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interviewFrançois Ruffin· 10 avril 2026 34 min

Gasoil : le gouvernement vous ment, je vous explique !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est 8h17 sur Sud Radio et ce matin mon invité politique est François Ruffin. Bonjour. Bonjour.

Député de la Somme, président de debout et candidat donc à l'élection présidentielle avec un contexte très compliqué depuis plusieurs semaines. Crise internationale qui qui continue à provoquer des conséquences financières en France. Travailleurs du pays inquiet.

Devront-ils travailler désormais le 1er mai ? un état qui peine à trouver les bonnes réponses et diagnostic de la gauche et autres sujets d'actualité à voir avec vous François Russin. Mais tout d'abord mais c'est pour ça mais c'est pour ça qu'on a un peu plus de temps et que les auditeurs peuvent déjà vous interroger au 0826 300 300 mais tout d'abord le porte-monnaie des Français qui ne cesse de se percer avec le prix des carburants dans les stations.

Le premier ministre qui va certainement prendre la parole en tout cas d'ici la fin de journée. Hier, Roland l'escur, le ministre de l'économie qui l'assure, les marchés sont extrêmement volatiles, mais on devrait constater une petite baisse dans les prochaines heures. Qu'est-ce que le gouvernement peut faire de plus ?

François Ruffin, d'abord très concrètement hier, moi j'étais à Montpellier au côté d'un artisan plombier. Il a fait le plein de son camion boîte à outil 150 €. Et encore c'est à 150 € c'est parce que sa carte a bloqué donc c'était même pas le plein entier.

Ça veut dire que au moins la moitié de sa journée d'hier de boulot a été consacré à payer l'essence. Et pendant ce temps-là, il y en a des profiteurs. On a eu des profiteurs de la crise Covid, on a eu des profiteurs de la guerre en Ukraine.

On a aujourd'hui des profiteurs de la guerre en Iran. Pourtant, la porte-parole du gouvernement l'a assuré encore cette semaine. Il n'y a pas de de profiteur plus que ça dans cette crise.

Et ben, ce sont des menteurs. Ce sont des menteurs. Il y a il y a des surprofits qui sont effectués.

Aujourd'hui, on sait que les pétroliers, c'est aux alentours de 10 millions d'euros par jour. Et pour l'état aussi, on est aux alentours de 100 millions d'euros par jour. Donc se dire que l'énergie c'est le sang du pays, c'est le sang de notre économie et que là-dessus, il y a des vampires qui aujourd'hui viennent aggraver une crise qui est déjà là et qu'on ne maîtrise pas.

Et en fait, on a un gouvernement qui à travers ses crises successives est spectateur euh qui fait l'échec, qui ruine le pays par ce biais-là, mais qui n'intervient pas pour réguler l'économie, pour stabiliser dans une situation qui est instable. Mais François Ruffin, est-ce que c'est pas paradoxal de dire qu'à la fois le gouvernement est inoffensif et à la fois l'accuser de faire des chèqus en ruinant le pays ? Est-ce que ce propos ne ne n'est pas contradictoire ?

Je veux vous dire ce que il devrait faire plutôt queon a eu vous savez pendant des années Bruno demande Bruno demande Bruno le maire maintenant on a Roland demande on a Mode demande on a Serge demande qui demande à la grande distribution il y a des outils de régulation qui ont existé dans notre pays pendant des décennies et qui ont montré leur efficacité lesquels ? Le premier c'est le contrôle des prix et des marges. Ça existé jusqu'en 1986 pendant toute la prégerre pendant les 30 glorieuses à la fois sur l'essence mais sur le reste aussi.

Il y avait des personnels qui contrôlaient le fait que il y avait pas des surprofits, il y avait pas des surmarches qui étaient effectuées et qui régulaient ça. Mais là, le gouvernement dit la plupart du temps, on a beaucoup d'équipes qui justement contrôlent ces prix et je crois que lors des abus, c'est moins de 6 % de toutes les stations contrôlées. Mais ça doit maintenant être automatique le contrôle des marges.

Et je vous dire aujourd'hui les pétroliers font du profit même sur les réserves stratégiques. Ils ont acheté le prix de l'essence à 30 % moins cher et ils le revendent au prix du marché d'aujourd'hui et non pas au prix où ils l'ont acheté. Euh donc il y a évidemment sans compter le trading de total.

Ça veut dire que quand hier Boris l'artisan plombier a fait son plein pas son plein à 150 € station totale il y en a une partie pour les actionnaires et pour monsieur Pouyané. Deuxème outil de régulation qui a existé brièvement mais dont qui dont l'utilité pour moi pour être probante. La taxe sur les produits pétroliers flottante.

Ça signifie quoi ? Ça existait entre et 2002. Je suis pour.

C'est quoi ? C'est quand le prix du pétrole monte, on baisse la taxe sur les produits pétroliers. Quand le prix du pétrole descend, on augmente cette taxe-là.

Pourquoi ? de manière à lisser à stabiliser les prix dans la durée. Et là c'est c'est l'État qui verra ses recettes augmenter ou baisser selon la situation internationale.

Enfin troisème outil parce que là il va y avoir une inflation sur les sens mais on sait que ça va ricocher sur l'industrie en général et que on va au moins prendre 2 % d'ici le mois de juin. C'est il y a eu une perte des salariés pendant les dernières années. Ils ont perdu à peu près 2 % de pouvoir d'achat parce que leur salaire n'ont pas l'inflation.

Il y a un outil, je réclame maintenant depuis Sébastien Lecnu, le premier ministre qui prendra la parole en fin de journée, vous lui dites "Écoutez, si vous voulez vraiment résoudre le problème avec tout ce qui s'annonce, avec l'augmentation des prix du carburant, ayez le courage d'annoncer par exemple l'indexation des salaires sur l'inflation, surtout quand elle s'annonce à plus de 2 % en juin." Exactement. Et encore, on est modeste parce qu'on pourrait demander l'indexation des salaires sur les dividendes, on pourrait demander l'indexation des salaires sur le patrimoine des grandes fortune et là on sera à 10 20 30 % par an.

Donc mais au fond nous avons des dirigeants politiques qui ne veulent pas diriger, qui ne veulent pas instaurer des instruments de régulation parce qu'ils croient au laisser faire. Il croit laisser faire du là. Vous trouvez que le gouvernement aujourd'hui il laisse faire malgré toutes les mesures, malgré toutes les réunions.

Mais ils font des réunions, ils appellent la grande distribution à ils demandent que mais à un moment il y a des outils et les outils, je vous dis malheureusement la crise que nous vivons aujourd'hui c'est une crise dans une série de crises. Tout le monde a bien compris que l'instabilité, la fin de l'histoire que tout qu'on était dans la sécurité, c'est fini. Et donc là, ça c'est je vous ai parlé du court terme, du moyen terme, de ce qu'il faudrait faire pour réguler l'économie, mais il y a une vision pour la suite.

Et la vision pour la suite, c'est une sortie des énergies fossiles. Là, nous avons Mais justement, le premier ministre devrait devrait annoncer l'électrification du du pays. On on vit un moment euh où on a les intérêts qui sont alignés, les intérêts de la facture pour les Français euh sur l'essence qui est hyper cher, les intérêts climatiques évidemment sur les énergies fossiles, mais les intérêts aussi pour le déficit commercial qui va bondir pour la France et des intérêts de souveraineté.

Donc très vite maintenant, il faut passer à l'électricité. l'artisan que je voyais hier, il installe des pompes à chaleur. Bah avoir à l'avenir une voiture électrique.

Autre sujet précisément qui concerne le travail et c'est visiblement ce qui va occuper les esprits dont vous, puisque vous êtes député aujourd'hui à l'Assemblée nationale, une fameuse proposition de loi qui propose que la plupart des salariés soient en capacité désormais de travailler le 1er mai. Alors, on sait qu'il y avait des exceptions mais il y avait un vrai sujet concernant notamment les boulangers et les fleuristes. Pourquoi empêcher les salariés boulangers ou fleuristes de travailler le 1er mai ?

Est-ce que cette proposition de loi vous allez la voter ? Non. Et pourquoi je veux dire d'abord la société pour moi ce sont des rythmes et des rythmes et depuis plus d'un siècle maintenant depuis 1906 le 1er mai est chamé, il est chamé pour tout le monde.

Le 25 décembre et ben voilà c'est le jour des cadeaux. À la mi-juin, on passe et à 18 ans, on passe le baccalauréat et je pense qu'une société ce sont des rythmes, ce sont de temps commun qui est pas laissé seulement à la production et à la consommation. Donc je suis au fond partisan d'une certaine tradition, d'une d'une forme de conservation des gens.

Regardez François Rufin, tout à l'heure à 7h10, on était avec le président de la confédération des des boulangeries de la pâtisserie française. Il nous disait "Mais aujourd'hui, par exemple, un boulanger qui ne qui ne travaillait pas le 1er mai, c'est un peu son jour de Noël à lui parce que peu importe où est l'endroit, les gens aiment avoir leur frais." Beaucoup se sont même fait pénaliser.

Est-ce que rien que pour ça, vous aimez le travail ? On est d'accord ? vous qui défendez le travail, est-ce que ce n'est pas paradoxal d'aller amender juste des salariés volontaires qui se faisaient payer double et qui souhaitaient travailler le 1er mai ?

Écoutez, le le volontariat, on l'a vu sur le travail du dimanche. H ce sont pas les salariés volontaires. Vous savez, il y a un lien de subordination dans l'entreprise et il y a un lien de subordination en particulier dans les les petites entreprises, dans le commerce.

Pourtant, dans la loi, c'est encadré dans cette proposition de loi. François RFin, ça sera une demande écrite de du salarié. Il sera payé double tout.

Je vous dire très concrètement euh chez moi Valéo Amia H d'accord jusqu'à maintenant il y a l'équipe de nuit bénéficier elle aussi du 1er mai. Là on leur dit pour la première fois cette année à minuit 2, vous devez être sur votre poste. Le 2 mai à minuit 2, vous devez être sur votre poste.

Et vous c'est ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la manière dont on ouvre la porte sur le 1er mai, en vérité derrière l'objectif c'est de s'engouffrer et c'est de récupérer aussi cette journée. Et ça vous ne vous fend pas le cœur, vous qui êtes un défenseur justement des usines du territoire du Mine France de toutes ces de tout de tous ces savoir-faire que le boulanger lui ne puisse pas ouvrir par exemple avec ses salariés ce sa son commerce du coin mais que le McDonald's ou l'autre entreprise américaine de l'autre côté de la rue puisse ouvrir.

Je suis d'accord pour qu'on ferme le McDo en face de la rue et queon mette tout le monde à égalité de ce point de vue. Ça ne me pose pas obligatoire de difficulté. Normalement le le 1er mai est chamé et il devrait être chamé partout dans le pays et pour pour tous comme ça c'est réglé.

Mais vous savez surtout à quel point vous on a déjà eu contre toutes les organisations syndicales les 2 ans de plus sur la retraite contre les salariés du pays contre 80 % des Français. D'accord. Aujourd'hui, on avait promis un nouveau pacte de la vie au travail.

Est-ce que vous avez vu arriver quelque chose ? Non, mais sur ça, par exemple, 75 % des Français sont pour qu'on travaille le premier. Mais moi ce que j'aimerais c'est que ça soit 75 % des salariés et que ça soit 75 % des salariés concernés.

Parce que j'ai vécu un an aux États-Unis, moi, pendant l'année où j'ai vécu aux États-Unis, oui, on pouvait aller faire ses courses à 2h du matin. On pouvait aller faire ses courses pas la société que vous voulez et c'est pas la société que je veux. Moi je pense que la France c'est pas ça.

Et la France, c'est aussi une tradition. Et aussi c'est une tradition du mouvement ouvrier et justement sur la tradition en tout cas sur la le fameux bien-être au travail, c'est il y a un dossier aussi qui est arrivé hier à l'Assemblée nationale, c'est le fameux plan du gouvernement pour lutter contre l'absentéisme au travail avec une augmentation euh des arrêts maladies, on l'a vu et des chiffres qui sont absolument affolants. Euh les les indemnités journalières versées par l'assurance maladie s'élèvent désormais à près de 18 milliards d'euros.

D'où le plan du gouvernement. Est-ce que c'est un sujet sur lequel là vous dites bravo au gouvernement ? C'est intéressant d'aller dire enfin attention pas de fraude sur les arrêts maladies.

Aujourd'hui 80 % des coûts de l'assurance maladie ce sont sur des arrêts de plus d'un mois. Ce sont sur des arrêts de longue durée qui ont deux causes et qui ont explosé ces dernières années. Un les troubles psychiques, c'est-à-dire le burnout.

De les troubles musculosescolétiques. Là-dessus, rien n'est fait. Vous avez eu une multiplication en 10 ans du nombre de personnes en situation d'inaptitude.

Il y en avait 50000 il y a 10 ans. C'est 100000 personnes qui aujourd'hui sont broyés physiquement ou psychiquement par le travail. En vérité, le travail va mal en France et il fait mal en France.

Même un ancien ministre du travail, Xavier Bertrand, avait estimé que le coût du mal travail pour notre pays, c'était 3 à 4 % du PIB aux alentours de 100 milliards d'euros. Donc que le gouvernement prenne ce sujet mais il faut qu'il le prenne dans le bon sens qu'il regarde la responsabilité non pas du côté du salarié non pas du côté du malade mais qui le regarde attz François ça veut dire qu'il n'y a pas trop parce que là 18 milliards bien sûr qu'aujourd'hui il y a un malêtre au travail qu' a davantage de de contraintes physiques qui sont extrêmement pries mais est-ce que ça veut dire quand même que dans ces 18 milliards d'euros il n'y a pas de fraude est-ce qu'il n'y a pas un laisser aller quand on voit que ça ça a augmenté de près de 7 milliards en seulement 10 ans vous savez les petites arrêts maladies il y a déjà les jours de carence, les gens ne sont pas payés, ils sont déjà finalement punis. Oui.

Un ou deux jours de de carence, un jour de carence jusqu'à 5. D'accord. Mais ils sont pas payés.

Donc le sujet c'est les gens qui ont des burnout, est-ce qu'ils font semblant ? Les gens qui ont des troubles musculosquelettiques, est-ce qu'ils sont font semblant ? Les gens qui ont des cancers, est-ce qu'ils font semblant ?

Et je vous dire, je vais vous dire la plus grande fraude dans ce pays, la première cause d'arrêt et maladie dans notre pays aujourd'hui, ce sont les burnouts, ce sont les troubles psychiques qui au travail. Or, quand une entreprise broie en série comme Lidl mais comme d'autres que je pourrais nommer broie en série ses salariés, et bien derrière qui paye ? La l'entreprise paye zéro.

H elle paye zéro. Ceux qui payent c'est l'assurance maladie, c'est vous, c'est moi sur nos cotisations, c'est socialisé. C'est 100000 personnes qui chaque année sortent du marché du travail broyé psychiquement ou physiquement.

Et c'est là-dessus qu'il faut poser. J'avais posé déjà moi une proposition de loi reconnaissant le burnout comme maladie professionnelle. Pourquoi ?

Pour qu'on ait le principe broyeur, payeur. C'est le cas sur les serait aux entreprises désormais de payer. Quand une entreprise bro salariés en série avec un management qui rend les gens malades, et ben c'est à elle de payer, il faut la responsabiliser.

Les grosses entreprises justement François Ruffin, vous qui êtes candidat à l'élection présidentielle, est-ce qu'on peut faire sans elle ? Est-ce qu'on peut faire sans les grandes entreprises notamment qui, on l'a vu cette semaine via des informations du nouvel observateur Ed rencontre le Rassemblement national ? Est-ce que vous pensez pouvoir gagner l'élection suprême sans les fréquenter, en les traitant de broyeur, en ne respectant pas ceux qu'embauche des millions et des millions de salariés dans le pays ?

Toutes les énergies de notre pays, tout le capital de notre pays doit être mobilisé dans une direction qui sont les grands défis que nous avons à relever. Nous avons trois défis à relever. On a un défi productif.

On peut pas être un grand pays sans une grande agriculture et sans une grande industrie. On a un défi démographique qui fait que il y a de moins en moins de personnes en âge de travailler. Il y a plus de plus de personnes âgées dont il faut s'occuper.

On a un défi qui est le défi climatique qui suppose d'à peu près tout changer, les logements, les déplacements et cetera. Tout ça doit se faire avec toutes les énergies du pays, avec tout le capital du pays, avec toutes les entreprises du pays. Et évidemment la masse des TPE PME, elles ont leur rôle à jouer.

Mais les grands groupes ont leur rôle à jouer aussi. Ils ont leur r à jouer notamment en faisant pas que la plusvalue soit captée par les grands groupes et que il y ait que les miettes qui retombent sur les sous-traitants, les sous-traitants les sous-sous-traitants. Et moi je je suis convaincu que à l'intérieur des grandes entreprises aussi, il y a des gens qui souhaitent pas que ne domine seulement la logique financière et la logique des actionnaires.

Là on a aujourd'hui des dividends de record. Tous les ans, ce sont des dividends de record. Le Bernard Arnaud dans son journal des Échos, ils écrivaient que le dividende est toujours rois.

Non, ce que ce qui doit guider l'entreprise y compris les grandes entreprises, c'est à la fois le bien des salariés et c'est le bien de la société. On y reviendra avec les auditeurs dans un instant au 0826 300300 et avec Franck Dod Harley Chabo. Petite question un peu respiration.

Est-ce que vous avez acheté votre exemplaire de Paris match cette semaine François Rufin ? Je l'ai acheté une petite Ah mais parce que vous êtes amoureux aussi je pense. Non, une petite anecdote.

Je l'ai acheté dans un kiosque ce matin et la personne qui me l'a vendu Saïd était iranien et il venait de Teran avec son accent et il m'a dit "Surtout n'oubliez pas les Iraniens, nous sommes aujourd'hui coincés entre les fous d'Allah et le fou de la maison blanche. Les ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis." Donc voilà, je je passe le message qui souhaitait euh qu' soit passé d'ailleurs.

Mais si si je vous parle de Paris Match, c'est parce que c'est Jordan Bardella qui officie, on va dire qui officialise son son nouveau couple avec la princesse, une des princesses en tout cas et vous avez écrit sur votre conti, c'est un message envoyé aux ouvriers qui croient tenir un champion du peuple mais qui auront un oppresseur. Le simple fait d'être en couple et est une oppression. C'est pas làdessus que j'aiécrit.

Ça c'est ça Paris match, Bolor, Mimi Marchand et compagnie ont choisi leur poulin. Suite de la phrase, c'est un message envoyé aux ouvriers qui croit tenir un champion du peuple et qui auront un empresseur. Moi ce que je Oui, ça ça voit à travers les votes du Rassemblement national à l'Assemblée.

On a des votes qui viennent dire non, il faut pas taxer davantage les grands patrimoines, non, il faut pas taxer les super profits et qui finalement choisissent de laisser faire le marché. Mais c'est une il y a je vois mais quel rapport avec son couple vous le dire, vous le savez bien monsieur Lid. Bah non, mais si mais si vous le savez bien, moi je vois deux personnes amoureuses.

Très bien. Il y a deux personnes amoureuses. Il y en a une qui appartient à la Jet 7, à l'aristocratie européenne qui contribue à défiscaliser ses impôts dans des paradis fiscaux.

Voilà. Est-ce que c'est ça ? Alors qu'on avait une Marine Le Pen qui se faisant élire à Baumont dans les mines choisissaient d' la candidate populaire et des ouvriers.

Eh bien, il y a un changement de nature quand euh on fraye de manière permanente avec le MEDF, euh quand on on choisit pour toujours des solutions libérales et euh quand on vient donc un couple traduit forcément ces idées politiques ou une trad une trahison à venir de des des électeurs. Il est évident que les personnes qu'on fréquente ont une grande influence sur nous, d'accord ? et que quand on baigne dans le milieu de l'aristocratie européenne et de la Jets 7 qui on une princesse c'est la Jet 7, c'est tout ça elle l'est, vous savez très bien, elle explique mais c'est pas moi qui la connaît non plus.

Je suis allé à Monaco, vous êtes un homme plein de secret. Je suis allé à Monaco aussi. Je suis je suis allé au Monaco Yotcho, vous voyez, je je le couvrais comme et je me souviens à ce moment-là d'un yachot qui s'appelait le limitless, le sans limite.

Voilà. Et ça disait quelque chose à mon sens de la psychologie de nos élites aujourd'hui que d'être sans limite que d'être dans la démesure. À là où oui, je suis partisan de réétablir une relative égalité.

Une relative égalité sur au moins devant l'impôt. Au moins de devant l'impôt, on a bien compris. On reviendra sur cette affaire de de dîner entre le Rassemblement national et les grands patrons, mais aussi sur la primaire de la gauche qui vous tient à cœur, François Ruffin.

Et on va en discuter avec les auditeurs aussi au 0826 300 et en compagnie également d'Arlet Chabo et de Franck Deu. À tout de suite sur Sud Radio 0826 300, François Ruffin est resté avec nous et vous pouvez l'interroger, le lui poser toutes vos questions 0826 300300. Vous avez également le site sudradio.fr ainsi que l'application et les réseaux sociaux.

François Ruffin, rappelons-le, député de la Somme, président de Debout et donc candidat à l'élection présidentielle. Avant qu'on aille notamment interroger Charline et Xavier qui ont des questions pour vous au standard, encore un mot quand même sur l'élection présidentielle à laquelle vous êtes candidat. Vous me le confirmez ce matin.

Je vous le confirme. Je vous confirme. Mais au bout d'un moment, il va falloir quand même réussir à sortir de slow parce qu'il y a tellement de candidats, personne ne sait comment ça va se départager.

Notamment à gauche. Est-ce que l'idée d'une primaire est toujours crédible selon vous ? Est-ce que vous y croyez ?

Je la veux, je la souhaite, je l'appelle de mes vœux, mais en attendant, je n'attends pas. En attendant, j'agis, j'avance et euh je mets une campagne. Je sais pas si vous avez vu cette petite annonce République cherche président, c'est 5 ans, loger, nourri, blanchi, salaire a déterminé grande responsabilité et donc je postule, je suis candidat à ça et je présenter je présenterai mon CV devant les Français.

Je participerai à des entretiens d'bch parce que finalement ce seront eux les patrons et moi l'employé. Et euh euh dans mon CV bah j'ai battu trois fois le Rassemblement national dans mon coin. Possiblement ça fait une différence.

Dans mon CV j'ai dirigé une entreprise pendant plus de 20 ans et au budget très serré et moi jamais j'ai créé de déficit contrairement au Mozart de la finance. Dans mon CV, je sais parler anglais, ça peut être utile par les temps qui courent. Donc, j'irai présenter ma ma j'irais présenter ma candidature devant les Français de sur les places d'église, de mairie de la ça veut dire que avec un projet si singulier, visiblement une ambition et un CV qui se défend, est-ce que ça veut dire que même s'il n'y a pas de primaire, vous acceptez d'aller jusqu'au bout du chemin en disant "Moi, c'est singulier, j'y vais, j'irai." H je souhaite primaire pour à la fois pour départager et pour que les gens aient leur mots à dire que il y ait des millions de français qui se reconnaissent dans la démarche mais qui soient clair, j'irai.

Je serai pour mon premier entretien d'embauche le samedi 25 avril à Lyon et voilà j'aurai devant moi un restaurateur, j'aurai devant moi une téléconseillère, j'aurais devant moi la France qui travaille parce que c'est celle-là que je défends. Moi, je veux que les Français vivent de leur travail, qu'ils en vivent bien et pas qu'ils en survivent et qu'ils vivent bien leur travail, que ça soit pour une source de fierté et non de souffrance. Est-ce que précisément quand on a un tel projet, on va jusqu'au bout ?

Est-ce que ça veut dire s'il n'y a pas de primaire, avec le nombre de candidats, vous assumez de dire ma candidature est singulière, j'irai jusqu'au bout. J'y vais. J'avance jusqu'au bout ou pas ?

J'y vais, j'avance. J'avance, j'y vais, j'avance. J'y vais, j'avance et je fais le paris.

Je fais le pari que euh dans notre pays, une gauche qui parvient à parler aux gens parce que c'est une de mes compétences, ça fait 25 ans que j'échange avec les gens, avec des gens qui sont d'accord avec moi, avec des gens qui sont en désaccord avec moi, mais j'arrive à discuter avec à peu près tous les Français. une gauche qui allie je dirais combativité et humanité, je pense qu'elle a une grande place possible dans le dans le cœur des gens et dans son pays et pour aujourd'hui et pour l'avenir. Et pour terminer sur cette mécanique en tout cas, qui dit primaire dit un moment se rassembler dernière le gagnant.

Est-ce que vous assumez avec cette volonté que vous avez pour la France de vous dire peu importe le le gagnant, j'irai derrière lui ? Que ce soit François Hollande ou Jean-Luc Mélenchon ? Je suis loyal.

Je suis loyal. toutes les personnes de gauche qui se présenteront à cette primaire et quel que soit le vainqueur mais ce sera moi, et bien euh je me je me rangerai loyalement derrière. Je suis je suis une personne loyale.

Voilà. Y compris Jean-Luc Mélenchon par exemple, j'irai je serai loyal. Maintenant, le souci qu'on a, vous le savez, c'est qu'un certain nombre de personnes Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Luxman et des choses diverses et variées ne souhaite pas qu'il y ait une une manière de trancher qui sera le représentant de la gauche à l'élection présidentielle.

Sans doute parce que on a aujourd'hui des petits marquis de la politique, des apparati et qui veulent passer par-dessus la voie. Évidemment. Maintenant, il faut quand même que on donne on laisse les gens décider de qui a des chances de battre de de de rouvrir un espace entre l'extrême argent et l'extrême droite.

Et en vérité, ce qu'on voit aujourd'hui, c'est la fusion de l'extrême argent et de l'extrême droite. 0826 300 au standard. On accueille Xavier.

Bonjour Xavier. Bonjour Maxime, bonjour François Rfin. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.

Ça concerne le cœur de votre de votre en tout cas de votre ambition mon cher François Ruffin. Parce que c'est une question mon cher Xavier concernant la réindustrialisation de la France. C'est ça exactement.

Sur la réindustrialisation de la France qui est une nécessité hein, ça a été dit. La question c'est de savoir est-ce que pour réindustrialiser la France finalement on va pas devoir s'affranchir en partie des règles européennes de faire du du protectionnisme comme c'est demandé depuis depuis longtemps par beaucoup de Français. Est-ce que aussi on n pas besoin de diminuer le niveau des cotisations sociales ?

Je m'explique, on pourrait par exemple diviser par deux le niveau des cotisations sociales pour être plus compétitif à l'export et remplacer le financement que ça le manque à gagner pour la sécurité sociale par une taxation du du capital, des rentes, des super profits. Euh donc voilà un peu la ligne de conduite que donc comment réindustrialiser la France mon cher Xavier ? Et est-ce que pour se faire, est-ce qu'il n'est pas nécessaire de si ce n'est en tout cas totalement sortir de s'affranchir de quelques règles européennes ?

François Ruffin vous répond. D'abord, on a des dirigeants politiques et économiques qui pendant 40 ans ont dit que euh l'industrie s'est dû passé, que c'était dépassé, que ça puit, que ça polluit, qu'il fallait s'en débarrasser. On en revient.

Heureusement, aujourd'hui, on estime que c'est une question de souveraineté et donc ça change dans les discours mais ça change pas dans les actes puisque pour la première fois la part de l'industrie dans le PIB de la France est passée sous la barre des 10 % et qu'on est aujourd'hui à l'égal de la Grèce. C'est une tragédie. Que faire pour l'industrie ?

Et si je ne l'improvise pas d'aujourd'hui, moi ça fait 20 ans que je me bat là-dessus et que je le répète. La première chose, Xavier l'a dit, il faut des protections, il faut des taxes aux frontières, il faut des barrières douanières, il faut des comptes d'importation non pas à 20 30 40 50 % sur tous les produits mais en ciblant en ciblant sans produits stratégiques sur lesquels on veut reprendre notre autonomie. Pour moi, ce sont les médicaments, ce sont les aliments, c'est l'acier évidemment, c'est l'armement. tous les secteurs où on est bouffé objectivement par la Chine et les États-Unis au niveau européen et voilà et là-dessus si on met pas de protection il n'y aura pas de renaissance de l'industrie dansre pays ce qu'on peut faire au niveau français d'abord on peut se battre au niveau européen.

Jamais je n'ai vu une France qui s'est battue à Bruxelles. Jamais. Ça n'est pas arrivé.

Euh et là encore un on vient de signer un traité enfin madame Vlen avec l'Inde 1,5 milliards d'habitants, c'est-à-dire 1,2 milliards sans doute de travailleurs et le gouvernement français l'a laissé passer. Donc on se bagarre maintenant pour des protections. Deuxième chose, on met en place ici le By French Act, c'est-à-dire que les collectivités locales, les hôpitaux, les pompiers doivent pouvoir acheter priorité en France. acheter français acheter français acheter des masques français alors que 99,3 % des masques sont d'importation chinoise.

Ensuite, très rapidement, mais on doit s'appuyer sur les PME et non pas sur les grands groupes pour avoir un retour de l'industrie dans notre pays. Quand on donne 1 million d'euros à une PME, elle crée en moyenne 13 emplois. On donne 1 million d'euros à un grand groupe, c'est 0,6 emplois.

On est dans un rapport de 1 à 20. Donc je dis oui à des êtres publics, mais je dis oui à des êtres publics ciblées et non pas arrosés ciblé sur l'industrie surtout qu'on est en capacité de suivre ciblé sur les PME. Et 3è point il y a la question de l'énergie euh il faut une énergie qui soit stable pas cher et nous avons en France la chance d'avoir de l'électricité avec une énergie nucléaire.

On doit assurer donc on s'appuie sur le nucléaire pour s'assurer on s'appuie sur le nucléaire et on s'assure que le pli prix à la fois pour les gens mais pour les commerçants pour les artisans et surtout pour les industriels le prix de cette énergie soit stable lissé dans la durée et pas fixé par des marchés qui font du yoyo et qui introduisent de l'instabilité. Mon cher Xavier, vous avez eu la réponse de François Rufin. Merci beaucoup de nous avoir passé un coup de fil au 0826 300300.

Les appels sont nombreux. Dans un instant, on sera notamment avec Charline qui visiblement son métier lui tient à cœur et elle souhaite pouvoir en vivre. comme il faut, quand il faut.

Elle a une petite question sur ce sujet à vous poser. François Rusfin, vous restez avec nous jusqu'à 9h et les auditeurs continuent à nous appeler à tout de suite. 0826 300 300, c'est François Ruffin qui est notre invité politique ce matin et vous dialoguez et vous interagissez avec lui au 0826 300 député de la Somme, président de debout et candidat à l'élection présidentielle.

On a quitté Xavier qui s'interroge sur la réindustrialisation. Je vous propose mon cher François Ruffin d'interroger Charline au 0826 300 bien sûr en tout cas de converser avec elle. Charline, bonjour.

Bonjour. Bonjour monsieur Ruffin. Bonjour monsieur Ledo.

Merci beaucoup d'être avec nous ce matin ma chère Charline, vous vous êtes fleuriste et vous avez une question à poser à à François Ruffin, j'imagine lié au 1er mai. Oui, je suis fleuriste et le fleuriste aujourd'hui il vit sur des pics d'activité. Vous parlez de crise nationale mais aujourd'hui c'est les fleuristes qui sont dans la crise et leurs employés.

Euh la crise et la tradition, enfin la tradition c'est le 1er mai et la vente du mulet, ça se fait chez le fleuriste parce que le fleuriste, je vous rappelle, est collecteur de TVA1. Euh la fleur de Mulga est une fleur 100 % produite en France. J' savoir ce que vous allez dire à nos producteurs de Muguay et à nos fleuristes aujourd'hui parce que si vous leur interdisez la vente aujourd'hui, ben vous privez leurs employés de prime euh et de de plein de choses en fait parce que nous travaillons sur des pics d'activité.

On a la fête des maèes, on a le 1er mai, on a tout un tas de choses et si on ne travaille pas plus ces jours-là, et ben c'est une difficulté pour un métier complet en fait et c'est aussi une grande difficulté pour nos producteurs. Aujourd'hui, les producteurs ont eu moins de commande de vivre dignement si vous n'êtes pas en capacité de travailler le 1er mai. Et en effet, sur la récolte de la TVA, vous faites allusion aussi aux nombreux vendeurs factuellement à la Soviette qui eux ne sont pas déclarés, ne touchent pas la TVA et cetera et cetera.

François Ruffin, qu'est-ce que vous répondez à notre fleuriste Charline ? D'abord Charline, je la remercie pour son travail. Je le remercie de mettre des couleurs et de la beauté dans nos vies et euh dire que quand même sur l'essentiel des fêtes de l'année, sur évidemment la fête des mères qui est un dimanche, sur la fête des morts, sur tous ces jours-là, il y a la liberté totale pour Charline et pour ses employés de travailler ces jours-là. et ça fait déjà exception au au code du travail de ce point de vue-là.

Euh maintenant euh ce que je proposerai à Charline moi c'est que il y ait euh une hausse du pouvoir d'achat pour les Français H et que du coup de ce fait-là ce petit plus, on sait que le resto c'est le petit plus, le cinéma c'est le petit plus, les vacances c'est le grand plus mais les fleurs, c'est de pouvoir en apporter à sa maman ou à sa famille ou à son amoureuse que c'est un plus. Et ben, il faut que les Français ils aient le ils aient ce plus là. Ça passe par quoi pour moi ?

Ça passe par une diminution de de la part du budget des méd consacré au logement. En vérité, le grand point bloquant sur le pouvoir d'achat aujourd'hui, c'est le logement et ça passe par l'indexation des salaires sur l'inflation dont je parlais qui fait qu'on a pas son budget qui est renier et que on peut se payer un resto, se payer un le fameux petit plus. Et donc pour que Charline ait beaucoup plus de clients et qu'elle ne dépend pas du premier autorisé, me semble-til à travailler elle le 1er mai et à faire travailler éventuellement sa famille si elle le souhaite.

Si elle le souhaite. Merci beaucoup. Je j'entends ça demande hein.

Je dis attention parce que en fait une fois que le pied est dans la porte, on sait que ça s'ouvre et que ça s'ouvre de manière générale. Merci beaucoup Charline de nous avoir passé un coup de fil au 0826 300. On on accueille désormais Agnès.

Bonjour Agnès. Bonjour. Bonjour François Ruffin.

Bonjour à toute l'équipe. Merci beaucoup d'être avec nous Agnès. Votre question pour François Ruffin.

Alors ma question, je suis formatrice indépendante et récemment j'ai vécu une situation humiliante. J'ai dû dire non à un client parce que mon réservoir était vide et que je n'avais pas la trésorerie pour faire le plein. Moi, je voudrais savoir, ma question est la suivante, euh on nous parle de valeur de travail, mais quand travailler devient un luxe, qu'on ne peut plus se payer, qu'est-ce qu'on fait ?

H qu'est-ce qu'on fait ? François Ruffin pour Agnès qui est formatrice et qui a connu une situation humiliante, se privait donc un peu trésorerie tout simplement parce qu'elle avait pas les fonds suffisants pour payer son plein. Qu'est-ce qu'on fait pour Agnè tout de suite ?

Je je je dis je j'ai proposé hein qu' en tout cas sur l'essence normalement il devrait y avoir une régulation des prix et des marges et s'assurer que on lisse autant que possible le le prix pour et en particulier pour les les personnes dont l'utilité de la voiture c'est aller au boulot. Est-ce qu'il faut quand on entend Agnès François Ruffin, est-ce que vous demandez par exemple à Sébastien le Cornu qui visiblement est aussi prudent sur les annonces de dire "Regardez tous les métiers qui sont dépendant du plein d'essence, Agnès visiblement ne peut même plus se déplacer ?" Ce que vous leur dites, il faut aussi aider toutes ces professions-là.

Il faut les aider maintenant. Je suis pas pour les aider par des chèquss. Monsieur le Cornu, il a pas un petit chèque à la fin du mois qui fait un complément.

Vous n'avez pas un petit chèque à la fin du mois qui font un complément. Moi, on me prend l'échec. Mais donc ce que je souhaite pour Agnès et pour les personnes auxiliaires de vie, infirmière, libéral qui voilà ont des tas de kilomètres à faire, c'est que il y a une une le prix de l'essence soit moins cher parce que là-dessus l'État ne se fait pas du gras et les pétroliers ne sont fait ne se font pas du gras et donc que on lisse au maximum et qu'on le stabilise et que si jamais on dit qu'il va y avoir une augmentation du prix de l'énergie dans la durée, on l'organise plutôt que d'être pris ainsi par le marché et ça je le redis le gouvernement si je souhaitait intervenir et pas laisser faire mais c'est un changement de culture par rapport à ce qui s'est fait depuis 40 ans je vous disais 83 sur l'indexation des salaires sur lafation 86 sur la libération des prix en fait c'est revenir sur cette histoireelà et considérer que pour Agnè et pour les millions de personnes dans le pays mais aussi c'est les bénévoles qui vont pas aller faire le déplacement avec le club de foot samedi parce que ça va leur coûter un plein et qui ça ça va ils en peuvent plus donc si on veut ça et ben il faut que on ait une force intervention qui vienne réguler un marché qui est aujourd'hui complètement dérégulé.

Merci beaucoup Agnès de nous avoir interrogé au 0826 300300 et surtout d'avoir interrogé François Ruffin qui était avec nous. Une dernière question parce qu'il nous reste précisément une minute. On a vu dans la diversité de nos auditeurs et des problématiques quoi qu'on en pense des gens qui habitaient dans le centre-ville d'autres qui n'habitaient pas en ville.

C'est la fameuse France des bourgs contre la France des tours. Est-ce que ça c'est toujours qui est c'est toujours en tout cas une opposition qui vous agace qui n'est pas crédible selon vous ? Moi je pense que les deux vont ensemble, la France des Bourg et la France des Tours.

Vous savez quand on il y a même eu un sondage qui montrait quelles étaient les priorités des Français dans les quartiers populaires et hors quartier populaire et les six premiers thèmes pouvoir d'achat, logement, sécurité. Mais oui, évidemment. Et de toute façon, nous sommes un peuple, nous sommes la France et on sait que face au défi que j'ai énoncé, le défi démographique, le défi productif, le défi climatique, si on se retrousse pas tous les manches pour avancer dans le même sens, on va pas s'en sortir.

Vous savez, c'est la phrase d'Antoine de Saintxu Péry puisquon on évoquait l'amour ce matin. S'aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre. S'imer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction.

Et en fait la difficulté c'est ce qui est vrai pour un couple s'il a pas un projet commun d'avoir un pavillon de de partir en vacances ensemble d'avoir un enfant et ben il va se bouffer le nez. H bah c'est vrai aussi pour un pays, c'est vrai aussi pouresser de fracturer et oui mais mais le problème c'est que depuis 40 ans il y a pas de direction commune, il y a pas deion commun et que le marché la contépétitivité la productivité tout ça c'est pas du commun c'est pas un défi qu'on a relevé ensemble et je je suis convaincu que chez tous les Français qui soient entrepreneur qui soient salariés il y a ce désir de se retrouer les manches pour sortir notre pays de l'ornière merci beaucoup François Rupien d'avoir été ce matin au micro de Sud Radio, député de la Somme président de Debout et candidat l'élection présidentielle qui va filer en métro à l'Assemblée nationale parce qu'il y a une prise de parole importante et ce qui va animer aujourd'hui nos députés à savoir le 1er mai. Ça tombe bien, c'est notre débat avec vous amis auditeurs. 0826 300 300 quand on voit le 1er mai.

Cette volonté en tout cas de faire travailler toutes les professions. Est-ce que la France est prête à ça ? Est-ce que la France n'a pas un problème avec le travail ou l'envie de travailler ?

Ça tombe bien, vous avez la parole 0826 300 envie de travailler mais de bien travailler de bonnes conditions. François Rin ne pourra pas dialoguer avec vous. Figurez-vous qu'il a épuisé son temps de parole.

à tout de suite. 7h10h le grand matin Sud Radio.