Prise de parole de Jean-Luc Mélenchon à Sainte-Geneviève-des-Bois - #MelenchonEssonne
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour, merci à toutes et à tous d'être venus si nombreux, je suis Antoine Léomant, le candidat dans la 10e circonscription de l'Essonne, aux côtés d'Anna Iskos, ma suppléante. Alors, beaucoup me connaissent sous le nom de Monsieur V par ailleurs, mais bon. Je suis le candidat de la NUP, la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale dans cette circonscription, c'est-à-dire de l'ensemble des forces de gauche qui se sont regroupées pour faire des candidatures communes dans les 577 circonscriptions du pays et emporter la victoire. Mais avant de parler, je voudrais donner la parole à quelqu'un, le meilleur maire du monde, je vous demande d'accueillir Philippe Riau.
Merci Antoine. Mesdames, Messieurs, vous l'attendez Jean-Luc ? Il va arriver. Chers amis, chers Antoine, chers Claire, le jeune, chers Farida, chers des candidats qui n'ont pas pu être avec nous, chers Naderra, Mathieu, Émilie, tous les candidats de la NUP avec leurs suppléants, je voulais bien évidemment les saluer amicalement, ce moment est 5 jours, 5 jours du grand moment du 12 juin. En effet, quelle belle campagne nous menons toutes et tous, avec les militants chevronnés, d'autres nouvellement arrivés, avec des citoyens qui se lèvent, sentant l'espoir dans ce pays. De portes à portes, de gares, nous sommes extrêmement présents dans cette campagne.
Je pense bien évidemment à Amadou Deme, candidat de la quatrième. Un petit big up pour la suppléante d'Antoine Anaïs, de Grigny et de la Grande-Borne. Dans ce beau département de l'Essonne, le 19 juin, mettre fin à une anomalie, à un anachronisme. Rendez-vous compte, dans ce département, aucun député de gauche est écologiste, aucun sénateur de gauche est écologiste, et un département qui est à droite. Avec ce rassemblement, tout devient possible dans toutes les circonscriptions de l'Essonne. La remontada de la gauche et de l'écologie commence les 12 et les 19 juin.
Encontre militante, vous êtes nombreux et nombreuses à nous dire, aux responsables politiques que nous sommes, même si nous sommes d'abord et avant tout des militants, mais qu'est-ce que vous avez déconné pendant des années de ne pas vous être rassemblés ? Eh bien, aujourd'hui, cette élection décisive, elle n'est pas secondaire, aux portes, à portes, pour appeler à cette mobilisation, car notre victoire viendra, voilà, chers amis, votre mandat est clair, jusqu'à la dernière mi-but, mobilisez, mobilisez.
Donnons-nous de l'air, donnons-nous de l'air, parce que nous n'en pouvons plus des coups de butoir d'une République de plus en plus libérale, d'une République championne des inégalités, d'une République qui maltraite notre fraternité. Oui, mesdames, messieurs, mettre fin à la pauvreté, à la misère galopante, qui touche de plus en plus de jeunes, qui touche de plus en plus de salariés et de retraités. Nous devons changer ça. Le grand Victor Hugo, l'auteur des Misérables, clamé dans un discours légendaire en 1849, devant l'Assemblée nationale, détruire la misère, oui, cela est possible. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse.
En pareille matière, tant que le possible n'est pas fait, le devoir n'est pas rempli. Voilà la mission de nos futurs députés, de la future majorité de l'ANU. La lutte contre la pauvreté n'est pas la cistana, comme nous le dit la droite ou le président des riches. La lutte contre la pauvreté, c'est un combat pour la dignité des droits humains. C'est un combat pour le pouvoir de vivre. À l'heure où le milieu des mois sont difficiles, où tout augmente sauf les salaires et les pensions, je veux ici déclarer la mobilisation générale contre la pauvreté. Cette lutte contre la pauvreté rime également avec écologie populaire, car vous le savez, fin du monde, fin du mois, même combat.
Ce système libéral, ce système libéral organise actuellement la pauvreté par un dépeçage chirurgical de nos services publics, seul patrimoine en commun. La baisse du traitement des fonctionnaires, la précarisation des agents de la fonction publique et l'organisation des effectifs. Mesdames, Messieurs, je vous le dis clairement, la ficelle est trop grosse. Après avoir dégraissé le mammouth, ils veulent achever la bête. Après, ma cité va craquer, mon hôpital va craquer, mon école va craquer, ma sécu va craquer, ma république va craquer. Voilà leur projet. Ils poussent au bord des limites humaines toutes celles et ceux dont la mission est de prendre soin des autres, de l'humain.
Nous devons prendre coûte que coûte soin de celles et ceux qui prennent soin de nous. Alors, pour terminer, encore cinq jours, cinq jours toutes et tous unis, cinq jours toutes et tous ensemble, toutes et tous derrière nos candidates, nos candidats, ils et elles sont jeunes, ils et elles sont l'avenir de notre pays, ils et elles sont notre bien commun. Alors, votez pour notre république sociale, notre république écologique et notre république solidaire, pour notre bien le plus cher, notre liberté, pour une égalité réelle et pour une fraternité retrouvée. Vive la NUP, vive la République et vive la France ! Geneviève, vous êtes là ? Je chauffe, je chauffe Farida.
Je vais donner la parole à celle qui a failli créer la surprise contre Manuel Valls en 2017, Amrani, avec son suppléant, Oscar Segura de Corbeil. Farida.
Votez à toutes et à tous, bah écoutez, heureuse d'être là, ça se remplit de plus en plus. Franchement, je suis fière en fait de tout le monde là, où ce soit, où ce soit. Vous êtes magnifiques, vous êtes beaux, vous êtes jeunes, il y a des jeunes, des moins jeunes, et vous êtes le peuple tout simplement. Le peuple. Ceux qui ne me connaissent pas, moi je suis Farida Amrani, je suis élue dans l'opposition, effectivement, de... bah bah il est parti aujourd'hui, mais je vous en dirai deux mois après, à Évry-Courcouronne. À Évry-Courcouronne, je suis dans l'opposition, comme je vous dis, mais au-delà de ça, je suis aussi syndicaliste, je tenais à le dire, parce que c'est important.
je travaille sur la 10e circonscription de l'Essonne, donc je suis heureuse aussi d'être sur ma terre où je travaille aujourd'hui, donc pas très loin d'ici. Ça, je comptais, voilà, pour moi c'est important de le dire, parce que je sais que j'ai des collègues, j'ai des amis, j'ai beaucoup de gens qui habitent cette circonscription, et je leur demande en fait, dimanche, de ne pas oublier d'aller voter pour... je le présenterai, il sera présenté plus tard, Antoine Léomant, ça c'est important.
Donc on est là aujourd'hui, on est là aujourd'hui aussi pour vous expliquer aussi un peu notre programme, même si vous le connaissez, je sais que vous le connaissez, vous avez voté en masse à la présidentielle pour Jean-Luc Mélenchon, ça, personne ne peut l'oublier. Et aujourd'hui, on parle d'un 3e tour, notre 3e tour, c'est pour élire Jean-Luc Mélenchon, 3 minutes. Donc il va arriver, ça c'est important, et c'est faisable. N'écoutez pas ceux qui vous disent non, c'est pas possible, vous dites n'importe quoi, c'est faisable. J'ai très peu de temps, je vais être plus courte que Philippe Rioux, le meilleur maire du monde, je vais faire plus court.
Cet après-midi, nous étions nombreuses et nombreux devant l'hôpital public, l'hôpital sud-francilien. Je ne sais pas si vous le connaissez, je pense que la plupart d'entre vous ont dû y aller pour une urgence ou autre chose, essayer de prendre un rendez-vous. Et ce cri, cet après-midi, on a insisté à un cri d'alerte. Le cri d'alerte, il est là depuis un certain temps, ça fait plus d'un mois, que tous les vendredis, nos soignants alertent sur la situation de l'hôpital. L'hôpital qui est un de nos premiers biens communs, entre guillemets, parce que c'est notre santé, c'est tout le monde a besoin de la santé, qu'on soit riche ou pauvre, quand on a une bonne santé, tout va bien.
Et tout le monde est de façon équitable là-dessus, en tout cas. Cet après-midi, moi, j'ai eu vraiment, j'ai vu des choses, j'ai entendu, j'ai discuté avec les organisations syndicales, j'ai vu beaucoup de soignants et surtout des médecins. D'habitude, les médecins parlent très peu. Et là, ils se sont vraiment levés en disant, là, on n'est même plus au stade de l'alerte. Le bateau coule, le navire est en train de couler. Ce qui était dommage, c'est qu'on n'était pas nombreux, nous, usagers de l'hôpital. Nous, usagers, on n'était pas là. Donc, on a une responsabilité envers cet hôpital.
Aujourd'hui, cet hôpital qui regroupe l'hôpital d'Evry et de Corbeil, mais avec moins de personnel, moins de lits, il faut le savoir, il y a très peu de temps, l'urgence pédiatrique a été fermée. C'est-à-dire que si on avait un enfant, on ne pouvait pas l'emmener en urgence à l'hôpital. Aujourd'hui, la chose est simple, c'est-à-dire que la santé, c'est une question politique. Et quand on dit politique, ça se passe au niveau national. Nos représentants aujourd'hui qui sont au gouvernement, une, ont une responsabilité et on porte une grosse responsabilité là-dessus. L'argent, il y en a. L'argent, il y en a.
Il faut changer tout ça et nous, ce qu'on souhaite, c'est qu'au 1er juillet, au 1er juillet, si on est élu, si la majorité, tout passera par décret. C'est-à-dire qu'on fera passer plein de choses par décret. On n'a pas besoin, en fait, d'attendre l'opération de l'Assemblée, je veux dire, tout ce qu'on fait habituellement, les séances, etc. Moi, ce que je vous demande aujourd'hui, c'est d'être responsable et je sais que vous l'êtes. Dimanche, c'est dans 5 jours.
Dimanche, il est important si vous aimez votre hôpital, si vous aimez les services publics, parce que les services publics sont amenés à disparaître aussi, il faut le savoir, c'est d'aller voter, d'aller voter dans tout le département de l'Essonne, la NUPES, NUPES ou NUPES, peu importe, la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale. On a, comme disait Philippe, des candidats et des candidates qui sont là, qui connaissent le terrain, qui sont proches de vous. On a cette responsabilité pour nous, pour nos enfants. On a de plus en plus de personnes, nos aînés ne peuvent plus rentrer en fait dans cet hôpital. Et là, vraiment, moi, je ne sais plus quoi dire.
C'est-à-dire que là, le cri de ces médecins, moi, m'a touchée vraiment. Et je me dis, on a une responsabilité envers eux. La responsabilité, c'est d'aller voter dimanche. Je le redis, c'est important. Allez voter et faites voter autour de vous. Au-delà de faire un... Voilà, faites voter vraiment. On a cette chance aujourd'hui d'élire un Premier ministre, d'élire un Premier ministre pour mettre en place notre programme. Notre programme, notre monde. Allez voter dimanche et faites le bon choix, c'est votre responsabilité. Si l'hôpital ferme demain, s'il n'y a plus d'un responsable. Et ça, cette responsabilité, il faut la faire peser sur les autres.
Le gouvernement, celui qui a supprimé les postes, sans rien dire. Celui qui ferme les lits, sans rien dire. Voilà, c'était un coup de... Voilà, je le dis tel que je le vis parce que c'est la réalité. Je vais vous présenter la candidate qui s'appelle Claire Lejeune, qui est candidate également de l'ANUPS et qui est sur la 7e circonscription de l'Essonne, pas très loin non plus. Donc, je vous demande de l'applaudir chaleureusement. Est-ce que vous allez toujours bien à Sainte-Géme-Vivre ? Est-ce que la 7e circonscription de l'Essonne est bien là ?
Oui !
Très bien, très bien, très bien. Je suis vraiment très heureuse et assez émue d'être là aujourd'hui dans cette Essonne qui est le territoire où je suis née, où j'ai grandi et où aujourd'hui j'ai l'honneur d'être candidate pour la nouvelle Union Populaire. Et je suis aussi très heureuse de vous voir si nombreux et si divers. Nous avons réussi effectivement à nous unir c'est historique, il faut qu'on prenne la mesure du moment qu'on est en train de vivre. On peut faire en sorte que dans les 10 jours, l'histoire de notre pays bascule. Il faut qu'on soit à cette hauteur-là.
effectivement, comme l'a dit Philippe Riau, la dernière fois aux dernières législatives, ici, il y a eu une vague de députés marcheurs. Ici, dans le 91, et on a vu ce que ça a donné. Des députés sans caractère. toutes les lois liberticides, toutes les lois climaticides, toutes les lois de casse sociale. Et c'est ça qu'il faut qu'on change.
Il y a urgence parce que les conséquences de ces lois-là, on les voit dans nos territoires, on les voit dans nos villes, on les voit tous les jours aujourd'hui en campagne lorsqu'on fait du porte-à-porte et que les gens nous disent qu'ils hésitent entre eux à aller faire un peu plus de course ou à emmener le gamin au foot parce que c'est à l'autre bout du département et que le carburant coûte trop cher. Donc aujourd'hui, on est dans ce genre d'urgence-là.
Antoine Léaument