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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 13 octobre 2025 56 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsBudget & impôtsÉconomie & entreprises

Le Grand Dossier - Le gouvernement Lecornu II peut-il éviter la censure ?|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que le gouvernement Lecornu II peut encore éviter la censure ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le Parti socialiste est-il si important dans ce calcul ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce que la suspension de la réforme des retraites signifie concrètement ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Combien coûterait une suspension de la réforme des retraites ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le PS est-il prêt à voter la censure si ses demandes ne sont pas satisfaites ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quelles seraient les conséquences d'un blocage du budget ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00animateurChiffre
    « 25 députés socialistes suffirait à tout faire basculer d'un côté comme de l'autre. »
  • 7:00Pascal PéryChiffre
    « Le déficit de la sécurité sociale cette année, c'est autour de 24 milliards d'euros. »
  • 9:00Philippe BrunPromesse
    « On propose de baisser la CSG pour tous les Français qui gagnent moins de 1200 € par mois pour approcher le salaire net du salaire brut. »
  • 11:00Guillaume RoquetChiffre
    « Le retour à 62 ans, c'est un coût estimé entre 12 et 13 milliards d'euros. »
  • 0:10Chiffre
    « 434000 migrants supplémentaires, c'est le record de la 5e République. »
  • 2:10Fait
    « On peut se mettre parfois d'accord sur un programme. »
  • 8:10Fait
    « Les LR vont voter la censure comme un seul homme. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenus sur LCI. Ce soir, cette question, cet enjeu, gouvernement Lecorn 2 peut-il encore éviter la censure ?

La déclaration de politique générale, c'est demain. Alors, peut-il être censuré dès mercredi, dès jeudi, il ne faut pas exclure que la durée de vie de cette nouvelle équipe soit très limitée. Les oppositions lui promettent déjà l'enfer.

Après LFI, c'est le Rassemblement national qui a déposé aujourd'hui une motion de censure. Ceci dit, vous allez le comprendre, c'est du côté du Parti socialiste qu'il faut regarder le point d'équilibre de rupture. Ce serait le PS.

Sortez les calculettes. 25 députés socialistes suffirait à tout faire basculer d'un côté comme de l'autre. Et au cœur de tout, il y a encore une fois la réforme des retraites.

On vous dit tout sur le sujet, tout ce qu'il faut savoir grâce à Pascal Perry devant cet écran. Et puis il y a un dommage collatérol qui est redouté, c'est le budget. Et là encore, tout ce qu'il faut comprendre des conséquences concrètement, ce sera avec nous dans quelques instants.

Et si vous aviez encore un doute sur la fragilité de la situation quand tout ne tient qu'à 25 députés, bien écoutez, regardez. Bruno Retaillot. s'exprime.

Regardez, une petite question. Non. Bon, pas de réponse, tu l'as bien vu.

Et Bruno Retaillot ne s'est pas exprimé en fait à ce moment précis. Ah. Non mais on les suit au millimètres près de nos responsables politiques parce que je pense que vous l'avez compris, ça prête à sourire mais chaque mot chaque mot compte, vous entendrez dans quelques instants une déclaration de Marine Le Pen qui dure quelques secondes mais elle pèse lourd.

Vous allez écouter cette question de la fragilité maintenant. Notre seul objectif et seule mission évidemment de de surpasser de dépasser cette crise politique. Moi je pense que ce gouvernement doit être censuré.

Je pense que ce gouvernement est une comédie qu'il va évidemment tomber. La censure, c'est l'autoroute vers la dissolution. Hm.

Censure, censure, censure sur toutes les lèvres à nouveau, même si nous avons déjà une nouvelle équipe à Matignon pour tout comprendre, pour tout décrypter. Je suis ravie d'accueillir sur ce plateau Valérie Nataf. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous.

Éditorialiste politique LCI à vos côtés Didier Mos. Bonjour, merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes constitutionnaliste.

Nous serons nous sommes avec Pascal Péry et nous serons ensemble devant cet écran dans quelques instants. Éditorialiste économie LCI. Guillaume Roquet, merci également d'être avec nous.

Vous êtes directeur de la rédaction du Figaro magazine et dans une poignée de minute maintenant, je vous disais à quel point la voix du Parti socialiste est importante aujourd'hui. Et bien Philippe Brun, député PS de l'heure, sera avec nous sur ce plateau. A-t-il des nouvelles du gouvernement sur la réforme de retraite ?

Il nous le dira. Euh tout d'abord, ces images ces images de cette nouvelle équipe gouvernementale réunie il y a quelques minutes maintenant autour de Sébastien Lecnu à Matignon. Regardez-les ces visages.

Vont-ils durer à Matignon ? Ça c'est la grande question. En tout cas, Sébastien Lecornu fixe une mission, surpasser la crise politique.

Écoutez, merci d'avoir accepté de rentrer au gouvernement de la République dans un moment qui on le sait est difficile et au fond dont notre seul objectif et et seule mission évidemment de surpasser, de dépasser cette crise politique. Le service est quelque chose justement qui nécessite de mettre les égos de côté et donc je souhaite que ce gouvernement au fond traduise la diversité de ce que nous sommes. Vous ne pensez pas tous la même chose.

Vous avez une diversité de sensibilité et au fond c'est ce que j'ai souhaité et je veux le dire ici devant la presse. Je souhaite un gouvernement à la tête de la République qui soit un gouvernement de personnalité libre. Nicolas Laurent, vous êtes à Matignon pour suivre tout cela pour pour nous pour TF1 LCI avec Jean-Marc Bellard.

Alors Nicolas, budget retraite au cœur des inquiétudes, ça on l'a déjà bien compris. Une course contre la montre là est engagée. Oui, il faut agir vite effectivement Amélie, il y a urgence.

C'est ce que nous disait l'entourage du Premier ministre et c'est le sens de cette réunion qui a été organisée cet après-midi. Réunion qui aura duré un petit peu plus d' 1h30 qui a été très largement mise en scène par les communiquants de Matignan. La cour était ouverte aux journalistes.

Il y a eu ses arrivées à pied et en voiture de certains ministres. Il y avait ses grandes appros français et européens sur le PON. On se serait cru tout simplement à l'Élysée pour un conseil des ministres.

Mais non, c'était bien une réunion de travail au cours de laquelle Sébastien Lecnu a pris la parole. Il a demandé à ses ministres de faire preuve d'humilité, de mettre leur ég de côté, je cite, pour surpasser cette crise politique en les remerciant aussi d'avoir accepté cette mission dans un contexte politique évidemment crucial. Pourquoi une telle réunion à la veille d'un conseil des ministres ? parce qu'il faut préparer cette semaine cruciale.

Il y a été question pendant ces 1h30 de préparer le budget, le projet de loi finance pour la sécurité sociale et bien sûr cette déclaration de politique générale. Pas le temps pour les présentations, il est prêt le discours nous disait l'entourage du premier ministre. Il a été écrit au cours du weekend.

Merci infiniment Nicolas Laurent avec Jean-Marc Bellard depuis Matignon. Allez, on s'arrête sur cette image. La première de ce gouvernement, tout nouveau gouvernement est peut-être furtif, réuni autour d'une une seule et même table.

Et je vais vous demander aux uns aux autres avant de parler retraite dans un court instant quelle durée de vie vous donnez à ce à ce à ce gouvernement. Je sais l'expression, elle est souvent violente mais bon voilà, on est on est là-dedans, on a sorti nous la calculette. Regardez qui va censurer du côté du RN.

On est à 138 députés RN qui vont censurer. Les insoumis, vous rajoutez 71 députés, les verts 38. Le Parti communiste français, on est à 17 en tout et pour tout.

D'autres collègues l'ont fait par ailleurs. 264 senseurs d'office comptabilisés. Et donc et donc si on va au bout du calcul, il suffirait de 25 députés socialistes qui basculeraient d'un côté ou de l'autre pour que la situation tourne.

Vous le voyez tomber en l'état Valérie Nataf ce gouvernement. Alors les les chiffres que vous donnez sont bons, mais est-ce que tous les partis, je parle pas du la France insoumise et je ne parle pas du du RN et de ses alliés, est-ce que par exemple chez les écologistes ou au Parti communistes, on va voter comme un seul homme ou femme pour cette censure ? Je n'en suis pas persuadé.

Il y a parmi les écologistes quelques apparentés et quelques esprits libres idem au parti communiste. Et par ailleurs, le gouvernement a été formé de telle manière qu'il y en a pour tous les goûts, tous les tous les parfums, si j'ose dire. Pourquoi ça vous fait sourire ? parce que tous les goûts et tous les parfums, c'est une formule assez originale.

Avant de dire un mot de ça, je voudrais quand même dire autre chose. Moi, je suis assez étonné que l'on parle autant aujourd'hui du problème du le corn 2 parce qu'on vient de voir sur vos écrans des images qui me paraissent du point de vue de la paix et de la guerre dans le monde beaucoup plus importante que nos petites histoires de savoir si on aura leur contenu deux trois et cetera. Mais c'est comme ça, monsieur, c'est comme ça, je suis d'accord.

Voilà et du point de vue de l'impance historique ce qui se passe entre Jérusalem et Charm me paraî plus important que ce qui se passe au pal été soustraité sur cette antenne. Nous avons consacré toute une émission jeudi soir pendant 2 heures justement à cette paix toute l'antenne depuis ce matin. On a juste arbitré dans la dernière ligne droite entre une antenne 100 % dédié à ce sujet et pendant une heure de se dire qu'on allait parler politique parce que demain il y a une déclaration de politique générale et le monde a peut-être besoin d'une force un peu stable aussi. rien vous savez c'est les longues vues elles sont un peu bouchées en ce moment donc vous le disiez ça dépend de 25 ou 30 députés socialiste.

Moi je peux pas sonder les reins et les cœurs de chacun d'entre eux. Alors par contre vous savez sonder un peu les reins et les cœurs en politique Guillaume Roquet en tout cas on peut essayer de de réfléchir tout haut. Ce gouvernement il peut durer il peut durer pour deux raisons.

La première est une raison de fond et à mon avis une catastrophe. c'est que euh Sébastien Lecornu est prêt à tout presque pour que son gouvernement dure, y compris à reculer sur les retraites, on y reviendra, qui était le la seule réforme véritablement courageuse euh faite par euh euh Emmanuel Macron depuis son élection en 2017. Et puis la seconde raison, c'est qu'il y a un calendrier électoral.

Il y a les élections municipales qui vont arriver et en particulier au Parti socialiste. Il a un certain nombre de grands élus qui disent faudrait quand même qu'il y ait pas trop de désordre pour que un on puisse faire campagne tranquillement. de parce que dans les villes les socialistes sont des gens très raisonnables qui gouvernent souvent avec les centristes euh en tout cas pas avec la France insoumise et que donc s'il y a une dissolution, s'il y a censure et donc probablement dissolution, on voit revenir le Nouveau Front populaire et toutes ces toutes ces alliances radicales à gauche qui pourraient être contre-productive.

Et vous allez comprendre que au cœur des discussions en ce moment, il y a encore et toujours en France la réforme des retraites. C'est surtout au cœur des considération du Parti socialiste qui va regarder de près chaque mot dans le discours de Sébastien lecornu à suivre demain avec nous en direct. Le PS qui demande la suspension intégrale de la réforme des retraites mais c'est pas tout.

Mais pour tout comprendre Pascal Péri est formidable. On va poser ensemble toutes les hypothèses sur la table. Alors Pascal sur la question de la réforme des retraites de quoi parle-t-on ?

Trois hypothèses en ce moment. Oui, d'abordons hypothèse suspension. Alors, on va d'abord dire que nos hypothèses sont molles dans la mesure où on ne sait pas véritablement quelles sont les intention des uns et des autres.

Hypothèse 1, je vous suis. Donc, suspension de la réforme des retraites. Alors, le mot suspension, vous allez voir dans le dictionnaire, ça veut dire qu'on s'arrête un moment et puis qu'on repart ensuite.

C'est ça une suspension. Néanmoins, puisqu'il faut mettre quelques chiffres sur cette hypothèse, 500 millions d'euros en 2026, c'est le coût pour la collectivité puis 3 milliards d'euros et beaucoup plus. Vous savez, c'est une réforme qui s'appliquait graduellement et donc les effets retour seront également des effets graduels.

Ce qu'on peut ajouter, c'est que ça concerne euh environ 700000 personnes, 680000 estimés, presque 700000 d'ici à 2027. Donc concerné favorablement, probablement de leur point de vue, par un report ou une suspension de la réforme des retraites. Alors l'autre hypothèse, c'est le décalage d'un an.

Vous nous expliquez tout Pascal. Alors là aussi, j'ai beaucoup de mal à vous expliquer parce que dès qu'al est d'un an, je me dis je repousse le tas de sable. C'est un peu ça que ça veut dire en réalité le coût bah sur une année zéro, la première année, imaginons que on reste à 62 ans et 9 mois qui est l'hypothèse actuelle.

C'est la moyenne de départ en retraite. On est à zéro en 2026, il y a pas de coût additionnel si vous voulez. Et puis on repart sur ce qu'on a vu précédemment, 500 millions d'euros la première année.

Et l'hypothèse abrogation parce que certains la remettent encore et encore sur la table Pascal, c'est comme ça. C'est vrai. Au au passage, je vous rappelle que la la retraite c'est deux régimes.

Vous savez, il y a la la CNAVE, le Caisse nation nationale d'assurance vieillesse, puis il y a des retraites complémentaires. C'est la sécurité sociale. Le déficit de la sécurité sociale cette année, c'est autour de 24 milliards d'euros.

Donc on part avec ça. Le retour à 62 ans, c'est un coût estimé entre 12 et 13 milliards d'euros. Pourquoi ?

Parce que l'espérance de rendement de la réforme, c'était 17 milliards d'euros. À l'inverse des mesures sociales envisagées votées par le gouvernement, les carrières longues, la situation des femmes devait coûter entre 4, 5 et 6 milliards d'euros à la collectivité. Donc vous faites le compte, on a considéré que 17 - 5 ça faisait toujours 12.

Merci Pascal Perry. On retourne devant cet écran pour parler budget dans quelques instants. Je le disais, on reçoit Philippe Brin du Parti socialiste dans un instant, ils sont au cœur des tractations.

Je me tourne vers vous, monsieur le constitutionnaliste, je vais vous demander votre avis. Vous allez me dire que vous voulez pas me le donner, mais quand même, je vous pose la question. Vous me le demandez ?

Oui, exactement. Est-ce que pour vous, vous dites il faut que le gouvernement suspende cette réforme parce que il n'y a rien de pire que l'instabilité politique dans laquelle nous pourrions nous trouver si ce n'était pas le cas, monsieur le constitutionnel. Si si vous me dites "Est-ce qu'il y aura de la stabilité ?" J'en sais rien.

Est-ce qu'il en faut ? Oui, ça c'est évident que moins on a de stabilité, moins la situation est bonne et notamment du du côté des chefs d'entreprise. Ceci étant, même contenu ce qu'on vient d'entendre, il y a un point sur lequel moi je m'interroge depuis hier.

Qu'est-ce que ça veut dire suspension de la réforme des retraites ? Qu'est-ce qu' Qu'est-ce qu'on fait des gens qui sont partis à la retraite avec le nouveau régime ? Bon, est-ce qu'on fait machine arrière ?

Non. Oui. Mais alors il y a une rupture d'égalité ou ils gardent leurs bénéfices, monsieur.

Ils gardent leur bénéfices et notamment les carrières longues et cetera. Mais il y a une rupture d'égalité entre ceux qui seront partis à ce moment-là et les autres. Bon voilà.

Et donc il y a il y en a qui seront tombés qui seront tombés dans le trou de la mals hein. Il faut voir le ch et j'aimerais honnêtement que les partisans y compris de l'abrogation nous disent comment ils font. parce que là, je n'ai j'ai beau regardé les télévisions et je suis assis lire les journaux et j'ai encore de bonnes lunettes, je n'arrive pas à comprendre ce qu'il y a derrière ces mots suspension, abrogation euh et cetera et j'aimerais que voilà euh bon c'est peut-être bête mais c'est il y a il y a quelque chose une une réforme nouvelle oui qui n'est pas encore rentrée en vigueur, on peut la suspendre, ça pose aucun problème.

On n jamais commencé mais celle-là on a commencé à l'appliquer et elle a été votée. vous en souvenez rapidement à coup de 49 alé à 3 pour qu'elle puisse rentrer en vigueur tout de suite. Donc là du point de vue juridique pur, moi j'ai une certaine incertitude.

Peut-être que Philippe Brin qui va nous rejoindre dans un instant pourra tout vous expliquer puisque le Parti socialiste demande la suspension de la réforme des retraites. En tout cas, ce serait bien l'alpha et l'oméga pour la suite, nous dit Marie-Lise Léon sur TF1 ce matin interrogé par Adrien Gendre, la patronne de la CFDT. La suspension de la réforme des retraites, c'est je pense que c'est la condition syéquanon de la stabilité politique.

Donc j'espère que tous ces responsables politiques vont comprendre qu'il faut arrêter de penser en comptable et qu'il faut écouter ce que les Français attendent, les citoyens et surtout les travailleurs. Et bonjour Philippe Brun, merci d'avoir accepté notre invitation. Député Parti socialiste de l'heure, chaque minute compte vraiment, on le sait.

Tic tac, discours déclaration pour être plus précise de politique générale demain après-midi. Vous avez eu le gouvernement au téléphone ces dernières heures peut-être même pour vous donner des gages et obtenir vos voix. Non, on n' pas de contact particulier avec le gouvernement.

On a eu bien sûr des discussions dans le weekend technique avec les cabinets des différents ministres pour savoir effectivement qu'est-ce qu'on entendait par suspension et qu'est-ce que ça voulait dire juridiquement. Et au moment où nous parlons, nous n'avons aucune assurance que le Premier ministre dira demain ou annoncera demain. Vous le découvrirez en l'écoutant.

On le découvrira en l'écoutant et on a aucune assurance sur ce qu'il dira. On demande deux choses. Je rappelle l'abandon du 493 pour permettre de faire avancer un budget de compromis à l'assemblée et deuxième chose la suspension de la réforme des retraites.

Et s'il n'y a pas ça, c'est censure à 100 %. C'est garanti sur facture. Écoutez, de toute façon, tout le monde censure.

Gen, on est maintenant, on est presque les seuls à vouloir un peu de stabilité pour ce pays, à donner sa chance un budget de compromis. Nous, notre demande c'est celle non pas d'abroger, c'est on a été élu sur le programme d'abrogation. On fait un pas aujourd'hui vers le gouvernement en disant on fait une suspension pour faire ensuite une nouvelle négociation, pour obtenir un vrai système qui soit juste et financé.

Juste parce que la situation actuelle sont dit Rustine qu'on met de plus en plus sur un système qui ne fonctionne pas et qui amène à la la situation suivante. Aujourd'hui, un ouvrier meurt 8 ans après un cadre avant un cadre pardon. Les 10 % les plus riches meurent 13 ans plus tard que les 10 % les plus pauvres.

Et le système est injuste et ne prend pas en compte la pénibilité. Donc nous disons on suspend ensuite on fait un grand grenel, un conclave comme vous voulez pour mettre tout le monde autour de la table et obtenir une nouvelle réforme. Qui dit réforme des retraites sur LC ?

Il dit Pascal Péri. Ouais. Pascal Perry veut voir.

Donc c'est un amendement la réforme parce que vous avez compris, on s'interroge sur le sens des mots. Suspension au fond, ça ne veut rien dire parce que ça signifie qu'on s'arrête pour recommencer quelques mois, quelques années plus tard. Il faut parler d'abrogation peut-être ou à défaut d'amendement du texte aujourd'hui.

Est-ce que vous accepteriez le principe que on discute sur le texte d'aujourd'hui ? Tous les éléments que vous avez évoqués, pénibilité, carrière longue et cetera ? Oui, bien sûr.

L'objectif c'est suspension. Donc on suspend tout et la progression de la FGA. Et pour répondre à Didier Mos, il y a pas de rupture d'égalité parce que aujourd'hui on part à 62 et 9 mois, on bloque à 62 et 9 mois.

Donc il y a personne qui sera laisé. Euh il y a pas des gens qui auraient eu eu la réforme qui on pas on bloque à la situation actuelle, on bloque pas 62 parce que sinon il y aurait des gens laisés. Donc on bloque à la situation actuelle actuelle 62 ans et 9 mois le temps de la discussion.

Euh et la discussion elle doit nous permettre d'avoir un nouveau système. Et nous il faut d'abord le système actuel n'est pas financé à peu près 250 milliards de cotisation sociale et le système coûte 450 milliards d'euros par an. Donc il y a problème de financement.

Deuxièmement, je le rappelle très injuste et rend pas en compte la pénibilité. Il faut qu'on puisse permettre ce dialogue social. entre les syndicats de patron et les syndicats de salariés.

Alors vous allez me dire mais il y a déjà eu le conclave et ça n'a pas marché. Pourquoi ça n'a pas marché ? J'ai surtout envie de vous dire à quelle concession concession êtes-vous prêt ?

Parce que vous avez parlé de du sens de l'intérêt général face au budget. Est-ce que dans la dernière ligne droite vous êtes prêt à des concessions vous de votre alors finir just le conclave n'a pas marché parce qu'il y avait pas de suspension. Donc le patronat n'avait aucun intérêt en vérité à négocier puisquil savait que si la négociation ne marchait pas et ben à la fin c'était la réforme bande qui s'appliquait.

Là, avec la suspension, on donne un intérêt à tout le monde à négocier. Ensuite, vous me dites "Est-ce que vous êtes prêt à des concessions ?" Oui.

Euh déjà, on ne demande euh rien d'autre que cela. Et ensuite, je rappelle que nous, moi j'ai été élu sur un programme d'abrogation de la réforme, pas de suspension. Donc, on donne sa chance à la discussion.

Maintenant, on va pas euh en permanence reculer les lignes. Je crois que là aujourd'hui, on est au bord du précipice. On propose une situation de compromis euh y compris en laissant passer un gouvernement qui n'est pas le nôtre avec une des ministres qui ne sont pas les nôtres, qui vont faire une politique que nous réprouvons pour l'essentiel.

Donc voilà, nous on demande juste de pouvoir ouvrir la la réforme des retraites pour donner cette victoire aux travailleurs de notre pays. Alors, je vous vois tous impatient de de réagir. Vous le ferez dans un tout petit instant.

On va se retrouver pour continuer d'en d'en parler. Les tractations, vous l'avez compris, elles sont très pointues, elles sont très compliquées et les mots sont encore forts ces dernières minutes. Philippe Brin, selon Marine Le Pen, vous seriez acheté.

Regardez. Non, mais je vous ferai pas de prédiction ou de prévision. Ce qui est sûr, c'est qu'un certain nombre de mouvements politiques sont en train de se faire acheter et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est pas leur gloire.

Vous pensez au PS ? Moi, je suis d'accord. Préparez vos préparez votre réponse, votre argument. racheté pour 500000 personnes qui vont bénéficier de la suspension et vous pourrez continuer de répondre dans un tout petit instant.

On se retrouve tout de suite. Vous êtes bien devant le grand dossier avec toujours cet enjeu gouvernement le Cornu 2 peut-il encore éviter la censure ? On en parle avec mes invités que je salue bien évidemment mais là tout de suite maintenant c'est l'essentiel de l'actualité.

Donald Trump accueilli par une longue ovation debout au parlement de l'État hébreux. Tous les otages israéliens vivants détenus à Gaza sont de retour en Israël dans le cadre d'un cesser le feu parrainé par l'autre de la Maison Blanche. Immense vague d'émotion bien évidemment dans le pays et bien au-delà.

Le président américain salue l'aube d'un nouveau Moyen-Orient. Nicolas Sarkozi connaît les modalités de son incarcération imminente. Aucun détail n'infiltré à ce stade.

L'ex-président de la République était convoqué aujourd'hui au parquet national financier pour connaître ses modalités après sa condamnation à 5 ans de prison ferme avec exécution provisoire dans le procès libien. Et puis Cocorico, un français prix Nobel de l'économie. Philippe Aguy a remporté le prix Nobel au côté de Joël Mokir et de Peter pour ses travaux d'inspiration sur la croissance et l'innovation.

La France n'avait pas décroché de prix Nobel d'économie depuis Esther Duflot en 2019. Voilà pour l'essentiel de l'actualité. Et donc et donc le grand dossier toujours avec Valérie Natf, toujours avec Pascal Péry, Guillaume Roquet, avec Didier Mos et Philippe Brun.

Merci encore une fois d'avoir accepté d'être avec nous député socialiste de l'heure entre vos mains, beaucoup de choses se passent. Du côté du Parti socialiste, on écoutait Marine Le Pen il y a un instant, vous vouliez répondre et ben je remets une couche. Écoutez Jordan Bardella, je crois qu'il va même un peu plus loin.

Il parle de vos magouilles. Regardez, c'est un moment de clarification très important notamment à gauche pour le Parti socialiste. Euh on se fait l'écho depuis plusieurs jours de de tractation, de magouille entre le Parti socialiste et la Macronie.

Euh moi, je les appelle maintenant à sortir de l'ambiguité. Le Parti socialiste doit sortir de l'ambiguïté. Sont-ils avec Emmanuel Macron ou sont-ils dans l'opposition à Emmanuel Macron ?

C'est le moment de vérité. C'est maintenant un moment qui appelle de la part de chacun de la responsabilité et de la vérité. On peut pas se cacher, on peut pas avancer comme ça derrière des magouilles de de couloirs.

Il faut que chacun dise sa vérité. En tout cas, si le Parti socialiste venait être la béquille d'Emmanuel Macron et à se dissoudre dans le macronisme, alors je pense qu'il le perrait très cher aux élections municipales, aux élections présidentielles et ça fera évidemment la joie de monsieur Mélenchon. Dites votre vérité.

Alors, mais il y a pas de magouille, c'est on dit au grand public, on dit publiquement la télé, voilà ce que nous demandons, voilà ce que nous voulons rapporter aux gens. Et on demande rien en échange pour nous-même. Il y a aucun socialiste qui va être ministre.

Il y a aucun souci qui va repartir demain avec une voiture avec chauffeur et un girophare. On le fait parce qu'on a le sens de l'intérêt national et qu'on pense que c'est devant toute autre considération. Et l'intérêt c'est de d'obtenir à la fois la suspension de la réforme des retraites pour les gens là les 4500 personnes qui sont concernées.

On a vu le graphique tout à l'heure et aussi d'obtenir une discussion budgétaire où on puisse obtenir par exemple une augmentation du budget de l'hôpital qu'on puisse obtenir davantage justice fiscale qu'on puisse obtenir notre mesure sur le pouvoir d'achat. On propose de baisser la CSG pour tous les Français qui gagnent moins de 1200 € par mois pour approcher le salaire net du salaire brut. Tout ça, on va pouvoir le faire si Sébastien Lecornu accepte deux choses, je le rappelle, ne pas utiliser l'article 493 et permettre le débat sur la suspension de la réforme des retraites.

Gu Oui. Euh, d'abord permettre la suspension et le débat, ça veut dire abroger la réforme parce que s'il y a un débat, il se passera entre les syndicats et le patronat et comme vous l'avez rappelé tout à l'heure, ils ont déjà négocié pendant des mois dans ce fameux conclave et comme ils sont pas d'accord et bien la la suspension va se propager. Moi ce qui ce que je trouve intéressant c'est que Sébastien le c'est que pardon Jordan Bardella vous reproche d'être d'être avec Emmanuel Macron et avec Sébastien Lecnu alors même que vous demandez comme eux comme le Rassemblement national la suspension des retraites.

Donc il devrait plutôt vous vous féliciter mais ça montre que en tout cas dans la stratégie du Rassemblement national le rejet de tout ce que symbolise le gouvernement le Cornu 2 et Emmanuel Macron et est plus fort que tout. Est-ce que ça quand même chez vos électeurs c'est pas un point qui peut qui peut les toucher ? Je je on pourrait le penser.

Moi je vous dis je reviens de de ma circonscription. J'étais ce weekend, j'ai fait 17 événements discuté avec tout le monde. Une circonscription qui est très antimacroniste.

On était gilets jaunes. Il vote très nettement Le Pen et les gens nous tirent parent par la branche ils ont trouvé un accord. Essayz de mettre fin à ce bazar au plus haut niveau de l'État.

Essayez d'être responsable. Essayez de débrouiller cette situation. La France elle a besoin d'un budget.

Il y a déjà trop de misère aujourd'hui. Il y a des problèmes avec les commerces qui ont des difficultés, euh les entreprises sont en difficulté, l'augmentation des plans sociaux, je régime assez industriel. Et donc la vérité c'est que bien que les gens c'est un forme de paradoxe nous disent on veut que Emmanuel Macron parte et dans le même temps nous disent essayez de vous mettre d'accord sur un budget et d'arrêter ce cirque à l'Assemblée nationale.

On va reparler justement en budget très précisément et concrètement avec Pascal dans un tout petit instant mais je voudrais expliquer à nos téléspectateurs pourquoi on dit que l'avenir du gouvernement est entre vos mains. En tout cas celle du Parti socialiste. Encore une fois c'est une histoire de calculatrice. 138 députés Renes motion de censure déjà déposée. 71 députés insoumis motion de censure d'épusée déposer les verts également pourraient censurer 38 députés le parti communiste français si c'était dans leur globalité avec l'outreemire ça ferait 17 députés bref au total 264 senseurs d'office comptabilisés et ceux qui vont plus loin dans nos collègues voi bien qu'il resterait et bien d'entre les mains de 25 députés socialistes la capacité de faire varier la situation d'un côté comme de l'autre.

D'ailleurs Valérie Nataf a une question sur ce sujet à vous poser. Oui, parce que on vient de le dire, ça peut se jouer à 25 voix. Certains disent beaucoup moins parce que quelques LR pourraient aussi voter la censure du gouvernement.

Quelle garantie avec vous avez-vous que les 69 députés PS vont adopter la ligne du parti si vous me permettez cette expression ? Et donc si vous obtenez les concessions que vous demandez, ne pas voter la censure. Et si vous ne les obtenez pas, les votez tous comme un seul homme ou comme une seule femme.

On a montré, on a l'expérience depuis 2022, discipline absolue, discipline d'ailleurs pour censurer Michel Barnier, discipline pour ne pas censurer en janvier François Baou pour faire passer le budget déjà parce qu'on avait négocié et obtenu des victoires pour les gens. Et puis discipline après pour censurer le plan Baou qui nous allait pas, il y avait pas eu de négociation avec nous. Donc on a montré qu'on était un groupe qui prenait ces décisions collectivement, était capable d'aller ensemble.

Et là on a pris une position, c'est de faire tout déjà pour faire fonctionner le parlement. Donc pas de 493, donc faire fonctionner le parlement, franchement on n'est pas payé à rien faire à l'Assemblée. Il faut qu'on travaille et qu'on fasse avancer les choses.

Deuxième chose, permettre le débat sur la réforme des retraites. Et cette ligne, elle est unanime. Unanime parmi les députés, unanime aussi dans les fameux courants du Parti socialiste où les ces décisions on étaient prises à l'unanimité de notre bureau national.

À combien vous évaluez le risque de défection ? sur la ligne adoptée, il y a pas de risque de défection en vérité, peut-être quelques minorités si il y a bien la suspension totale des retraites demain et immédiate de la réforme des retraites. S'il y a une sorte d'entre deux incompréhensible, là je ne donne pas cher effectivement de l'avenir de monsieur le cornos je vous vois observer ça.

Votre regard de constitutionnaliste, le regard du constitutionnaliste, il est effectivement dépendant de la machine à calculer. J'allais dire on sait qu' il y a un certain nombre de choses. Vous venez de le dire, il y a déjà 264 voix a priori contre, mais on n'est jamais sûr des calculs.

Vous savez, dans la vie parlementaire, il y a des gens qui sont pas là, il y a des gens qui vont faire autre chose. Bon et on a eu on a dans l'histoire des erreurs de calcul. Bon, je vais prendre de vieux souvenirs, mais lorsqu'Edgar Fort a été renversé à 2 décembre, c'était parce que les calculs étaient mauvais.

Il y a des gens qui avaient dit "On vous soutient". Ils ont disparu et vous connaissez la formule qui est en usage au Sénor hein. Vous avez mon amitié mais mon vote est secret et avec ça vous faites absolument n'importe quoi.

Même si en l'espace le vote n'est pas secret. N'est pas secret. Mais vous ne pouvez pas à 10 fois près faire des prics.

Mais ça monsieur Mo, c'est vous qui allez pouvoir nous le confirmer. J'ai lu que un un député qui devenait ministre en fait il n'est pas remplacé tout de suite par son suppléant et que donc euh les les quelques parlementaires qui sont entrés au gouvernement et bien ça ça fait des voix en moins pour le gouvernement. Alors alors le Non parce que sur une motion de censure c'est seulement les senseurs qui votent.

Oui, il y a pas de vot contre il y a que des votes pour la motion de censure. Donc gouvernement tombe s'il y a 299 députés qui votent la censure. Donc le fait qu'il y ait des gens gouvernement ça change rien puisque c'est des gens qui de toute façon n'auraient pas voté la censure.

Pascal et puis après je veux vous parler d' solution parce que c'est quand même le cœur des sujets du sujet pour les français aussi. Non ce que ce que je voulais dire c'est qu'il y a une quand même une attitude faut être à charge à déchargge une attitude raisonnable du parti socialiste, des parlementaires socialistes sur cette question. Puis a un facteur, pourquoi je vous fais cette réflexion ?

Parce que je sens qu'il y a un facteur dans la société assez dominant aujourd'hui qui qui est la la la peur, si vous voulez, de euh l'insécurité et l'insécurité économique, sociale, hein, je j'entends. C'est-à-dire une forme de lassitude de l'opinion. Cette situation dure depuis très longtemps.

Euh l'insécurité juridique autour de du statut du gouvernement, ces gouvernements qui durent quelques heures, quelques jours et cetera. On approche, oui, ce sont des éléments d'ambiance, mais on approche des fêtes de Noël et euh la psychologie euh évolue dans ces périodes-là. Je me pose la question qui prendra le risque de provoquer euh un effondrement du système à un moment où les Français ont probablement d'autres préoccupations et d'autres en effet, on revient, je le disais au cœur du sujet, on va parler du budget mais la dissolution.

Les Français, les Français, ils veulent savoir s'ils vont retourner aux urnes, oui ou non. et vous pourriez prendre vraiment ce risque de la dissolution. Je sais que dans les sondages les Français le veulent, mais vous politiquement, il y avez-vous franchement intérêt ?

Parce que quand on regarde notre dernier sondage, LCI IfOP, si des élections législatives avaient lieu là dans les prochains jours, le Rassemblement national arrivera en tête au premier tour avec 36 % des voix et vous la gauche union des gauches sans LFI, ce serait 19 % des intentions d'autres. Et en fait, du coup, on se dit mais vous allez tout faire pour l'éviter la dissolution parce que vous n'y avez pas franchement intérêt. Ce qui compte aussi, c'est l'intérêt du pays.

S'il y a pas de compromis possible sur le budget, alors il faut avoir aucun regret. Il faut appeler à la dissolution et permettre une clarification parce qu'on peut pas continuer dans cette situation pendant des heures. Mais si un compromis est possible, alors oui, il est notre devoir de l'obtenir.

Quels que soient les résultats en vérité parce que ce que vous montrez là, c'est peu ou prou en vérité les mêmes résultats que la dernière élection législative. premier tour, le RN avait fait un score très élevé au-dessus de 35 % et puis 2e tour ça s'était inversé et c'est probablement ce qui se reproduirait à nouveau. Et donc on a on aurait une situation on aurait pas forcément d'ailleurs d'une vraie clarification.

Il y aurait je pense en vérité un un renforcement bien sûr du RN au détriment du bloc central, un renforcement relatif de la gauche et une assemblée ingouvernable parce qu'on imagine pas un gouvernement Bardella fort ou Bardella Mélenchon. Bon, donc dans ces conditions, l'intérêt du B, c'est d'écidemment chacun fasse un pas vers l'autre et notamment au gouvernement. Monsieur M Oui, il faut Non, non, mais le problème, on le connaît depuis 18 mois, il faut quand même qu'il y ait un des blocs des trois grands blocs de l'Assemblée qui fasse un petit pas vers les autres.

On sait qu'il n'y a pas de majorité positive. Il faut éviter qu'il y ait une majorité négative. Et c'est en réalité vers cela que vous que vous allez.

Et je me il y a eu il y a quelques jours, je sais plus si c'est Olivier Fort ou quelqu'un d'autre qui a dit en tout de cause notre adversaire numéro 1 c'est le Rassemblement national et on fera en sorte qu'il n'ait jamais la possibilité de de gagner. Bon ben une fois qu'on a dit ça, on a tout dit Guillaume et puis on va parler budget. Voilà j'avais juste un point de de peut-être pas de désaccord mais de nuance par rapport à ce que disait Pascal à l'instant en disant que les Français avaient envie de stabilité.

Euh alors bien sûr, ça peut changer d'un jour à l'autre, mais moi j'ai quand même le souvenir d'un sondage réalisé par l'OP pour LCI et publié lundi dernier qui disait que 66 % des Français, donc les 2 tiers étaient étaient pour la dissolution. Alors peut-être qu'ils vont changer d'avis en disant maintenant ça y est, ils ont réussi à faire un gouvernement donc on va leur laisser leur chance. Mais c'est tangent quand même.

C'est déclaratif Guillaume. C'est très déclaratif et et peut-être que c'est une réaction à l'impopularité du président de la République. C'est une façon de répondre à une question qui n'est pas posée.

Vous êtes d'accord avec moi que cette popularité ne risque pas de changer dans les jours qui vient plus en fait c'est plus nuancé vraiment. Ce weekend j'ai fait l'ipop de terrain. Les gens disent dissolution mais à la suite d'un raisonnement on dit s'il y a pas de compromis possible il faut y aller vraiment parce que dans vous demande il vous demande des compromis compromis et s' pas de compromis dissolution.

Ce que j'allais dire d'un mot, c'est qu'en fait vous avez raison Guillaume, quand on demande aux gens ce qu'ils préfèrent, ils disent dissolution en espérant que ça va clarifier. Mais il y a une espèce de vertige qui prend tout un chacun devant l'inconnu qui se dessine à ce moment-là. Et donc cet inconnu làà fait en sorte qu'il y a une pression qui s'exerce.

Je suis même étonnée que vous ne l'évoquiez pas, monsieur Brun. Il y a une pression très forte qui s'exerce sur vous comme si le petit groupe, pardon d'être aussi désagréable, le petit groupe, le modeste groupe du Parti socialiste portait une une un lourd poids sur les épaules, c'est-à-dire une forme d'avenir qui se dessine pour le pays. Moi, il y a une chose, attendez d'un mot, c'est que mis à part les électeurs du Rassemblement national, personne d'autre ne souhaite que le Rassemblement national gagne des voies.

Alors, je je le dis et j'insiste, les yeux, ils sont braqués vers la question du budget également. Ça c'est très concret pour ceux qui nous regardent. La première mission de ce gouvernement, elle est là, c'est l'urgence.

Présenter, transmettre au Parlement un projet de budget et essayer de respecter les délais constitutionnels. Et c'est pas vous qui allez me dire le contraire, monsieur Mos. On va vous poser les enjeux de ce budget avec Pascal Péry.

Pascal si absence de budget il y a d'ici la fin de l'année. Alors ce sera pas le blocage total du pays, il faut se le dire. Soyons raisonnables.

Mais quelles seraient les conséquences pour les Français s'il n'y avait pas de budget à la fin de l'année ? Alors c'est il y a pas de blocage, vous avez raison de le dire Amélie, mais c'est pas sans conséquence non plus. La première qui intéresse les Français, les contribuables, c'est l'impôt sur le revenu qui ne prend plus en compte l'inflation.

Alors, c'est un peu complexe mais retenez cette idée simple que vous avez des Français qui vont rentrer dans l'impôt et que pour tous ceux qui payent pour 17 millions d'entre eux puisque tout remonte et bien en réalité ils pont un tout petit peu plus d'impôts. Donc c'est plutôt une mauvaise nouvelle pour ces Français ces ces contribuables. Mais alors on rappelle au passage he il y a 43 % des Français qui payent l'impôt sur le revenu.

Ça ça les concerne très directement. Et alors la question des ministères, quelles conséquences pour les budgets des ministères ? Alors, on pourrait prendre la liste des des ministères, mais on a retenu simplement un exemple qui est extrêmement significatif, c'est le budget de la défense.

Pourquoi ? Parce que on considère que la France est menacée aujourd'hui, qu'il faut consacrer un peu plus de la ressource budgétaire à l'effort de défense, à l'investissement dans le domaine de la défense. On a prévu 7 milliards d'euros.

Vous avez un budget qui est déjà significatif, mais on a besoin d'argent additionnel aujourd'hui pour financer le réarmement de la France. Ben ça aussi plouf, ça tombe à l'eau. Et puis il faut le dire, c'est aussi toute une série de de recettes en moins pour le pour le budget de l'État.

Alors notamment les recettes qui ont été euh prévues. Alors vous savez, il y a la contribution sur les hauts revenus. Là je vous parle de l'impôt sur le revenu des personnes physiques.

Vous savez les hauts revenus c'est 250000 € par tête, 500000 pour 2. Il y a une espèce de surcôte. Vous allez retenir ça et puis la surtaxe sur les grandes entreprises avec deux niveaux de seuil 1 à 1 milliard d'euros 1 à 3 milliards d'euros.

C'était censé rapporter quand même autour de 5 à 6 milliards d'euros. C'est pas tout à fait secondaire et donc ça traduit une situation économique générale dans laquelle c'est notre prochaine étape dans laquelle et bien l'économie est affectée de façon directe ou indirecte. Pourquoi ?

Bah parce que c'est une perte, c'est une situation de tension dans laquelle pour résumer les choses si vous voulez les consommateurs ne consomment pas mais épargne. On a déjà un taux d'épargne qui est très élevé en France. Les entreprises ne créent pas d'emploi.

Vous savez, c'est le brouillard, l'incertitude politique. Elles n'investissent pas non plus. Donc c'est pas de l'argent qu'on va décaisser mais c'est en réalité une perte de chance de réalisation de la performance économique du pays.

La performance économique du pays, c'est 8 milliards d'euros par jour. un peu de choses près et ben on estime que ça nous coûterait autour de 11 milliards d'euros. J'appelle ça, moi j'appelle ça le prix de la peur parce que la peur c'est un c'est un truc un peu immatériel mais ça joue un rôle vous-même quand vous êtes confronté à une situation d'incertitude bah on éprouve de la peur et donc on désinvestit pour les entreprises et on déconsomme pour les ménages.

Merci Pascal Pier et Philippe Brin. Monsieur le député, ça vous le voyez forcément dans votre circonscription quand vous voyez les Français. Ils vous le disent que les commerces tournent pas, que les les usines s'inquiètent des investissements et vous êtes prêt à apporter cette part de responsabilité parce que vous seriez tous responsables si on avait pas de budget.

Oui. Alors c'est pour ça qu'il faut le faire que si on pense que la situation est complètement bloquée et qu'aucune avancée n'est possible dans notre sens. S'il y a pas de compromis, on va pas accepter de continuer à dégrader la situation des gens.

Donc de toute façon le compromis oui, il est souhaitable mais pour cela, il faut qu'il y ait des pas des deux côtés. Donc c'est ce que nous avons demandé. Maintenant on en est bien conscient.

Je rappelle que c'est pour ça qu'en janvier, on avait obtenu euh contre notre non censure de François Bairou à l'époque 2 milliards de plus pour les hôpitaux, 500 millions pour les ÉPADes, 4000 enseignants supplémentaires, 12000 soignants qui ont été recrutés supplémentaires. Ça faisait partie de la discussion, le triplement de la taxe sur les transactions financières. On avait réussi à supprimer les franchises médicales, supprimer les deux remboursements de médicaments.

On avait obtenu un budget pour la France parce que évidemment c'est meilleur pour l'économie. Il y a aujourd'hui des entreprises du BTP qui sont en galère parce que elles savent pas si la prime renov va être maintenue ou pas. Le guichet a fermé au mois de juillet.

Bref, cette incertitude généralisée, elle est problématique. Mais il faudrait quand même se dire aussi qu'il vaut mieux pas de budget qu'un très mauvais budget parce que le budget Bairou nous avons censuré, c'est un budget qui allait diviser la croissance française par deux. on cite le FCE, c'est le même institut et qui allait aussi dégrader la les conditions de vie des classes populaires et des classes moyennes.

Donc la déconsommation, ce serait pas seulement la peur, c'est la déconsommation parce que le pouvoir d'achat est baissé. Ça c'est juste vous parlez même au Parti socialiste, j'ai trouvé vos mots de trajectoire de souffrance avec ce ce budget Bairou. C'est quoi le pire ?

Pardon, c'est c'est un peu simpliste comme façon de poser les choses, mais c'est un mauvais budget ou pas de budget ? Non, mais il y a il y a pas de bonne solution. Je pense qu'on sera d'accord là-dessus.

Aujourd'hui, on fait un peu du bricolage et il faut acheter un peu de temps. D'abord, quelques jours puis quelques semaines, quelques mois pour retrouver un semblant de stabilité. À l'évidence, l'absence de de budget aurait des conséquences.

C'est pas c'est sérieux, hein. C'est c'est pas une affaire de livre comptable qu'on pose sur dans une armoire. C'est ça a des conséquences dans la vie quotidienne des Français.

On l'a pas évoqué mais ça concerne aussi le monde associatif, les collectivités, la protection sociale. Vous savez le budget de l'État comme le projet de loi de financement de la sécurité sociale, c'est important. C'est ce qui fait le quotidien de la République.

Ça ça donc à mon sens, il faut absolument le passer, l'amander peut-être après à l'Assemblée nationale le l'abrogation de la réforme des retraites. Bah, on l'a dit, ça aura des conséquences. Si demain c'est rediscuté, s'il y a une majorité dans ce pays pour se rappeler des règles comptables, un système assurantiel doit être à l'équilibre.

Il ne peut pas produire de déficit et c'est le cas malheureusement en France. Les les quelques milliards d'euros qu'on a évoqué en cas d'abrogation s'ajoutent à un déficit structurel et donc c'est pas simplement 10 à 12 milliards d'euros, c'est au moins 20 ou 30 qu'il faudrait trouver. Voyez dans les deux cas, il faut en effet trouver un vrai compromis. politique parce que la situation est très tendue.

J'ai une question très concrète à poser à monsieur le constitutionneliste que vous êtes Didier Mos. On a vu que selon le sénateur socialiste Didier pardon Claude Renal qui est président de la commission des finances du Sénat et bien en fait on serait pas dans les dans les clous en terme de calendrier en réalité que il irait déjà dans le mur notre budget je le cite désormais l'examen du PLF projet loi finances 2026 dans les délais constitutionnels et d'ici à la fin de l'année semble compromis maintenant dit-il que le gouvernement nommé hier a démissionné devient peu réaliste. C'est notes qu'il a publié il y a quelques jours, je précise peu réaliste.

Même si techniquement c'est encore possible qu'un projet de loi de finance puisse réellement être présenté en conseil des ministres lundi prochain 13 octobre. Une date d'il y a quelques jours que le Figaro a pu consulter. Écoutez, on l'a vu l'année dernière hein, on n pas on avait pas de budget définitif pour le 31 décembre.

On a voté une loi autorisant la perception des impôts et prolongeant ce qu'on appelle les services votés, c'est-à-dire les les dépenses courantes à budget constant et on a pris quelques semaines de plus pour voter un vrai budget. Je dirais rien interdit de recommencer cette année. Cette obsession euh du 31 décembre euh relève de de l'erreur de vision, hein.

Je veux dire, on peut changer un peu. Alors, ça serait souhaitable, c'est évident, mais euh si on a un budget qui est déposé demain, enfin demain ou après-demain, il faut quand même prendre le temps de le regarder. Quand je lis que si on le dépose demain, on le passe en commission des finances à assemblée le lendemain.

Du point de vue du travail parlementaire, c'est aberrant. BR alors pour votre information faut se rendre compte hein parce comme on est déjà en retard par rapport à la limite que nous on commence l'examen si c'est la seue n'est pas censuré demain on commence l'examen du budget jeudi s que moi j'ai pas le texte aujourd'hui j'ai des informations comme tout le monde mais je n'ai pas le texte donc ça vous avez 40 jours donc non mais attends faut se rendre compte parce que le dépôt d'amendement c'est mercredi à 17h donc là aujourd'hui je suis le vice-président de la commission des finances je fais des réunions, j'essaie d'imaginer ce que vont être les articles. Je ne les ai même pas pour préparer les amendements.

Les socialistes sont en train de les préparer pour les déposer euh mercredi 17h pour une discussion jeudi et on va sied dimanche jusqu'à minuit en commission des finances pour tenir pour tenir les délais qui sont très contraints en raison des attermoiements du président de la République et de la crise créée par Brono Rota la semaine dernière. Je fais des grands gestes et c'est toujours le cas quand le temps me manque. Voilà, j'essaie de d'orienter les uns et les autres.

Quelques mots Guillaumequet et je voudrais vous faire écouter le président de la République. Je suis sûr que vous aurez quelque chose à lui répondre. Oui, moi moi je partage pas trop le le sentiment général de ce plateau en disant ce qu'il faut c'est être raisonnable, ce qu'il faut c'est avoir un budget et puis après on verra.

Mais euh on nous a répété pendant des mois et à juste titre que le le la France court un danger quasiment mortel avec l'augmentation de la dette publique, avec le fait que nous avons déjà un niveau de prélèvement obligatoire parmi les plus élevés du monde. Si le prix à payer pour avoir un budget, c'est d'abandonner le la réforme des retraites, c'est la mère de toutes les réformes. Les retraites, c'est la moitié des dépenses sociales de notre pays.

Sur les 1000 milliards d'euros de dettes supplémentaires qui ont été fabriqués par Emmanuel Macron depuis 2017, il y en a moitié qui vient des déficits des retraites parce que les chiffres de Pascal qui sont très justes, ils tiennent ils prennent pas en compte la le décalage la différence entre le nombre de quotisans fonctionnaires et les fonctionnaires à la retraite qui fait que l'État tous les ans doit abonder le régime. Le véritable déficit c'est 50 milliards et on se dit "Oh ben, c'est pas grave, on verra ça l'année prochaine. Ce qui compte, c'est qu'on puisse partir à Noël tranquillement." Moi je pense que ce n'est pas responsable.

Je vous cache rien, je suis un peu en retard mais je voudrais vous faire écouter. Non, c'est pas de votre faute, c'est de la mienne. Emmanuel Macron, on écrit les opposition et responsable.

En tout cas, lui, il nique toute forme de responsabilité dans la situation. Écoutez-le, vous pourrez réagir après. Ceux qui ont nourri la division, les spéculations n'ont pas été au niveau du moment que vit la France.

Les forces politiques qui ont décidé l'ascensure de François Vaou et les forces politiques qui ont joué la déstabilisation de Sébastien Lecnu sont les seuls responsables de ce désordre. Moi, j'assure la continuité, la stabilité, je continuerai de le faire. Alors, on va on va réagir à à cette déclaration d'Emmanuel Macron avec vous.

Philippe Brun, vous lui répondez quoi ? Après, je vais devoir vous laisser filer. Mais allez-y.

Écoutez, c'est très étrange. Il dit que tout le monde est responsable. Donc LR le RN et les filles même nous puisqu'on a voté la censure de François Baou en mettant de rappeler qu'il a été celui qui a décidé de cette dissolution invraisemblable et incompréhensible qu'il est celui qui au contraire de toute bienance et de tout respect républicain n'a jamais appelé le camp qui avait gagné ses élections la gauche au gouvernement et qu'il est celui qui par son comportement aujourd'hui est massivement rejeté par les Français qui réclament tous son départ.

Merci Philippe Brin, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Encore une fois, on poursuit la discussion avec monsieur Jacobelli. Laurent Jacobelli, je vous en prie, entrez.

Vous êtes député Rassemblement national de Moselle, porte-parole du Rassemblement national. Je voudrais vous montrer, oui, c'est juste ici le temps de vous installer. Bonjour à vous.

Les images de des ministres réunis pour la première fois autour de Sébastien Lecnu pour le gouvernement le Cornu 2. Voilà pour ces images. Et écoutez, il y a les images et puis il y a les mots du premier ministre.

Regardez. Vous n'avez pas tous voté la même chose aux dernières élections quel qu'elle soit d'ailleurs, en tout cas les derniers scrutins. Vous avez une diversité de sensibilité et au fond c'est ce que j'ai souhaité et je veux le dire ici devant la presse.

Je souhaite un gouvernement à la tête de la République qui soit un gouvernement de personnalité libre. Cette liberté elle permet aussi beaucoup de choses. Permet de bouger les lignes y compris avec les formations politiques qui nous soutiennent.

Celles aussi évidemment qui vont être dans l'opposition. Elle permet de bouger les lignes. Alors, vous allez les censurer, vous allez tout faire pour en tout cas vous avez déjà déposé une motion de censure au RN.

Ça c'est pas du tout un secret. Vous êtes prêt même à lier vos voix avec celle de la France insoumise pour le faire tomber ce gouvernement. Oh, il s'agit pas d'un projet de gouvernement avec la France insoumise, hein.

Il suffit de dire euh que nous voulons censurer ce gouvernement et si d'autres le disent aussi, bien écoutez, euh si ce qu'il faut, c'est qu'il y ait une majorité de députés qui le pensent pour que ce gouvernement ne reste pas en place et surtout provoquer des élections parce que c'est maintenant au français de se prononcer. On entendait le premier ministre, monsieur le Cornu, dire "Vous êtes libre, libre d'avoir voté ce que vous voulez, libre d'aller dans la direction que vous voulez." Ben, je pense que ceux qui doivent décider de cette direction sont les Français.

Il est temps de retourner aux urnes. Je crois que c'est Guillaume. C'est vous Guillaume qui disait tout à l'heure, il y a un petit paradoxe du côté du RNO, c'est vous Pascal.

C'était peut-être moi. C'était vous sur la question des retraites. Allez-y parce que Laurent Jacobellier est là en face de vous.

Oui parce qu'en fait le le président de votre parti Jordan Bardella reproche le socialiste de se compromettre avec Emmanuel Macron mais et Sébastien Lecornu. Mais s'il se compromettent, c'est au prix d'un abandon la réforme des retraites que vous-même vous réclamez. Donc en fait, vous devriez plutôt les remercier de de de faire comme ça en sorte que cette réforme contre laquelle vous avez voté soit euh reportée ou abrogée.

Vous êtes très ficelle aujourd'hui. Euh non, en fait le problème c'est quoi ? C'est que les socialistes on se demande jusqu'à quel point ils vont pouvoir être corrompus.

On est en train de leur dire que la réforme va être gelée mais pas qu'elle va être abandonnée. En fait, c'est un jeu de dupe. On est en train de faire croire aux Français que cette réforme des retraites dont ils ne veulent plus va être abandonnée.

C'est pas le cas. Elle va simplement être décalée dans le temps. Et pourquoi ?

C'est pour acheter le silence et la passivité des socialistes pour que ce gouvernement ne tombe pas. Ce jeu de dupe, ça suffit du côté des socialistes dont on se demande jusqu'à quel point ils sont corruptibles. Et puis du côté de la droite, les LR qui font semblant de ne pas accepter d'avoir six ministres et de faire semblant de les renvoyer du parti en sachant très bien qu'ils vont être réintégrés.

Je pense que maintenant cette réforme de retraite, elle doit être abolie. Nous, c'est ce que nous pensons. Elle est injuste, inefficace et elle ne correspond pas au modèle français.

Mais à ce moment-là, qu'il y ait une majorité de Français qui le disent, qu'ils nous mettent au gouvernement et nous la brojon. Alors Pascal, je je dois marquer une pause. On continue de de d'en parler, de dialoguer ensemble dans un tout petit instant.

Vous êtes toujours devant le grand dossier. Alors ces dernières heures, voilà le type de question qui se pose également. Les républicains jouent-ils leur survie ?

Le retour de la guerre des chefs, la droite rattrapée par ces démons ? Oui, rien que ça. Alors, qu'en pense le Rassemblement national Laurent Jacques Bélier, toujours avec nous sur ce sur ce plateau.

Allez-vous tenter de capitaliser sur cette situation ? Toujours pour en parler Valérien Nataf, Guillaume Roquet et Pascal Perry. Tout d'abord, le premier ministre avait dit non, pas de passation de pouvoir et ben Bruno Retaillot, il a fait une passation de pouvoir et il s'est exprimé.

Regardez aujourd'hui, c'est tout aussi librement que je quitte notre ministère, mais je continuerai à servir notre pays, notre nation, notre peuple tout aussi librement mais autrement. Je j'étais parfaitement conscient de la difficulté de l'exercice avec une majorité introuvable à l'Assemblée nationale et finalement dans une configuration politique assez confuse. Alors Bruno Retaillot il avait dit au LR pas de participation gouvernement.

Il y a six ministres LR dans les rangs du gouvernement. Ça vous satisfait ? Est-ce que vous vous dites bon alors comment on va profiter de cette situation ?

D'autant que nous on veut comment dire on veut une candidature unique LRN et cetera lors des prochaines élections. C'est l'occasion de renforcer cette proposition. Non, je crois qu'il y a rien de satisfaisant dans la situation actuelle ni dans la duplicité, disons-le, de monsieur Retaillot qui il y a quelques mois ne trouvait pas gênant de siéger à côté de Macronistes et même de socialistes au sein du gouvernement.

La même madame Jeunevar qui était secrétaire général de son mouvement qui faisait partie du même gouvernement. Et bien aujourd'hui parce qu'elle reste dans le gouvernement, il la remercie et la vire du parti. Tout cela n'est pas très compréhensible.

On a un peu l'impression que monsieur Taillot s'est fait tirer les oreilles par sa base militante qui lui a dit "Écoute, tu travailles avec les Macronistes, nous on se sent quand même beaucoup plus proche du Rassemblement national et je crois qu'il voilà, il a compris qu'il avait fait une bêtise, que Emmanuel Macron était radioactif et qu'il a voulu se protéger à quelques mois d'une présidentielle de cette promiscuité avec le chef de l'État. Mais enfin, il y a rien de sérieux là-dedans. Il y a rien de de solide.

Mais je vais rebondir sur votre question. Vous savez, nous on lance un appel euh aux élus locaux, à certains députés LR et aux électeurs LR. Vous êtes patriote, vous aimez votre pays, vous voulez plus de sécurité.

On y est Laurent Jacobelli, vous vous en profitez pour prendre la main, vous vous dites les LR ne sont pas en grande forme, on va pouvoir en profiter. C'est pas une question de profiter, c'est qu'on sait très bien qu'on ne pourra pas gouverner seul. Il faut gouverner avec tous ceux qui veulent sauver la France.

Euh monsieur Retaillot a un triste record, 434000 migrants supplémentaires, c'est le record de la 5e République. C'est monsieur Retaillot qui a ce triste bilan sur l'immigration. Donc on dit aux électeurs LR euh vous vous êtes trompés de chef de fil.

Euh travaillez avec nous pour redresser ce pays mais ne croyez pas que c'est en fricotant avec les Macron désormais vous êtes vous les bons chefs de fil ? Non non non. Nous voulons travailler avec tous ceux qui veulent sauver la France.

Et je vais vous dire, il y a aussi des souverainistes de gauche qui peuvent très bien nous nous rejoindre. Mais à part l'addition ou l'absorption de LR pour des motifs politiques, la différence, alors peut-être que Guillaume Roquet sera d'accord avec moi, c'est vos programmes économiques. Le programme de LR, c'est pas la même chose que le programme du Rassemblement national.

Et donc c'est bien de leur tendre la main mais ils ne veulent pas votre programme. Certains le qualifient même de programme de gauche. Oui.

Ben certains sont dans l'excès. Ça vous choque pas quand aujourd'hui dans le socle commun du Parti socialiste qui cohabitent avec des gens très proches de la droite libérale. Et bien ça veut dire que on peut se mettre parfois d'accord sur un programme.

Je pense qu'on est d'accord sur l'essentiel avec beaucoup d'électeurs LR, beaucoup de maires LR et même des députés LR sur la sécurité, l'immigration et même sur le fait qu'il faille faire une cure d'amaigrissement à cet état devenu obèse. Oui, il y a des points de différence sur les retraites par exemple, mais ce qui nous unit est probablement plus fort que ce qui nous divise. Et puis surtout la France est en situation d'urgence donc on va pas demander à chacun d'être 100 % d'accord avec l'autre.

On va se retroucher les retoucher les manches avec tous ceux qui veulent pour sauver ce pays. On veut une majorité avec tous ceux qui veulent. Valérie PCR, c'est de la réforme des retraites juste après Guillaume Rocket.

Moi, je pense que le le problème c'est que le piège macroniste entre guillemets ou la stratégie macroniste de 2017, c'est-à-dire le déplace le dépassement de l'opposition droite gauche, elle continue à être fatale aux républicains. C'estàdire que à chaque à chaque nouvelle étape de notre vie politique, ils s'affaiblissent un peu plus parce que euh euh entre rester fidèle au à ce qui reste du macronisme et accepter d'être les supplétifs du Rassemblement national, en fait, il y a il y a pas de troisème voix pour l'instant. Alors, je voudrais, je le disais, vous parlez de Valérie PC, elle publie à l'instant une tribune dans le Figaro.

Elle dit ceci : "Ne capitulons pas sur la réforme des retraites." C'est donc une tribune. Euh c'est une erreur ou c'est une force de la part des républicains de faire de la réforme des retraites à ce point une ligne rouge après euh qu'on ait parlé ensemble sur ce plateau des risques s'il n'y avait pas de suspension et donc s'il y avait censure et donc le budget et non mais il y a un risque budgétaire évident.

Enfin, tous ceux qui savent compter le le savent et raconter le contraire. Non mais au français c'est c'est une folie. Madame P Non non mais madame Pécrè c'est très sa position euh est est confortable pour en parler.

Elle est président du conseil régional d'Île-de-France et elle peut elle peut proclamer Urbier et Torbie que il faut une réforme des retraites en France. On le sait tous si vous voulez. Maintenant euh euh est-ce que les LR ont raison d'attirer l'attention sur la situation budgétaire de nos régimes ?

Je rappelle quand même que c'est un régime de long terme. La vous savez la retraite c'est pas l'affaire de le du mois qui suit ou de l'année qui c'est l'affaire de la génération qui suit. Et comme on a un système qui est intergénérationnel, solidaire et intergénérationnel, il faut il faut penser non pas sur 1 an mais sur 10 ans.

Grosso modo, on évalue l'équilibre d'un régime sur 10 ans. Il faudrait prendre les mesures aujourd'hui. Alors on peut toutes les solutions n'ont pas été explorées.

Je discutais ce matin avec un grand syndicaliste sur le sujet qui a tirait mon attention sur le fait queon avait pas mobilisé tel ou tel levier pour aller vers l'équilibre budgétaire. Très bien. Mais il faut le poser euh sur la table et puis alors surtout surtout Amélie cesser d'en faire une mulet, vous savez une espèce de chiffon rouge parce qu'on en discute de façon totalement irrationnelle aujourd'hui alors qu'il y aurait probablement des solutions logiques euh disponibles.

Et alors c'est pas un petit sujet quand même au sein de LR parce qu'il y a DLR dans mon souvenir qui disent il y a pas si longtemps que la réforme n'était pas bonne. Oui. Et un électorat qui est favorable à la suspension.

Absolument. un certain nombre de députés qui n'ont pas voulu euh voter cette réforme. Euh pourquoi ?

Parce qu'il considérait que c'était trop trop risqué vis-à-vis de leurs électeurs. Euh c'est vrai que le Rassemblement national est en position de force parce que euh une majorité de Français considère que ce sont les plus à mêmes de de de juguler l'immigration, de lutter contre l'insécurité. Et qu'est-ce qui reste au LR ? il leur reste le le brevet de bon gestionnaire et et mais le problème c'est qu'aujourd'hui la bonne gestion c'est quoi ?

C'est la réforme des retraites et il y a une majorité de Français qui sont contre. Donc c'est pour ça que comme le soulignait Pascal Perry, c'est c'est une femme qui n'est pas dans l'activité politique nationale, c'est-à-dire madame PCR, qui peut se permettre de tenir un discours de vérité parce que ce discours, il est sans conséquence électorale pour elle. Mais tout ça ressemble quand même à une impasse pour elle.

Non jacobé. Oui, vous savez que je ne suis pas d'accord avec cette réforme des retraite et le Rassemblement national a d'autres propositions. N'est donc pas d'accord avec les LR sur ce point-là.

Mais alors moi, il y a quelque chose que je ne comprends pas. Il y a 2 mois, cette réforme des retraites, si on ne la faisait pas, les LR nous expliquaiit que c'était la fin du monde et la fin de la France. Aujourd'hui, il nous expliquent qu'ils sont prêts à attendre pour ne pas avoir à censurer le gouvernement qui veut faire plaisir aux socialistes.

Alors, il y a un moment, soit ils nous ont menti sur l'importance de la réforme des retraites, soit ces gens-là n'ont pas de boussole. Dans les deux cas, je pense que ça ça mériterait un peu d'humilité de leur part et un peu plus d'économie. Ça ne ferait pas de mal au pays.

Et infiné, puisque je le rappelle le gros sujet, c'est que tic-tac la déclaration de politique générale c'est demain euh et laion la censure potentiellement à la clé. Les LR vont voter la censure comme un seul homme. Non, c'est plus compliqué que ça hein.

Oui, on on ne sait pas. Ça c'est ça fait partie aussi des inconnus et des comptes. On le disait la censure peut se jouer à moins d'une dizaine de voies.

On le sait. Il n'y a que les gens qui votent pour la censure donc contre le gouvernement de Sébastien Lucornu qui sont comptabilisés. Les vacances, les départs, un certain nombre de divisions à l'intérieur de chacun des groupes parlementaires.

Ça fait beaucoup d'incertitude. Ça pourrait se jouer donc à une dizaine de voix. Vous comprenez à quel point la situation elle est complexe, elle est tendue.

Il faut regarder vraiment ce qui se passe minute par minute en vue de cette déclaration de politique générale. Ce sera suivre demain sur LCI en direct. Sébastien lecornu pour son discours.

Merci d'avoir participé au grand dossier.