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interviewLCI· 6 juillet 2024 13 min

Législatives : une libération de la violence ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

la violence monte-t-elle d'un cran dans cette campagne des élections législatives la réponse est oui si l'on en croit le ministre de l'Intérieur gerérald dararmanin écoutez-le s'est montré très inquiet ce midi sur le plateau de France 2 c'est évidment inacceptable euh de pendant une bataille démocratique si je dire de ne pas se concentrer sur les idées mais de s'attaquer physiquement aux candidats à leur soutien à leur suppléant Priska mettait une affiche sur un panneau officiel en en fin d'après-midi avant de se faire agresser nous n devons faire attention parce qu'il se passe quelque chose oui qui confine à une libération de la violence dans notre pays alors là c'est intéressant le cas de la porte-parole du du gouvernement puisque elle faisait un collage d'affiche hier avant la nuit d' des jours lorsqu'elle a été agressé elle et ses amis sa suppléante et quelques militants qui collaient pour elle oui tout s'est passé la veille la porte parole du gouvernement et ministre priscateven a été agressé par une vingtaine de personnes alors qu'elle participait donc vous l'avez dit à des collages d'affiches avec sa suppléante Virginie lanlot et deux militants les fesses ont déroulé à Medon la forêt dans les hautes scènes dans la circonscription où priscatevno est candidate c'est dans le sud-ouest de Paris ce qui s'est passé c'est que priscatevno et son équipe était devant un parc hier soir aux alentours de 20h lorsqu'un homme a surgi pour arracher les affiches des mains de la ministre priscatevno lui aurait alors demandé de cesser son comportement sans sont suivi des cris des insultes l'homme finit par partir mais par revenir quelques minutes plus tard avec une vingtaine de personnes alors là il y a eu des coups de PO des coups de trottinettes elle n'a pas été blessée mais en revanche sa suppléante et un des militants auraient été transféré à l'hôpital je vous fais écouter le le récit de la ministre et de sa suppléante au micro de Paul larouurou pour TF1 info nous étions simplement en train de finir notre journée comme toute journée en campagne avec Virginie avec des militants qui sont là avec Baptiste qui est pas loin je pense Madiba qui est malheureusement encore hospitalisé et nous allions simplement rafraîchir un panneau officiel en pleine journée hein c'était pas la nuit c'éit pas le soir des gens rentraient du travail il y avait plein de monde dans la rue et on a été pris à parti extrêmement violemment et avec très rapidement un groupe qui qui arrivé don de sesou ça se passe très vite pas encore le temps de réaliser exactement tout ce qui nous est arrivé correctement puisque voilà on peut imaginer à quel point on a été choqué j'ai effectivement pris un coup de trottinette qui a pu qui aurait pu arriver sur la tête et j ai mis mon bras mais comme le disait Priska c'est surtout sur notre à notre militant qui est encore hospitalisé et qui va être opéré demain à qui on pense moi je suis debout on est debout et on lâchera rien alors je vous fais écouter aussi cette personne qui a vu la scène c'est sous ses yeux que s'est déroulé l'agression de Virginie lanlot la suppléante de prescat evau j'entendais hurler une femme vraiment très fort et là je regarde du balcon et je vois il y a une quinzaine de jeunes que que des que des mineurs c'était que il y avait même des femmes et après vite la police est arrivée et j'ai pas vu plus de choses mais mais c'est assez impressionnant parce que il s'apportait dans tous les sens du parc du parking et après quand j'ai vu sur Actu 17 en fait c'était la la fameuse députée que j'avais croisé juste avant parce qu'elle faisait le tour des commerçants vers la boulangerie c'est intéressant ce ce sujet de violence déjà pris catevno elle avait donné une petite interview hier la journée avant cette agression où elle dit dans ma circonscription ça chauffe elle elle semblait redouter des des des des éléments de violence de l'extrême droite je crois qu'elle l'a dit he donc moi fort logiquement sur elle et sur ses enfants oui expliquant que ses enfants sont métis je crois donc fort logiquement quand le soir je découvre qu'il y a eu une agression je me dis c'est une agression de de cette nature là avec des histoires de colleur d'affiche et cetera et peut-être l'extrême droite et alors là alors là on découvre que c'est des gamins des mineurs avec des filles dans le groupe et alors là je comprends plus parce que je veux bien qu'il a des agressions dans le monde urbain partout dans les banlieux dans les quartiers quand on dérange par exemple la vente de drogue et cetera là j'ai du mal à imaginer pourquoi un groupe de mineur avec des trottinettes va s'en prendre en pleine journée à des colleurs d'affichonile à Medon mais à des colurs d'affiche un acte parfaitement gratuit un acte parfaitement gratuit comme il y en a malheureusement beaucoup et de plus en plus envers les élus avec des profils de suspects de plus en plus jeunes et qui n'épargne plus aucun territoire là il y a une accélération malheureusement des remontées de ces agressions dans cette fin de campagne je je vois encore ce soir là il a il y a il est 23h il y a 2h30 Geoffroy Didier candidat LR du côté de neuis sur scène fait état d'une agression de l'un de ses colleur on a vu une candidate du rassemblement national agresser en savoix des colleurs de dans le arrondiss Paris de tout part je veux pas en faire l'étalage mais c'est pour donner quand même une idé VO publ alorsavant c'était des colleurs avait de la baston mais entre part j'en ai vu quelquesun làd on est avec président d'alternative France et ancien député bonsoir gber merci d're avec nous est-ce que vous avez le sentiment que notre démocratie prend un virage dangereux d'abord je vous remercie d'avoir coupé la parole de Monsieur goupile pour que je puisse la prendre je le salue au passage ça c'est pas de la viol la violence elle est là depuis depuis très longtemps moi je me rappelle parfaitement qu'un individu a été condamné à 2 ans de prison dans un enferme parce qu'il avait manifesté l'intention charitable de venir m'égorger c'était il y a à 3 ou 4 ans ça n'avait dû restermu strictement personne ce qui est grave aujourd'hui me semble-t-il c'est que à côté de cette violence endémique hein qu' que tous les jours on peut lire dans la presse elle prend maintenant une tournure très préoccupante j'en discutais avec mafzoli hier qui me le confirmait c'est qu'elle prend un caractère politique c'est-à-dire que on a une violence qui s'installe à l'intérieur de ce qui devrait être le combat verbal idéologique de la politique et dès l'instant où s'incère dans le dialogue politique dans l'affrontement politique l'invective la grossièreté puis la violence c'est signe avantcoureur que les choses n'iront pas bien parce qu'on ne doit pas oublier que toute l'histoire toute l'histoire nous le montre ça commence par des paroles ça finit par des actes et là déjà on est dans les prolég de la violence ces agressions notamment celles contre la porte-parole du gouvernement moi je m'inquiétais aussi hein quand j'ai vu arriver ça je dis mon Dieu pourvu que ce soit pas des abrutis comme il peut y en avoir dans tous les partis et qui là serait d'extrême droite et puis je me suis rendu compte que le profil des des des agresseurs dont dont vous ne parlez pas et dont je ne parlerai pas par pudeur ne correspond absolument pas à des à des à des hommes ou à des femmes appartenant à un parti quelconque je crois du reste hein bon donc ça ça devient vraiment très préoccupant et et et et je crois qu'en réalité on est à un moment donné où on change de monde quoi et on et on narrive pas à s'adapter on n'arrive pas à prendre les mesures et j'ai peur j'ai peur quel que soit le parti qui arrivera au pouvoir quel que soit la coalition politique j'ai peur qu'on ait des lendemains assez assez violents parce que on les a laissé malheureusement par l'acheté par par confort verbal on a laissé s'installer une violence endémique et on va le payer je crois qu'il y a pas de vous mélangez plusieurs choses là non Gilbert card parce que c'est vrai qu'il y a une montée de la violence endémique en France et vous avez parfaitement raison et les chiffres le prouvent avec une violence effectivement de plus en plus meurtrière qui s'en prend de façon corporelle aux gens donc ça vous avez raison c'est tout à fait juste en revanche là je ne sais pas sur cette histoire précisément exactement ce qu'il en est mais en tout cas quand vous disiez dans le temps et là je vais faire mon mon if trèart c'était ça se passait très bien entre colleur d'affiche c'est faux l'autre jour il y avait Jean-Pierre Rafin qui était à RTL et qui racontait comment un de ses militants qui d'abord était un notaire Bontin qui ne voulait même pas être vu avec les autres militants et qui à la fin était là avec un couteau avec les militants communistes de l'autre côté si vous voulez je veux dire de toute façon cette violence politique a toujours existé par contre là il y a deux choses différentes il y a la violence endémique qui se qui existe dans la société française et qu' effectivement une partie de la gauche n'a pas voulu voir et n'a pas voulu traiter vous avez raison et c'est d'ailleurs ce qui fait prospérer le rassemblement national parce qu'elle n'a pas été traitée et de l'autre côté il y a aussi la violence enfin là je parle sous sous le contrôle d'fttra qui a toujours eu en politique non enfin je sais pas le le le d'abord il y a deux choses le le dire que le débat violent entre entre hommes et femmes politiqu euh c'était déjà le cas bien avant et c'était beaucoup plus viol reprenez euh reprenez les séquences à la chambre de la de la maiséit d'une violence inouie avec des insultes qui é incroable mais aujourd'hui c'est vrai que cette violence qui qui se manifeste elle est peut-être beaucoup plus éruptive et elle est elle est sanguine aussi c'estàdire que elle débouche sur la violence physique et la la la médiatisation de ce débat politique qui est violent fait que ça donne un exemple détestable à l'homme de la rue je dirais TS présente en politique non mais la violence a toujours été présente en politique mais c'est pas parce que la violence a toujours été présente déjà qu'il faut qu'il faut la justifier et deuxièmement on confond des époques qui sont totalement différentes on parle de violence 3e 4e République invective à l'Assemblée ou autre mais c'était à l'époque et tous les témoignages le disent des hommes et des femmes politiques en l'occurrence il y avait pas la parité donc c'était quasiment que des hommes qui s'écharpaient énormément mais se respectait se s'engueulait énormément Ren l'antisémitisme à la Chambre courant je termine je TER non non non il y avait de l' des antisémitisme un racisme terrible mais c'était une haine Terri parle je parle de la on peut aussi revenir au 19e auou 18e on peut avancer aujourd'hui je parle dans l'entre de guerre c'était terrible mais c'est pas parce que autrefois il y avait de la violence qu'on peut s'en satisfaire dire il a toujours violence j'ai dit c'était les médias aujourd'hui aujourd'hui la coupure entre les citoyens et les élus et la classe politique est telle que la classe politique ne peut plus offrir le même spectacle peut-être qu'il y a 20 30 50 ou 70 ans vous voyez le niveau où on est moi je me souviens non non mais attendez c'est le débat je vous rend le micro dès que je parle vous êtes violent mais mais vous êtes violent trè il jette ses feuilles et vous êtes pareil non je me souviens je me souviens d'un truc dans les années 80 d'un numéro spécial du crapouillot vous souvz leou sur l'insulte et la violence en politique c'était surtout la 3ème REP la 3è République mais je me souviens de lecture c'est très très j'étais à l'école de journalisme à l'Assemblée nationale mais il s'insultait c'était abominable ça s'insultait c'était violent ça se cassait la gueule et de faire avec non mais ce que je voulais dire c'est que la violence en politique elle était pire avant la télévisionz on lair r RA la fin de mon propos c'était de dire que aujourd'hui et notamment vis-à-vis des jeunes générations il y a un tel dégoût il y a aujourd'hui des millions de Français on le voit et notre crise politique grave en est l'exemple des millions de Français qui sont désormais hors du système total il y a encore un français sur TR malgré l'importance de cette échéance qui ne vote pas notamment des millions de jeunes quand on le spectacle à l'Assemblée on peut toujours dire ça a toujours existé mais est-ce qu'il faut s'en satisfaire la bordélisation qu'on a vu ces derniers temps des appariteurs et ceux qui suivent la vie politique ces derniers mois on a revu des appariteurs alors vous allez me dire ça a toujours existé moi je m'en satisfais pas par c'est médiatisé aujourd'hui il avait pas de télévision sur la trè République mais bien sûr mais mais bien sûr la télévision et la société des écrans et des portables et des réseaux sociaux fait queeffectivement ça provoque une estérisation mais je pense que pour les responsables politiques s'ils veulent renouer de la confiance et pas être balayés par des vagues d'absentionnisme ou des vagues de populisme je pense qu'il y a quand même un effort important à faire et ne pas dire ça a toujours ex on s' F

Législatives : une libération de la violence ? — Gérald Darmanin · Pourquijevote