Trump et l’Iran, accord UE-Inde, Ali Akbar… : Le Club | 28 minutes | ARTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonsoir et bienvenue. Très heureux de vous retrouver pour ce nouveau numéro du club de 20 minutes. Vous connaissez la maison, elle est bien fréquentée avec ce soir encore une sélection de journalistes, géographes, essayées et dessinatrices qui vont éclairer l'actualité de la semaine.
Au menu de ce soir, un nouveau traité commercial d'une ampleur inédite conclu entre l'Inde et l'Union européenne. Cet accord fâche les Américains. Une façon pour l'Union européenne de contrecarrer la guerre commerciale déclenchée par Trump à coup de droit de douane ?
On en débattra puis nous redécouvrirons l'avar de Molière avec notre invité de la semaine le metteur en scène Clément Poiré qui réinvente ce chefdœuvre en version participative et radine. Et en fin d'émission, nous retrouverons l'histoire de la semaine de Frédéric Pomier. Ce soir, il nous racontera l'incroyable destin du dernier vendeur de journaux à la criée de Paris.
Voilà donc le programme du club de 28 minutes. C'est parti. [musique] Bonsoir Julia Vanelst.
Bonsoir Renault. Julia. Ravi de vous retrouver.
Ça alors et Valérie Brochard. Oui, je suis venu un vendredi. Oui oui, vous faites vous faites des c'est toujours un plaisir de vous accueillir.
Vous êtes chez vous Valérie bien sûr. Et vous aussi bien sûr, voici nos clubistes de ce soir. Bienvenue à vous.
Bonsoir Okaya Dialo. Bonsoir, ravi de vous accueillir. Vous êtes, je le rappelle, journaliste, réalisatrice et éditorialiste pour The Guardian et vous venez de publier chez Plom dictionnaire amoureux du féminisme.
Bienvenue à vos côtés Sylvie Brunel. Bonsoir Sylvie. Bonjour.
Ravi de vous retrouver. Vous êtes géographe et écrivaine. Et vous publiez, je le précise tous les mois des nouvelles de la Camargue dans une lettre qui s'intitule lettre de nos camelles.
Oui. Rappelez-nous la camelle, c'est la camelle, c'est la dune de sel. C'est le seul relief de Camarg.
Bienvenue à vous Sylvie et à vos côtés Philippe Manè. Bonsoir Philippe. Bonsoir.
Ravi de vous accueillir essayis président cfondateur de Vice Solis communication. Et votre livre, votre dernier livre en date, c'est le pangolin et l'ISF. Comment le monde d'après nous rend tous fous et au pupitre qui qui est là ?
C'est Coco. Bonjour Renault. Bonjour Coco.
Ça va Coco ? Oui et vous ? Ravi de vous retrouver bien sûr Coco dessinatrice à Charlie Hebdo et Libération.
Et j'annonce que votre BD à succès dessiner encore est adapté pour la première fois au théâtre Le Pic aux Abesses à Paris. Ça commence demain et c'est une adaptation qui est signée Hélène de J et Salomé Viller. Tout de suite Valérie, la première actualité de la semaine, c'est l'Assemblée nationale qui vote l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.
Et oui Renault, une proposition de loi qui pourrait entrer en vigueur dès la rentrée scolaire de septembre prochain. La députée qui porte le texte en est convaincu. Il faut aller vite malgré les limites et les contournements possibles.
J'entends certains parmi vous d'ailleurs qui nous disent qu'instaurer une limite d'âge se serait renoncé à réguler. Au contraire, cela revient à reconnaître lucidement que les réseaux sociaux, tels qu'ils existent aujourd'hui ne protègent pas leurs utilisateurs. La régulation des contenus, la conception d'algorithmes moins addictifs, tout cela reste indispensable et je n'y vois pas d'incompatibilité.
Sans doute, certains adolescents de moins de 15 ans réussiront à contourner les systèmes de vérification d'âge. Mais est-ce une raison pour renoncer ? Alors Philippe, Manè, le gouvernement prétend protéger les cerveaux. de aux enfants.
Est-ce que ce texte répond à cet enjeu ? Oui, enfin en tout cas, je pense que l'intention est bonne. C'est très sérieusement.
À la limite, même s'il y avait sur les réseaux sociaux que des bonnes choses, c'est même pas la peine de rentrer dans le détail de ce qu'on y trouve. Je pense qu'il est plutôt bon pour le pays et bon pour les intéressés, qu'il ne passe pas la journée à scroller plutôt que de faire autre chose. On a 24 heures disponibles dans une journée, il faut un petit peu de temps pour dormir, pour vaquer ses occupations.
Si les de ou 3 heures qui restent, on les passe sur les écrans, bah par définition, on ne lit pas et on fait pas d'autres choses qui seraient plus utiles. Donc moi, je suis plutôt en général, vous me connaissez assez hostiles à des réglementations. Celle-ci me semble nécessaire.
Je pense même qu'elle arrive tardivement. Alors Rokaya Dialo, l'Australie applique depuis plus d'un mois maintenant une interdiction d'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans et 4,7 millions de comptes ont été fermés. Est-ce que c'est faisable en France ?
Est-ce que c'est applicable ? Alors, c'est sans doute applicable, mais ce qui est vrai, c'est que ça pose quand même un certain nombre de questions parce que on voit effectivement les réseaux sociaux sous leur versant négatif, le côté addictif, le fait que ça expose les enfants aussi à de possibles approches de personnes pédocriminelles. Mais ce qu'on oublie c'est que pour des enfants qui sont atypiques, c'est aussi un moyen de se connecter à des réalités qui sont pas nécessairement présentes dans leur famille.
Ce que je rappelle quand même, c'est que si on s'inquiète de la sécurité des enfants, le premier danger qui est auquel sont exposés les enfants se situe dans leur enceinte familiale. Et quand des enfants sont par exemple cuir, se pose des questions sur leur devenir, le fait de pouvoir se renseigner sur les réseaux sociaux ou de se connecter avec d'autres enfants qui leur ressemblent, c'est important. Et moi, ce qui me préoccupe aussi, c'est qu'en Australie, on ferme les en fonction de l'apparence physique des enfants.
C'est-à-dire qu' il y a des enfants qui d'ailleurs les ont détourné en se maquillant beaucoup, en levant les sourcils pour avoir les petites rites sur le front. Ce que ça dit aussi, c'est que ça va nous ficher. Ça veut dire que bah oui, potentiellement, on va devoir communiquer des données sur nos âges, sur nos sur nos facièes pour vérifier que nous sommes bien des adultes.
Alors, ceux qui voilà justement sur l'application et sur la mise en œuvre, certains par exemple Éric Zemour ou un certain nombre de responsables insoumis disent qu'il y a un risque que nos données personnelles puisqu'il faudra montrer que nous avons plus de 15 ans et bien soit en quelque sorte détourné, utilisé. Est-ce que vous Est-ce qu'il y a un risque de dérive liberticide avec ce texte ? En fait, il y a forcément un risque d'affichage et on se rend compte que plus l'État fait appel à du numérique, plus il nous emprisonne dans une traçabilité qui demain pourrait poser problème.
En même temps, ces ados, ils ont besoin à la fois d'être informés et c'est ce que dit Rokaya, mais ils ont besoin aussi de ne pas être enfermés. Et aujourd'hui, on sait très bien qu'avec cet effet spiral, cet effet silo, il se retrouve dans des comportements terriblement à risque. Des des comportements qui peuvent les mener dans des issues dramatiques.
Par exemple, aujourd'hui, l'accès au site pornographique est interdit au moins de 18 ans. Il y a des dispositifs mais ça fonctionne. Ça fonctionne globalement.
Ça fonctionne. Ouais, ça fonctionne. Demander à ceux qui vendent des sites pornographiques, il trouvent que c'est une réelle contrariété parce qu'effectivement, on peut pas aller sur les sites comme on pouvait y aller avant.
Moi, je pense que toutes ces questions de d'interdiction avec les meilleures intentions du monde, on peut les critiquer parce qu'effectivement, c'est toujours marginalement liberticide et il y a toujours des risques. Mais toute liberté, toute politique publique, c'est un arbitrage entre des avantages et des inconvénients. Moi, je pense que l'enjeu est tellement important de ne pas voir tous nos enfants ne rien faire d'autre qu' de sur leurs écrans que évidemment, il faut prendre toutes les précautions nécessaires.
Mais cet enjeu justifie qu'on s'en préoccupe même s'il y a effectivement un certain nombre de risques. compte au risque de fichage si vous voulez quand vous regardez aujourd'hui à quel point vous êtes fiché par les acteurs du numérique l'idée l'idée qu'on soit non mais l'idée l'idée qu'on puisse essayer de faire que justement des très jeunes gens qui sont encore plus exposés que les autres évitent de tomber dans les mains des grands acteurs du numérique ça justifie à mon avis qu'on prenne un petit risque et on peut j'imagine encadrer ça de manière assez soigneuse. Mais il y a pas de pénalité sur la alors là on parle des risques de dérive.
Il y a aussi la question des contrôles avec cette question et qui va vérifier que les plateformes contrôlent bien l'identité l'identité de ces jeunes ? C'est la prérogative de la Commission européenne. Est-ce qu'elle peut vraiment assurément voilà mettre en place ses contrôles et à qui on confie en fait ces données ?
La capacité de vérifier, de collecter les données personnelles qui confirment que oui ou non on est adulte. Mais dès que vous achetez quelque chose sur internet, vous donz des bien sûr mais c'est pas la peine de multiplier en fait les possibilités de fichier et de collecter davantage de données sur nos âges, sur la forme de notre visage. Peut-être qu'il faudra présenter une pièce d'identité officielle et la et la communiquer.
Et puis après, c'est vrai que moi, j'ai toujours du mal avec l'idée que les enfants sont juste passifs devant l'écran. Il y a des enfants qui créent des contenus pédagogiques, il y a des enfants qui se documentent, ça leur fait développer aussi des compétences en langue et en élocation. Alors 15 ans, c'est quand même on est on est déjà très adulte à 15 ans.
Justement, c'est ce que on va voir avec le diagnostic de du docteur Coco, n'est-ce pas Coco ? Docteur Coco, les experts en tout cas parlent sur la santé mentale. Si le cerveau de votre ados a l'air d'un châon écrabouillé, c'est qu'il regarde trop TikTok visiblement.
Et un deuxième dessin et un deuxième dessin. Et ben, les dangers sont partout. Comment vérifier l'âge 14 15 16 ans ?
Monsieur Morandini propose ses services. Merci Coco. Valérie, on va enchaîner avec votre duel de la semaine.
Ce duel, il est explosif et il pourrait bien nous annoncer une nouvelle guerre. Oui, Renault l'attention est à son paroxisme entre Terran et Washington. C'est pour ça vous reconnaîtrez donc à gauche Donald Trump, le président des États-Unis et à droite et bien c'est Tabaschi le ministre iranien des affaires étrangères qui déclarait il y a 2 jours à peine que l'armée de son pays était prête.
Je cite "Le doigt sur la gâchette à reposter à toute attaque américaine." Une riposte rapide et écrasante à Ranchéri le général Amir Atami à la télévision iranienne. Des réponses directement adressées à Donald Trump qui menace de plus en plus ostensiblement.
Le président américain exige de la République islamique qu'elle renonce à l'arme nucléaire et promet de frapper l'Iran encore plus durement qu'en juin 2025. Si Terran ne s'assoit pas à la table de négociation, un avertissement qu'il a formulé lors d'un rassemblement mardi dernier dans laa et pour passer des paroles aux actes. Depuis mercredi, une flotte militaire s'est installée dans les eaux du Moyen-Orient. 10 bâtiments de guerre sont positionnés vers l'Iran dont le porte-avion Lincoln qui contient entre autres des destroyés des missile Tomaw et un souvenir douloureux pour la région c'est ce porte-avion qui avait été utilisé par George Bouche Perombarder Bagdad en août 1990.
Comme pour mettre une légende sur ces images Donald Trump publiait en même temps sur son réseau social que le temps était compté. le soir avec fermé sauf que l'Iran menace aussi de bloquer le dormouse où passe près de 20% du pétrole mondial chacun ses leviers mais jusqu'où il y a quelques heures devant la presse Trump insistait nous sommes fort nous sommes puissants militairement j'espère ne pas devoir utiliser cette force. Réponse immédiate d'un porte-parole militaire iranien.
L'Iran frappera instantanément les bases et porte-avion américain en cas d'attaque. Alors l'ONU appelle au dialogue pour éviter, je cite, une crise aux conséquences dévastatrices. Mais Rokaya Dialo, est-ce qu'il est pas déjà trop tard ?
Les bombes vont pleuvoir d'un instant à l'autre sur l'Iran où malgré ces éclats bélicistes, les deux puissances maintiennent des canaux diplomatiques comme en ce moment même où les discussions sont en cours en Turquie avec où se trouve d'ailleurs Abasarachi disposé à reprendre les négociations. Alors ce dont il faut se rappeler, c'est que c'est pas la première fois que ce mois-ci même que que Donald Trump menace de de frapper en Iran. Il a d'ailleurs lour ce qu'on oublie c'est qu'il y a quand même des mobilisations très importantes du public, que les populations sont massacrées, que ce qui ce qui a incité au départ au mois de ce mois-ci Donald Trump à dire qu'il allait frapper l'Iran encourageant les manifestants à protester de plus belle.
Il ne l'a pas fait. Les manifestants continuent à se faire massacrer. Il faut rappeler que c'est le pays qui exécute le plus grand nombre de personnes derrière la Chine, 1500 morts l'année dernière et que finalement Donald Trump il il y a des effets d'annonce.
Je suis pas convaincu que ce soit suivi des faits. Aujourd'hui, la question qui se pose, c'est vraiment la question de la préservation des droits humains des personnes qui se mobilisent aujourd'hui. Le discours de Donald Trump a glissé de leur préservation vers le fait de protéger les intérêts américains et de détruire l'armement nucléaire iranien.
Donc, on n'est plus du tout sur le même registre et c'est aussi ça qui peut nous interroger. Sylvie Brunel, une répression sanglante probablement des dizaines de milliers de morts en Iran tué par le régime des mola et c'est vrai que Donald Trump avait encouragé en fait les manifestants en disant les États-Unis vont intervenir puis il ils ne l'ont pas fait. Oui, il y a quelque chose de surprenant, c'est que c'était il y a 15 jours qu'il aurait fallu intervenir.
Là, on arrive après coup. La situation en Iran est en apparence calme parce qu'en fait tout le monde revit dans la terreur après les dizaines de milliers de morts. Euh la question qu'on peut se poser et on sait aussi que l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis ne sont pas du tout favorables à une intervention américaine parce qu'ils disent "On est capable de se défendre et on n' pas besoin des États-Unis".
La question que je me pose, c'est si tout ça ne procède pas plus que du contrôle du nucléaire, d'un contrôle des mers. Que veut faire les États-Unis ? Les États-Unis veulent priver la Chine de ses approvisionnements en pétrole.
Ils ont attaqué le Venezuela. Donc ils ils poursuivent les navires fantômes partout. La si le flotant Oui.
Si le D3 d'Ormous est bloqué, il faut pas oublier que la Chine euh s'approvisionne massivement par ce lieu. Euh je me demande si le vrai but de Trump qui n'oublions pas que les États-Unis sont le premier producteur de pétrole mondial n'est pas en réalité le contrôle des mers. Deux dessins de coco, menace, avertissement, escalade.
Ces deux-là n'en font vraiment qu'à leur tête. Voilà. Deuxème dessin toujours l'espoir quand même on y croit les mots là bientôt renversés merci coco.
C'était hier à la une de Harret le quotidien israélien. Ce titre nos vies peuvent reprendre au lendemain des funérailles nationales du dernier otage de Gaza Hanveli dont le corps a été récupéré en début de semaine. Des milliers de personnes lui ont rendu hommage.
Alors est-ce que la phase 2 du plan Trump pour Gaza peut désormais débuter ? C'est-à-dire Philippe Manère ? Est-ce que le Hamas va transférer complètement la gouvernance de la bande de Gaza comme il s est engagé ?
Et est-ce que l'armée israélienne va elle se retirer comme elle est supposé le faire selon ce selon ce plan ? Je ne suis pas devin. Ce qui est certain que tant que les derniers corps n'étaient pas restitués, rien ne pouvait se passer parce que les Israéliens avaient non pas seulement un prétexte mais une véritable excuse pour ne pas le faire.
Il y avait un plan qui devait se dérouler avant. Maintenant, tout le monde est évidemment au pied du mur. J'ai un vrai doute moi sur le fait que ceux qui tiennent Gaza et qui en tient grand profit personnel lâche l'affaire uniquement pour tenir la feuille de route qui a été dessinée.
Quand vous vivez d'exaction les armes à la main, votre intérêt n'est certainement pas de les lâcher. Et on voit que ça fait maintenant 20 ou 25 ans qu'on a l'espoir d'une transition et et de quelque chose qui soit un peu plus ressemblant à une démocratie à Gaza que ce qu'on connaît depuis et que ces espoirs sont toujours déçus. Et là, il y a eu énormément de terroristes présentés comme des représentants du peuple qui ont été tués mais il y en a presque autant qui restent.
Donc l'idée que on puisse espérer quelque chose de ces gens-là, moi je enfin j'y crois modérément. En même temps, il y a la menace, c'est toujours la même chose. C'estàd s'ils ne font rien, ils risquent de leur arriver des grosses bricoles.
Et puis symétriquement, l'armée israélienne pour répondre à votre question jusqu'au bout n'a aucune raison de se retirer tant qu'il y a pas des choses qui se passent dans le sens que j'indique dans la bande de Gaza. Je crois qu'il y a énormément d'incertitude sur le sur le sujet. Sachant que le fond faut quand même pas l'oublier, c'est que Netaniaou est tenu par des minorités voilà à la CN7 qui sont extrêmement actives et qui sont très exigentes sur le sujet.
Est-ce que R Dialo, tant que les deux partis en question sont en présence, d'un côté Benjamin Etagou et son gouvernement et de l'autre côté le Hamas qui continue de de de fait de tenir le pouvoir à Gaza. Est-ce que la situation peut peut avancer ? On a appris aujourd'hui quand même la réouverture annoncée en tout cas du point de passage de Rafa.
Est-ce que ça ça pourrait contribuer à améliorer à améliorer la situation humanitaire en particulier ? Bah c'est une première étape mais la situation humanitaire, elle reste quand même catastrophique hein. Les familles ne sont pas éradiquées.
Ce qui me semble quand même absent de ce dialogue, c'est la condition euh des Gazaouis et le fait que c'est une population qui a été traumatisée par des agressions absolument brutales, par des morts de civil un un nombre jamais vu auparavant et que finalement leur condition elle a l'air elle a l'air davantage soumise à des projets qui bénéficieraient en particulier aux Américains avec toujours cette idée d'exploiter le retraite de du Hamas, ça pourrait bénéficier aussi aux populations civiles justement de Gaz bien bien entendu. Mais ce que je veux dire, c'est que on peut pas on peut pas en fait on peut pas soumettre la sécurité d'une population à une une décision politique d'un gouvernement. C'està-dire que les gazoui ils ne doivent pas être exposés à ce qui reste un cesser le feu extrêmement fragile et qui est toujours ponctué d'agression militaire qui continue à heurter la population.
C'est Runel. Alors moi j'ai l'impression que la population gazaoui a été plus au tage du Hamas que victime d'Israël même si évidemment ce serait horrible. Oui, bien sûr.
Et ça serait horrible de le nier. Mais il faut se souvenir que le massas est omniprésent qui veulent que leur 40000 fonctionnaires et leurs 10000 membres des forces armées intègrent le nouveau conseil national d'administration de la bande de Gaza. Donc en fait tant que cette question du Hamas qui est reliée aussi à l'Iran Autiste, au bola, c'est vraiment une nébuleuse.
Tant que ça ça n'a pas été réglé, il y aura jamais la présence. Un peu l'assurance vie politique de Benjamin Daniou. Non, la présence Diamas parce qu'ils ont pas intérêt, ça c'est c'était le cas avant.
Je pense que maintenant tout le monde a compris qu'on pouvait pas continuer comme ça et que même Netaniaou qui a eu le tort de s'appuyer sur le Hamas ne le fera plus. Ce qu'il faut savoir aussi pour aller dans le sens de ce que disait c'est que le Has c'est pas les amis du genre humain du point de vue de la vie politique interne. C'est qu'on sait qu'il y a des exécutions sommères de toute opposition qui se manifeste un dessin un dessin de coco Gaza Netaniaou et et Trump ont déjà leur projet pour l'après désarmer le Hamas pour le Gazab au détriment des Palestiniens.
Alors Valérie, l'autre actualité de la semaine c'est un nouvel accord commercial historique conclu par l'Union européenne. Oui. signé avec l'un de cet accord de libre échange vise à réduire ou supprimer une grande partie des droits de douane entre les deux économies marquant la fin de 20 ans de négociation entre donc les deux pays et créant une zone d'échange potentiel de près de 2 milliards de personnes.
Philippe Manière, les retombées économiques pourraient être dantesque pour l'Union européenne ? Est-ce que c'est une bonne nouvelle ? Oui, c'est une bonne nouvelle.
Dantesque, je ne sais pas. Et puis vous savez, on est vraiment tout au tout début la différence de l'accord Mercosour. On arriva vraiment à la fin à la signature.
Là, il y a encore tout un tas d'étapes à franchir. Cela dit, ce qui est vrai, c'est qu'on on le voit bien, le commerce devient difficile avec les États-Unis. Les Chinois durcissent évidemment lève leon durcissent les conditions de l'échange.
Et donc évidemment pour les pays de l'Union européenne, c'est très bon d'avoir de nouveau débouché. Les droits de douanes sur certains produits avec l'Inde sont extrêmement élevés, certains jusqu'à 150 175 %. Euh le phasage euh d'une baisse des droits de douane fait que oui, à terme, on aura plus de possibilités d'échanger.
Ce qui rend un peu optimiste aussi, c'est qu'une grande partie de l'agriculture euh a été euh enlevé de cet exactement. J'allais j'allais venir avec vous Sylvie Brunel. D'accord.
Écarte soigneusement hein tout ce qui concerne les produits agricoles. Pas de pas de riz, pas de riz, pas de sucre, pas de de viande bovine. C'est très bon pour nous, notamment pour nos vins et nos spiritueux.
Alors moi je trouve que c'est l'accord le plus stupide que j'ai jamais vu. Ah pourquoi ? Parce que l'Angleterre a tué au 19e siècle l'industrie indienne en lui vendant tout un ensemble de choses qui ont ruiné les artisans.
Aujourd'hui, l'Inde va ruiner l'Europe, va désindustrialiser l'Europe. Le salaire en Inde est 18 fois inférieur au salaire en Europe. Et on peut dire que la mère de tous les accords, elle va consister à faire rentrer le tigre indien et l'ours russe dans la bergerie européenne avec quel produit par exemple les Indiens peuvent-ils ruiner tout ce qui concerne les services, tout ce qui concerne l'industrie, tout ce qui concerne l'Inde, c'est la 4e puissance mondiale, elle a des capacités de production colossale. veut réindustrialiser l'Europe, on est en train de se créer les conditions de notre destruction et je pense qu'il y aura tout un ensemble de système pour détourner les accords censés contrôler les dérives et que nous sommes en train pour des raisons géopolitiques légitimes de passer par le marché et le marché pour l'Europe, c'est exactement l'inverse de ce que veut faire aujourd'hui l'Europe.
En plus, les normes sociales et environnementales ne sont pas du tout intégrées dans cet accord. Pour moi, c'est une catastrophe pas convaincu, ça c'est clair. Ah non, mais pas du tout.
C'est un accord en tout cas avec l'Inde, hein qui intervient en pleine guerre commerciale avec les États-Unis. Vous l'évoquer Rokaya Dialo. Est-ce que finalement c'est pas l'objectif, c'est pas justement de contrecarrer les Américains.
Est-ce que c'est pas un accord anti-américain ? C'est évidemment lié au contexte politique qui rend fragile effectivement notre notre indépendance économique. Donc l'idée c'est effectivement de faire des économies en passant par l'arme et en étant pas victime des décisions de de Donald Trump.
Après ça pose des questions, les Américains nous reprochent de patiser avec l'Inde qui se s'approvisionne en pétrole russe. Donc ça nous met aussi quand même en en inconformité par rapport à un certain nombre de principes. Et puis Nar Dramodi, il faut rappeler que c'est quand même un un dictateur très autoritaire et très très violent sur une grande partie de sa population.
Justement, vous y faisiez allusion au Dialo, cet accord, il ne mécontente pas que Sylvie Brunel, [rires] il mécontente aussi les Américains. Exactement. et en particulier le secrétaire au trésor américain qui n'a pas de mots assez dur pour qualifier disqualifier plutôt cette entente et dénoncer l'hypocrisie européenne.
Philippe manè, est-ce qu'il a raison ? On a fait passer nos nos intérêts économiques avant la paix. Il a complètement tort.
D'abord parce que on parlait de la dimension géopolitique de cette annonce. C'est totalement de second ordre. Vous l'avez dit vous-même.
Ça fait 20 ans qu'on négociait ce truclà. Donc ça arrive maintenant. On a peut-être un peu accéléré pour embêter les Américains, mais c'est complètement marginal ça.
Ça aurait fini par accoucher. Heureusement, une négociation de 20 ans finit par accoucher. Donc ça n'a pas été fait dans la minute pour réagir aux Américains.
Deuxème mois, le pétrole, il y a des tas de choses qui se passent qui sont pas terribles entre la Russie et l'Inde du point de vue du contournement de l'embarg sur le pétrole. C'est un fait. Mais ça arrivait avant et ça arrivera après, ni plus ni moins puisque ça échappe complètement à ce qui est légal.
Par définition, c'est c'est illégal. Donc il y a aucun impact et évidemment c'est une mise en scène des Américains comme ils savent si bien le faire malheureusement avec cette administration. Je dis pas les États-Unis en général mais là c'est le cas.
Et euh opposer euh la paix en Ukraine à laquelle ils prennent une part malheureusement assez marginale euh à l'intérêt des Européens comme si les Européensaient passeraient ça devant, c'est vraiment euh n'importe quoi. Non, vraiment c'est pas sérieux. Euh et les accords de libre échange, bien sûr, il faut les encadrer, il faut tenir compte de différences de conditions sociales et cetera, mais c'est toujours bénéfique aux population.
Alors moi je ne pense pas. Je pense qu'il y a des tout un tas de secteurs fragiles qu'il faut contraire protéger. Je pense que l'Inde, c'est la nouvelle Chine qu'elle est dans une croissance très forte, qu'elle a besoin de s'ouvrir un marché de 500 millions d'Européens comme la Chine l'a fait.
Aussi un marché pour les produits européens. Ça on s'ouvre à leur ces de marchés. Oui, en fait, ils sont tellement plus forts que nous que on va vendre quelques produits et on va se faire atomiser sur tous les autres.
Et je pense en plus que l'ours russe est allié au tigre indien et ça, il faut jamais l'oublier. Deux dessins de coco. Alors moi, c'est j'ai pas mis un ours russe, j'ai mis un éléphant voilà qui transporte maudit.
Merci avec Trump pas content derrière. Et puis il y en a quand même un qui est très heureux de tout ça, l'un de partenaire géostratégique commercial. Force sûr les rafales quand même.
Merci Coco. Et bah justement Julia, c'est justement l'heure de votre pointcom de la semaine en lien avec le dernier dessin de Coco parce que ce soir vous allez nous parler du président de la République qui dévoile des talents insoupçonnés de polyglotte. En effet, le style du président Lance étrangère a encore frappé.
Mercredi, Emmanuel Macron est à l'Élysée. Il reçoit alors les dirigeants du Danemark et du Groenland. Et lors de la conférence de presse, le voilà qui se met à parler en Groenlandais.
Kalashit nounat tina nilakun narsanilou. Alors chers clubist est-ce que vous avez compris un mot ? Grandland libre ou quelque chose comme ça.
Non, je suis contraint de d'utiliser le 493 pour faire passer le [rires] budget mais non, c'est pas ça. Alors, vous allez voir que c'est pas du tout ça. En tout cas, il y a un internaute qui est comme vous Renault très circonspect hein.
Je parle couramment le Groenlandais dit-il et je comprends rien à ce qu'il a dit. Alors, on va vous faire la traduction en VF. Le Groenland n'est ni à vendre ni à prendre.
Ce sont les Groenlandais qui décideront de leur avenir. Pour cette autre [rires] pour cet autre internaute. Faire l'effort en tout cas de s'exprimer dans la langue de son invité, même quelques mots, est un signe de politesse et d'hospitalité.
Sauf que depuis mercredi, ça fait beaucoup rire sur les réseaux sociaux. Après le forer, c'est à nouveau un festival de parodie. Cet internaute, par exemple s'imagine aller voir sa RH pour une augmentation et elle lui répond.
Kalit nounat tiagan vous avez peut-être déjà vécu cette scène avec vos employeurs cas le message est passé vous êtes attendu après la fin [rires] l'humoriste Pierre-Antoine Damcour lui en fait même un sketch en ligne. Regardez ce soir j'apprends à mes enfants à parler Groenlandais. Apprends à tes enfants à parler Groenlandais sans rien capter.
Allez chérie, tu répètes après le monsieurou, il y a des chips. Non, pas il y a des chips. Qui a du Mais non, mais pas qui a du mais ça va pas la tête.
Sur le réseau social X, Serge Vin s'en trouve en tout cas que Macron prononce mieux le groenlandais que l'anglais forer. Justement, Julia, la hype comme on dit autour du for ne faiblit pas. Le discours de Davos continue d'enflammer les réseaux sociaux.
Et oui, de Davos. Les réseaux n'ont retenu que deux mots. Fort et la façon dont Emmanuel Macron a surjoué l'accent.
Le président de la République s'est transformé en quelques jours en icône pop. Sur Instagram, il y a même des parodies créées par Lia. [musique] [musique] Vous êtes sûr que c'est de Lia hein ?
Ah oui oui. Je sais que c'est la réalité. Macron en bon mar.
Alors plus sérieusement, son désormais célèbre forcheur devient même un argument politique. Le gouvernement allemand a posté hier un clip proe européen. Je vous laisse découvrir. [musique] Mais finalement, on le voit, rien ne fédère plus qu'un président français qui parle mal une langue étrangère et peut-être était-ce en réalité la vraie stratégie diplomatique d'Emmanuel Macron.
Francheur. Alors justement parce qu'on parlait des Allemands, on a vu que les Allemands ont repris un ce coup de comme d'Emmanuel Macron. Est-ce queil va pas finalement servir à faire avancer des dossiers vraiment concrets ?
Mais ce qu'il faut dire, c'est quand même qu'il parle très bien anglais. Il a juste un accent prononcé. Mais ça c'est une question d'oreille hein.
Il doit chanter faux aussi mais ça c'est peut rien. Et il parle très très bien groenlandais aussi. Alors ça, j'ai moins les compétences pour [rires] juger.
Non, il parle mie il parle mieux anglais qu'il le faisait là. Moi je je le soupçonne de faire son de parler moins bien anglais qu'il parle anglais. Moi je l'ai croisé par anglais avant qu'il soit président.
Il parlait un anglais bien meilleur avec un bien meilleur accent. Je pense que c'est un peu il l'a quand même fait en anglais son discours problème. Pourquoi ?
Parce que si on veut pas être colonisé par les américains faudos tout le monde parle anglais chique de parler français. OK. Dialo.
Non c'est vrai mais donc je pense que c'est en fait il est devenu un mime sur les réseaux sociaux malgré lui mais je pense que ça va lui bénéficier parce que c'est vrai qu'à l'étranger les gens connaissent beaucoup moins Emmanuel Macron que nous et entre les lunettes de soleil et l'anglais c'est devenu une espèce de président de la résistance voilà contre contre l'obscurantisme américain actuel. En tout cas au Grenlande tout le monde l'a pas compris hein Coco. Oui bilan mitigé au Groenland hein.
J'ai rien compris dit un grenlandais moi dit un morce. Un deuxème dessin coco. [rires] Et bientôt ben bientôt peut-être ma couche chantera du Bork et fera fuir Trump. [rires] Merci Coco.
Alors vous avez euh chacun choisi mes amis une photo qui illustre à vos yeux un autre sujet d'actualité de la semaine. On va commencer avec votre photo Philippe Manère. Donc nous sommes à Minnéapolis avec un un débat impossible entre deux camps et une élu démocrate qui a d'ailleurs été de fait agressé par certains de ces interlocuteurs.
Oui, la photo en soit, elle est pas très spectaculaire. Il y en a eu de beaucoup plus spectaculaire évidemment ce qui s'est passé dans les rues de Minnéapolis ces dernières semaines. Évidemment l'assassinat de Charlie Kirk.
On peut penser ce qu'on veut de Charlie Kirk. Bon, c'est quand même un assassinat politique devant une foule. C'est quand même quelque chose de très spectaculaire.
Et moi, je trouve qu'elle est révélatrice cette photo de quelque chose que je trouve très grave parce que moi, j'avais une certaine admiration pour la République américaine euh dont les racines idéologique euh euh j'is dire de Montesque euh à Voltaire en oubliant un peu plus Rousseau que nous, ceux dont je ne leur fais pas griev personnellement était tout à fait remarquable et avait conduit à une conversation civique qui fonctionnait bien, qui a été très bien décrite par Tokville et qui était visible pour n'importe qui suivait le débat politique américain jusqu'à seulement 10 15 ans en fait. Et puis maintenant, on a un congrès dysfonctionnel comme ils disent, c'està-dire que les gens n'arrivent plus à se parler. Le log rolling, c'est l'échange de bon procédé pour trouver un accord bipartisan a quasiment disparu.
Et puis dans le débat public et ben effectivement, on voit des extrémités épouvantable et c'est très triste parce que moi je pense que l'Amérique est en train de perdre quelque chose qui faisait vraiment son âme et quelque chose qu'elle pouvait enseigner même aux autres démocraties. Ça a totalement disparu et ça se revient sur cette merci Philippe Manère. Rokadial, on va enchaîner avec votre photo.
Nous revenons en France avec un un procès. C'est le procès cette semaine de l'ancien sénateur Joël Guerriot accusé d'avoir voulu droguer une députée pour l'agresser sexuellement. Absolument.
Il a donc c'est la députée c'est Sandrine Joso qui s'était rendu à son domicile et dans qui a ressenti après avoir consommé un verre de champagne chez lui un malaise qui témoigne de tous les signes de la possible soumission chimique. Ce qu'a reconnu le tribunal en première instance puisqu'il fait appel c'est une intention criminelle et c'est ce qui est extrêmement important. C'est-à-dire que la tentative de l'empoisonner afin d'accéder possiblement à la possibilité de l'agresser sexuellement ou de la violer, ça constitue une infraction possiblement criminelle.
On verra en en 2uxè instance. Et ce qui est important, c'est que la population et les médias, les tribunaux ont été largement sensibilisés à la soumission chimique par le biais du process du procès de Dominique contre Dominique Pélico et de tous ses coaccusés. Mais c'est une pratique qui reste extrêmement importante et peut euh reportter.
Apparemment les enfin les personnes qui sont victimes de soumission chim chimiques sont une/ 10 apporter plainte et on il est possible que ce soit sous-estimé et 89 à 91 % d'entre elles seraient des femmes et c'est très très difficile de le prouver puisqu'on a généralement pas les éléments qui permettent de déterminer le fait qu'on soit soumis chimiquement. etos a dressé un croyer à Gérard, président du Sénat qui n'a jamais répondu. Donc la République doit se montrer quand même assez exemplaire sur ces questions-là. un dessin de Coco à propos de cette affaire.
E bien d'abord soutien à Sandrine Josau et puis je dirais d'une manière générale gar sénateur Retaillo mais de l'eau bénite dans les verrs lui. [rires] Merci Coco. Sylvie Brunel euh à propos d'eau, celle-ci n'est pas bénite.
On va finir avec c'est votre photo. Votre photo. Bien il s'agit d'inondation qui ont une fois de plus frappé une partie du du pays.
En l'occurrence cette photo, c'est en Bretagne. Oui. En fait, cette semaine, on a énormément vu cette eau qui envahit le finistère, les côtes d'armor, qui ne se retirent pas et qui pose la question aujourd'hui.
Alors, bien sûr, il y a des événements qui se sont coagulés, c'est-à-dire des fortes pluies, des fortes marées, un sol qui est très imperméable, une une artificialisation des terres aussi en Bretagne puisque la Bretagne est devenue très attractive. Il y a beaucoup de construction mais ça pose quand même une question globale qui est la question de l'adaptation de nos territoires aux événements de plus en plus violents et brutaux liés au changement climatique. Et ce dont on se rende compte c'est qu'il faut à la fois mêler la mémoire des risques parce qu'on ne peut pas bâtir n'importe où mais aussi il faut travailler sur les systèmes de drainage d'irrigation des prairies des marées.
Une adaptation qui ne soit pas punitive mais qui soit anticipatrice. Merci à vous. Sylvie Brunel et il est maintenant temps d'accueillir notre invité de la semaine.
Alors, on a tous en nous quelque chose de l'avar. La preuve, Clément Poiret met en scène le chef-dœuvre de Molière sur un mode interactif et et participatif. Bienvenue votre message aux spectateurs, c'est un peu venez comme vous êtes et puis les bras chargés de petits cadeaux parce que sur scène les comédiens donc attendent le public en petite tenue d'ailleurs et ce sont les spectateurs qui leur apportent des vêtements, des objets euh de façon à ce que le spectacle puisse avoir lieu et les spectateurs jouent le jeu hein.
D'ailleurs, expliquez-nous le plus souvent qu'est-ce qu'ils apportent. Vous leur adressez, je crois quand même une une feuille indicative. Il y a un peu une liste des courses, non ?
C'est ça. C'est-à-dire que donc dans dans ce spectacle, ben puisque la VAR aujourd'hui, on a cherché un un principe actif qui a une manière de se poser la question nous dans notre pratique mais aussi pour le public. Euh et et il est vrai que euh quand on va au théâtre, on apporte quelque chose.
La particularité du du théâtre, c'est que c'est un endroit de partage et que même le geste artistique, il est partagé avec le public. C'est-à-dire tout le spectacle, il se passe dans l'esprit des spectateurs, il arrive avec des choses. Bah alors, on leur a dit "Venez avec quelque chose de physique." Alors, des choses très différentes euh très variables.
Ça va de la feuille morte qu'ils ont trouvé sur le chemin à des lustres. On a eu des snowboards, on a eu un piano euh et parfois on a eu des des saucissons. Mais donc ça veut dire que selon les objets qui ont été apportés ce soir-là par les spectateurs, la pièce elle peut changer en fait.
En tout cas, la mise en scène change. C'est pas le même spectacle tous les soirs. Absolument.
C'est pas du tout le même spectacle tous les soirs parce que évidemment on suit on suit un caneva mais avec des objets qui changent chaque soir et la particularité c'est-à-dire on s'est dit bah on va faire un théâtre pauvre avar radin donc c'est les gens qui nous apportent des choses et ce qui veut dire aussi que le les costumes les perruques que la musique tout ça est créé en direct en même temps que le spectacle a lieu. Alors Clément pour on va voir tout de suite un extrait donc de la VAR et c'était au théâtre de la tempête dont vous êtes directeur avant maintenant une tournée à travers la France qui va commencer tout de suite un extrait. Qu'avez-vous à me dire ?
Bien des choses ma sœur enveloppée dans un mot jeune non ? Si vous aimez ? Oui.
Elle se nomme Marianne et si vos affaires tont semblables au mienne et qu'il faille que notre père s'oppose à nos désirs, nous le quitterons là tous deux. C'est de mariage mon père que nous désirons vous parler. Vous êtes résolu, dites-vous.
Dépouser Marian. [rires] Alors vous parliez à l'instant de saucisson, de piano, mais quel est l'objet le plus improbable qu'on vous ait rapporté ? Et est-ce que vous vous obligez Est-ce que vous obligez vos comédiens à jouer avec ?
Alors euh il y en a eu tant des objets improbables. Non, on on s'oblige pas parce que on en reçoit. Les gens sont très généreux.
Alors, parfois on a rien, on finit euh on finit comme on commence, c'est-à-dire on a peu de choses euh c'est-à-dire en sous-vêtement, mais euh le plus souvent, on ça déborde. Et donc, on a très peu de temps, c'est le temps du spectacle que euh au plateau, il y a pas simplement euh les interprètes, il y a aussi les créatrices et créateurs euh qui sont là et qui œuvrent. On a même du mal à croire qu'ils le font qu'ils le font direct, mais je peux vous dire que c'est vrai.
Et donc on découpe, on on on agrafe euh tout est utilisé d'une manière ou d'une autre et et une fois il y a une chose très jolie qui nous est arrivée. C'est peut-être pas l'objet le plus extraordinaire parce que vous voyez euh et alors à la fin dans la cassette de la VAR, on lui rend enfin sa cassette, la fameuse cassette de la VAR, il y a toujours un objet que l'acteur John Arnold ne connaît pas non plus qui aimé et qui surprend le soir de la première, c'était un masque de François Beou. Ah oui, [rires] y a il y a de quoi être surpris.
Il y a de quoi être surpris euh Julia. Alors sur scène, il y a des comédiens. Bon ça c'est très classique mais il y a aussi surtout des maquilleurs, des costumiers, des éclairagistes et c'est très original.
Est-ce que votre idée c'est de mettre en valeur ces métiers qui sont habituellement dans l'ombre ? Absolument. C'est-à-dire que de toute façon je mets en scène les spectacles et donc c'est c'est un nom qui ressort mais en fait c'est toujours un collectif artistique assez vaste et c'est des gens avec qui je travaille beaucoup.
Et je dirais aussi puisqu'on a travaillé sur la sur la pauvreté, on a gardé le minimum et le minimum pour faire un spectacle de théâtre, c'est le regard, les mains, le talent de tous ces métiers qui en effet sont parfois un peu oubliés, voir un tout petit peu en danger. Et donc là, c'était très important que qu'il soit célébré aussi au plateau. Ça part d'une bonne intention mettre en valeur, mettre au premier en premier plan ce que vous qu'on appelle les tabliers justement.
Mais est-ce qu'à l'inverse vous vous brisez pas un peu la magie pour les spectateurs ? Quand je vais au théâtre, j'ai pas forcément envie de de savoir comment ça se passe en coulisse. J'ai peut-être besoin de voilà d'être juste émerveillé par ce que je vois sans sans sans voir la machinerie.
Mais ce qui est merveilleux, c'est qu'en fait le c'est le regard du spectateur qui crée la magie. C'est-à-dire que on peut très bien regarder le spectacle sans faire attention à ce qui se passe autour ou alors se balader et choisir un un un autre angle de recherche et puis on voit la magie opérer. Alors nous on court en permanence derrière. on n'arrivera pas à faire des costumes aussi beaux qu'on pourrait en faire si on les avait préparé évidemment euh en 3 mois de temps.
Euh mais je crois que la magie, elle est dans le partage, dans ce moment de partage et et dans et dans la conscience partagée aussi des des des spectatrices téléspectateurs et de nous que on est ensemble en train de faire nation. Alors justement justement tous ces objets, vous en faites quoi après ? Alors tous c vous rendez tous sur le Bon Coin c'est ça en tout cas.
Non. [rires] Alors euh effectivement en fait bien sûr euh toute la démarche c'est aussi d'interroger ce que c'est aujourd'hui euh l'avarice à l'époque de la décroissance, à l'époque de la frugalité. Et donc on s'est associé et chaque lieu travaille main dans la main avec nous à trouver une association.
Nous, on avait travaillé avec une ressourcerie solidaire qui s'appelle la Petite Roquette qui fait un travail formidable et qui nous a appris beaucoup de choses sur comment on s'occupe on s'occupe des choses et bien sûr tous les dons que le public nous font euh sont redistribués, reversés et et avec des associations qui leur donnent de réemploi. Je signale donc que votre pièce Lava sera entourée dans toute la France du 11 février au 13 mai. Quelques dates, Limoge le 23 février, le M le 5 mars ou encore Mougin le 27 avril.
Et regardez, Coco vous a déjà concocté une affiche. Déjà la vie du public, ça ressemble plus à une brocante qu'à du Molia. [rires] Et un deuxième dessin, coucou.
Et puis je trouve ça quand même chapeau parce que dans le monde actuel, c'est quand même risqué. [rires] Merci Coco, merci Clément Poiré. Voici maintenant venu le moment d'accueillir notre ami Frédéric Pomier pour son histoire de la semaine.
Bonsoir Frédéric, bienvenue à vous. Ce soir, votre histoire de la semaine Frédéric bien c'est une cérémonie. Vous allez revenir sur une cérémonie qui s'est déroulée cette semaine.
C'était à l'Élysée. C'était mercredi sous la verrière de la salle des fêtes du palais. une cérémonie de remise de décoration par le président de la République.
Ils étaient une dizaine petite dizaine de récipients d'air et parmi eux Ali Akbar, le dernier vendeur de journaux à la criée de Paris promis chevalier de l'ordre national du mérite. Décoration en récompense d'Xit l'Élysée de son engagement au service de la presse écrite mais aussi de son parcours exceptionnel. Un parcours tumultueux qu'il a d'ailleurs lui-même raconté dans un livre.
Il est né en 1954 au Pakistan à quelques kilomè d'Islam à Madne enfance dans la misère. Le travail forcé dès l'âge de 6 ans. Il porte des sacs de ciment à 18 ans pour échapper à ce qu'il décrit comme un bagne.
On le frappe, on le viole. Ali Akbar s'engage dans la marine marchande à bord d'un cargot. Il sillonne le monde pendant plusieurs années.
La Turquie, l'Iran, l'Afghanistan, la Grèce, enfin les côtes françaises. Il profite d'une escale pour débarquer à Rouan. Puis il rejoint Paris où il dort dans des caves tout en rêvant de gagner un jour suffisamment d'argent pour offrir une maison à sa mère au Pakistan.
Et c'est là que son destin bascule à la faveur d'une rencontre dans la rue avec le professeur Choron George Bernier qui lui propose alors de vendre Arakiri. et Charlie Hebo, les deux journaux qu'il a créé avec son ami Cavana, Ali Akbar accepte. Et contrairement à ses collègues qui se poste devant des bouches de métro par exemple, et bien lui, il choisit de déambuler déambulé où ? dans le quartier latin, ce qui lui permet de rencontrer bon nombre d'étudiants.
Il dit avoir appris le français grâce à eux et certains par la suite sont devenus députés, ministres ou même chef de l'État à l'instar d'Emmanuel Macron qui fut un temps l'un de ses clients à Saint-Germain des Près. Il croise par ailleurs certaines figures du milieu intellectuel et les années passants, il devient lui aussi une figure de l'arrondissement. Ceci le doit notamment à son humour depuis le début des années 80. ses journaux sous le bras, il alpague les passant en inventant de fausses nouvelles, des titres agicheurs.
Ça y est, ça y est, Eric Zemour s'est converti à l'islam. Ça y est, ça y est, Donald Trump va racheter la Corse. Je fais ça pour mettre de l'ambiance, explique-t-il.
Moi, je veux que les gens vivent dans la joie et tant pis si ces blagues ne plaisent pas à tous. Un jour, il croise Bernard Tapi dans la rue des Saint-Pères. Il hurle, ça y est, ça y est, tapis est sorti de prison.
Tapis furieux, lui court après, le menace avec son parapluie. Des étudiants de Senspo viennent à leur au secours de celui que dans le quartier on appelle simplement Ali. Quand il a commencé, Paris comptait encore une quarantaine de vendeurs de journaux à la criée et lui-même en vendait jusqu'à 1000 par jour.
Aujourd'hui, il n'en est plus que quelques dizaines, quasi exclusivement le monde. Il touche 30 centimes par journal, mais malgré ses 71 ans et ses 1000 € de retraite, il n'a pas envie de s'arrêter. Si j'en ai l'énergie, promet-il, je travaillerai jusqu'à la mort.
En lui épinglant son insigne mercredi, le président de la République l'a présenté comme la voix de la presse et comme un magnifique exemple d'intégration entouré de sa famille, de sa femme, de ses enfants, de ses amis. Ali Akbar n'a pas caché son émotion. Cette décoration, disait-il, avant même de la recevoir, c'est comme un peu de bétadine sur ses blessures.
Puis il a confié son espoir que l'Élysée lui permette enfin d'obtenir la nationalité française. Il ne l'a toujours pas, malgré plus de 50 ans passé dans le pays après quoi lui est venue une nouvelle formule. Ça y est, ça y est, j'ai réussi.
Je suis chevalier, chevalier sans cheval, mais avec toujours le sourire. Merci Frédéric. Euh elle aussi elle a le sourire un coco.
Et oui, encore une fake news d'Ali Akbar. Bravo à lui. Macron se présente en 2027, c'est pas beau de se moquer. [rires] Merci Coco.
Et c'est l'heure de retrouver les théories d'Aurore Vincenti. Cet ami des bêtes nous rappelle qu'en théorie chez les primates, les mâles dominent naturellement les femelles. Mais enfin bon, ça c'est en théorie.
En théorie, chez les primates, les mâles dominent les femelles. Fois de chimpanzé, le Boys Club l'emportera toujours sur des femelles contraintes et soumises. Et c'est comme ça, grâce à nos ancêtres les singes qu'on trouve des causes naturelles au patriarcat humain.
Et même les scientifiques se sont laissés leurer par cette idée. Sauf qu'en réalité, c'est faux. Chez les primates, le pouvoir est très bien partagé.
La science a fini par démonter ce mythe trop humain de la dominance des mâles sur les femelles. Plusieurs articles ont contribué au fil des ans à déconstruire cette idée [musique] reçue. Et en 2025, une équipe de primatologues franco-allemande, Coucou é a publié une étude qu'elle a mis [musique] 5 ans à boucler et qui a fini par faire exploser cette théorie.
Alors, dans les faits, [musique] comment ça se passe ? Les mâles se battent entre eux, les femelles se battent entre elles et puis pour près de la moitié des combats, les femelles se battent contre des mâles. Et là, surprise, sur 121 espèces de primat étudié, dans 70 % des cas, ce sont tantôt les femelles qui gagnent, tantôt les mâles.
Pour les 30 % restants, il y a à peu près la moitié des espèces comme chez les chimpanzés où ce sont nettement les mâles qui dominent et l'autre moitié comme les lémuriens où ce sont les femelles qui plient le game. L'autre chose qu'on a longtemps cru, c'était que les mâles battaient pour le sexe et les femelles pour les momes et la nourriture. Ce qui est tout bonnement faux.
Les mâles et les femelles se battent pour les mêmes raisons. Le sexe, le [musique] fric et la célébrité. Non, ça ce sont les humains.
Je reprends. Les mâles et les femelles se battent pour les mêmes raisons. Le sexe, la nourriture et la protection des petits.
Alors, pourquoi avons-nous tant affirmer le contraire ? La philosophe des sciences de Haarawei explique que toute connaissance est située, c'est-à-dire que derrière l'objectivité de la science, il y a des chercheurs qui ont une subjectivité qui teinte forcément leur recherche. En vérité, les chiffres sont formells.
La dominance claire des mâles sur les femelles ne concerne que 17 % des espèces. La cause de ces erreurs est donc bête et méchante. Nous avons projeté sur les primates notre structure patriarcale.
Merci Aurore Vincentier. Merci à tous les amis. On se retrouve demain à la même heure 20h05 sur 28 minutes samedi et son club international.
Bien sûr, on va comme toujours se quitter en musique. Tiens, avec un clin d'œil à notre invité de la semaine. On va écouter tout de suite l'hymne officiel de l'avare.
Le fric c'est chic. Tchus. [musique] Fre [musique] [musique]
Emmanuel Macron