Mgr Pierre-Antoine Bozo, organisateur de la visite papale
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous de cette visite pontificale ?
- 1:18OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que l'Église française attend de cette visite pontificale ?
- 2:25OuverteRéponse directe
À quoi sert le budget de 27 millions d'euros ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Le budget est financé par des dons, où en êtes-vous ?
- 4:02OuverteRéponse directe
La France cherche à impressionner le pape ?
- 5:35OuverteRéponse directe
Comment le pape va rencontrer des victimes de violences sexuelles dans l'Église ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:06PrésentateurChiffre
« Une visite de quatre jours, dont les deux premiers à Paris, avec notamment demain une messe à 600 000 personnes en plein air. »
- 0:24InvitéChiffre
« Un million de fidèles attendus, une tonne d'hosties préparées, un budget de 27 millions d'euros. »
- 2:44Invité politiqueChiffre
« Un écran géant, c'est 50 000 euros. On en a 48 le long des Champs-Elysées. »
- 2:57Invité politiqueChiffre
« Au Stade de France, la veille au Stade de France, 80 000 jeunes qui seront là. »
- 3:40InvitéChiffre
« Aujourd'hui, on est à 8 millions. »
- 3:47Invité politiqueChiffre
« Moi, je suis passé hier à la conférence des évêques de France et on était à 12 millions. »
- 4:40Invité politiqueFait
« Qu'un jour après son élection, il écrit une lettre à tous les évêques de France pour le centenaire de la canonisation de Sainte-Thérèse, de Saint-Jean-Eude et du curé d'art, Saint-Jean-Marie Vianney. »
- 5:47Invité politiqueFait
« Il y a eu énormément de demandes de rencontres, etc. »
- 5:52Invité politiqueFait
« C'était incontournable à cause de ce que nous avons découvert suite à la commission sauvée, au rapport de la SIAZ en octobre 2021. »
Temps de parole
- Invité politique78 %
- Invité14 %
- Présentateur6 %
≈ 9,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ici Paris-Île-de-France, la venue du pape Léon XIV dans notre région, édition spéciale. Une visite de quatre jours, dont les deux premiers à Paris, avec notamment demain une messe à 600 000 personnes en plein air. Et ce matin, pour en parler, nous recevons le porte-parole de la conférence des évêques de France, qui invite le pape et organise sa visite. Il répond à vos questions, Salomé Martin.
Bonjour Mgr Bozo.
Bonjour Madame.
Un million de fidèles attendus, une tonne d'hosties préparées, un budget de 27 millions d'euros. Les chiffres paraissent fous. Pourquoi, voire aussi grands
?
Eh bien, parce que nous avons été un peu surpris nous-mêmes de l'engouement que suscitait cette venue du pape Léon XIV, qui s'est préparée dans des délais extrêmement courts. Donc nous avons commencé avec des bases plutôt un peu en deçà. Et puis nous sommes aperçus de l'engouement, de l'inscription des gens. On a choisi des systèmes d'inscription pour avoir un peu de visibilité. Et puis les chiffres ont augmenté, les gens se sont inscrits. Et donc on a voulu s'adapter. Et c'est heureux qu'au fond, à la fois les catholiques, je pense, sont très heureux de recevoir le pape, qui est une figure marquante pour eux. Mais je pense que plus largement, il y
a
aussi des curieux qui s'inscrivent, qui viennent participer à telle ou telle rencontre, soit la déambulation du pape, soit pourquoi pas la messe aussi sur les Champs-Elysées et à la Concorde. Donc en effet, un engouement qui nous a agréablement surpris.
Et
alors, qu'est-ce que l'Église française attend de cette visite pontificale
? Eh
bien, ce n
'est
pas rien de recevoir la parole du successeur de Pierre. Pour nous, c'est important, peut-être pour les auditeurs, de préciser. Le pape, c'est une figure un peu singulière dans le paysage mondial. Même, je pense qu'il n
'y
a pas vraiment d'équivalent. Mais vous voyez, les racines toutes simples à expliquer, c'est que Jésus-Christ a appelé douze apôtres. Et parmi ces douze apôtres, il
y
en a un qui avait un rôle particulier, c'était Pierre. Dans les Évangiles, on voit ça de manière très massive, très lumineuse. Et au fond, l'organisation de l'Église aujourd'hui, c'est que les douze apôtres ont des successeurs qui s'appellent les évêques. Et que Pierre a un successeur qui est l'évêque de Rome. L
'évêque de Rome
qui est le pape. Qui est le pape, voilà. Et donc, le pape, pour nous, c'est la parole de Pierre. C'est le rôle confié par Jésus à Pierre. Et le rôle confié par Jésus à Pierre, il est assez simple. Jésus demande à Pierre de confirmer, d'affermir ses frères dans la foi. Donc nous, ce que nous attendons, c'est d'être encouragés dans notre foi. C'est d'attendre peut-être des inflexions, des points d'attention que le pape nous donnera. Il a bien étudié, il connaît bien, il a été bien renseigné. Je pense que
c'est
un voyage préparé avec beaucoup d'attention par lui. Donc nous l'écoutons avec beaucoup d'attention et de confiance.
Je voudrais revenir sur la question du budget. 27 millions d'euros, donc 20 rien que pour les deux jours à Paris. Mais à quoi ça va servir tout cet argent ? À quoi il sert ?
Alors j'espère faire quelque chose de beau et d'accueillant pour le plus grand nombre. Au fond,
ce
qui a fait que le budget a augmenté, au-delà de ce que nous avions prévu, c'est que quand les gens se sont inscrits, se sont ajoutés, il a fallu ajouter des écrans. Un écran géant, c'est 50 000 euros. On en a 48 le long des Champs-Elysées. Donc ça, il a fallu ajouter des écrans. Et puis aussi, je pense qu'un point d'attention, c'était que tout le monde ne peut pas venir voir le pape et qu'il a fallu, par exemple,
au
Stade de France, la veille au Stade de France, 80 000 jeunes qui seront là. Ça s'est inscrit en une heure. Et donc, il y a beaucoup de frustrés de jeunes qui ne peuvent pas venir là. Et on a voulu faire en sorte qu'il y
ait
des belles captations d'images, qu'il y ait un son évidemment à la hauteur de l'événement. Les jeunes aujourd'hui sont habités à un standard assez élevé. Et bien donc, tout ça, ça coûte de l'argent pour permettre de diffuser des belles images, pour permettre qu'il y ait vraiment des choses de qualité, parce qu'il
y a
eu le temps avec le pape.
Et
puis auparavant, il y
a
un bifort, donc avec beaucoup de peuples louanges, des vocations de la vie des saints en France, etc. Donc tout ça coûte de l'argent.
Et
puis, après, il y
a des
tas d'affaires logistiques.
Et
donc, par contre, ce budget de 27 millions est censé être financé uniquement par des dons, les dons des fidèles. Aujourd'hui, on est à 8 millions. Vous avez relancé l'appel en milieu de semaine.
Alors ça
a
augmenté depuis vos
informations, puisque
moi, je suis passé hier à la conférence des évêques de France et on était à 12 millions. 12 millions.
Bon, ça fait encore un petit peu à trouver.
Ça va aller ? Ça fait encore un peu
à trouver, mais en tout cas, on est confiants, parce que surtout les gens qui seront sur les Champs d'Elysées, qui seront au Stade de France, seront sollicités. Et je pense que la générosité répondra. Elle sera égale à l'enthousiasme.
L'enthousiasme. Est-ce que la France cherche un petit peu à impressionner le pape aussi, quelque part
?
Alors, vous voulez dire l'Église en France ? L
'Église, oui, bien sûr.
Alors,
l'Église en France, je ne pense pas. Je pense qu'elle accueille modestement. Alors, peut-être que le cardinal Vigne, qui est le président de la conférence des évêques, a dit que quand même, le pape était assez intrigué par cette espèce de renouveau que l'Église provoque avec beaucoup de demandes de baptême de jeunes, de jeunes adultes. Et donc, c'est un phénomène qui n
'est
pas propre à la France, mais qui peut-être a débuté en France et qui se propage dans différents pays d'Europe et aux États-Unis aussi. Donc, il y a peut-être cet événement-là. Et puis, le pape est marqué. C'est assez étonnant. Qu'un jour après son élection, il écrit une lettre à tous les évêques de France pour le centenaire de la canonisation de Sainte-Thérèse, de Saint-Jean-Eude et du curé d'art, Saint-Jean-Marie Vianney. En fait, il est très marqué par la France qui est une terre de saints dans tous les siècles. Et alors, ce n'était pas une espèce de lettre nostalgique. C'était une lettre en disant, il faut que la France continue d'engendrer des saints. Et voilà.
Et je pense que les jeunes catholiques que je rencontre, moi, aujourd'hui, en Charente-Maritime, sont des jeunes qui ont une foi assez radicale.
Alors, oui,
moi, je n
'ai
pas peur du radicalisme catholique, parce que le radicalisme catholique, normalement, ça s'appelle la sainteté, c'est-à-dire l'amour des autres, l'amour des ennemis, être artisan de paix, vêtir ceux qui sont nus et accueillir ceux qui sont étrangers. Et donc, je vois des initiatives extraordinaires au niveau caritatif, vous voyez, que prennent des jeunes catholiques. Et tout ça, peut-être, intrigue un petit peu le pape. Donc, on l'accueille avec modestement, mais heureux de lui présenter ce que nous sommes.
Dernière petite question, peut-être rapidement. Comment le pape va rencontrer des victimes de violences sexuelles dans l'Église ? Pourquoi c'est important chez nous ?
Alors, pour nous, c'était incontournable que le pape rencontre des personnes. Il y a eu énormément de demandes de rencontres, etc. Mais je pense que, et dans la tête du pape, et dans la tête des évêques de France, c'était incontournable à cause de ce que nous avons découvert suite à la commission sauvée, au rapport de la SIAZ en octobre 2021, et au désastre terrible que ça engendrait chez des gens qui restent parfois blessés vraiment à vie. Et nous voulons prendre soin de ces personnes victimes et les accompagner au mieux.
Merci Mgr Bozo d'avoir été avec nous ce matin. Vous êtes porte-parole de la conférence des évêques de France.