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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 11 avril 2019 10 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & élections

Brexit - Déclaration à l’issue de la réunion extraordinaire du Conseil européen

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Theresa May vous a convaincu qu'il y aura réellement une solution au 31 octobre ?

  • 6:00FerméeRéponse directe

    Mais ils peuvent demander une autre extension au mois d'octobre ou c'est la dernière fois ?

  • 8:00FerméeRéponse directe

    Plus d'extension, ça, c'est définitif ?

  • 10:00RelanceRéponse partielle

    On est pas tout à fait sur les 3 points que vous citiez tout à l'heure... Est-ce que vous vous êtes senti isolé ?

  • 12:00OuverteRéponse partielle

    En coulisses, certains vous ont dit "isolé", ce soir.

  • 14:00OuverteRéponse partielle

    J'ai du mal à comprendre, quant à l'organisation des élections européennes ? Où est-ce qu'on en est ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00E. MacronFait
    « On a eu une longue discussion entre Européens. Je le rappelle, je suis arrivé ici en rappelant les principes qui, à mes yeux, devaient présider à notre décision. »
  • 0:15E. MacronFait
    « La 1re : respecter le vote britannique. Et donc, il n'appartient pas aux Européens d'enterrer, en quelque sorte, la décision souveraine du peuple britannique de quitter l'Europe. »
  • 0:30E. MacronFait
    « La 2e, c'est de ne pas entraver le bon fonctionnement de l'Union européenne. »
  • 0:45E. MacronFait
    « La 3e, c'est la clarté du choix. »
  • 1:00E. MacronChiffre
    « Nous avons décidé d'accorder une extension jusqu'au 31 octobre. »
  • 1:15E. MacronFait
    « Pour nous assurer que, lorsque la prochaine Commission européenne prendra ses fonctions, nous aurons traité le sujet. Elle s'installera, en vertu de notre été, le 1er novembre prochain. »
  • 1:45E. MacronFait
    « Ce qui veut dire qu'il appartient maintenant aux Britanniques d'abord d'être clairs avec eux-mêmes et avec leur peuple. »
  • 2:15E. MacronFait
    « Soit les Britanniques auront, et Theresa May nous a dit ce soir que son souhait était de le faire le plus vite possible, eh bien, ratifier l'accord de retrait discuté et agréé avec les Européens. »
  • 2:45E. MacronFait
    « Il y a une 2e option, qui est que les Britanniques abandonnent d'eux-mêmes ce processus et retirent l'article 50. »
  • 3:15E. MacronFait
    « Il y a une 3e option dans laquelle nous constatons qu'il y a une impasse et nous allons vers un no deal. »
  • 4:15E. MacronFait
    « Ce qui nous a convaincus qu'il fallait octroyer un nouveau délai ? Le fait que pour la 1re fois depuis 2 ans et demi, Theresa May nous a expliqué qu'elle avait déclenché une discussion avec le Parti travailliste. »
  • 5:15E. MacronFait
    « Ce qui est sûr, c'est que cette butée du 31 octobre nous protège. »
  • 7:15E. MacronFait
    « Les élections européennes, c'est dans la main des Britanniques. »
  • 9:15E. MacronFait
    « Nous sommes totalement en ligne avec le traité sur ce point. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

-E. Macron : On a eu une longue discussion entre Européens. Je le rappelle, je suis arrivé ici en rappelant les principes qui, à mes yeux, devaient présider à notre décision.

La 1re : respecter le vote britannique. Et donc, il n'appartient pas aux Européens d'enterrer, en quelque sorte, la décision souveraine du peuple britannique de quitter l'Europe. Même si on la regrette.

La 2e, c'est de ne pas entraver le bon fonctionnement de l'Union européenne. Et ne pas avoir un processus qui viendrait, en quelque sorte, nous bloquer dans des décisions à venir, qui engagent notre futur. La 3e, c'est la clarté du choix.

Alors, il y avait des sensibilités différentes, et c'est normal, et donc une discussion qui a pris du temps, mais qui nous a permis d'aboutir à un compromis, dont la 1re chose est que, comme depuis le début de ces discussions sur le Brexit, nous avons préservé l'unité des 27, ce qui est pour nous important. Ensuite, nous avons décidé d'accorder une extension jusqu'au 31 octobre. Pourquoi le 31 octobre ?

En vertu de ce que je viens de dire, pour nous assurer que, lorsque la prochaine Commission européenne prendra ses fonctions, nous aurons traité le sujet. Elle s'installera, en vertu de notre été, le 1er novembre prochain. Et nous aurons un point de rendez-vous au Conseil européen du mois de juin.

Ce qui veut dire qu'il appartient maintenant aux Britanniques d'abord d'être clairs avec eux-mêmes et avec leur peuple. Est-ce que les Britanniques veulent organiser des élections européennes ? Ca a un caractère un peu baroque, d'aller expliquer 3 ans après un vote qui consiste à dire "on veut quitter l'Europe, on va participer aux européennes", c'est une décision qui leur appartient.

S'ils poursuivent la discussion sur le Brexit, de toute façon, cette participation sera provisoire. Puisque le jour où la Grande-Bretagne quitte, les parlementaires quitteront le Parlement européen. Ces parlementaires élus par la Grande-Bretagne.

Mais ça nous permet à nous de nous assurer, qu'après le 31 octobre, nous aurons réglé ce sujet. Alors, au 31 octobre, quelles sont les options possibles ? Soit les Britanniques auront, et Theresa May nous a dit ce soir que son souhait était de le faire le plus vite possible, eh bien, ratifier, l'accord de retrait discuté et agréé avec les Européens.

Et dans ces cas-là, ils quitteront le plus vite possible. Et dans cette option-là, même peut-être les Britanniques n'auront-ils pas à organiser des élections européennes. Il y a une 2e option, qui est que les Britanniques abandonnent d'eux-mêmes ce processus et retirent l'article 50.

Il y a une 3e option dans laquelle nous constatons qu'il y a une impasse et nous allons vers un no deal. Mais nous aurons à ce moment-là le temps de le préparer. -Est-ce que Theresa May vous a convaincu qu'il y aura réellement une solution au 31 octobre ? -E.

Macron : Ecoutez, nous n'avons aucune certitude aujourd'hui. Et nous avons pu expérimenter par le passé le fait qu'il y avait beaucoup de difficultés. Qu'est-ce qui nous a convaincus qu'il fallait octroyer un nouveau délai ?

Le fait que pour la 1re fois depuis 2 ans et demi, Theresa May nous a expliqué qu'elle avait déclenché une discussion avec le Parti travailliste. Ce qui est une première depuis des décennies dans le système politique britannique. Et que ceci pouvait la conduire à obtenir une majorité, gardant les membres de son parti qui la soutenaient et ajoutant des nouveaux parlementaires.

Je ne sais absolument pas si cela aboutira à un résultat. Et il ne m'appartient pas de faire des projections. Ce qui est sûr, c'est que cette butée du 31 octobre nous protège.

Parce que soit ils ont un accord, et c'est très bien, et nous pouvons à ce moment-là discuter des relations futures et poursuivre notre cheminement. Soit ils décident eux-mêmes de retirer le Brexit. Soit, de toute façon, le no deal, qui n'a pas notre préférence, reste une option. -Mais ils peuvent demander une autre extension au mois d'octobre ou c'est la dernière fois ? -E.

Macron : A mes yeux aujourd'hui, et s'il n'y a pas de phénomène nouveau, et je le disais tout à l'heure, pourquoi le 30 octobre est à mes yeux une date clé ? Il y en avait 2. Il y a les élections européennes, c'était le délai que nous avions discuté au dernier Conseil européen.

Et c'est le 30 octobre, avant...

Le 31 octobre, c'est-à-dire avant l'installation d'une nouvelle Commission. Sinon, ça veut dire qu'on change totalement d'environnement et qu'à ce moment-là, de facto, ils décident ou bien un no deal ou bien de sortir de l'option Brexit. C'est ce que je disais à l'instant.

Donc, on sort de toute façon de l'univers actuel le 31 octobre, de manière très claire, et c'est ce qui a été décidé ce soir. -Plus d'extension, ça, c'est définitif ? -E.

Macron : Ou alors, la sortie complète du processus qu'ils peuvent décider, et je le rappelle, qui est à leurs mains. -On est pas tout à fait sur les 3 points que vous citiez tout à l'heure, quand...

Les points que vous avez donnés en arrivant. Est-ce que vous vous êtes senti isolé ? -E.

Macron : Non, je viens de les rappeler : respect du vote britannique, c'est-à-dire, il y avait des tentations d'aller très loin dans les octrois de délai. A mes yeux, ça n'était pas respecter le vote des Britanniques mais plutôt les enfermer dans l'adhésion. Le 2e principe que j'avais apporté c'était de ne pas entraver le bon fonctionnement de l'Union européenne.

C'est la clé et l'explication de ce délai du 31 octobre. Les institutions qui seront installées pour le prochain mandat commencent le 1er novembre. C'est pour ça que nous avons mis cette butée.

Et que, pour ma part, je n'ai pas accepté des délais très longs, qui conduisaient soit à la fin d'année soit au mois de mars prochain. Et la clarté du choix, c'est celle que nous demandons à Theresa May dès avant les élections européennes, et on a rediscuté de ce point, elle nous a dit très clairement que son souhait était d'obtenir un deal avant ces élections européennes. Mais il y aura une clause de rendez-vous en juin et, de toute façon, un délai qui n'est octroyé que jusqu'en octobre. -En coulisses, certains vous ont dit "isolé", ce soir. -E.

Macron : De toute façon, la décision ne se prend qu'à l'unanimité, mais j'assume ce rôle de clarté. Je l'assume avec beaucoup d'amitié à l'égard des Britanniques, à la fois du gouvernement et du peuple britannique. Mais je pense que c'est là aussi le rôle de la France dans ces moments-là, d'essayer de tenir ses principes.

Et donc, c'est vrai que la position majoritaire était plutôt de donner une extension très longue. Mais, à mes yeux, ça n'était pas logique et surtout, ça n'était ni bon pour nous ni bon pour les Britanniques. Parce qu'une extension longue aurait donné le sentiment que, entre nous, on pouvait décider de ne pas tenir compte du vote fait il y a maintenant près de 3 ans par le peuple britannique et nous aurions décidé d'affaiblir nos institutions.

C'est-à-dire, de facto, de rentrer dans un système où il peut y avoir une espèce de membre qui est là en permanence alors même qu'il veut sortir. Et donc, j'assume, en effet, ce rôle, mais je pense que c'est pour le bien collectif. -J'ai du mal à comprendre, quant à l'organisation des élections européennes ?

Et d'autres principes de coopération...

Où est-ce qu'on en est ? -E. Macron : Alors, il y a 2 choses.

D'abord, les élections européennes, c'est dans la main des Britanniques. Et là-dessus, la seule solution, c'était sinon d'acter aujourd'hui un retrait. Aujourd'hui.

Parce que, pour qu'il n'y ait pas de menace juridique sur nos propres élections, nul ne veut courir le risque d'avoir, même techniquement, un processus de sortie qui irait jusqu'en juin, alors que les élections se tiennent à la fin du mois de mai. Donc, c'est une décision qui appartient encore aujourd'hui, politiquement et techniquement aux Britanniques, qui peuvent encore décider de ne pas organiser leurs élections européennes ce qui, de facto, les ferait sortir. Et il y a d'ailleurs des débats politiques qui se jouent en ce moment même en Grande-Bretagne.

Il ne nous appartient pas à nous de dire qu'on leur interdit. Je souligne l'incohérence d'un tel choix, pour ma part. Mais c'est leur décision.

Une fois qu'on a dit ça, de toute façon, c'est une décision où ils ont en quelque sorte 2 options. Soit ils disent : "Nous restons dans la perspective d'un Brexit "et, de manière relativement rapide, "nous sommes amenés à sortir et donc, c'est une élection très temporaire." Je vous laisse apprécier le caractère quand même délicat de convoquer des millions de gens à une élection pour expliquer que c'est que pour quelques semaines.

Passons. Ou bien, ils disent : "On reste durablement, on retire l'article 50." C'est un choix politique qui est le leur.

Donc ça, ça n'est pas à nous de le clarifier. Par contre, les garanties de bon fonctionnement que nous avons défendues et obtenues sont de 2 ordres : d'abord, sur la base de la proposition faite par la Commission et le Conseil, il est acté dans les conclusions de ce soir que nous pouvons nous réunir à 27. Et donc, il y a, si je puis dire, des éléments.

Et que nous prenons note des engagements britanniques et qu'en vertu du traité, d'ailleurs, nous lui demandons en bonne foi, de respecter les autres membres. Et donc de ne pas entraver les décisions sur notre futur. Donc ça, c'est les garanties procédurales qui avaient été négociés par la Commission et le Conseil.

A mes yeux, elles sont tout à fait précieuses, mais elles ne sont pas suffisantes. C'est pour ça que j'ai tenu à ce que nous ayons ce délai du 31 octobre. Entre le mois de juin et le mois d'octobre, il n'y a pas de Conseil européen, donc ça ne nous bloque pas beaucoup.

Et nous aurons les élections à la fin du mois de mai, un Conseil qui se tient le 20 et 21 juin. et le Conseil d'octobre, au cours duquel nous apprécierons à ce moment-là la décision finale. Et donc, il n'y avait pas d'impact à passer du jour d'après des élections européennes au 31 octobre puisque la date qui fait sens, c'est le 1er novembre et l'arrivée de la Commission. -Juridiquement, ça vous semble suffisant ?

Est-ce que les conclusions du Conseil par rapport à un Brexit, ce n'est pas... ? -E.

Macron : Mais nous sommes totalement en ligne avec le traité sur ce point. Ce qui est juridiquement nécessaire, c'est d'une part que les Britanniques, s'ils décident de rester et même s'ils finalisent techniquement leur accord, organisent des élections pour éviter tout risque pour eux-mêmes et pour le reste des Etats-membres. Et c'est qu'ensuite, nous ayons une procédure claire qui évite une présence durable autour de la table si les choses ne sont pas clarifiées. -Mr.

President, is it the best compromise that could have been reached ? -E. Macron : I think so.

I think we delivered the best possible compromise. First, because it was the one to preserve the unity of the 27. Second, because we addressed the request from the UK to get more time to deliver a deal on the basis of the withdrawal agreement negotiated a few months ago, and third because, thanks to this agreement we preserve the well-functioning of the European Union. i.e., we fix the deal and all the consequences before the 1st of November, which will be the arrival of the new Commission.

So, for me, this is a good solution. Très bien, merci mesdames, messieurs. Bonne soirée à vous.

Bonne nuit. Bon courage.