Emmanuel Macron à Londres : une visite d’État à deux visages
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« autour de 150000 immigrés illégaux ont quand même réussi à rejoindre les côtes anglaises en provenance de France »
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« Londres aide nos gardes- côte à mieux surveiller les smallbats remplis d'afghans, d'Iraakiens, d'Albanais ou d'éritrens qui rêvent de Tourtournion et de Pudding »
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« ce que réclame Carmer, tout premier ministre travailliste qu'il soit, va à l'encontre de la philosophie droit de l'OMIS du président français sur le sujet »
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Europin 6h 9h Alexandre le maire il est 8h-10 sur Europ l'au politique de Jean-Christophe Buisson bonjour Jean-Christophe bonjour Alexandre ce matin vous nous parlez de la visite d'état d'Emmanuel Macron en Grande-Bretagne une visite à deux visages et qui a commencé en tout cas de la plus royale des manières Yes Le moins qu'on puisse dire est que l'accueil réservé à Emmanuel Macron ne va pas arranger sa réputation de monarque contrarié vivant dans un palais éloigné de son peuple incapable d'entendre ses revendications un peu Louis X en 1789 voyez ou aide d'honneur royal à la sortie de l'avion promenade en Calèche pour rejoindre Winsor sous les acclamations d'une foule maintenue derrière des barrières salutation d'invités se baissant jusqu'au sol pour lui adresser leur hommage dîner en habit et robe longue pour Brigitte dans la salle Saint-George qui doit faire 10 fois la taille de votre appartement Alexandre au moins. Mais même si Emmanuel Macron a offert roi d'Angleterre une trompette de la garde républicaine et assuré aux parlementaires britanniques que les Français aiment beaucoup la monarchie mais pas chez eux comme pour se distinguer de toute cette majesté embarrassante, il aura du mal à effacer tous ces moments très points de vue image du monde. Mais l'honnêteté oblige à dire que cette réception grandiose va dès demain céder la place à des moments moins réjouissants.
Mais c'est pourtant bien un pays ami qu'Emmanuel Macron rend visite comme l'a d'ailleurs rappelé Charles II en l'accueillant. Bien sûr, Alexandre, la France et le Royaume-Uni ont depuis longtemps enterré l'âge de guerre et même si le Brexit a un peu entamé une entente cordiale officialisée il y a 130 ans et renforcé dans les deux guerres mondiales et que certaines tensions dans le domaine économique notamment se font parfois jour, l'alliance entre nos deux pays est réelle et sincère. Mais il y a un sujet qui empoisonne nos relations et qui paraît éminemment complexe à dénouer, c'est l'immigration.
Rappelez-vous que c'est justement cette questionlà qui avait été une des raisons à l'origine du retrait de l'Union européenne décidée par la Grande-Bretagne après un référendum en 2016. Le peuple britannique souverain avait alors fait savoir à ses gouvernants qu'il en avait assez, que son pays se montre incapable de contrôler les flux migratoires en provenance du continent en raison de la sacrosinte liberté de circulation au sein de lieux. Mais depuis 2020 et le début effectif du Brexit, autour de 150000 immigrés illégaux ont quand même réussi à rejoindre les côtes anglaises en provenance de France.
Et même si moyennant quelques centaines de millions d'euros par an, Londres aide nos gardes- côte à mieux surveiller les smallbats remplis d'afghans, d'Iraakiens, d'Albanais ou d'éritrens qui rêvent de Tourtournion et de Pudding. Le flux se maintient à un niveau conséquent. C'est notamment pour mettre à place ce sujet qu'Emmanuel Macron et le premier ministre britannique K Starmer vont se rencontrer.
Alors, ils vont se rencontrer, oui, mais est-ce qu'ils vont s'entendre ? C'est pas écrit car ce que réclame Carmer, tout premier ministre travailliste qu'il soit, va à l'encontre de la philosophie droit de l'OMIS du président français sur le sujet. Et il est à craindre que celui-ci se paye une nouvelle fois de mots en dénonçant avec vigueur les trafiquants et les passeurs plutôt que d'agir.
D'autant que céder aux demandes anglaises reviendrait à donner raison à son ministre de l'intérieur et adversaire politique Bruno Rotaillot qui plaide par exemple comme nos voisins d'outremche pour un renversement de doctrines d'intervention des policiers et des gendarmes en mer. Ceux-ci qui sont plus d'un millier tout de même n'ont en effet pas d'autre droit d'agir sur un bateau en mer que pour sauver ses passagers s'il est en périle. Ce que Londres demande à Paris, c'est de laisser les autorités intervenir jusqu'à 300 m des côtes afin de pouvoir intercepter les canaux pneumatiques surchargés qui font monter des migrants près des plages après s'être lancé depuis des zones moins surveillées.
Puisqu'ils sont déjà sur l'eau quand ils chargent les candidats à l'exil, ces taxibautes ne peuvent pas être interceptés sauf à bousculer le droit maritime et déclencher l'ayantement des professeurs de vertu. Macron a franchi la manche. Osserosera-t-il franchir le rubicon ?
Emmanuel Macron