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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 9 octobre 2024 36 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleJustice

Les étudiants de Sciences Po ne connaissent rien au Moyen-Orient ! - Julien Odoul (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Julien Audoul, ça fonctionne bien le bourrage de crâne ?

  • 0:08OuverteRéponse directe

    À Sciences Po il n'y a pas des esprits fragiles, influençables ?

  • 1:02ComplaisanteRéponse directe

    On entendra la façon dont vous avez interpellé le ministre de l'Intérieur dans un instant.

  • 1:44OuverteRéponse directe

    Ceux qui manifestent, qui arrachent les photos des otages sont les mêmes...

  • 2:29OuverteRéponse directe

    Non, mais c'est complètement une inversion, et eux qui se drapent dans cette idée de tolérance.

  • 3:52OuverteRéponse directe

    Ce qui me choque lorsque j'entends ces étudiants, c'est de me demander si hier il était devant Sciences Po avec un drapeau israélien.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire que ces gens se foutent totalement de la réalité, ils sont dans un monde parallèle, ils ne connaissent ni l'histoire du Proche-Orient, ni les réalités locales bien évidemment. »
  • 0:34Invité politiqueFait
    « Ils se moquent de savoir que la seule démocratie de cette région du monde c'est Israël, le seul pays qui garantit le droit des minorités c'est Israël, le seul pays où on peut organiser une gay pride c'est Israël, »
  • 1:32Invité politiqueFait
    « Le seul génocide qu'il y a eu depuis un an, c'est le 7 octobre. »
  • 1:35Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire qu'on a attaqué des hommes et des femmes, des enfants, des civils parce qu'ils étaient juifs. »
  • 7:54Invité politiqueFait
    « Depuis un an, l'extrême gauche et LFI ont mis une cible dans le dos de tous les juifs de France. »
  • 8:07Invité politiqueFait
    « Après l'assistance apportée au fiché S islamiste Elias Dimzalen, qui appelait à l'intifada dans Paris, »
  • 8:16Invité politiqueFait
    « Jean-Luc Mélenchon, dans une provocation immonde, veut recouvrir les universités de France de drapeau palestinien. »
  • 8:20Invité politiquePromesse
    « Dans la lutte contre l'antisémitisme, nous ne voulons plus de mots et de discours, mais des actes. »
  • 10:42Invité politiqueFait
    « Jeune garde dont tu es issu Raphaël Arnaud. »
  • 10:50Invité politiqueFait
    « qui a agressé, dont certains membres ont agressé un jeune juif dans le métro parisien en juillet dernier, »
  • 10:59Invité politiqueFait
    « un jeune de 15 ans qui a été agressé parce que juif, »
  • 11:03Invité politiqueFait
    « qui souhaitaient mettre une balle dans la tête d'Alice Cordier, militante féministe, »
  • 19:18InvitéFait
    « Je condamne, et je veux insister ici avec la plus grande fermeté, cet acte de violence et cette atteinte aux principes de la République. »
  • 19:40InvitéFait
    « Menacer un professeur, c'est menacer la République. »
  • 19:44InvitéFait
    « Frapper un professeur, c'est frapper la République. »

Temps de parole

  • Présentateur46 %
  • Julien Odoul21 %
  • Invité12 %
  • Invité 27 %
  • Invité 35 %
  • Invité 43 %
  • Invité 52 %

2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Julien Audoul, ça fonctionne bien le bourrage de crâne ?

0:03
Julien Odoul

Oui malheureusement ça fonctionne bien et il faut le prendre très au sérieux, même si ça peut faire sourire de voir cet étudiant.

0:08
Présentateur

A priori à Sciences Po il n'y a pas des esprits fragiles, influençables, on est dans la formation des élites avec des gens assez construits.

0:14
Julien Odoul

Il faut aussi relativiser le niveau de certains étudiants de Sciences Po aujourd'hui, qui sont extrêmement perméables à ces thèses, à cette inversion victimaire. C'est-à-dire que ces gens se foutent totalement de la réalité, ils sont dans un monde parallèle, ils ne connaissent ni l'histoire du Proche-Orient, ni les réalités locales bien évidemment. Ils se moquent de savoir que la seule démocratie de cette région du monde c'est Israël, le seul pays qui garantit le droit des minorités c'est Israël, le seul pays où on peut organiser une gay pride c'est Israël, le seul pays où on peut avoir la liberté d'expression et la liberté de manifester contre son gouvernement c'est Israël.

Donc tout ça ils s'en foutent totalement. Mais là où il faut évidemment s'inquiéter c'est que derrière c'est évidemment la France Insoumise qui télégude, qui pilote, qui tient les ficelles.

1:02
Présentateur

Et on entendra la façon dont vous avez interpellé le ministre de l'Intérieur dans un instant aujourd'hui.

1:05
Julien Odoul

Et qui jette de l'huile sur le feu et qui se sert finalement de cette avant-garde étudiantine pour déstabiliser, pour pousser au chaos, pour tout simplement faire passer ces messages de haine. Donc il faut le prendre très au sérieux et il faut être impitoyable et d'une fermeté absolue pour éviter cette contagion et pour éviter cette banalisation de ces messages. Il ne faut pas parler... Encore une fois, à chaque fois qu'on parle de génocide, il faut les couper. Le seul génocide qu'il y a eu depuis un an, c'est le 7 octobre. C'est-à-dire qu'on a attaqué des hommes et des femmes, des enfants, des civils parce qu'ils étaient juifs. C'est le seul génocide qu'il y a eu.

Sinon, tout ça, c'est de la foutaise.

1:44
Présentateur

Et quand on dit, Julien Audoul, Karim Abrik, que ceux qui manifestent, qui arrachent les photos des otages sont les mêmes... D'ailleurs, je me permets de dire que ce matin, cet après-midi, pour faire le trajet de chez moi au travail, il y avait un mur d'affiches avec le petit bébé, le bébé Kvir Bibas, avec le portrait des otages qui ont tous été arrachés dans la nuit. Je referme la parenthèse pour dire que ce sont les mêmes qui arrachent les photos de Philippines, également, ces affiches de Philippines. Regardez cet après-midi, des affiches de Philippines dans la rue de Sciences Po.

Eh bien, certains en profitent pour aller, là encore, arracher les affiches et le portrait de cette jeune fille, où je rappelle qu'il y a une phrase factuelle de se tuer par un migrant sous OQTF. Voilà ce que ne supportent pas de lire ces étudiants. Ils cochent toutes les cases, Karim Abrik.

2:29
Invité

Non, mais c'est complètement une inversion, et eux qui se drapent dans cette idée de tolérance. On voit à quel point, finalement, c'est l'intolérance même, quand vous faites ce type d'action, quand vous en venez même à ne même plus voir, que vous profanez, finalement, une forme d'hommage à une victime, à une jeune fille qui est innocente, dans ce cas-ci, pour les affiches, et pour revenir sur ces manifestations. Bon, vous le savez, moi, je suis attachée à la liberté d'expression. Le problème, c'est que...

2:57
Présentateur

Mais chacun l'a, bien sûr.

2:58
Invité

Oui, oui, mais c'est ça le problème. Le problème, c'est que ces deux poids, deux mesures, on est ici sous une forme de tentative de terreur intellectuelle, de confiscation du débat aussi, parce qu'il n'y a pas que les étudiants, par exemple, juifs, qui se sentent menacés sur des campus. C'est-à-dire qu'il n'y a pas la possibilité d'autres expressions aussi sur les campus. Donc, on confisque tout.

3:19
Présentateur

Ça s'appelle la pensée unique.

3:21
Invité

Oui, c'est une petite minorité, mais elle agit sur les esprits, elle agit sur les confrères. C'est ce que vous voyez notamment, bon, dans les campus américains et ailleurs. Il y a cette confiscation et il y a cette récupération aussi de certains groupes politiques, notamment à l'extrême-gauche, sous le couvert de l'antiracisme, de l'anticolonialisme, tout ce que vous voulez. Et bien, il y a comme une inversion, en fait, où le bourreau devient la victime, la victime le bourreau.

3:49
Présentateur

Raphaël, un commentaire sur ces images. Oui, moi, ce qui me choque lorsque j'entends ces étudiants, et plus particulièrement celui qui a été interrogé par CNews, c'est de me demander si hier, il était également devant Sciences Po avec un drapeau israélien pour commémorer... Vous avez la réponse. ... du 7 octobre. Parce que si on veut être absolument honnête et juste, bien sûr qu'on peut aussi éprouver de la compassion pour les populations civiles de Gaza.

Mais si on n'a pas en souvenir et si on est incapable de faire la mémoire de la tragédie qu'ont vécu les Israéliens hier, alors on n'est que dans la posture, on n'est que dans un combat politique qui fleurbont, effectivement, l'antisémitisme, l'antisionisme. Tout ce que vous voulez, mais qui est très loin des bons sentiments humains dont ces étudiants se prévalent et se drapent pour finalement faire avancer leur cause. Caroline, je vous donne la parole tout de suite.

Et je voudrais juste qu'on entendre l'ambassadeur d'Israël en France, qui était l'invité exceptionnel de Punchline tout à l'heure, Joshua Zarqa, qui était sur ce plateau et qui a un commentaire, une analyse assez intéressante et surtout tellement vraie. C'est qu'il n'y a pas une cause plus instrumentalisée politiquement sur cette planète que la cause palestinienne. Écoutez-le.

5:04
Invité

– Franchement, les Palestiniens sont le peuple qui ont été le plus et qui sont toujours le plus instrumentalisés du monde. Ils sont instrumentalisés par les Iraniens, ils sont instrumentalisés par le Hezbollah, par le Hamas, pour qui le peuple palestinien vraiment ne compte pas. Et ils sont aussi instrumentalisés malheureusement par des dirigeants politiques occidentaux qui utilisent la cause palestinienne, en soi-disant, comme auparavant a été l'utilisé Tchèque Guevara.

5:41
Présentateur

– Pour la France, il y a une deuxième date après le 7 octobre qui est de nous interpeller, Caroline. C'est le 8 octobre. C'est le 8 octobre où on a vu une partie du visage de la France, qui est celui de l'antisémitisme, d'un nouvel antisémitisme qui a cautionné ce carnage.

5:55
Invité

– Beaucoup l'ont vu à ce moment-là, mais les Français juifs, laïcs ou religieux, le savaient depuis des années. En fait, le 7 octobre a servi de déclencheur. Il y a l'indignation, l'humanité à géométrie variable. Ces militants…

6:07
Présentateur

– Ça a désinhibé beaucoup quand même.

6:08
Invité

– Oui, la parole s'est banalisée. C'est-à-dire que ce qu'on entend de la part de l'extrême-gauche, avec Alephi toujours en tête, est terrible. Moi, je ne comprends pas qu'il n'y ait pas plus d'action judiciaire contre ces personnes. Comme le dit si bien Gilles-William-Golnaden, le peuple le plus génocidé et génocidaire désormais. Alors effectivement, je te rejoins. Bien sûr que c'est normal d'avoir de la peine pour les civils palestiniens également. Mais rappelons les exactions, rappelons les viols, les démembrements, les personnes de tout âge brûlées vifs. Il y avait des personnes âgées, des bébés, des personnes en situation de handicap, tous les otages.

Et en fait, cette inversion des valeurs dont nous parlons depuis longtemps, évidemment aussi sur CNews, est terrifiante parce que cette haine distillée qui, certes, est liée à une minorité agissante, rugissante, est de plus en plus vulgarisée, banalisée par certains politiques et certaines personnes au quotidien. C'est-à-dire que vous ne pouvez plus dire en France que vous êtes juif sans prendre de risque, mondialement également. Et moi, je dis à toutes ces personnes qui sont incultes, qui sont ignardes, de regarder le film que vous avez diffusé hier sur votre antenne et qui est simplement factuel. Ça n'est pas un prisme, ça n'est pas idéologique.

7:20
Présentateur

Le film qui retracait la tuerie à travers le prisme du festival Supernova qui a vu se dérouler un carnage à l'aube. Julien Audoul, vous avez fait l'actualité d'une certaine façon aujourd'hui également, puisque vous étiez pendant les questions au gouvernement à l'Assemblée aujourd'hui. Vous avez interpellé le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, sur ces questions d'antisémitisme, sur cette corde dangereuse que tirent la France insoumise et l'extrême gauche depuis un moment. On va écouter cet échange que vous avez eu, la question que vous avez posée au ministre de l'Intérieur, d'ailleurs qui a répondu sans vraiment répondre.

7:54
Julien Odoul

Depuis un an, l'extrême gauche et LFI ont mis une cible dans le dos de tous les juifs de France. Après le soutien manifesté au chef du Hamas, après l'assistance apportée au fiché S islamiste Elias Dimzalen, qui appelait à l'intifada dans Paris, Jean-Luc Mélenchon, dans une provocation immonde, veut recouvrir les universités de France de drapeau palestinien. Dans la lutte contre l'antisémitisme, nous ne voulons plus de mots et de discours, mais des actes.

8:26
Invité

Oui, il faut le reconnaître, il y a eu, pour l'antisémitisme, une mutation. L'antisémitisme traditionnel historique de l'ultra-droite est toujours présent. Mais cette mutation a consisté à ajouter à cette dimension historique, une dimension nouvelle, propagée par l'islam politique, non meleau, propagée aussi par une idéologie qui avance sous le couvert de l'antisionisme.

9:00
Présentateur

Alors on a coupé juste avant, mais vous demandiez au ministre de l'Intérieur les dissolutions d'Urgence Palestine et de la Jeune Garde, des groupes de militants d'extrême-gauche, en tout cas pour le deuxième, et il a complètement bouteillé en touche, il ne vous a pas répondu le ministre de l'Intérieur. Vous, ce que vous dites, c'est que ce cancer-là, le cancer de l'antisémitisme, il est présent dans le pays depuis qu'une formation politique a pour clientélisme l'islamo-gauchisme. C'est un peu votre propos.

9:25
Julien Odoul

Ce n'est pas mon propos, c'est en fait la réalité. Ce que vivent l'immense majorité de nos compatriotes de confession juive, c'est ce qu'on voit particulièrement depuis le 7 octobre, avec des discours de haine, avec des provocations régulières à dessein, parce que l'objectif, il est très clair pour Jean-Luc Mélenchon et sa clique, c'est de faire son beurre électoral de tout ça. Ils ont bien compris que l'antisémitisme avait prise dans certains territoires, dans certains quartiers. Il faut voir en fait comment Sébastien Deslogu a été accueilli en rockstar, en héros avec son drapeau palestinien, quand il a été sanctionné par l'Assemblée nationale. Donc tout ça a un objectif très clair.

Et moi, ce que je reproche au gouvernement passé et ce que je crains reprocher à ce gouvernement-là, c'est le blabla, c'est les discours, c'est les hommages, mais il n'y a aucune décision. Moi, je lui ai posé une question très simple à laquelle il n'a pas répondu, M. Retailleau. On a eu des discours de fermeté. De sa part, on aurait dit effectivement que c'était le Rassemblement national qui parlait. Là, il faut passer des mots aux actes et très clairement sur deux groupuscules qui sont connus, référencés, dont on demande la dissolution depuis très longtemps. – Jeune garde dont tu es issu Raphaël Arnaud.

– Exactement, un groupuscule ultra-violent qui évidemment est très connu des services, qui a agressé, dont certains membres ont agressé un jeune juif dans le métro parisien en juillet dernier, un jeune de 15 ans qui a été agressé parce que juif, qui, je le rappelle, a Raphaël Arnaud et d'autres qui souhaitaient mettre une balle dans la tête d'Alice Cordier, militante féministe, où il y a eu bon nombre de cas de violence. Ça part, Urgence Palestine également, qui est un groupe islamiste, clairement, enfin qui est antisémite. Pourquoi, enfin j'espère qu'à un moment donné, ce gouvernement, comme l'ont pas fait le gouvernement précédent et M.

Darmana qui était d'une impuissance et d'une lâcheté à ce niveau-là, pourquoi ces groupuscules qui font de la haine du juif leur fonds de commerce, pourquoi ils ne sont pas interdits ?

11:30
Présentateur

En attendant de voir les actes, comme vous l'avez dit, à l'extrême-gauche, ils ont tellement bien compris, là encore, pour reprendre vos mots, la portée électoraliste de leurs actes et de leurs mots, qu'ils montrent le curseur à chaque fois un petit peu plus loin. Illustration ces derniers jours, avec lors de la manifestation samedi pro-Palestine, l'assistant parlementaire d'Arcelia Soudet. Encore un assistant parlementaire. Oui, vous ne l'avez pas entendu celui-là ? C'est Richie, Richie comment déjà ? Je ne sais plus. Richie Thibault, qui est l'un des assistants d'Arcelia Soudet, qui, en toute impunité, en toute tranquillité, appellent une nouvelle fois l'intifada en plein Paris.

12:04
Invité

Alors, les amis, le combat, il se passe aussi, et il se passe aussi ici, en France. Pourquoi ? Parce que la France, c'est la France et les puissances occidentales qui alimentent le monstre sanguinaire que constitue aujourd'hui Israël. Parce qu'Israël seul ne pourrait pas faire ce génocide et ne pourrait pas mener ses guerres. Israël, même ce génocide, grâce à la complicité des gouvernements aussi.

13:32
Présentateur

C'est un élément de langage sans même les comprendre vraiment lui-même. Il mélange tout, c'est un gloubi-boulga anticolonial. Mais je vous ai dit souvent sur ce plateau, et vous m'avez souvent contredit, je sais que vous n'aimez pas ça. J'aime pas les attaques personnelles et les injures. Ça n'est pas personnel, pardon, mais je vais le redire, même si vous n'aimez pas. Une partie des membres de la France insoumise, et on le voit là avec ses différents attaques parlementaires. Je trouve que c'est trop simple pour résumer la situation. Ils sont intellectuellement limités. Je crois que ça s'applique parfaitement quand même à cette personne.

Excusez-moi, il ne brille pas par son analyse politique et géopolitique. Après, ce n'est pas le haut du panier de la France insoumise non plus. Ce n'est pas le couteau le plus aiguisé du tiroir. N'est-ce pas ? Ça, nous sommes bien d'accord. N'est-ce pas ? Mais le premier qui sera jugé, ça ne sera pas le président de la République, pardon, ça sera lui. Parce que voyez-vous... Alors les propos tenus par ce monsieur auraient été signalés, je le dis au conditionnel, parce qu'on n'a pas vérifié. Alors c'est vérifié, ils ont été signalés. On verra si la fermeté affichée par le gouvernement condamne ce monsieur.

Pour l'instant, parmi ceux qui alimentent l'antisémitisme, parmi ceux qui veulent semer le chaos dans le pays en appelant à l'indimfada, il y a deux assistants parlementaires. L'un est assistant parlementaire de Rima Hassan, l'autre est assistant parlementaire d'Erciliya Soudé qui va visiter les islamistes en prison. Ça recrute bien. Qui souhaite ne pas expulser les complices de terroristes islamistes dans le pays. Eh bien, ils seront, eux, jugés parce qu'ils font l'objet de l'article 40 et compte tenu de ce qu'ils ont dit, il faut quand même espérer que tout cela se finisse devant un tribunal. Ça serait la moindre des choses. Karimor.

Plus 192 % d'actes antisémites depuis un an, je le rappelle.

15:04
Invité

Ben voilà. C'est-à-dire, on est encore dans cette stratégie de mettre de l'huile sur le feu. C'est la stratégie de bordélisation. C'est la stratégie, justement, où on veut exciter un peu les passions. Depuis un an, on peut dire que le monde a changé parce que depuis un an, en fait, on a plongé, on a créé, en fait, il y a cette importation du conflit. Mais c'est quoi? Je pense qu'il y a quand même certains partis politiques, on n'a pas les nommés, qui profitent de ce moment-là pour essayer, justement, d'enfoncer encore plus dans ces brèches, dans ces fractures de la société, créer, en fait, si vous voulez, une division. C'est eux, nous. C'est très, très binaire.

Ça crée un climat de violence aussi. Vous avez parlé de cette montée d'antisémitisme, mais pas que. Donc, on est dans cette stratégie d'huile sur le feu et il y a des répercussions un petit peu partout. Donc, moi, si j'entendais, justement, si c'était vraiment une stratégie pour la paix, peu importe, vous dites, il y a cette cause, par exemple, palestinienne, il y a la cause des civils, de se dire que...

16:01
Présentateur

Ah, mais la cause palestinienne, elle est très loible et chacun devrait la porter également. Il n'y a pas de sujet là-dessus.

16:08
Invité

Exactement. Et de dire, on se préoccupe des civils, on se préoccupe de la situation, bon, au Proche-Orient, c'est une chose, mais de dire, en fait, on fait abstraction de tout ça. On crée, on prend une situation, disons, un conflit qui crée ces tensions-là et on embarque dedans et on veut. Et quand vous parlez d'intifada, on s'entend que c'est un terme qui n'est pas neutre et on joue toujours...

16:29
Présentateur

Ah, non, c'est un appel au soulèvement.

16:30
Invité

Bien, c'est ça, mais on joue toujours sur la fameuse limite. Donc, ça sera effectivement au procureur de délimiter, en fait, dans les cadres de la loi, qu'est-ce que ça veut dire dans ce contexte.

16:40
Présentateur

Raphaël, un dernier mot et puis on va parler d'un autre sujet également important aujourd'hui. Oui, Karima a parlé de stratégie et c'est précisément parce que c'est une stratégie que les jugements un peu à leur porte-pièce ou moraux sur l'intelligence ou non de ceux qui profèrent ce genre de discours, finalement, n'a pas lieu d'être. Ce qui compte, c'est de mesurer, ou en tout cas, ce qui importe, c'est de mesurer l'efficacité de ce discours.

Malheureusement, on voit qu'il trouve un écho dans la société et si cette stratégie est mise à l'œuvre et quels que soient ceux qui se prêtent à ce petit jeu et quels que soient leurs diplômes et la violence et le caractère insupportable de ces discours, c'est qu'il a une efficacité. C'est en termes d'efficacité qu'il faut juger le mouvement qui est en train d'essayer de propulser Jean-Luc Mélenchon et ses camarades. La laïcité à la française continue de vaciller dans ce pays à Tourcoing. Précisément, une enseignante a été rouée de coups hier par une lycéenne de l'établissement pour lui avoir demandé de retirer son voile, son voile islamique, dans la cour de récréation.

Les faits se sont déroulés à l'intérieur de l'établissement. Marie-Victoire Dudonné est sur place et nous en dit plus.

17:51
Invité

La garde à vue de l'élève accusée d'avoir agressé une enseignante de Tourcoing a été prolongée. L'élève de 18 ans avait été interpellé hier soir à son domicile après l'ouverture de l'enquête. À la sortie des cours, l'enseignante lui avait demandé de retirer son voile. D'après le rectorat, la jeune fille avait invectivé l'enseignante tout en poursuivant son chemin vers la sortie. Elle l'avait ensuite violemment agressée et violemment insultée. Coups, gifles, menaces et bousculades pour soutenir leurs collègues. Les enseignants du lycée ont eux demandé à exercer leur droit de retrait. Le lycée est donc fermé jusqu'à nouvel ordre. De son côté, la ministre de l'Éducation a réagi.

Elle a affirmé notamment que menacer un prof, c'est menacer. La République, elle demande des sanctions disciplinaires fermes.

18:36
Présentateur

Et désormais, le député du secteur, c'est Gérald Darmanin, député du Nord, qui a interpellé la ministre de l'Éducation nationale tout à l'heure.

18:47
Invité

Cette enseignante m'a dit qu'elle avait changé son métier d'infirmière pour transmettre et devenir enseignante. Elle m'a aussi dit qu'elle est allée en bac professionnel parce que c'est là où elle avait le plus à apporter aux enfants de la République. Et aujourd'hui, alors qu'elle est en arrêt de travail, qu'elle a été molestée, que personne n'ait intervenu pour la défendre à part les policiers, aujourd'hui, elle a besoin de vous, madame la ministre. Elle a besoin du gouvernement de la République. Elle a besoin de nous tous pour affirmer que la laïcité qu'elle enseigne à ses élèves, parce qu'elle a le courage de dire non, c'est notre meilleur investissement pour l'avenir.

Je condamne, et je veux insister ici avec la plus grande fermeté, cet acte de violence et cette atteinte aux principes de la République. Il s'agit d'un acte qui défie notre école laïque, d'un acte qui défie la République. Je n'accepterai jamais que l'on porte atteinte à l'intégrité physique d'un professeur, que l'on porte atteinte à nos lois et à nos valeurs. Menacer un professeur, c'est menacer la République. Frapper un professeur, c'est frapper la République.

19:51
Présentateur

On avait ce débat en plateau, alors sur la forme, et on ira tout de suite sur le fond dans un instant, mais moi je trouve que ça sonne faux, ça sonne faux ce que dit la ministre Johanne, parce qu'elle n'arrive même pas à sortir de ses fiches pour répondre à une question qui est très simple en fait. Même si elle rate un ou deux éléments de langage, elle doit montrer qu'elle a du cœur, qu'elle répond avec son âme, qu'elle répond avec ses tripes, et qu'elle arrête de faire des mouvements sur ses têtes en disant qu'elle ne tolérera pas l'intolérable, et que ça ne passera, je ne sais plus quel est le terme qu'ils disent tout le temps, même un ne tremblera pas, des choses comme ça, voilà.

Moi je trouve ça insupportable, mais bon, c'est de la forme et ce n'est peut-être pas le plus important, Johanne. Si ça sonne faux, ça n'est pas une question de forme, c'est une question de fond. Aussi. Parce que d'abord, elle se trompe, elle en fait un combat pour la laïcité, il ne faut pas se battre pour la laïcité, il faut se battre contre l'islamisme. J'aurais aimé qu'elle présente davantage les choses de cette manière-là, parce que le problème auquel nous sommes confrontés et auquel a été confrontée cette enseignante, il porte un nom, c'est l'islamisme, c'est l'antrisme islamiste. Ça, ça n'a pas été prononcé, me semble-t-il, il ne s'agit pas d'une question de laïcité, encore une fois.

Et Mme Jeuneté dit, je ne céderai pas, je ne reculerai pas, je ferai respecter la laïcité, etc. Mais pardon, elle est nommée depuis quelques jours à peine et elle a déjà reculé en réalité. Est-ce qu'il y a eu hier dans les établissements scolaires un hommage aux victimes du 7 octobre ? Est-ce qu'il y a eu hier dans les établissements scolaires, un temps de parole pour parler de la montée de l'antisémitisme en France ? Non, il n'y a pas eu d'hommage. Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas eu d'hommage ? Parce que nous savons très bien qu'une partie des élèves plus ou moins proches de l'islamisme aurait grandement perturbé cet hommage.

Elle a accepté cela, elle n'a pas voulu d'hommage, elle n'a pas fait pression pour qu'il y en ait, elle a voulu éviter les problèmes, elle a déjà reculé. Julien Audoul, dans une semaine, on va commémorer le quatrième anniversaire de l'assassinat de Samuel Paty. Les professeurs de nos collèges et lycées sont toujours des cibles. Question, qu'est-ce qui a changé en quatre ans pour les profs ?

21:47
Julien Odoul

Rien du tout. Ce qui a changé, c'est les noms qui aujourd'hui professent la lâcheté. Le personnel politique a changé, le gouvernement a changé. Il y avait, on nous avait présenté un avant et un après Samuel Paty, il n'y a pas eu d'après.

22:04
Présentateur

Comme il n'y aura pas d'avant et d'après Philippine.

22:06
Julien Odoul

Voilà, et comme il n'y a pas eu d'avant et d'après Dominique Bernard. Non. C'est toujours la même lâcheté. Effectivement, ce combat, c'est un combat de fond. C'est un combat global contre une idéologie qui nous fait la guerre à tous les niveaux et à laquelle on refuse de déclarer la guerre. C'est l'islamisme. C'est l'islamisme qui porte atteinte à ce que nous sommes, à nos valeurs, à nos libertés, à nos droits, à la manière dont on conçoit la société, les rapports entre les hommes et les femmes. C'est l'islamisme. On refuse de mener ce combat. Et effectivement, les professeurs de la République sont en première ligne parce que l'école est une cible. Depuis tout temps, l'école est une cible.

Ils veulent l'abrogation ou en tout cas, ils veulent que la loi de 2004 disparaisse. Ils le savent. Ils le savent. Et les professeurs, aujourd'hui, sont souvent lâchés par leur administration ou lâchés par...

22:55
Présentateur

Pour parler de cette loi de 2004, quand on voit la proportion de jeunes musulmans qui estiment que la loi de 2004, justement, va à leur rencontre, on a raté quelque chose aussi. Il y a un miroir dans lequel il faut se regarder aussi, peut-être.

23:08
Julien Odoul

Le problème, c'est qu'on a fait énormément de communication. Il faut se rappeler de l'interdiction de la baïa de Gabriel Attal, qui était le seul moment de gloire de Gabriel Attal où il est monté dans les sondages parce qu'il reprenait une proposition du Rassemblement National. C'était effectivement très bien de le faire, sauf que ce n'était pas suffisant. Nous, on a demandé à Gabriel Attal d'aller plus loin, d'interdire les signes religieux ostensibles dans toutes les activités scolaires. Parce qu'il y a une hypocrisie totale. Vous êtes en sortie scolaire, vous avez des voiles islamiques. Vous êtes en activité périscolaire, vous avez des voiles islamiques.

Et quand vous rentrez dans l'incente scolaire, vous dites à l'élève, non, il faut retirer son voile. Il faut que ce soit cohérent, il faut qu'il y ait une fermeté. Cette élève, elle a des parents. Elle a des parents qui, normalement, devraient connaître la loi. Elle a des parents qui devraient, normalement, lui inculter une éducation. Et je pense qu'il faut aussi s'en prendre aux parents.

23:57
Présentateur

Il y a des jeunes qui se marginalisent également de l'éducation. Qu'ils ont par les réseaux sociaux. Ce n'est pas forcément la faute des parents. Je n'en sais rien, je ne connais pas sa famille en l'occurrence. Peut-être que c'est les parents qui l'obligent à porter le voile. Peut-être aussi. De retour sur le plateau de 100% politique avec Yohann Usa et Karim Abrik, Julien Audoul, Caroline Pilastre et Raphaël Stainville. On a commencé à évoquer cette histoire il y a un instant. Ça s'est passé hier. Une enseignante qui a été frappée au lycée Sévigné de Tourcoing après avoir demandé à une élève de retirer son voile dans la cour de l'établissement.

Les enseignants du lycée ont exercé leur droit de retrait aujourd'hui. Ce matin, les cours ont été suspendus pour la journée dans cet établissement qui compte tout de même 1 400 élèves. Tout a commencé par une altercation hier entre l'élève et l'enseignante au sein du lycée. Après avoir constaté que l'élève portait le voile au sein de l'établissement en contradiction avec les règles de la laïcité, l'enseignante lui a demandé de le retirer. L'élève a invectivé l'enseignante tout en poursuivant son chemin vers la sortie. Elle a alors violemment agressé la professeure.

D'après les informations recueillies, pardonnez-moi, la professeure a reçu une gifle et des coups de pied à la grille de l'établissement. Cet élève au micro de CNews nous raconte ce à quoi il a assisté.

25:06
Invité

Ce qui se passe, c'est que les élèves, ils sont avec l'élève en question. Je pense que la professeure, elle n'avait pas eu le choix de la gifler en retour. J'ai envie de vous dire que demain, on se prend deux, trois coups de pied devant un tas d'élèves. C'est rabaissant, c'est humiliant. Donc pour moi, la personne qui est en cause, c'est l'élève. La France, elle a donné la loi. Cette loi, il faut la suivre. Maintenant, s'ils ne veulent pas tirer leur voile, s'ils veulent montrer des signes religieux, ils peuvent, mais le faire ailleurs. Ou dans le règlement du lycée, par exemple, ils autorisent. Là, il n'est pas autorisé.

Je pense que les profs, ils en ont marre de le répéter, parce que ce n'est pas la première fille à qui ils répètent ça. Et au bout d'un moment, c'est frustrant, personne ne t'écoute. Donc pour moi, non, elle a bien fait de dire ça, la professeure.

26:02
Présentateur

Alors, il y a une pointe d'espoir quand on entend un lycéen parler comme ça, parce qu'on se dit qu'il en reste quand même des jeunes avec un peu de bon sens dans ce pays. Et cette prof, Raphaël Stainville, a eu le courage, le courage de faire appliquer la loi au sein de son établissement, au mépris de son intégrité physique. Et c'est bien ça qui est un grand problème. Non, mais vous avez raison de le souligner. Mais en fait, c'est-à-dire qu'on a tendance à ne voir le problème que par un bout de la lorgnette. C'est-à-dire qu'on a l'impression qu'il y a un problème du côté des élèves, mais aussi un problème du côté des professeurs.

C'est-à-dire qu'il y a un certain nombre de professeurs, soit par l'acheter, soit parce qu'ils adhèrent à l'idée qu'il faudrait pouvoir abroger. Ils ont le droit d'avoir peur. Non, ils ont le droit, bien sûr, mais ce n'est pas normal en soi, dans une France, dans une France. Ah oui, ça, on est d'accord. Mais il y a un certain nombre de professeurs, il suffit de lire le livre de Yanis Roder qui explique qu'un certain nombre de syndicats et de professeurs dans les établissements militent ouvertement pour l'abrogation de la loi de 2004 sur les signes distinctifs et religieux.

Il y a aussi ça, c'est-à-dire qu'il y a d'un côté une offensive musulmane, islamiste, conduite par les frères musulmans, qui instrumentalise une partie de la jeunesse, et de l'autre côté, il y a soit par l'acheter, soit par... Enfin, il y a mille raisons, mais en tout cas un certain nombre de professeurs qui, aujourd'hui, préfèrent se taire, renoncer de faire appliquer les règlements intérieurs plutôt que de lutter contre ces coups de bottoir de l'islamisme. Et c'est en cela qu'il faut pouvoir saluer le courage de cette professeure. Grande lucidité de la part de ce lycéen, je voudrais qu'on entendre ce deuxième extra, écoutez-le.

27:39
Invité

Il y a une enseignante qui a demandé à une fille de tirer son voile, et cette fille-là, elle a mal pris, et voilà ce qui s'est passé, c'est qu'à l'heure d'aujourd'hui, on est tous là, dans la haine, parce que cette fille a sali beaucoup de gens, et elle n'avait qu'à répondre oui quand l'enseignante lui a demandé de retirer son voile. Nous sommes en France, c'est un pays pour tout le monde, il n'y a pas de problème, on est tous mis en France, donc quand un enseignant demande de retirer quoi que ce soit, que ce soit ta veste, ton voile, peu importe, on n'a qu'à répondre oui.

Tous les profs sont là, ils aiment bien tous les élèves, il n'y a pas de soucis, et j'ai même envie d'aller plus loin, de base, les profs ne sont pas là pour nous aimer, donc ils nous renseignent. Donc nous, au lieu de leur remercier d'une certaine façon, voilà ce qui se passe à l'heure d'aujourd'hui, et moi je donne toute ma force à cette professeure.

28:34
Présentateur

– Julien Odoul, c'est des gens comme ça qu'il faut au gouvernement ? – Il est remarquable, ce jeune.

28:41
Julien Odoul

– Il est remarquable, il a un discours extrêmement lucide, il y a deux notions que je retiens, la première c'est nous sommes en France, oui nous sommes en France, avec une culture, une civilisation, des règles, un mode de vie, la laïcité. Et ensuite c'est l'autorité du professeur, qu'on a totalement oublié, un principe essentiel, donc le professeur…

29:00
Présentateur

– Ils ne sont pas là pour nous aimer.

29:01
Julien Odoul

– Voilà, ils ne sont pas là pour nous aimer, effectivement, et quand ils nous disent quelque chose, on obéit, comme on ne refuse pas d'obtempérer quand on a un policier, un gendarme, un représentant de l'autorité publique, très clairement, c'est un principe qui est effectivement bafoué, saccagé, piétiné par la gauche, par l'extrême gauche, qui considère que l'autorité est le mal absolu, et qu'il faut abattre ce principe, alors que c'est finalement une valeur fondamentale.

Et moi je salue véritablement ce discours qui fait beaucoup de bien, et qui balaye un peu l'idée de se dire que cette jeunesse, finalement, ne veut pas d'or, ne veut pas d'autorité, ne respecte rien, veut l'introduction de signes religieux à l'école. Non, ce n'est pas toute la jeunesse, c'est une petite partie de la jeunesse.

29:46
Présentateur

– Je voudrais qu'on entende juste ce dernier extrait, et on conclura les commentaires. d'Otman Nassrouz, secrétaire d'État, c'est tellement long son intitulé que je l'oublie à chaque fois, chargé de la citoyenneté et de la lutte contre les discriminations, qui parle des jeunes de plus en plus radicalisés et s'en inquiète. – Il y a une préoccupation aujourd'hui sur la radicalisation, depuis longtemps, la radicalisation des mineurs, de plus en plus jeunes. Ce qui est préoccupant, c'est que cette proportion a beaucoup augmenté ces toutes dernières années, d'ailleurs, y compris à la faveur du contexte géopolitique du moment.

Mon inquiétude, c'est chez les jeunes générations, j'ai le sentiment qu'aujourd'hui, cette laïcité n'est pas forcément comprise, en tout cas chez un certain nombre, évidemment pas chez tous. Et cette bataille-là, nous avons peut-être cru qu'elle était gagnée, nous avons peut-être cru que c'était un acquis, nous avons peut-être cru que la laïcité, il suffisait de la mentionner une fois pour qu'elle soit comprise et adoptée par tous. Eh bien aujourd'hui, nous sommes dans une situation, je le dis clairement, dans laquelle nous devons réaffirmer toutes ces valeurs-là, les défendent, en refaire la pédagogie et être intransigeants, je peux le redire, sur leur application.

Je n'avais jamais entendu ce discours de la part d'un politique, c'est vraiment exceptionnel ce qu'il dit, M. Nassrou. C'est nouveau surtout, c'est nouveau. Non mais, Hothman Nassrou... Non mais je ne fais pas de procès à Hothman Nassrou qui vient d'arriver et qui a plein de bonne volonté. Je ne voulais pas lui tomber dessus comme ça, mais c'est vrai que c'est des discours qui sont... Et sont lui une chance. Oui, oui, oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Vous avez raison, Johan. Vous voulez dire un mot sur ce jeune ? Avec le gouvernement. Oui, je voulais dire un mot sur ce jeune.

Non mais d'abord, c'est vrai que la laïcité est perçue par une partie de la jeunesse et des jeunes musulmans de ce pays comme étant quelque chose... Qui va leur en contre. ...d'islamophobe. Parce qu'ils ont été... Comment dirais-je ? Un peu leur pensée a été contaminée par les frères musulmans, notamment, qui œuvrent bien à faire penser que toutes les lois concernant la laïcité dans ce pays ont été votées parce que la France serait un pays islamophobe et qu'ils sont bien aidés en cela par la France insoumise, qui valident absolument cette thèse.

Néanmoins, pour revenir sur ce que disait ce jeune garçon, effectivement, tout à fait sensé et qui m'a l'air intellectuellement bien construit, lui, voyez-vous... Ah ben voilà ! Mais quand même, on ne peut pas s'empêcher de remarquer qu'il témoigne à visage caché. Eh oui ! Parce qu'il est mineur. Parce qu'il est mineur d'abord. Il faut l'autorisation des parents pour faire... Il est majeur, lui ? Il est majeur, il a plus de 18 ans. Vous en êtes sûr ? Absolument. Ah d'accord. Bon ben je dis une bêtise. Il était majeur et s'il témoigne à visage caché, c'est peut-être qu'il n'assume pas ses propos.

Et s'il ne les assume pas, c'est parce qu'il sait peut-être que ça n'est pas ce que pensent la majorité des élèves, ça n'est pas ce que pensent probablement les lycéens qui sont en cours avec lui dans ce lycée-là. Donc ça doit nous interroger aussi. Si on n'est pas capable d'assumer ce genre de discours, qui pourtant devrait être d'une banalité affligeante, enfin dire... C'est qu'il est un petit peu en marge du reste de ces... Il faut respecter la loi en France, il faut respecter les professeurs, respecter la laïcité. Si vous voulez, c'est d'un banal a priori. Eh bien non, pourtant, il semble que ça ne soit pas le cas. L'inversion des valeurs. Caroline, vous vouliez dire un mot, vous aussi.

32:53
Invité

Oui, rapidement, pour beaucoup de ces jeunes, en l'occurrence pour cette jeune fille, je pense que la laïcité est une entrave pour elle. Et au sein de sa famille, qui peut-être ou non est communautarisée, le fait d'avoir agi comme ça est sans doute un rôle d'héroïne. En fait, elle a agi pas par provocation, mais tout simplement pour passer sa religion avant les valeurs de la République. Et c'est là où il y a un problème et c'est là où ça pêche pour moi. C'est que beaucoup se disent, mais la laïcité à la française, qu'est-ce que c'est ?

C'est contre notre religion, c'est être contre ce qu'on représente et ce à quoi on croit et ce qu'on est fondamentalement par rapport au multiculturalisme des anglo-saxons, par exemple. Et donc, c'est ça, en fait, où est la problématique. C'est que cette jeune fille, dans un prosélytisme pour nous, mais sans doute que pour elle, ça n'est pas de la provocation. Elle peut simplement vivre sa religion comme elle l'entend et elle pense que c'est une contrainte et qu'en fait, on veut lui imposer une manière de voir les choses qui n'est absolument pas la sienne. Oui, mais c'est parce que je vous dirais, c'est une sorte de tempête parfaite aujourd'hui. On est maintenant à 2024.

34:00
Présentateur

Quand on voit qu'en Iran, il y a des femmes qui se battent pour l'enlever. C'est tout l'inverse.

34:03
Invité

Mais la tempête parfaite, c'est quoi ?

34:05
Présentateur

C'est quand même un décalage incroyable.

34:06
Invité

Vous avez des offensives, toujours en fait, contre la laïcité, des offensives qui viennent de discours parlantrisme religieux, des discours islamistes. Vous avez parlé des frères musulmans. Il y a beaucoup d'offensives, donc, contre la laïcité. Et de l'autre côté, il y a cette espèce d'accouplement avec des idéologies en lien notamment avec le multiculturalisme, avec le wokisme, où il y a une inversion et il y a une reculpabilisation des Occidentaux qui veulent justement, qui en font un principe. Et on va leur dire aujourd'hui, vous voyez, c'est une forme d'intolérance. Donc, comme je dis, finalement, ces contestations viennent...

34:46
Présentateur

Sauf qu'on est arrivé dans un système qui marche complètement sur la tête, où on est en train de tolérer l'intolérable depuis des années. Le monde est à l'envers, en fait.

34:54
Invité

Vous avez parlé tout à l'heure de M. Nassrou. Le secrétariat d'État s'appelle maintenant le secrétariat d'État chargé de la citoyenneté. Chargé de la lutte à la discrimination. Contre la discrimination. Il n'y a pas le mot laïcité. Non. Il y a le mot discrimination. Pour certaines revendications minoritaires, le fait de ne pas pouvoir mettre des signes ostensibles, c'est une forme de discrimination. Donc, bientôt, c'est là qu'on voit que les droits se retournent finalement contre le pays, contre ses principes fondamentaux.

35:22
Présentateur

Dernier mot, Julien Haddoul. On est sur un combat de longue haleine.

35:25
Julien Odoul

Et juste un petit rappel. Et franchement, il y a de quoi être pessimiste. Juste un petit rappel utile pour M. Darmanin. On peut se prénommer Othman et devenir ministre.

35:33
Présentateur

C'est vrai aussi. C'est un débat qui a quelques semaines. Mais en effet, Othman Nassrou est la preuve que le prénom n'est pas forcément une frontière, une barrière pour un poste au gouvernement. Vous dites ?

35:44
Invité

Et heureusement, j'ai envie de vous dire. Parce que pour le coup, ça serait de la discrimination et de la stigmatisation.

35:47
Présentateur

Heureusement. Après, il y a une réalité sur la discrimination dans ce pays. On ne va pas refaire le débat parce que là, vous ouvrez une porte qui pourrait nous emmener loin. Mais je pense que c'est plus facile de s'appeler Louis pour trouver un appartement que de s'appeler Abdelkader. Je vous le dis franchement, Julien Haddoul. On vous dira aussi que vaut mieux s'appeler Abdelkader dans certaines situations.

Les étudiants de Sciences Po ne connaissent rien au Moyen-Orient ! - Julien Odoul (CNEWS) — Julien Odoul · Pourquijevote