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interviewC à vous (sur YouTube)· 30 octobre 2025 58 min

Les invités en roue libre - C à Vous l’intégrale - 30/10/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe et J.Courbet en cuisine. - J.Courbet: On voit que ce n'est pas des pizzas... - Zoé La Diet: On est sur un dahl de lentilles, un plat assez familial qu'on peut faire en grande quantité, qu'on peut congeler, garder. - J.Courbet: Qui se fait rapidement, surtout.

A déguster tout à l'heure. - A.-E.Lemoine: C'est tout? - J.Courbet: Vous vouliez que je fasse quoi?

Ca a l'air très bon. - A.-E.Lemoine: On goûtera tout à l'heure pour le dîner.

On accueille celui que l'on présente souvent comme l'héritier de l'humour absurde de Raymond Devos. Aujourd'hui, humoriste et comédien chevronné qui a radoté tous les soirs pendant un an sur "C à vous". - Qu'est-ce qu'il y a d'autres comme noms qui ont un impact? - Johnny. - Bourvil.

C'était le nom de la ville... - De la ville de Bourville.

Il n'y a pas eu de débarquement à Bourville. - Fixou. - Pour un film dramatique, ça fonctionne moins bien. - J'ai une palette très large. - A.-E.Lemoine: Il a 59 ans, il a connu le succès sur le tard.

Il nous prouve qu'il n'est pas juste un spécialiste de loopings verbaux. Le destin insolite, celui d'un cancre qui trébuché sur les mots avant de faire de sa différence une force. Un parcours dont il fait le récit dans son autobiographie.

S.De Groodt est notre invité. Salut, Stéphane.

Comment ça va? - S.De Groodt: Bien. - A.-E.Lemoine: Julien, Stéphane.

Stéphane, Julien. On est ravis de parler de cette autobiographie au titre qui vous ressemble: "En mémoire de mes souvenirs". On ne se refait pas. - S.De Groodt: C'était mieux que "En souvenir de ma mémoire"... - A.-E.Lemoine: Avant que tout ne s'efface.

Il fallait se dépêcher de faire cette autobiographie? - S.De Groodt: J'avais envie de faire ça en étant encore actif.

Quand on raconte sa vie en ne faisant plus grand-chose, j'ai l'impression qu'on radote. - A.-E.Lemoine: Les mots qui vous ont empêché d'exister?

C'est ce que vous racontez dans ce livre. - S.De Groodt: Ils m'ont amené à exister autrement, pas bien, un peu dans tous les sens et surtout à l'envers.

C'est un peu comme l'image de ce vase, qui est brisé. J'ai recollé tous les morceaux. Il était de travers.

C'était mon vase. - A.-E.Lemoine: Votre vase dyslexique, TDAH, qui faisait de vous un cancre.

On considérait que vous n'étiez pas intéressant. A l'école, vous étiez bizarre, différent, voire discriminé. - S.De Groodt: J'étais gros.

J'étais très loin de moi-même, de mon centre. J'étais un peu perdu dans ce corps, perdu vis-à-vis des autres, perdu en termes de références. Je ne savais pas très bien ce que j'étais, comme beaucoup d'adolescents.

En l'occurrence, comme je nourrissais des rêves très tôt d'ailleurs et de n'importe quoi...

Je voulais être pilote de course, pompier, comédien...

Tout sauf moi. Je me suis recentré, à un moment donné. C'est là où je me suis dit que L.de Funès faisait rire tout le monde le dimanche soir, qu'il était aimé par mes copains de l'école.

Je voulais faire L.de Funès pour que mes copains de l'école m'aiment aussi. Villeneuve s'éclate en Formule 1, ça fait la une des journaux.

Il est considéré comme un chevalier des temps modernes. Moi aussi, je veux monter sur mon cheval et être quelqu'un de flamboyant. Ce sont des figures qui m'ont donné envie d'aller ailleurs, quelque part.

Ce quelque part, c'est aussi J.Brel. Brel disait que c'est la quête pour l'impossible étoile à décrocher. - A.-E.Lemoine: La dyslexie est guérie, terminée, complètement maîtrisée? - S.De Groodt: J'espère que non.

J'ai encore des choses à guérir. Si je suis guéri de tout, je suis soigné? Je n'ai pas envie d'être soigné.

J'ai encore envie d'être en quête de quelque chose. - A.-E.Lemoine: Vous avez cité L.de Funès, Villeneuve, J.Brel...

Vous, c'était Coluche, Julien? - J.Courbet: Il me faisait rire.

Il avait des sketches mythiques. Coluche, c'est celui qui m'a permis de voir ma mère rire. Elle n'a pas eu une vie très facile.

Elle était un peu austère. Quand Coluche passait à la télé, son visage s'éclairait. Je ne regardais même pas la télé, je regardais ma mère.

Coluche m'a permis de voir ma mère très heureuse. En dehors de ça, c'était un génie d'écriture. - A.-E.Lemoine: Que ce soit dans la comédie ou la course automobile, ça a été laborieux.

Vous dites que vous étiez "un mauvais comédien et un pilote très lent". - S.De Groodt: Bien sûr.

Je voulais être comédien, pas tant car je voulais jouer la comédie, mais je voulais ressembler à quelque chose, m'associer à l'image du comédien. Le pilote, c'était pareil. Je voulais avoir un casque, une combinaison car je trouvais que ça avait de la gueule.

Je ne savais pas si j'étais doué pour aller vite. Au début, j'étais très lent. - J.Courbet: Vous avez vraiment fait des essais de pilote de Formule 1? - S.De Groodt: J'ai roulé pendant 15 ans.

J'ai gagné des championnats. Petit à petit, j'ai commencé à être rapide. Un jour, quelqu'un m'a dit: "Pourquoi tu es toujours dernier alors que tu as la même voiture que moi?" Il faut bien que quelqu'un soit dernier...

J'ai pris sa place. Il m'a dit qu'il y avait un dixième par virage, qu'il y avait 10 virages. Une seconde nous séparait...

Si je gagnais un petit quelque chose à chaque virage...

J'ai commencé à gagner des courses. Ce petit quelque chose m'a accompagné toute ma vie. - A.-E.Lemoine: S'attacher à des petits détails. - S.De Groodt: Comme en cuisine, en amour, en amitié, en relations.

Le petit truc en plus fait de grandes choses au final. - J.Courbet: On peut s'adresser aux pilotes de Formule 1 français actuels: un dixième par virage! - A.-E.Lemoine: Comment ça se fait qu'il n'y ait plus de Français qui gagnent des courses de F1? - S.De Groodt: On verra l'année prochaine, il y a une nouvelle réglementation. - A.-E.Lemoine: La course automobile, c'est l'école de l'humilité? - S.De Groodt: Vous gagnez un week-end, et le week-end après, vous êtes dernier.

Vous vous remettez en question tout le temps. Je fais un parallèle avec le chef étoilé. Le matin, il a sa casserole vide.

Il doit tout faire pour que, le soir, son plat ressemble à un plat étoilé. Je compare ça à tout ce que je peux entreprendre. Au théâtre, le matin, il y a tout à faire.

C'est se remettre en question tout le temps. Ca m'a été inculqué par la compétition. On démarre une course, vous gagnez, vous perdez, on remet les choses en jeu toutes les semaines. - A.-E.Lemoine: Un mot sur la façon dont vous avez financé vos cours de pilotage.

Vous avez fait un truc dingue: vous avez cuisiné. - S.De Groodt: J'adore la cuisine.

Un soir, je faisais des raviolis. Ma mère trouvait ça très bon. Le lendemain, j'en parle à un copain qui a un restaurant.

Il goûte et me dit qu'il a envie de m'en acheter et d'en revendre. Il veut les mettre sur sa carte. J'ai fait 1 restaurant, 10, 30...

J'ai payé mes cours de pilotage. Je commençais une école privée pour avoir mon bac. J'avais 42 ans, je n'avais toujours pas mon brevet.

Le 1er jour où j'arrive avec un peu de farine à 9h30...

Un an plus tard, j'arrive à midi avec de la farine partout. Le mec se dit que je fais du commerce un peu bizarre. "Il faut que tu choisisses entre les raviolis et le diplôme".

J'ai choisi les raviolis. - A.-E.Lemoine: On aime ce choix des raviolis.

Il faut toujours choisir les raviolis. - L.Sénéchal: Vous avez aussi réussi à percer dans le cinéma.

Votre 1er cachet était pour le film "Mina Tannenbaum". - S.De Groodt: J'étais très mauvais.

Un directeur de casting savait que je voulais faire du cinéma. "Il y a un petit rôle, si ça t'intéresse. C'est avec E.Zylberstein." Sur le tournage, je suis épouvantablement mauvais.

Je me dis que c'est une catastrophe. J'ai été coupé au montage. Ironie de l'histoire, après, j'ai fait plusieurs films.

Elsa est devenue La partenaire avec laquelle j'ai plus le plus tourné. - A.-E.Lemoine: Vous aussi, vous avez tourné pour le cinéma.

Vous avez été beaucoup coupé au montage. - J.Courbet: J'aurais préféré être coupé au montage.

Je vais vous raconter. C'était une production France 3. Pour une des scènes, il fallait que ça se passe dans les studios de France 3 Aquitaine. "Est-ce que vous avez un jeune qui pourrait faire le présentateur du journal et présenter les infos?" On me choisit. 6 heures de tournage... "Bonjour, les informations"... "On refait!" Arrive la diffusion du film.

J'avais toute ma famille. Le film démarre. Le salaud, dans le film, rentre dans sa chambre d'hôtel, prend la télécommande et allume la télé.

Je ne suis pas plein écran, je suis au fond. Il n'y a que moi qui sais que c'est moi. Même avec une paire de jumelles, et encore... "Bonsoir à tous, voici les nouvelles".

Il prend la télécommande et dit: "Ta gueule." Fin de ma carrière cinématographique. - A.-E.Lemoine: Mais une belle anecdote! - E.Tran Nguyen: La carrière télé de Stéphane...

Vous avez participé à l'émission "Rendez-vous en terre inconnue". Vous êtes parti au coeur de la forêt amazonienne. - L.Thilleman: Un mot pour te dire à quel point tu me manques, à quel point ton rire me manque, à quel point nos discussions à philosopher sur la vie me manquent.

Je dois admettre que m'endormir en hamac à tes côtés, ça me manque aussi. J'ai développé une super technique: je prends ta petite tête, je prends quelques pages, ça me berce. Je te mets comme ça, à côté de mon oreiller. - S.De Groodt: C'est trop mignon. - E.Tran Nguyen: En vrai, vous étiez en Amazonie.

Vous avez eu peur? - S.De Groodt: J'ai eu peur de ne jamais revenir.

J'ai vécu une aventure extraordinaire. Cette émission, c'est un truc de dingue. Quand ils m'ont appelé pour me proposer cette émission, c'est un truc de dingue.

J'avais un créneau. J'avais terminé la 1re salve de la pièce "La Vérité". - J.Courbet: Combien de temps? - S.De Groodt: 3 semaines.

Un jour, on a fait plein d'activités. On plonge dans un lac pour aller chercher de l'argile au fond. Il y avait quelqu'un sur les berges qui surveillait.

A un moment donné, il dit qu'il faut sortir. En indien, c'est une très longue phrase. "Oui mais j'ai encore un peu d'argile". "C'est maintenant!" On sort, en pensant qu'on avait une autre activité.

En fait, il y avait d'autres crocodiles pas loin. Ils n'étaient pas gentils. D'autres crocodiles étaient plutôt sympas. - E.Tran Nguyen: Vous ne les aviez pas vus. - S.De Groodt: Mais eux nous avaient vus. - J.Courbet: Il a eu une technique pour les éloigner, les raviolis!

Rires. - A.-E.Lemoine: Je n'avais pas vu venir la blague des raviolis.

Vous dites à quel point vous recherchez la lumière et la reconnaissance. C'est fini, cette quête de reconnaissance? - S.De Groodt: La reconnaissance, oui.

J'ai eu ma dose. Tout va bien. Je n'ai pas fait tout ça pour être connu.

C'était pour exister. Je suis rassasié. Je fais un pas de côté quand il y a trop de lumière, maintenant.

J'ai tendance à m'éloigner de tout ça. Mes nouvelles envies, c'est de réaliser, me laisser séduire par les autres, regarder le nombril des autres plutôt que le mien. En course automobile, vous pensez à vous, à être 1er.

Votre nombril, très joli... - A.-E.Lemoine: Il est sorti, en tout cas.

J'étais en...

Pas en gainage. - J.Courbet: Ce n'était peut-être pas le nombril.

Rires. - A.-E.Lemoine: Pardon. - S.De Groodt: Je vous en prie. - J.Courbet: Parlez du livre, montrez-le.

Passons à autre chose. - A.-E.Lemoine: "En mémoire de mes souvenirs"...

Un recueil de vos chroniques formidables s'est vendu à plus de 300 000 exemplaires. C'était un carton absolu. On reverra une des chroniques cultes dans "Le Supplément", face à Nabila, dont vous parlez dans ce livre. "La Vérité", depuis le 23 septembre, c'est la reprise.

L'OEil de Pierre...

Le nombril de pierre. - P.Lescure: Mardi prochain sera décerné le prix Goncourt 2025.

La veille, lundi, en 2e partie de soirée, sur France 3, un documentaire racontera la 3e édition du Goncourt des détenus. Nous avons consacré 3 numéros à ce Goncourt qui permet aux détenus, femmes et hommes volontaires, de participer aux délibérations autour de la même sélection que le Goncourt officiel. La 3e édition a été suivie à l'automne 2024.

On y raconte cela dans un documentaire qui montre l'importance de la décision prise il y a 40 ans par J.Lang et R.Badinter de donner l'outil de la lecture aux détenus pour vivre la prison et, surtout, préparer l'après. - Badinter reprenait souvent une phrase de V.Hugo: "On ne peut enlever à personne le droit de devenir meilleur." Cette initiative du Goncourt, et à plus large place la lecture en détention, illustre ça.

La réinsertion doit commencer dès la case prison. Il faut penser à un lendemain. Depuis ce protocole signé, il n'y a pas de prison sans bibliothèque. - P.Lescure: Myrtille Serre a choisi 4 détenus parmi ceux qui se sont portés volontaires.

Jean-Paul, incarcéré à Laon, devrait sortir très bientôt après 23 ans de prison. - Je lis à peu près 4 heures par jour, par moments différents. Ca fait partie de la structuration de nos journées.

Le problème, ce sont de vieux détenus comme moi qui ont fait énormément de temps. On a besoin d'une certaine routine. Indirectement, ça doit me rassurer.

Je n'aime pas rester à rien faire. Il n'y a pas pire. - P.Lescure: Les détenus sont volontaires pour être jurés de ce Goncourt.

Cela ne change rien à leur situation vis-à-vis de leur condamnation. Autre exemple. Bérangère est depuis 10 ans à la prison pour femmes de Rennes et pourrait y rester encore un bon moment s'il n'intervient pas de remise de peine.

L'an dernier, elle avait beaucoup aimé "Madeleine avant l'aube". - Il y a des phrases très poétiques. "L'eau a caressé Sa peau comme les mots ont caressé ceux qui résonnaient dans son esprit." C'est beau, quand même.

Les auteurs que j'aime bien sont tous morts. Apollinaire, Sade, Baudelaire...

Tous ces grands qui savaient, qui ont vécu des problèmes aussi. - P.Lescure: Dans ce documentaire, on découvre combien la lecture est essentielle pour celles et ceux qui veulent se reconstruire et préparer l'avenir.

D'où ce droit de lire qu'avaient instauré R.Badinter et J.Lang. - Le droit de lire, c'est aussi le droit de continuer à penser, s'émouvoir, réfléchir, s'intéresser à d'autres parcours que les leurs.

C'est l'occasion de mettre des mots là où il n'y en a plus, de convoquer des sens, convoquer leur histoire. Là où, en prison, c'est le silence qui règne. - P.Lescure: C'est le 1er documentaire de M.Serre, avec son coréalisateur, J.Frey.

C'est lundi en 2e partie de soirée sur France 3, et ensuite sur la plateforme France Télévisions. Même si je n'avais pas bossé avec Myrtille pendant 4 ans, j'en aurais parlé quand même tellement c'est extra. - S.De Groodt: Il faudrait aussi inciter les prisonniers à écrire le prix-sonnier. - J.Courbet: Ca, ça se dépose tout de suite. - A.-E.Lemoine: C'est une super idée. - P.Lescure: Celles et ceux qui vont découvrir le plaisir de lire ont envie d'écrire après.

Tu as raison. - A.-E.Lemoine: Merci, Pierre.

Dans un instant, Halloween avec Emilie. D'ici là, A.Dombasle dans la loge "HMC". - Arielle, c'est la séquence de rêve.

On fait ce qu'on veut pour la coiffure. Qu'est-ce que vous voulez? - Surprenez-moi. - D'accord. - En même temps, il ne faut pas que j'aie l'air de vouloir surprendre qui que ce soit.

En fait, j'aimerais quelque chose d'extraordinairement ordinaire. Il ne faut pas que ce soit rébarbatif non plus. - Je reviens.

Je comprends absolument rien à ce qu'elle me raconte. - Je ne sais pas, continue à lui parler de Poitiers. Visiblement, ça la détend. - On va faire quelque chose de simple mais audacieux.

C'est ça? - Non. Avez-vous vu Aki Kaurismaki?

Il faut faire absolument le contraire. Le côté nostalgie. Il ne faut pas regarder en arrière.

Simple, simple, simple... - Bien sûr. - Stop!

Voilà. Ne touchez plus. - Ca, c'est parfait.

Ca, c'est bien? - Oui. - Bonne séquence.

Bon courage. - Dans le récit, mon personnage a une forme d'ambiguïté. Vous avez vu "Ran", de Kurosawa? - J'ai fait tout l'inverse? - Eh oui. - A.-E.Lemoine: Dimanche, c'est le grand retour de "Beau geste", émission cinéma animée par P.Lescure. - S.De Groodt: Magnifique émission. - P.Lescure: Merci.

Je suis content. - A.-E.Lemoine: Il était temps.

On est le 2 novembre. Tout de suite, Oh my pop. - E.Tran Nguyen: Spécial Halloween, une fête qui s'est bien exportée en France.

Qui a inventé Halloween? - S.De Groodt: C'est pour toi. - J.Courbet: Est-ce que ça ne serait pas dans le livre? - E.Tran Nguyen: Ce sont les Celtes, il y a plus de 2000 ans.

Pour la tendance de l'année, si vous voulez être dans le coup demain soir, il y a 3 thèmes de déguisements qui se détachent. Le couple adultère au concert de Coldplay, qui fait office de décor pour toutes vos soirées. Il est de bon ton de les montrer comme ça, des petits squelettes figés et au fond, la musique de Coldplay.

Autre thème qui demande de la maîtrise en maquillage. Il y a plein de tutos sur les réseaux pour vous aider. C'est le costume Labubu, la peluche qui fait fureur. - S.De Groodt: Accrochée au sac à dos. - E.Tran Nguyen: A défaut de se la procurer, on devient soi-même un Labubu.

C'est important de l'accompagner du vrai son de Labubu. Le vrai truc en haut de la liste, c'est le costume voleur du Louvre. - A.-E.Lemoine: Avec un gilet jaune... - E.Tran Nguyen: Cagoule du voleur et, souvent, la couronne qui est tombée.

Même les animaux sont victimes de ça. Les vétérinaires déconseillent de déguiser nos animaux car ça les stresse. Le costume du voleur du Louvre fait tellement fureur que certaines boutiques spécialisées y ont consacré un rayon spécial à Paris. - On a fait vraiment spécial braquage.

Des petits bijoux...

On nous demande ça, des casquettes de policiers, des pistolets...

On ne nous demande pas de disqueuses. - Moi, ça sera en policière. Mon copain sera un voleur.

On va faire un peu Louvre version Halloween. - C'est un costume qu'il faut vraiment faire. Déguisé en voleur, même en Lupin. - J'ai des menottes et une cagoule.

Je pense que je vais acheter une couronne. Ca fait un peu plus réaliste. - E.Tran Nguyen: Vu vos têtes devant le reportage, je me dis que le but d'Halloween est rempli.

Ca vous fait peur. - J.Courbet: Ce qui fait peur, c'est la démarche, pas tellement le costume. - A.-E.Lemoine: Vous allez vous déguiser, pour Halloween? - S.De Groodt: Je vais mettre une citrouille sur la tête.

Vous vous déguisez en quoi? - A.-E.Lemoine: En rien. - S.De Groodt: En nombril?

Rires. - J.Courbet: Je ne peux pas vous dire...

Stéphane va...

En ravioli! Rires. - A.-E.Lemoine: C'est génial.

On va parler de De Gaulle, maintenant. De Gaulle dans le bonus de Lorrain. - J.Courbet: Qu'est-ce qu'il devient? - A.-E.Lemoine: Il n'y a pas de jingle? - L.Sénéchal: De Gaulle nous est raconté par J.-L.Barré.

J'ai le 2e tome de sa trilogie publiée chez Grasset. Dans les premiers temps, c'était les origines de celui qui allait devenir le chef de la France libre. Un récit qui couvrait le récit de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la libération de Paris. - Paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris libéré.

Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France tout entière! - L.Sénéchal: J.-L.Barré revient avec le tome 2.

Il raconte les années les plus méconnues de C.de Gaulle, de la fin de la guerre à son retour au pouvoir en 58. En 44, de Gaulle est en train de gagner la guerre.

Que faire des résistants et, surtout, des communistes, Alliés de circonstance qui, à entendre de Gaulle, sont en train d'essayer de profiter du chaos pour organiser une fusillade le lendemain de son arrivée dans Paris? - Le général de Gaulle arrive à Notre-Dame. Sur tout le parcours que vient de suivre le cortège, une fusillade éclate.

Embusqués sur les toits, Allemands ou Français mais tous hitlériens ont tiré sur le peuple de Paris, lâchement, en assassins, par pure haine de sa joie. - L.Sénéchal: "Tous hitlériens", dit le commentaire à l'époque.

Pour le clan de Gaulle, ce sont les communistes qui ont tiré. Ils voulaient "semer la panique, donner l'illusion du désordre pur". Pourtant, les communistes sont incontournables.

Ils constituent le gros de la Résistance. De Gaulle les fait donc rentrer au gouvernement. D'abord par la petite porte, pour ensuite leur confier de gros ministères comme l'Economie.

Ce gouvernement redresse la France. En 2 mois sont signées des ordonnances qui créent la Sécurité sociale, nationalisent les banques, le secteur énergétique. Il y aura le commissariat à l'Energie atomique, qui permettra à la France d'avoir sa propre bombe nucléaire en 1960.

De Gaulle avance mais est rattrapé par les querelles des partis. Il démissionne le 20 janvier 1946. - De Gaulle s'en va.

De Gaulle quitte la présidence du gouvernement. Voici 2 semaines, il s'était donné à Antibes ses premiers jours de vacances. A Neuilly, aux abords de la villa du général de Gaulle, la police protège la tranquillité de celui qui décide d'abandonner le pouvoir.

Une voiture l'emmène vers Marly-le-Roi où, dans un pavillon, le général de Gaulle se retirait momentanément. C'était fini. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, J.-L.Barré.

On est ravis de parler de ce tome 2 de cette biographie monumentale consacrée au général de Gaulle, cet homme qui n'a jamais hésité à quitter le pouvoir. La 1re fois, c'était le 20 janvier 1946. Il prend tout le monde de court.

A l'époque, il était très fier de ne fournir aucune explication. - J.-L.Barré: Il est au pouvoir depuis le mois d'août 44.

Il fait beaucoup de réformes mais constate qu'il ne peut pas gouverner. On prépare une Constitution qui va le réduire à un président potiche qui n'aura aucun droit. - A.-E.Lemoine: "Puisque je ne peux pas gouverner comme je veux, plutôt que de me laisser ligoter, je m'en vais.

Il m'est impossible de gouverner avec les partis." C'est dingue comme ça résonne aujourd'hui avec la France qui paraît ingouvernable, une Assemblée morcelée et un chef de l'Etat qui s'en va. - J.-L.Barré: Quand j'écrivais ce livre, je n'imaginais pas que je le publierais dans cette époque-là.

De Gaulle n'aurait pas été surpris par ce retour des partis. Il a lutté contre un fléau qui pouvait revenir. Il a donné l'exemple en partant.

Il y a toujours eu l'idée chez lui que s'il ne pouvait pas gouverner, s'il n'avait pas l'accord des Français, il partait. Une leçon que certains pourraient retenir aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: On entend des appels à la démission incessants à l'égard d'E.Macron. - J.-L.Barré: C'est pas forcément souhaitable que le président actuel démissionne.

Il aurait pu se poser la question au moment de la dissolution. Il a donné cet exemple. En 69, il a dit que s'il n'était pas suivi, il s'en allait.

Il a fait un pari en 46: qu'on le rappellerait tout de suite. - A.-E.Lemoine: Ca n'a pas été le cas.

Ca a été le début d'une traversée du désert que vous évoquez dans ce 2e tome. En 46, quand il quitte le pouvoir, Y.de Gaulle se réjouit.

Elle souhaite qu'il se retire définitivement de la politique. - J.-L.Barré: Elle n'aime pas ça.

Elle veut protéger son homme. Il y a une tragédie personnelle d'une jeune Anne malade, trisomique. Elle souhaite qu'il reste là.

Elle a peur pour lui. Elle adore son mari. C'est une histoire d'amour entre ces 2 êtres.

Lui ne l'écoute pas beaucoup. Il feint de l'écouter. Il a décidé de revenir parce que ça lui est insupportable de rester à Colombey.

On y passe quelques jours mais pas toute une vie! Il y a cet aspect de revanche. La France a besoin de lui.

C'est de plus en plus vrai. - A.-E.Lemoine: On tarde à le rappeler.

Résultat: c'est un homme qui attend, condamné à attendre. Il y a beaucoup d'amertume, voire de colère, et du chagrin. - J.-L.Barré: C'est un homme qui a l'air très rigide.

C'est un homme d'une extrême sensibilité. Ce qui le blesse le plus, c'est quand la France va mal. Il en veut terriblement à beaucoup de gens, notamment aux partis politiques, tous ces partis qui ont amené la IVe République dans ce qu'elle sera.

Ce qu'on vit aujourd'hui depuis un an, c'est 12 années de vie française. Il y avait 22 gouvernements, des guerres coloniales...

Cette situation, on la vit depuis un an. Elle a duré 12 ans. Pour lui, c'était insupportable. - P.Lescure: Le 8 mai 45 est une date historique et familière.

C'est la fin de la Seconde Guerre mondiale. Un autre événement dramatique est passé sous silence. - 8 mai 45, Messali Hadj est emprisonné.

Les émeutes font une centaine de victimes parmi des Français. La répression sera d'une brutalité extrême. 15 000 à 20 000 morts algériens.

On dit encore que la France est un pays de 100 millions d'habitants avec son empire. - P.Lescure: Vous écrivez: "La question coloniale a pesé comme une sorte de malédiction sur la destinée de C.de Gaulle.

Elle pose problème dès la Libération car il y a un double discours. On se sépare, on se débarrasse de l'occupation allemande, mais on reste dans les colonies." - J.-L.Barré: C'était insupportable pour les pays de voir que la France se libère de ses oppresseurs, mais que la colonisation reste intacte dans les pays.

De Gaulle est en porte-à-faux. Il est anticolonial. Il pense que l'Algérie sera tôt ou tard indépendante.

Quand il reprend le pouvoir en 44, pour lui, il faut garder toute la France telle qu'elle est. C'est le dilemme: comment faire la décolonisation sans perdre la grandeur de la France? - A.-E.Lemoine: Vous expliquez que la crise algérienne, il va s'en servir pour revenir au pouvoir. - J.-L.Barré: S'en servir, ce n'est pas ce que je dis.

Il constate qu'à partir d'un certain moment, dans cette France ingouvernable, il y a une tragédie qui est l'Algérie. Il y a 400 000 hommes en Algérie. C'est une vraie guerre.

Ce n'est pas une querelle coloniale. Il voit que le système est incapable de régler ça. Les Etats-Unis font pression, l'URSS aussi.

La France est inconsidérée dans cette crise insoluble. C'est un joueur de poker, d'échecs. - E.Tran Nguyen: Il y a une conférence de presse extraordinaire avec une formule qui va rester. - C.de Gaulle: Est-ce que je n'ai jamais attenté aux libertés publiques?

Pourquoi voulez-vous qu'à 67 ans, je commence une carrière de dictateur? - E.Tran Nguyen: La France est vraiment inquiète des intentions... - J.-L.Barré: Non.

Le peuple français espère une solution. C'est la classe politique qui est inquiète. L'armée est aux portes de Paris.

Le coup d'Etat est prêt. Il suffit que de Gaulle donne l'ordre, un signe, et les militaires débarquent à Paris. Les militaires ont pris de l'ascendant sur le pouvoir politique.

Le problème ne se réglait pas. De Gaulle joue de tout ça. Il y a un simulacre de coup d'Etat.

Il se sert de cela. Il se défend toujours d'être un dictateur en puissance. - E.Tran Nguyen: Il n'a jamais caché être attiré par les monarchies. - J.-L.Barré: Quand le comte de Paris était pressenti pour être son successeur, il avait dit: "Pourquoi pas la reine des gitans?" Il a essayé de constituer un régime qui est celui que nous avons aujourd'hui, une sorte de monarchie républicaine, avec un exécutif très puissant et une assemblée. - A.-E.Lemoine: Aujourd'hui, on entend, de M.Le Pen à J.-L.Mélenchon, tous les responsables politiques se référer au général de Gaulle.

C'est une prédiction qu'il avait faite. - J.-L.Barré: Il avait dit: "Tout le monde est ou sera gaulliste." Je pense qu'il serait surpris de voir certains courants de pensée extrémistes se réclamer de lui.

Il aurait été surpris de voir ses héritiers être aussi peu respectueux et dignes de son héritage. - A.-E.Lemoine: C'est-à-dire? - J.-L.Barré: Quand on se comporte comme un chef de parti et quand on joue au chantage parlementaire comme le font certains partis, on n'est pas gaulliste.

De Gaulle, quand il nommait ses ministres, il leur demandait de s'éloigner de leur parti et de ne pas être des représentants de parti. Aujourd'hui, on a des représentants de parti qui sont ministres. Je rejoins S.Lecornu quand il dit qu'il faut choisir sa patrie à son parti.

Il n'y a pas de gaullisme mais des preuves de gaullisme. Le courage d'un homme comme S.Lecornu le rapproche du gaullisme.

Il privilégie l'intérêt de la France sur celui des partis. C'est celui que je trouve le plus proche. - A.-E.Lemoine: Il n'est pas chef de parti. - J.-L.Barré: Il est enraciné dans son territoire.

C'est un homme de courage. - E.Tran Nguyen: Parce qu'il a quitté le gouvernement une fois et qu'il est revenu? - J.-L.Barré: Le fait de dire "puisque je ne peux pas gouverner, je pars..." Le général de Gaulle n'aurait pas été dans sa situation.

De Gaulle est parti en tant que président de la République. Il a une façon d'approcher les problèmes...

Je vais pas faire son éloge, mais il y a chez lui...

Il est très différent des autres. C'est ça, être gaulliste. - A.-E.Lemoine: C'était quelqu'un de très orgueilleux.

Il faisait se sentir tout petits des grands intellectuels. - J.-L.Barré: En même temps, il les admirait.

Il ne plaçait rien de plus haut que les poètes et les intellectuels. Malraux, F.Mauriac et les autres.

Lui-même était écrivain. Il a écrit ses mémoires. - A.-E.Lemoine: Préfacées par J.-L.Barré en édition intégrale. - J.-L.Barré: Ca fait 50 ans... - S.De Groodt: Et mon livre, on ne l'offre à personne? - J.-L.Barré: C'est l'édition que de Gaulle voulait.

Il y a des documents originaux de sa main. C'est un document qu'on ne trouve plus depuis 50 ans. - A.-E.Lemoine: "De Gaulle, une vie, le premier des Français", c'est le premier tome.

En attendant la parution du 3e tome. - S.De Groodt: Combien de temps de travail? - J.-L.Barré: Une dizaine d'années.

C'est une dizaine d'années de bonheur. Côtoyer de Gaulle en permanence, on est sur les hauteurs en permanence. - A.-E.Lemoine: Merci de redescendre parmi nous! - J.-L.Barré: J'ai beaucoup entendu parler d'humour.

De Gaulle est un homme qui avait un sens de l'humour extraordinaire. - S.De Groodt: J'ai tout pompé à de Gaulle. - J.-L.Barré: Ca fait de vous un gaulliste. - A.-E.Lemoine: On y avait pensé, à ces fameuses punchlines du général de Gaulle, qui transformait ses conférences de presse en véritable one-man-show.

Il a été l'un des personnages de vos chroniques, celles qui vous ont rendu célèbre. Vous imaginiez des rencontres fictives avec des personnages illustres. Vous avez déjeuné avec le général.

Vous vous souvenez du menu? - S.De Groodt: Pas exactement. - A.-E.Lemoine: Il y avait des huîtres, des "chienlits con carne".

Votre chronique en présence de Nabilla, une rencontre du 3e type. Un dialogue de sourds resté dans les annales de la télévision. - S.De Groodt: Etant moi-même de confession belge... - Nabilla: Je n'ai rien compris! - S.De Groodt: C'est normal.

Je vous enverrai un fax. Il est naturel que je parte à la rencontre de Sa Majesté. J'ai pris la direction du palais.

On m'a informé que le roi, sa femme et le petit prince étaient partis chez moi. N'ayant plus le temps de serrer la pince de monseigneur... - Nabilla: Je peux avoir une oreillette pour traduire? - S.De Groodt: Ayant plusieurs cordes "à monarque". - Nabilla: A mon arc!

Allô! - A.-E.Lemoine: Bienvenue à la table de "C à vous".

L'historien trouve ce moment de télévision historique? - J.-L.Barré: Je n'ai jamais su si elle le faisait un peu exprès.

Elle joue un rôle? Elle joue un peu l'idiote. - S.De Groodt: Ca date d'il y a 12 ans.

Toutes les semaines, on m'en parle. - J.Courbet: D'ailleurs, vous préparez la biographie de Nabilla! - J.-L.Barré: J'attends de terminer et je redescendrai vraiment sur Terre. - A.-E.Lemoine: On vous en parle tous les jours? - J.-L.Barré: Oui.

C'est dingue. J'ai vécu un buzz médiatique. C'est étonnant. - S.De Groodt: C'était il y a 12 ans.

C'était très fort. En le faisant, je ne me rendais pas compte. Les questions qu'elle me posait, ça tombait pile sur un argument que je pouvais développer.

Il y avait de l'impro entre ce qu'elle me disait et mon texte. Je ne cherchais pas à faire rire. J'essayais de raconter mon histoire.

Je ne me suis pas rendu compte de ce qui se passait. Le producteur m'a dit: "On vient de vivre un moment de télé." - J.-L.Barré: Vous êtes inébranlable. - A.-E.Lemoine: Un mot sur l'humour de De Gaulle.

Vous vous souvenez de certaines réflexions ou remarques? - J.-L.Barré: Il avait dit: "Après moi, ce ne sera pas le vide, mais le trop-plein." A une conférence de presse que j'aime beaucoup, il était très comédien, on lui dit...

Il n'avait pas parlé de l'affaire Ben Barka pendant toute la campagne. Un journaliste lui dit "Pourquoi vous vous êtes tu?" Il plonge la tête contre le pupitre, il relève la tête et dit: "C'est l'effet de mon inexpérience." Toute la salle éclate de rire, et c'est gagné.

Il n'a pas répondu à la question. Il peut être drôle même quand il parle de la mort. "Comment allez-vous mon général?" Il avait dit: "Rassurez-vous, je finirai bien par mourir." Ce n'était pas triste!

Il appartenait à cette classe politique, qui a un peu disparu, qui avait de l'humour. - S.De Groodt: Ca faisait sa force.

C'est séduisant, d'être drôle. C'est pour ça que j'ai voulu être drôle. - J.-L.Barré: Et vous êtes séduisant! - S.De Groodt: Je vous remercie. - P.Lescure: Il a essayé d'être drôle et il a réussi, J.Courbet. - J.Courbet: Heureusement qu'il y a eu une suite à "il a essayé". - P.Lescure: Vos spectacles sont complètement pleins.

On a retrouvé un vieux spectacle. - J.Courbet: Quand je vois cette toile, je me pose toujours deux questions.

La première: "Qu'est-ce qui pousse un peintre à se lever le matin et se dire'aujourd'hui, je vais peindre une foufoune'?" La 2e question: "Comment tu expliques ça à ta femme?" - P.Lescure: C'est vrai, que vous, vous avez rodé ce spectacle dans des pizzerias pour voir comment ça marchait en restant presque anonyme?

Des gens pensaient que vous n'étiez qu'un sosie. - J.Courbet: Je suis tombé sur un producteur assez intelligent qui m'a dit: "Tu pars avec une casserole.

Tu ne pars pas du tout avec un atout en étant animateur télé. Les gens ne voudront pas venir te voir. Tu dois faire tes preuves." C'est assez humiliant.

Vous arrivez dans un restaurant qui fait dîner et spectacle. "Si tu n'es pas capable d'y aller, tu n'es pas capable de faire ce métier." Un jour, je suis dans une pizzeria.

A la fin, un monsieur s'approche et me dit: "Vous lui ressemblez un peu." Je lui demande à qui. "J.Courbet." Je lui dis que c'est moi.

Il se retourne, la pizzeria est pleine, et il dit: "L'autre mytho nous fait croire que c'est J.Courbet!" La pizzeria éclate de rire!

Il s'approche et me dit: "Soyez sérieux. J.Courbet, tu penses qu'il serait venu dans cette pizzeria?

Laisse-moi te dire que le jour où il fera un spectacle, j'ose espérer que ça sera un peu plus drôle." C'est comme ça qu'on apprend le métier. - L.Sénéchal: Vous avez fait vos débuts sur France 3.

C'était en 1988. On a retrouvé une séquence qui nous a amusés. Vous présentiez des jeux.

Vous vous mettiez en scène. Vous couriez en faisant vos lancements. - J.Courbet: Un petit plateau pour vous dire que c'est un magazine qui a eu lieu tous les lundis.

C'est un magazine de sensation! Aujourd'hui, sensation sur roulettes. Nous allons parler de skate pendant 13 minutes.

Arrêtez! J'ai la cassette! - L.Sénéchal: C'est super dur.

J'ai essayé. Bonjour. Un petit plateau pour vous dire que c'est un magazine qui a lieu tous les lundis.

C'est le magazine de toutes les sensations. Sensation glisse, mécanique. Aujourd'hui, sensation sur roulettes.

Nous allons parler de skateboard pendant 13 minutes. Toutes les figures seront expliquées. Ils sont partis avec la voiture.

Arrêtez! J'ai la cassette! - J.Courbet: On avait zéro moyen. - L.Sénéchal: Vous ne faites jamais ça dans les écoles de journalisme.

C'est la pire idée. - J.Courbet: Je me demande si le pantalon était à la bonne taille. - A.-E.Lemoine: Vous courez assez élégamment. - L.Sénéchal: Il y a le maître et l'élève. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, "La Vérité", une pièce de théâtre.

Ce n'est pas le sosie qui sera sur scène. Ce sera vraiment S.De Groodt.

A la seconde où on finit l'émission, vous sautez sur une moto pour rejoindre vos partenaires. C'est au théâtre Edouard VII. Ca reprend jusqu'au 31 décembre. - P.Lescure: C'est un régal! - A.-E.Lemoine: Demain, "Arnaques!" sur M6.

Et le deuxième tome de cette biographie monumentale. Dans un instant, je ne sais plus...

Je vous expliquerai après. "Science grand format". Tout de suite, B.Chameroy.

Bonsoir. - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 30 octobre. Je teste une nouvelle forme de relaxation. Ca s'appelle la P.Tabarot.

J'avais besoin de m'étirer les coudes. Rires. Personne ne fait ça.

A la une, la prise de parole d'E.Macron lors de la conférence pour l'intégrité de l'information et les médias indépendants. - E.Macron: Quand les gens vous parlent d'intégrité, ayez peur.

Cris. - B.Chameroy: On aurait pu voir ça depuis 2017. - E.Macron: Je vous dirai à chaque fois la vérité.

Trois voeux. D'abord, un peu de vérité. Ce discours de vérité que j'ai toujours tenu.

Faire entendre toute la vérité. Je crois au langage de vérité. Je veux la vérité.

On se dit la vérité. Quand des dirigeants vous parlent de vérité, ayez peur. - B.Chameroy: Un spectateur de plus pour votre pièce, Stéphane.

Le cambriolage du musée du Louvre qui a révélé des failles de sécurité. Le Premier ministre est menacé dans l'indifférence générale. - E.Ciotti: Monsieur Lecornu gouverne avec le pistolet de monsieur Faure sur la tempe. - Le pistolet sur la tempe. - Un pistolet sur la tempe du Premier ministre. ... - B.Chameroy: Que fait L.Nunez!

X.Bertrand ne s'arrête jamais. Après la version française de "House of Cards", il sort maintenant un bouquin.

Il fait appel à son double maléfique, Francis Sous-Bois. - X.Bertrand: Arrêtez de me parler des autres candidats.

Vous avez vu le scandale que nous impose l'Europe? C'est la foire aux conneries. On peut dire merci au général de Gaulle et à M.Debré. - B.Chameroy: Il précédait E.Ciotti sur le plateau de BFM.

S'ils ont eu le même maillot, ils ne partagent plus la même passion. - Notre invité, E.Ciotti. - B.Chameroy: Non merci.

Timide poignée de main. E.Ciotti, en fourbe, a décidé de lui mettre des coups de poignard dès la sortie du plateau. - E.Ciotti: Ce sont des gens comme monsieur Bertrand qui nous ont mis dans le chaos.

Monsieur Bertrand n'a rien compris. Quand j'entends monsieur Bertrand, ça sent l'insincérité. On verra combien il vend de livres.

Ca sera assez révélateur de l'influence qu'il a dans notre pays. - B.Chameroy: Et toc!

Des nouvelles d'E.Zemmour? OK.

C'était l'invité d'A.de Malherbe. - E.Zemmour: Algérien.

Algérien. Algérien. Djihad.

Islam. Islam. Femmes voilées.

Les musulmans. Les musulmans... - B.Chameroy: Ca volait un peu plus haut avec le prix Nobel de l'économie qui est nostalgique de son enfance. - L'école n'est plus ce qu'elle était...

L'intensité du son fluctue. - B.Chameroy: C'est la folie du moment, les politiques de droite à s'inviter dans les grandes écoles pour faire des conférences...

A.Juppé était l'invité de l'Agora. On lui a fait un accueil un poil Ibiza. - Je vous prie d'accueillir A.Juppé. - B.Chameroy: Musique d'origine.

Musique de festival. A.Juppé est jeune. - A.Juppé: J'ai fait le buzz.

J'étais dans une émission. - B.Chameroy: Les étudiants l'ont ramené à la réalité. - Vous avez 80 ans.

D'après les sondages, vous êtes un homme mort. - A.-E.Lemoine: A ne surtout pas faire... - B.Chameroy: Il manque la fin de la phrase.

Elle aussi a cédé à la tendance du moment. V.Pécresse était l'invitée d'une école.

Elle a "dit les termes", comme disent les jeunes. - V.Pécresse: Le sujet, c'est celui que personne ne veut entendre, celui dont personne ne veut parler, mais je suis obligée d'en parler, c'est qu'on dépense mal l'argent de vos impôts. - B.Chameroy: Et c'est vrai que personne ne le dit à part elle. - L.Wauquiez: Baisser les dépenses. - J.Bardella: Faut-il qu'on fasse de la chasse au gaspillage? - Moins de dépenses et plus d'économies. - B.Chameroy: Je regardais ma montre...

V.Pécresse a répondu aux inquiétudes sur la ligne 18 du métro qui devrait voir le jour. - V.Pécresse: Ceux qui le trouvent moche parce qu'il est en aérien seront hyper heureux de le prendre. - B.Chameroy: Et pourquoi? - V.Pécresse: Un métro aérien, ce n'est que du bonheur. - B.Chameroy: Un très bon argument! - J.Courbet: C'est pas possible... - B.Chameroy: Valoche est un caméléon.

Elle imite tout un tas de personnes, à commencer par les startupeurs. - V.Pécresse: On peut faire du vélotaf.

C'est un game changer. J'ai le sentiment de vivre dans une famille dysfonctionnelle. A la fin de l'année...

Mille excuses! - B.Chameroy: "Mille excuses!" Elle a du souci à se faire.

Elle n'est plus la seule à imiter la cigale. - E.Coquerel: Chut.

Chut. Chut. Chut...

Chut. ... - B.Chameroy: Les députés en commission de projet de loi de finances de la Sécurité sociale.

Même si c'est notre chouchou, C.de Courson n'a pas de passe-droit. - J'en étais qu'à la moitié... - B.Chameroy: Nouveau problème majeur en France qui concerne le petit-déj. - Le besoin de croissants pour la dépense sociale.

Il est lié à l'allongement de l'espérance de vie. - B.Chameroy: Autre problème, le calva à 8h du mat.

Il bafouille. Ce phénomène paranormal qui s'est produit hier en Auvergne. - Dans le reste de l'actualité, vous les avez peut-être aperçus dans le ciel hier... - B.Chameroy: Des soucoupes volantes? - Des pilotes de la ligne haute tension. - B.Chameroy: C'est l'occasion de penser aux défunts et aux clients de fleuristes qui sont cons comme des valoches. - Souvent, les clients me disent: "Je ne veux pas de chrysanthèmes, mais j'ai envie de ça." C'est un chrysanthème. - B.Chameroy: Ils sont cons comme des valoches.

Julien, nous sommes victimes d'une arnaque. Je demande à la régie de composer le numéro. Nous avons un cas de contrefaçon à signaler.

J'ai regardé "Tout droit!" sur TéléGrenoble. - Pour la chronique fiscale, un avocat fiscaliste. - B.Chameroy: Ils ont des invités comme nous. - Premier invité, le président de la Fnaim 38.

Nous avons également Cindy, courtier. - B.Chameroy: Nous, on a J.Courbet, S.De Groodt...

Eux, ils avaient Cindy. Le logement était le thème de ce numéro. Tout était très important. - L'entrée des lieux, c'est un point important.

Les diagnostics sont extrêmement importants. Le DPE est important. L'état des lieux d'entrée est une partie extrêmement importante.

C'est un point important. C'est d'autant plus important...

C'est un point important. Donc c'est important. - B.Chameroy: Ca, c'était important.

C'est scandaleux. La contrefaçon ne s'arrête pas là. Ils ont aussi un éditorialiste comme P.Cohen.

Il a des analyses beaucoup plus poussées. - Il y a 2 grands types de baux. Il y a le bail non meublé classique et le bail meublé.

Il y en a un qui est meublé et l'autre non meublé. - B.Chameroy: L'ABC revient lundi. - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir accepté notre invitation.

Filez, cher Stéphane.