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InterviewB SMART· 30 mars 2026 27 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSantéRetraites

SMART JOB - Les dossiers chauds du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes ministre depuis le 12 octobre 2025. Vous aviez hérité du dossier des retraites. Où en est-on ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le choc pétrolier et l'inflation impactent le pouvoir d'achat. Comment réagir ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    Les entreprises ont versé 2,9 milliards en 2025 contre 4,6 en 2023 en prime de partage de la valeur. Solution pour le pouvoir d'achat ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Les arrêts maladie coûtent 108 milliards par an. Comment accompagner les salariés en difficulté et lutter contre les abus ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    La Génération Z exige un équilibre vie pro/vie perso. Comment les entreprises s'adaptent-elles ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    La rupture conventionnelle coûte cher à l'assurance chômage. Faut-il réduire la durée d'indemnisation ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

B ravi de vous accueillir dans cette émission spéciale Smart Job. Euh vous le remarquez délocalisé. Nous sommes ici au ministère du travail dans un lieu qui est magnifique qui s'appelle le hall des guichets et le ministre du travail Jean-Pierre Farandou nous nous accueille.

Merci monsieur le ministre de de nous accueillir. C'est une émission que que je vais partager avec Caroline de Senville. qui est journaliste chez Décideur RH.

On a évidemment préparé nos questions. Alors, vous êtes ministre du travail et des solidarités depuis octobre ou mêm précisé depuis le 12 octobre 2025, c'est très précis. Euh vous aviez hérité, d'ailleurs, on en parlera peut-être du dossier des retraites, on essaiera de savoir où on est ce dossier est-il enterré ?

Est-ce qu'on continue toujours à à parler de ce ce sujet ? D'abord, commençons quand même par le sujet qui nous semble le le le le plus fort dans l'actualité, c'est le choc pétrolier. C'est de la géopolitique qui soudain arrive très rapidement sur le bureau du ministre du travail, choc d'inflation, hausse du carburant.

J'ai vu que change.org lançait des pétitions d'une salariée qui disait "Je n'ai plus assez d'argent pour mettre de l'essence dans ma voiture." Et j'entends par ailleurs un premier ministre, un ministre de l'économie qui dit "Pas de quoi qu'il en coûte, pas de quoi qu'il en coûte Oui.

Alors ce cette guerre en Iran, bah c'est une guerre exogène. C'est une crise exogène qui arrive effectivement dans nos économies mondial, européenne et française. On peut le regretter bien sûr parce qu'une guerre c'est toujours regrettable et vous savez que prayon de la République fait tout pour désescalader la guerre au maximum, la faire cesser le plus vite possible, créer des conditions diplomatiques d'un retour à une bonne navigation des bateaux dans des frroids d'ormouse.

Donc vous connaissez la position de la France, elle est claire. Pour autant, on défend nos intérêts bien sûr dans la zone et on soutient nos alliés et c'est bien normal. Mais euh cette ride, on peut la regretter.

On peut la regretter d'autant plus que finalement les chiffres allaient dans dans le bon sens. On a pu annoncer aujourd'hui un déficit euh 2025 à à 5.1 euh alors qu'on l'annoncé beaucoup plus haut.

Et donc ça veut dire qu'en 2 ans, on est passé de 5.8 à 5.1.

C'est très encourageant. Ça veut dire que le pays est bien géré, l'économie française est résiliente et les trois premiers mois de l'année était très encourageant. Là encore, on était vraiment dans une feuille de route qui nous permettait d'être confiant dans notre capacité de boucler le budget et peut-être même un peu mieux 26 à hauteur des estimation et la sécurité sociale pareil.

Donc franchement c'était une pas une mauvaise période pour l'économie française et les comptes français. Bon la la guerre est arrivée. Il faut patatrage envie de dire quoi.

Oui ou voilà il faut y faire face. On est là pour gérer les les problèmes hein. On le fait dans les entreprises.

Vous savez que j'ai longtemps dirigé une grande entreprise. SCF Oui, la SNCF dans des crises j'en ai eu, des problèmes, j'en ai eu. Et vous auriez eu votre DRH qui qui serait venu vous voir et vous aurait dit "Monsieur le président, monsieur le directeur, on a des salariés qui aujourd'hui nous disent "J'ai 150 € 200 € d'essence de pouvoir d'achat en plus dans dans le carburant.

Est-ce qu'on les accompagne ou est-ce qu'on laisse les entreprises, j'ai envie de dire gérer dans le dialogue social ou au coup par coup ?" Bon, alors les entreprises, on les aide. Alors, on veut les aider de manière ciblée par secteur.

Il y a une toile de fond qui est là. Je parlais des de la maîtrise de la dépense publique. Le quoi qu'il en coûte, ça a été caractérisé bien sûr pour le pour la période liée au Covid ou la période liée au problèmes en Ukraine.

Maintenant, c'est il faut tenir le et maîtriser le déficit public quoi qu'il arrive. hein, on est dans une logique d'adaptation et si on est amené à engager des euros publics pour aider tel ou tel secteur de manière ciblée, il faudra trouver euh faudra gager avec des économies les dépenses que nous aurons faites parce que nous ne renonçons pas à rester sur une trajectoire de maîtrise de nos déficits à la fois pour le budget général de l'État comme pour la sécurité sociale. Alors qu'est-ce qu'on a fait tout de suite ?

On a pris des mesures d'urgence. Alors, tout ça est animé bien sûr par le ministère de l'économie des mesures de trésorerie, les pêcheurs, les pêcheurs, l'agriculture et les transports, les trois secteurs les plus directement concernés par la hausé carburant avec des je dire des impacts économiques immédiats dans leur compte d'exploitation, ce sont ceux-là bien évidemment puisqueen gros, il y a des moteurs et les moteurs ils consomment. Donc, il faut effectivement tenir compte de ça.

Donc, les actions qui ont été faites d'ailleurs le ministère du travail, il a il a il a directement contribué. Nous avons accepté très vite de décaler le paiement des charges sociales. Donc c'est une manière de d'aider la trésorerie des entreprises en décalant le versement de ces cotisations.

Et deuxièmement, c'est aussi le ministère du travail qui peut regarder au cas au cas par cas une certaine bienveillance dans les secteurs considérés des chômages partiels. Voilà, quand le chômage partiel, c'est quand votre activité baisse et que l'entreprise est saine et qu'elle repartira quand la crise sera terminée. a on a bien sûr donné consigne à nos directions des des déconcentrées sur le terrain de d'avoir un regard favorable aux demandes qui pourraient le leur être faite.

Monsieur le ministre, les entreprises avaient versé 4,6 milliards d'euros en 2023 à leur salariés de prime de partage de la valeur. Ça a diminué en 2025, on est tombé à 2,9 milliards. Est-ce que c'est une solution pour soutenir le pouvoir d'achat des salariés ?

Alors la politique salariale, d'abord, il faut être clair, c'est les entreprises qui la font. Moi, j'ai été, vous le savez, parant d'entreprise, les fameuses négociations annuelles obligatoires, c'est entreprise par entreprise, secteur par secteur. Les situation économiques sont pas les mêmes.

Pour qu'il a partage de la valeur, faut qu' création de valeur. Voilà. Donc c'est un principe qui est très sain, je l'appliquais moi-même quand j'étais à la SNCF.

Donc, on a vraiment développé des formules d'intéressement, des formules de prime partage de la valeur. Je crois que c'est très apprécié par les par les salariés, surtout dans ce contexte. Surtout dans ce contexte.

Voilà. Donc forcément au total et en macro, les chiffres que vous citez sont macro. Ça peut refléter aussi la capacité globale des entreprises françaises à créer de la valeur.

C'est plus compliqué en période de crise. Ce qui caractérise aussi l'année l'année fin 25 début 26, c'est cet étau dans lequel nous sommes. Pas que nous, toute l'Europe.

D'un côté, les Américains qui refusent qu'on exporte chez eux avec des tarifs doués très élevés et de l'autre côté de manière symétrique et un peu agressive les Chinois qui veulent inonder nos nos marchés français de production et de bien à très bas coup. Voilà, dans ce contexte là, il faut être résilient. Nous le sommes d'ailleurs hein.

Les chiffres du chômage tiennent pas mal, l'emploi des jeunes tient pas mal. Légèrement progressé tout de même le chômage. Petite progression mais qui n'est pas une catastrophe.

Franchement l'économie est résiliente et on le voit d'ailleurs dans les chiffres que j'ai annoncé quand on voit la maîtrise des déficites publics, ça veut dire quand même que l'économie française se porte pas si mal. On on voit quand même que la stratégie est même dans votre discours, on l'entend et on l'entend d'ailleurs de de la voix de plusieurs ministres du gouvernement. La stratégie c'est de réduire nos déficits.

Vous évoquez le les bons résultats et les bons chiffres 5.1. On est sur la bonne voie, mais c'est au prix évidemment d'un certain nombre de coups de drabot pour utiliser ce ce mot qu'on entend souvent.

Euh coup de drabot, réduction des aides à l'alternance, coup de drabo sur le CPF. Euh est-ce que ça vous l'assumez ? dit, c'est aussi notre volonté de de réduire ces déficits et cela passe par par ces mesures qui ont été, vous l'avez entendu, élu, critiqué par les grandes entreprises de formation, par les organismes qui ont dit "On est en difficulté".

Quel est votre sentiment sur ces sur ces critiques justement ? Bah, ces critiques, je les entends mais il faut reprendre la toile de fond. Donc, on l'a dit, maîtrise des déficits publics.

Maîtrise, ça veut dire réduction hein, s'inscrire dans une trajectoire. Nous nous n'avons pas renoncé à réduire le déficit du pays à 3 % à horizon 2029. C'est l'engagement qu'on a pris devant la Commission européenne, il faut le tenir.

Entre parenthèses, d'ailleurs, pourquoi on est en difficulté aujourd'hui pour dépenser de l'argent, c'est qu'on est trop endetté. Quand un ménage est très endetté, si la machine à laver est casse, c'est compliqué d'avoir un crédit à la consommation. C'est un peu le cas du pays.

Comme étés, on a plus de marge de manœuvre et ce qui peut être le cas pour l'Allemagne qui a un niveau dette bien inférieur au nord. C'est pour ça qu'il est essentiel d'arriver à réduire le niveau d'endement de notre pays. Voilà.

Et le fameux 3 %, c'est ce qui fait qu'on produit plus de dette. He donc c'est pour ça que ce cap est très important. Ceci étant posé, on souhaite par ailleurs dans de la souveraineté de notre pays et dans l'environnement géopolitique que vous avez rappelé avoir plus de moyens dans la défense.

C'est essentiel que l'armée française dispose de moyens moyens des équipements, des hommes, des technologies le recrutement dont on parlera derrière. Et d'ailleurs le ministère du travail va y contribuer à trouver les salariés. Donc, comme on fait un effort euh pour la pour le pour les armées, c'est plus de 6 milliards d'euros dans le budget 26 pour donner plus de moyens à nos armées et qu'au même moment, on veut réduire le déficit, forcément, il y a de la gestion et il y a de l'ajustement dans tous les autres postes, y compris les nôtres.

Par contre, ce que je voudrais dire, c'est que moi, j'ai tenu à ce qu'on casse pas la politique de l'apprentissage. On a réduit, c'est vrai, on était monté très haut. On était monté à 16 milliards d'euros en 2024, on fait un plateau autour de 14 et demi 15, c'est quand même très raisonnable.

Il y a un effet d'OB. Certains ont dit, je parle du secteur, parlons du secteur tertiaire parce qu'on parle des métiers manuels mais le tertiaire a beaucoup utilisé le l'alternance. Certains ont dit il y a eu un effet d'oben.

Il y a en partie un effet d'OB sur lequel il faut revenir. Il y a même de la fraude caractérisé. Nous avons fermé un CFA en centre de formation des apprentis en région parisienne pour gaspiller l'argent publique au détriment des jeunes.

Donc il faut aussi savoir le faire et c'est pour ça que je pense que l'ajustement que nous avons que nous avons mis en place d'abord qui préserve déjà toutes les petites entreprises et et elles sont nombreuses, elles font beaucoup recours à l'apprentissage et tous les métiers de base, j'allais dire. C'est vrai, c'est du côté peut-être des grandes entreprises et des haut diplômes qu'on a ajusté mais je pense qu'il y a de la place à l'ajustement, il y a de la lutte contre la fraude, il y a de la meilleure efficacité de l'argent public. Donc je le redis, il y aura toujours énormément d'apprentis.

Je m'attends à un nombre d'apprentis autour de 750000, pas loin de 800000 apprentis qui reste un excellent chiffre. On a démarré à 300000 dans les années 2000 2017. Vous avez répondu brièvement à la question parce que vous l'avez intégré dans votre réponse sur l'idée que le chômage progressait peu et que vous étiez confiant.

Vous êtes un ministre du travail confiant. Je rappelle que France travail est sous votre tutelle. confiance sur le le le chômage ou le dérapage de du chômage parce qu'on est dans un contexte aujourd'hui extrêmement fragile.

Oui. Alors c'est pareil, je vous parler avant l'Iran. L'Iran, on sait pas trop, on gère au jour le jour, à la semaine semaine.

Bon, avant l'Iran, j'étais confiant. D'ailleurs, pourquoi j'étais confiant ? Les prévisionnistes le disaient, indépendant.

En gros, on avait un chômage qui était très bas, qui était descendu à 7,4 %. Il y a eu que 6 fois de en 40 ans un taux de chômage inférieur à 8 %. Donc, quand on est à 7 7 et demi, c'est très bien pour la France.

On a fini l'année à 7,8 7,9, il y avait peut-être un petit peu d'effet d'estérésis au S1, on aurait peut-être dépassé les 8 mais à peine. Et au second semestre, on le voit bien avec une croissance qui se passait très bien, on allait à nouveau terminer l'année autour de 7 et demi. Donc au fond, j'étais globalement pas inquiet en masse.

Alors, une fois qu'on a dit ça, il y a les secteurs qui vont bien et d'autres qui vont moins bien. Et le le boulot de France travail, c'est justement de de d'accompagner des salariés en transition des secteurs qui vont pas bien et les années les secteurs qui vont bien. Voilà.

Donc ça c'est pour ça que globalement oui, j'avais confiance dans la résilience de notre économie. Après euh ce qui se passe en Iran et ses conséquences, je suis plus humble parce qu'on pilote au jour le jour, à la semaine semaine. On verra bien où ça nous amène.

Euh on a voulu faire un focus sur les arrêts maladies d'abord parce que Sébastien Lecornu avait convoqué plusieurs ministres, vous en faisiez partie en vous disant euh il faut agir maintenant très concrètement sur ce sujet. Vous l'avez fait la semaine dernière, vous avez reçu tous les acteurs, notamment les acteurs de la sécurité sociale. Euh les arrêts maladies Caroline sont des chiffres colossaux quand même hein.

Oui. Euh en réalité l'absentisme au travail coûterait au moins 108 milliards d'euros par an selon plusieurs économistes dont Laurent Capelletti à cause de ces fameux coûts cachés, la baisse d'activité, les les coûts liés au recrutement. Derrière ces arrêts, il y a des arrêts de personnes en difficulté, en souffrance et des arrêts de complaisance.

Euh comment on accompagne les salariés en difficulté et comment on lutte contre ces abus ? Oui, moi j'aime bien le terme d'absence au travail, c'est un peu plus neutre. Il y a pas de projection d'intention quelconque, mais c'est une réalité des absences au travail qui ont deux effets qui se cumulent. des organisations des entreprises qui savent pas s'ils peuvent compter sur une équipe, une personne et qui sont obligés de se réajuster au dernier moment et ça peut entraîner des conséquences sur la production des biens des services pour les clients.

Et deuxièmement effectivement impact sur les comptes de la sécurité sociale. Il y a une dérive importante qui coûte de l'argent et qui contribue au fameux déficit de la sécurité sociale. En fait, les arrêts courts, ça coûte pas trop cher, mais ça désorganise beaucoup.

Les arrêtés longs, ça les organise moins parce qu'on finit par remplacer la personne. Par contre, ça coûte très cher. Voilà, 80 % de la dépense sur la sur la maladie, c'est les arrêts maladies, c'est les arrêts longs.

Donc faut agir sur les deux. Faut agir sur les deux. Donc comment on agit sur les deux ?

D'abord la prévention euh parce que la plupart des gens malades sont vraiment malades. Voilà, il peut y avoir quelques abus, j'y reviendrai. Mais c'est quand même une minorité, elle existe.

Faut y faire attention. Les arrêts maladies de complaisance, monsieur le ministre, qui sont, on le sait, on achète des arrêts maladies sur internet par exemple. Oui, mais ça existe.

Il faut lutter lutter contre ça. Bon, déjà la prévention c'est quand même la meilleure des réponses. Alors la prévention les entreprises peuvent jouer aussi un rôle dans la prévention sur les maladie professionnel parce que ça existe aussi les actions du travail et d'ailleurs on travaille beaucoup avec les entreprises ou les organisations patronales et on va renforcer encore notre prévention avec un nouveau risque qui est pas facile à attraper.

Ce sont les risques psychosociaux, la santé mentale qui on sait pas trop si ça démarre dans la vie privée ou dans l'entreprise, tout ça se mélange et c'est vrai que c'est en train de monter et c'est pas facile à réguler parce que c'est moins visible qu'une jambe cassée ou que qu'une entorse de la cheville et c'est à l'origine de beaucoup d'arrêts maladies de longue durée. Il y a des courts durées long durée la longue durée, comment est-ce qu'on veut faire ? On veut d'abord raccourcir les délais de la longue durée et je pense qu'à la fois sur des problèmes de santé mentale quand on les prend assez tôt des débuts de dépression, on peut j'espère guérir les gens en quelques semaines ou quelques mois et pas en année et pareil sur les troubles musculosquelettiques qui peuvent lié à des postures difficiles par des soins de kiné accentués par des soins plus plus forts.

On peut amener aussi les gens à récupérer le leur bonne santé et ensuite il faut travailler dans l'entreprise au niveau des de l'aménagement des postes de travail pour réduire ces postures qui abîme le squelette et et les muscles des des salariés. Voilà. Et enfin il y a les abus.

Oui. Donc plus de contrôle, plus de contrôle sur les comportements individuels, plus de contrôle sur les prescriptions, plus de double avis des médecins pour faire en sorte qu'effectivement qu'on réduit sensiblement là pour le coup les arrêts abusifs. Mais ces arrêts abusifs, même s'ils sont abusifs et qu'ils masquent en fait des euh des qu'il n'y a pas de pathologie, on voit quand même qu'il y a une forme de de salariés, de collaborateurs qui ont des troubles pour retourner au travail.

C'estd que le manager parle mal pour le le dire un peu concrètement, hop, je m'arrête. J'ai des tensions avec moyen N + 1, je m'arrête. et je parle à celui qui a dirigé une entreprise, c'est parfois la source d'ailleurs des troubles de santé mentale.

C'està-dire que des des je dirais le travail parfois rend malade. Alors on fait on fait tout et les dérages font tout pour améliorer la mais vous voyez cette relation très particulière au travail qui fait qu'aujourd'hui la santé mentale et sa prévention est devenue une grande cause sans qu'on sache tout à fait comment l'attraper. Vous le ministre qui avez eu des responsabilités dans le privé, vous avez été à la tête d'une entreprise, comment vous gériez ces sujets-là ?

Ben je pense qu'il faut commencer par les déniers d'ailleurs la la SNCF juste avant de partir, je savais pas encore l' ministre d'ailleurs, j'ai mis en place une mission santémentale pour l'animation transversale de ce sujet dans toute l'entreprise parce que c'est une réalité. On peut il y a une part d'abus mais ne pensons pas c'est que c'est que des abus. Il y a une réalité.

Il y a des troubles. Il y a des troubles et plus on les prend tôt mieux on se porte. Donc je pense qu'il faut à la fois admettre cette réalité en en en en déduire une capacité d'observation.

Quand vous avez un collègue qui est joyeux et d'un coup ne l'est plus, un jour, 2 jours 3 jours, les signaux faibles, il faut les capter. La source peut-être de ce malaise n'est pas forcément professionnel, mais peut-être que ça allait aussi. Donc lui donner l'occasion de s'exprimer et très vite l'orienter vers la vraie médecine parce que l'entreprise est démunie là-dessus.

Il y a vraiment des médecins spécialisés, des psychologues, des psychiatres qui peuvent évaluer le niveau de gravité et et adapter le il y a un traitement, il y a un traitement médicamenteux qui peut arriver, qui peut passer par un arrêt de travail de quelques jours si c'est nécessaire et ensuite dans l'analyse, si c'est un sujet lié au travail, il faut comprendre à l'organisation là en l'occurrence. Oui. Est-ce que c'est la personne qui peut être fragile au plan émotif ?

Dans ce cas-là, c'est à considérer. Donc, il faut l'aider peut-être à mieux gérer ses émotions, mieux gérer la manière dont l'organisation s'adresse à elle. Il peut arriver aussi qu'on ait des chefaillons.

Ça arrive aussi dans les entreprises d'avoir des managers qui se comportent pas très bien. C'est quand c'est le même manager qui a des problème avec plusieurs personnes de son équipe, là il faut avoir un doute, il faut se poser la question et adresser le sujet avec des indicateurs d'arrêt maladie répété sur un manager. Donc ça veut dire qu'il faut aussi que l'organisation se remette en question ou soit accompagnée ou transformée parce que ça c'est le sujet est posé.

C'est pour ça que les déraches dans les grands entreprises, c'est plus facile. On a des structures pour ça. Donc il faut en tout cas qu'il y a des savoir-fa qui arrivent sur ces sujets-là.

Je crois aussi beaucoup aux mesures d'engagement au qu'est-ce que pensent les salaristes de leurs conditions de travail de manière anonyme. Ça peut être une bonne manière de voir aussi si si l'entreprise globalement va bien mais dans un atelier donné, dans une équipe donnée, là vous pouvez avoir un problème. Essayer de de de l'analyser.

Je crois qu'effectivement, il faut apprendre à la fois dans l'entreprise et à l'extérieur à gérer cette nouvelle forme d'absence au travail. Avec la Gen Z, on on n pas le temps évidemment Caroline, mais c'est un sujet qui percute les entreprises. C'est ces jeunes qui viennent dire au DRH au manager qui les recrutent "Mais moi j'ai besoin d'un équilibre vie pro vie perso.

J'ai besoin d'avoir un cadre de vie qui me permette de m'épanouir, sinon je m'en vais." Cette génération Z, elle elle percute les entreprises et elle percutait, j'en suis sûr, les SNCF. On s'adapte comment on fait là ?

Ah bah oui, c'est à nous s'adapter hein. C'est c'est eux qui ont raison hein. C'est la jeunesse qui a raison, c'est la nouvelle génération qui a raison.

Euh et donc c'est aux entreprises et et aux dirigeants d'entreprise qui ne sont pas la même génération comme moi. Euh nous c'était la valeur du travail à 100 %. On déc par le travail.

Euh le travail nous le rendait. Nous progressions, nous améliorons notre pouvoir de vie qui nous améliorait notre condition matérielle. Il y avait une espèce de deal implicite.

C'est plus tout à fait la même chose. Il faut être honnête. Peut-être que le travail ne offre moins de proximité de progression.

Faut y réfléchir d'ailleurs. Et du coup, les jeunes générations veulent équilibrer. Si le travail ne le rapporte pas tout, ils ont tout à fait la liberté de pouvoir choisir un engagement sportif, associatif, personnel.

Il faut savoir l'écouter. Et deuxièmement, je crois que les jeunes générations on ont beaucoup besoin de sens aussi à ce qu'ils font. C'est plus l'ordre militaire qui les fait avancer.

C'est l'intégration dans un projet qui les dépasse et dans lequel ils vont s'engager et si vous créez ces conditions-là, ils vont travailler encore plus que nous, je pense. Donc franchement la balle est dans notre c'est un défi hein quand même hein. C'est un vrai défi pour les euh d'ailleurs, je signale puisqu'il est souvent venu dans sur le plateau de Smarthop, pas ici mais dans notre plateau, le magnifique livre d'Antoine Foucher, le travail Plu que vous avez lu et il soulève cette difficulté là.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on peut plus dépasser ses parents parce qu'il faudra 150 ans pour accéder au même niveau de vie. C'est peut-être ça qui bloque aujourd'hui la Gen Z. Oui.

Alors, une fois de plus, vous savez, tout se passe dans les entreprises. De ce côté-là, mon expérience chef d'entreprise est très utile parce qu'au fond, tous les sujets du travail tôt ou tard se concrétisent dans l'entreprise. Donc, ce qui se passe dans l'entreprise est absolument essentiel et il faut accepter une forme de responsabilité des dirigeants pour traiter plutôt bien, plutôt mal ces sujets et une forme aussi de d'engagement des salariés.

C'est bien ce cette combinaison là, employeur, employés, salariés, chef d'entreprise qui ont on font dans leur main ces sujets essentiels de plaisir au travail, de bonheur au travail. C'est pas un mot utopique. L'utopie, c'est que ce soit tout parfait.

Ça ça existe pas. En tout cas, prendre le problème, admettre le problème et le traiter c'est la bonne manière d'avancer. Deux sujets pour la gratter.

Il nous reste 10 minutes. Alors, un qui gratte beaucoup, c'est les retraites. Évidemment, c'est un sujet qui qui a suscité un mouvement social en 2023 puissant et en plus avec une alliance complète des des syndicats qui étaient un moment historique.

Autre sujet pour la gratter, la rupture conventionnelle Caroline, parce que là, il y a un sujet aussi de de de débat sur ce sujet. L'annonce a été faite il y a quelques jours. Un projet de loi va être débattu en avril au Parlement issu de l'accord qui a eu lieu entre le patronat et une partie des syndicats pour réduire la durée d'indemnisation des salariés qui ont négocié une rupture conventionnelle.

Quelques chiffres. En 2024 515000 ruptures conventionnelles individuelles ont été signées contre 2 millions de de démissions. C'est un dispositif qui plaît plutôt au patronat, au salariés également.

Voilà. Qu'en est-il ? Est-ce qu'il faut vraiment diminuer la la durée d'indemnisation ?

C'était une fausse bonne idée. Certains disent quoi donc là de de bah de réformer la rupture parce que les syndicats disaient nous on trouve ça bien. Bah les les dirigeants disaient mais moi ça m'évite d'aller au prudom.

Et les salariés disaient mais moi c'est parfait pour moi puisque je sors en toute tranquillité. Est-ce qu'il fallait vraiment toucher à cette rupture conventionnelle ? Bah, il fallait bien évidemment parce que moi je reviens au débat sur la maîtrise de la dépense de la sécurité sociale.

Ce que vous avez pas cité comme chiffre, c'est il est intéressant, c'est que les rupteurs conventionnel c'est 26 % du total des versements de de l'énimité chômage. Fran travail était monté au créneau sur le sujet. Ouais, mais c'est ça le problème.

Et quand on gratte un peu de fait là encore les études et ce qu'on peut observer autour de nous le démontre. Il y a il y a il y a abus de l'usage. C'estd que ce sont des démissions cachées d'un côté ou des licenciements cachés de l'autre.

Ça c'est pas possible. Quand vous voyez le coût sur l'assurance chômage, c'était plus tenable. Donc euh et d'autrement quand vous regardez sociologiquement quel est le profil, c'est plutôt du cadre près de supre en Île-de-France bien qualifié donc en fait qui a pas trop de problème à retrouver un travail par contre qui tire la durée au maximum.

On parle de voyage, on parle voilà de de d'interruption un peu longue et régénérer carrément l'année sabbatique, ça c'est pas possible. On a dévoyé complètement c'était quoi ? C'est quoi l'assurance chômage même aujourd'hui ?

C'est vous avez un coup dur euh voilà l'entreprise peut pas vous garder, on vient vous aider. C'est pas pour vous payer un an de vacances. C'est assuranciel comme sur assuranciel et ça tout le monde a un peu oublié, il fallait le rappeler.

Donc en fait les partenaires sociaux qui ont négocié. Certes, le gouvernement a impulsé mais cet accord leur appartient. C'est le leur, c'est un bel accord et à partir de cet accord, je suis convaincu, c'est une vraie réforme structurelle qu'on aura de l'assurance chômage.

C'est presque 1 milliard d'euros de gagner chaque année en régime de croisière. Et on revient aussi à la manière d'aider comment le ministère du travail peut aider dans la crise, les argent qu'on va mettre pour aider les secteurs, mais on peut peut-être le gager par ces économies réalisées, par cet accord structurel sur l'assurance chômage. Avant que je l'oublie, avant d'arriver aux retraites et terminer sur ce sujet parce que parce que les Français aimeraient aussi entendre le ministre du travail sur ce sujet, il y a il y a un sujet qui est monté très très fort, c'est l'enjeu de l'IA. avec une phrase simple qui percute là aussi la la psychée des des salariés.

Est-ce que je vais être remplacé ou est-ce que je vais être augmenté ? Ce sujet est posé. Il y a les boîtes d'A qui vous disent "Mais c'est formidable, vous allez être augmenté." Et puis il y a les autres, je pense encore une fois à Laurent Capellity qui sur notre plateau disait "Bah oui, il y a les autres qui disent qu'ils sont plus pessimistes parce qu'on va être remplacé." Qu'est-ce que dit le ministre du travail ? parce que c'est un sujet qui percute toutes les entreprises ?

Bah, il y a deux angles. Il a la réponse à votre question qui est qui est qui qui est pas binaire. Je pense qu'il y aura des secteurs qui vont être augmenté, les salariés avec et d'autres qui seront touchés.

Voilà, faut pas être alors c'est compliqué à les décrire. On commence à avoir à peu près des lignes qui se dégagent mais je suis encore très humble là-dessus parce que tout ça est très frais et au fond il y a pas beaucoup de travail scientifique, de recherche scientifique sur ces sujets. Ben par contre, faut rester agile et regarder.

Et d'un autre côté, c'est une vague qui va nous emporter. Donc c'est le c'est une vague énorme que moi j'ai fait un peu de surf quand j'étais jeune dans le sud-ouest. Vous mettre devant la vague et se faire pousser que soulever et larguer ou pire écraser voilà.

Donc je pense que la bonne attitude c'est d'être proactif sans être naïf et regarder avec lucidité ce qui se passe. Comment je souhaite que le ministère du travail s'empare du sujet ? De deux manières.

D'abord je veux former 15 millions de professionnels. C'est le plan auxia mais moi je vais travailler sur une véritable ingénierie de formation pour former 15 millions de personnes en 3 ans. France travaille.

Exactement. Alors on va segmenter tout ça bien évidemment. ça sera pas la même formation pour tout le monde.

Et France Travail, j'ai demandé au patron de France Travail qui va me proposer un plan de formation pour 15 millions de personnes. Et deuxièmement, il faut amener les patrons de PME à se servir de l'IA. Ils sont un peu perdus et moi je rêve d'espèce de de capacité de consulting que le France travaille avec les chambres de commerce pourrait faire ça partout dans le territoire.

Les grandes entreprises elles vont s'en sortir toute seule, elles ont pas besoin à nous. Mais les PME faut les aider à avoir les usages professionnels qui peuvent en faire. Vous couplez avec la formation et là vous êtes devant la vague, vous êtes pas derrière. 15 millions de salariés, c'est un plan colossal.

C'est un plan queon jamais fait en France. Terminons parce que c'est un sujet qui a occupé l'actualité. Alors là aujourd'hui, c'est c'est la la crise géopolitique, c'est la guerre en Iran.

Mais on se souvient et on on l'a en tête la la réforme des retraites, la crispion des syndicats, les syndicats dans la rue. Vous avez hérité de ce dossier dès le 12 octobre. Vous saviez que vous aviez à à gérer.

Je On en est où de ce dossier retraite ? Alors en deux mots, mon analyse personnelle, pourquoi ça a coincé ? Ça a coincé deux fois quand même he ces dernières années.

On a failli avoir une réforme dite par point universelle fin 19 début dé 2020. Celle d'Édouard Philippe. Celle de Oui.

Ddouard Philippe. Ouais. On a failli la voir.

C'est s'il y avait pas le Covid, on l'avait hein. C'est vrai. Le Covid est arrivé là fait de jeu comme on dit.

Tout s'est arrêté. C'est reparti plus classiquement avec une réforme de du retraite par répartition. En gros, il fallait travailler davantage avec un accompagnement carrière longue et cetera.

Mais bon là, on est sur 64 ans là. Et au fond, pourquoi ça a pas marché ? C'est ma conviction et c'est pour ça que j'ai lancé d'ailleurs une grande conférence sociale emploi travail retraite parce qu'on a pas assez parlé de travail, on n pas répondu à la question pourquoi autant de salariés en France, c'est un peu franco-français arrivent en ayant ralbol à 61 62 ans.

Et pourquoi l'idée de faire 2 ans de plus est-elle autant difficile à accepter pour eux ? Ça c'est une bonne question. Notre modèle étant pas, on souvient de Jospin qui en 99, on pense à L jos Jospin qui qui nous a quitté il y a peu qui disait "Le modèle n'est pas tenable." Il le disait en 99, notre modèle n'est pas tenable.

Ah non, mais elle est pas tenable. C'est pour ça qu'il faut trouver une solution. Voilà, donc c'est pour ça qu'il faut travailler là-dessus.

Euh après, on est factuel, donc le premier ministre avec l'accord du président de la République a décidé la suspension, en tout cas de proposer au Parlement euh de voter ou pas la suspension de la réforme des retraites. Il l'a voté. Donc la réforme est suspendue et si rien ne se passe, elle redémarre au 1er janvier 2028.

Voilà, ça on le sait. Qu'est-ce qui pourrait se passer ? Bah, il faut nouvelle loi.

Cette nouvelle loi, elle peut ressortir du débat démocratique qui va intervenir l'an prochain. Campagne présidentielle. Il y a déjà au moins un candidat qui a dit qu'il voulait proposer des choses sur la retraite législative derrière éventuellement nouvelle loi.

Si la nouvelle loi, elle s'imposera et la démocratie l'aura décidé, le peuple français l'aura décidé mais démocratique s'il y a pas de nouvelle loi, celle d'avant redémarre au 1er janvier 2028. Merci monsieur le ministre. Je voudrais vous poser la question, vous qui venez du privé et qui aviez cette culture du dialogue social.

On sait que le dialogue social à l' SNCF est un est un élément clé pivot. Euh est-ce que vous êtes un ministre heureux vous qui arrivez de d'un autre monde que de l'univers politique ? Oui, je suis un ministre heureux euh sans la difficulté.

Pas ba hein. Heureux. Heureux mais pas BA.

épanoui. Épanoui, oi. En tout cas, au travail et conscient que je peux amener moi et mon équipe des réponse aux questions que se pose le pays.

On a parlé de fraude, on a parlé de rupture conventionnelle, on a parlé on va on va travailler sur une allocation de solidarité unifiée, donc des réponses très concrètes par des lois. Il faut réussir à avoir les les majorités au parlement. Euh je travaille sur l'emploi des jeunes, je travaille sur l'emploi des seniors, je crée les conditions d'une réforme de retraite peut-être plus moderne.

Je voilà, je suis heureux parce que je suis utile. C'est pour ça que j'ai choisi d'ailleurs de m'engager dans ce gouvernement, dans ce moment-là du pays très particulier. Bah, je préfère être on prend une métaphore sportive.

Je suis sur la pelouse en crampon et en short. Je suis pas spectateur dans les b c'est plus facile d'être spectateur et commentateur. Je suis joueur, je réussis action de rugby.

Je je marque des essais, j'en prends quelquesuns. Voilà, je fais voilà, je je me débrouille avec le ballon, mais je suis acteur, j'espère au service du pays, au service de l'intérêt général pour toutes les Françaises et les Français. Un grand merci, monsieur le ministre, de nous avoir reçu ici dans votre ministère pour une émission spéciale où on a pu balayer en toute liberté tous les sujets liés au au travail.

Merci de nous avoir accueilli. Merci à vous chère Caroline de Décideur Rage. Et puis je vous dis à très bientôt.

Peut-être cette fois-ci on aura le plaisir de vous inviter sur notre plateau. Merci monsieur le ministre. C'était un plaisir de de partager cette interview avec vous.

Merci beaucoup et à bientôt. Alors à très très bientôt. Merci à vous et puis évidemment à très bientôt dans notre studio pour un nouveau numéro de de Smart Job.

Yeah.