Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCI (sur YouTube)· 10 juin 2026 72 min

ÉDITION SPÉCIALE - Faites-vous toujours confiance à la justice ?|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

L'événement en France évidemment c'est le séisme moral, politique, judiciaire autour de l'ana et davantage que ça puisque soit les nouvelles s'accélèrent y compris sur la mère de Rosa, autre victime du suspect Jérôme Barela. Dans quelques instants, on va recevoir le patron de la gendarmerie, il est évidemment majeur dans toute cette affaire, acteur de fête puisque vous allez entendre notamment le l'avocat de la maman de Rosa, la mère de cet enfant qui a été qui aurait été violé par Jérôme Barella. L'avocat parle.

Écoutez. Euh mais j'aimerais aussi dénoncer une autre réalité que je vois au quotidien, celle de magistrats qui travaillent quatre fois moins que leurs collègues, celle d'enquêteurs paresseux euh des vrais fénéants euh qui euh sont aussi à l'origine de ce drame humain. Il y a des gens qui sont des fonctionnaires, des enquêteurs et des magistrats qui sont totalement désinvestis, partisant du moindre effort et ça aussi ça doit être dénoncé.

Et vous nous avez rejoint. Merci beaucoup mon général. Bonsoir.

Bonsoir monsieur, vous êtes Hubert Bonau, le directeur général de la gendarmerie. Merci beaucoup à Guillaume Fard qui qui nous rejoint également ce soir. Vous êtes acteur, la gendarmerie est actrice.

Vous avez entendu l'avocat de la mire de Rosa qui dit que pendant des mois et des mois, elle espérait être entendu par les gendarmes et qu'ils ne l'ont pas entendu. Est-ce que vous avez des informations là-dessus ? Alors, j'ai des informations jusqu'à un certain point parce que aujourd'hui, nous avons mandaté à la demande du ministre de l'intérieur l'inspection générale de la gendarmerie en qui j'ai toute confiance pour faire la lumière sur ce qui s'est passé sur ces délais qui sont incompréhensibles pour une grande majorité des Français, pour tous les Français.

Ce que je peux dire, c'est que dans un premier temps, dans un premier temps, cette affaire a été traitée tout à fait correctement en haut de Garonne où les gendarmes ont fait diligence et nous avons la certitude d'une petite fille victime avérée suite aux examens médicaux. Très rapidement, bien ça s'oriente sur un individu qu'on doit entendre. On ne l'entendra pas en haut de Garon puisque l'individu n'est pas localisé dans ce département.

Donc selon la loi, il y a un transfert clôture du dossier dans Caron et un transfert du dossier vers le GERS. C'est là que l'inspection de la gendarmerie et l'inspection des services judiciaires est saisie pour faire la lumière maintenant sur ce qui s'est passé réellement. Et l'ensemble de tout ça aura duré 9 mois. 9 mois pendant lesquels Jérôme Barela n'a été entendu ni en garde à vue ni en audition libre.

Évidemment, tout le monde trouve cela anormal. Le ministre de la justice a fait le choix de présenter des excuses au nom de l'institution judiciaire. Vous représentez vous aussi une très importante institution.

Est-ce que vous faites ce choix de présenter des excuses ? Bien sûr, je je je le dis. C'est un échec pour la gendarmerie nationale.

Je suis à la tête d'une armée, de militaires, de gendarmes qui ne sont pas là par hasard. Ce sont des femmes et des hommes qui ont choisi de servir, qui se sont engagés dans une mission. Leur mission première, c'est la protection de notre population, notamment des plus fragiles.

Je je les connais, ça fait bientôt 39 ans que je suis dans la gendarmerie, je peux l'assurer. Donc c'est un traumatisme. Oui, c'est un échec pour la gendarmerie qui accord dans un autre dossier, quel qu'il soit d'une unité spécialisée comme l'UGN ou dans une action du quotidien, quand nous perdons quelqu'un, c'est un échec.

Général Bonot, vous avez tout le monde nous entend ici. Le le QR code qui s'inscrit au bas de cet écran appelle à tout le monde à poser des questions, des remarques, des interpellations auprès de vous, de Guillaume Fard, de tous les spécialistes qui vont se succéder au cours de cette soirée spéciale. Écoutez puisqu'elle parle également, c'est pas seulement son avocat qui qui parle, la propre mère de Rosa qui a vécu le calvaire que l'on sait.

Aujourd'hui, je suis là pour essayer de changer les choses et qu'il y a pas d'autres enfant qu'il souffre. Comme moi, je souffert à côté de ma fille comme je pleurais tous les soirs que je couchais avec le culpabilité que je pouvais pas protéger ma fille, que je pouvais pas être là et que qu'elle souffre aucun enfant. Moi je posais 2025 le août 2025 je posais un plainte pour viol contre Géromme Barella avec les médecins qu'ils ont fait des tests des épreuves pour ma fille qu'elle était entendue pendant des heures et des heures pour montrer qu'elle m pas et un médecin gynécologique Oui. qui a vu que il y avait une délésion.

Ouais. Psycholog oui. Et psychologique deux fois.

Et euh en attendant hein, il y avait rien été fait. Le justice, il a pas fait son travail et je comprends pas comment on peut attendre un homme pour que quelqu'un qui est mort. Je comprends pas.

Général Bonou, un mot humain. Toute personne qui a un cœur, évidemment le cœur serré parce que ce qu'on entend là de cette mère. Moi, j'entends la colère d'une mère.

J'entends sa détresse et d'ailleurs, j'ai une pensée toute particulière pour Liana, pour sa famille, pour la petite Rosa et toutes ses victimes. Je je je traduis tout simplement ce que pensent tous les gendarmes de France. Bien évidemment.

Bien évidemment. Guillaume enfin, vous êtes un des meilleurs spécialistes de la police et de la justice. Expliquez-nous exactement et on va voir le dérouler, hein, sur ces 9 mois, ça paraît inoui, de août 2025 jusqu'à la l'enlèvement de Lana en mai.

Pas d'audition, pas de garde à vue. Oui. Alors, il faut découper le temps en deux.

Il y a une partie qui concerne assez peu la gendarmerie nationale et puis une partie 2026 qui concerne davantage la gendarmerie nationale. Sur 2025, la plainte, la maman de la petite Rosa, elle l' redit, elle la dépose au mois d'août. Sa fille est vue par un médecin légiste, sa fille est vue également par un psychologue.

On constate des lésions physiques compatibles avec des viols. La psychologue atteste que les déclarations de de cette fille sont crédibles. Ensuite, il y a la question du transfert de parquet qui a pris du temps, mais ça c'est plus un problème de justice puisque la loi dispose que il faut transférer au parquet compétent et le parquet compétent, c'est là où les faits ont été ont été commis donc dans le GERS.

Et puis arrive le 9 janvier 2026 et c'est là où le parquet du GERS désigne cette brigade de territorielle de lectour qui est la plus petite brigade du département avec h gendarmes, trois officiers de poly judiciaire, quatre adjoints de polyjud judiciaire, un gendarme adjoint volontaire. Et la question que tout le monde se pose, c'est pourquoi désigner la plus petite unité territoriale du département alors que l'affaire est quand même extrêmement grave puisque sont des faits de pédocriminalité ? Alors, je vous répondrai euh que c'est d'abord le choix de la procureur.

Elle a décidé de saisir cette unité qui est effectivement une petite unité territoriale composée de huit gendarmes, trois officiers de police judiciaire, quatre adjoints de police judiciaire et un gendarme adjoint volontaire. Alors, permettez-moi de revenir aussi sur le contexte un peu plus général. Je reviendrai sur cette affaire, mais je voudrais vous dire qu'aujourd'hui dans toutes nos unités territorial de la gendarmerie, nous connaissons ce genre de dossier.

Tous les jours, monsieur Rolpin, tous les jours, chaque heure 365 jours par an, la gendarmerie recueille quatre plaintes par heure de mineur en 2025. 2025, c'est 50000 500 plaintes pour violence sexuelle et sexiste et viol. 65 % de ces 50000 plaintes concernent des mineurs.

Donc vous comprendrez qu'aujourd'hui ces plaintes aujourd'hui sont traitées également par des unités territoriales. Est-ce que compr Mais pardon le bon sens le bon sens on comprend très bien ce que vous dites sur la quantité, la charge de travail et cetera, mais ce cas est tellement extrême avec des des alertes qui sonnent en 2017, en 2020, en 2022, en 2024, euh ces examens médicaux qui montrent les lésions sur cette petite fille, tout cela, on se dit le bon sens voudrait que les gendarmes prennent le téléphone et agissent d'une manière ou d'une autre, se signale auprès du type pour lui dire "Attention mon gars, tu es suivi." Je je ce que je viens de vous dire n'excuse pas ce qui s'est passé monsieur.

C'est une faute. Nous allons chercher à le déterminer dans le cadre d'une enquête administrative diligenté par l'inspection générale de la gendarmerie nationale. Mais ça vous choque vous-même ce qui s'est passé ?

C'est incompréhensible, je le dis. Il y a sûrement sûrement il faut regarder les choses en face. une problématique de discernement h sans doute une problématique de contrôle, d'orientation et d'exécution du service.

Mais je n'irai pas plus loin. Je je ne peux pas aujourd'hui donner des conclusions sur une enquête qui est en cours. Mais la la gendarmerie nationale en fait ce qu'on comprend pas c'est qu'elle compte d'éminents spécialistes de la police judiciaire, des experts, les sections de recherche, les brigades de recherche, c'est même une série sur TF1.

Et pourquoi ce ne sont pas ces spécialistes de la matière judiciaire qui héritent de cette affaire ? C'est ça aussi que les gens ont du mal à comprendre. On peut pas minorer la valeur, l'engagement des des gendarmes des brigades territoriales, mais il y a quand même des gendarmes très experts de cette matière.

Ils ont pas été saisis. C'est vrai, ils n'ont pas été saisis parce qu'au quotidien leur engagement est surtout un engagement lié à la criminalité organisée. C'est les sections de recherche, c'est l'unité nationale de police judiciaire.

Alors ces unités néanmoins travaillent pour la protection des pays faibles et des mineurs. Une section de recherche et l'unité national de judiciaire sont engagés dans les réseaux des pédocriminalités. Ces unités vont travailler sur une dimension beaucoup plus large, beaucoup plus grande.

Ils vont travailler dans le domaine du dark web. On a des unités spécialisées comme l'unité nationale cyber pour remonter tous ces réseaux. C'est leur quotidien.

Donc cette affaire était pas à leur hauteur d'une certaine façon. C'est c'est pas ce que je dis. Ce n'est pas ce que je dis.

Je reviens sur les questions de discernement. Vous avez, je le répète, un auteur qui est identifié, une victime avérée. Ce l'orail, je le dis, ça aurait dû aller plus vite.

Donc, ils n'ont pas compris la gravité de ce qui pass et c'était à la main de cette unité territoriale. C'est ça que je dis. Mais est-ce qu'elle est surchargée cette unité ?

Parce que on nous dit il y a 115 dossiers, ils sont H. Alors, est-ce que c'est excessif ? Est-ce que c'est convenable ?

Est-ce que c'est une charge acceptable ? Ou est-ce que vous pouvez dire bah c'est excessif ? Donc ça peut expliquer.

Alors permettez-moi d'expliquer aussi très rapidement pour pour nos concitoyens qui ne connaissent pas la gendarmerie, ce qu'est la gendarmerie, son organisation territoriale. La gendarmerie c'est 3600 brigades. Les brigades généralement la taille moyenne ça va être 12 13.

Là c'est une petite brigade à 8. Nous organisons par le maillage territorial. Le travail de ces unités, c'est la polyvalence.

Ils sont capables au quotidien de faire de la sécurité publique. Ils sont capable au quotidien de faire du contact, de la proximité. Mais est-ce que vous manquez de moyens ?

Regardez la question. Les questions, il y a beaucoup de questions, y compris qui vous sont adressées mais beaucoup plus généralement. Enzo, c'est Enzo qui écrit de Clermontferrand.

Le drame de Liana ne met-il pas surtout en lumière la question du manque de moyens ? Manquez-vous de moyens sur ce cas d'espèce ? Non, sur Reb.

Non, ce n'est pas une question de moyen. C'est une question d'exécution, d'action. Ce n'est pas une question de moyen.

C'est grave ce que vous dites parce qu'on comprend que ils n'ont pas compris l'extrême gravité de la situation, disons les choses. Vous dites discernement, c'est le mot poli pour le dire. Je je une fois de plus, je ne peux pas être juge et parti.

Je suis directeur général de la parler de manque de discernement. Mais sans doute peut-être. Moi, j'attends les conclusions de l'enquête sur ce sujet.

J'attends cela. J'attends cela mais en en l'espèce je je ne peux pas laisser dire que c'est un manque de moyen qui a conduit à cette situation. C'est très clair.

Ce soir, Sébastien Lecnu souhaite que les actes d'enquête se fassent dans un délai maximal de 3 mois dans les affaires de crime contre les enfants lorsqu'un mis en cause est identifié. On mesure le degré d'exigence alors que là on était à l'autre extrême. 3 mois pour que tous les actes d'enquête se fassent.

C'est faisable. Je crois qu'il faut euh regarder les choses en face. D'abord, on a un sujet de recensement de ces enquêtes.

H aujourd'hui, la gendarmerie nationale a 14000 procédures en stock, c'est pas un mot mais en stock. 14000 procédures qui concernent des violences exercées sur des mineurs. 70000 dit monsieur Dermanin pour l'ensemble du territoire.

Oui, mais si vous voulez, moi je je vous dis ce qu'on a en stock. C'està-dire que l'année dernière, je vous l'ai rappeler, 30000 procédures concernant les mineurs. J'ai encore un stock de 14000 procédures.

La première chose à faire, c'est d'assurer le recensement en liaison avec les magistrats, en liaison avec les procureurs. J'ai moins de doutes pour les commissions rogatoires parce que les juges d'instruction donnent des délais. Premier temps le recensement.

Deuxièmement, la priorisation. la priorisation toujours sous la responsabilité des procureurs. Monsieur Reb général, vous répondez toujours pas au premier ministre de la France qui dit qui dit 3 mois pour faire des enquêtes.

C'est faisable ou pas ? C'est ce que je nous avons déjà commencé le recensement, la priorisation pour une exécution dans un délai de 3 mois. C'est ce que nous ferons.

Est-ce qu'il faut compatir au fait que vous êtes débordé ? Et grâce à Guillaume Fard, on a recueilli collation tout le chiffre des élucidations. C'est peut-être le chiffre les chiffres les plus révélateurs de ce qui est en train de se passer en France.

Et je dois dire que moi j'ai je toute personne de bon sens soit choquée. Qu'on soit de droite, de gauche, d'extrême droit, c'est au-delà de la politique. He la sécurité des personnes et des biens, c'est la base d'une d'une démocratie libérale.

Regardez, taux d'élucidation en 2023 et j'aimerais que vous nous aidiez à comprendre ça. En une année, pour un homicide, c'est 65 %. Violence sexuelle, on est au cœur de notre sujet. seulement peut-on dire 55 % c'est qu'il y a à peu près un sur de où on n pas d'élucidation vol avec violence ça ça paraît fou c'est-à-dire une malheureuse vieille dame qui est violentée dans la rue pour lui voler quelque chose.

En fait il y a que 16 % des cas qui sont élucidés. Ça paraît inouï et cambriolage c'est 7 %. Donc si on comprend bien quand on est cambriolé en réalité c'est ça n'est pas élucidé.

Dans 93 % des cas alors je précise ce sont des chiffres qui englobent la police et la gendarmerie hein. Peut-être que vous avez de meilleurs taux d'élucidation en gendarmerie. Ça paraît fou.

Alors écoutez moi, je ne vais pas revenir sur des chiffres. Ce ne sont pas les chiffres de la gendarmerie. Moi sur les viols, par exemple, j'ai un taux d'élucidation depuis 85 %.

Hm. Pourquoi ? Parce que les viols en majorité sont dans le cercle familial ou dans l'environnement immédiat.

Les homicides, c'est beaucoup plus que ça en taux de résolution parce que c'est pareil, si vous voulez, la majorité des homicides se font dans un contexte de proximité. Mais général, pardon, pardon, pardon. qu'on soit clair sur les chiffres Guillaume Fard, ça sont bien les chiffres nationaux englobant police et gendarmerie.

Vous voyez bien qu'il y a quelque chose d'anormal, pardon, je reviens au vol avec violence. Oui, c'est anormal que dans une démocratie, c'est pas une république bananière, qu'on puisse voler les gens avec et j'insiste, hein, c'est bien pire simplement que de d'attraper quelque chose en douce avec une violence physique sur des gens. Et dans seulement deux cas sur 10, c'est résolu.

Donc, il y a h personnes en fait qui déposent plainte en croyant que et Guillaume Fard vous disiez pour les cambriolages, en réalité, il n'y a même pas d'enquête. Oui, dans beaucoup de cas. Il y a il y a dans beaucoup de cas il y a pas d'enquête.

Alors attention, ce sont des chiffres polygendarmerie. Moi je pas parler pour la gendarmerie. Pas d'enquête général question just pas du tout du tout du tout les directives que nous donnons en gendarmerie.

Ce ne sont pas du tout ces directives. Vous voyez je veux vous illustrer, on est loin du sujet qui nous intéresse au départ les cambriolages aujourd'hui. Si je vous demande ce qu'est un Vivi Vzacon, vous allez me répondre.

Vous ne savez pas ce que c'est. Ce sont des groupes criminels de l'Est H des Géorgiens, des voleurs dans la loi. Leur spécialité, ce sont les cambriolages.

Donc, j'y attache la plus grande importance. Ce sont des vols sériels qui touchent la criminalité organisée et au quotidien, on ne le voit pas. Donc mon sujet aujourd'hui en gendarmerie notamment, c'est de traiter tous ces cambriolages comme des faits graves.

Et aujourd'hui, je ne peux pas vous laisser dire que les gendarmes aujourd'hui ne travaillent pas sur ces sujets. Donc c'est faux quand on dit qu'il y a pas d'enquête dans beaucoup de cas. Moi je vous garantis que c'est faux.

Si système ce n'est pas vrai ce dit la Guillaume Pardaux. Ce n'est pas vrai. Vous pouvez venir, je vous invite, monsieur Fard, dans une gendarmerie, regarder le travail qui est fait au quotidien par mes gendarmes concernant les cambriolages.

Les constatations sont réalisées systématiquement et mon sujet aujourd'hui, c'est un sujet de rapprochement criminel entre ces affaires. Mon général, sur la gravité des désordres que nous vivons et ça va des violences sexuelles à tous les délits et crimes. Écouter Alain Boer sur notre antenne hier, il dit submersion générale de la justice et de la police.

C'est-à-dire au fond il y a une embolie des affaires judiciaires et dit-il ça va jusqu'au fait et vous nous direz si c'est vrai ou faux que on dit aux gendarmes parfois allez-y molo dans les emprisonnements parce qu'il n'y a pas assez de place dans les prisons. Écoutez-le. En fait la vraie raison c'est submerger.

Submerger. La justice est submergée. La police est submergée aussi.

Oui bien sûr mais encore plus que la justice d'ailleurs parce qu'elle elle gère les 3 millions et demi en direct. C'est elle qui les reçoit. Et là, fait-elle ?

Bah, elle essaie de les gérer. Il faut transformer la plainte en procédure, lui donner un numéro et une instruction du code pénal. Les gendarmes le font, les policiers ne le font pas.

On n'est pas encore arrivé à harmoniser les deux outils. Ça progresse mais lentement quand il faut dire numéro unique de la plainte. Mais non, parce que on va savoir combien on classe ensuite sans traiter.

Est-ce que ça va jusqu'à limiter les emprisonnements ? L'autre jour sur notre plateau, Bruno Pomard dit, il y a des il y a eu des directives en tout cas orales pour dire allez-y molo sur les emprisonnements parce que les prisons sont pleines. Est-ce que c'est vrai ?

C'est vrai. Bah quand elles sont pleines, elles sont pleines. Qu'est-ce que vous faites des prisonniers ?

C'est pas possible. Bah si, partons hein. On est on est sur un plateau, il y a 1 2 3 4 5 6 7 8 places.

Si je décide d'er 12 personnes comme vous faites c'est une politique de pied niquel ? Mais absolument. euh sceptique voire dubitatif.

Moi je je je nous traitons, pardon, je suis obligé de vous interrompre. C'est vrai ou c'est faux ? Ce n'est pas aussi simple que ça.

Très honnêtement, ce n'est pas aussi simple que ça. Dire qu'on est submergé aujourd'hui, c'est peut-être d'ailleurs et je vais peut-être vous choquer, lié à l'action des gendarmes et des policiers. Je veux vous donner quelques chiffres quand même parce qu'il faut contextualiser tout cela.

Mon année de référence dans ce qui nous intéresse aujourd'hui, les violences sexuelles et sexiste et les viols 2019 monsieur Rem 28000 faits en gendarmerie 202500 faits. Je vais vous donner un autre chiffre. La gendarmerie nationale traite chaque année en matière de violence intrafamiliale 192000 plaintes. 525 plaintes par jour.

Je je vous dis ça parce que je je ne peux pas non plus laisser à croire que nos gendarmes ne travaillent pas, ne sont pas au contact de la population. Aujourd'hui, ces chiffres révèlent aussi une chose, c'est que l'accueil, la prise de plainte, l'écoute des victime, elle est augmentée. Partout, j'ai développé, monsieur Remin, partout nous avons développé des maisons de protection des familles dans les départements.

Partout, partout, nous mettons en place des moyens, des systèmes pour mieux écouter les victimes mineures. Partout nous développons des partenariats importants à travers les intervenants sociaux en gendarmerie avec les organismes, les les associations pour mieux écouter les victimes et les femmes. Général Bonou, on reviendra aux victimes mais mais pas répondu.

C'est quand même un fait très important. Oui ou non ? Est-ce qu'il est vrai ? comme le l'affirme Alain Boer et comme l'inffirme aussi Bruno Pomard dans cette émission que il y a eu des directives parfois au gendarmes.

Personne ne conteste la le courage des gendarmes face aux criminels, l'action des gendarmes. Bravo à eux et chaque très régulièrement on en rencontre ici dans cette émission sur LCI. Mais est-ce qu'il est vrai que des politiques puisque ça vient de là ont donné parfois des directives d'y aller molo sur les emprisonnements parce qu'il y a trop de pas assez de place en prison ?

Non mais je je ne je ne comprends pas cette remarque. je je ne vois pas un gendarme aujourd'hui dire concrètement il faut arrêter une enquête pour ne pas mettre quelqu'un en prison. Ce sujet c'est c'est sûrement un sujet enfin c'est un sujet lié à la justice sur le nombre de places en prison.

Le gendarme travaille et fait son enquête. Vous savez, c'est assez simple finalement. Il y a des faits déluels et des faits criminels.

Le gendarme, il va pas déclasser un dossier sous ce principe là. Jamais. Le gendarme, il va au bout de son enquête.

Ensuite, c'est une décision de justice. Je vais revenir un instant sur l'accueil puisque vous indiquez, vous avez fait des progrès très significatifs, vous avez des structures d'accueil notamment pour les femmes victimes de violence dans les zones gendarmerie. sur l'accueil, il y a quand même la maman de la petite Rosa, j'y reviens, qui dit que elle aurait eu affaire à des gendarmes discourtois qui lui aurait mal parlé, qui aurait même menacé d'une procédure pour harcèlement.

Quel commentaire ça vous inspire ? D'abord, je ne pense pas, monsieur Far que ce soit quelque chose de systémique en gendarmerie. Si les faits sont arrivées, ils sont totalement anormaux.

Totalement anormaux. Je dis bien s'il est fait. Maintenant, il faut le j'ai je n'ai pas de raison de ne pas croire cette maman est pleurée.

Bon, nous avons fait quand même quelques vérifications sur le centre d'appel de la gendarmerie, ce qu'on appelle les centres opérationnels départementaux. C'est là où on enregistre les appels. Dans les conversations, il n'y a pas de maintenant, il peut y avoir d'autres faits d'autres faits sur des contacts en direct avec des gendarmes.

Donc ça reste à démontrer mais si c'est le cas, si c'est le cas, c'est inadmissible. Voilà ce que je peux vous dire et je ne laisserai passer bien évidemment. Est-ce que ça signifie des sanctions ?

On est dans ce débat là et c'est pas journaliste qui l'ont lancé en l'occurrence, c'est ministre de la justice lui-même. Est-ce que pour vous dans dans un cas pareil cela méritera ? Si c'est vérifié bien sûr, attendons dans l'enquête mais cela mériterait des sanctions.

Je monsieur Rochbin, je je suis chef, je suis le commandant d'une armée. Nous n'avons pas l'habitude de nous défausser de nos responsabilités. Quand un gendarme, si un gendarme a commis ce type d'action, c'est toute la gendarmerie qui est entachée, je ne laisserai passer ce genre de chose.

C'est de ma responsabilité et d'ailleurs, je crois que nos gendarmes nos gendarmes ne le comprendraient pas. Moi, j'avais une question sur comment maintenant pour dépasser cette affaire en particulier, on arrive à appurer ce stock. Alors, le ministre de la justice dit 70000 plaintes, vous donnez un chiffre un peu inférieur, 14000. parle que de la gendarmerie.

Voilà, pour la gendarmerie nationale, j'ai noté 14000. Euh est-ce que il faut recourir à des outils numériques beaucoup plus modernes, à l'intelligence artificielle, à des outils de qu'on appelle de speech to texte, c'est pour recueillir la parole de la victime, mais que ça aille beaucoup plus vite informatiquement parlant. Est-ce que c'est ça la clé au fond ?

Est-ce que c'est par le numérique que vous allez vous en sortir ? Je je crois qu'effectivement c'est ce qu'on a je pense vraiment que c'est un game changer. Ce que nous essayons de faire c'est rendre notre notre gendarmerie plus efficace.

Nos gendarmes aujourd'hui quand ils rentrent dans l'institution sont nés avec le numérique. On doit leur apporter les moyens d'être plus efficace dans le traitement des procédures. Je vous donne un exemple.

Si un gendarme de main doit constater par exemple autour de d'un village un véhicule qui est en feu, on va faire des constatations sur le terrain, on va revenir à l'unité et on va faire un procès verbal de transport et de constatation. Ça prend du temps. Si un gendarme est capable de le faire avec son téléphone, de remettre ce fichier dans un fichier qu'on appelle parole et de sortir immédiatement le procès verbal dans l'instantanéité, vous gagnez du temps, vous libérez du temps pour les gendarmes.

C'est ça aujourd'hui vers quoi il faut s'orienter, j'en suis persuadé. Mon général, question encore et elle s'adresse à vous aussi, hein. Pourquoi Stéphane Stéphane qui écrit de Luon, voilà la ville de Richelieu, pourquoi un citoyen ne peut pas connaître l'avancement de son dossier en cours quand il a déposé plainte ?

Alors euh on peut le faire. C'est bien sûr que dans le procès pénal, c'est faisable. Euh notamment avec les avocats, si vous voulez, quand on s'est constituer partie civile, on prend un avocat et derrière on a les informations.

Mais les informations, elles sont données par les magistrats. Il y a un suivi de la plainte. Euh moi, je n'ai pas de difficulté euh sur ces sujets.

Je crois qu'il faut au contraire he que les gendarmes puissent expliquer quand on leur en pose la question quand c'est en autre possibilité de le faire. Est-ce que davantage de fichage vous aiderait ? On voit que le débat est très lancé puisque il est pas très clair en l'état.

Les enquêtes diront ce qu'il en est, hein. Quel a été exactement le fichage qui avait accès au fichage de Jérôme Barella ? C'est quand même un point très très important.

Est-ce qu'il était assez fiché pour que à chaque étape, notamment les gendarmes quand ils reçoivent la première place, c'est ah alerte 2017, alerte de 2020 et cetera. Est-ce qu'il l'était à votre connaissance ? Est-ce que vos hommes avaient accès ?

Non, mais bien sûr euh à partir du moment où quelqu'un commet une infraction et qu'on rentre dans des fichiers qui sont tous légaux et il y a pas de sujet. Les gendarmes ont accès à ça. Donc il savaient tout le passif énorme de cet homme.

Oui, bien sûr. Alors, vous allez Ça paraît encore plus étonnant. Non, mais oui, mais si vous voulez, il y a pas de condamnation.

Oui, oui, mais enfin quand même. Attendez, 2017, je pardon, je je me permets de souligner, hein. 2017 signalement licencilement 2021, 2022 plein plein de sensue.

Tout ça, il il l'avait. Non, pas tout parce que vous avez des signalements qui je ne sais pas d'ailleurs l'enquête de Dira administrative, il y a des signalements qui sont pas judiciarisés. C'est pour ça d'ailleurs que l'éducation nationale est intégrée dans ce travail de d'enquête administrative.

Mais je crois qu'il faut faire attention ce qu'on appelle le tage hein. Donc là où vous avez des auteurs potentiels, vous allez voir des gens qui sont impliqués dans des dossiers quand ils ne sont pas condamnés. Le le cas de monsieur Barella était pas condamné.

Hm. Alors pour autant je je redis ça n'excuse rien. Je le redis encore.

Mon général, question très personnelle. Euh vous êtes un grand général, vous avez fond vous avez été un des dirigeants du GGN tout à l'heure Christian Proit votre éloge avant que vous n'arriviez. Je regardais la vous avez le même âge que moi.

Moi je suis un petit journaliste. Vous êtes un grand général. Donc bravo et honneur au gendarmes parce que vous vous menez une action très courageuse.

Euh est-ce que beaucoup de gendarmes nous disent hors caméra oui, on est un peu désabusé parce que souvent on arrête des gens, on pense qu'ils devraient durablement être en prison et on les retrouve dehors après 2 mois ou 6 mois. Est-ce que vous entendez ça ? Ça arrive, ça arrive.

Je ne peux pas dire le contraire mais vous savez moi j'ai une responsabilité. Mes commandants on a on responsabilité pas que les grands généraux. Pour moi, un commandant ça commence avec un chef de brigade.

Aujourd'hui, le travail des chefs, c'est précisément de traiter ces problématiques, de prioriser. Quand nous avons des difficultés, moi je n'ai aucun sujet là-dessus. On travaille avec les magistrats.

On travaille avec les magistrats. Est-ce qu'on a un problème de laxisme ? On a vu pendant les émeutes après la victoire du PSG certains de vos hommes gendarmes policiers qui ont été victimes d'actes physiques.

Physique, j'insiste hein, de la part de gens qui ont tenté de les agresser physiquement et qui le soir même n'ont pas dormi en prison. Beaucoup de vos gens trouvent ça anormal. Et vous ?

Je je pense monsieur Rochbin qu'on est un gendarme dans son activité du quotidien aujourd'hui, il peut-être agressé, injurier. Je pense qu'il y a un vrai aussi problème vis-à-vis de notre société. Nous sommes dans une société violente.

Les agressions sont quotidienne, y compris vers les forces de l'ordre. C'est aussi une question de respect. Alors le message de ne pas mettre en prison quelqu'un qui a agressé physiquement et j'insiste physiquement un policier, ça vous paraît normal ?

Bien sûr que non. Je n'ai pas dit ça. Je vous dis juste que nous sommes dans une société violente où l'ordre représenté par les policiers et les gendarmes parfois passe mal tout simplement.

Euh vous pouvez compter sur nous. Chaque fois qu'il y a des j'allais dire des exactions commises contre des gendarmes et cetera, des procédures sont établies systématiquement. Je ne dis pas que systématiquement les gens sont condamnés, je ne dis pas ça, mais ils rentrent quand même là pour le coup, ils sont condamnés mais peut-être pas d'exécution de peine et là ils rentrent dans des là vous parlez tout à l'heure de des fichiers, ils sont connus maintenant, ils sont enregistrés dans des bases dans des fichiers judiciaires et en cas de récidif et ben ils seront là peut-être nous condamnés de façon définitive.

Mon général, merci beaucoup de répondre à nos questions. Merci beaucoup Guillaume Fard. Écoutez et on va entendre le débat politique qui souffre puisqueé évidemment le le choc est très grand en France et bien au-delà de tout l'é clivage.

D'ailleurs, on va voir que souvent les ça dépasse l'éclivage politique. Écoutez la la mère de Rosa d'abord. Je le culpabilité que j'ai pas assez fait que je j'étais pas à la hauteur en tant que maman.

Je essayie faire tout mon possible mais aujourd'hui je vois que le justice il ne m'a pas suivi en tant que maman, en tant que victime en tant que qu'il est ma fille, il est un victime qui elle souffre tous les jours. Elle souffre parce qu'elle a vu mourir, elle a entendu dans le le journal et c'est le même personne. Pourquoi elle était pas arrêtée ?

Pourquoi ? C'est mon question. Pourquoi il faut attendre un homme pour arriver là ?

Voilà, c'est évidemment des moments les plus poignant de la la soirée. Je rappelle le QR code ici qui s'inscrit où chacun peut intervenir, poser des questions, la parole politique. Beaucoup vont nous rejoindre sur ce plateau au cours de cette soirée spéciale.

François Xavier Bellami notamment et vous d'abord sur ce plateau. Merci beaucoup Marline Chapa. Merci monsieur Corbierre, merci monsieur Ballard.

Première réaction sur ce qu'on vient d'entendre, c'est-à-dire le pour vous la leçon que vous tirez du message de cette mère qui vient de prendre la parole. Marline Chppard, écoutez-moi, ma conviction c'est qu'on est vraiment avec cette affaire, avec ce drame à un point de bascule de la société. C'est-à-dire il ne s'agit pas uniquement de la question des violences sexistes et sexuelles commises sur les enfants, même si évidemment c'est le cœur de ce qui nous préoccupe.

C'est vraiment un sujet de société autour de la place de l'état de droit. Parce que aujourd'hui, l'état de l'opinion est tel que le jour où vous avez un parent qui va décider de se faire justice lui-même, nous aurons beau tous lui dire état de droit, état de droit, il faut porter plainte, avoir conscience dans la justice et cetera. La réalité Darius Rochin, c'est que l'opinion publique sera avec ce parent qui se sera fait justice lui-même.

C'est d'ailleurs ce que l'on entend déjà de la part de parents qui disent "Moi, j'ai joué le jeu, j'ai porté plainte, la peine prévue normalement est de plusieurs dizaines d'années de prison et il y a une remise en liberté. un bracelet électronique, des travaux d'intérêt général à ton même parfois entendu. Donc c'est vraiment ce qui est en ce qui est en jeu, c'est vraiment la cohésion de notre société et la place de l'état de droit dans notre société.

Philippe Ballard, alors là entendu on a entendu la maman de de Rosa, mais cet après-midi lors des questions au gouvernement, quasiment toutes les questions ont été posées aux gardes des saut ou au premier ministre sur l'affaire de de Liana. Moi, je reprendrai juste la phrase de de Marine Le Pen qui a dit euh "Cette pauvre enfant de 11 ans a été sacrifié sur l'hôtel de la nonchalance de l'État et de l'appareil judiciaire." Il va falloir faire une introspection mais totale et générale.

Il y a des mesures juridiques, des lois qui vont peut-être être améliorées mais enfin déjà il y a un panel quand même assez suffisant mais là il y a eu une nonchalance qui a coûté la vie à une enfant de 11 ans et puis on est en dans plusieurs dénis. un dénis. Par exemple, quand vous avez un garde des sauts euh qui dit "On est en France, il y a un sentiment d'insécurité.

Euh alors évidemment quand tu un sentiment, c'est pas très grave. Donc on va pas renforcer les moyens de la justice, on va pas renforcer les moyens euh de la police et et de la gendarmerie. Donc il y a tous ces dénis, euh le le déni enfin quand il y a eu le le périscolaire à Paris, enfin ça été un déni, ça aurait dû être un scandale d'État.

C'est passé sous quasiment sous la sous la moquette. On va ouvrir ses débats. Alexis Corbier nonchalance.

Non Chalance dit à l'instant Philippe Balin et évidemment ça concerne ces 9 mois et le cas de la de la petite Rosa est emblématique à 9 mois pendant lesquels Jérôme Barela n'a été ni auditionné ni en audition ni en garde à vue. Ben moi ce que je pense c'est que on a tuise beaucoup le mot de dysfonctionnement depuis le début, mais c'est peut-être aussi en réalité un fonctionnement général parce que moi je vois tout simplement comme député des femmes notamment victimes de violence attendent longtemps elles ont porté plainte et elles appellent et alors répond pas grossièrement hein ça mais c'est le fonctionnement quotidien et il faut prendre la mesure de ce qui se passe qui parur est lié aussi à quelque chose de plutôt sain c'est que la parole s'est libérée là je parle notamment des violences sexuelles aux enfants mais c'est extrêmement important on estime que dans chaque classe de France, les associations qui intervenaient là-dessus considèrent que sur chaque classe, il y a au moins trois enfants qui ont été ou qui sont en train d'être victimes de violence sexuelle. D'accord ?

C'est ça dont on parle. Il y a aujourd'hui 160000 sans doute agressions sexuelles sur des enfants. Et face à ça, quand moi je viens sur votre plateau et que je dis qu'il faut plus de moyens pour le service public, que je parle de justice, je parle de ça.

Alors souvent on dit "Vous nous embêtez avec vos chiffres mais moi je ne crois pas." C'est pour ça que je termine ma réponse, c'estàdire que il y a peut-être eu des défaillances humaines, c'est possible. Mais le problème n'est pas, je crois l'attitude individuelle de quelqu'un.

Il y a un caractère systémique et indiscutablement de tribunaux qui n'ont pas les moyens de travailler. Indiscutablement de policiers, de gendarmes qui sont sur beaucoup de fronts. Et donc si on donne pas des moyens à ce service public fondamental, celui de la justice, on y arrivera pas.

Vous l'avez dit 100 fois sans doute ce chiffre depuis le début, il est sur tous les plateaux télé. On est quand on compare avec l'Europe un pays qui a le moins de magistrats. On est 22 moins en Europe, 11 12 pour la France.

Qu'est-ce qui doit être changé ? Question et je le rappelle encore le QR code qui s'inscrit euh une mère qui écrit Alicia à Marseille euh mère d'une enfant de 7 ans et certaines des victimes de de Jean Bar avait cet âge la justice mes cœurs. Je suis mère d'une petite fille de 7 ans et je n'ai plus confiance.

Est-ce que nous vivons un moment de rupture et c'est très grave hein de rupture de confiance. Grand la loi intégrale que porte c'est assez ça embrasse si je puis dire beaucoup de groupes mais c'est Céline Thiebo Martinez qui est membre de groupe socialiste qui porte ça. L'idée de la loi intégrale c'est que il faut prendre sur tous les fronts à l'école par exemple est-ce qu'on a aujourd'hui des psychologues, des médecins scolaires qui peuvent repérer un enfant qui change de comportement mais qui ne dit pas ce qui a eu lieu.

Est-ce qu'on a par la suite les psychologues ? Est-ce qu'on a par la suite les magistrats ? Est-ce qu'on a les policiers ?

La fondation des femmes nous dit combien ? Vous le savez sans doute mieux que moi, cher Marian Chapa. 5000 enquêteurs, c'est ça et et 600 aussi policiers supplémentaires pour tout simplement faire face à cette réalité que sont les violences fait aux femmes.

Il y a le chiffre qui dit que 94 % des femmes qui portent plainte voi que pour violence sexuelle c'est classé sans suite. Là je peux pas croire qu'il y a 94 % parce que c'est dû à la maladresse ou à la grossièreté d'un gendarme ou à la phénantise. Est-ce que cela passe par une échelle des peines différentes ?

écouter Géraldin sur notre antenne qui parle de du fait que certains criminels pédocriminels mais criminels en général sont incurables incurables à ses yeux et donc cela appellerait des peines planchées ou des mesures spéciales de rétention réellement sans fin. Écoutez-le, c'est terrible à dire mais quand on voit la succession de tout ce qu'on devient tout ce qu'on vient de rappeler, est-ce que Liana devrait être vivante ? Sans doute.

C'est très difficile à dire. Sans doute. Sans doute parce que je voudrais quand même dire que évidemment cet auteur, il n'est pas condamné mais manifestement il a une un problème qui est je crois de l'ordre de quasiment incurable.

Je crois qu'il y a des gens qui manifestement ont de Je vois pas très bien comment la rédemption est possible. Euh je vois pas comment on peut pardonner euh l'impardonnable sans prendre à à une l'innocence même et pardon d'être extrêmement vulgaire mais avoir des avoir envie des relations sexuelles avec une enfant de 10 ans. Moi je vois des dossiers ou des bébés plusieurs mois sont agressés sexuellement.

C'est c'est ça c'est ça malheureusement la remontée du quotidien parfois des des parquets. Je vois pas comment on peut ensuite relâcher une personne même après 15 ou 20 ans de prison sans se dire qu'il y a pas un risque pour la société. Est-ce que ça passe à vos yeux par des peines nouvelles, une échelle de peine nouvelles avec des peines notamment incompressibles ?

Alors, les peines planchées, puisque vous en parliez, c'est dans notre programme depuis de très très longues années. Euh mais il faut bien se rendre compte exemple et soyez très concret. Qu'est-ce que ça voudrait dire ?

Par exemp, ça veut dire qu'il y a une on peut pas descendre en dessous. Ça a été fait à une époque, fallait que ça soit motivé mais maintenant ça devrait être automatique. Voilà comme l'intégrité physique parce qu'on parle de la violence.

Alors aujourd'hui, on parle de l'iana bien sûr, c'est terrible. Mais si on regardait les chaînes d'info, si on regardit LCI, qu'est-ce qu'on avait la semaine précédente ? Et bien, on avait le Paris-Germain des violences insoutenables dans nos rues quasiment des scènes de guerilla.

Quand on s'en prend à l'intégrité physique d'une personne, il ne devrait plus y avoir de remise de peine possible. Voilà, c'est dans notre programme, il faut envoyer des signaux extrêmement forts. Des peines plus lourdes bien sûr, mais j'entends qu'on va changer la loi et tant mieux.

Et moi, je pense qu'il faut vraiment faire front et faire fit de tous désaccords politiques. Et évidemment, la loi qui est portée par le Parti socialiste, la loi intégrale, elle a été travaillée depuis de nombreux mois. Il faut bien sûr qu'elle soit soutenue très largement.

C'est une chose, mais moi je vais vous dire, en 2018, j'ai porté une loi qui euh allongeait les délais de prescription, qui aggravait les sanctions sur les viols et les crime sexuel commis sur des mineurs. Mais cette loi aujourd'hui, elle n'est pas appliquée. Et moi je le déplore, euh quand vous votez une loi et que tous les parlementaires, c'est un jeu de démocratie, quand le législateur se met ensemble, débat et vote et dit bien désormais un viol commier sur mineur, ça va être 20 ans, 25 ans, 30 ans de prison.

Voilà ce que le le l'élu de la République a voté, ce que la représentation nationale a voté et qu'en fait la condamnation moyenne pour un viol, elle est de moins de 7 à 8 ans de condamnation, on est extrêmement loin de ce qui est prévu par la loi. Donc là aussi, je le disais, il y a un enjeu de violence sexuelle et on est nombreux à alerter sur ce sujet de très longues dates, je dis avec ces ces dispositifs et avec d'autres, mais il y a aussi un enjeu de respect de la démocratie, de respect de la loi qui est votée. Donc là, est-ce qu'on va voter le fait qu'on va aggraver les peines pour les violences sexuelles commises sur mineurs ?

Peut-être nécessaire, c'est un débat à voir. Mais la la nécessité du débat, c'est vraiment comment on fait en sorte d'appliquer cela parce que c'est là que se joue la confiance entre les victimes et l'état de droit. Monsieur, moi je je trouve attention à la démagogie parce qu'il y a une contradiction dans ce que dit monsieur Darmanin.

Il dit avec gravité et moi je suis père de famille honnêtement quelqu'un qui agresse sexuellement une fille de 11 ans euh c'est quelque chose qui tu comment dirais-je qui mais il faut qu'il reste en prison jusqu'à sa mort. Mais ce que je veux dire c'est que cette répondez pas est-ce qu'il faut qu'il reste en prison jusqu'à sa mort ? Oui.

Et après oui enfin je veux dire comme ça indiscutablement faut la peine la plus sévère. Ce que je ce que je voudrais dire, c'est que la personne qui fait ça, vous dites pas tout à fait la même chose, attends mais je termine juste et je vous répondrai. Mais la personne qui fait ça de toute manière ne se dit pas "Je peux le faire parce que ça fait ça fait que 10 ou 30 ans de prison." Vous voyez ce que je veux dire ?

Donc si on ne règle pas le problème, on le met à l'écart de la société, ce que je veux dire c'est que d'abord le problème que les Français rencontrent et le cas de Liana est là, c'est que souvent quand on va porter plainte, il ne se passe pas grand-chose, ça met beaucoup de temps. D'abord réglons ça. Monsieur Darman ça m'a choqué cet après-midi, nous a dit en gros il y a pas de problème de moyens et surtout ça transpirait, il était mal à l'aise.

Ça se voyait le fait que il n'est responsable de rien, lui tout va bien. Là je trouve qu'il y a un principe d'éthique et de responsabilité du politique qui ne me va pas parce que tout de même je rappelle que l'année prochaine, il était prévu que soit gelé 411. Mais ça veut dire quoi ?

Il aurait démissionner d'après vous ? Je crois je crois que c'est tellement grave que il fallait au moins politiquement avec dignité dire "J'ai échoué". Il aurait pu faire je crois.

Non mais il aurait été remplacé il aurait été remplacé par un autre ministre macroniste. Donc puis on a 10 mois de l'échéance présidentielle. Euh bon c'est sur le principe on sur le principe.

Non mais sur il aurait pu il aurait pu on aurait eu un autre ministre macroniste. Je dis je le dis sans démagogie mais quand l'émotion est telle dans le pays il faut quand même on est qu' un geste symbolique de quel c'est pas avec une démission de ministre encore une fois c'est démissionne tout à l'heure franchement ça va pas m'arracher une larme mais ce qu'il faut se rendre compte et moi j'étais je suis je suis heureux de vous entendre dire alors qu'on n'est pas du tout sur l'échequ politique on n'est pas du tout du même bord mais dire peut-être que la perpétuité réelle c'està-dire on rentre mais on sort plus jamais ça peut être une solution pour des crimes qui sont insoutenables parce que derrière tout ça faut bien voir qu'il n'y a une explosion de la violence. Vous repassiez un extrait, moi je l' regardé hier Alain Ber Boer en direct.

Oui, il y a une explosion de la violence et mais depuis des décennies et l'équipe gouvernement en place à sa part de responsabilité mais depuis des décennies on n' pas pris conscience du problème. Qu'a fait la magistrature ? On était dans la réinsertion mais pardon, on était pas dans la et à partir de ce moment-là, on enclenché la marche arrière.

On jamais mis autant de en prison. On entendait Alain Beruer affirmer que on freine parfois les mises en prison parce qu'il y a pas assez de place en prison par qu'il y a une inversion évidemment qui paraît assez étonnante. D'abord pour revenir 3 secondes sur le le sujet de Gérald Darmanin qui est aussi important qui est pas que politique, moi je crois pas une seule seconde qui est un seul dossier de viol qui va être qui va trouver sa résolution plus rapide au lendemain de la démission de Gérald Armanin.

Bien au contraire, on a là pour une fois un garde des saut qui est porté par la population pour prendre des décisions nouvelles et courageuses. il faut contraire le soutenir et ensuite c'est pas pour défendre particulièrement Gérald Armanin mais en l'occurrence dès qu'il a été nommé garde des saut il a dit qu'il avait deux priorités la lutte contre le narcotrafic et les violences contre les enfants. Et d'ailleurs vous en souvenez à l'époque certains si si c'est vrai et à l'époque certains ont on ris ou l'ont crie à la légèreté en faisant que c'était pas un vrai sujet de politique publique.

Donc ça me semble fondamental et je veux juste revenir sur quelque chose que disait le DGGN tout à l'heure à votre antenne. Il disait depuis 2019 les plaintes ont explosé. Attention à la mauvaise interprétation, ça ne veut pas dire nécessairement qu'il y ait davantage de violence sexuelle.

Ça veut dire que 2019 avec Édouard Philippe, il y a le grenel des violences conjugales. Les associations se mobilisent considérablement, les journalistes, les personnalités, les artistes. Et donc, il y a une parole et on va faire le chemin de la plainte.

Le problème aujourd'hui, c'est que c'est un monologue. On a dit qu'on libérait la parole, mais aujourd'hui, il y a un monologue et les victimes attendent la réponse des pouvoirs publics. Toutes les questions sont les bienvenues.

Je rappelle le QR code qui s'affiche ici, question sur la peine de mort et je rappelle toujours quand on lance ce genre de débat que Badinter lui-même disait, il nous l'avait dit hein, c'est pas un débat tabou, on a le droit. Alors lui était évidemment, il trouvait que c'était un recul terrible de civilisation de rétablir la peine de mort mais il disait c'est pas un tabou terrible. On est tout à fait libre d'en parler.

Il y a des partisans de la peine de mort, y compris dans les démocraties aux États-Unis par exemple. Rétablir la peine de mort serait-il la solution ? C'est Louis-Philippe de Marignac qui demande cela.

Euh, on est pour alors c'est plutôt là, on vient d'en parler, la perpétuité réelle, c'est-à-dire vous êtes condamné mais vous ne sortez jamais euh parce que là, pour un viol avec des circonstances aggravantes, hein, acte de barbarie, on peut avoir la perpétuité. Mais on sait très bien que alors il peut y avoir une peine incompressible jusqu'à 30 ans mais l'individu finira en fait sortira au bout d'un moment. Non, c'est pas possible là.

Mais il y a un degré d'exaspération dans la population. Moi je suis all en circonscription ce weekend mais moi j'avais jamais connu ça. Très honnêtement, j'avais jamais connu ça.

Est-ce qu'il y a le gêne sur la peine de mort ? Juste sur la peine de mort. On voit aux États-Unis, il y a même des démocrates, des gens à la gauche de leur pas.

Non, mais juste pour répondre à votre question sur les faits de société comme on dit, on est pour les référendums. Voilà. Mais la réponse que je vous fais ce soir, c'est perpétuité réelle.

Mais on ne sort jamais jamais jamais jamais jamais. Donc sans possibilité de revoir la peine. Ah bah non, si c'est une perpétuité réelle et on sort pas, c'est fini.

C'est ce qu'a tué la justice d'ailleurs hein, les les remises de peine. Moi, je vous parlais de l'intégrité physique. C'est pas possible d'avoir des remises de peine quand on s'en prend à l'intégrité physique d'une personne, d'un policier, d'un gendarme.

Enfin, c'est Liana ce soir bien évidemment, mais enfin quand on a vu les images après le match du PSG, enfin, il devrait pas quand on attaque des policiers quasiment à bout portant en toute impunité. Moi, je regardais hier les images que vous diffusiez. Enfin, c'est supporter.

Non, c'est pas supporter. C'est voyou, ces délinquants qui mais se baladent devant les policiers, les gendarmes, leur tirent avec des mortiers d'artifice mais à bout portant sans être inquiété. Bah non, non, c'est pas possible.

Donc maintenant, il faut sévir je réponds à votre question sur la peine de mort. Vous vous évoquez à juste raison les États-Unis qui est un pays qui pratique la peine de mort et qui est sans doute le plus violent où il y a le plus de crimes. Comme quoi ça ne règle rien.

Moi, après, j'assume le fait que abolir la peine de mort n'était pas l'idée que désormais, il n'y allait plus avoir de criminel dans la société. C'est une notion philosophique qui considère que la société doit punir, sanctionner, mais elle n'a pas le droit, elle doter la vie. C'est ce que je c'est ce que je pense et que je continue à défendre.

Et ça concerne évidemment les pires des salots, pardon l'expression vulgaire, hein. Donc ça, il y a pas de souci. Après, il y a un autre débat qui est celui très particulier, je vais le dire comme ça, de cette perversion sexuelle.

Je sais pas si le terme est adapté, mais deux gens dont on sait qu'ils sont dangereux, là je veux bien, mais chaque fois la peine doit être adaptée à la personne. De quoi parlons-nous ? Je veux pas rentrer dans des détails mais il va de soi que je suis pour protéger la société de gens dont il est établi par tous les experts qu'ils sont dangereux.

Mais là encore c'est pas avec des formules générales perpétuées pour qui ? Pourquoi là encore ? On voit bien que là on a un homme qui qui est face indiscutant à quelque chose de particulier.

Mais encore, je me garderai malgré toute la colère que que j'ai contre cet individu. La justice va un peu cerner le personnage et on va voir et je suis pour quand même que la justice là encore ne travaille pas complètement sous l'émotion mais sur la perpétuité totale j'insiste parce que la l'esprit des lois aujourd'hui c'est de dire normalement toute personne a droit à un réexamen tôt ou tard de mon Vous savez que aujourd'hui quand on met quelqu'un en prison qui est très dangereux quand même même il sort il est sous contrôle médical et judiciaire et il ne se promène pas dans la rue des gens je ne faisons pas croire au français qu'il y a des des ça quand même même des gens sortent Je veux dire des des grands pervers qui ont été mis en prison qui ont fait des choses horribles. Ils sont toute leur vie dans des conditions médicales de surveillance, ils ne sortent pas.

On va poursuivre les débats. Merci beaucoup et je rappelle vraiment les QR codes, toutes les questions bienvenues de toute sensibilité et beaucoup d'autres spécialistes politiques nous rejoindront sur ce plateau. À tout de suite.

Bonsoir. Rebonsoir. C'est une émission spéciale à la mesure de la tragédie qui frappe la France et la crise nationale provoquée par l'affaire Liana.

La mère de Rosa prend également la parole. On va l'entendre. Vos questions sont les bienvenues.

C'est le QR code qui va s'afficher au bas de cet écran. Questions, remarques, objection. Euh avec sur ce plateau maître Julia Courvoisier, avocat tout barre de Paris.

Merci beaucoup d'être là avec David Sena, vous êtes magistrat, avocat général près la cour d'appel de Versailles. Bonsoir et merci beaucoup à vous. Guillaume Roquet, merci à vous, directeur de la rédaction du Figarou Magazine et en direct François Xavier Bami, député européen des Républicains.

Merci d'être là. À vous aussi François Xabellami. Écoutez d'abord l'avocat de la mère de Rosa qui a repris la parole, qui a pris la parole ce soir autre victime du suspect euh accusation de viol d'autres viols contre Jérôme Barella et aussi et surtout ces 9 mois pendant lesquels l'enquête en fait n'a pas avancé sur le cas de Rosa.

Ni audition ni garde à vue de Jérôme Barella, écoutez l'avocat de la maire de Rosa. Euh mais j'aimerais aussi dénoncer une autre réalité que je vois au quotidien, celle de magistrats qui travaillent quatre fois moins que leurs collègues, celle d'enquêteurs paresseux euh des vrais fénéants euh qui euh sont aussi à l'origine de ce drame humain. Il y a des gens qui sont euh des fonctionnaires, des enquêteurs et des magistrats qui sont totalement désinvestis, partisan du moindre effort et ça aussi ça doit être dénoncé.

Ce soir, le syndicat de la magistrature a réagi très fortement en disant qu'il y a une forme de campagne contre les magistrats. Oui, je pense que c'est vrai. Mais pourquoi y a-t-il cette campagne ?

Parce que les Français on ont le sentiment et même la conviction que la justice n'est pas normalement rendue dans notre pays. Il voit ces dysfonctionnements absolument ahurissants qui ont abouti à la mort de la petite Liana. il voit euh euh une justice qui n'est pas à la hauteur des sanctions qu'attend le pays.

Et la seule réponse des juges, il y a d'ailleurs pas que le syndicat de la magistrature parce que le Conseil supérieur de la magistrature, c'est-à-dire l'organe qui supposait gérer la magistrature a sorti un communiqué aujourd'hui en disant "Arrêtez de nous critiquer. Je ne sais pas dans quel monde vivent ces gens mais je pense qu'il ne mesurent pas la réalité de la colère du pays." Il avoyé effectivement les magistrats ne veulent pas être critiqués.

Ils ont le on a le droit de critiquer la magistrature et la justice. Il y a aucune institution en France qui soit au-dessus de la critique. C'est l'état de droit, c'est aussi cela.

Après, il faut que ces critiques soient justifiées et surtout qu'après on remonte la pente. Une fois qu'on aura fait le constat qu'on n pas encore fait des responsabilités, on le fera sans concession. Une fois qu'on aura trouvé les causes et elles sont multiples, il faudrait bien qu'on remonte la pente.

Est-ce qu'il y a beaucoup de doutes pardon dans un cas précis ? Le cas de cette femme, on l'a vu à l'image qui évidemment on imagine ce qu'elle est le calvaire qu'elle a vécu. 9 mois, pendant 9 mois, elle dit "Ma fille est victime de viol." Il y a des examens médicaux, examens médicaux avec des lésions physiques extrêmement précises qui qui attestent cela et il y a pas d'audition, pas de garde à vue de la de l'accuser.

François Xavier Béami, bien sûr, comment ne pas être révolté devant la situation ? Parce que la mort de Liana, le viol de Liana, tout cela aurait pu être évité, aurait dû être évité. et le combat de la mère de Rosa pour dénoncer le viol qu'avait subi sa propre fille.

Ce combat au fond, c'était celui qui consistait à tenter non seulement de garantir que la justice soit rendue pour Rosa, mais aussi à protéger la société du risque d'autres victimes. Et aujourd'hui, c'est stupéfiant de voir en effet que des syndicats de magistrat réagissent d'une manière extrêmement corporatiste en disant que tenter d'établir les responsabilités serait déjà remettre en cause l'indépendance l'indépendance de la justice. Nous croyons tous à l'indépendance de la justice, mais l'indépendance de la justice, ça n'est pas et ça ne peut plus être l'irresponsabilité des juges.

Et le fait est qu'aujourd'hui, il y a une profession qui est chargée de rétablir d'établir les responsabilités quand des crimes ou des délits ont été commis et qui elle-même ne prend jamais de responsabilité quand il lui arrive parce que ce n'est pas tous les magistrats bien sûr, mais comment ne pas admettre qu'il y a des magistrats qui parfois ne sont pas à la hauteur de leur mission. quand il arrive qu'une mauvaise décision soit prise qui conduit à un drame comme celui-là. Vous savez, tous les Français savent que au moment où ils font une entorse à la loi, s'ils sont chefs d'entreprise, s'ils sont policiers, s'ils sont comptables, s'ils sont médecins, s'ils sont responsables politiques, ils auront à en répondre.

Il y a aucune raison que quand le droit n'est pas appliqué par ceux qui ont la charge de le mettre en œuvre, et bien cela même n'est pas à en rendre des comptes. Réaction sur ce plateau François à votre à vos fortes paroles contre une forme d'impunité de la de la justice. Maître Courvoisier.

Alors moi c'est maître Buquet. Pardon ? McBook, pardon.

Par de souci. Non, je voudrais réagir parce que c'est vrai, je trouve ça un petit peu dangereux pour l'instant qu'on qu'on accuse et qu'on jette un peu effectivement le discrédit sur les magistrats parce que on a une inspection qui est en cours des services pour savoir du coup où ça a pu disfonctionner. Aujourd'hui, on ne sait pas est-ce que effectivement il y a eu des instructions qui ont été données par le parquet et les enquêteurs n'ont pas agi assez vite.

Est-ce que des instructions n'ont pas été données ? Donc je pense que là c'est un petit peu prématuré aujourd'hui d'aller sur ce terrain là et puis au-delà de tout ça, je pense que le temps est venu surtout de l'action pour qu'on puisse ne plus avoir de dossiers comme celui-ci parce que hélas ce que dénonce la la maman de la petite Rosa à savoir un délai extrêmement haut de traitement d'une plainte de viol, malheureusement nous en avons dans dans nos cabinets, nous en avons tous les jours et c'est c'est cet élément là je pense aujourd'hui donc est-ce qu'il y a un besoin oui ou non de sanction des possibilités supplémentaires de sanction contre les magistrats. Le le l'avocat de la famille de Liana disait que il y avait des magistrats qui travaillaient pas suffisamment.

Moi, je suis allé sur le site internet du Conseil supérieur de la magistrature qui est donc une institution qui est chargée de sanctionner les juges. Et la dernière en date des décisions, elle date du 28 mai, pas vieux. Il s'agit d'un juge d'instruction.

Alors, on connaît pas son nom, hein, parce que tout ça est anonyme, parce que on se protège. Ce juge d'instruction de 2017 à 2020, il a traité trois dossiers, un dossier par an. Il y en avait 191 en attente sur son bureau.

Il a fait l'objet d'un nombre incroyable de rappels à l'ordre de sa hiérarchie. Est-ce que vous savez à quoi il a été sanctionné ? À l'abaissement d'un échelon.

Mais dans n'importe quelle organisation normale, un tel je m'en footisme. Et je ne dis pas du tout que c'est le le cas de la majorité des magistrats, je dis simplement que quand il y a une défaillance, elle doit être sanctionnée et que là, il me semble qu'elle ne l'est pas. Et c'est aussi ça la colleur des Français.

Les magistrats ne sont pas faillibles, mais quand ils font des erreurs, ils ne sont pas sanctionnés à la hauteur de ce que devrait être leur responsabilité vis-à-vis de la société. Question d'André qui fait éco à ce que vous dites dans le finistère. Quand les magistrats vont-ils arrêté de faire de la politique et pourquoi ne sont-ils jamais responsables de leurs erreurs ?

Alors, je voudrais m'inscrire en faux. On ne peut pas tenir un discours aussi global. Il y a des exemples, pourquoi pas ? 100 plus de 100 sais du CSM en en 10 ans, 115 saisignes du CSM en 10 ans, 50 51 sanctions et près de 30 % d'exclusion de la magistrature tout de même pour rétablir un peu les choses.

Le panorama est est plus complet, plus nuancé et des sanctions graves sont prononcées. L'exclusion de de la magistrature dans Est-ce que vous trouvez que dans l'exemple que je donnais, la sanction était suffisante ? Je ne connais pas.

Est-ce que vous avez le sentiment que la corporation s'est protégée elle-même ? CSM est composé majoritairement de non magistrats depuis une révision constitutionnelle que Nicolas Sarkozy a lui-même initié. Donc on ne peut pas parler de corporatisme parce que les magistrats sont minoritaires.

Les magistrats sont les seuls agents publics minoritaires dans leur instance disciplinaire. Est-ce que vous avez peur Est-ce que vous avez peur du peuple ? C'est la formule qu'utilisait Alain Beruer sur ce plateau hier en disant "Oui, la justice a peur du peuple.

Moins il y a de peuple, moins il y a du peuple souverain dans les dans les juridictions, plus ils sont contents. Les magistrats se se battent pour que les cours d'assise soient maintenu. Donc je ne pense pas qu'on puisse dire qu'ils ont peur du peuple.

Ils ont confiance dans le peuple. François Gavi précisé l'idée. Bruno Rotaillot disait il faudrait une courciplinaire de la magistrature comprenant des citoyens ordinaires.

Pourquoi ? parce qu'effectivement aujourd'hui le CSM ne euh fait pas son travail et je pense que les statistiques qu'évoqué Guillaume Rocket sont particulièrement éloquante. David Sena, vous l'évoquiez à l'instant, il y a eu bien sûr des sanctions contre des magistrats, mais ces sanctions sont en réalité très souvent liées à des comportements que des magistrats peuvent avoir qui contre aux règles normales qui seraiit celle de n'importe quel applicable à n'importe quel salarié dans une organisation.

Quand un magistrat coupable de harcèlement sexuel, quand il recourt à de la consommation de produits stupéfiants, heureusement qu'il est sanctionné. Mais il arrive il n'arrive quasiment jamais qu'un magistrat soit sanctionné parce que la manière dont il aurait exercé sa mission aurait d'une certaine manière manqué à la responsabilité nécessaire. Et le cas de la de la petite Rosa, le drame de Liana, mais c'est aussi d'une certaine manière tant de drames qui les ont précédés.

Et il suffit de citer par exemple le cas du jeune Elias. Elias qui est mort il y a quelques mois, au lendemain de cette mort, une une un rapport de l'inspection de la justice avait conclu à une série de défaillances d'une extrême gravité. Quelles ont été les conséquences ?

Qui a assumé ce résultat ? Qui en a porté la responsabilité ? Malheureusement, personne, il n'y a eu il n'y a eu aucune conséquence.

Et pourtant, et pourtant, déjà un enfant, un innocent avait payé pour un dysfonctionnement très grave de la justice qui était lié à une série de de de mauvaises décisions ou d'absence de décision, d'absence d'action, de réaction de la part de ceux qui auraient eu pour charge de faire appliquer la loi. J'aimerais vous entendre plus largement sur les chiffres qu'on va voir maintenant qui est est-ce qu'il y a un problème de de crédibilité de la justice et de la police en France ? le fait que la sécurité normale d'une démocratie ne soit pas assurée.

Regardez ces chiffres sur les non élucidations. C'est Guillaume Fard, notre spécialiste police de justice qui les produisait. On parle de police et gendarmerie au total, taux d'élucidation homicide 65 % sur une année, hein.

C'est-à-dire qu'après une année, quelle proportion de cas sont élucidées ? Violence sexuelle 55 %, c'est déjà un sur de ce qu'il y a très peu de évidemment de beaucoup de points de vue vol avec violence 16 %. En réalité, ça veut dire qu'une vieille dame qui se fait agresser dans la rue physiquement pour qu'on lui vole quelque chose, il y a que 16 % des cas en France qui sont élucidés.

Et alors cambriolage, disait Gumfard, il y a même pas d'enquête. Dans la plupart des cas, l'autorité publique dit bon, on n'enquête pas, on porte plainte que pour l'assurance. Alors même que souvent les gendarmes ou les policiers que vous allez voir disent "Ah bah oui, on sait c'est une bande qui est en ce moment qui circule." Mais le problème c'est que si jamais ils sont arrêtés, ils auront des condamnations qui seront dérisoires et donc il y a une espèce de de lassitude.

Je pense que on là on a un autre sujet à côté de de l'absence de sanction des juges, c'est l'absence de de de sévérité dans les peines. On dit qu'on donne de plus en plus de peines de prison. Oui, mais comme les prisons sont pleines, en fait, les peines ne sont pas appliquées.

Il y a une honte de ça, pardon. Est-ce qu'il y a une honte du fait que un pays normal, on suit, on enquête, on fait tout pour élucider. Or là, il y a un certain nombre de crimes et délits où on sent une sorte de lassitude.

Je dirais pas qu' il y a une attitude, pardon, et de ce que j'entends tout à l'heure, je trouve ça assez dangereux parce qu'on mélange vraiment beaucoup de choses sur la responsabilité des magistrats. Vous vous faites un mélange entre les dossiers dans lequels on a eu une décision qui a été prise et sur lequelle on va considérer que c'était une mauvaise décision, notamment quand on a un juge d'application des peines qui va libérer une personne et cetera. Donc là, on en arrive effectivement à envisager une responsabilité individuelle.

Là, à l'instanté, dans le dossier qui nous occupe aujourd'hui et qui fait qu'on est réuni, on n'a pas eu une décision judiciaire, enfin juridictionnelle en tant que telle qui a été prise et sur lequel on peut dire un magistrat a commis une erreur. Non, mais c'est c'est je suis désolé hein, je reprends la parole là-dessus parce que c'est très important. Il y a beaucoup de gens qui nous écoutent.

Je pense que c'est dangereux d'instiller le fait qu'on ne puisse plus du tout avoir confiance dans l'institution judiciaire ni dans nos autorités policières. Il y a des défaillances. C'est vrai, il y a une nécessité que indépendance ne rythme ne soit pas synonyme d'irresponsabilité mais il faut pas tout mélanger.

Le sentiment d'impunité de certaines et de certains va nous rejoindre sur ce plateau. Sarah Forestier. Je vous en prie madame, rejoignez-nous.

Merci beaucoup d'être là. Vous êtes comédienne, réalisatrice. Bonsoir Sarah Forestier.

Merci d'être là. Votre témoignage est très important à entendre sur le thème de l'impunité. De l'impunité y compris quand il y a une forme d'agression physique.

Vous l'avez vécu et vous vous en rendez compte. Oui. Alors après moi si vous voulez euh bah présence he c'est un peu spécial mais il se trouve qu'il y a tellement de défaillance que des gens de l'associative civile comme moi et ben on participe figurez-vous je participe avec la coalition des associations féministes à travailler sur cette loi intégrale parce que moi je voudrais simplement dire qu'il faut pas avoir une vision morcelée.

On peut se dire de manière très très évidente, on l'a vu tous ces derniers jours. Oui. dans l'affaire de monsieur Barella, il aurait pu être placé en détention provisoire beaucoup plus tôt.

Il y avait des lésions qui ont été constatées chez la jeune fille. Vous prenez l'affaire le Squarnec. On a un individu qui a été arrêté pour avoir regardé des images pédopornographiques.

Il ne prend que des du surcil. Il est laissé dans la nature. Il travaille avec des enfants.

Tiens, qu'est-ce qu'il fait ? Il les viole. Mais quand on sait que la plupart des hommes qui regardent des images pédopornographiques passent à l'acte, donc des défaillances, il y en a à tous les niveaux.

Je vais vous dire même dans le cas de Giselle Pélico, monsieur Péico avait été pris en train de regarder sous de filmer sous les jupes d'une femme bien longtemps avant. Son téléphone n'avait pas été inspecté. Donc il y a un vrai sujet aussi sur les actes d'enquête qui sont diligentés.

Et la loi intégrale, elle concerne tout ça. C'est-à-dire que la loi intégrale, elle a une vision qui n'est pas morcelée et je voudrais qu'on dépasse les polémiques de à qui la faute et cetera. Il y a un problème systémique et la loi intégrale, elle propose une solution globale dans la prévention, dans la sanction, dans la réparation.

Je vous prends des exemples. Pour tout ce qui est les actes d'enquête, il faut des moyens. Le la le la toute première mesure qui est demandée dans cette loi intégrale, c'est des moyens, beaucoup plus de moyens de entre 3 à 6 milliards.

Parce que quoi ? Et aussi de la formation, mais la formation de tout le monde, c'est-à-dire des magistrats, des policiers et cetera et cetera. Mais vous voyez ces actes d'enquête qui n'ont pas été faites euh euh sur les téléphones portables par exemple et ben qu'est-ce que ça fait ?

Ça fait qu'on n' pas de preuve. Ça fait que ces hommes sont laissés dans la nature et ensuite irrécidive. Et je vais même aller plus loin dans cette loi intégrale.

Est-ce que vous savez que les policiers qui ont investigué le téléphone de monsieur Pélico et qui ont vu tous les images de viol de Giselle Pélico, ils ont été traumatisés ? Il y a eu aucune assistante psychologique pour ces policiers. dans le casadre de ce que vous avez vécu, en quoi ça s'est illustré ?

Dans moi, mon expérience personnelle, alors si vous voulez euh euh les gens ont tendance et c'est ça la faille à penser qu'il y a les violences faites contre les enfants, les pédocriminels, les féminicides et puis ensuite tout cette espèce de truc un peu du monde de la culture. Qu'est-ce qui se passe dans le cinéma ? tout cinéma.

Mais en fait c'est très simple, dans cette loi intégrale, il y a tout un pan qui est qui concerne les violences qui sont faites au travail. Parce que figurez-vous que le cinéma, c'est un lieu de travail. Je sais que ça fait bizarre, mais même Patrick Bruel quand il agresse par exemple dans un festival, c'est un lieu de travail et les employeurs auraient dû beaucoup plus tôt mener des enquêtes internes et virer les agresseurs.

Vous comprenez ? C'est quelque chose de beaucoup plus global et cette loi intégrale intégègre tout. Donc au-delà des polémiques, à un moment donné, il faut voir les choses de manière systémique.

Et cette loi intégrale, c'est pour ça qu'on la pousse. Question de marque, je crois en la justice, mais comment définir les dossiers qui seront prioritaires à traiter ? On comprend bien que là, notamment dans l'affaire de la mère de Rosa, de la de cet enfant, c'est une enfant et comme vous le dites très justement, Sarah Forestier, il y avait cet examen médical qui l'attestait, c'est-à-dire les preuves étaient là noir sur blanc et d'une certaine manière, ça n'a pas été priorisé.

Guillaume Roquet. Oui. Euh, sans doute, il y a effectivement un problème d'embolie du du système judiciaire et d'ailleurs le garde des SAA a dit que il fallait revoir 70000 dossiers d'ici l'été concernant des violences sur enfant.

Je sais pas d'ailleurs comment matériellement ça va être possible. Si j'ai bien compris, ce sont les les procureurs généraux qui vont s'en occuper. Si j'ai bien compris aussi, il y en a un par par cours d'appel, c'està dire 35 en France, ça fait 2000 dossiers.

Euh je je il est certain qu'il y a un un un encombrement, mais euh les la question des moyens est un des élément effectivement, il faudrait certainement plus de magistrats, plus de greffiers, mais je pense que c'est quand même pas le seul problème parce que en l'occurrence d'après ce que l'on sait, le le le parquet d'chee qui est celui qui est concerné dans le drame de Liana n'était pas submergé par les dossiers. Est-ce qu'il faut aller plus vite dans la réaction ? Écoutez, Serge Portelli, ancien magistrat, il affirme d'ailleurs ça a provoqué beaucoup de réactions négatives mais diversité des avis.

Il affirme, point de vue de magistrat que on n' pas le droit par exemple de dire qu'en l'état Jérôme Barella est incurable. Il se révolte même du fait que Gérald Armin est déclaré. Écoutez-le.

Qu'un garde des saut ose dire pour quelqu'un qui n'est même pas encore condamné d'ailleurs, enfin bon, peu importe, qu'il est sûrement incurable. Mais je rêve, je rêve. On est en France, on est dans une démocratie, il y a des principes de droit, il y a un état de droit.

Comment est-ce que un ministre peut oser dire ça sur ce plateau ? Est-ce que vous comprenez la position de principe du magistrat qui dit attention, on peut pas si vite juger ou est-ce qu'il y a une présomption de culpabilité telle et si lourde dans un cas pareil ? Bah moi, j'aurais été j'aurais préféré qu'il ait été choqué que cet homme a été laissé dans la nature.

En fait, ça c'est choquant en fait, vous voyez ? et que des hommes qui regardent des images pédopornographiques ne prennent que du surcis et qu'on ne les mette pas sous bracelet électronique, qu'on ne les surveille pas alors qu'à côté de ça, en France, on soit capable de faire des fichiers S. Là, il y a un vrai problème.

Il y a un problème de qu'est-ce qu'on décide ? Est-ce qu'on décide que la pédocriminalité, on fait la guerre à la pédocriminalité, oui ou non ? Ensuite, on peut se dire, je veux dire, ce monsieur, il s'indigne Dieu de ça, mais la réalité, il faut aussi étudier les chiffres.

Quels sont les chiffres de récidive ? énorme. C'est énorme.

Donc la question de du soin et de est-ce que comment est-ce qu'on fait ? Il faut se la poser de toute façon. Il faut se poser la question du soin mais pas que des criminels.

C'est ce que je vous disais aussi tout à l'heure. Pensons aussi aux victimes. Comment est-ce qu'elles vont être réparées ces personnes-là ?

Parce que le fait d'être incurable et il s'est posé la question, est-ce que les victimes, on va pouvoir vraiment les soigner à un moment donné ? Est-ce que l'État met vraiment les moyens pour soigner les victimes ? Le témoignage de monsieur Portell est intéressant parce que monsieur Portelli, c'est pas n'importe quel magistrat, c'est un ancien dirigeant du syndicat de la magistrature qui est qui est un syndicat d'extrême gauche qui fait je crois 25 % aux dernières élections professionnelles.

Ça veut dire que quand vous passez de devant un tribunal, vous avez une chance sur qu ou un risque sur qu de tomber devant un juge militant. C'est un vrai sujet. Mais là, ce qui est intéressant dans son propos, c'est que il tout de suite l'idée que il faille être sévère, l'idée qu'il faille une justice implacable, l'idée que il puisse avoir des gens incurables, ça le révolte.

Et en fait c'est aussi ça le sujet. Je voudrais pas généraliser parce que c'est considère que c'est populiste. Voilà, il considère c'est la démogie popul, je voudrais dire simplement que ce sont les chiffres de l'Institut pour la justice.

En en moyenne un un les les gens qui passent devant les tribunaux sont condamnés à 20 % de de ce que prévoit au maximum le code pénal. Donc ça souligner ça c'est un point très important. Il y a le maximum d'ailleurs c'est c'est frappant parce que souvent quand délit se fait on dit il en cours ça et en réalité c'est toujours ça et en fait ça c'est parce que il y a il y a une règle en France pardon je parle sous le contrôle d'un magistrat que je ne suis pas mais qui est l'individualisation des peines. c'estàd de le le le magistrat apprécie en fonction du profil de la personne la sanction qui doit être prise mais on a quand même le sentiment à travers un nombre innombrable de de d'affaires, une quantité innombrable d'affaires que très souvent cette cette individualisation elle joue en faveur de répond à ça.

C'est vrai que c'est un point important parce que effectivement si le législateur a dit tel délit ça vaut 100 et que de manière statistique la plupart des cas ça ne vaut que 20 il se passe quelque chose. Il y a eu il y a eu des peines planchées pendant un temps qui permettaient effectivement d'avoir un socle. On pouvait y déroger mais il y avait quand même une possibilité magistrat, vous le savez bien mais parce que c'est constitutionnel.

Bah voilà, je sais donc dites pas qu'il y en a eu puisqu'elles étaient pas appliquées. Il y en a eu mais dans la mesure où c'était possible, il y a un obstacle il y a un obstacle constitutionnel c'est-à-dire que le juge peut y déroger. C'est la constitution, c'est l'état de droit.

Il faut réviser la constitution, il faut sortir de la CODH si vous voulez y arriver. Le discours politique qui est adressé au juges, c'est aussi le discours sur la surpopulation carcérale. C'est ça le discours.

N'exécutez pas les peines, ne les appliquez pas, ne remplissez pas les Qui dit ça ? Les politiques disent ça. Tous les politiques le disent vraiment.

Tous les politiques le disent. Nous recevons aussi des instructions. Régulièrement, il démante.

C'est-à-dire ce que vous venez de dire là policier, il démente. Inscription pardon instruction et vous vous souvenez tous les magistrats, tous les magistrats de ce pays vous le vous le diront. Soyez vraiment précis, pardon parce c'est un point central.

Vous dites que des politiques vous disent molo sur les parcour de on nous demande de conclure des protocoles avec l'administration pénitentiaire pour ne pas exécuter les écrous pour souscouder un certain nombre d'écout. On va regarder les regarder les ça paraî c'est très anormal dans une démocratie que ce soit les quantités de place en prison qui déterminent l'action judiciaire. C'est Darius Rogemin.

On va regarder les 70000 procédures. Peut-être regardera-t-on aussi le stock des écrous qui ne sont pas exécuté si par hasard en effet il y en a qui concerneraient des auteurs condamnés définitivement d'agression sexuelle ou de viol. Parce que la question peut-être là aussi.

Mais attendez parce que vous dites énorme pardon juste je vous laisse juste pour qu'on précise bien. Vous dites qu'il y a des gens qui peuvent être condamnés à de la prison pour des peines de violence sexuelle et qui n'en font pas de non de manière générale il y a des gens condamnés à des peines d'emprisonnement de moins d'un an voire un peu plus qui ne sont pas qui ne sont pas écroués et le pire a été en 2009 quand la loi prévoyait que toutes les peines intérieures à 2 ans n'étaient pas exécutées. Aujourd'hui, c'est moins d'un an, c'est beaucoup mieux, mais en 2009, c'était jusqu'à 2 ans.

Et pour être condamné jusqu'à 2 ans de prison, il faut avoir commis des faits extrêmement grave puisqueen effet, les juges sont laxistes. Quand ils prononcent une peine de 2 ans ou de près de 2 ans, ça veut dire que les faits sont très graves. C'est un forestier.

Non, il y a Je pense que effectivement il y a un vrai sujet qui est très important, c'est la dissuasion. C'est-à-dire que là, on voit que euh donc le ministre de l'intérieur a suggéré qui est la perpétuité et cetera, mais encore une fois, c'est des réponses qui sont morcelées. Mais c'est très important.

Attention, moi je pense que les pédocriminels euh euh récidivistes doivent prendre la perpétuité. Je trouve que c'est une très bonne chose parce qu'en réalité la dissuasion, ça fait aussi que certains ne passent pas à l'acte. Il y a tout ce rapport-là.

Mais il faudrait pas que ça devienne un espèce de débat de dire OK, certains magistrats sont gauchistes, tous ces espèces de de de de débats un peu puériles qui ne sont pas en réalité constructif. Et surtout, moi je voudrais quand même redire, c'est-à-dire que si on en arrive à se poser la question de quelle peine ils ont, mais d'abord 94 % de classement sans suite avant même de se poser ces questions-là, on voudrait surtout qu'il soit arrêté et même je vais aller plus loin. Est-ce que vous trouvez pas ça malsin dans un pays on soit là en train de se dire qu'est-ce qu'on fait quand il a déjà violé ?

Mais est-ce qu'on peut pas se poser la question collectivement pour dire comment on peut les empêcher de violer ? Est-ce que c'est normal que plein d'hommes qui regardent des images pédopornographiques soient laissés seulement avec du surcis et soient laissés en liberté, ne soit pas fiché, ne soit pas mis sur bracelet électronique ? Et je voudrais aller même plus loin, il y a seulement 100 personnes en France à LFmin, il y a seulement 100 personnes qui traquent les pédocriminels en ligne.

Dites bien ce que c'est l'IN. Donc c'est l'office qui s'occupe de tout ce qui est pédocité en ligne. Il traque les pédocriminels en ligne.

Il y en a que 100 personnes. C'est beaucoup trop peu. C'est pour ça qu'on en revient toujours à cette histoire de moyens.

Même quand vous parlez des prisons qui ne sont des peines de prison qui ne sont pas faites et cetera, on a besoin de moyens de buquet. Là où je rejoins madame Forestier, c'est que depuis tout à l'heure, on parle des peines, mais vraiment c'est ce qui est essentiel, c'est d'arriver jusqu'à la peine. Donc d'arriver jusqu'au procès. déjà l'une des propositions phare qui je pense et qui résulte aussi de la loi intégrale ou dans lequel on vient un peu piocher aujourd'hui parce que ça nous arrange bien le gouvernement en tout cas parce que ça fait déjà plus d'un an qu'elle est prête cette loi avec une approche très globale c'est d'effectivement dans des délais pour qu'on puisse avancer rapidement et qu'effectivement quand on a une convergence d'information notamment dans le cadre de de dossier qui nous occupent une convergence d'éléments qui vient dire qu'on a une personne qui est dangereuse si on avait une coopération entre les services entre les fichiers pour agir efficacement On aurait pu identifier qu'effectivement on avait une un pédo criminel dangereux qui était déjà passé à l'action et qui allait de nouveau recommencer.

Et là, on a vraiment besoin aussi d'une efficience sur le traitement de ces données criminelles.