Budget 2026 : le calendrier s'accélère
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
d'un vote dans les temps du budget semblent hors d'atteinte. Après 8 jours de débat, difficile de s'y retrouver entre les initiatives fiscales des différents groupes. Des nouvelles majorités inimaginables il y a quelques semaines. - S.Chenu: La séance est ouverte.
L'ordre du jour appelle la suite de la discussion de la 1re partie du projet de loi de finances pour 2026. - Comme le sentiment d'un jour sans fin ce matin. *-Plus de 2400 amendements restent encore à examiner. - 8e jour de débats dans l'Hémicycle, et une mission devenue impossible: voter demain dans les temps la première partie du projet de loi de finances.
Pas de quoi alarmer a priori S.Lecornu, qui s'exprime dans la presse ces derniers jours. Un Premier ministre dont l'avenir dépend d'un texte de plus en plus difficile à déchiffrer.
Taxe Zucman rejetée, contribution sur les hauts revenus prolongée, impôt sur les bénéfices des multinationales adopté. Pas toujours évident de suivre les votes des députés. - B.Retailleau: Il y a une folie fiscale sans précédent.
Notre ligne, c'est qu'on est dans un Etat qui a un double record: record de la dépense publique, record pour l'impôt. - Vendredi dernier, c'est une autre mesure qui est très commentée. Dans une alliance surprenante, les députés PS, MoDem et RN votent la modification de l'impôt sur la fortune immobilière.
Le nouveau dispositif prévoit de taxer l'or, les voitures de collection, les oeuvres d'art, les actifs numériques et les placements d'assurance-vie. Une mesure qui doit permettre à l'Etat de générer de nouvelles recettes. - C'est un amendement qui n'a pas été vu en commission, qui n'a pas été travaillé en commission.
Il n'a pas d'étude, d'impact. Personne n'est capable de dire s'il va baisser ou augmenter son rendement. - Et voilà de nouveau la gauche qui se déchire.
D'un côté, les socialistes, satisfaits de ce nouvel impôt qui viserait les plus riches... - Nous venons de rétablir l'impôt sur la fortune. - LFI n'a pas fait les mêmes calculs. - J.-L.Mélenchon: Ils votent des mesures épurées au milieu de la nuit, comme l'histoire de l'impôt sur la fortune.
Une folie qu'ils ont inventée. Les très riches vont payer encore moins qu'avant. - Des invectives qui fusent de toutes parts. - A.de Montchalin: LFI vote de plus en plus de mesures avec la droite.
Ils cherchent à bordéliser le débat. Le RN, tout en votant des choses, dit qu'il ne fera rien à la fin. - Sans 49-3 et sans majorité, y aura-t-il un budget d'ici au 23 décembre?
Le PS, qui tient le sort du gouvernement entre ses mains, veut y croire. - O.Faure: Un chemin étroit, je pense qu'il existe. - Qui dit censure dit risque de dissolution.
Chacun devra alors prendre ses responsabilités devant les électeurs. - C.Roux: Question. - D.Seux: Ce sont ceux qui sont concernés aujourd'hui par l'impôt sur la fortune immobilière, qui a remplacé en 2017 l'impôt sur la fortune.
On rajoute une partie de ceux qui l'étaient en 2017. Ce qu'on rajoute, c'est l'assurance-vie, les fonds en euros. Ce sont aussi les yachts, les pièces de monnaie, les bijoux, la porcelaine...
Ce qui concerne la résidence principale est modifié. M.Le Pen a réussi à faire passer un amendement qui fait un abattement de 1 million d'euros sur la résidence principale.
Aujourd'hui, c'est un amendement de 30 % sur la valeur de la résidence principale. Ceux qui ont jusqu'à 3 millions d'euros ont un impôt qui va baisser pour l'immobilier. - C.Roux: D'accord... - D.Seux: Vous dites "d'accord", mais... - C.Roux: Ca veut dire que je suis, jusque-là. - D.Seux: Cette réforme n'est pas évaluée.
On ne sait pas si ça augmente les recettes ou si ça les baisse. Ca les augmente de 500 millions. On est dans un système où le PS a voté un impôt qui a un taux non plus progressif mais proportionnel.
Pour un parti de gauche, c'est exceptionnel. M.Le Pen a réussi à faire passer quelque chose d'énorme.
Le RN a réussi à indiquer aux gros entrepreneurs qu'ils étaient contre la taxe Zucman. Gros signal à la bourgeoisie parisienne aussi. - C.Roux: C'est un attelage politique. - D.Seux: C'est une proposition des centristes, le MoDem, qui a été sous-amendé par M.Le Pen, qui elle-même a été sous-amendée par le PS.
Le résultat, c'est un amendement "Groucho Marx"...
Il est un peu Frankenstein, le budget, mais aussi comique. On nous a dit que ça allait être modifié dans la navette. C'est complexe pour les contribuables.
Ce qui s'est passé à l'Assemblée vendredi soir est le contre-exemple de ce qu'il faudrait faire. C'est de l'amateurisme total. - C.Michel-Aguirre: Les grands gagnants de la séquence, car ce sont les seuls qui ont une stratégie et qui la déroulent, ce sont les députés du RN. - C.Roux: Sur cet impôt sur la fortune improductive, on écoutait J.-L.Mélenchon dire: "On nous a sorti cet impôt pendant la nuit en écartant la taxe Zucman." - C.Michel-Aguirre: Tout ça donne un énorme sentiment qu'on n'a pas préparé.
Le fait que le PS vote un impôt non progressif, ça veut dire quoi? Plus vous êtes riche, moins vous payez, proportionnellement. C'est contre-intuitif.
Le PS essaye de tirer bénéfice de la séquence en se présentant comme les maîtres du jeu, les pivots de l'Assemblée, mais ça se retourne contre eux d'une certaine manière à cause de ces majorités un peu Frankenstein. - C.Roux: Question. - C.Michel-Aguirre: Normalement, chacun a son spécialiste du budget
Olivier Faure