité par des travailleurs pauvres, par des mères célibataires en plein désarroi, par des retraités, souvent tombés dans la misère.

Le président qui aurait dû se sentir le président de tous les Français a choisi de montrer ostensiblement son mépris en ne prononçant quasiment jamais les mots « gilet jaune ». En n'ayant pas un mot pour les mutiler, en portant des jugements à l'emporte-pièce, en communiquant avec des slogans plutôt qu'avec des raisonnements. Je sais qu'ici, cette révolte populaire a été très suivie, qu'elle a été soutenue, qu'elle a été vécue comme un moment de vérité, de fraternité française, de fierté retrouvée et je le sais d'espoir.

En choisissant la confrontation, en optant pour la stratégie de la culpabilisation et de la peur comme arme de dissuasion contre les manifestants, le gouvernement est en fait responsable des violences qui ont été commises. Tout Français, tout Français digne de ce nom, a été blessé, meurtri, du choix qui a été fait par le gouvernement de jeter les Français les uns contre les autres. Des gilets jaunes contre des uniformes bleu-marines, des uniformes bleu-marines contre des gilets jaunes. Au lieu d'apaiser, d'écouter et puis après tout, si nécessaire, d'accepter, de concéder.

Cette politique insensée, si tenté qu'on puisse parler de politique, nous a conduit à 18 semaines de manifestations d'affilée, du jamais vu. La montée inquiétante des violences, la multiplication des blessés, des deux côtés d'ailleurs, dont certains très graves, les erreurs manifestes en matière de maintien de l'ordre n'ont pas convaincu notre ministre de l'Intérieur d'aller à l'extérieur. Je l'invite à méditer cette sentence imagée de Pagnol dans la fille du Puy-Zatier avant d'accuser le puits d'être trop profond, le sage vérifie si ce n'est pas la corde qui est trop courte. Le roi, la reine et le petit prince devaient annoncer en fanfare des mesures contre les casseurs.

Signe de sa âme, il a désigné comme préfet de police de Paris un homme répressif jusqu'à la déraison. Et cela, je le dis avec gravité. Cette nomination d'un homme aux méthodes brutales ne laisse augurer que des tensions et des violences supplémentaires. Les grands préfets comme Maurice Grimaud n'ont pas été les préfets les plus répressifs. Emmanuel Macron prend la responsabilité politique de ce choix. On remarquera qu'à ce Conseil des ministres, à ce véritable Conseil de guerre, il n'y a qu'à voir la tête du président sur la une de Paris Match, mâchoire serrée et regard haineux, quel drôle de choix, quel drôle de choix de photos.

À ce véritable Conseil de guerre, disais-je, aucune mesure n'a été prise contre les groupes organisés d'extrême-gauche qui ne sont pas des gilets jaunes mais des cagoules noirs. Ils étaient d'ailleurs en uniforme noir dans les rues de Paris samedi dernier, déambulant en bande en toute liberté. Ce sont ceux-là que la préfecture a laissé pendant sept heures mettre à sac les Champs-Elysées alors que 600 CRS étaient disponibles au niveau de l'Elysée à 300 mètres de là. Ces casseurs sont connus, ils ont pignon sur rue, ils communiquent entre eux sur les réseaux sociaux en toute tranquillité avec des mots d'ordre insurrectionnels et pourtant, il ne leur arrive rien. À eux, il ne leur arrive rien.

Ils ne sont jamais interpellés, jamais poursuivis, jamais condamnés. Je dirais par croire comme l'avouait M. Buisson assez cyniquement dans son livre que c'est parce qu'ils ont pour mission comme le 1er mai 2018 de salir par leur destruction urbaine les mouvements sociaux. Face à cette violence qui semble se généraliser des lieux de pouvoir aux lieux de foutoir, du palais de l'Elysée à la préfecture de Paris, des Champs-Elysées aux banlieues, il n'y a qu'une solution, le retour au peuple. La révolte, la révolte, et peut-être si ça continue, la révolution des gilets jaunes est une crise majeure qui ne peut pas se dénouer par des combines, des plans médias et des logorés en bras de chemise.

Voilà quatre mois que le pays est paralysé, voilà quatre mois que le gouvernement nous explique qu'il reprend la situation en main, voilà quatre mois que l'on débat, que l'on blablate. Mais surtout, voilà quatre mois que le pays s'enfonce de jour en jour, glisse vers une déliquescence du politique, vers une vacance du pouvoir presque, à l'image de ce qui s'est passé samedi, l'un sur les pistes de danse, l'autre sur les pistes de ski. Comme nous l'avions dit dès le mois de décembre, vous m'en êtes témoin, dès le mois de décembre, trois mesures s'imposaient. Premièrement, l'instauration de la proportionnelle et du référendum d'initiative populaire.

Deuxièmement, la dissolution d'une assemblée nationale où la majorité des députés ne représente pas la majorité du peuple français. Et enfin, le retour aux urnes. Le retour aux urnes pour voter à nouveau. Ainsi, s'ouvrira la liberté démocratiquement exprimée pour le peuple, soit de, après tout, de relégitimer, peut-être, ce pouvoir discrédical, soit de le remplacer. Ce plan de sortie de crise est le seul qui puisse arracher le pays à l'ornière dans laquelle il s'embourbe semaine après semaine au risque quand même de son unité, de sa stabilité, de sa crédibilité internationale.

Si par fierté, par calcul, par orgueil ou les trois à la fois, le gouvernement ne devait pas choisir cette option qui lui est pourtant dictée par les institutions, car c'est la sortie de crise prévue par la Constitution. Il ne pourra pas se dérober au jugement du peuple, au verdict des urnes. Il sera, qu'il le veuille ou non, rattrapé par la patrouille. Le vote du 26 mai va nous permettre de désigner de représentants français au Parlement européen. Ils doivent être le plus nombreux possible, bien sûr, pour défendre notre pays et faire changer de direction cette Union européenne qui nous démolit. faire reculer l'Europe de Macron et faire gagner l'Europe des nations.

Mais, il nous l'a dit tout à l'heure, ce scrutin aura une tonalité particulière de politique intérieure qui ne vous aura pas échappé. Effectivement, nous devons dire à M. Macron que de la violence, nous n'en voulons plus, ni dans nos rues, ni dans nos palais. C'est pourquoi je vous invite à vous mobiliser avec un objectif clair, un objectif simple, un objectif essentiel. Battre Macron. Macron pour lui lancer le signal qu'il ne peut plus continuer comme ça et encore moins accélérer sa politique économique et sociale qui jette des millions de Français dans la souffrance.

Il faut le battre pour qu'il renonce à la réforme des retraites qui va avoir des conséquences catastrophiques parce que l'objectif, vous imaginez bien, ce n'est pas qu'elles augmentent quand même. Vous n'êtes pas naïfs. C'est de les raboter. Et croyez-moi, le rabot, il va être durement passé sur les retraites de demain compte tenu de ce qu'on sait de la réforme qu'il veut mettre en œuvre. Il faut le faire battre pour qu'il ne touche pas à l'indemnisation du chômage parce que là encore, vous imaginez bien qu'il ne s'agit pas de rallonger l'indemnisation du chômage ou d'augmenter les versements.

Il s'agit évidemment de réduire le délai des versements et évidemment de réduire le montant des versements à tout risque encore une fois pour ceux qu'il considère comme étant des feignants. Ceux qui sont au chômage sont dans son esprit des feignants. Oh, mais qui est des fraudeurs ? Oui, il doit y en avoir certainement. Un pourcentage en général, on dit que c'est 7 à 8 % de gens qui, au lieu de chercher du boulot, se disent que ils vont gratter encore quelques mois. Mais 7 à 8 %, dites-moi, ça laisse quand même 92 à 93 % de gens qui restent sur le carreau à cause de leur politique économique et qui n'arrivent pas à retrouver du travail dans notre pays.

Oh, mes amis, quoi qu'en disent nos adversaires, nous devancez celle de Macron. Il se trouve que le vote utile coïncide avec le vote pour la France. Le 26 mai, aux urnes, tous aux urnes, sauvez-vous parce que personne ne le fera à votre place. Vive la République, mes chers amis ! Vive la République et vive la France !

27:59
Locuteur

et vive la France !