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InterviewFrance Inter — L'invité du week-end (sur Site radio)· 5 septembre 2025 17 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalSécuritéInstitutions & élections

"La Finlande va participer sous une forme ou une autre" à la protection de l'Ukraine, affirme son président

Au micro : Marion LourdSource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:37OuverteRéponse directe

    Quelle est la mesure la plus importante pour soutenir l'Ukraine encore et toujours ?

  • 2:31RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'on a vraiment l'espoir aujourd'hui d'accéder à un cessez-le-feu, à un accord de paix ?

  • 3:41RelanceRéponse directe

    Donc, il ne veut pas du cessez-le-feu ou il ne veut pas de la paix, M. le Président ?

  • 4:09RelanceRéponse partielle

    Donc, vous avez besoin de l'aide de Donald Trump. Est-ce que vous avez eu l'impression qu'il était prêt à mettre cette pression avec vous ?

  • 5:03OuverteRéponse directe

    Mais vous comptez sur la Chine, qui aujourd'hui s'affiche à Pékin avec Vladimir Poutine ?

  • 5:43OuverteÉludée

    Est-ce que vous avez le sentiment, en sortant de l'Élysée, de penser qu'un jour, l'Ukraine pourra reconquérir les territoires qu'elle a perdus au profit des Russes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:47Invité politiqueFait
    « Les premières sont des garanties de sécurité. »
  • 2:01Invité politiqueFait
    « On a décidé qu'il y a des garanties de sécurité militaire. »
  • 2:47Invité politiqueFait
    « Oui, la Chine, je dis toujours. Parce que c'est la Chine qui, quand même, fait la plupart du financement de cette guerre pour la Russie. »
  • 3:02Invité politiqueFait
    « On a eu une guerre avec eux une trentaine de fois pendant les années. »
  • 3:23Invité politiqueFait
    « La solution, la seule solution, ce sont les sanctions. »
  • 3:52Invité politiqueFait
    « Il veut bien prendre toutes les grènes, il veut détruire les grènes et la souveraineté d'Ukraine. »
  • 8:37Invité politiqueFait
    « Nous sommes des réalistes. Ça veut dire que nous sommes toujours préparés. »
  • 8:49Invité politiqueChiffre
    « On a quand même plus de 900 000 personnes qui ont fait un service militaire, moi inclus, mon fils aussi. »
  • 9:04Invité politiqueChiffre
    « On a plus de 60 F-18. On a acheté 64 F-35. On a une artillerie qui est la plus grande en Europe. »
  • 9:36Invité politiqueFait
    « Je dis que oui et non. Oui, parce que nous sommes très unis. Tout le monde comprend pourquoi, qu'est-ce qu'on fait des choses. »
  • 11:30Invité politiqueFait
    « Pas dans les 27, c'est clair, avec les pays comme l'Hongrie ou Slovaquie, qui, à l'une, est complètement différente. »
  • 11:40Invité politiqueFait
    « L'Ouest, pour moi, c'est à peu près 50 pays qui sont des démocraties, donc, incluent Japon, Australie et les autres. »
  • 13:38Invité politiqueFait
    « Il y a trois pilières pour un État. Le premier, c'est l'indépendance. Le deuxième, c'est le territoire. Le troisième, c'est la souveraineté. »
  • 14:32Invité politiqueFait
    « Dans la tête de la Finlande, c'est la calme. On est très calme, on est bien collecté dans la situation et nous, on donne la sécurité pour l'OTAN, on ne prend pas. »

Temps de parole

  • Invité politique52 %
  • Présentateur37 %
  • Présentateur 211 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Merci d'écouter France Inter, un invité exceptionnel dans le grand entretien avec Marion Lourd. Il s'agit du président finlandais Alexander Stoub. Alexander Stoub qui était de passage à Paris hier après-midi pour une réunion importante à l'Elysée pour décider de la suite de l'aide à apporter à l'Ukraine. Ce qu'on appelle la coalition des volontaires était réuni par Emmanuel Macron et l'Alexandre Stoub. Et le président d'un pays de 5,5 millions d'habitants mais qui partage une longue, une très longue frontière de 1300 kilomètres avec la Russie. On l'a vu jouer au golf récemment avec Donald Trump, expliquer au président américain ce qu'il y avait vraiment dans la tête de Vladimir Poutine.

Alexander Stoub qui s'est surtout imposé comme un acteur incontournable ces derniers mois dans le conflit entre l'Ukraine et la Russie. Un homme d'état atypique donc, élu depuis mars 2024, il parle 5 langues pro-européens, atlantistes, libérales. Nous avons rencontré Marion et moi, le président Alexander Stoub à sa sortie de l'Elysée, à l'ambassade de Finlande, en plein cœur de Paris, sur les quais de la Seine. France Inter, Alibadou, Marion Lourd, le 6-9. Monsieur le président, bonjour. Bonjour. Bonjour. Merci infiniment d'être au micro de France Inter. Vous êtes à Paris en ce moment, Alexander Stoub, pour une réunion de la coalition des volontaires.

Pour soutenir l'Ukraine, vous étiez à l'Elysée en présence de Volodymyr Zelensky. Qu'est-ce que vous retenez ? Quelle est la mesure la plus importante pour soutenir l'Ukraine encore et toujours ?

1:45
Invité politique

Maintenant, il y a peut-être deux choses. Les premières sont des garanties de sécurité. On a discuté dans la coalition et puis avec le président Trump. Le président Macron a fait un super travail parce qu'on a trouvé une solution. Et maintenant, on a décidé qu'il y a des garanties de sécurité militaire. Le deuxième est comment pousser Poutine vers la paix ? Parce qu'il ne comprend que le pouvoir. Donc, on avait beaucoup discuté des sanctions, des pressions financières, les autres choses. Donc, pour moi, cette réunion de coalition et puis cette réunion avec le président Trump était un succès ici à Paris.

2:28
Présentateur

Un succès ici à Paris. Mais quelle est cette solution ? Est-ce qu'on a vraiment l'espoir aujourd'hui d'accéder à un cessez-le-feu, à un accord de paix ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui pourrait arrêter la Russie dans son agression contre l'Ukraine ?

2:47
Invité politique

Oui, la Chine, je dis toujours. Parce que c'est la Chine qui, quand même, fait la plupart du financement de cette guerre pour la Russie. Avec, bon, l'énergie, c'est clair. Mais à notre expérience en Finlande, en frontière de 1300 kilomètres avec les Russes, on a eu une guerre avec eux une trentaine de fois pendant les années. Et que les Russes, et surtout Poutine, ne comprennent que le pouvoir. Donc, il faut pousser, il faut donner la pression. Et la solution, la seule solution, ce sont les sanctions. Mais enfin, à mon avis, il faut avoir deux étapes. Le premier, le cessez-le-feu. Et on essaye de trouver une solution, mais c'est très difficile. Et le deuxième, c'est le paix même.

Mais Poutine ne veut pas. C'est le problème maintenant.

3:41
Présentateur

Donc, il ne veut pas du cessez-le-feu ou il ne veut pas de la paix, M. le Président ?

3:46
Invité politique

Les deux. Les deux. Parce que le but du président, la stratégie du président Poutine n'a pas changé. Il veut bien prendre toutes les grènes, il veut détruire les grènes et la souveraineté d'Ukraine. Donc, c'est le Poutine avec qui on travaille maintenant.

4:01
Présentateur

Vous dites qu'il faut donc lui mettre la pression à Vladimir Poutine. Il y a des sanctions, un nouveau train de sanctions, il y en a eu déjà beaucoup avant. Donc, vous avez besoin de l'aide de Donald Trump. Et vous avez, vous membres de la coalition, parlé à Donald Trump à l'issue de votre réunion. Est-ce que vous avez eu l'impression, vous qui le connaissez bien, qu'il était prêt à mettre cette pression avec vous ?

4:24
Invité politique

Oui, mais je crois qu'on avait beaucoup parlé aussi de pression de Chine. Donc, on va continuer un peu la discussion avec les Américains, comment faire, qu'est-ce qu'il faut faire. Parce que le président Trump a un sentiment que c'est seulement lui qui fait la pression avec les tarifs de 50%. Et il a posé la question, qu'est-ce que vous faites en Europe ? Et puis, c'est un peu une réponse qui était bien faite par le président de la commission, Ursula von der Leyen, qui travaille avec Trump sur cette question aussi.

4:57
Présentateur

Mais vous comptez sur la Chine, qui aujourd'hui s'affiche à Pékin avec Vladimir Poutine, aux côtés de Vladimir Poutine et de Kim Jong-un, le dirigeant nord-coréen.

5:08
Invité politique

C'était une démonstration de pouvoir. C'était un symbole d'un monde qui n'est pas un monde de l'Ouest, n'est-ce pas ? Qui n'est pas un monde d'institution internationale. Ce qui n'est pas un monde de multilatéralisme. C'était la multipolarité. Et le président Trump, je crois qu'il a le dit publiquement aussi, que cette parade militaire était donnée sûrement, certainement seulement pour une personne, c'était lui.

5:40
Présentateur

C'était évidemment ce qu'il fallait comprendre. Est-ce que vous avez le sentiment, en sortant de l'Élysée, de penser qu'un jour, l'Ukraine pourra reconquérir les territoires qu'elle a perdus au profit des Russes ?

5:54
Invité politique

Ce n'était pas la question aujourd'hui. Donc, c'est pour ça qu'on a deux étapes. On comprend un peu comment perdre les territoires, parce que la Finlande a perdu 10%. Il inclut les territoires où mon père et mes grands-pères sont nés. Mais ce n'était pas la question maintenant. Donc, la question maintenant était les garanties de sécurité et puis les sanctions. Si on a un cessez-de-fait, on peut commencer à discuter des territoires. Mais c'est une question qui va être décidée seulement par Vladimir Selensky.

6:28
Présentateur

Monsieur le Président, vous êtes apparu par effraction sur la scène internationale au moment d'une réunion au mois d'août au bureau Oval à Washington DC avec Donald Trump. Le monde vous a vu apparaître, vous a découvert à la fois comme personnalité et aussi le rôle que pouvait jouer la Finlande pour une solution à ce conflit. Comment est-ce que vous définiriez votre rôle aujourd'hui sur la scène internationale ? Est-ce que vous êtes un médiateur ? Est-ce que vous êtes celui qui explique les Russes à Donald Trump, qui leur dit arrêtez d'être naïf, Monsieur le Président Trump ? Quel est votre rôle ?

7:09
Invité politique

Bon, je viens d'un petit pays qui a une expérience avec la Russie. Il ne faut pas inflater le rôle de Président de la Finlande. Je suis peut-être un petit interprète. Ils sont des grands États membres qui font le leadership, comme Emmanuel Macron qui fait un travail énorme, comme Premier ministre Keir Starmer ou le chancelier Friedrich Merz. Et si je peux aider un peu avec Zelensky, avec Trump, mais mon ligne, c'est toujours d'être dans le back office européen.

7:42
Présentateur

Il faut rappeler, Monsieur le Président Stoub, il faut rappeler aux Français que quand on est Finlandais, quand on naît dès le plus jeune âge, on grandit avec la mémoire de la guerre contre l'URSS. On a besoin de ce détour par l'histoire pour comprendre l'actualité et votre présence à Paris.

8:03
Invité politique

Il y a un très bon livre pour ça, sur la guerre de l'hiver.

8:07
Présentateur

Écrit par un Français, Olivier Norek. Mais oui, il faut le lire. Il avait une phrase extraordinaire, Olivier Norek. Dans un pays qui ne souhaitait que la paix, la Finlande, ça prenait aussi l'art de la guerre. Est-ce que c'est votre position à vous, quand vous avez rejoint l'OTAN ? Ce pays pacifique qu'est la Finlande rejoint l'OTAN, s'arme, se prépare à faire la guerre, un jour, contre la Russie.

8:37
Invité politique

Nous sommes des réalistes. Ça veut dire que nous sommes toujours préparés. Après la guerre froide, on a continué d'augmenter notre militaire. On a quand même plus de 900 000 personnes qui ont fait un service militaire, moi inclus, mon fils aussi. On a 290 qu'on peut utiliser dans notre réserve. On a plus de 60 F-18. On a acheté 64 F-35. On a une artillerie qui est la plus grande en Europe. Et on n'a pas ça parce qu'on a peur de Stockholm, non ?

9:17
Présentateur

Non, mais vous avez des armes américaines.

9:20
Invité politique

Mais oui, on a beaucoup d'armes américaines, inclus des JASM.

9:23
Présentateur

Effectivement, vous avez augmenté votre budget pour la défense. Est-ce que vous avez l'impression que nous, qui sommes plus à l'ouest, plus loin de la Russie, nous sous-estimons cette menace russe ?

9:36
Invité politique

Je dis que oui et non. Oui, parce que nous sommes très unis. Tout le monde comprend pourquoi, qu'est-ce qu'on fait des choses. On a vu, par exemple, les Ukrainiens utiliser les drones plus de 5 000 kilomètres. Donc, ce n'est pas loin, Paris, de Moscou. Mais non, parce que ce n'est pas une réalité chez vous. C'est une réalité chez nous. Mais nous sommes unis dans l'Union européenne et nous sommes unis dans l'OTAN. Donc, c'est pour ça que je suis ici, comme président de la Finlande, qui travaille très, très proche du président de la France.

10:08
Présentateur

Et si on revient, justement, à l'issue de cette réunion, à l'issue de la réunion, le président Emmanuel Macron a dit que 26 pays étaient prêts à être présents sur le sol, en Ukraine, en mer ou dans les airs. La Finlande en fait partie ?

10:22
Invité politique

On va participer, c'est sûr et certain. Mais c'est toujours une décision politique. À mon avis, on peut le faire. Il y a à peu près 50 différentes façons de le faire. Mais la Finlande va participer dans une forme ou l'autre.

10:37
Présentateur

Vous pouvez nous donner des précisions ?

10:39
Invité politique

Est-ce que vous seriez prêt à engager des troupes combattantes ? Non, je ne peux pas, parce que c'est une décision politique qu'ils ont fait en Finlande, dans un bon moment. La média finlandais a posé exactement la même question. Donc, je ne peux pas donner vous une réponse. Excusez-moi.

10:55
Présentateur

Vous n'avez pas à vous excuser. L'avenir, nul ne sait de quoi il sera fait. Mais, M. le Président, il y a le mot que vous avez prononcé, d'unité. D'unité, et c'est une question qui est au cœur d'un livre que vous avez écrit sur le triangle du pouvoir. L'Ouest, l'Ouest, est-ce que ça existe vraiment lorsqu'on voit au sein de l'Union européenne des pays comme la Hongrie, votre homologue Victor Orban, par exemple, qui, lui, est sur la ligne de Vladimir Poutine. Cette unité, il n'y a pas de consensus, véritablement, entre les 27 ?

11:30
Invité politique

Pas dans les 27, c'est clair, avec les pays comme l'Hongrie ou Slovaquie, qui, à l'une, est complètement différente. Mais l'Ouest, pour moi, c'est à peu près 50 pays qui sont des démocraties, donc, incluent Japon, Australie et les autres. Il faut continuer de travailler sur la base des valeurs, comme la démocratie, le droit fondamental, et les autres, et continuer de travailler ensemble. Et à mon avis, nous sommes dans une phase des relations internationales où l'ordre est en train de changer. Ça veut dire moins de multilatéralisme, plus de multipolarité.

Et si on veut bien gagner ce petit changement d'ordre, il faut travailler avec la Sud, comme les pays comme l'Inde ou pays comme l'Afrique du Sud.

12:21
Présentateur

Mais comment convaincre un homme comme Donald Trump, dont on sait que vous êtes proche, notamment parce que vous jouez au golf et qu'on a le temps de parler le long d'un parcours, mais comment est-ce que vous lui dites qu'il faut qu'il rejoigne le concert des nations, qu'il ne peut pas en rester à « America first », l'Amérique d'abord ?

12:41
Invité politique

Ce n'est pas facile. Je suis très vachement honnête, ce n'est pas facile du tout. Pourquoi ? C'est parce que la politique des relations internationales de Donald Trump est très transactionaliste. Mais j'essaie de parler avec lui franchement, et je dis toujours qu'il faut avoir des amis, il faut avoir des alliés. Ce que vous avez vu à Pékin cette semaine, ce n'est pas un mot qui est dirigé par vous, monsieur le président, mais si vous êtes ensemble avec nous, les Européens, les autres démocraties, bon, on va gagner.

13:15
Présentateur

Alors, la Russie a déjà averti ce jeudi qu'elle refusait de discuter d'une quelconque intervention étrangère en Ukraine, quelle que soit sa forme, et il y a eu la réponse du secrétaire général de l'OTAN qui a dit clairement que ce n'était pas à Moscou de décider. Est-ce que l'espoir est encore permis ? Puisque l'objectif, c'est de mettre Vladimir Poutine autour d'une table de discussion.

13:38
Invité politique

Oui. À mon avis, il y a trois pilières pour un État. Le premier, c'est l'indépendance. Le deuxième, c'est le territoire. Le troisième, c'est la souveraineté. Et il ne faut pas toucher à la souveraineté de l'Ukrainien. C'est à eux de décider s'ils voulaient bien être dans l'Union européenne ou dans l'OTAN. Et c'est la question la plus importante dans cette guerre.

14:03
Présentateur

Quelques dernières questions pour finir rapidement, monsieur le président. Et merci du temps que vous nous accordez. Qu'est-ce qu'il y a dans la tête d'un Finlandais aujourd'hui ? Qu'est-ce qui domine comme sentiment ? Il faut rappeler que votre capitale, Helsinki, elle est à quelques dizaines de kilomètres seulement de Saint-Pétersbourg. Est-ce que c'est un pays qui aujourd'hui se sent protégé par l'OTAN et ses alliés ? Ou est-ce qu'un Finlandais grandit, vit avec la peur ? La peur du russe ? Non, pas du tout.

14:33
Invité politique

Dans la tête de la Finlande, c'est la calme. On est très calme, on est bien collecté dans la situation et nous, on donne la sécurité pour l'OTAN, on ne prend pas. C'est pour ça qu'on a un des plus grands militaires en Europe maintenant. Et je peux être aussi direct parce que je suis le chef d'État, je suis la seule personne qui a une possibilité de voir toute l'information cruciale et moi, je dors bien. Pas de problème.

15:01
Présentateur

Quels sont les scénarios possibles aujourd'hui ? Vladimir Poutine dit oui, je vais discuter ou bien quoi ?

15:07
Invité politique

Ou bien quoi, on va continuer la guerre malheureusement. Et c'est ce qu'on essaie d'éviter. Nous voulons bien fermer ce chapitre tragique dans l'histoire de l'Europe.

15:19
Présentateur

Mais on a les moyens financiers de cette guerre ?

15:21
Invité politique

Oui, ce sont des sanctions

15:22
Présentateur

par exemple. Dernière question, Monsieur le Président. Vous aimez la France ? Mais oui. Oui ? Qu'est-ce que ce pays représente pour vous, Finlandais, qui est à l'autre bout de l'Union Européenne ?

15:33
Invité politique

L'histoire, culture, l'amour, les restaurants. Moi, j'étais ici à Paris, j'étudie un peu dans la Sorbonne. On fait beaucoup de notre vacances ici, on a beaucoup de amis aussi. Ma femme parle français, pas comme moi, je parle comme le vache espagnol. Vous parlez parfaitement. Elle parle très bien, mes enfants parlent français, donc on aime bien la France, c'est clair. et c'est bien parce que dans le système alphabétique, c'est la Finlande et la France, toujours un côté et l'autre. Je suis content, je suis toujours là avec Emmanuel Macron.

16:07
Présentateur

Merci infiniment, Alexander Stubb, de nous avoir reçus ici dans ce territoire finlandais en plein cœur de Paris à l'ambassade de Finlande. Merci beaucoup de m'avoir...

16:18
Invité politique

Très bon séjour à Paris. Merci beaucoup. j'ai oublié une chose, la Tour de France.

16:23
Présentateur

Le Tour de France, évidemment. Et ça, c'est essentiel. Le maillot jaune, évidemment. Merci. Merci. Alexander Stubb qui a quitté Paris pour Helsinki hier après-midi, juste après notre entretien. Et ça est loin d'être anecdotique, un vrai signe d'une culture politique. Il retournait en Finlande, Marion, par un vol commercial de la Finer. Et on remercie bien sûr la technique pour la prise de son et de vidéos. Florent Laiani, Sofiane Merfou et François Bory, ainsi que toute l'équipe de programmation à Mélista Delman, à L'Anne-Lors-Sugier, Alexandre Gillardi, Mathilde Clatte, Périne Malinge, Capucine Aubert et Joachim Tailleb.