Marine Le Pen peut-elle sauver sa candidature ? Dominique Reynié invité de LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On se retrouve ravi de vous retrouver pour le temps de l'info et notre fait du jour aujourd'hui avec Dominique Rier qu'on est ravi de retrouver. Bonjour Dominique Rier, vous êtes politologue et vous êtes directeur général de la Fondapul. Et pour vous interroger à mes côtés, Claire Fournier, Xavier de Jacoby, Mathieu Carman et Yel Gos.
Bonjour à tous les quatre. Alors la cour d'appel, elle envisage maintenant un procès avec une décision à l'été 2026 Dominique Rier. En cas de décision favorable de cette cour d'appel, Marine Le Pen, elle pourra se présenter à l'élection présidentielle de 2027.
Est-ce que la Cour a accédé à la demande de Marine Le Pen ? Est-ce qu'elle lui laisse un esport pour 2027 ? Et est-ce que Marine Le Pen peut sauver sa candidature ?
Euh quand on déroule comme vous venez de le faire Amélie, les la suite qui est annoncée depuis hier, c'est c'est une possibilité qui reste entière euh par par l'énoncé même de de la réalité que vous venez de décrire. maintenant euh beaucoup de problèmes demeurent et et d'une certaine façon euh le mal a été fait pour le Rassemblement national et pour sa championne parce que malgré tout ce sont des ce sont des décisions de magistrat sur des faits très graves qui sont encore en instance de je dirais en attente je dirais d'un jugement définitif mais qui déjà font porter de une lourde charge sur cette candidature. C'est quand même le parti de l'ordre le RN.
Donc là il y a quand même un problème de fond. Je voudrais juste dire que euh le nous restons quand même, c'est ce que je trouve compliqué, nous restons quand même avec une mauvaise loi qui est cette fameuse loi sur l'exécution provisoire. C'est une la loi, c'est la loi donc il fallait l'appliquer.
C'est pas ça qui est en question. C'est quand même une mauvaise loi qui peut avoir des conséquences comme toutes les mauvaises lois et des conséquences négatives en particulier. Je je prends euh un exemple, une hypothèse.
Euh il y a une forme de recours devant la cour d'appel pour l'exécution provisoire. On aura la réponse à l'été 2026. Euh est-ce que le président de la République conserve le même droit de dissolution dans ces conditions ?
Imaginons qu'en septembre le président de la République veuille dissoudre. Marine Le Pen n'est plus député. Elle ne peut plus, j'imagine, se présenter.
Et imaginez imaginons que la cour d'appel ensuite lève l'exécution provisoire. C'est trop tard. Elle n'a pas pu se présenter, elle n'est pas élue.
Je ne sais pas comment les choses peuvent ensuite être réglées. C'estàd que au fond ce système là, il a été mal pensé à l'origine et aujourd'hui, il offre au fond la seule prise à laquelle s'accroche d'ailleurs le RN qui puisse l'aider dans sa justification. de son de son discours victimaire aujourd'hui devant l'opinion.
C'est-à-dire c'est une loi qui ne respecte pas ni les principes fondamentaux de l'appel, ni la présomption d'innocence. Mais ça marche quand même ça. On se dit c'est pas normal d'autant plus que l'on veut que ce soit injusticiable comme les autres comme l'ont dit d'ailleurs les magistrats qui ont pris cette décision.
Or là, il y a quand même une forme de contradiction, mais c'est la loi. Euh, il faut le répéter évidemment. Et ce que je trouve là aujourd'hui frappant du côté du comportement du RN, c'est manifestement et on peut on peut s'en étonner, une forme de stupeur voire de panique qui les a saisi comme s'il n'avait pas envisagé réellement cette hypothèse et depuis un un un régime de réponse et un rythme de réponse qui ne me paraît pas tenable, soutenable. rassemblement public, pétition, meeting prévu, enfin c'est annoncé, je sais pas ce qui va se passer réellement, on va le voir.
On va pas, ça va pas être possible. On va pas faire ça tout le temps pendant un an comme un parti qui principalement aura pour cause de dénoncer la la justice et de d'organiser des manifestations contre les magistrats. Donc, il y a quelque chose qui ne va pas.
Il va falloir qu'il sorte de ce de cette première réaction, qu'il reprennent l'existence normale d'un parti. Alors, on va on va reprendre effectivement les choses les unes après les autres parce que sur l'existence du parti, ce qu'il veut être à partir de maintenant, est-ce qu'il veut redevenir un parti antisystème, les risques de flirter avec le trumpisme, les comparaisons avec le capital, on va ouvrir tous ces dossiers parce que ils nous racontent tous quelque chose de très très important pour la suite. La question de la loi puisque vous avez commencé par ce point, je crois qu' elle une question sur le sujet.
Malpensé, vous dites, cette loi, donc la loi Sapin 2 2016. Pourtant à cette époque-là, le RN trouvait que c'était trop mou et voulait même de l'inéligibilité à vie. Marine Le Pen disait qu'elle avait sa veste immaculée.
C'était sur Public Sénat en 2013 de mémoire et elle disait il faut être très dur, nous on est propre au RN donc inéligibilité à vie pour l'UMPS corrompu. Moi c'est pour ça que je trouve comment on fonctionne avec le discours pour que je trouve que c'est une affaire difficile à commenter parce que Marine Le Pen peut avoir des quelque chose qui lacable aujourd'hui. C'est ce que vous sont les mots que vous rappelez mais c'est pas ça qui fait qu'une loi est bonne ou mauvaise.
C'est pas le l'usage qu'en font les politiques. Les politiques font toujours toujours un usage politique de tout. Et c'est pas c'est pas une une manie ni une maladie, c'est un peu la fonction.
Euh on peut très bien euh dire ce qu'a dit Marine Le Pen. Elle est né elle est n en quelque sorte de puni aujourd'hui, mais ça n'empêche pas que cette loi ne va pas. En tout cas euh je sais pas c'est pas comment dirais-je euh il y avait c'est dommage qu'on n pas Moi, je suis prudent parce que je n'aime pas qu'on anticipe par définition.
On est tous normalement obligés de le faire. Euh la décision ultime des magistrats sur l'ensemble du dossier, il y aura une confirmation ou pas en appel de l'ensemble de la condamnation. Donc moi, je pour ma part, je verrai euh ce qui se passera à ce moment-là.
Et bien cette espèce de de mise entre parenthèses, on ne peut pas l'opérer sur l'exécution provisoire. Euh elle est à effet immédiat, on l'aura tous compris. Et ça ça n'est pas conforme à notre droit libéral, ça n'est pas conforme même à notre esprit je dirais républicain, le droit français et ses inspirations.
Il n'y a pas là de justification d'une exception aussi grande. Je trouve dommage que pour punir Marine Le Pen sur des faits qui lui sont reprochés qui par hypothèse seront confirmés ou ne le seront pas, on utilise une loi qui soit à ce point aussi fragile. Même si Marine Le Pen s'en est réjoui, ce qui était pas très malin de sa part et tant pis pour elle.
Mais c'est pas ça l'argument. L'argument c'est comment allons-nous vivre avec ces lois qui au lieu de nous protéger en fait à chaque fois se défendent en fragilisant le système puisque là on va avoir cette espèce d'antienne sur elle est pas comme les autres, on s'est acharné sur elle. Bien sûr c'est pas le cas.
Il y en a d'autres qui ont été condamnés avec exécution provisoire. Mais pas mais mais c'est vrai qu'on on dira on dira enfin c'est c'est déjà ce qu'on ce que l'on entend et il y a des raisons de le dire aussi. On dira même le Conseil constitutionnel invite à la proportionnalité ça paraît disproportionné.
Enfin ça n'est pas la il y a pas la clarté la netteté que peut avoir un jugement aussi important que celui-là à l'approche d'une présidentielle pour une personnalité qui qui a un rôle aussi éminent. Alors Dominique Renier, on entend les appels à revenir sur cette loi. Si on le fait, est-ce qu'on prend pas le risque comme ça se voit aux États-Unis euh de permettre à des personnalités multicondamnées d'aspirer la plus haute fonction comme Donald Trump ?
Moi, je crois que revenir sur cette loi comme effectivement on l'entend aujourd'hui, ça serait ajouter une une catastrophe à à un problème. C'est-à-dire que là, on va il faut vivre avec cette loi, qu'elle soit révisée dans un sens qui ne permettrait pas quand même à des multirécidivistes de se présenter parce que l'esprit de l'intention initiale, elle est bonne. Je pense que enfin tout le monde ou la plupart d'entre nous dans ce pays y adhère.
Mais mais la défaire maintenant pour essayer de refaire quelque chose qui aurait des effets différents sur d'autres acteurs impliqués dans les mêmes problèmes. Alors là, on serait parti dans l'arbitraire le plus complet. Dominique Rier, vous l'avez évoqué vous-même, il y a maintenant toute cette offensive, j'ai même appelé ça depuis hier une campagne quasi électorale lancée par le RaceB national appelle à tracter aux élus à se mobiliser jusque dans les circonscriptions et puis ce grand meeting dimanche prochain.
Question basique d'abord puisque vous connaissez bien l'opinion. Est-ce que vous imaginez que ça peut prendre de l'ampleur ? Est-ce que vous imaginez que cela puisse avoir une résonance majeure au sein de la société, au sein de l'électorat de Marine Le Pen, mais même au-delà pour tous ceux qui se sentent un peu antisystème ?
Moi je je crois que dans un premier temps, oui, parce que le le le FN RN dans son dans sa longue histoire maintenant euh est un parti antisystème. Euh on l'avait un peu oublié les uns les autres parce qu'il faisait cet effort d'être plutôt euh desiabolisé, de se normaliser comme on l'a beaucoup dit et à juste titre d'ailleurs hein. Et là tout d'un coup euh devant cette cette décision euh c'est une sorte de rechute massive.
Euh cela redevient un parti euh qui s'oppose euh au magistrat, qui s'oppose à la loi, enfin composé de c'est le premier groupe parlementaire d'ailleurs hein et il s'oppose à la loi. Bref, c'est vraiment frappant. Mais euh là aussi on peut dire c'est est-ce que ça peut être une chance, pardonnez-moi Dominique, pour le RN, c'est-à-dire que que Marine Le Pen soit candidate ou pas, pour le RN euh il va gagner, il va capitaliser dans une société où on le sent bien, dans un monde où il est de plus en plus en voque, passe au moins l'expression, mais de surfer sur cette vague antisystème.
Est-ce que ça peut être une chance en vue 2027 ? Pour moi, c'est une c'est une chance dans un premier temps parce que cet électorat existe qu'il est de plus en plus important en France comme d'ailleurs dans beaucoup de démocraties aux États-Unis, il est au pouvoir. Donc c'est une chance mais euh c'est un c'est une mécanique qui ne peut pas durer euh euh 2 ans.
On peut pas pendant 2 ans dire cela. C'est-à-dire que ce qui ce que je je je devine derrière moi, c'est une radicalisation qui peut aller vers une forme de euh de sortie du verbe et de passage à la violence. Je ne sais pas comment on épuise cette demande-là. les menaces qui pèsent sur la magistrate.
C'est quand même extrêmement C'est évidemment choquant, scandaleux, c'est très troublant que nous ayons maintenant des personnes avec ce type d'idée. Elle est sous protection policière, je l'ai lu euh dans la presse. Euh donc euh c'est cette espèce comment on gère cette montée de la colère, cette cette montée en température et ce sont pas les patrons du FNRN qui vont le qui vont le le gérer.
Ça ça leur échappe. le le le le Marine Le Pen et Jean-Marie Le Pen, ce ne sont pas eux les phénomènes, ce sont leurs électeurs et ce sont pas c'est c'est ce que Trump va vivre à sa manière. Ce ne sont pas des forces que vous faites sortir comme ça de l'histoire et que vous faites rentrer ensuite quand vous n'en avez plus besoin.
Et le RN peut-être un tout petit peu conscience de cette ligne de crête avec tout ce qui est parallèle capital trumpisme et risque de débordement démocratique et même dans les rues n'arrête pas d'ajouter mais il faut que ce soit pacifique que ça se passe dans de bonnes conditions. Regardez ceci dit l'interprétation qu'en font Laurent Voquier et Xavier Bertrand ce matin. Le mot capital il est prononcé regardez. choqué au point de participer à ce meeting ?
Non. Et je vais vous dire très clairement pourquoi. Je ne trouve pas sain qu'un responsable politique attaque les institutions en en appelant à la rue parce que c'est pas un meeting, c'est elle propose à tout le monde de se rassembler dans la rue et donc de faire pression sur les institutions.
Ça pour moi c'est pas sain et ça n'est pas le rôle d'un responsable politique. Mais c'est quoi l'étape d'après ? Il va falloir aller manifester.
Ils vont appeler à manifester devant un tribunal. C'est pas ce qui été dit hier. Mais c'est quoi la dérive suivante ?
Vous savez ce que ça me rappelle ? J'ai pas envie qu'on joue un mauvais remque du Capital. Pascal fort justement euh donc les supporter de Donald Trump qui avait envoié le Capitol après sa défaite de s'en prendre au magistrat.
Vous vous rendez compte que la présidente du tribunal correctionnelle, elle est aujourd'hui sous protection. Comparaison, on l'a beaucoup dit ensemble sur ce plateau de Dominique Rignier, comparaison n'est pas toujours raison. Là en l'occurrence, est-ce que la comparaison entre ce que prépare Marine Pen le RN et le Capitol, c'est raison ?
Euh d'abord, je je je trouve que la ces deux interventions-là marquent aussi une frontière euh fondamental de principe au sein de cet ensemble de droite dans lequel il y a le RN, dans lequel il y a les LR. Enfin, ça c'est des positions fortes hein de principe qui sont énoncées ici. On voit pas comment d'ailleurs quelconqu quelques quelques personnes raisonnables pourraient justifier euh que l'on s'en prenne à la justice par des manifestations de rue.
Euh ce serait vraiment une pente. Mais euh il y a la comparaison, pourquoi pas ? Mais le Capitol, c'est l'expression de quelque chose qu'on a déjà vu nous en Europe avant et en France aussi.
Il y a quelque chose qui est maintenant dans nos démocraties. Nous n'arrivons pas à à faire face à certains problèmes. Nous n'arrivons pas à faire rentrer certaines colères dans le système qui est prévu pour ça, les élections, les campagnes, la délibération et cetera, ça déborde et quand ça déborde, ça devient plus violent.
Et donc c'est un problème qui demeure de toute façon et là nous avons enclenché le système dans son dysfonctionnement et le RN avec Marine de Pen ont enclenché je dirais une montée en température dont euh on ne peut pas euh euh préjuger de la suite parce que c'est et c'est comme cela que nous allons passer les municipales. Ça va avoir un effet sur les municipales. On en parle pas des municipales mais c'est la prochaine échéance.
Et voilà. Et et nous aurons quelque chose. Il y aura un effet.
Et nous aurons un effet sur la présidentielle, ça c'est sûr. Est-ce que les cartes sont rebattues pour 2027 ? Oui, complètement.
Je pense complètement parce que plus rien n'est sûr. Et une des choses, je veux pas multiplier Amé Carwer les hypothèses, mais ça ça serait un exercice intéressant que de le faire. Quit à se tromper, c'est pas grave.
Mais pour voir à quel point ça peut bouleverser tout cela. Euh si par exemple on ne traite pas dans l'espace politique les questions qui se posent, les questions qui préoccupent les Français parce qu'on se concentre excessivement là-dessus. Ça c'est un effet très négatif. aussi à l'inverse euh considérant qu'il n'y a plus vraiment le RN ou Marine Le Pen, on surjoue sur des problèmes qui préoccupent les Français aujourd'hui mais qui ne sont pas les seul euh en en je dirais en en tordant au fond les préoccupations générales.
Donc il y a vraiment il faudrait une espèce de pilotage fin, intelligent, raisonnable, modéré pour qu'on fasse pas des erreurs qui vont je dirais aggraver la situation. On voit bien, vous le dites en souriant, je je comme la sensation vous n'y croyez pas tellement. Voilà, je dirais moi je pense d'ailleurs que les personnes qui nous écoutent se sont dit ça c'est pas possible.
On n pas pris ce chemin là ça fait longtemps et c'est dommage et ce sont des choses que l'on paye toujours très cher. C'est des moments où il faudra avoir du sang froid, faire la part des choses, distinguer les erreurs, comme je le disais à Yelle, les erreurs des politiques et la manière dont les institutions fonctionnent. Mais tout ça est très difficile dans un moment pareil.
Vu l'incertitude qui plane sur Marine Le Pen, là elle fait comme si elle pouvait se battre jusqu'au bout. de ces mots sur TF1 lundi soir qu'elle elle sera candidate en 2027. Mais vu l'incertitude, est-ce que vous pensez que cette stratégie est la bonne et qu'elle il ne doit doivent pas réfléchir dès maintenant au RN au fameux plan B Jordan Bardella ou quelqu'un d'autre ?
Parce que le socle il est là, les sondages ils changent pas. Quelle que soit la tête la chef de fil ou le chef de fil de 2027, est-ce qu'il faut pas d'ors et déjà se pencher sur le plan B ? Marine Le Pen fait-elle une erreur à Sarbouté sur sa candidature ?
Quel paradoxe ! Parce que le à ma connaissance le RN et Marine Le Pen c'est le seul parti qui a désigné le successeur. Ou c'est le seul.
Les autres n'ont pas de successeur. Les successeurs se bagarrent entre eux ou bien ne veulent pas de successeur. Là elle a désigné quelqu'un et ça fait un moment Jordan Bardella et maintenant elle est en situation. on l'a bien compris lorsqu'elle a parlé sur TF1 de freiner le la mécanique euh avec le résultat qui est que au fond le parti euh pourrait être entraîné dans l'échec par cette espèce de d'incertitude et et d'immobilisme.
Il freine au fond au moment où il faut accélérer une campagne électorale, il faut toujours accélérer. Donc oui, c'est extrêmement périlleux pour le Rassemblement national et il y aura sans doute en interne des tensions qui sans doute déjà existent, qui seront de plus en plus fortes qu'on finira par entendre et voir. Ça ne restera pas comme ça, même moi je ne le crois pas du tout jusqu'à l'été 2026 hein.
Il y aura des des des élus qui vont dire "Écoutez maintenant, tirons-en les conséquences, c'est fini, autant le dire maintenant et nous remettre au travail." Oui, Xavier. Oui, parce que c'est un piège l'été 2026 en fait.
Alors, la justice pourrait ordonancer le procès pour que le jugement, la décision soit rendue à cette époque-là, mais ça reste encore à voir vu l'encombrement de la justice. Mais si elle était à nouveau condamnée dans les mêmes termes, il faudrait bien lui trouver un successeur qui n'aurait pas eu forcément le temps de se préparer. Alors, d'une part, Xavier, moi je suis d'accord, tout à fait d'accord avec vous là-dessous.
D'une part, il faudrait qu'elle trouve un successeur. D'autre part, la situation pour le RN serait accablante puisque tout le parti aurait défendu sa championne contre un jugement en première instance confirmer un appel. Et et là vraiment on aurait la deuxième euh couche, si je puis me permettre, ce langage familier, une deuxième couche qui aurait plus de poids, plus de plus de de de force que que la première.
On dirait écoutez toutes ces manifestations, ces pétitions, ses tractages et cetera, regardez maintenant tout ça pour ça. Euh donc ce serait vraiment tué même. Toute chance pour le successeur de faire un score honorable euh même.
Donc là, je crois que c'est c'est tout le parti qui est en qui est en péril là. Ça fait 10 ans qu'ils auraient pu euh aller plus vite dans les procédures et se débarrasser du problème en fait. Oui.
Et puis il a il a il a il a d'une part, ils auraient pu faire différemment une mauvaise stratégie. Ça a été beaucoup dit à juste titre. Jordan Bardella a réussi la campagne des européennes remarquablement.
C'était le moment là où il pouvait se passer quelque chose de de maîtriser. Je dirais ce moment est passé là maintenant. Il court après les conséquences de mauvais choix antérieur.
Ça n'est c'est un comportement de réaction. Ça n'est pas la meilleure méthode pour réussir la suite. Moi j'avais à peu près 150 questions supplémentaires à vous poser Dominique Rignier.
Mais comme on se revoit la semaine prochaine, j'ai confiance. Merci à vous d'avoir été avec
Marine Le Pen