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Podcast / conversationFrance Culture (sur YouTube)· 13 avril 2018 10 minPortrait personnelCulture, médias & sport

André-Joseph Bouglione raconte comment il est passé à un éco-cirque, sans animaux

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12André-Joseph BouglioneFait
    « je suis la sixième génération dans le cirque et on a toujours eu des fauves »
  • 0:45André-Joseph BouglioneFait
    « on était des montreurs d'ours certainement un et puis à mon avis mon ancêtre qui a passé la frontière italienne pour arriver en france en 1830 »
  • 1:00André-Joseph BouglioneFait
    « mes ancêtres ont créé le cirque bouglione juste après la première guerre mondiale dans l'allier »
  • 5:30André-Joseph BouglioneFait
    « on va transporter notre matériel par voie fluviale ou par ferroutage ou par train selon les lieux »
  • 7:00André-Joseph BouglioneFait
    « personne ne l'a encore fait : un cirque traditionnel sans animaux »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

je suis la sixième génération dans le cirque et on a toujours eu des fauves toujours eu des beaucoup d'animaux en général tout bas les éléphants des fauves des chaudes dès le départ c'était une famille de cirque ah oui oui enfin dès le départ au départ on était des montreurs d'ours certainement un et puis à mon avis mon ancêtre qui a passé la frontière italienne pour arriver en france en 1830 sur son passeport ses marques et propriétaire de deux ours est une femme ou celle inverse je sais plus exactement mais bon déjà il y avait il y avait forcément comment dire à natalisme puisque ça ça remonte de très loin mais mes ancêtres ont créé le cirque bouglione juste après la première guerre mondiale dans l'allier à peu près aussi là que maintenant donc c'est votre grand père qui avec ses trois frères ça oui puisqu il était jeune encore à l'époque mais bon c'était déjà dans les tuyaux avec mon arrière grand père puis son succès assez fulgurant très rapidement qu'ils ont acheté de cirque d'hiver à paris tout à fait je peux faire c'est celle d'hiver en 1934 et ensuite donc vous vous avez travaillé et un gène au cirque d'hiver et après vous avez décidé de créer votre propre cirque tout à fait suite à des différends familiaux la famille s'est séparé et moi je suis parti de mon côté créé le siècle joseph bouglione en hommage d'ailleurs pourquoi joseph en hommage à mon grand père ça c'était en 93 à peu près oui non j'ai quitté la famille un peu avant vers 90 et en 93 j'ai été totalement autonome avec mon cirque comment était votre cirque dans les années 90 à quoi ressemble et il a six haltes traditionnelles tout à fait classique avec le petit plus de la famille bouglione on va dire l'ambiance là une espèce de spectacle très enlevé un chapiteau d'à peu près 1500 places nous tournions essentiellement à l'époque en région parisienne et à partir de 2000 on a tourné partout en france et donc vous avez des animaux on a vieilli nous avions des animaux tout à fait ouais on n'avait pas énormément d'animaux nous on base est plutôt le notre travail sur la qualité plutôt que la quantité on n'avait pas forcément 15 ou 20 lyon mais ils travailler d'une manière rare on va dire par rapport à d'autres établissements avec un travail plus précis plus à l'ancienne on va dire plus correcte avec les animaux on appliquer une méthode qui aujourd'hui a disparu parce qu'il ya pas eu de transmission voilà c'est ça qui est malheureux cette méthode c'était une méthode douce en réalité on approchait pratiquement pas les animaux mais on ne les touchez pas on ne touchait pas les animaux que ce soit un cheval un lion ou un éléphant les méthodes de dressage étaient les mêmes après avec les éléphants c'est c'est différent parce que moi personnellement j'ai pas dresser d'éléphant mais le dressage des les éléphants se fait très très jeune et c'est un dressage très violent très dur pour les petits éléphants en réalité les leur volonté leur est cassé et c'est pour aujourd'hui maintenant que je suis plutôt contre l'exploitation animale je vais pas je peux continuer avec ce à quoi à cette époque là dans les années 90 pour vous c'était impossible de créer un cirque son spectacle d'animaux en fait je ne voyais pas du tout à l'époque vous voyez moi j'ai aujourd'hui 44 ans bientôt 45 il ya que 4 5 ans j'ai pris conscience du gros problème que ça représentait pour moi pour mes animaux pour la société en général et aussi pour mes enfants dans l'avenir alors donc quand je vois aujourd'hui des circassiens qui ont 25 30 ans 35 ans je me dis que moi à cette époque là j'aurais préféré mourir que de ne plus présenter d'animaux sous le chapiteau donc il faut aussi comprendre leur position j'ai eu de la chance de rencontrer des personnes au cours de ma vie qui m'ont ouvert les yeux qui m'ont apporté un point de vue différent du mien et je sais que tout le monde aujourd'hui dans le monde du cirque a pas cette chance c'est peut-être aussi pour ça que sandrine et moi mon épouse on a évolué vient justement plus de compréhension envers les animaux comment s'est fait le déclic alors vous savez en fait en réalité il ya plusieurs éléments mais en fait au départ je n'ai jamais eu l'impression de maltraiter mes animaux donc si j'ai arrêté s'était pas parce que j'avais l'impression de les maltraiter mais en réalité emprisonné quelqu'un c'est pas forcément une promotion c'est pas lui rendre service quand on met les gens en prison c'est pour les punir et à partir de là tenir des animaux en captivité surtout quand ce sont des animaux en voie d'extinction et surtout si la finalité de cette captivité c'est une exploitation commerciale une exhibition pour le public à un moment donné avec sandrine avec mon épouse on s'est vraiment rendu compte que là on était on était face à un vrai problème et que ce problème là venait de nous et pas des autres sachant que votre épouse est issu d'une grande famille de doctor who oui tout à fait son père son grand-père étaient des dompteurs réputé reconnu dans le métier est elle même également et mais justement qu'on ait été un grand inventeur ou pas de toute façon comme je disais l'autre jour et on vivait en fusion avec nos animaux mais fusion ou pas il ya quand même exploitation quel que soit le traitement bon ou mauvais la finalité reste la même vous racontez dans votre livre un moment enfin vous alliez des éléphants et vous êtes rendu compte en fait l'éléphant qui dodelinent et je crois vous pensez que c'était parce qu'il était bien mais en fait c'était un signe d'anxiété je n'ai jamais été propriétaires d'éléphants mais quand on engageait des numéros d'éléphant et bien souvent les éléphants de weeds et un balancement de la tête et j'ai toujours cru jusqu'à ya très peu de temps réellement et parce que dans le métier c'est une commande hier c'est une idée reçue très courant que les éléphants font ça parce qu'ils sont bien parce qu'ils se plaisent où ils sont et que tout va bien en fait c'est une erreur c'est une erreur assez grave une grande ignorance car en réalité les éléphants qui font ça toutes proportions gardées bien sûr sont comparables à des add et au cumin petit peu comme les autistes qui ont un balancement je voudrais pas faire de malades comme est de maladresses parce que c'est c'est peut-être des cas très différents mais ça ramène à ce même problème et en même temps quand j'ai appris ça ça m'a rendu à mes yeux et aux yeux de ma femme les éléphants plus proche de l'être humain parce que finalement c'est un symptôme que l'humain également développe quand il est malheureux quand il a un mal être et ça comment vous l'avez appris qu'ils voulaient c'est plusieurs éthologue en réalité plusieurs éthologue pas un seul le premier j'y croyais pas le deuxième j'ai commencé à me poser des questions et puis au bout de trois ou quatre voix là et puis finalement aujourd'hui c'est une réalité scientifique comment s'est engagé le processus pour faire un cirque sans animaux ça a pris du temps j'imagine alors surtout on n'a pas encore fini on est encore en train d'un cube et tout ça c'est un projet très ambitieux qui soulève des problématiques assez surprenante on appris en fait tout ce qui se fait de mieux dans le monde du cirque qui on a regardé ce qui marchait pas ce qui provoquait trop d'impact écologique alors il ya le transport il ya la production d'électricité il ya plein d'éléments et donc on a travaillé là dessus pour réduire notre impact donc pour le transport on va transporter notre matériel par voie fluviale ou par ferroutage ou par train selon les lieux où on sera donc à chaque déplacement il faut trouver les entreprises pour sous traiter tout ça il faut trouver les bonnes solutions que ça coûte pas trop cher enfin voilà et puis rester cohérent avec notre engagement notre cahier des charges écologique totalement un écho siaka sillac écologique moi il ya 20 ans déjà c'était une idée mais il ya vingt ans la technologie n'était pas au rendez vous ni pour le transport ni pour la production d'électricité donc ça ça servait à rien aujourd'hui ces technologies là existent et sont pas encore démocratisée mais il ya moyen justement grâce à la médiatisation de l'éco chirac de mettre en avant ses solutions l'année dernière donc vous aviez annoncé médiatiquement que vous arrêtiez les animaux comment a été accueilli cette nouvelle avec notre collègue les circassiens en général et bien de manière assez surprenante très mal alors que finalement je parle pour de façon positive à mon avis pour le cirque traditionnel je pense que sa traditionnelle traverse une crise depuis de très nombreuses années pas seulement une crise financière mais aussi une crise morale quelque part une crise de crise d'identité aussi par rapport au public par rapport à l'or à leur propre image ils ne se rendent plus compte de la distance qui les sépare du public le public perçoit le métier d'une manière et les circassiens le perçoit d'une autre manière ce qui fait qu'aujourd'hui on est en décalage absolue avec le public on est à la limite d'une rupture à la limite de se fâcher avec notre public le cirque au départ c'est un métier populaire c'est un métier qui a vocation d'aller à la rencontre de son public qui n'est pas élitiste c'est un spectacle auquel normalement avant ce rendez toutes les couches de la population aujourd'hui c'est fini malheureusement 70% de la population le sépare les sondages condamne l'exploitation animale réclame l'interdiction des animaux dans les cirques et à partir de là même s'il y a 13 millions un chiffre dont je doute par ailleurs de spectateurs qui vont aussi la traditionnelle animalier ça représente les 15 20 % restants est en fait le gros de la population la majorité aujourd'hui de français a boycotté depuis longtemps les cirques animalier qu'il faut selon vous que le cirque traditionnel évolue il faut qu'il évolue il faut qu il il faut qu'ils remettent les pieds au 21ème siècle est ce que c'est possible ça bien sûr ils ont le choix moi je les fais je suis en train de le faire bien sûr que c'est risqué c'est un coup de poker un tout le monde me dit sans et d'animaux ça marchera jamais voilà et puis après on me reproche aussi de le faire par opportunisme ce qui est assez dissonant n'est ce pas donc moi je le fais je sais que il n'ya pas d'étude de marché qui peut me dire que ça va marcher puisque personne ne l'a encore fait un cirque traditionnel sans animaux pour l'instant c'est un c'est un prototype qu'on va lancer une expérience une expérimentation j'espère que ça va marcher et que ça va influencer les autres à le faire je suis persuadé personnellement que ça va être un succès