L'édito de Laurence Ferrari du lundi 12 mai
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous, bonsoir à toutes. Bienvenue dans Punchline aujourd'hui sur C News et sur rep, ils sont retournés lui cracher dessus après l'avoir percuté de dos. De tout ce qu'il y a d'abominable dans l'agression d'un saur pompier volontaire à Évian alors qu'il tentait d'arrêter un rodéo urbain, il y a le pire, ce geste dégradant, insultant, déshumanisant qui dit bien le niveau de décivilisation dans lequel nous sommes arrivés. faire demi-tour et cracher sur sa victime gisant blessé au sol et sur les autres paupiers qui lui portent secours.
C'est la preuve que nous avons atteint un point de bascule dans le sentiment d'impunité qu'on les voyou les délinquents, tous ceux qui n'ont plus peur de la loi et qui savent ce que les juges leur infligeront, pas grand-chose. Le risque pour ceux qui nous protègent aujourd'hui, pompiers, policier, gendarme ou personnel pénitentiaire, c'est le découragement. c'est de se dire pourquoi intervenir, pourquoi risquer nos vies, celle de nos familles si ces lascars ressortent aussitôt du commissariat, du tribunal et même de prison sans avoir rien compris ni appris et surtout en méprisant encore plus les règles de notre République.
Le pire, c'est que le pompier volontaire est aujourd'hui encore avec un pronostic vital engagé. On prend ça à sa famille ce soir. Pour le reste, on peut bien sûr écouter les politiques, annoncer leur volonté de plus de fermeté en matière de répression de la délinquence.
Mais la réalité c'est que rien ne passera les fourches codines de l'Assemblée nationale éparpiller façon puzzle 2 ans à attendre donc 2 ans de perdu. On en débat ce soir dans Punch Line.
Marina Ferrari