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interviewC à vous· 2 avril 2025 52 min

Marine Le Pen : quel avenir judiciaire et politique ? - C à Vous l’intégrale - 02/04/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe, Emilie, Pierre, Mohamed et Lorrain. - M.Bouhafsi: Un record est tombé aux Etats-Unis.

Un sénateur a tenu 25 heures en tribune. - E.Tran Nguyen: V.Poutine n'arrive pas à régler la guerre en Ukraine.

Rassurez-vous: elle n'aura pas lieu. - A.-E.Lemoine: Ah oui?

Vous le tenez peut-être de ce livre de F.Encel, qui publie ce livre aujourd'hui. Le pire, selon lui, n'est absolument pas sûr.

Il sera avec nous dans un instant. Patrick? - P.Cohen: L'avenir de M.Le Pen s'écrit en pointillés.

Une seule certitude: elle sera définitivement jugée d'ici à la présidentielle, mais éligible à nouveau, c'est très douteux. - A.-E.Lemoine: "Je ne me laisserai pas faire", c'est ce qu'a déclaré hier M.Le Pen au "Parisien".

Ca fait la une du journal ce matin. Une interview réalisée par notre invité, O.Beaumont.

Vous êtes reporter au service politique du journal "Le Parisien". Vous publiez ce livre. Vous racontez comment le palais présidentiel a isolé E.Macron et comment il continue à exercer le pouvoir tout en étant lucide sur le regard que lui portent les Français.

Lorrain? - L.Sénéchal: Dunkerque a résisté une mi-temps contre Paris.

Ca s'est mal terminé pour eux, malheureusement. Il y aura un clin d'oeil à O.Leray. - A.-E.Lemoine: C'est tous les vendredis dans "C à vous", O.Leray. - P.Lescure: V.Kilmer a été Batman, Jim Morrison, très grand dans des seconds rôles, inoubliable, comme dans "Heat".

Il se battait contre un très rude cancer de la gorge. Il est parti à 65 ans. On lui rendra hommage. - A.-E.Lemoine: Le cancer de la gorge tous les cancers ORL, on en parle ce soir, notamment avec G.Durand.

Il est important de se faire diagnostiquer en temps et en heure. G.Durand a combattu un cancer de la mâchoire.

On recevra également M.Drucker, qui a de quoi faire avec 60 ans de souvenirs à la télévision. A 22 ans, il espérait déjà avoir la longévité de son mentor, L.Zitrone.

Il a battu son record, largement. On est ravis d'accueillir A.Saada, autrice-compositrice-interprète, qui devient comédienne avec un spectacle adoré de Patrick.

Voilà pour le programme. Le dîner préparé ce soir par A.Ferreux-Maeght aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir à tous.

On écosse. Petit rectificatif. On a parlé de tenir le crachoir 25 heures.

Ce n'est pas un record. Si ma mémoire est correcte, Patrick avait fait un double édito de 26 heures 30. Pour le dîner? - A.Ferreux-Maeght: On va faire un petit toast.

Je continue la semaine détox. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'édito de Patrick.

M.Le Pen pourrait-elle concourir en 2027? Elle connaît le calendrier judiciaire qui l'attend. - P.Cohen: Mais pas son issue.

L'hypothèse qu'elle redevienne éligible est aujourd'hui loin d'être la plus probable. La cour d'appel de Paris promet d'organiser un nouveau procès dans un an environ pour une décision rendue à l'été 2026. Comptez 6 mois pour juger un éventuel pourvoi en cassation.

Vous auriez ainsi 5 ou 6 mois avant la présidentielle de 2027. Elle est prévue mi-avril. Des prévenus relaxés ou condamnés, qui auraient épuisé toutes les voies de recours.

Première instance, appel, cassation. Cela rendrait la décision finale difficilement contestable. C'est pour cela qu'il faut se féliciter de cette accélération du calendrier judiciaire.

Le problème pour M.Le Pen, c'est que rien ne garantit que la cour d'appel contredise le jugement de première instance. Il faut s'accrocher.

D'abord, seule une relaxe libérerait complètement la candidate, mais personne n'imagine sérieusement un tel revirement judiciaire après la démonstration du tribunal de l'existence d'un système de détournement et de l'implication personnelle de M.Le Pen, qui a été très bien documenté. Si la condamnation est confirmée en appel, il est peu probable que les magistrats renoncent à infliger des peines d'inéligibilité qui sont prononcées systématiquement dans ce type de dossier. - A.-E.Lemoine: Si la condamnation est confirmée à l'identique, est-ce qu'un pourvoi en cassation suspendra son application? - P.Cohen: Non, justement.

Même si la cour d'appel prononce une inéligibilité en supprimant l'exécution, un pourvoi en cassation, normalement suspensif en matière pénale maintiendrait les effets du jugement en premier instance. Elle serait inéligible au moins jusqu'à l'arrêt de cassation. Si M.Le Pen ne fait pas de pourvoi, l'arrêt d'appel deviendrait définitif.

Elle reste inéligible. - A.-E.Lemoine: Il n'y a donc pas d'issue pour M.Le Pen? - P.Cohen: Il faudrait que la cour d'appel réduise sa peine d'inéligibilité de 5 ans, à moins de 2 ans. 12 ou 18 mois seraient parfaits.

Le délai a commencé à courir dès le prononcé du jugement, il y a 3 jours. Vous ajoutez un an et demi et vous atterrissez fin septembre 2026, 7 mois avant le premier mois de la présidentielle. Voilà ce qui explique la stratégie du RN avec ses accents trumpistes.

Il s'agit de faire pression sur les magistrats de la cour d'appel. Le RN mise sur la colère des Français, plus que sur la justice. On voit déjà qu'une partie des électeurs RN ont intégré l'idée d'un plan B, B comme Bardella. - A.-E.Lemoine: Il y a aussi une solution politique. - P.Cohen: La proposition d'action de Ciotti de supprimer de la loi l'exécution provisoire dès l'inéligibilité avec effet rétroactif. - X.Bertrand: Voter la loi Ciotti-Le Pen?

C'est ça. C'est pour sauver M.Le Pen.

Et puis quoi encore? Ce serait impensable. Ca veut dire que l'Assemblée nationale remplace la cour d'appel.

Arrêtons cette confusion. - P.Cohen: Une confusion de plus sûrement illégale.

Ce n'est pas pour rien que la non-réactivité des lois fait partie de nos principes, pour qu'on ne puisse pas faire de la loi en vue d'un cas particulier. - A.-E.Lemoine: Reste que l'exclusion probable de la principale prétendante à la présidentielle soulève une question démocratique. - P.Cohen: Qui ne peut pas se résumer aux faux éléments de langage répondus par le RN et ses nombreux soutiens médiatiques. - E.Ciotti: Dans la motivation de l'exécution provisoire, on dit quoi?

La candidature de M.Le Pen à l'élection présidentielle constituerait un trouble à l'ordre public. Tout est dit.

La motivation n'est pas juridique. Elle est politique. - P.Cohen: On a souvent entendu ça depuis lundi.

Mais il manque un bout de phrase dans la citation d'E.Ciotti. Ce n'est pas la candidature de M.Le Pen qui causerait un trouble.

C'est l'élection d'une personne condamnée pour détournement et déclarée inéligible, qui pourrait l'être ensuite définitivement. Un condamné ne devrait pas pouvoir échapper à sa condamnation en allant chercher une immunité électorale. On a eu cette même problématique aux Etats-Unis.

La justice allait-elle empêcher D.Trump de se présenter? Elle a finalement été trop lente et pas assez vigoureuse.

En France, le droit au recours n'est pas un droit acquis à la lenteur de la justice. Finalement, on a une justice plus rapide. M.Le Pen devrait pouvoir exercer tous ses recours d'ici à l'élection, mais sans garantie pour son avenir politique. - A.-E.Lemoine: Jouer la colère des Français plutôt que la colère des juges, c'est la stratégie du RN depuis lundi et ça va durer dans les semaines et mois à venir. - O.Beaumont: Les attaques contre les jugements, c'est la stratégie du RN depuis toujours.

On est dans discours victimaire, complotiste, sur lequel M.Le Pen et J.-M.Le Pen ont fait toute leur carrière politique depuis 60 ans. - A.-E.Lemoine: On avait assisté à la mise en place d'une stratégie de la cravate, de normalisation. - O.Beaumont: M.Le Pen considère aujourd'hui qu'elle n'a pas d'autres voies de recours. - O.Beaumont: Elle est condamnée à une exécution provisoire.

Elle a un mur face à elle. On est sur une ligne de crête. Tout son argumentaire repose sur le fait qu'elle ne prône pas la révolution.

Elle n'appelle pas ses électeurs, ses supporters à aller manifester devant l'Assemblée nationale, devant les grilles de l'Elysée. Elle dit qu'on va utiliser tous les moyens démocratiques et pacifistes en leur possession. L'utilisation de la pétition, l'organisation d'un grand rassemblement qu'ils vont organiser ce dimanche à Paris, et les outils politiques. - A.-E.Lemoine: Comment vous l'avez trouvée, hier, pendant l'entretien que vous avez eu avec elle? - O.Beaumont: Pas du tout abattue.

Elle est remontée tout de suite sur son cheval. A chaque fois qu'on a avancé des arguments, que ce soit juridiques et politiques, elle a réponse à tout. Quelque part, cette condamnation lui a redonné encore plus de jus.

On l'a sentie abattue au moment de l'annonce de la juge. Elle ne s'attendait pas à cette décision lourde, à une exécution provisoire. C'est là où on peut considérer qu'ils ont été très naïfs.

On rejoint la psychologie de M.Le Pen. C'est une figure qui s'est toujours construite dans le combat politique, dans l'opposition face aux autres.

Sa vie politique commence à 8 ans, quand l'appartement familial est dynamité par 5 kg de bâtons de dynamite devant leur porte. Pour elle, c'est une étape comme une autre. Elle dit: "C'est un combat comme un autre." - P.Cohen: D'où les parallèles qu'on fait avec les combats de son père.

Cette manifestation à Versailles en 98, une fois J.-M.Le Pen reconnu inéligible...

Est-ce qu'elle voit une issue judiciaire? - O.Beaumont: C'est ça qui est compliqué.

Elle n'a pas du tout l'intention de changer de stratégie. Elle considère qu'ils n'ont rien à se reprocher. Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel.

On ne parle pas d'emplois fictifs. - A.-E.Lemoine: Qui lui ont été reprochés... - O.Beaumont: Je reprends ses propos.

Le MoDem de F.Bayrou, qui a été jugé pour les mêmes faits, n'a pas du tout adopté la même défense, en expliquant qu'ils avaient peut-être commis quelques erreurs, qu'il y avait eu des trous dans la raquette...

Le statut d'assistant parlementaire, ça rejoint le statut d'assistant dans les collectivités locales...

Tout le monde sait que les frontières sont très floues entre le mandat politique, le mandat militant...

Eux ont fait un peu amende honorable et ils ont eu des peines bien plus allégées. F.Bayrou a été relaxé. - P.Cohen: Cela va au-delà...

J'ai lu cet après-midi les motivations du tribunal. Cela va au-delà du déni ou de la proclamation d'innocence. Le tribunal reproduit des pages entières de déclarations de M.Le Pen disant: "Je ne reconnais pas la compétence de ce tribunal.

Je ne reconnais pas la légitimité du Parlement européen. Je ne reconnais pas la nature même des délits qui me sont reprochés." Elle reproduit ses déclarations dès l'ouverture du procès.

Le tribunal dit: "10 ans après le début de l'enquête, alors que toute la procédure a été validée plusieurs fois par la Cour de cassation, cette absence de prise en compte de la réalité nous fait craindre une récidive." C'est le raisonnement. - O.Beaumont: L'argument de la récidive, elle leur renvoie en expliquant que cette affaire remonte à 2016.

Depuis 10 ans, personne n'a eu quoi que ce soit à leur reprocher sur l'utilisation des deniers publics avec les assistants parlementaires. - P.Cohen: Il y a eu une condamnation sur le financement... - O.Beaumont: On est sur les assistants parlementaires du Parlement européen.

Elle considère que depuis 9 ans, ils n'ont pas été pris la main dans le pot de confiture sur ce sujet. - A.-E.Lemoine: Quand on l'interroge sur la réalité des menaces des juges qui sont menacés, sous protection judiciaire pour certains, M.Le Pen répond: "C'est scandaleux, mais c'est de plus en plus banal." - O.Beaumont: C'est le propre de notre société.

Ces menaces se font beaucoup sur les réseaux sociaux. Le soir même du verdict, le quartier, les environnements de l'appartement de la magistrate ont été mis sous surveillance policière. La stratégie de respectabilité, cette ligne de crête permanente...

Au moment de la condamnation, J.Bardella dit que la démocratie est exécutée. Ca excite tous les supporters de M.Le Pen, qui veulent crier vengeance et qui veulent des règlements de compte. - A.-E.Lemoine: Après 2 jours de silence, E.Macron a pris la parole ce matin en Conseil des ministres pour rappeler que la justice est indépendante.

Des propos rapportés ensuite par la porte-parole du gouvernement. - S.Primas: Il a rappelé 3 choses.

La première, c'est que la justice est indépendante et qu'il faut la respecter comme un pilier de notre démocratie. La seconde, pour rappeler que les menaces faites sur les magistrats sont absolument insupportables et intolérables. La 3e, pour rappeler que chacun a le droit à une justice équivalente.

Le droit est le même pour tous. - A.-E.Lemoine: C'est un rappel très général des principes sur la justice.

On sent qu'il ne pouvait pas aller au-delà. A l'Elysée, on s'inquiète des conséquences de ce jugement sur l'opinion française? - O.Beaumont: Forcément.

Les conséquences sont déjà là. Imaginez le scénario qui pourrait se produire. Patrick a évoqué le quantum de peine qui pourrait être revu à la baisse.

Elle pourrait être condamnée avec une peine d'emprisonnement de 1 an ou 2 ans, ce qui lui permettrait d'être candidate à l'élection présidentielle. Vous imaginez ce scénario, 7 mois avant la présidentielle? C'est un scénario à la Monte-Cristo, quelque part. "Le système a voulu m'empêcher, m'écarter de l'élection présidentielle, et malgré tout, j'arrive." Elle aurait un côté survivante de toutes ces épreuves.

Cette vague-là sera très difficile à contrecarrer. - A.-E.Lemoine: Un autre dossier que suit actuellement E.Macron, c'est l'Algérie.

L'écrivain B.Sansal a fait appel de sa condamnation à 5 ans de prison. Une annonce qui intervient 2 jours après un appel entre le président français et le président algérien pour relancer le dialogue entre les 2 pays, avec l'espoir de résoudre rapidement cette crise? - O.Beaumont: On voit bien que la situation évolue.

Il y a un canal de discussions qui s'est rouvert entre Paris et Alger depuis quelques jours. Il y a une reprise en main sur ce dossier d'E.Macron, avec un B.Retailleau qui, à ce stade, n'est plus considéré comme un interlocuteur pour le président algérien.

J'en veux pour preuve que c'est le ministre des Affaires étrangères qui se rend à Alger dimanche prochain et que G.Darmanin, ministre de la Justice, a annoncé qu'il allait se déplacer dans quelques jours à Alger. On a demandé à B.Retailleau de faire un peu retomber la température.

Mais c'est assez traditionnel, dans les relations entre Paris et Alger depuis toujours. Au milieu de l'année 2021, il y a eu des gros moments de tension sur le sujet des expulsions et de la non-application des OQTF. Le canal diplomatique était totalement rompu entre les 2 rives de la Méditerranée.

Ca s'était décanté après. Les choses évoluent après ce moment de crispation. Ce qu'attend E.Macron, c'est une grâce présidentielle du président Tebboune. - A.-E.Lemoine: Les dossiers étrangers accaparent tellement le président Macron qu'il n'a plus de bande passante pour quoi que ce soit d'autre.

C'est encore plus vrai depuis la dissolution, une dissolution qui lui fait dire: "Les Français ne voient pas tout ce que j'ai fait pour eux et ne m'aiment plus." - O.Beaumont: Cette confidence est faite à la fin de l'automne dernier, dans son bureau, auprès d'un interlocuteur.

C'était l'époque où E.Macron est au plus bas dans les sondages. Il ne se représentera pas.

Lui a jusqu'à ce sentiment d'injustice sur son bilan, sa personnalité, sur ce qu'il considère avoir fait pour les Français durant les grands moments de crise, particulièrement la crise covid. Cette confidence, qu'il prononce à l'automne, se concrétisera quelques semaines plus tard par des mots de la première dame, B.Macron, lors de l'opération de promotion des Pièces jaunes, qui, forcément, est interrogée sur le moral de son mari et qui reprend ces mêmes termes. "Il travaille beaucoup..." Les affaires étrangères occupent plus de 50 % de son activité.

C'est un canal qui occupe tout son emploi du temps. Il y a des entretiens avec les chefs d'Etat étrangers, les préparations de rencontres, les réceptions de chefs d'Etat à l'Elysée...

On l'a vu avant-hier encore. Parfois, ça paraît décalé. Le palais de l'Elysée est une enceinte militaire.

Le roi du Danemark...

Ce sont des images qui se heurtent avec la réalité. Mais cela fait aussi partie du quotidien de représenter la France, y compris au sein du palais de l'Elysée. - A.-E.Lemoine: Encore plus depuis qu'il ne gouverne plus car c'est F.Bayrou. - E.Tran Nguyen: Une coupure aussi due au lieu, le palais de l'Elysée.

Le président s'y sent seul. Il s'y est laissé enfermer. C'est pour ça que vous avez choisi ce titre, "La Tragédie de l'Elysée". - O.Beaumont: Tout le monde connaît l'Elysée, mais personne ne le connaît, en fait.

Je me suis rendu compte en enquêtant pendant un an et demi pour ce livre que je connaissais mal ce palais, qui est très mal fichu pour l'exercice du pouvoir au quotidien. Le bureau du président de la République est au milieu du bâtiment central, l'hôtel d'Evreux, construit en 1720. L'Elysée, c'est une succession d'ailes, d'appendices... - E.Tran Nguyen: 355 pièces au total. - O.Beaumont: 11 000 m2.

Le président est tout seul au premier étage, dans le salon doré, le bureau central. Il y a 2 seules personnes qui ont un bureau au premier étage, E.Macron et son secrétaire général, A.Kohler jusqu'à présent.

L'Elysée est un endroit qui enferme, qui isole, qui coupe du reste du monde et des Français. Cela favorise le phénomène de cour, qui est inhérent à la géographie du lieu, et qu'E.Macron entretient, car il reprend beaucoup de codes monarchiques dans sa fonction présidentielle.

Tous les rituels du quotidien... - A.-E.Lemoine: Il aurait pu s'en passer. - O.Beaumont: Il avait considéré déménager de l'Elysée.

Bercy est beaucoup plus fonctionnel, mais beaucoup plus froid. La chancellerie allemande a eu des nouveaux locaux il y a pas longtemps, qui sont très froids mais très fonctionnels. Au plus fort de la crise des "gilets jaunes", il y avait eu une réunion à l'Elysée et une conversation sur le fait d'envisager de quitter...

L'Elysée, c'est en plein coeur de Paris, 7e arrondissement, les beaux quartiers... 8e arrondissement, pardon.

Avec les boutiques de luxe. Ca ne colle pas avec les Français. Il y avait une réflexion pour déménager.

Ca a été très vite abandonné. Il aurait fallu des moyens de financement monstrueux. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Votre livre, c'est aussi le récit du cadre de vie d'un président, dans celui où le wi-fi, la télé tombent souvent en panne, où il faut parfois taper du poing sur la table pour avoir de l'eau chaude...

Mais un palais qu'E.Macron aime aussi faire visiter. Il avait fait cela en février dernier, pour un journaliste de CNN. ... ... - P.Lescure: Jolie formule, mais est-ce un lieu que le président aime malgré tout ou qu'il subit? - O.Beaumont: C'est un lieu qu'il aime beaucoup.

Les Macron ont beaucoup rénové le palais de l'Elysée depuis 2017. 40 millions d'euros investis pour la restauration de quasiment tous les salons de l'Elysée. Quand ils arrivent à l'Elysée, le palais est en très mauvais état, un état de décrépitude avancée, plus du tout aux normes électriques.

F.Hollande avait assumé...

Ce sont les rapports de la Cour des comptes qui le disent. - A.-E.Lemoine: Il avait assumé de ne pas faire de restauration. - O.Beaumont: Il considérait que les Français verraient d'un mauvais oeil le fait de dépenser des millions pour rénover l'Elysée.

E.Macron, cette visite, c'est son petit plaisir. C'est aussi un plaisir pour B.Macron.

A chaque fois qu'ils reçoivent des homologues étrangers, ils ont systématiquement le droit à leur petite visite. Ils ont beaucoup modernisé et rénové. Il y a beaucoup de pièces d'art contemporain qu'ils ont fait venir. 90 % vient du Mobilier national.

Ce sont des choses qui n'ont pas coûté d'argent aux contribuables et dont ils sont très fiers. Pour eux, c'est l'image de la France. Dans les premières semaines où il est arrivé à l'Elysée, E.Macron disait qu'il avait honte et quand il montait les marches de l'escalier Murat, car le marbre était fissuré, les rideaux détachés... "J'ai honte quand je reçois ici." - A.-E.Lemoine: "La tragédie de l'Elysée.

Dans l'enfer des quinquennats Macron", c'est signé O.Beaumont et ce sera disponible demain. Je vous conseille le chapitre 9, intitulé "Ca sent le président". - P.Lescure: Il faut vous expliquer, madame. - A.-E.Lemoine: C'est-à-dire? - O.Beaumont: E.Macron se parfume, beaucoup.

Une célèbre marque...

Il a une bouteille de parfum en permanence à disposition. On rappelait les codes de la royauté...

C'est devenu un attribut de son pouvoir. Cette odeur est très forte et prononcée. Ses collaborateurs savent quand il est passé, qu'il est là...

Notamment en Conseil des ministres. Plusieurs membres du gouvernement ont raconté qu'avant même que l'huissier ait annoncé "Monsieur le président de la République"à voix haute, ils savent que le président approche car son odeur arrive. Rien que ça, ça met une tension. - P.Cohen: A Versailles, ils ne se lavaient pas... - A.-E.Lemoine: Ils se parfumaient beaucoup pour cacher le fait de ne pas se laver. - P.Cohen: Vous n'avez pas compris ce que je dis. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup, O.Beaumont.

La Story de M.Bouhafsi. ... - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un discours qui marquera à jamais le Sénat américain.

Pendant plus de 25 heures, le sénateur démocrate Cory Booker a prononcé un discours puissant contre D.Trump en battant le record du plus long discours de l'histoire du Sénat. Il a lâché, la voix chevrotante: "Ce n'est pas une histoire de droite ou de gauche, c'est une histoire de bien ou de mal.

C'est une question morale." - M.Bouhafsi: Ce sénateur a profité d'un point de règlement du Congrès qui permet de conserver la parole à condition de rester debout et de ne jamais marquer de pause.

Pas le droit de s'asseoir et pas le droit de s'arrêter pour des besoins naturels. Ca a duré 25 heures. Depuis plusieurs semaines, ce sénateur se préparait. - M.Bouhafsi: Comme un symbole, c'est un sénateur noir qui fait tomber ce record jusqu'à présent détenu par S.Thurmond avec un discours raciste de plus de 24 heures contre un amendement qui visait à rétablir des droits aux Afro-Américains. ... - M.Bouhafsi: Ce discours de C.Booker tombe 48 heures après la dernière tentative d'E.Musk de faire élire un candidat conservateur à la Cour suprême du Wisconsin.

Arrivé sur scène avec un chapeau en forme de gruyère, sans aucune explication. Il a distribué 1 million de dollars chacun à 2 électeurs. ... - M.Bouhafsi: Comme quoi, l'argent n'achète pas tout.

Après avoir dépensé plus de 20 millions de dollars pour faire gagner le candidat républicain, c'est finalement la candidate démocrate qui s'est imposée cette nuit. - M.Bouhafsi: C'est une défaite pour E.Musk, qui évoquait une élection "pour l'avenir de la civilisation", rien que ça.

Il y a quelques minutes, E.Musk aurait déjà convenu avec D.Trump de son départ de l'administration américaine.

Les doutes de la politique de Trump gagnent chaque jour le camp républicain. A 21h, on devrait connaître les augmentations des droits de douane fixés à l'Europe. Certains se disent inquiets. ... - M.Bouhafsi: Sur l'international aussi, les doutes grandissent.

Alors que le président américain avait annoncé qu'il allait régler la guerre en Ukraine en 24 heures, plus de 2 mois après, toujours rien. ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, F.Encel, docteur en géopolitique, spécialiste du Moyen-Orient et maître de conférences à Sciences Po Paris.

Vous signez "La guerre mondiale n'aura pas lieu", comme une réponse à D.Trump qui évoquait il y a 3 semaines une possible Troisième Guerre mondiale si la question de l'Ukraine n'était pas réglée rapidement. Une posture apocalyptique qui n'a pas de sens, pour vous.

Pourquoi? Il ne faut jamais prendre Trump au pied de la lettre? - F.Encel: Pas seulement.

La posture apocalyptique n'a aucune valeur analytique. Le pessimisme déontologique n'a aucune valeur. Il y a suffisamment de crises, de raisons objectives d'être inquiets, prudents...

Il faut rester proactif. Dès lors que vous considérez que tout fout le camp, qu'on n'a jamais assisté à ce genre de situation, vous êtes dans le déni. Le déni de quoi?

Ce qui se passe dans le temps très long. Si vous ne contextualisez pas une crise, sur des temps longs, des décennies, des siècles...

Si vous ne contextualisez pas dans l'espace, vous ne pouvez pas comprendre une situation géopolitique. C'est la raison pour laquelle j'ai voulu essayer de nuancer ce climat, qui n'est qu'un climat anxiogène. Mais un climat ne fait pas la réalité.

La guerre mondiale n'aura pas lieu. - A.-E.Lemoine: Vous en êtes sûr? - F.Encel: Les raisons objectives qui me portent à le croire sont présentes.

Il y a un certain nombre de conflits mais ils sont très localisés. J'en veux pour preuve que le syndrome de l'été 14, qui rappelle des souvenirs cataclysmiques en France, n'existe pas. Cette alliance militaire qui a fait s'effondrer en quelques jours ou semaines un véritable système prospère, aujourd'hui, n'existe pas sur la planète. - A.-E.Lemoine: Il y a un rapprochement Poutine-Trump. - F.Encel: Merci d'apporter de l'eau à mon moulin.

Si 2 puissances considérables, capables de projeter des quantités et des qualités de forces telles qu'on peut aboutir à une guerre mondiale, qui sont capables d'entraîner des alliés...

Si ces 2 puissances se rapprochent, même si c'est pour une mauvaise raison...

Ca nous éloigne du spectre d'une guerre mondiale. Une guerre mondiale ne peut intervenir que par des puissances capables de la faire, de projeter une dimension de violence exceptionnelle. - A.-E.Lemoine: L'impérialisme américain, les menaces d'annexion du Canada ou du Groenland...

Ce n'est pas une source de conflit qui peut impliquer des alliances? - F.Encel: Ca le serait si monsieur Trump n'était pas dans une injonction contradictoire permanente.

Il a dit qu'il allait faire une Riviera à Gaza. Avec quoi? Des promoteurs immobiliers, des glaciers, des plagistes?

Il ne veut pas envoyer de soldats. Le 2e nord de sa boussole, c'est le mercantilisme absolu et le fait de ne jamais envoyer de soldats. Il ne l'a pas fait pendant 4 ans.

Pendant ses 3 campagnes électorales, il a affirmé qu'il ne le ferait pas. Il ne le fera toujours pas. On est dans une dimension négative mais, pour l'instant, elle n'est que rhétorique, sémantique et discursive. - A.-E.Lemoine: Si on n'assiste pas à un possible conflit militaire, ce qui est sûr, c'est que c'est une guerre idéologique, un choc des valeurs. - F.Encel: Il y a entre autres un choc des valeurs, un choc des intérêts qui se joue.

Le clivage ne passe pas toujours par là. Les démocraties européennes, occidentales, ont souvent eu pour amis et alliés des régimes, pour le moins qu'on puisse dire, qui n'étaient pas démocratiques. Sur le continent africain, dans le monde arabe et en Asie, jusqu'à l'Amérique latine dans les années 70, on était copains avec des gens épouvantables.

D.Trump n'a pas d'idéologie. Sur les questions de défense et d'affaires étrangères, il considère que si les Etats-Unis ont dépensé 1 dollar, ils doivent en récupérer 2.

Ne cherchez pas d'autre clivage. Je n'en ai pas trouvé. Là s'arrête sa boussole. - E.Tran Nguyen: L'inquiétude peut venir aussi d'ailleurs.

L'Iran affirme ne pas vouloir se doter de l'arme nucléaire mais accélère sa production d'uranium enrichi. Samedi, D.Trump a menacé de bombarder l'Iran en cas d'échec de négociations sur le nucléaire.

Le Guide suprême a assuré qu'il y aurait une riposte ferme si c'était le cas. Face à la montée de ces tensions, E.Macron a réuni un conseil de défense à l'Elysée.

Le ministre des Affaires étrangères s'est montré assez préoccupé sur ce dossier. - J.-N.Barrot: Notre conviction reste intacte: l'Iran ne doit jamais se doter de l'arme nucléaire.

Notre priorité est de parvenir à un accord qui contraigne de façon vérifiable le programme nucléaire iranien. En cas d'échec, une confrontation militaire apparaîtrait comme presque inévitable, ce qui aurait comme coût très élevé de déstabiliser très durement la région. - E.Tran Nguyen: En cas d'échec, une confrontation militaire apparaîtrait presque inévitable.

Il pourrait y avoir un conflit avec l'Iran? - F.Encel: Oui, mais pas un conflit mondial.

L'Iran n'a pas d'allié militaire. Il y en avait un: B.Al-Assad.

Vous apprécierez le caractère contemporain de cet allié...

Il y avait le Hezbollah, vous apprécierez également. Aucun Etat n'est allié de l'Iran. Même si, ce qui n'est pas impossible, il devait y avoir une intervention israélo-américaine contre les infrastructures nucléaires de l'Iran...

L'Iran pourrait riposter dans le golfe. Cela coûterait relativement cher. Pendant plusieurs jours, plusieurs semaines, la circulation, la navigation des supertankers serait ralentie et menacée.

Cela coûterait cher. Mais ça ne préfigurerait en aucun cas une guerre mondiale. La Russie, la Chine, l'Inde ou d'autres puissances ne viendraient pas au secours de l'Iran.

L'automne dernier, on a vu à quel point l'espace aérien iranien était nu face aux chasseurs-bombardiers israéliens. Si les Etats-Unis s'en mêlent, il peut y avoir localement des dégâts, mais l'Iran perdra cette confrontation. - A.-E.Lemoine: Un fonds sur la fin de la trêve, la trêve bafouée par Israël qui élargit son opération militaire en cours dans la bande de Gaza.

Qu'est-ce qui peut arrêter Nétanyahou? - F.Encel: L'épaisseur de la couverture médiatique du Proche-Orient est inversement proportionnelle à l'intérêt que portent à ce Proche-Orient les grandes puissances.

La dernière fois que des grandes puissances ont haussé un peu le ton lorsqu'il y avait une guerre israélo-arabe, c'était il y a plus de 50 ans, pendant la guerre du Kippour. Les Américains ont déclenché la pré-alerte nucléaire. Ca a duré 24 heures.

Ensuite, il y a eu un véritable accord de paix. Côté israélien, on a affaire à un gouvernement très nationaliste. En face, un Hamas qui ne prend pas comprend pas les rapports de force.

Politiquement, il n'a été aidé par personne, aucun Etat arabe. Une grande partie des Etats arabes ne veulent pas des Frères musulmans, dont est issu le Hamas. S'il ne passe pas des accords avec Israël, il perdra davantage.

Le vrai problème, c'est la population. La grande majorité de la population palestinienne n'est pas du Hamas. - A.-E.Lemoine: Merci. - P.Cohen: Très malin comme titre.

Si la guerre mondiale arrive, on aura d'autres soucis que demander le remboursement... - A.-E.Lemoine: C'est disponible depuis une semaine.

La façon dont vous prenez le contre-pied des prophètes de malheur...

Ca fait du bien d'avoir ces discours proactifs, comme vous dites. Le 5/5 de L.Sénéchal.

L'UFC-Que Choisir voudrait interdire le démarchage pour la rénovation énergétique, source incommensurable d'arnaques. - L.Sénéchal: L'association a analysé un millier de litiges recensés depuis 2018 et dénonce des "pratiques nocives massives, des commandes souvent inutiles en partie non honorées".

L'association parle d'un préjudice de millions d'euros. Elle demande un texte pour interdire le démarchage. En attendant, chacun sa technique.

Il y a ceux qui s'amusent à faire tourner en bourrique les démarcheurs. - C'est Sarah qui habite à côté? *-Non, on est opérateurs...

Vous connaissez? *-Combien on a de postes fixes en haut? Madame, vous demandez trop de choses. *-Je vais demander mon responsable. - Je suis super content. - L.Sénéchal: Pas sûr de l'efficacité.

Ca les fait rire. Il y a la liste rouge, Bloctel. Ce n'est pas très efficace.

Il y a aussi des initiatives privées. Des applications de téléphone qui filtrent des appels. Préfixe Bloqueur, gratuite, téléchargée 60 000 fois.

C'est made in France. Le développeur est un jeune habitant de Rouen. Son métier n'est pas développeur, c'est boucher. - J'aime rythmer entre les 2.

Voir les clients en boucherie et être isolé. - Je lui ai lancé un défi. Il l'a fait.

Il m'a bluffé. Il est doué pour ça. - Ce qui me passionne le plus, c'est la créativité.

Il n'y a pas de limite. - L.Sénéchal: Il est boucher et développeur.

Son application est gratuite. Il n'en tire aucun bénéfice. Il est une célébrité.

Son patron a même mis une affiche d'un article de presse local qui montre que son boucher est aussi un développeur. Ca attire peut-être des clients. Les sénateurs discutent jusqu'à demain de cette proposition de loi qui pourrait aboutir à l'interdiction du démarchage téléphonique. - A.-E.Lemoine: A Saint-Ouen, une maternelle pourrait déménager à cause du trafic de drogue. - L.Sénéchal: Les parents d'élèves affirment que de la drogue à plusieurs fois été découverte dans la cour de récréation, qu'un enfant a même ramassé un sachet de 3 g en septembre dernier.

Des bonbonnes de gaz hilarant ont été envoyées depuis les immeubles en surplomb de l'école et ont terminé sur le toit de la bibliothèque de l'école. Inadmissible pour les parents. - L'école n'est pas bien placée.

C'est entouré d'immeubles au-dessus. Des objets peuvent tomber dans l'école. Ils ont trouvé des choses très dangereuses pour les enfants.

C'est inadmissible. C'est un quartier dangereux. - Ca vous inquiète? - Beaucoup.

Ce n'est pas normal. Il faut déplacer l'école. - Tout à fait, il faut déplacer l'école.

Ce qu'ils ont trouvé dans la cour, un enfant de 3 ans peut le mettre dans la bouche. C'est inadmissible qu'une école soit dans cet environnement. - L.Sénéchal: La mairie a proposé de rapatrier des classes de maternelle dans d'autres départements plus loin du point de deal.

Entasser les enfants n'est pas une solution. E.Coquerel dit qu'on ne peut pas imaginer de fermer un établissement scolaire car il y a du trafic de drogue.

Mais il n'a jamais été question de fermeture. Il y a un affrontement politique avec K.Bouamrane. - K.Bouamrane: Je suis dans la cause du réel, pas derrière les hémicycles à faire du cinéma ou du buzz.

Il reste encore des points de deal à Saint-Ouen. Ce qui prime, c'est la sécurité des enfants, des parents, des assistantes maternelles. On rénove et on aménage le quartier.

On lutte contre l'impact des dealers. Ca aurait été un échec total si on abandonne et on laisse le quartier se refermer sur lui-même. - L.Sénéchal: La mairie précise que les locaux pourraient être occupés par les associations pour ne pas céder du terrain aux dealers.

Les parents seront consultés demain. - A.-E.Lemoine: Depuis ce matin, il faut une autorisation de voyage électronique pour se rendre au Royaume-Uni. - L.Sénéchal: Un ETA.

Il faut s'enregistrer en ligne avec son passeport via une application. Ca ressemble à ça. Ca coûtera, dès la semaine prochaine, 16 livres, quasiment 20 euros.

Pour la 1re semaine, c'est seulement 12 euros. L'autorisation de voyage est valable pendant 2 ans. Vous pouvez la faire dès maintenant pour plus tard.

On est allés gare du Nord, à Paris, au départ de l'Eurostar pour Londres. Les passagers ne sont pas ravis. - J'espère que c'est ça.

Peut-être qu'il faut autre chose. Normalement avec ça, je devrais pouvoir passer. - Ca, plus le passeport qui coûte 50 euros, ça fait un gros budget.

Plus le logement...

On se restreindra sur les restaurants. - Ca va peut-être en décourager certains. - L.Sénéchal: Pas de panique si vous galérez avec les nouvelles technologies.

Il y aura une période transitoire avec une tolérance qui devrait durer jusqu'en septembre ou octobre, selon le gouvernement britannique. Si vous le faites maintenant, c'est valable 2 ans. Je suis là pour vous simplifier la vie! - A.-E.Lemoine: Au Royaume-Uni, une série bat tous les records. - L.Sénéchal: "Adolescence", l'histoire d'un garçon de 13 ans accusé de meurtre. ... - L.Sénéchal: Cette série a déjà été vue plus de 66 millions de fois en 15 jours.

Elle est numéro 1 en France, au Royaume-Uni...

Dans 80 pays en tout. Au Royaume-Uni, c'est un phénomène de société. ... - L.Sénéchal: La série a même été discutée jusqu'au Parlement britannique.

Chaque épisode est un plan-séquence d'au moins une heure. Elle évoque de nombreux problèmes que traverse la société britannique: les crimes au couteau, la haine en ligne, la montée d'un suprémacisme masculin, l'isolement des ados...

Les acteurs de la série estiment qu'elle doit être vue par tout le monde. ... - L.Sénéchal: Ils ont été entendus par le chef du gouvernement, K.Starmer, qui recevait les créateurs de la série à Downing Street.

Il a annoncé que "Adolescence" allait être diffusée dans tous les collèges et lycées du pays. ... - L.Sénéchal: Ce sera forcément avec des profs.

Je vous conseille d'aller la voir, surtout si vous êtes parents. - M.Bouhafsi: Ca va devenir la série la plus regardée sur Netflix. - A.-E.Lemoine: On termine avec la belle résistance de Dunkerque face au PSG en Coupe de France. - L.Sénéchal: Les Nordistes de Ligue 2 ont perdu contre le leader de Ligue 1.

C'était un beau match sur France Télévisions avec notre O.Leray auprès des supporters dunkerquois. Elle a fait la fête avec eux. - O.Leray: Ils se poussent...

Je ne contrôle plus rien! - F.Lévêque: Qu'est-ce qu'ils ont à nous dire, les supporters dunkerquois? - L.Sénéchal: Ils y croyaient.

Ils menaient 2-1 jusqu'à la mi-temps. - O.Leray: Ca va être comment, la 2e mi-temps?

On ne dit pas ça à la télévision. On peut dire autre chose plus joliment? - L.Sénéchal: Ca ne s'est pas bien terminé pour les Dunkerquois. 4 buts à 2.

Bel hommage des supporters nordistes. - Jusqu'à la 45e, on y a cru. Après, L.Enrique a fait rentrer les titulaires en Ligue des champions.

On a sombré un peu. - Personnellement, je n'étais pas foot. Maintenant, je suis fan du foot dunkerquois.

Bravo, on est fiers de vous. - Merci, Dunkerque! - L.Sénéchal: C'était à Lille, au stade Pierre-Mauroy.

Le public était derrière Dunkerque malgré la défaite. "Merci, Dunkerque"! Malgré une belle image de D.Doué, étoile montante de Paris et des Bleus, qui, juste après le match, est allé saluer les supporters. - A.-E.Lemoine: Merci, F.Encel.

Dans un instant, A.Saada, M.Drucker, G.Durand, pour la campagne nationale Rouge-Gorge...