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AutreC dans l'air (sur YouTube)· 19 octobre 2024 9 minActualité / polémiqueEnvironnement & énergieBudget & impôtsLogement

Les velléités écologistes de Michel Barnier jugées insuffisantes - Reportage #cdanslair 18.10.2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00FerméeRéponse directe

    Vous pensez que vous aurez les moyens?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Que doit faire le maire de Givors?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30A.Pannier-RunacherFait
    « Il faut un budget à la hauteur de la situation. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. »
  • 1:30A.Pannier-RunacherPromesse
    « Je vais me battre pour ça. Si je ne les ai pas, j'en tirerai mes conclusions. »
  • 2:30O.FaureFait
    « MaPrimeRénov' va chuter drastiquement et qu'on aura encore moins de moyens pour accompagner les particuliers »
  • 3:30C.NabédianChiffre
    « Ca a coûté plus de 6 milliards d'euros en 2023, les catastrophes naturelles en France, 10 milliards en 2022. »
  • 4:30A.Richaud-CrambesChiffre
    « Il faudrait 1 % du PIB en prévention. En réparation, tous les ans, on peut monter jusqu'à 10 %. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

M.Barnier a annoncé vouloir agir pour réduire "la dette écologique". Ces 1ers arbitrages interrogent à tel point qu'A.Pannier-Runacher a laissé entendre qu'elle mettrait sa démission dans la balance si son ministère n'obtenait pas assez de moyens. - Comme un avertissement, presque une menace. - A.Pannier-Runacher: Il faut un budget à la hauteur de la situation.

Ce n'est pas le cas aujourd'hui. En matière budgétaire, sur l'adaptation au changement climatique et la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, le compte n'y est pas. Il faut ouvrir les yeux.

Je veux travailler et avoir les moyens de mon action. - Vous pensez que vous aurez les moyens? - A.Pannier-Runacher: Je vais me battre pour ça.

Si je ne les ai pas, j'en tirerai mes conclusions. - Une ministre prête à démissionner. Avis de tempête dans le gouvernement de M.Barnier.

A son arrivée à Matignon, le Premier ministre a été présenté comme un pionnier à droite sur les questions écologiques. Lui, l'ancien ministre de l'Environnement sous Balladur. Au début du mois, il faisait de l'écologie une priorité dans son discours de politique générale. - M.Barnier: Mesdames et messieurs les députés, il y a une autre épée de Damoclès tout aussi redoutable: celle de la dette écologique. - Mais aujourd'hui, avec un déficit à plus de 6 % du PIB, reste-t-il de l'argent pour l'écologie?

Dans le budget débattu en commission des finances, plusieurs dispositifs voient leur enveloppe diminuée. Le fonds vert destiné à aider les collectivités locales par 400 millions d'euros. Moins 500 000 000 pour l'électrification des véhicules. 1 milliard d'euros en moins pour MaPrimeRénov'.

De quoi faire bondir l'opposition. - O.Faure: Vous avez une transition possible, mais il faut l'accompagner.

Quand vous dites vous-même que MaPrimeRénov' va chuter drastiquement et qu'on aura encore moins de moyens pour accompagner les particuliers, c'est une ineptie. Vous ne pouvez pas dire aux gens que vous les enfermez dans leur mode de chauffage tout en les faisant payer plus cher. - M.Tondelier: Quand on m'a expliqué que M.Barnier était le plus environnementaliste des Premiers ministres qu'on ait jamais vu...

La barre n'était pas très haute. "Vous devriez être contents! Il a dit le mot 'dette environnementale'." Je devrais être contente.

On va lui expliquer notre inquiétude et lui dire que les mots ne suffisent pas. - Défiance également chez les associations de défense de l'environnement. Rigueur budgétaire versus transition écologique...

M.Barnier ne devrait pas trancher, selon le Réseau Action Climat. - On n'a pas à faire un choix entre la transition écologique, la transition et la réduction des dépenses publiques.

Les 3 peuvent s'articuler. Il faut penser une fiscalité juste et bien ciblée, efficace. Les aides à l'électrification font partie des aides nécessaires.

Il y a d'autres choses à faire sur la fiscalité. Le kérosène, quand on prend l'avion, n'est pas taxé. C'est une niche de plusieurs milliards d'euros.

C'est un énorme manque à gagner. Il faudrait aller de ce côté. - La transition écologique est amputée de 2 milliards d'euros.

Les députés voteront le budget à la mi-novembre. - A.de Tarlé: Quand on voit ces images de Givors ravagé, de la Loire...

On a l'impression que les gestes qu'on nous demande de faire par rapport au climat sont dérisoires par rapport à ce qui tombe du ciel. Ca peut suffire, faire attention à l'eau... - C.Nabédian: Je ne suis pas trop dans la team petits gestes quotidiens.

Au niveau de l'impact réel, on est à hauteur de 30 % à l'échelle du citoyen. Ca permet d'être dans l'action et de démarrer des choses. C'est à 70 % à la hauteur de l'Etat, pour décarboner nos institutions, nos services publics.

C'est nécessaire que l'Etat prenne ce problème à bras-le-corps. Prévenir le risque coûtera toujours beaucoup moins cher que régler les catastrophes. - A.de Tarlé: Une zone commerciale inondée, ça veut dire qu'il faut la déménager, la réinstaller en hauteur? - C.Nabédian: Il faut repenser ces régions soumises à ce risque d'inondation.

Ca a coûté plus de 6 milliards d'euros en 2023, les catastrophes naturelles en France, 10 milliards en 2022. Si on prenait les 15 mesures les plus efficaces et urgentes, ça coûterait 2 milliards par an à l'Etat français. En plus, on pourrait étaler cette dette sur le long terme et la prévoir au lieu de devoir lâcher ces milliards d'euros dans l'année.

Il faut revoir l'aménagement du territoire. L'Etat a le devoir de protéger sa population. En plus, beaucoup de citoyens ne sont pas forcément au courant de ce risque majeur.

Parfois, on vous vend une maison en vous disant qu'il y a ce risque, mais il est minimisé, que ce soit le risque d'inondation ou de séisme. On avait une commune qui menaçait de s'effondrer à tout moment. - A.de Tarlé: Ces belles villas en première ligne sur l'océan Atlantique, qui se vendent plusieurs millions d'euros... - C.Nabédian: Aujourd'hui, ça vaut encore cher.

Dans 10 ou 15 ans, ça ne vaudra plus rien. Le système économique est fait comme ça. Si on n'aide pas toutes les parties prenantes à se transformer, et on parle de changement radical au niveau de la société, ça ne peut pas fonctionner. - A.de Tarlé: Le maire de Givors dit que la ville est construite dans une cuvette.

La rivière devait passer sous la ville. Là, elle a débordé. Que doit faire le maire de Givors?

Nettoyer en croisant les doigts pour que ça ne se reproduise pas? - A.Richaud-Crambes: Ce risque sera toujours là.

Le village est construit dans une cuvette. Il y a tout un travail de désimperméabilisation. - A.de Tarlé: Donc on débétonne la grande place centrale et on met de la terre? - A.Richaud-Crambes: Quand on débétonne, on trouve la terre dessous. - A.de Tarlé: Dans les écoles, les enfants doivent jouer sur la terre et non plus... - A.Richaud-Crambes: Même pour la canicule, c'est important.

Le changement climatique, c'est aussi des questions de canicule, d'îlots de chaleur. Le sol nu est une richesse pour lutter contre le changement climatique. Il y a aussi remettre de la nature.

Dans ces cuvettes, on a asséché des zones humides. Ce sont de vraies zones de protection, des zones tampons autour des rivières qui vont faire que ça va capter en cas de débordement. Il y a aussi l'entretien.

On a voulu contrôler la nature. On a énormément endigué ces rivières. Si ça passe dessous, c'est qu'il y a une rivière souterraine.

En fait, la nature se rappelle à nous. L'eau, c'est quelque chose de très puissant. C'est avec des catastrophes comme ça qu'on s'en rappelle.

Il va falloir peut-être réfléchir à un plan de risques. Il y a plein de mesures d'adaptation à mettre en place, en attendant. Il faudrait 1 % du PIB en prévention.

En réparation, tous les ans, on peut monter jusqu'à 10 %. C'est énorme. - A.de Tarlé: Est-ce qu'il y a des pays qui pourraient nous servir de modèle?

Les Pays-Bas sont construits sur l'eau, à un tiers. - E.Crauser-Delbourg: En dessous du niveau de la mer.

Ca fait longtemps qu'ils ont appris à vivre avec l'eau. - A.de Tarlé: Avec le risque de submersion. - E.Crauser-Delbourg: Ils ont construit des digues, des barrages.

Ils ont même laissé rentrer l'eau plutôt que de la repousser. L'eau rentre quand elle a besoin de rentrer. Sinon, c'est des terrains de foot, de basket... - A.de Tarlé: Les maisons ne sont pas inondées? - E.Crauser-Delbourg: Les infrastructures ne sont pas toutes jeunes donc ce n'est pas complètement miraculeux, mais il y a des maisons qui ont appris à flotter.

On ne peut pas demander à ceux qui ont été inondés de tout reconstruire. Les sols, c'est une source économique de richesses qui a été complètement négligée. Recouvrir un sol et l'empêcher de faire son travail, c'est-à-dire capter l'eau quand il y en a trop et la restituer quand il fait trop chaud, c'est comme jeter de l'argent par les fenêtres.

Aujourd'hui, on s'en mord les doigts. Si on avait plus de sols, pas forcément de la terre...