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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 10 juin 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéSolidarités & famille

"La dissolution d'E. Macron sera jugée bien plus sévèrement que celle de Chirac" (Gauthier le Bret)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    La dissolution d'Emmanuel Macron sera jugée bien plus sévèrement que celle de Chirac ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    La démission n'est-elle pas une solution ?

  • 3:00RelanceRéponse directe

    Le président a-t-il respecté l'article 12 de la Constitution ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Comment expliquer le mépris perçu dans les déclarations de Macron ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Les familles des victimes de faits divers parlent-elles plus aujourd'hui ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    La société française est-elle fracturée en trois blocs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Fait
    « Après avoir procédé aux consultations prévues à l'article 12 de notre Constitution, j'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. »
  • 5:30Fait
    « La société française est profondément fracturée. Enf, elle est pas fracturée par hasard. »
  • 7:30Chiffre
    « Il y a toujours les si même 70 % des Français vous leur posez n'importe quelle question sur la sécurité, l'immigration, ils répondent vers plus de fermeté. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Henrou nous a rejoint. Bonsoir à vous. Ravi de vous accueillir.

Nous allons fêter ou peut-être pas fêter avec vous l'anniversaire de la dissolution. C'est il y a un an pile. Écoutez Emmanuel Macron, ça durera très peu de temps.

Moins de 15 secondes, je vous promets. Il annonce la dissolution au français. effondré Henriquedo.

Après avoir procédé aux consultations prévues à l'article 12 de notre Constitution, j'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale. Voilà, promesse tenue, moins de 15 secondes.

Je salue aussi Gottier Lebret qui vient d'arriver. Henry, c'est le début de la fin cette annonce là ou pas ? La fin de quoi ? la fin du je me souviens avoir écumé les plateaux en disant que c'était irresponsable et on me regardait d'un air un peu atterré mais quand même donner la parole au peuple c'est la démocratie voilà vous avez le résultat rien à rajouter sur voilà c'est irresponsable maintenant il y a il n'y a aucun moyen de soigner les conséquences de cette irresponsabilité et il va falloir aller jusqu'au bout de boire le calis jusqu'à jusali il est Non, mais la démission n'est pas une solution.

Elle peut arriver pas une solution. Non, c'est pas ça. C'est que euh fera ce qu'il veut hein.

Mais mais ce ne serait ce ne serait pas une bonne chose pour les institutions. C'està-dire que euh ni pour la suite parce que ça ça il ne partira que sous la pression. S'il part sous la pression, ça abîme la fonction présidentielle et deuxièmement, ça nous oblige à avoir des élections présidentielles dont la campagne va durer moins d'un mois en pratique.

Donc encore un rendez-vous démocratique raté. Il y a déjà eu celui de 2017, ceux de 2022, celui de 2024. Si on s'en fait encore un de de manquer, on va à mon sens à la catastrophe.

Voilà. La catastrophe. Alors JeanSébastien Pigotier.

Oui, juste parce que sur l'extrait que vous avez diffusé quand même, c'est important de rappeler quand le président de la République disait les après avoir mené les consultations prévues à l'article 12 de la constitution, non, la réalité c'est qu'il ne l'a pas fait. que soités duchier ministre br la présidente de l'Assemblée nationale tous ont constaté que quoi qu'ils aient essayé de dire pour l'en dissuader Emmanuel Macron avait de toute façon pris sa décision Gérard Larch a bien dit que ça avait été un coup de téléphone extrêmement court donc ça veut dire que le président de la République est quand même le garant des institutions. C'est son rôle institutionnel n'a pas respecté l'article.

Je pense qu'on jugera demain. Oui. Un an déjà.

J'ai encore, j'ai envie de vous dire 2 ans encore, un an déjà et 2 ans encore. Je pense qu'on jugera nettement plus sévèrement la dissolution d'Emmanuel Macron que celle de Jacques Chirac parce que celle de Jacques Chirac au moins avait donné une majorité absolue à la France à savoir celle dirigée par Lionel Jospin. Certes, c'était comique pour son propre camp.

Oui, mais en mo il y avait pas de d'instabilité. Là c'est devenu et Lionel Jospin, il avait pas un si mauvais bilan que ça quand il sort de de D'ailleurs, il était même porté par une popularité et c'est papoise et donc ce vieux monsieur agressé et son incapacité à répondre sur les questions très vaut de ne pas être qualifié au sa l'angle mort d'Emmanuel Macron. Vous n'étiez pas là quand on a parlé de sa phrase insupportable sur le brainwashing et le fait que ce sont des faits divers et qu'on a une passion pour le drame permanent.

Mais mais comment on peut mépriser comme ça le peuple français ? Par un manque d'empathie totale, par du du mépris. Euh déjà ce terme brainwet, donc lavage de cerveau, utiliser cette espèce de franglet en permanence euh d'un peu de revers de la main, vaut mieux euh parler écologie que euh fait d'hiver parce que c'était une réaction évidemment à la fin des ZFE et de la la prime rénoving.

C'estàd que cette déclaration du président de la République arrive au moment où il y a une famille française qui enterre un fils qui s'appelle Benoît qui a été tué de couteau à 17 ans euh à Dax. pour une histoire de de casquette et euh Lola, Benoît, Matis Elias euh c'est des faits d'hiver à chaque fois Thomas évidemment et il y a une chose qui change et qui peut-être ennuie euh l'Élysée, c'est que les les familles parlent, les parents parlent et voilà que ça soit la maman des Gasleurs, on a commencé en septembre la saison de punchline avec la veuve et pleurée du gendarme commune. Les familles ne se testent plus et ça évidemment on peut plus faire le procès en récupération politique de la même manière.

Et bien Henry Geno sur cette phrase d'Emmanuel Macron qui dit que il y a un lavage de cerveau des Français et que ce qui se passe ce ne sont que des frais d'vers. Moi je comprends pas pourquoi tout le monde est surpris il fait ce qu'il fait depuis le début. Voilà simplement.

Alors maintenant c'est un peu plus ridicule parce qu'il a pas il n'a pas les mêmes pouvoirs que lorsqu'il était un président de plein exercice avec une majorité parlementaire. Mais euh il a il a toujours fait ça. Enfin, je dire il est enfermé dans il est enfermé dans lui-même et euh voilà.

Et la réalité doit obéir à l'idée qu'il s'en fait. Voilà. C'est c'est mais il y a il y a rien de nouveau.

Même l'emploi de euh même lais franglais euh enfin c'est c'est notre président de la République. Écoutons juste quelques français à propos de la dissolution. Qu'est-ce qu'ils en pensent un an après ?

Ils sont pas dup écoutez, il y a pas de stabilité à l'assemblée. Donc du coup, c'est difficile de faire passer des lois, c'est difficile de faire passer quoi que ce soit. Il maîtrise plus rien du tout.

Personne ne maîtrise plus rien du tout. L'assemblée, c'est n'importe quoi. Donc voilà.

Oui. Non, ça a pas changé dans ma vie quotidienne mais c'est l'ambiance l'ambiance dans ce pays quoi, qui est déplorable. le pays qui n'est pas réuni, uni au sein de valeurs communes, euh il est clair que il est clair que ça n'a pas arranger les choses.

Les fractures sont devenues beaucoup plus visibles à mon sens. Fractures visibles, génie Basté évidemment. Oui.

Alors après, ce qui est sûr, c'est qu'il y a quand même eu un taux de participation exceptionnel à ces législatives. Les gens, les Français ont participé, ils sont allés voter et il faut pas non plus enfin la division du pays, elle est profonde en trois blocs. Elle est pas elle est pas juste d à un coup de Dem Macron.

Elle est là pour toujours et pour durer. Il n'est pas sûr d'ailleurs que l'assemblée qui soit élue en 2027 suite à la présidentielle de 2027 soit dégage une majorité absolue sans sans sans embage pour Marine Le Pen ou pour quelqu'un d'autre. On ne sait pas du tout.

Il y a moi je pense qu'il y a quand même une une ce qu'on révélé c'est les c'est c'est législative. C'est un état d'opinion fracturé avec trois blocs en France et ça ça ne va pas disparaître en 2027 même si Emmanuel Macron n'est plus là. Et il va falloir se préparer aussi à voilà diriger et gouverner dans un pays où il devait devenir de plus en plus difficile de dégager des majorités d'autant plus sur des sujets impopulaires comme la comme la dette ou euh d'ailleurs enigu vous vouliez me parler des retraites.

Vous m'avez dit je peux parler des retraites parce que c'est super important. Juste juste un mot sur ce que vient de dire Eugénie Bastier. Euh je suis tout à fait d'accord avec avec son analyse, c'està-dire que la société française est profondément fracturée.

Enf, elle est pas fracturée par hasard. C'est le fruit de tout de toutes les décisions que qu'on prend depuis 40 ans en France, en Europe, même dans le monde occidental en général et que elle est donc difficile à gouverner. raison de plus pour ne pas se livrer à des à des opérations comme celle de la celle de la dissolution qui n'avait aucune raison d'être à ce moment-là.

Voilà, aucune raison d'être. Le mieux dans ces conditions, c'est de respecter les échéances. On parlait de de la dissolution chirque, mais c'est pareil.

La dissolution chirque, elle avait aucune raison d'être. Ça a réduit un Septenaat à 2 ans formellement, en réalité à 6 mois parce que en 80 en 96 la France était déjà ingouvernable. Donc donc tout ça n'est pas une bonne idée.

C'est c'est fait la dissolution c'est fait pour dissuader l'Assemblée de renverser le gouvernement. Voilà, c'est une arme de dissuasion et on ne l'utilise que quand il y a une crise gouvernementale. C'est arrivé en 62 notamment quand le le l'Assemblée nationale a renversé le gouvernement Pompidou sur l'affaire d'élection du président de la République au suffrage universel et puis c'est ça a été utilisé pour mettre parfois en accord la majorité législative avec la nouvelle élection président nouvellement élu.

Bon euh OK euh je rapidement je suis pas totalement je suis pas totalement sûr que la France que la France soit fracturée en trois bloc. Je crois que on fracturer autant parce que moi ce qui me frappe c'est que lorsqu'il y a des grandes questions qui sont posées pas simplement sur l'immigration mais sur la dette sur la politique étrangère, il y a quand même à chaque fois une majorité de Français qui sont dégages. Donc le personnel politique, une partie du personnel politique n'accepte pas de faire les alliances nécessaires afin que ces politiques soient appliquées, c'est une chose.

Mais ça ça ne veut pas dire que les Français soient à ce point fracturé. Et d'ailleurs et d'ailleurs pardon, je je termine le le prochain rendez-vous, moi je vous donne rendez-vous au municipal et là on s'apercevra que en c'est beaucoup plus compliqué et peut-être même et peut-être même qu'on verra deux blocs se reconstituer. Alors Gutier, je suis d'accord avec Joseph, il y a toujours les si même 70 % des Français vous leur posez n'importe quelle question sur la sécurité, l'immigration, ils répondent vers plus de fermeté.

Mais quand on a un scrutin, on voit la France se polariser quand même. On voit la France avec le le bloc central qui est sans doute amener euh à avoir un peu du plomb dans l'aile avec la fin du macronisme, voir qu'il va disparaître, ça j'en sais rien. et la montée en puissance du RN et la France insoumise qu'il faut pas enterrer trop tôt parce que on connaît les capacités à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, on voit quand même une France se polariser et on en a eu un avant-goût un avant-goût de la présidentielle au moment de la dissolution et des législatives avec ce ce choc et à la fin avec le RN qui n'a pas la majorité absolue avec la stratégie des désistements en faveur même de la France insoumise du côté de chez Renaissance.

Donc quand même, il y a il y a une France qui s'électrise, on le voit bien avec les les drames qu'on traite. Ev.