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Discours / meetingINA (sur YouTube)· 6 août 2012 16 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheEurope & internationalCulture, médias & sportDéfense

Raymond Barre, campagne présidentielle 1988 | Archive INA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Raymond BarreChiffre
    « les efforts de la France en matière de recherche sont insuffisants relativement par exemple au développement qui existe dans les autres grand pays industriels comme les États-Unis le Japon l'Allemagne »
  • 17:30Raymond BarrePromesse
    « nous avons à faire le grand marché intérieur au 1er janvier 1993 »
  • 25:00Raymond BarreFait
    « il faut que la France apparaisse dans ce domaine généreuse »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] 2 minutes 30 secondes et bien voilà dimanche nous allons voter pour le premier tour de l'élection présidentielle et je pense que pour la plupart d'entre nous nous savons pour qui nous envisageons de voter mais est-ce que nous savons toujours pourquoi nous allons voter je veux dire est-ce que nous savons ce que celui qui sera élu président de la République pour 7 ans par nos suffrages va faire du pouvoir considérable que nous allons lui confier est-ce que nous avons pris le temps d'examiner et de comparer les projets des candidats alors je sais bien certains se disent après tout tous ces projets se ressemble plus ou moins évidemment mais on peut dire ça de tout par exemple toutes les automobiles se ressemblent plus ou moins et est-ce que nous choisissons notre voiture les yeux bandés et bien le choix d'un Président c'est au moins aussi important que celui d'une automobile car de quoi s'agit-il bien il s'agit tout simplement de savoir si au cours des années qui viennent la France va devenir un un pays minuscule ou bien si la France va devenir l'un des moteurs d'une Europe qui aura fait sa place dans le monde alors évidemment tout cela dépend très largement de vous de nous de nous tous de l'énergie de chacun de nous mais cela dépend aussi dans une très large mesure des choix qui seront faits pendant 7 ans par notre président alors quel choix franchement je crois qu'on a pris moins de temps pour s'en préoccuper que pour suivre l'évolution des courbes des sondages ou comparer les campagnes de pub les sondages ils sont là en principe pour nous éclairer mais je me demande s'ils n'ont pas fini par nous aveugler et la publicité elle est là pour nous parler mais je crois qu'elle a fini par nous assourdir on peut s'arrêter à la publicité et à l'emballage quand il s'agit d'acheter je sais pas une poudre de lessive mais quand il s'agit du président de la République il faut peut-être s'intéresser davantage au produits si j'ose dire c'est-à-dire à l'homme et à son projet quant au sondage l'élection présidentielle ce n'est pas tiercé dimanche quand nous serons chacun d'entre nous seul face à nous-même dans l'isoloir il ne s'agira pas de voter pour celui que privilégie tel ou tel institut de sondage il s'agira de voter pour celui en qui on a confiance pour l'aider à gagner en ce qui me concerne dimanche je vais voter pour Raymond bar parce qu'il m'a convaincu parce que j'ai confiance en lui la confiance est un sentiment personnel que j'éprouve peut-être le partagerez-vous j'espère qu'il va vous convaincre il va répondre aux questions de Daniel Grandclément en tout cas je vous demande pendant quelques minutes de l'écouter en vous disant que 7 ans ça vaut bien quelques minutes d'attention bonsoir Monsieur bar nous allons essayer de garder l'attention des téléspectateurs comme nous le conseille Dominique Baudis vous vous terminez fort cette campagne vous terminez en battant ça marche bien c'est la dernière ligne droite dans la dernière ligne droite il faut j'en suis convaincu convaincre persuader mériter la confiance alors l'émission de ce soir est basée du moins vous avez choisi comme thème les défis qui se posent à la France en France et dans le monde et le premier de ces défis pour vous c'est l'éducation alors je vous propose de voir tout de suite l'un des témoignages que vous avez vous-même choisi pour illustrer donc ce problème de l'éducation je suis institutrice à Marseille depuis 26 ans dans l'école publique et notamment 9 ans dans un quartier très difficile de Marseille j'ai deux filles elles ont suivi une partie de leur scolarité dans ce quartier sans problème j'ai fréquenté moi-même les deux écoles laïqu et privé j'estime qu'il est fondamental que les parents gardent ce choix de mettre leurs enfants dans l'école publique ou privée je crois qu'on ne résoudra pas ce problème de l'enseignement en France si on fait l'économie de réforme de réforme de structure je sais bien que beaucoup d'hommes politiques hésitent à en parler mais moi je suis persuadé qu'il faut en passer par là et qu'il faut remettre en cause l'idée d'un système unique la gestion centralisée nationale qui n'existe d'ailleurs nulle part ailleurs dans le monde et en particulier je ne crois pas que la solution puisse consister à augmenter globalement les crédits de l'éducation nationale parce que ça coûtera certainement plus cher à la nation mais ça rendra pas le système plus rationnel alors premier point le pluralisme est-ce qu'il est sérieusement menacé aujourd'hui il n'est plus menacé depuis que les Français sont venus défiler à 2 millions dans les rues de Paris pour défendre la liberté de l'enseignement mais mais bien qu'il ne soit plus menacé je pense qu'il serait utile que par voie de référendum la liberté de l'enseignement soit inscrite dans la Constitution et c'est mon intention si je suis élu deuxème point la réforme faut-il encore une réforme il ne s'agit pas d'une de ces réforme comme celle que l'on fait tous les 2 ans ou tous les 3 ans il s'agit d'une rénovation de notre système éducatif une remarque j'ai confiance dans les personnels de l'Éducation nationale et de l'enseignement privé je crois qu'il ne faut pas critiquer des hommes et des femmes qui ont une tâche difficile et qui l'accomplissent avec beaucoup de conscience et c'est avec eux qu'il faudra rénover notre système les principes sont simples il faut décentraliser parce que le système comme il a été dit est trop centralisé il faut adapter les programmes d'enseignement et en particulier les ouvrir sur l'entreprise et sur la vie et en 3oisème lieu il faut abandonner cette attitude française qui consistait à considérer qu'il y a une filière noble qui est l'enseignement classique et une filière secondaire qui est l'enseignement technologique nous avons besoin de demain de jouer la carte de l'intelligence dans tous les domaines de d'utiliser la matière grise dans tous les champs du savoir et de la connaissance et bien il faut que nous mettions sur le même plan aussi bien la formation que nous appelons classique traditionnel et la formation technologique et l'apprentissage qui doivent correspond ASP de qui son orientés vers les choses plus pratiques de la vie deè défi la révolution technologique la recherche vousose de voir d'écouter le professeur montagier besoin d'une politique de la recherche cohérente et résolue notre civilisation a besoin de la recherche aussi bien de la recherche fondamentale que de la recherche appliqué l'exemple de la découverte du virus de sida montre l'Ance de la recherche fondamentale mais les efforts de la France en matière de recherche sont insuffisants relativement par exemple au développement qui existe dans les autres grand pays industriels comme les États-Unis le Japon l'Allemagne d'autre part la recherche privée est très insuffisamment développée elle est aussi importante que la recherche publique c'est pourquoi avec beaucoup de mes collègues j'ai des inquiétudes pour l'avenir et je voudrais demander à Monsieur bar quelle est la politique qu'il entend mener dans ce domaine s'il est élu président de la République la question vous est posée éducation recherche c'est toujours joué la carte de intelligence nous avons une recherche dont nous pouvons être fier ce que fait le professeur montagier pour le sida est unanimement reconnu et respecté dans le monde entier mais c'est vrai qu'il n'a pas tous les moyens nécessaires nous n'avons pas suffisamment de ressources mises à la disposition de la recherche vous allez donc les augmenter 2,2 % de notre produit intérieur brut à l'heure actuelle alors que c'est 2,8 % che nos principaux concurrents je propose que d'ici 1000 d'ici 5 ans une législature il y ait 3 % de notre produit intérieur brut qui soit consacré à la recherche je je propose en second lieu qu'il y ait un plan de recrutement régulier de jeunes chercheurs il faut que les jeunes aillent à la recherche et il faut en troisème lieu organiser les relations entre la recherche et les entreprises petites et moyennes entreprises surtout de telle sorte que la recherche puisse irriguer notre vie économique et apporter les idées pour les produits nouveaux et les processus de production nouveau voilà je crois les grandes lignes d'une politique de la recherche trisème défi la culture voici ce qu'and dit Philippe de viler je crois qu'il faut que pour le rayonnement de la culture française nous fassions trois choses d'abord il faut faire le marché commun de l'image pour avoir plus de qualité plus d'émissions plus de téléfilms plus de dessins animés qui soient d'origine européenne et d'origine française la deuxième chose a trait à la politique du patrimoine pour que nos monuments nos musées nos lieux de mémoire deviennent de véritables lieux de vie et puis il faut que nous fassions une grande politique d'éducation artistique une heure d'histoire de l'art dans nos écoles pour que les petits Français demain apprennent à connaître leur pays le pays des chef-dœuvres et qu'ils apprennent à aimer la France tout cela ça semble assez facile à dire et intéressant mais très difficile à faire monsieur bar c'est difficile à faire mais nous devons avoir une politique de la culture je dis bien une politique de la culture et non pas une politisation de la culture comme nous l'avons vu sous le sepéna de Monsieur Meron du moins dans les 5 premières années de ce septena je suis d'accord avec ce qu'a dit Philippe de viler j'ajoute que les moyens doivent être donnés dans le domaine de la culture et c'est doit c'est évidemment au au aux municipalités Le Berre de Toulouse peut le dire aux régions au département de s'en occuper pu il faut que l'État y contribue et les socialistes avait promis que le budget de la culture passerait à 1 % du budget global cela n'a pas été réalisé et bien donnons-nous comme objectif sur les an qui viennent d'accorder 1 % du budget à la culture alors pour l'instant on est un petit peu resté en France il y a aussi des défis qui se posent à la France face au monde alors lesquels vous pensez auquel il y a à mon avis trois grands défis le défi de la paix le défi de l'Europe et le défi du développement économique alors la pai d'abord vous n'êtes pas un très chaud partisan du désarmement non ne dites pas cela je suis partisan du désarmement mais je ne suis pas partisan de n'importe quel désarmement monsieur miteran veut faire croire qu'il est l'homme du désarmement je rappelle que dès 1978 monsieur giscardestin avait saisi nos partenaires des problèmes du désarmement ce qu'il faut c'est un désarmement équilibré qui ne soit pas simplement un désarmement nucléaire qui soit un désarmement dans le domaine nucléaire dans le domaine chimique et dans le domaine des forces conventionn et il faut que ce soit les superpissances qui commencent à désarmer parce que ce sont elles qui accumulent les armements lorsqu'elles auront donné la preuve qu'elles veulent la paix en réduisant leurs arsenaux alors nous nous pourrons regarder quel sera notre contribution au désarmement mais d'ici là restons vigilant ne baissons pas la garde elles ont commencé déjà à désarmer uniquement uniquement avec l'option zéro et l'option double zé je crois que cela conduit à affaiblir plutôt sécurité de l'Europe qu'à donneré le sentiment d'un désarmement normal d'un désarmement qui aille dans la bonne direction deuxième défi l'Europe et vous aimez les choses concrètes et vous souhaitez que nous passions la parole à Monsieur budis car vous êtes maire de Toulouse et c'est peut-être à Toulouse qu'il y a la concrétisation les plus évidente de ce que peut réussir l'Europe avec les avions mais Toulouse est une grande ville de France mais c'est aussi maintenant une grande capitale technologique européenne avec en particulier la construction aéronautique et les programmes spatiaux et chacun sait le rôle qui a été joué par Raymond bar pour accompagner le programme abus et le programme Arian alors à Toulouse nous réussissons pour deux raisons nous jouons sur la la matière grise à défaut de matières premières et puis nous avons appris à travailler en équipe entre Européens et ça c'est une réussite finalement il y en a une grande réussite c'est difficile à faire ça oui mais il y a 25 ans que je m'occupe d'affaires européennes et l'Europe il faut la démontrer par des réalisations concrètes comme celle dont Bodis vient de nous parler qu'est-ce que nous avons à faire maintenant nous avons à faire le grand marché intérieur au 1er janvier 1993 préparons-nous-y consacrons-y nos efforts nous avons à faire l'Europe monétaire parce que nous ne pouvons pas laisser le système mondial sur le plan monétaire dans un tel état d'instabilité nous avons en 3e lieu à faire l'Europe technologique nous l'avons commencé et ensuite nous avons à faire l'Europe politique c'est-à-dire l'Europe de la sécurité et de la défense c'est dans ces quatre domaines qu'il faut avancer par des réalisations concrètes C son de dire l'Europe l'Europe l'Europe mais agissons trisème grand défi la coopération et vous avez choisi de d'écouter le témoignage d'un jeune coopérant qui était à Djibouti mon service militaire à Djibouti dans le cadre de la coopération et ça été une expérience très très enrichissante ça permet de s'ouvrir un peu sur l'extérieur ça permet de de voir ce qu'il y a d'autre et comment vivent les gens réellement on se rend compte qu'il y a de grands grands besoins que la France a peut-être un rôle à jouer que surtout les jeunes coopérants français ont un rôle à jouer dans ce dans le développement économique de pays comme où la France a des alliés ça coûte pas trop cher la coopération non ça ne coûte pas cher dites-vous bien que nous avons tout intérêt à ce que le monde en développement puisse accroître ses ressources les pays en développement sont pour nous d'excellents clients mais il n'y a pas simplement que le problème financier le problème mercantil il faut bien voir que la grande querelle du 21e siècle sera la querelle du développement c'est-à-dire la querelle de l'homme il ne peut pas y avoir de disparité croissante entre pays développés et pays en voie de développement et il faut que la France apparaisse dans ce domaine généreuse un mot de conclusion c'était déjà une conclusion ce que vous venez de dire mais conclusion cette émission ma conclusion elle est très simple une France forte dans une Europe puissante une France forte par la formation des hommes par l'éducation par la recherche par l'investissement par la culture une Europe unie et puissante une Europe unie et puissante dans le domaine de la technologie dans le domaine de la monnaie dans le domaine de la sécurité voilà l'objectif que nous devons poursuivre merci d'avoir participé à cette émission merci de l'avoir [Musique] regardé [Applaudissements] [Musique] 1h 15 minutes 20 secondes