Seuls la gauche et les écologistes rassemblés peuvent battre le RN - Pierre Jouvet
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Pierre Jay, bonjour Adrien Jeendre. On va détailler avec vous ce matin les enjeux de ce second tour des municipales. D'abord deux grandes villes symbolique Paris et Marseille.
Deux villes actuellement détenu par la gauche dans lesquelles les candidats que vous avez investi ou soutenu sont arrivés en tête. Mais dans les deux cas, la France insoumise est également qualifiée pour ce second tour. Alors à Marseille, Benoît Paillant, le maire sortant, a déjà écarté l'alliance.
Ce sera la même chose à Paris. Pas d'alliance avec LFI. Oui, Emmanuel Grégoire a été clair.
Permettez-moi d'abord de dire une chose, c'est qu'on parle de beaucoup de villes. Hier soir, les socialistes ont remporté 500 villes dès le premier tour. C'est un beau succès.
Le deuxième point, c'est que l'alliance de la gauche et des écologistes que nous avons constitués, comme c'est le cas à Paris et à Marseille, arriin et très largement en tête de la gauche globalement dans le pays. Donc, c'est une bonne nouvelle. Ensuite, moi je dis très clairement ce matin sur votre plateau, notamment sur la question de Marseille, que nous demandons solennellement à la France insoumise comme à madame Vassal de se retirer.
La menace de victoire de l'extrême droite dans la 2e ville du pays est telle que aujourd'hui chacun doit être face à ses responsabilités. Et nous demandons à ces deux formations politiques de retirer leurs candidats pour le deuxème tour pour faire barrager à l'extrême droit. Vous le demandez à Marseille parce qu'il y a un risque RN.
Vous ne le demandez pas à Paris étant donné que le RN n'est pas en situation de l'emporter. À Paris, la France insoumise devra prendre ses responsabilités. Si dans quelques heures madame Knafo venait amener à retirer ses listes au profit de madame Dati comme on peut le laisser croire dans ce qu'elle raconte depuis hier soir, il y aura là aussi un risque évident d'une alliance de la droite et de l'extrême droite comme on a vu pendant ce premier tour des alliances cachées entre la droite et l'extrême droite.
Et donc chacun doit faire face à ses responsabilités dans un moment historique pour nos municipalités et notre pays. Pierre Jouvet, vous avez vous aussi la possibilité d'alliance si vous le souhaitez. On va prendre un exemple à Nant.
Votre candidate, la mère sortante Johanna Roland est certes en tête mais d'un cheveux le candidat droite est juste derrière. Est-ce que l'alliance avec elle est une solution à vos yeux pour l'emporter au second tour ? Nous l'avons dit hier soir et je le redis ce matin, il n'y aura pas d'accord national entre le Parti socialiste et la France insoumise pour cette élection nationale.
Mais moi je vous réponds national. Ensuite, sur ce qui est de l'échelon local, moi je fais confiance à celles et ceux qui discuteront si il y a des clarifications politiques qui sont amenées, notamment par les candidats de la France insoumise, alors j'appelle aussi celles et ceux qui ont des convergences de fonds sur des projets municipaux à travailler ensemble. Il n'est pas question de laisser des villes à la droite ou à l'extrême droite parce qu'il n'y aurait pas de discussion locale.
Vous appelez à l'alliance à Nant pour éviter que la ville soit remportée par la droite. C'est bien cela. Johanna Roland fera les discussions qu'elle doit mener et moi j'ai totalement confiance dans ce que Johanna Roland amènera.
Mais nous disons aussi qu'il faut des clarifications. Jean-Luc Mélenchon a voulu dans cette campagne municipale porter par des propos outranciers, par des propos caricaturaux où il a amené aussi une nouvelle fois le débat sur l'antisémitisme et des postures liées à l'antisémitisme qui sont insupportables et qui sont complètement totalement à l'inverse de nos valeurs politiques. C'est insupportable.
Oui, mais parce que en fait non parce que justement c'est pour ça que nous disons qu'il doit y avoir des clarifications. Monsieur Mélenchon n'est pas candidat à des clarifications des clarifications sur le fond. Nous nous portons des valeurs.
La lutte contre l'antisémitisme comme l'islamophobie et donc les candidats doivent sur place s'engager de manière très claire. Je vrais vous faire écouter ce que disait hier soir sur le plateau de TF1 Raphaël Gluxman du parti place publique. Il est impossible de fusionner avec un parti dont leader incontesté, monsieur Mélenchon, s'amuse des noms à consonance juive.
Impératif pour nous en fait de montrer qu'il n'y a plus rien à voir entre ce parti qui a quitté les rives de la gauche républicaine et nous. Il ne dit pas, je demande des clarifications, il dit c'est impossible. Vous avez donc une divergence avec c'est Saline.
Nous avons de ce point de vue une divergence mais je le redis, il n'y a pas d'accord national et je redis aussi une chose de manière très claire. Oui mais vous encouragez l'accord parce que je dis aussi c'est que on voit que la stratégie de Jean-Luc Mélenchon est aussi un échec. Depuis hier soir on présente la progression des insoumis.
Certes, quand on part de zéro, on ne peut que progresser. Prenons les trois villes. Vous reconnaissez, comme dit Jean-Luc Mélenchon, la percée historique de la France insnais pas.
Quant à Paris Jean-Luc Mélenchon prier tour à Roubet une victoire par excusez-moi mais quand Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l'élection présidentielle faisait 30 % à Paris que Manon Aubri faisait 17 % à Paris et que hier soir la candidate LFI fait 11,7 qu'à Marseille c'était 31 pour Jean-Luc Mélenchon, 21 pour Manon Ambri, 12 hier pour Sébastien Dologu Lyon c'était 30 % pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle 17 pour les élections européennes pour Manon Hambri et Kierre c'est 10 et demi. Excusez-moi, ça ne s'appelle pas une victoire politique, ça s'appelle aussi un échec politique de la France insou. Oui, mais parce qu'il partent de zé et moi, je veux bien reconnaître qu'ils puissent progresser.
Quand on part de zéro, c'est plus facile d'aller vers 1 que quand on est dans une situation où on était en tête. Ce que je dis, c'est que le rassemblement de la gauche et des écologistes, tel que nous l'avons fait au premier tour à vocation et c'est la seule possibilité de gagner partout dans le pays au deuxè. Juste vous parliez du risque de l'extrême droite.
Euh à NIM, on a vu que par exemple le candidat RN était en tête. À Nice, là c'est un candidat UDR, Eric Sioti euh qui est donc un allié du RN qui est en tête. Christian Estrosi, candidat Horizon est 2e.
La candidate de gauche est 3e. Est-ce que dans un cas pareil, elle doit se retirer pour tout faire pour faire barrage à l'extrême droite représenté par Eric ? Oui, c'est une candidate écologiste à Nice et je sais que des discussions seront sans doute en cours.
Vous savez, les socialistes non mais les socialistes n'ont jamais tergiverser dans la lutte face à l'extrême droite. Et donc c'est un impératif de battre partout l'extrême droite. Ce qu'on a vu hier soir, c'est que l'extrême droite est en train de pousser partout dans nos territoires ruraux comme dans les villes, qu'on est à un nom de l'élection présidentielle et que si dimanche prochain, il n'y a pas un coup d'arrêt qui est mis à la progression de l'extrême droite dans ce pays et notamment à Marseille et j'y reviens parce que c'est la deuxième ville de France, alors nous serons en grand risque pour l'élection présidentielle et donc tout le monde doit se mobiliser pour battre l'extrême droite partout dans le pays.
Oui, c'est une certitude. Un dernier mot, vous contestez l'idée qu'il y a une victoire LFI, mais vous reconnaissez qu'il y a une percée, une implantation du RN qui dit des choses pour la présidentielle avenir. Bien sûr, ça dit des choses de manière très profonde comme ce que ce scrutin dit, c'est que la France est fracturée en profondeur et que aujourd'hui on doit apporter aussi des réponses concrètes.
Oui, le Rassemblement national a fait de la progression hier mais ce que nous voyons c'est que les seuls qui peuvent les battre c'est la gauche et les écologistes. Quand ils sont rassemblés, c'est les socialistes qui proposent cette offre pour le deuxème tour et parfois avec les insoumis. On a compris.
Merci beaucoup Pierre Jouvet dans quelques instants.
Pierre Jouvet