Iran : quelles sont les prochaines cibles de Trump ? L’analyse de Gérard Araud et Michel Yakovleff
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les frappes américaines vont-elles reprendre dans les 24 heures ? C'est ce que disent les médias israéliens mais également les médias américains. Donald Trump a réuni ses principaux conseillers pour décider des plans à venir.
Il y a quelques secondes, il a publié cette séquence, vous allez le voir, c'est-à-dire un bateau qui est explosé par les Américains. Regardez. Feu boom.
Plusieurs scénarios sont envisagés. Général Yakovlef. Alors oui, ça vous fait pas plaisir mais les Américains de leur côté ont mis sur la table plusieurs plans.
C'est-à-dire quoi ? Frapper Hormous, frapper encore les centrales nucléaires. Ce serait quoi ?
Je ne sais pas. D'ailleurs, il me le dirait pas. Mais c'est très intéressant le mot que vous utilisez. frapper.
Ils vont frapper. Frapper en soi ne sert à rien. Frapper pour s'emparer d'un objectif, frapper pour détruire une capacité ou frapper pour démontrer une capacité, ça c'est possible.
Mais frapper pour le plaisir de frapper, non, ça sert à rien. Et ce que je crains c'est que les plans de frappe sont prêts. Par définition, ils ont des plans de frappe les gars.
Mais un plan de frappe n'est pas la même chose qu'un plan de campagne. Et jusqu'à présent, on a vu les Israéliens et les Américains beaucoup frapper et le résultat c'est le chaos et l'Iran est toujours là. Donc je sais pas ce qu'ils ont prévu de frapper demain.
S'il frappent euh je sais pas s'ils vont frapper mais je sais que si frappe ça servira à rien. Voilà. Bonsoir Gérard Aro.
Bonsoir. Je suis ravie de vous accueillir en plateau également quand on voit cette vidéo, on peut dire de propagande de la part de Donald Trump d'envisager de frapper à nouveau. Est-ce qu'il a besoin de faire ça pour son opinion ou non ?
Je pense plutôt qu'il est il est dans une impasse hein à l'évidence. Les Iraniens continuent de résister, le des trit d'Ormous continue d'être bloqué et la négociation n'avance pas et donc il est il est vraiment dans une situation politiquement très difficile. Alors quel quelle est quelle est l'alternative ?
D'abord, il y a frappé mais comme le dit très justement le général Jakovlev, encore faut-il qu'il y ait une stratégie là derrière et frapper après tout les Américains et les Israéliens ont frappé pendant 37 jours. Ils ne sont pas arrivés à faire plier l'Iran et je ne vois pas pourquoi. Maintenant en reprenant les frappes, il ferait plier l'Iran.
Mais il n'a pas été affaibli ce régime d'une certaine manière. a été affaibli mais il résiste et pendant il y a eu un cess feu quand même qui lui a permis évidemment qui a permis à l'Iran de de reprendre des forces d'après certaines fuites des services de renseignement. Alors il faut savoir si elles sont vraies.
Apparemment les dégâts qui ont été infligés aux forces iraniennes sont beaucoup moins importantes que ce que dit Trump. Trump dit, il y a plus rien. Et en réalité, apparemment les les Iraniens ont encore des moyens et surtout les Iraniens ont les moyens de représaille et jamais réellement.
Bon, on le verra. Allez, s'il frappe, on va voir si les Iraniens ont les moyens de refrapper les Émirats arabes unis, le Qatar. Et là, ça peut être dévastateur pour ces pays.
Après tout ça les regarde, mais aussi pour l'économie l'économie mondiale. Alors, sinon, il y a l'opération pour rouvrir pour rouvrir Hormous, mais là de nouveau, il y a toujours la possibilité de frapper les mirars arabuniens en particulier qui sont totalement alignés sur les États-Unis. Et ça le général peut mieux répondre que moi.
Est-ce que on peut imaginer vraiment une opération pour réouvrir Ormous ? Parce que même si il il tape sur les Iraniens, est-ce que ensuite les compagnies d'assurance laisseront les bateaux repartir alors qu'on ne sait pas s'il y a des mines par exemple ? Et puis on peut toujours se dire les Iraniens vont vont répliquer vont vont revenir.
Donc si les Américains frappent, j'aurais tendance à penser comme le général que c'est plutôt une preuve de faiblesse. C'està-dire ils ne savent plus quoi faire pour s'en sortir et donc on frappe. Alors est-ce vraiment de la faiblesse ?
Léon Panetta qui était mon invité hier soir, l'ancien chef de la CIA qui a été également secrétaire à la défense, lui dit "Il va falloir frapper sur les berges autour de Hormous et peut-être envoyer une sorte d'opération spéciale sur l'île de Carg pour débloquer Hormous que là les Américains n'ont plus vraiment le choix. Vous dites quoi à ce plan-là ?" Bah je sais pas de quoi il parle parce que l'île de Carg c'est quand même loin.
C'est de l'autre côté sur la carte. Donc débloquer Hormous en prenant l'île de carg, je je vois pas le rapport. Très bon.
Ensuite militairement, sauf si les Américains ont trouvé une solution géniale et et alors alors alors après, je me mettrait à genou et je ferai la triple prosternation, vous voyez ? Sauf s'ils ont trouvé la solution géniale, dans l'état actuel des choses, débloquer le D3 d'Omous de vive force, ça consiste à dégager 100 km de profondeur sur plusieurs centaines de kilomètres pour être sûr que aucun missile ou drone iranien tiré de la région ne puisse menacer des bateaux dans le D3 d'ormouse. vu la portée de leur missile antinavire, ça suppose d'avoir repoussé la zone de danger d'une centaine de kilomètres.
Ça c'est pas une opération d'effort spécial et ça suppose une supériorité aérienne massive, constante, focalisée. Et ça en coordination avec les Israéliens, ils peuvent pas le faire. Pour les Israéliens, c'est de l'autre côté de l'Iran.
Ça devient très compliqué pour eux. leurs avions vont devoir traverser tout le golfe persque. Donc les Israéliens vont dire "Non, non, tu tu gères." Et et donc de mon dans ma sauf solution miracle américaine et et j'ai rien compris au film, dans l'état actuel de mes connaissances historiques et de planificateur, il n'y a pas les moyens de débloquer de vie force le D3 d'Ormouse.
Point. Et je terminerai en disant et même s'il débloque le D3 d'Ormous, ça ne prive pas les les Iraniens de la capacité de frapper des bateau plus loin dans le golfe persique. Ça c'est le problème de la guerre asymétrique.
C'est-à-dire qu'ils ont une capacité de nuisance euh indéfinie. Oui. Oui.
Nuisance. J'aime votre sens du du sous-entendu. C'est c'est plus que luisance là.
Pourquoi ? C'est non. Ça c'est c'est beaucoup plus que la luisance.
Ils ont une capacité de neutralisation du golfe Persic qui est qui est de fait actuel qu'on qu'on voit. Et euh le vrai test sera si les Mais pour l'instant ils ont pas coulé de bateau, ça que je veux vous dire, c'est ils ont tiré sur quelques bateaux et il suffit qu'il tirent sur des bateaux pour que les assureurs commencent à pleurer. Donc et en tout cas en tout cause refuse de de d'assurer quoi que ce soit et euh euh les non débloquer le D3 Dormous de Vi Force n'est pas à la portée de l'armée américaine.
En tout cas pas de ce qu'ils ont déployé à l'heure actuelle. Et euh et pourtant on dit que tous les États-majors ont un plan réel pour débloquer ce D3 d'ormous. Quand j'avais l'amiral Vaujour sur ce plateau, il m'avait dit que l'état-major français avait aussi un plan.
C'est-à-dire que c'est toujours un scénario qui a été envisagé ce fameux blocage d'Ormouse. Oui. Alors, d'abord, il y a un point peut-être que peut-être que les auditeurs ne ne considèrent pas parce que là, vous parlez que du militaire.
Moi, j'ai j'ai parlé le général aussi des assureurs. Oui. C'est-à-dire que il faut bien se dire que il suffit pour les Iraniens, même si on les a bombardé bombardé bombardé d'avoir un drone qui frappe un bateau pour qu'il que les 1500 bateaux restent à qu c'est-à-dire que les assureurs ne prennent aucun risque et un bateau ne prendra pas n'essaiera pas de passer sans sans une assurance.
Ça c'est la c'est c'est la première chose. Deuxièmement, débloquer le territoire d'Ormous, c'est aussi faire appel, on peut pas le faire seulement avec de l'aviation, c'est aussi faire appel à des forces. C'est comme lorsque Panetta qui était votre interlocuteur, j'imagine, quand Panetta disait Carg, carg, on en parle depuis longtemps, mais s'ils ne l'ont pas fait, c'est que ça voudrait dire débarquer des forces plusieurs milliers de soldats qui deviendraient des cibles des cibles pour les les Iraniens qui seraient sur le continent.
Or, pour les États-Unis, les pertes humaines sont politiquement insupportables. Donc, nous allons voir ce que les Américains essayent vont essayer de vont essayer de faire, mais euh je pense euh d'abord que vont dire les États du Golf ? parce que nous avons parlé des Amirats arabes unis qui en effet sont alignés sur Israël, ce qui est assez étrange d'ailleurs, mais vous avez l'Arabie Saoudite et Qatar qui eux et Oman évidemment qui eux sont beaucoup plus prudents et qui vous savez que l'Arabie Saoudite a proposé récemment un un traité de non agression avec l'Iran.
Donc ce qui est aussi euh ce qui est vraiment euh ce qui est important, le point de divergence tout de même reste le nucléaire. C'est-à-dire que les frappes ne régleront pas euh le la question nucléaire sur laquelle Donald Trump insiste. Écoutez ce qu'il disait à propos du document iranien.
J'ai regardé le document, je n'ai pas aimé la première phrase et j'ai jeté le document. C'était inacceptable. Il n'était pas d'accord pour ne pas avoir l'arme nucléaire.
Donc je n'ai pas lu le reste. Donc 20 ans pour vous ce n'est pas assez. Non 20 ans c'est assez.
Non là je pour l'instant ou alors pour l'instant le nucléaire ça reste la question en suspend parce que les Iraniens n'ont pas voulu répondre sur ce pont là du document envoyé par les Américains. Donc Trump a dit "J'ai déchiré le document. À partir de ce moment-là, qu'est-ce qu'on fait s'il n'y a pas de négociation ?
Est-ce que les Américains peuvent aller chercher cet uranium enrichi sans troupe au sol ? Non non, ils peuvent pas. D'abord, je crois que on ne sait pas très bien où il est ce nucléaire.
On ne sait pas à quelle profondeur il est et on ne sait pas combien de tunnels pour y accéder ont été effondrés par les bombardements américains et cetera. Il est possible que même les Iraniens eux-mêmes euh n'aient pas accès à leur stock au sens il faudrait excaver des centaines de mètres ou de kilomètres de de de tunnel pour euh consolider le truc pour pas que ça s'effondre à nouveau pour aller les chercher. Donc je pense que ça je suppose que c'est une opération d'ingénierie.
Déjà on est dans le dans le minage de haut gamme hein et puis ça suppose de contrôler le territoire. Donc soit ce sont les Iraniens qui le font parce qu'on est après en paix et il y a une et cette excavation est faite dans un contexte négocié. Soit c'est les Américains qui le font de vie force.
Eux ça suppose de s'emparer de la zone, de la tenir. C'est ça va durer des mois. Bref, ça m'est arrivé de dire que le planificateur qui planifie ça est quelqu'un qui sniffe la coque sur le bureau entre deux réunion.
Bon ça on pas de preuve de ça mais bon sur le nucléaire je voudrais enfin j'essaie je m'épuise un petit peu sur ce sujet parce que il est quand même étrange hein de on parle comme s'il y avait vraiment un problème nucléaire comme si cet argument du nucléaire était un vrai argument alors que madame Gabart qui était la coordin qui est la coordinatrice du renseignement américain qui est une fidèle de Trump déclaré le 25 mars 2025 devant le Congrès les Iraniens ne fabriquent pas d'armes. le 1 an plus tard dans le pour présentant le même le même rapport mais un rapport mais le rapport devant le congrès pour 2026, elle a dit depuis les frappes de juillet, les Iraniens n'ont pas repris l'enrichissement. Donc à l'évidence, la première chose qu'il faut souligner, il n'y a aucune urgence sur le dossier nucléaire.
Deuxème élément qu'il faut souligner également, excusez-moi d'insister mais j'ai été le négociateur français sur ce sujet pendant 3 ans. C'est un sujet que je connais particulièrement bien. Et bien il faut ajouter que en ce qui concerne ces quelques centaines de kilos entre 400 et 500 kg d'uranium enrichi à 60 % ce qui n'est pas le le degré nécessaire pour fabriquer une arme.
Et bien si on veut avec un accord avec l'Iran, l'Iran accepterait évidemment de le faire de l'évacuer. pas de l'évacuer vers les États-Unis, mais de l'évacuer vers la Chine ou vers la Russie le cors de Il y a pas de négociation vraiment aujourd'hui. Les États-Unis ont parlé de l'uranium enrichi et les Iraniens n'ont même pas considéré que c'était un pan de la négociation.
Non non pas c'est pas ce serait plus ça serait c'est beaucoup plus compliqué que ça. Les États-Unis ont toute une série de toute une série de d'exigences qui où le l'uranium enrichit actuellement. D'abord ils exigeent que ce soit envoyé aux États-Unis.
Ce qui est évidemment impossible pour les Iraniens, ce serait la capitulation. Et deuxièmement, ils veulent que l'Iran renonce définitivement à l'enrichissement. Or ça, nous, excusez-moi, nous avons négocié 12 ans avec les Iraniens pour arriver à l'accord.
Il y a une chose que nous avions tous conclu, russe, chinois, américain, français, britannique, allemand, c'est que nous devions conserver pour sauver la phase des Ianiens une capacité bien contrôlée d'enrichissement en Iran. Et c'est ce que nous avions fait. Il y avait une capacité les Iraniens ne veulent pas apparaître comme étant un pays discriminé qui n'a pas le droit à l'enrichissement.
Mais ces derniers temps, la IEA disait très clairement qu'il n'avait plus vraiment accès à toutes les capacités d'enrichissement. Faut c'est la faute des Américains. Pourquoi ?
Ben parce que les Américains en 2018 ont il y avait il y avait un contrôle de l'ailleur à cause de l'accord de 2004. En 2018, les Américains déchirent l'accord. Dans un premier temps, les Iraniens disent aux Européens, "Je suis prêt à accepter à à continuer à appliquer l'accord.
Si vous européen, vous vous vous permettez à vos entreprises de venir en Iran, les Européens n'y parviennent pas à cause des sanctions américaines. Donc en 2019, les Iraniens se remettent à enrichir. Mais c'est la faute des Américains qui sont sortis de l'accord en 2018.
Mais permettez-moi tout de même à ce moment-là, lors des négociations, les Français, notamment Laurent Fabius, disaiit que c'était pas assez sévère comme accord. Ah non, mais il a à un moment pendant la négociation, mais une fois qu'on l'a signé, on est on était d'accord et il a été signé par monsieur Roland Fabius. Bah, monsieur Laurent Fabius, pardon.
Donc, au moment les négociations, à un moment, on a trouvé que l'équipe Obama n'était pas assez sérieuse. On a été dur et l'accord de 2015 a reflété aussi, je dirais, la rigueur des la rigueur des la rigueur des Français. Donc dans cette affaire, c'est la faute des Américains qui ont créé qui ont créé de toute pièces cette crise.
Aujourd'hui, il y a un problème nucléaire, mais il n'y a pas d'urgence. Il n'y a absolument pas d'urgence. Et donc cette opération militaire n'est pas pour empêcher les Iraniens d'accéder à l'arme nucléaire parce que les Iraniens n'étaient pas sur le point d'accéder à l'arme nucléaire. la place de la France tout de même qui devient plus de plus en plus essentielle dans ce conflit puisque le porte-avion Charles de Gaul est arrivé sur zone.
Il s'est avancé en mer d'Arabie pour se prépositionner en cas de déclenchement d'une mission neutre pour rétablir la navigation dans le D3 d'Ormouse. À quoi sert ce signalement stratégique Général Yakov ? À dire qu'on est prêt pour le après guerre.
Il va falloir aider les deux camps. Je pense que les Iraniens veulent négocier d'une façon ou d'une autre. Et et Trump n'est pas sérieux quand il dit j'ai même pas j'ai lu la première phrase et après j'ai jeté le truc.
Non, ça veut dire qu'il est pas prêt à négocier. C'est pas honnête, c'est pas sérieux. Vous avez l'obligation de négocier quand vous voulez sortir.
Vous avez l'obligation morale, vous devez négocier. Et ça suppose de lire le texte déjà pour commencer. Alors maintenant les Français, je pense déjà, c'est clair, on n'est pas parti dans un plan de reprendre euh dégager hormous de vive force.
Même dans même si on savait et qu'on pouvait le faire, on le ferait pas, je pense, dans dans le contexte actuel. Et on n' pas de raison de le faire. On est pour après.
On veut être utile pour après. Peut-être que ça aid une force de coalition pour sécuriser oui. Et ça aidera peut-être les Américains à sauver la face.
Ça fait un truc comme ça. Donc je pense c'est positif d'être là à la pointe de de des Européens d'ailleurs, mais en en mettant la pression sur Trump pour dire cette crise est la vôtre, il va falloir vous en sortir. Et j'ai été très heureux d'entendre tout ce qu'a dit l'ambassadeur Aro qui est très clair et euh et et et qui est nécessaire pour comprendre la situation actuelle.
En tous les cas, les Européens commencent déjà à négocier dans le détroit d'Ormous. C'est ce que disent les Iraniens à la télévision. de Teran.
Regardez après le passage de navire en provenance de pays d'Asie de l'Est, notamment de Chine, du Japon et du Pakistan, nous avons reçu aujourd'hui des informations selon lesquelles des Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la Révolution. C'est le cas, ce ne serait plus juste les navires amis, c'est-à-dire que les Européens seraient également rentrés dans la danse, c'est-à-dire de faire en sorte de payer les Iraniens pour faire passer leur bateau. Ben, j'espère j'espère que les Européens le font.
Nous sommes dans une situation épouvantable du fait de l'intervention américaine. Nous sommes pris en otage dans une guerre qui n'est pas la nôtre. Et bien il faut être pragmatique et voir ce que nous pouvons faire pour essayer de défendre nos intérêts.
C'est tout de même enrichir le pouvoir iranien de faire ça en pleine guerre. Il faut l'assumer comme ça. Enfin, c'est ce sont les intérêts, ce sont les intérêts supérieurs de la France dans cette affaire.
Quels sont les intérêts ? Il faut hiérarchiser les intérêts. Les intérêts de la France sont à l'heure actuelle dans cette situation des intérêts essentiellement essentiellement économiques.
Et le général Yakovlev a parfaitement raison. Nous sommes dans une situation où les où il faut négocier et les Américains ne négocient pas. Euh voilà, il ne négocient pas.
Pourquoi ? Bah parce que d'abord Trump ne sait pas négocier. Euh parce que les les Iraniens ne font pas confiance au à Trump hein.
À plusieurs reprises, on leur a tapé dessus au moment où il négociait. On a essayé de tuer leur négociateur. J'ai envie de vous dire vice-versa.
Trump ne fait pas confiance aux Iraniens. Comment Trump ne fait pas confiance aux Iranens ? Viceversa.
Mais euh cela étant euh excusez-moi, là il y a on a quand même des éléments là c'est pas les États-dames des Iraniens. On leur a tapé dessus au moment où ils voulaient négocier. On a essayé de tuer leur négociateurs.
On a essayé lorsque le Israël n'a pas respecté le le cesser le feu au Liban alors que les Pakistanais disaient bien que c'était une partie de l'accord. Et à la fin Trump a imposé le blocus au moment où les iraniens réouvraient le droit d'ormous. Donc je ne suis pas proiran mais vous savez quand on est un diplomate on essaie de voir le monde de l'autre côté.
Le pragmatisme est toujours compliqué à entendre pour les gens de la diaspora iranienne qui se disent "Bon euh là on est en train d'enrichir un un pays qui nous a fait souffrir, qui nous a martyrisé avec des manifestations diaspora. Il y a 90 millions d'habitants en Iran qui sont sous les bombes et qui sont et qui risquent de souffrir du qui risquent de souffrir de ce du blocus du blocus américain. Donc il faut aussi penser à eux.
On ne fait pas la politique, vous savez dans tous les conflits là je vais me faire plein d'ennemis dans toutes pas dans pas mal de de zones dans dans tous les conflits, les diasporas sont toujours prêtes à mourir jusqu'aux derniers habitants de l'intérieur. Et c'est souvent la diaspora a sa famille sur place également. Oui, mais alors justement et donc ils veulent il faudrait qu' qu'ils y pensent, il faudrait qu'ils pensent que le bombarder leur famille n'est pas une bonne idée.
Peut-il y avoir une aide de la Chine sur ce sujet d'ormous ? Écoutez ce qu'a dit Donald Trump après sa sa visite à Pékin. Le président Chi aimerait un accord et il a proposé son aide.
Il a dit que s'il pouvait être utile d'une quelconque manière, il en serait ravi. Il a vraiment dit ça ? Oui, quiconque achète autant de pétrole à l'Iran a évidemment une certaine relation avec.
Il a dit "Je serais ravi de vous aider. Il aimerait que le D3 d'Ormous soit ouvert et a dit "Si je peux vous être d'une quelconque aide, je serai ravi de vous aider." Est-ce que les Chinois peuvent aider à débloquer et à faire à convaincre les Iraniens ?
Je suis convaincu que non seulement ils peuvent aider, mais que c'est une fin, c'est eux qui débloqueront la situation. Il faut qu'il siffle la fin de la partie pour Trump et pour l'instant pour l'instant je je pense que le spectacle leur plaît assez. Donc ils ont ils ont repris une dose de cacahuète, ça leur va en fait le le l'Amérique s'enfer.
Et quand Trump dit Shipping m'a proposé son aide et cetera bah la question suivante aurait dû dire faisons un groupe d'experts et puis très franchement qu'est-ce que vous pouvez faire et qu'est-ce que nous souhait voyez on commence à négocier avec les Chinois. Vous savez au fond lorsqu'on essaie de réfléchir 30 secondes, on voit à peu près quelles sont les briques d'un accord éventuel hein aujourd'hui étant donné le rapport des forces. Donc la réouverture du la réouverture d'Ormous avec une forme de contrôle iranienne.
He les Iraniens ne vont contrôle iranien les Iraniens ne vont pas lâcher leur principal gains. Lever des sanctions, libération d'un certain nombre de de biens iraniens de fonds iraniens qui ont été gelés. Euh on voit on peut voir euh en éventuellement une négociation sur un cadre de paix pour le euh le le golf.
Mais le problème aujourd'hui c'est que les deux belligérants pour deux raisons d'ailleurs sont incapables de négocier. Euh les Iraniens parce que euh ils considèrent qu'ils sont les vainqueurs et donc ils ont des ils ont des exigences excessives et Trump parce que c'est Trump. Et donc on a besoin d'un médiateur fort qui puisse mettre sur la table finalement un projet d'accord.
Les Pakistanais ne sont sans doute pas assez puissants, assez forts pour le faire. Mais pourquoi pas la Chine ? Mais de nouveau, pour la la Chine n'a pas l'habitude de faire ce genre de choses, hein.
Et donc pour la Chine, ce serait prendre des risques des risques politiques. Et elle a intérêt à un accord, hein, parce que 50 % de son pétrole provient du golf. jusque-là, elle pioche dans ses dans ses réserves stratégiques, mais il y a un moment où il faudra évidemment euh que il ça commencera à lui poser des problèmes.
Donc oui, la Chine peut euh et on a besoin d'un médiateur. Machine peut-être ce médiateur, mais de nouveau, ce n'est pas dans la tradition de la diplomatie chinoise.
Benjamin Haddad