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interview28 minutes - ARTE· 20 août 2025 46 min

“Bloquons tout” : l’appel du 10 septembre / Les galères du surtourisme | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonsoir. Très heureux de vous retrouver pour une nouvelle émission de 28 minutes où l'été joue les prolongations et c'est pour ça d'ailleurs que toute l'équipe affiche d'ussi belles mines. Bonsoir à vous chers amis autour de la table.

Et l'actualité bien c'est la France frappée par le surtourisme avec une conséquence directe l'impossibilité pour les habitants de trouver des logements le plus souvent accaparés par des plateformes de location à l'image de Chamoni en haut de sa voie. Pour nous c'est véritablement la déstructuration du tissu social de la de la ville qui s'effectue. Alors on n'est pas opposé à ces plateformes.

Pour autant il faut trouver le bon équilibre. Le bon équilibre pour nous, ça a été de dire c'est un bien par personne uniquement qui sera susceptible d'être mis en location. Alors, est-il possible d'endiguer le phénomène ?

Dans une société qui privilégie le mouvement ? Peut-on empêcher les propriétaires de louer ou vendre leur logement à des touristes ? Nous en débattrons.

En fin d'émission, nous retrouverons ceux qui au début de l'été nous ont dit "Et ça vous dérange pas si on pose nos matelas dans le studio, c'est juste pour une semaine" et qui bah de mois plus tard sont encore là et nous en sommes d'ailleurs. Attendez très heureux hein. Bonsoir Quentin Darm et Marjola Adelson.

Alors au programme ce soir Quentin oui il est devenu le mouton noir de la famille royale norvégienne Marius Borg fait scandale dans son pays. Il est inculpé pour quatre viols et de multiples agressions sordides. Une descente aux enfers que je vous raconte en fin d'émission.

Et vous Mary ? Et bien on reste dans les pays nordiques mais on va en Suède à Kirouna. Là-bas une église a décidé de prendre la route mais à bord d'un skate géant.

Je vous raconte ça tout à l'heure. On vous retrouve en fin d'émission car avant nous allons tout bloquer. Alors si vous êtes attentif aux publications sur les réseaux sociaux, ce terme de bloquons tout vous est peut-être familier.

Il est accompagné d'une date le 10 septembre et rassemble une galaxie de mécontents qui appelle à manifester au début du mois prochain. Plusieurs parties de gauche ont rejoint le mouvement. Mais de quoi s'agit-il exactement ?

On en parle avec Sylvain Boulou, historien des mouvements sociaux. Et c'est tout de suite dans 28 minutes. [Musique] Bonsoir Sylvain Boulou.

Bonsoir. Vous êtes historien spécialiste des mouvements sociaux. Je vous présente l'équipe de 28 minutes.

Bonsoir Yan Roussev. Bonsoir Jean-Mthieu. Bonsoir tachat triou.

Bonsoir. Alors j'en parlais tout à l'heure donc bloquons tout. C'est ce mouvement né sur les réseaux sociaux avec un hashtag appelant à des manifestations le le 10 septembre.

Il paraît que le gouvernement regarde ça avec attention. Euh vous qui analysez justement et regardez les mouvements sociaux en tant qu'historien, est-ce que ça peut se prévoir une éruption sociale ? Ça dépend.

Euh dans la majeure partie des cas, non. Après, il se trouve que quelquefois il y a des mouvements sociaux qui auront pu être plus préparés que d'autres. Mais dans la majeure partie des cas, des vraies explosions sociales comme on a pu voir pour les gilets jaunes ou plus en amont pour M 68, c'est quelque chose d'assez spontané.

C'est spontané. Et ben on va essayer de comprendre justement de quoi il s'agit ce mouvement bloc tout avec vous. Mais juste avant figurez-vous que vous avez le profil idéal pour être invité dans cette émission et tout de suite Olivier Breu va vous expliquer pourquoi. [Musique] Des militants veulent tout bloquer le temps d'une journée et mettre la France à l'arrêt.

Pour comprendre cette nouvelle révolte, vous Sylvain Boulou, l'historien des mouvements sociaux, vous avez le profil idéal. Il y a une tradition en France effectivement de mouvements sociaux depuis depuis le 19e siècle qui a accompagné la naissance du mouvement syndical et parce que en France il y a un affrontement entre les salariés et leurs patrons qui qui n'ont pas les mêmes intérêts. Professeur d'histoire géographie à Reince, vous scrutez depuis des années la généalogie des révoltes françaises.

Vous avez analysé la colère contemporaine dans mensonge en gilet jaune. Redonner voie aux insurgés dans le peuple du drapeau noir ou revisiter l'histoire des soulèvements dans mouvement protestataire et lutte populaires. Là, nous sommes à Bordeaux et les manifestants ne sont pas tendres avec leur mère.

Jup desmission, quelques 20000 à défiler et un peu de bousculade avec un cordon de CRS. Vous rappelez combien la mémoire des grves victorieuses 1936 1968 1995 continue de hanter l'imaginaire collectif alors même que depuis 20 ans, la plupart des mobilisations sociales se sont soldées par des échecs. La prochaine révolte, certains l'imaginent sous ce mot d'ordre, bloquons tout.

Un premier rendez-vous est fixé au mercredi 10 septembre. Le 10 septembre c'est nous. Le 10 septembre c'est toi.

Le 10 septembre c'est la France qui reprend vie. Né dans les cercles militants radicaux, souverainistes et relayés par les réseaux sociaux, l'appel entant arrêter la machine économique par la grève, le boycott et le confinement volontaire. Rejet des élites, défense des services publics, hausse des salaires.

Les revendications sont classiques mais l'idée d'un blocage généralisé interroge. Les forces syndicales et politiques hésitent. FO et la France insoumise ont été les premiers à le relayer.

Ce mot d'ordre peut-il quitter l'entreo radical pour devenir une force de masse ? peut-il réveiller une colère comparable au gilets jaunes et s'inscrire dans l'histoire longue des mouvements contestataires que vous avez étudié ? Dans l'imaginaire collectif, la grève reste symbole de triomphe mais la réalité c'est qu'elles ont souvent été tristes, sanglantes, réprimées.

Voilà. Alors, rappons juste la France a soumis ses joints à ce mouvement et également là depuis cet après-midi le parti communiste français. Une chose, Sylvain Boulou, quand on regarde un petit peu bah finalement ce qui se passe avec ce hashtag bloquons tout, est-ce qu'on on arrive à à comprendre et à savoir d'où ça vient, comment ça apparaît en fait ça ?

Alors, il y a eu plusieurs plusieurs cercles différents qui ont relayé ce hashtag. C'est-à-dire que c'est parti d'abord effectivement, comme ça a été dit, des cercles souverainistes et de ce qu'on pourrait appeler l'extrême droite nonparlementaire. 2è groupe qui s'est joint, c'est les anciens gilets jaunes. 3è groupe qui est à la marge entre les deux qui sont les antivac antiovid qui ont pu exister et de l'autre côté de la sphère politique une partie de la gauche non parlementaire et de l'ultra gauche qui a aussi appelé à ce à ce rassemblement.

Depuis, il y a une partie des forces politiques à la fois de la droite radicale et de la gauche. Alors là, pour le coup plutôt parlementaire puisque Lfi et le Parti communiste sont des forces parlementaires qui ont appelé à rejoindre les manifestations. L'originalité par rapport au gilets jaunes, on était dans l'ultra l'extraparlementarisme absolu, c'est que là et dans l'extra syndicalisme absolu, c'est que là les centrales syndicales une à une commencent à appeler à rejoindre le ce mouvement.

Alors, il faut voir pourquoi. Parce qu'il y a d'autres colères que celles qui existaient au moment des gilets jaunes qui sont en train de de se de se surrajouter. Donc là effectivement, il y a selon une formule qui est utilisée une ver une convergence des luttes.

Après, il est pas du tout sûr que parce qu'il y a des appels à manifestation que pas pu on va dire. Qu'est-ce qui réclame ? Vous nous parlez de ces convergences des lutes ?

Qu'est-ce qui réclame ? Alors, c'est un peu comme c'est un peu comme pour les gilets jaunes, c'est des revendications extrêmement contradictoires, c'est-à-dire qu'on va avoir d'un côté un peu de moins de fiscalité, de l'autre côté beaucoup plus de services publics. Alors, il va falloir résoudre l'équation puisque d'un côté ou de l'autre, c'est pas la même chose.

Vous pouvez avoir de nouveau des formes d'hostilité à trop de réglementation et d'un autre côté euh justement davantage de réglementation pour que euh il y ait un certain nombre de fraudes par exemple des fraudes fiscales qui soient euh évités. Donc effectivement, comme pour les mouvements sociaux non coordonnés par les forces syndicales depuis une dizaine d'années ou les mouvements sociétaux, on va dire, on a une espèce de de fatra et de mélange qui fait que on sait pas forcément où ça peut aboutir et ce que ça va ce que ça va donner. Il y a il y a tout de même une expression qui revient souvent chez des organisations populises de droite comme de gauche, c'est ce terme de peuple souverain.

Ça ça revient énormément aussi parmi les revendications. Oui. Bah ça alors si on fait la souveraineté du peuple, c'est une revendication aussi vieille que la révolution française.

Après les choses ont changé. C'est-à-dire que ce que chacun va mettre derrière la souveraineté du peuple ne va pas être forcément la même chose. C'estàd que si vous prenez un certain nombre de d'appels à manifestation, c'est la souveraineté du peuple en tant que le peuple français excluant une partie de des autres des immigrés par exemple des étrangers.

Donc le peuple, c'est un concept assez flou et et assez diversifié en fonction de la personne qui va euh qui va l'utiliser. Donc là, il faut faire aussi attention à qui a et surtout à qui appelle. C'est-à-dire que la notion de peuple va pas être la même si vous avez quelque chose qui vient de des sphères souverainistes ou de des sphères de la gauche radicale.

Gauche radicale. Alors, bloquons tout. Ça c'est le slogan.

Mais on va voir avec vous Natacha. La question c'est comment ? puisque on va voir qu'il y a différents modes d'action envisagés he alors pour le moment là encore c'est c'est un peu flou mais ça commence à s'organiser.

On voit fleurir un peu partout en France des agoras citoyennes des assemblées générales dans différentes villes. Certaines actions évoquées sont plutôt traditionnelles. On appelle à faire grève, à manifester, à bloquer des raffineries, des autoroutes ou des ports ou encore à occuper des lieux symboliques comme par exemple des préfectures.

Mais on voit aussi des modes d'action moins classiques. L'appel au blocage économique avec l'arrêt total des opérations bancaires, une grève de la carte bleue, une journée zéro consommation, zéro shopping, grève des produits de la Française des jeux et de tout ce qui peut rapporter à l'État. On peut lire sur ce groupe Facebook.

Et enfin, une autre idée plus étonnante, le confinement volontaire. Reste chez toi ou rejoins une action locale ou encore jour férier supprimé. C'est le 10 qu'on va rendre férier.

Alors Sylvain Boulou, cet appel à rester chez soi, cet appel au confinement, est-ce que c'est quelque chose d'un peu inédit comme ça dans l'histoire des mouvements sociaux ? Oui. Alors, en fait, il y a plusieurs appels qui se superposent, c'est-à-dire qu'on a effectivement la vieille les vieilles traditions plus ou moins issues du syndicalisme d'action directe du 19e siècle qui peuvent être manifestation, blocage, voir pour aller jusqu'au sabotage.

Après, on a une effectivement la deuxième chose un appel de d'un groupe de lycéens et d'étudiants qui est plutôt à gauche de l'échéquier politique qui va dire on reprend un jour férier sur un mode humoristique, on pourrait dire un peu postuationniste. Et puis effectivement, il y a un troisème élément alors qui est pas nouveau parce que si on fait attention, il y avait un footballeur qui s'appelait Éric Cantona qui il y a quelques années avait déjà lancé ce mouvement en disant on va pour Ouais. pour pour faire pour faire chuter ou faire évoluer le capitalisme, on va il faut ne plus utiliser sa carte bleue boycotte bancaire ce qui avait été repris par certains députés de la al-là c'était de du front de gauche euh certains députés du front de gauche.

Donc ce mouvement existait, cette volonté de bloquer l'économie par une non participation à la vie économique. Donc c'est quelque chose qui existait, qui avait pas été particulièrement diffusé et qui là revient comme un mode opératoire potentiel. Le confinement volontaire, ça c'est nouveau.

Alors le confinement volontaire, oui, ça c'est nouveau. Ça fait référence effectivement à quelque chose qui avait pas été prévu puisque c'est seulement depuis euh le Covid et avec quand on regarde vraiment le l'ensemble du spectre, il y a une dernière chose qui est une cristallisation sur le président de la République qui euh qui canalise les mécontentements. On sera pas nouveau hein, les plus les gilets jaunes.

Mais euh vous dites vous dites oui, vous dites que finalement c'est les syndicats sont rejoignent un peu le mouvement petit à petit, mais enfin il y a quand même une gêne que ce soit les syndicats ou les partis politiques. On voit bien qu'il y a pas une adhésion massive quand même. Non, il y a pas alors vous savez pour la France insoumise a pas de de difficultés à adhérer puisque justement ils se pensent ils rejoignent enfin ça rejoint un peu la volonté ou l'esprit de la France insoumise qui est une nébuleuse avec des collectifs existants un peu partout.

Alors, ce qui veut pas dire que la France insoumnie soit pas un parti parfaitement structuré et canalisé par ailleurs, mais dans les appels à manifestation, ça peut être ça. Donc là, ça c'est une première chose. Après, on a effectivement des partis politiques plus traditionnels, bien que quand on voit le parti communiste qui appelle à rejoindre, mais c'est le parti communiste d'aujourd'hui.

C'est plus le Parti communiste qui Oui, je vous rappelle que le Parti communiste en 81, c'était encore près de 20 % des voix. Aujourd'hui, c'est 10 % de c'est 20 % des voix. Donc on n plus dans une force là c'est 30000 militants maximum et on n plus dans le même rapport de force.

Le parti socialiste a pas appeler les les écologistes mon avis non plus et en plus vu v il y a une forme de méfiance vue un certain nombre de thématiques qui peuvent être employées qui peuvent être hostiles à au processus de décarbonisation qui peut exister dans la société française. Et ben en tout cas c'est à suivre le 10. On va voir si ce mouvement s'il prend ou pas.

En tout cas, merci beaucoup Sylvain Boulou. Je rappelle un livre qui n'a pas grandchose à voir avec le mouvement bloquons tout mais c'est toujours intéressant de prendre du recul. C'estes meurtres à la grande belle quand les communistes à l'époque justement quand ils étaient forts, flinguaient hein là les anarchistes.

C'est paru aux éditions du C. Merci beaucoup d'être passé ce soir par 28 minutes pour nous expliquer un petit peu les teneurs de ce mouvement. Allez, passons à notre débat.

Quel rapport entre le Pays-Basque, la Bretagne, Marseille, la Savoie et Paris ? Allez, je vous donne la réponse. Dans chacun de ces coins de France, les habitants ont de plus en plus de mal à se loger en raison de la pression touristique qui fait monter les prix des maisons ou des appartement et il devient possible donc se loger pour les habitants du cru.

Alors, est-il envisageable de réguler ce phénomène ou la loi du plus riche devient-elle la norme ? Quelle conséquence pour ces localités vider de leurs habitants qui ne vivent qu'avec les touristes au beau jour ? Nous en débattons juste après la mise au point d'Amira Swedem. [Musique] Les grands moyens, ça serait une diffuse la mission d'aujourd'hui c'est retirer les les CanirnB.

À la demande de la mairie de Paris, cet employé municipal fait sauter les boîtes à clés des locations saisonnières. La municipalité entend faire passer un message fort à certains propriétaires parisiens. La cible de tous ces dispositifs de régulation qui sont mis en place, ce ne sont pas des propriétaires qui louent leur logement occasionnellement pour mettre un peu de beurre dans les épinards.

La cible, ce sont des multipropriétaires qui ont décidé d'en faire un commerce, c'est-à-dire des gens qui achètent plusieurs appartements, parfois même des immeubles entiers qu'il transforment en hôtel clandestin. Paris compte 95000 logements mis en location saisonnière, deux fois plus qu'en 2022. Et le phénomène ne touche pas que la capitale.

Dans certaines villes comme Saint-Malot, la location touristique a pu représenter jusqu'à 30 % du parc locatif. Et les conséquences sont là. Certains habitants et employés de ces localités n'arrivent plus à se loger comme ici à Bidar dans le Pays-Basque.

Ça fait 1 an que je cherche et c'est vraiment la galère pour cette région. Alors que le terme sur tourisme vient de faire son entrée dans le Robert cette année, peut-on réguler ses conséquences sur l'immobilier ? Faut-il limiter voir interdire la location d'appartement au touristes ?

Comment consigner l'accueil des voyageurs et la qualité de vie des riverrins ? Voilà. Et pour en parler, nous recevons ce soir Jacques Baudrier.

Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes adjoint à la mer de Paris en charge du logement.

Et selon vous, si on laisse faire le marché, au bout de 30 ans, il n'y aura plus aucun logement à louer à Paris, dites-vous. Comme c'est déjà le cas à Barcelone, le vrai problème, c'est qu'il y ait tant de gens avec assez d'argent pour posséder des résidences secondaires en ville, c'est-à-dire des appartements qui laissent vide la plupart du temps. À vos côtés, maître Lauren Derry.

Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes avocate spécialisé en location touristique et en droit immobilier.

Vous êtes la principale représentante des propriétaires dans les affaires qui les oppose notamment à la mairie de Paris. Selon vous, les propriétaires qui souhaitent pratiquer la location saisonnière se sont victimes d'une chasse aux sorcières. Ils ont payé cher pour, dites-vous, avoir un droit de propriété.

Ils estiment avoir donc le droit de louer comme ils l'entendent. Et puis vangéis panaotisme. Bonsoir.

Bonsoir. Vous êtes président de MKG Consulting, un cabinet de conseil spécialisé dans l'hôtellerie et le tourisme. Selon vous, le surtourisme et bien ne concerne que quelques semaines par an comme quelques sites également comme par exemple les Calan hein de de Marseille.

Les collectivités locales ont dépensé beaucoup d'argent pour attirer les touristes et maintenant certaines localités disent qu'elles n'en veulent plus. Il faut donc trouver un point d'équilibre. Et pour entamer ce débat, c'est avec vous Hélène et le chiffre du jour.

Oui, comme le nombre de villes françaises qui obtiennent la plus mauvaise note au classement Touris Core. Alors, qu'est-ce que c'est que ce classement ? Et bien, c'est un petit peu comme le Nutriscor sur les paquets de céréales, ça va de A en vert à E en rouge.

Il s'agit d'un indicateur de pression touristique classé en E. Donc, tout en bas du classement, on retrouve Paris, Marseille, Nice, Ex, Ansy, en Tibe, Avignon ou encore Cann. Jacques Baudrier, vous n'êtes pas très surpris de voir Paris sur la liste des mauvais élèves ?

Paris est une ville extrêmement attractive avec beaucoup de touristes. Notre but n'est pas que le volume de touristes augmente mais de mieux le répartir. Moi, mon sujet en tant qu'adjoint au logement, c'est que le tourisme n'impacte pas trop les logements des Parisiens.

Donc c'est pour ça que depuis 10 ans, on a mené une bataille contre les meublés touristiques illégaux. Et cette bataille, on est en passe de la gagner puisqu'on a obtenu un vote, le vote d'une loi qui nous permet maintenant de réprimer les pratiques illégales. Donc les meublés touristiques illégaux, il y en a environ 25000 à Paris. ce nombre va se réduire très fortement et c'est plus notre problème numéro 1.

Notre problème, le problème du logement, c'est lié maintenant au trop grand nombre de résidence secondaire et là il y en a 300000. On va en parler, on va en parler de tout ça. Mais euh Panayoti, c'est vrai qu'on l'a vu, le mot sur tourisme est rentré donc dans le dictionnaire.

Quelle serait votre définition ? Moi, j'aime pas beaucoup la logique de sur tourisme parce qu'on va opposer les voyageurs, les visiteurs avec les locaux. On vit dans un monde, on a plus besoin de connecter les gens.

On voit bien qu'on a beaucoup d'anxiété. Je vous épargne l'actualité en ce moment. qu'on découvre qu'on découvre des cultures, qu'on montre ce que la France a offrir aussi en terme de savoir-faire.

Donc l'idée c'est de trouver plutôt quelque chose de mesuré, d'équilibré. On voit bien aujourd'hui que toutes les régions ou les départements vont avoir des arbitrages budgétaires à faire. Donc c'est voilà, c'est quand même compliqué de dire que cette activité économique qui est le tourisme que tous les pays cherchent à développer, nous on va la trop la contraindre.

Il faut l'encadrer mais il faut pas trop la contraindre. Trop la contraindre. Maître Derry, ce sont finalement c'est c'est le problème du logement hein pour les habitants qui habitent sur place.

On l'a bien compris le nerf de la guerre. Ce sont vos clients en fait les méchants dans l'histoire. Oui, c'est il semblerait mais mais il faut aussi les comprendre et alors je sais pas si je peux parler de ça maintenant mais en face on a aussi des lois qui ne sont pas adaptées pour les logements de location de longue durée et il faut savoir qu'aujourd'hui quand un locataire ne paye pas les propriétaires sont confrontés à 1 an et demi au minimum de procédure et sans pouvoir récupérer leur loyer ou d'une manière très difficile parce qu'ils sont bien sûr ils sont tentés d'aller du coup faire de la location à court terme Airbnb par exemple.

Oui, parce que les parce que je pense que beaucoup de choses sont aussi à réguler. Alors, vous l'avez dit, c'est vrai que cette année on a énormément parler de surtourisme et de problèmes liés aussi à ces locations. Mais il y a une époque où en France on en parlait pas du tout de ce sujet.

On va repartir en 1959. Vous allez voir, c'est d'autres vacances. À l'époque, on avait pas encore inventé le mot sur tourisme, mais certains sites font déjà rêver tous les Français comme ça tropé.

Et pourquoi pas oser le bikini ? Bah, c'est vrai que c'est tantant. Excusez-moi mademoiselle, vous êtes en train de prendre la bain de soleil.

Vous passez vos vacances à Saint-Ropèce pour quelle raison ? Oh, j'adore Saint-Ropé, c'est merveilleux. Vous êtes simple vous hein ?

Très simple. Merci. Allons voir un peu plus loin.

Donc vous passez vos vacances à Drobesse. Pour quelle raison monsieur ? Pour avoir du soleil évidemment.

Mais il y a pas qu'ici qui en a. Et vous mademoiselle ? Pour m'amuser ?

Oui. Bon, et vous mademoiselle ? Moi j'habite Saint Trempé.

Ah c'est une bonne raison. Vous avez quel âge ? 15 ans 15 ans lui paraissez pas merci.

Dites-moi, monsieur n'est-ce pas, faut-il dire Saint Tropè ou Saint Tropé ? Ah, Saint Tropé. Les Tropiens disent Saint Tropé, c'est à Paris qu'on dit Saint Tropèz.

Ah non, à Paris, on dit Saint Trope. Oh, ça c'est une horreur ça. Merci beaucoup.

Nous étions en 1959 et c'est vrai que ça paraissait très loin des sujets d'aujourd'hui. Mais c'est vrai que Jacques Baudrier, quand on voit ça, on voit une certaine innocence. Pourquoi un moment finalement ce sujet s'est imposé de ce problème de location de vacances d'BNB ?

Pourquoi ça s'est imposé ? parce que c'est un moyen de gagner plus d'argent. Donc un certain nombre de propriétaires malgré la régulation les lois qui ont été mises en place sont dit ben on va ne pas respecter la loi et essayer de gagner encore plus d'argent.

C'est la pas du gain. C'est pour ça que nous à Paris qui est la première destination touristique mondiale. Donc évidemment, on a été de plein fouet victime de de de ces avancées des des meublés touristiques illégaux et il y a eu donc une longue bataille qui a été menée qui a duré 10 ans et qu'on a gagné.

Alors ça c'est la bonne nouvelle en novembre dernier. Ce qui fait que le nombre de meublés touristiques illégaux restait limité. on l'a limité à 25000 et maintenant on est en train de gagner très nombreux procès contre un certain nombre de personnes que défend madame à ma droite et donc ce nombre de logements meublés touristiques illégaux va se réduire mais néanmoins aujourd'hui et on parle beaucoup de tourisme lié au problèmes de logement aujourd'hui on a un problème majeur dans toutes les grandes villes attractives et ce n'est plus loué plus pour à Paris lié au meublé touristique légaux c'est vraiment un sujet qui est beaucoup plus important 12 fois plus important c'est les résidences secondaires alors Vise pas notice pourant une chose euh à peu près même question ça répond tout de même à une demande si on parle il y a plus de touristes donc il faut les loger à un moment non ouais tout à fait en réalité on n pas développer suffisamment d'offres notamment hôtelières ce qu'on appelle l'hébergement marchand il y a eu tout ce lobbing des professionnels tels que les hôteliers pour dénoncer une concurrence desloyelles avec ces fameux meublés de touristes qui ont pas les mêmes réglementations ni les mêmes accès handicapés et cetera et cetera je vous épargne tous l'écueil donc là c'est bien va y avoir un rééquilibrage mais il faut garder à l'esprit que le tourisme c'est une politique de l'offre et en France on manqué d'ambition en terme de développement de l'offre et ce sont des alternatives qui ont permis de répondre à ces besoinsl puisqu'il y a eu des clients qui sont venus, il y avait une vraie demande.

Donc il faut qu'on rééquilibre ces logiques là, qu'on rééquilibre les flux, qu'on arrive à irriguer davantage et de façon plus efficace le territoire d'un point de vue économique en terme de tourisme. Il y a du tourisme, il y a de la demande, il y a des dépenses. Il faut maintenant qu'on organise ça intelligent.

Ou Lauren Derry, aujourd'hui les locations Airbnb sont limitées à 90 jours par an, 3 mois par an à Paris, à Marseille, bientôt à Lyon. Oui, problème. Alors, ça c'est pour les résidences principales.

Euh alors, il faut savoir que à la base, c'était 120 jours par an. Les maires de chaque commune peuvent abaisser ce seuil jusqu'à 90 jours. Alors, il y a plus de problème.

Ça dépend de quel point de vue on se on se place. Euh s'agissant des propriétaires que je défends et et puis pas que euh je je ne vois pas à quoi sert cet abaissement de seuil puisque'au final euh bah il y a un mois vacant, enfin une location, une résidence principale, c'est un appartement qu'on occupe au minimum 8 mois dans l'année. Donc concrètement, ça voudrait dire qu'on serait en droit de le louer dans les les 4 mois restants.

Je ne vois pas ce que ça change qu'on puisse louer 3 mois et enfin qu'on puisse louer que 3 mois et non pas 4 mois comme c'était jusqu'à présent. Et je trouve que ça impacte le coût des ménages. Euh et qu'est-ce qu'on risque quand même ?

Qu'est-ce qu'on risque si on va au-delà des 90 jours ? Ah bah vous risquez 10000 € d'amende qui va être bientôt porté à 15000. Euh voilà et pas que.

Ça alors mais Jacques Baudrier, c'est vrai que là où on peut se poser aussi la question par par année en infraction pardon. Là, on peut se poser la question aussi euh par rapport à ce combat. Vous nous avez dit, vous avez mené hein notamment avec cette loi donc de novembre 2024 euh sur pour limiter euh Airbnb, son développement aussi en France.

C'est qu'on a l'impression qu'Is qu'une ville comme Paris peut-être ne souhaite accueillir que des touristes fortunés puisqueB s'adresse aussi à des gens qui recherchent un habitat plus modeste. Non. Alors, il y a beaucoup les les locations, il y a beaucoup déjà on n'est pas opposé Airbnb par principe, on est opposé aux locations Airbnb illégaux.

Il y a plein de de Parisiens modestes, de classe moyenne qui louent leur logement, leur résidence principale moins de 90 jours par an. Il y en a des dizaines de milliers et c'est très bien. Et s'il y en a plus, c'est absolument pas un problème.

Et s'ils peuvent arrondir leur fin de mois, on est très content pour eux, il y a aucun problème. Le sujet nous, c'est quand ces activités sont l'objet de professionnels qui ont souvent 5, 10, 15, 20 logements et qui les louent toute l'année et donc qui enlève des logements aux personnes qui souhaitent habiter pareil. Il y a jamais eu autant de gens qui souhaitent abér Paris.

On n jamais eu autant de demandeurs de logements sociaux. On a jamais eu autant de réponses aux annonces de location dans le privé. Donc nous notre but c'est de protéger de pas d'empêcher les gens de louer leur résidence principale dans le casre de la loi.

Ils sont très nombreux, tant mieux, mais c'est d'empêcher les dérives. Donc nous, on s'est attaqué aux dérives uniquement qui sont massivement le fait de personnes qui sont multipropriétaires de très nombreux logements qui louent toute l'année. Vangéalis Panotis, on peut dire quand même qu'un touriste qui entre dans une ville, c'est aussi de la taxe de séjour pour la collectivité.

C'est de l'argent qui rentre. Oui, bien sûr. De toute façon, je pense que dans les mois qui viennent, on va pouvoir faire le bilan de cette première mise en place.

Donc, on va avoir certains résultats. On voit que euh notamment dans le Pays-Bas, Candaï ou autre, on commence à sentir effectivement qu'il y a un petit manque de recettes parce qu'ils ont été très restrictifs dans l'usage qui leur a été fait avec la nouvelle loi. Donc oui, ça va y avoir un vrai enjeu économique à un moment donné auquel on va être confronté.

Je pense qu'aujourd'hui on a un trésor national comme c'était dit par un de de de nos ministres qui est le tourisme. Il faut que collectivement on trouve la bonne façon de mettre en marché euh notre pays qui est quand même un pays extraordinaire. Je crois qu'il enfin on a une une génétique touristique qui est exceptionnelle.

Il existe pas d'autres pays dans le monde où sur si peu de de mètres carrés vous avez de la montagne, du littoral, de le n tourisme et cetera. Donc on a une chance mais il faut qu'on arrive à organiser et à planifier la mise en marché de de notre destination. le tourisme qui fait fonctionner l'économie locale, c'est pas c'est pas très nouveau.

Encore faut-il que l'argent soit bien reversé. Récemment, Lille d'Oleron a a décroché une victoire judiciire contre Airbnb en appel. Euh la plateforme a été condamnée à reverser à la collectivité les taxes de séjour qu'elle avait collecté mais qu'elle n'avait pas distribué pendant 2 ans.

Évidemment le maire du château d'Oléon est ravi. C'est un vrai bonheur hein de voir que euh après une procédure en première instance euh ça a été confirmé en appel et là on aura à peu près 86 je crois d'indemnité compensatrices sur les de années. Donc c'est une belle victoire mais je le dis avec avec mesure et modestie hein.

Il s'agit pas d'un conflit ouvert avec Airbnb, mais il s'agit de faire en sorte que la loi soit respectée. Il n'y a pas qu'aéron hein, il y a d'autres villes comme ça où Airbnb, même le Bon Coin, les plateformes ont été rattrapées par la patrouille. On a du mal à comprendre Jacques Baudrier, comment ces multinationales ont pu oublier de reverser la taxe de séjour.

Oui. Alors surtout le le principal problème, c'est qu'ils ont oublié de d'inciter à faire respecter la loi parce que ils savent bien on sait que la loi c'était alors c'était 120 jours maintenant c'est 90 jours. Ils ont accepté la NBA RBNBA a accepté que l'essentiel de son business soit fait à Paris par des gens qui ne respectaient pas la loi.

Donc c'est ça le premier problème. Ne pas nous verser à taxe de pas verser à taxe jour, c'est un problème, mais enlever des dizaines de milliers de logements au à toutes les personnes qui souhaitent habiter Paris comme toutes les autres villes touristiques, c'est le principal problème. Nous, notre but est pas de prélever des taxes.

Notre but c'est qu'il y ait des logements pour que les gens puissent se loger. Je suis adj au logement, c'est ça notre priorité. Donc nous notre but si on a fait grâce à la loi qui a été votée augmenter le niveau des taxes et surtout le plus important c'est que il y avait des trous dans la raquette dans la législation française qui faisait qu'on perdait beaucoup de nos procès.

Donc madame gagnait beaucoup de procès contre la ville de Paris jusqu'en novembre dernier. maintenant elle en perd beaucoup et non j'ai pas encore perdu mais vous allez en perdre beaucoup vous savez on a discuté et et donc ce qui fait ce qui va faire baisser de façon très importante le nombre de de logements loués illégalement c'est dire le message que je peux donner au propriétaires d'BNB Lego, vous allez payer jusqu'à 100000 € d'amende par logement et par an. Arrêter de louer de façon illégale, louer sur la longue durée vous et en plus il y a énormément de demandes, il y a énormément de personnes qui seront heureuses et heureux de pouvoir vivre à Paris sur un logement en longue durée.

Et maître Lauren Derry, qu'est-ce qui vous fait penser aujourd'hui que vous allez gagner alors que c'est vrai que la loi a changé depuis novembre ? Non, je je veux juste reprendre quelque chose. La les sanctions pour les résidences secondaires aujourd'hui, c'est 100000 € non pas par an parce que sinon je crois que nos propriétaires vont vont se vont se flinguer ce soir.

C'est 100000 € c'est déjà suffisant. Euh alors, il est vrai que il y avait une faille dans la loi pour les résidences secondaires et que la ville avait du mal à rapporter la preuve de l'usage d'habitation. Aujourd'hui, la loi est a été modifiée, elle est en évidemment, ils ont tout la ville a tout fait pour que ça aille dans son sens et donc naturellement, il y a de fortes chances que les dossiers portants sur les résidences secondaires, on va on va on va on va devoir enfin nos clients vont être condamnés, mais néanmoins, il y a quand même un pouvoir d'appréciation souverain du juge et évidemment, c'est un montant maximal.

Cette amende est minorée en fonction du profil du contrevenant et et voilà. Et donc on est on va être loin des 100000 € à part vraiment pour les les profils les plus les les les on sent que c'est doigt quand même un petit peu voilà qui va peut-être Ah bah oui de toute façon on le savait. Ah d'accord vous le saviez.

Très bien. Vous le savez. Très bien.

Si vous le saviez alors tant mieux on a tout fait pour qu'elle soit comme ça. Ah d'accord. Ben formidable.

Alors Vangelis Panotist c'est quoi le problème des résidances secondaires finalement ? C'est le le problème de ces de ces logements vides pendant l'année. Oui c'est ce qu'on appelle les lit fris.

Ça plaît pas beaucoup destination touristique parce que vous allez avoir pendant 3 4 semaines effectivement de l'occupation mais le reste du temps on a besoin de faire vivre les commerces, les écoles et cetera et donc c'est assez problématique notamment pour les les destinations type station de montagne l'hiver ou allez on parlait de Saint-Ropé ça correctement tous ces clients très fortunés donc on est effectivement très content de les accueillir en France et des dépenses qui sont réalisées c'est très bon pour l'exportation c'est réalisé sur notre territoire il faut des gens pour les servir il faut des gens pour faire le ménage dans les chambres, servir au restaurant et ces saisonniers là, il faut pouvoir les loger. Donc évidemment quand vous avez une gentrification comme ça qui s'opère au niveau du prix du loyer ou du prix de l'immobilier dans son ensemble, vous pouvez plus loger les gens qui sont nécessaires à faire tourner l'économie touristique de ces destinations. Donc il faut avoir aussi des politiques qui permettent d'avoir ce type de logement et qui permet ensuite bah de trouver l'équilibre entre ces résides.

C'est l'it froid et c'est lit tied ou chaud quoi. Un mot mettre juste sur un point de droit. Vous savez s'il y a un objet très symbolique sur ces locations, c'est les boîtes à clés.

Oui, on en voit partout dans toutes les villes de France, ce soit à Marseille aussi en a beaucoup. Est-ce que c'est possible ça de l'interdire cet objet dans les villes qui est tellement symbolique ? Je pense que vous parlez peut-être des boîtes à clés sur les immeubles.

Exactement. Oui oui, sur les immeubles, on peut l'interdire parce que de toutes les façons, on peut pas s'amuser à poser une boîte à clé dans une copropriété sans l'accord de la copro, tout simplement parce qu'on touche à la façade de l'immeuble ou aux parties communes. Donc quoi qu'il en soit, celui qui qui enfin le propriétaire qui s'amuse à l'installer sans accord, d'une part c'est visible et d'autre part il s'expose à une action de de la coprojet que vous az sur les boîtes à clés.

Justement, cet objet qui est devenu très symbolique. Nous nous al c'est c'est un objet c'est un vrai symbole. D'ailleurs, on a passé un décret, un décret enfin une pour les interdire dans l'espace public à Paris.

On l'avait pas fait auparavant, mais là on l'a fait il y a quelques mois. Et donc maintenant tous les Parisiennes et les Parisiens peuvent nous signaler les boîtes à clés dans l'espace public dans ma rue. C'est l'application dans ma rue est gratuit, vous la téléchargez.

Il y a des dizaines de milliers, même centaines milliers de Parisiens qui l'utilisent pour améliorer la la calcul vie à Paris. Donc signalez-le nous et les services de la ville les enlèvent. Ça marche très bien.

C'est noté. Allez, on va voir avec vous Natache Chacque, le surtouriste. Ça peut toucher aussi euh des petites communes et notamment celles qui participent au jeux concours.

C'est assez étonnant le village préféré des Français. Peut-être que vous-même vous avez déjà voté pour le village de votre enfance. Depuis 2012, l'émission de France Télévision animée par Stéphane Bern invite le public à plébisciter son site préféré.

Alors chaque année, c'est un succès d'audience, un gros coup de projecteur et sur place, tout le monde se mobilise pour gagner le concours, mais le lendemain, le réveil peut parfois être difficile. À Rochfort en Terre, par exemple en Bretagne, dès sa victoire, 80 camping-cars ont débarqué à Saint-Cir la paupie dans le Lotte. La fréquentation a augmenté de 87 %.

Sainte-Suzanne dans le pays de la Loire qui accueille doré avant 150000 visiteurs par an. Alors face à la flux, certains villages sont obligés d'ouvrir des offices de tourisme comme à Talmont sur Giron dans Charante Maritine. Et puis on a à Coluour sur la côte vermeille lauréa 2024.

Là, un an plus tard, on voit que la saison touristique s'est allongée avec l'accueil de plus de 10000 visiteurs par jour l'été pour 3000 habitants à l'année. Alors, on voit que cette nouvelle notoriété tout de même à double tranchant. Bah oui, parce qu'en se notamment sur le marché immobilier local, ce dont on parle à M Lesbin dans les Haut de France, deuxème village préféré des Français en 2024, le prix de l'immobilier a bondi.

Une hausse de plus de 20 %. Les acheteurs viennent de partout pour des locations saisonnières ou de la résidence secondaire, sans parler du tourisme de masse, même dans les bours plutôt confidentielle, l'éclosion de boutiques à souvenir et puis des habitants qui regrettent que leur village ressemble de plus en plus à Disneyland ou à une une attraction comme ça touristique. Alors Jacques Baudrier, est-ce que est-ce que c'est pas notre ambivalence ?

On a envie comme ça que notre village soit le plus beau, soit le plus reconnu de tout mais ne soit pas fréquenté. Ça c'est tout le paradoxe tout tout le paradoxe du tourisme finalement. Bah c'est comme disait monsieur, c'est le sujet c'est l'équilibre et nous notre problème maintenant comm je dis c'est c'est l'attractivité à cependant c'est le il y a beaucoup de gens qui ont un certain nombre de moyens financiers il y a pas que des milliardaires.

Notre problème numéro 1 à Paris, ce qui fait que les Parisiennes et les Parisiens ceux qui veulent habiter ont du mal à se loger, c'est qu'il y a 300000 logements, 20 % des logements à Paris qui ne sont pas habités et c'est pas des meublés touristiques illégaux, c'est des résidences secondaires, des logements vacants et donc il y a de plus en plus de gens qui se font plaisir qui Paris est extrêmement attractif, qui se disent je vais acheter, j'ai une Rolex, une Tesla, je m'achète un deux pièces à Paris, un piét à terre où ils ne vivent pas. Et la surtaxe la surtaxe sur les secondaires ne pas sur taxe sur les secondaires, je la connais bien parce qu'elle a été créée suite à un bouquin que j'ai écrit et qui a Brosa et donc j'en ai été le porteur il y a 10 ans. Le sujet c'est qu'elle elle est pas assez élevée.

Ça fait 12 ans qu'on dépose des amendements au projet de finance pour l'augmenter. On a failli passer parce que ce problème le problème globalement résidence secondaire est plus important en volume. C'est 300000 à Paris pour 25000 meublés touristiques illégaux.

Donc c'est 12 fois plus et globalement en France c'est le problème numéro 1 par rapport au meubl touristiques illégaux. Donc à Nice dans la côte basque, ils ont le même problème que nous. Donc bon, on a eu je suis élu du parti communiste donc y compris jusqu'au sénateur et l'air ont déposer les mêmes amendements que nous qui ont été battus par le gouvernement.

Et notre sujet c'est de maintenant pour qu'on pour desserrer le le marché du logement pour qu'on puisse beaucoup plus facilement trouver le logement à Paris, c'est de faire voter au Parlement, j'ai vu de nombreux ministres et cetera pour que d'ici le mois de novembre on arrive et on pourrait regagner rapidement 100000 logements à Paris. Alors V, on le voit donc ça c'est sur toute la France également, c'est pas qu'à Paris. Est-ce qu'un moment tout de même ça va pas, on le voit aujourd'hui, on se tente d'organiser mais ça crée quand même une tension locale qui est très forte et notamment un moment peut-être aussi un rejet des touristes.

J'ai vraiment peut-être aussi il y a un moment peut-être que ça rapporte de l'argent mais peut-être qu'on voudra plus les voir. Est-ce que c'est ça aussi le risque ? Bah je sais pas, je crois qu'il faut savoir ce qu'on veut hein.

Là j'entends depuis ces dernières semaines que les terrasses de café de restaurant sont vides, que les plages il y a personne. Qu'est-ce qu'on veut réellement ? On a plus de bassin minier, on a plus d'industrie textile.

Bon voilà, là il reste le tourisme par chance hein parce qu'on va pas enlever le Montsaint-Michel ou d'autres qualités que qu'on a en France. D'ailleurs, je vois le le prix des vins la Nap valé qui augmente. Voilà, on a même sur des sujets qu'on pensait un peu protéger pour nous euh les gens viennent nous challenger dessus.

ça crée de la valeur. Donc je pense que il faut plutôt réfléchir intelligemment à mettre ça en valeur. Faut éviter les débats stériles qui créent pas et qui sont là plutôt pour faire des oppositions.

Je pense qu'effectivement quand allez on va sortir de la France, quand on parle de Barcelone, les gens ont raison dans les ramblas, les nuisances sonores, la propreté, c'est évidemment insupportable quand on habite localement. Donc là, il faut des mesures coercitives qui vont permettre de limiter ça et puis il faut choisir comment veut se développer, c'est tout. Est-ce qu'on veut, quel positionnement on veut ?

Est-ce qu'on est une destination de masse et on veut accueillir massivement tout le monde ou est-ce qu'on veut sélectionner certains types de tourisme ? Voilà et chaque destination doit travailler son positionnement de façon intelligente. Voilà, un vrai dilemme encore qui n'est pas encore réglé.

En tout cas, merci à vous trois d'être venu ce soir à 28 minutes pour débattre de ce sujet. Dans un instant avec Quentin d'Armand et Margeron, nous nous intéresserons au fils de la princesse de Norvège dont les ennuis judiciaires plonge la famille royale dans l'embarras avant de partir bien juste à côté en Suède, pays où l'on n'hésite pas à déplacer carrément une ville entière. Oui.

Oui. Alors, prudence he si vous devez envoyer des courriers. En attendant, rejoignons le barde de la culture générale.

Chaque soir, armée de sa harpe, Victor de Kiver nous chante une douce mélopée afin de nous rendre intellectuellement plus affuté et ça peut pas faire de mal. Et croyez-le, une nouvelle fois ce soir, vous dînerz moins bête. La tour Effel a-t-elle été vendue deux fois ?

La question vous paraît farfelue et pourtant en 1925, Paris s'inquiète pour sa dame de fer. Après des premières années fast, le monument est délaissé par les visiteurs. Son coup d'entretien paraît exorbitant.

Sa structure métallique se dégrade. Dans un journal, un journaliste pose même la question : "Allons-nous devoir vendre la tour Effel ?" Un homme lit cet article avec un intérêt tout particulier.

Victor Lustig y voit l'opportunité de sa vie. Ce fils d'industriel né en 1890 dans l'Empire austro-hongrois maîtrise plusieurs langues et s'est déjà fait la main sur les PBO transatlantique. Petites arnaques au table de jeu, faux documents.

Il s'est même inventé un nom et un titre de noblesse. Le compte Victor Lustig s'appelle en réalité Robert Miller. Notre escro ne perd pas de temps. travesti en fonctionnaire de la société d'exploitation de la tour efffel, muni de fausses lettres à en tête et de dossiers bidon, il convit cinq ferrailleurs parisiens au prestigieux restaurant du Crion.

Dans ce décor feutré, il leur explique que le monument est à vendre et qu'il y aurait 7300 tonnes de métal à récupérer. André Poisson mort immédiatement à l'hameçon. Ce ferrailleur complexé voit dans cette affaire l'occasion de se hisser au niveau de ses concurrents.

Lustig flair sa victime idéale après une visite du monument. Poisson paye rubis sur longue une somme estimée à 100000 francs. Une fortune pour l'époque.

Une fois l'argent empoché, notre fausser fil se mettre à l'abri en Autriche. Et étrangement rien ne se passe. Poisson humilié ne porte jamais plainte.

Fort de ce succès, Lustick va revenir à Paris en 1929 avec une idée audacieuse, vendre une deuxième fois la tour Effel. Mais cette fois, la chance tourne, dénoncée par ceux qui l'approchent, il est arrêté et condamné à 4 mois de prison. Mais rien n'arrête un escrot de cette crampe là.

L'homme aux garanties identités s'installe ensuite aux États-Unis et se spécialise dans la fabrication de fausses monnaie. Voilà, vous dînerez moins bête. [Musique] Merci encore Victor de Kiv pour ce beau menu du soir.

Allez, il est temps de les retrouver. Quentin d'Armond, Margerie Adelson, on commence avec vous. Quentin, direction la Norvège ce soir.

Vous nous présentez un homme qui fait la balle à une et bien de toute la presse. Il s'appelle Marius Borg Ob et c'est le fils aîné de la princesse de Norvège et il vient d'être inculpé de multiples viols et violences. Oui, il plonge depuis des années la famille royale norvégienne dans un profond malaise et son histoire c'est celle d'un mouton noir.

Tout commence en 1996, très loin des Palais Princiers. Sa mère mette Marie et serveuse dans un café d'Oslo. Euh mais c'est aussi une figure du monde de la nuit. et d'une aventure éphémère avec un homme condamné pour trafic de drogue naî Marius dont elle assume seule l'éducation jusqu'à sa rencontre 3 ans plus tard avec le prince héritier ACON.

Alors elle se déroule lors d'un festival à Christiansen. C'est dans le sud du pays. Alors le festival c'est un peu l'équivalent des vieilles charrues chez nous.

Vous l'aurez compris, on est très loin du protocole mais le coup de foudre est immédiat et le mariage annoncé quelques mois plus tard. Alors évidemment, c'est un scandale dans le monde très rigide de la couronne de Norvège, mais la rôurière mett Marite se met l'opinion publique dans sa poche par sa sincérité et aussi grâce au visage angélique de son fils Marius qui est alors affectueusement surnommé le petit Marius ou l'île le Marius en Norvégie. Alors a seulement 4 ans.

Donc Marius Bby change de vie mais en fait on peut le dire n'est jamais vraiment rentré dans le rang. Non, il grandit dans l'ombre de la monarchie à part ni prince ni membre de la dynastie. Il n'a aucun titre, aucun statut officiel, contrairement d'ailleurs à ses demi-frères et sœurs.

Le jour de ses 20 ans, la page du site officiel de la famille royale le concernant est retirée. Sa mère affirme qu'il ne veut plus vivre sous le regard du public. Et pourtant, le petit Marius multiplie les phrases que comme pour tenter d'exister ailleurs autrement.

Il est d'abord épinglé pour avoir vendu des objets de luxe sur internet en donnant l'adresse du palais royal. Quelques années plus tard, il lance sa marque de vestes en cuir selon sur lesquelles sont inscrits le slogan "I am trouble". Autrement dit, je suis un problème.

La presse norvégienne se déchaîne sur ses soirées Jets sa consommation de stupéfiants et son entourage des criminels de hauran et des délinquants liés à la drogue. Selon un tableoïde norvégien. Une descente aux enfers jusqu'au points de rupture.

En août 2024, il est arrêté pour coup et blessures sur sa compagne Rebecca Elberg dont il aurait également saccagé l'appartement. Et cette première révélation va déclencher bien une avalanche d'accusations et de plainte. Fin 2024, il est à nouveau arrêté mais cette fois-ci pour des soupçons de viol commis sur une femme inconsciente.

Il aurait également filmé plusieurs de ses agressions. Alors, après un an d'enquête, le procureur général de Norvège vient d'annoncer que Marius Borg est inculpé pour au total 32 infractions dont quatre viols. Le dernier s'étant déroulé après le début des investigations.

Il reste aujourd'hui libre dans l'attente d'un procès prévu pour janvier 2026 qui pourrait le tenir loin, très loin des dorures du palais royal d'Oslo et ce et bien pour toujours. Merci beaucoup Quentin. Allez Marjor.

Alors on va pas aller très loin avec vous ce soir puisqu'on va aller le pays voisin en Suède puisque depuis hier alors la ville c'est incroyable depuis la ville de la ville de Kirouna donc dans le nord de la Suède attire tous les regards en cause un déménagement hors du commun. Oui, c'est un convoi titanesque qui est surtout divin. Alors aujourd'hui, on le sait, on peut transporter des caravanes, des maisons, mais la Suède a décidé de frapper un grand coup en déménageant une église.

Comment ? Et bien, sur un skate géant, enfin plus exactement sur des roulettes. Voici donc la vieille dame.

C'est l'église luthérienne de Kirouna. Elle a été construite en 1912 et c'est l'un des bâtiments les plus célèbres de Suède. Alors, vous remarquez hein ce magnifique bois rouge, une bien jolie église donc qui fait le bonheur des touristes mais aussi des habitants.

Sauf que elle va devoir aller vrivre ailleurs, pas très loin cependant à 5 km de là en cause un risque d'effondrement du sol. Depuis hier, le bâtiment est donc transporté à la vue de tous par la route. Et donc c'est un événement, on imagine bien sûr historique pour la Suède.

Bah oui, il faut dire que déjà l'église, elle mesure 40 m de haut et elle pèse quasiment 700 tonnes. Il a donc fallu d'abord creuser le sol pour la surélever avec des poutres avant de la poser sur ces remorques géantes que vous avez vu. Autre particularité de ce petit déménagement et bien sa lenteur.

L'église effectue entre 500 m et 1 km par heure. En même temps, pour une centenaire, c'est pas trop mal. Donc ce qui est amusant en fait, c'est que quand on regarde, on a presque l'impression qu'elle ne bouge pas.

Et pourtant, elle est partie de Kirouna, vous le disiez hier, c'était à 8h du matin et elle vient d'arriver à Bonport. L'église a vraiment été accompagnée comme une star, il y avait des milliers de personnes qui se sont pressées, vous les voyez, pour la voir, des journalistes. D'ailleurs, la chaîne suédoise SVT a même transmis en direct le déménagement.

Et ser gâteau, le roi Carl 16 Gustave lui-même a fait le déplacement. Alors, il faut dire que cette église, elle a quand même été bien chouchoutée. Une petite bénédiction du pasteur juste avant son départ.

Quant aux route, elles ont été élargies pour que notre vieille dame puisse passer sans encombre. Alors, la revanche la raison pardon de ce déplacement en revanche est moins joyeuse. Oui, c'est en fait ce risque d'effondement du sol, il est pas du tout naturel.

C'est en fait la conséquence de l'exploitation du sol par une entreprise de minéraux de fer. C'est d'ailleurs cette même entreprise qui finance les travaux. En même temps, ça paraît assez logique hein, près de 50 millions d'euros pour déplacer donc cette église.

Car à force de creuser depuis des années et bien l'entreprise a affaibli le sol de l'église mais aussi celui de l'ensemble du centre-ville du Kirouna qui lui aussi est en cours de déplacement. Objectif laisser le champ libre à cette firme donc pour exploiter encore plus ses minéraux. Alors la population de la ville, elle en fait elle dépend économiquement vraiment de cette mine depuis un siècle et demi.

Elle s'est donc résignée finalement à ce déplacement XXL à une condition bien sûr bien pensé à remettre l'église au centre du village. Centre du village bien sûr. Merci beaucoup Margerie.

Merci mes amis à suivre sur la voix royale ou comment une jeune femme d'un milieu modeste rejoint l'élite en classe préparatoire. Vertige arrive très vite à voir sans faute bien sûr. Nous on se retrouve demain 20h05 pour un nouveau numéro de 28 minutes.

Tchus. [Musique]