Retraites: l'intersyndicale s'exprime après sa réunion avec Élisabeth Borne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15intersyndicaleFait
« nos 8 organisations syndicales ont été reçues ce jour par la première ministre »
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« sa réforme était aussi injuste que brutal injuste parce qu'elle aggrave les inégalités déjà présentes dans le système actuel brutal parce qu'aucune urgence pas même comptable ne justifiait d'aller ainsi au pas de course »
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« c'est forcément un échec quand la Première ministre ne fait aucune ouverture sur cette discussion »
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« on nous a rétorqué qu'il y avait eu des contacts informels il y a eu très peu de contacts informel si ce n'est quelques coups de fil de temps en temps »
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« 90% de la population qui rejette cette réforme des retraites »
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« il y a d'abord eu cette réforme et nous ne nous ne passerons pas outre le fait que il y a des millions de salariés qui se mobilisent aujourd'hui »
- 8:30intersyndicaleChiffre
« 250 000 personnes dans la rue depuis 10 manifestations »
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« pour 12 milliards d'euros que le gouvernement prétend vouloir trouver avec cette réforme »
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« on a trouvé des centaines de milliards d'euros pour le quoi qu'il en coûte qu'on a trouvé des centaines de milliards d'euros pour augmenter les budgets du crédits militaires »
- 11:30intersyndicaleFait
« toutes les organisations syndicales ici présentes ont fait des dizaines et des dizaines de propositions de financement alternatifs »
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« faire grève ça coûte cher »
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« il y a un tel niveau de refus de cette réforme dans le pays qu'elle ne pourra pas rentrer en vigueur »
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donc soutenu par des millions de travailleurs et travailleurs mobilisés depuis bientôt trois mois dans toute la France pour le retrait de la réforme des retraites nos 8 organisations syndicales ont été reçues ce jour par la première ministre à cette occasion nous lui avons une fois de plus redit combien sa réforme était aussi injuste que brutal injuste parce qu'elle aggrave les inégalités déjà présentes dans le système actuel brutal parce qu'aucune urgence pas même comptable ne justifiait d'aller ainsi au pas de course et d'escamoter la consultation des partenaires sociaux à aucun moment nos propositions alternatives de financement n'ont été prises au sérieux quant au processus parlementaire on sait à quelle vie se démocratique a conduit le refus de le mener à son terme à la crise sociale s'ajoute aujourd'hui la crise démocratique nos concitoyens qui ont très largement et très pacifiquement exprimé leur opposition à cette réforme ne comprendrez pas que leur mobilisation et à travers le leur parole soit ignorées nous avons donc redit à la première ministre qui ne saurait y avoir d'autres issus démocratiques que le retrait du texte la première ministre a répondu qu'elle souhaitait maintenir son texte une décision grave cette réforme est refusée par la quasi-totalité de la population il faut la retirer nous refusons de tourner la page et d'ouvrir comme le souhaite le gouvernement d'autres séquences de concertation sur des dossiers aussi divers que le plein d'emploi ou le partage des richesses chacune de nos organisations sur chacun des dossiers suggérés pourra formuler le moment venu des propositions de nature à améliorer l'existence de nos concitoyens mais le moment n'est pas venu la vie des travailleurs et des travailleurs que nous représentons et que nous défendons n'est pas réductible un enchaînement de séquences le report à 64 ans de l'âge légal à des de départ en retraite aura sur la vie de nos concitoyens sur leur santé sur leurs projets des conséquences très concrètes c'est pourquoi nous ne retournerons pas à la table des concertations comme si de rien n'était et appelons une fois encore au retrait pur et simple de ce texte nous en appelons à la sagesse du Conseil constitutionnel qui doit entendre la juste colère des travailleuses et des travailleurs enfin nous appelons ces derniers à se joindre massivement aux nombreux cortèges qui défileront demain à Paris dans toute la France pour dire une onzième fois non à cette réforme injuste et brutale merci c'est forcément un échec quand la Première ministre ne fait aucune ouverture sur cette discussion donc oui c'est forcément un échec ça a servi à ce qu'on redise nos différentes propositions qu'on redise que cette réforme n'était pas juste que cette réforme ne pouvait pas passer au sort de tous nos concitoyens mais malheureusement la première ministre a dit que pour elle c'était nécessaire que c'était important et donc la réunion s'est terminée comme ça d'accord d'entre nous va pouvoir s'exprimer on va essayer de faire de façon courte parce que on est 8 9 enfin on est huit organisations en tout cas et donc on va le faire de façon courte c'est la première fois qu'on était reçu depuis le 10 janvier annonce de cette réforme c'est bien tard en fait en vrai on l'avait demandé bien plus tôt alors on nous a rétorqué qu'il y avait eu des contacts informels il y a eu très peu de contacts informel si ce n'est quelques coups de fil de temps en temps et notamment de la première ministre aux responsable des organisations syndicales clairement je crois qu'on a eu une inter syndicale depuis le début qui a su faire la démonstration de ses capacités une mobilisation massive des salades des travailleurs et travailleuses de ce pays et de ça en unité une nouvelle fois aujourd'hui on a réclamé ensemble que les 60 soit 64 ans soient pas une réalité ne s'applique pas pour les travailleurs et travailleuses de ce pays une fois qu'on a tous foncé tous s'exprimer on a finalement demandé à la première ministre de confirmer si elle retirait cette réforme comme nous nous demandions tout et tous la réponse est non vous comprenez bien que les sujets d'usure au travail de salaire d'emploi des seniors sont des questions extrêmement importantes mais qui sont corrélés au sujet des retraites pourquoi n'a pas avoir commencé par cela dans une formule de conférence sociale je ne sais quoi lorsqu'il était temps au mois d'octobre c'est pas ce à quoi a répondu le gouvernement il y a d'abord eu cette réforme et nous ne nous ne passerons pas outre le fait que il y a des millions de salariés qui se mobilisent aujourd'hui et une 90% de la population qui rejette cette réforme des retraites et donc la responsabilité à laquelle nous avons appelé la sagesse à laquelle nous avons appelé c'est de ne pas appliquer cette réforme de la retirer je crois qu'on est en train on est en train de vivre une grave crise démocratique et on avait une crise sociale qui se transforme en crise démocratique mais je crois que personne ne peut être surpris de position des des organisations syndicales nous l'avons dit dès le départ et moi je si imaginons qu'un second qui est 250 000 personnes dans la rue depuis 10 manifestations tout le monde dirait mais c'est un échec finalement cette réforme elle ne peut elle ne cause pas de contestation ce n'est pas la réalité l'opinion n'a pas bougé depuis même c'est accentué contre cette réforme depuis début janvier le nombre de personnes de travailleurs mobilisées et toujours aussi importants et comment ça pesait sérieusement dans le porte-monnaie de nos collègues mais il y a toujours une même détermination et on le verra encore demain et donc la sagesse dans une démocratie c'est d'écouter à défaut de l'avoir fait suffisamment avant d'écouter la démocratie sociale et de se remettre autour de la table cette proposition là nous l'avons faite encore aujourd'hui certains d'entre nous se sont dit on dit ben on se remet autour de la table la réponse c'est on se remet autour de la table mais on continue comme si de rien n'était sur les retraites la réponse de la CFDT et des autres organisations syndicales c'est non valide la réforme on en appelle comme la dissérie le tout à l'heure au nom de la terre syndicale à la sagesse du Conseil constitutionnel qui va évidemment juger en droit il y a aussi une question de jugement en opportunité je crois que la responsabilité du Conseil constitutionnel qu'on nous respectons que nous mettons pas sous pression c'est pas notre responsabilité mais c'est d'entendre aujourd'hui que notre démocratie a besoin d'apaisement et que l'apaisement ce serait que ce texte ne s'applique pas parlez de votre on a bien compris que cette idée était balayée d'un revers de main à peine deux heures après que nous l'ayons formulé après en avoir discuté en inter syndicale évidemment que c'est cette idée de suspendre et de se remettre autour de la table pour discuter du travail si les 64 ans ne sont pas promulgués appliqués ça restera intéressant mais c'est pas aujourd'hui on nous a dit non donc puisque nous a dit non ben on va on passe à l'autre option qui est la question du retrait bah écoutez demain moi j'en appelle alors qu'il est après cette réunion j'en appelle à maximum de travailleurs et de travailleuses de citoyens dans ce pays rejoignent les cortèges partout en France demain c'est de ça dont il s'agit effectivement le il faut qu'on démontre la force de la démocratie sociale et dans le calme sans violence ce qu'on appelle à ce qu'un maximum de travailleurs et travailleuses se mobilisent je vous remercie nous sommes venus demander le retrait de la réforme des retraites au nom des millions de salariés mobilisés depuis plus de trois mois la première ministre nous a adressé une fin de non-recevoir et choisit de nous renvoyer dans la rue nous avons choisi de mettre fin à cette réunion inutile dès lors que la première ministre nous a indiqué qu'elle continuerait à gouverner contre le pays notre présence ici elle prouve notre sens des responsabilités et du dialogue nous avons trouvé face à nous un gouvernement radicalisé obtus et déconnecté c'est une gifle au visage des millions de Françaises et de Français qui sont dans la rue qui sont en grève qui sont opposés à la retraite à 64 ans à l'allongement de la durée de cotisation et à la suppression des régimes spéciaux cette stratégie jusqu'au-boutiste elle est violente et elle est irresponsable le gouvernement porte la responsabilité du désordre la conclusion pour nous et limpide nous devons être très nombreuses et nombreux dans la rue dès demain pour demander le retrait de cette réforme injuste nous devons poursuivre la mobilisation jusqu'au bout jusqu'à ce que le gouvernement comprenne qu'il n'y a pas d'autre issue que le retrait de cette réforme de parler d'autres textes comme la santé au travail et bien-être au travail tout ça je crois que syndicale a été unanime c'était dans la déclaration à terre syndicale on ne peut pas passer à autre chose tant que cette réforme n'est pas retirée mais ça veut dire un gouvernement qui choisit de passer en force à tous les niveaux un gouvernement qui choisit un PLFSS rectificatif déjà c'est un problème un gouvernement qui choisit de raccourcir les débats au Sénat et d'empêcher d'amender le texte et enfin un gouvernement qui choisit le 49-3 alors que jusqu'au bout il a dit qu'il respectait le vote des parlementaires et enfin un gouvernement qui choisit d'utiliser la violence pour réprimer la mobilisation sociale et syndicale syndicale elle est claire c'est que l'Inter syndicale elle continue à mobiliser à appeler à mobiliser jusqu'au retrait de cette réforme c'est ce qui s'est passé avec la mobilisation contre le CPE en 2006 c'est que le CPE a été retiré un mois après son adoption par 49-3 donc nous nous disons de façon claire on ne peut pas passer à autre chose tant que la réforme des retraites n'est pas retirée le gouvernement ne pourra pas gouverner le pays tant que cette réforme ne sera pas retirée on le voit bien mais le gouvernement semble miser sur l'essoufflement de la mobilisation sociale vous leur dites ça n'arrivera pas c'est depuis le début le gouvernement a la même stratégie il joue sur la division de l'Inter syndicale vous l'avez vu l'Inter syndicale elle est toujours unie elle sera unie jusqu'au bout le gouvernement joue sur soi-disant le fatalisme l'essoufflement les soufflement ne se fait pas il y a une colère qui est profonde un refus clair de cette réforme qui ne cesse d'augmenter il faut entendre il faut arrêter on a l'impression en fait là dans cette réunion on avait l'impression que le gouvernement était dans une réalité parallèle en fait là le message qu'on leur passe c'est juste il faut atterrir il faut regarder ce qui se passe dans le pays il faut regarder la couleur sourde qui monte du pays la colère qui monte des jeunes des salariés des grévistes ont perdu pour certains grévistes un mois de grève quand on gagne 2000 euros par mois un mois de salaire perdu suite à une grève c'est pas rien c'est pas pour rien qu'on fait grève en fait c'est parce que cette réforme elle est injuste violente on n'en veut pas et donc il faut juste la retirer tout ça pourquoi pour 12 milliards d'euros que le gouvernement prétend vouloir trouver avec cette réforme alors qu'on a trouvé des centaines de milliards d'euros pour le quoi qu'il en coûte qu'on a trouvé des centaines de milliards d'euros pour augmenter les budgets du crédits militaires on veut imposer aux travailleurs et aux travailleurs un recul extrêmement violent pour 12 milliards d'euros alors que toutes les organisations syndicales ici présentes ont fait des dizaines et des dizaines de propositions de financement alternatifs à commencer par l'égalité salariale femme c'est ça qui nous met en colère aujourd'hui est-ce que la radicalisation je l'ai dit c'est celle du gouvernement et c'est ça qui est inacceptable tous les salariés à faire comme ça parce que ça commence souvent d'idées leur coûter cher comment ils peuvent tenir bah oui faire grève ça coûte cher c'est ce qu'on dit depuis le début faire grève ça fait pas plaisir et quand en face le gouvernement nous reproche de bloquer le pays nous taxe d'irresponsable nous taxe d'être violent etc ça n'est que encore plus choquant et donc évidemment que cette question elle pèse et que la grève elle pèse sur le porte-monnaie mais de toutes les manières la mobilisation elle continuera d'une façon d'une autre et cette réforme elle n'est pas acceptée dans le pays donc de toute manière on est convaincu que elle ne pourra pas rentrer en vigueur ça n'est pas possible il y a un tel niveau de refus de cette réforme dans le pays qu'elle ne pourra pas rentrer en vigueur c'est tout c'est Laurent Berger au nom de l'intersyndicale qui a mis fin à cette réunion parce que c'est ce que nous avions décidé que si la réforme si la ministre la première ministre nous annonçait pas le retrait de la réforme nous quittons la Réunion et c'est ce que nous avons fait
Élisabeth Borne