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Podcast / conversationHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 11 novembre 2025 11 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

Le risque d’attaque est-il élevé en France, 10 ans après le 13 novembre ?

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    « En 2024, il y a neuf attentats qui ont été déjoués en France, dont certains à l'occasion des Jeux Olympiques de Paris. »
  • 1:19PrésentateurChiffre
    « Et en 2025, nous en sommes à six attentats terroristes déjoués, selon le procureur national antiterroriste Olivier Christen. »
  • 1:25PrésentateurFait
    « « multiforme, avec des acteurs plus jeunes et moins expérimentés, mais prêts à passer à l'action rapidement. » »
  • 2:14PrésentateurChiffre
    « En effet, depuis 2020, les trois quarts des attaques en France ont été faites avec des armes blanches. »
  • 2:19PrésentateurChiffre
    « D'après les renseignements, deux tiers des auteurs d'attentats depuis 2020 n'étaient pas connus des services spécialisés. »
  • 2:38PrésentateurChiffre
    « Par ailleurs, près de 70% des arrestations dans le cadre d'affaires terroristes concernent des jeunes de moins de 21 ans. »
  • 3:28PrésentateurFait
    « Enfin, c'est important de souligner que pour les services de renseignement, la menace terroriste en France ne se limite pas au terrorisme islamiste. »
  • 4:34PrésentateurFait
    « Le Parquet national antiterroriste, créé en 2019, permet aussi de piloter l'action judiciaire après chaque attaque ou chaque projet d'attentat. »
  • 4:52PrésentateurChiffre
    « 73% des Français se disent encore angoissés par la menace terroriste 10 ans après, selon un sondage réalisé par l'Institut Ipsos pour la tribune dimanche. »
  • 7:54PrésentateurFait
    « Nicolas Sarkozy a été condamné en première instance à cinq ans de prison ferme dans l'affaire du financement de sa campagne présidentielle de 2007. »
  • 9:48PrésentateurFait
    « Marine Le Pen a été condamnée dans l'affaire des assistants parlementaires pour avoir détourné des fonds européens pour rémunérer des salariés du Front National à l'époque. »
  • 10:11PrésentateurChiffre
    « Elle a été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 sous bracelet électronique, à une amende de 100 000 euros et a une inéligibilité immédiate de 5 ans. »

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La probabilité d'un deuxième 13 novembre a considérablement diminué et ces mots, ce sont ceux de Nicolas Lerner, le patron de la DGSE, autrement dit donc le service de renseignement extérieur. Alors, à quelques jours du 10e anniversaire des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, qui ont fait 130 de morts et des centaines de blessés, qu'en est-il de la menace terroriste aujourd'hui en France ? Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien et c'est donc le sujet à la une aujourd'hui avant d'évoquer évidemment le reste de l'actualité et notamment évidemment en ce 11 novembre les différentes commémorations.

Alors, samedi dernier, le parquet national antiterroriste confirmait que trois jeunes de nationalité française âgés de 18, 19 et 21 ans avaient été arrêtés à Vierzon ainsi que près de Lyon, soupçonnés de préparer un attentat kamikaze à la ceinture explosive en plein Paris contre un bar ou une salle de spectacle. Ces femmes ont depuis été mises en examen et placées en détention provisoire. Alors, dix ans après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, à Saint-Denis, la menace terroriste, elle reste donc vive selon la DGSI, donc le service de renseignement intérieur. Cette menace, elle n'a pas disparu, mais elle s'est transformée.

Elle est en fait devenue plus diffuse, plus autonome et plus imprévisible. Il faut savoir qu'en 2024, il y a neuf attentats qui ont été déjoués en France, dont certains à l'occasion des Jeux Olympiques de Paris. Et en 2025, nous en sommes à six attentats terroristes déjoués, selon le procureur national antiterroriste Olivier Christen. Alors, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, cite une menace devenue, je cite, « multiforme, avec des acteurs plus jeunes et moins expérimentés, mais prêts à passer à l'action rapidement.

» En fait, aujourd'hui, la majorité des projets déjoués, ils impliquent des individus isolés, souvent radicalisés en ligne, et avec peu de contacts directs, en fait, avec des groupes davantage structurés. En fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que la majorité des commandements centraux d'organisation, donc les groupes terroristes comme le groupe Etat islamique ou encore Al-Qaïda, eh bien, ces groupes terroristes, ils ont été affaiblis par des actions militaires, que ce soit en Syrie ou encore en Irak. Et donc, aujourd'hui, il y a moins de lieux où des Européens pourraient venir s'installer et être formés avant de commettre donc des attaques terroristes et des massacres en Europe.

Et donc, pour en revenir à la menace terroriste actuelle, eh bien, les assaillants utilisent des méthodes différentes. En effet, depuis 2020, les trois quarts des attaques en France ont été faites avec des armes blanches. D'après les renseignements, deux tiers des auteurs d'attentats depuis 2020 n'étaient pas connus des services spécialisés. Ces personnes agissent donc seules, choisissant leur cible sans recevoir d'ordre. Et la DGSI et la DGSE alertent aussi sur un rajeunissement notable des profils, certains mineurs étant désormais impliqués dans des directions opérationnelles.

Par ailleurs, près de 70% des arrestations dans le cadre d'affaires terroristes concernent des jeunes de moins de 21 ans. Et les deux tiers des auteurs d'attentats commis depuis 2020 n'étaient pas fichés. Autrement dit donc, n'étaient pas suivis en quelque sorte par les services de renseignement. Et d'ailleurs, les tristes et tragiques attaques récentes en sont des exemples. Les assassinats de Samuel Paty et de Dominique Bernard en 2020 et 2023, les deux enseignants ont été tués devant leur établissement scolaire par des jeunes qui avaient utilisé des armes blanches.

Et l'enjeu à ce moment-là, c'est que ça complique ou rend plus difficile en quelque sorte le travail de surveillance et d'anticipation, puisque ces individus, ils n'ont pas de lien direct avec des groupes terroristes structurés. A noter aussi que selon les services de renseignement, le contexte international peut avoir un impact. En tout cas, c'est ce que stime Céline Berton, qui est la directrice de la DGSI, et qui déclare que, je cite ici, Enfin, c'est important de souligner que pour les services de renseignement, la menace terroriste en France ne se limite pas au terrorisme islamiste.

En effet, les autorités constatent également une montée des actes et projets liés à l'extrême droite, avec des individus radicalisés aux idéologies nationalistes, racistes ou xénophobes, qui peuvent commettre des violences ciblées. On a déjà eu l'occasion d'en parler à plusieurs reprises sur la chaîne. Alors, une fois qu'on a dit tout ça, comment est-ce que l'État réagit aujourd'hui ? Eh bien, la réponse de l'État français face à la menace terroriste, elle s'est pas mal transformée au fil de la décennie. On peut noter que le budget de la DGSI a fortement augmenté, avec une priorité donnée au renseignement.

Il y a aussi davantage de coordination à l'échelle européenne entre les différents pays, l'enjeu étant donc forcément de faciliter et de centraliser tous les échanges. L'autre enjeu évidemment important, c'est un enjeu de prévention et de lutte contre la radicalisation, avec là des enjeux de sensibilisation dans les écoles, de surveillance parfois renforcée dans les prisons, ou encore de campagnes pour le retrait rapide de contenus terroristes en ligne. Et du point de vue de la justice, le Parquet national antiterroriste, créé en 2019, permet aussi de piloter l'action judiciaire après chaque attaque ou chaque projet d'attentat.

Mais ce qui est sûr, c'est que l'impact du 13 novembre 2015 sur la population, il est considérable. 73% des Français se disent encore angoissés par la menace terroriste 10 ans après, selon un sondage réalisé par l'Institut Ipsos pour la tribune dimanche. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'à l'approche des commémorations du 13 novembre cette semaine, la menace terroriste est élevée, selon le ministre intérieur Laurent Nunez. Dans une note envoyée au préfet et aux forces de l'ordre vendredi dernier, il a appelé à une vigilance renforcée, notamment autour des salles de concert et des rassemblements festifs.

A noter par ailleurs, puisqu'on le parle ici du 13 novembre, que l'ex-compagne de Salah Abdeslam, qui est le seul survivant du commando terroriste du 13 novembre, a été mise en examen avec deux autres personnes ce lundi pour association de malfaiteurs terroristes criminels. Elles ont été placées en détention provisoire. En fait, les autorités ont découvert, lors d'une perquisition chez elles, des éléments évoquant sa radicalisation et des discussions autour de la préparation d'un acte violent. Cette ex-compagne de Salah Abdeslam, âgée de 27 ans, est aussi accusée d'avoir remis illégalement une clé USB à Salah Abdeslam en prison, qui contenait de la propagande djihadiste.

En tout cas, c'est évidemment un sujet très grave qu'on a évoqué aujourd'hui, mais là, on a évoqué évidemment la question de la menace terroriste. Ça nous semblait aussi important, à l'approche des commémorations du 13 novembre, de donner la parole à des victimes, justement, du 13 novembre. Certains ont perdu des proches, que ce soit lors de l'attaque au Bataclan ou encore dans les bars. D'autres se sont engagés, notamment dans les secours. Et on leur a tous donné la parole dans le cadre d'une vidéo de près d'une heure où, justement, ils nous racontent leur soirée du 13 novembre, mais ils nous racontent aussi l'après, un après qui est parfois négligé et peu connu.

Je suis très fier du travail qui a été réalisé avec toute l'équipe sur ce projet-là. Merci aussi à toutes les personnes qui ont accepté de témoigner et ça a donné donc une vidéo qui est disponible sur notre chaîne YouTube dédiée au Grand Format. Je vous mets le lien directement en description et on suivra évidemment ce jeudi cette journée d'hommage. Je vous laisse avec Blanche pour le reste de l'actualité importante du jour et je reviens juste après. Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette première actu. Ce mardi, c'était donc le 11 novembre et de nombreuses commémorations ont eu lieu partout en France.

Comme tous les ans à l'occasion de l'anniversaire de l'armistice de 1918, Emmanuel Macron a présidé une série de cérémonies à Paris. Il s'agissait cette année du 107e anniversaire de l'armistice et le président de la République a notamment rendu hommage aux soldats alsaciens et mozélans incorporés de forces dans l'armée allemande et tombés pendant la Seconde Guerre mondiale. On les appelle les Malgré nous. Il est ensuite allé devant la statue de Georges Clemenceau aux Champs-Elysées pour y déposer une gerbe et observer une minute de silence. Il s'est ensuite rendu sous l'arc de triomphe devant le tombeau du soldat inconnu pour déposer une gerbe et raviver la flamme.

Deuxième actu, toujours en France, l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, s'est exprimé pour la première fois ce lundi soir depuis sa libération et son placement sous contrôle judiciaire. « Au moment où je retrouve ma liberté et ma famille, je veux dire à toutes celles et ceux qui m'ont écrit, soutenu, défendu, combien je leur en suis reconnaissant », a-t-il notamment écrit sur X, se disant bouleversé par les témoignages qu'il a reçus et qui lui donnent la force de supporter cette épreuve. Il en a aussi profité pour parler à demi-mot du procès qui lui a valu cette incarcération.

Il a fait appel de la décision de justice et a donc évoqué ce nouveau procès, déclarant, je cite, « la vérité triomphera ». Nicolas Sarkozy a été condamné en première instance à cinq ans de prison ferme dans l'affaire du financement de sa campagne présidentielle de 2007. La justice estime qu'il a financé illégalement sa campagne avec des fonds provenant du régime libyen de Muammar Kadhafi et qu'il a pris part à une association de malfaiteurs pour transférer clandestinement ses sommes. Le nouveau procès aura lieu en mars 2026.

Nicolas Sarkozy a désormais interdiction de quitter la France, interdiction de rentrer en contact avec les personnes citées dans le dossier et avec le ministre de la Justice, Gérald Darmanon. Troisième actu aux États-Unis cette fois-ci, un texte visant à mettre fin à la paralysie budgétaire qui touche le pays depuis plus de 40 jours a été voté ce lundi soir au Sénat après le revirement de plusieurs sénateurs démocrates donc du camp de l'ex-président Joe Biden.

On en a déjà pas mal parlé dans ce format mais depuis le 1er octobre, le blocage du budget américain empêche plus d'un million de fonctionnaires d'être payés et perturbe les aides sociales ainsi que le trafic aérien avec de nombreux vols annulés. Le désaccord entre républicains et démocrates concerne les dépenses de santé. Les républicains, donc le camp de Donald Trump, veulent prolonger le budget actuel tandis que les démocrates exigent de maintenir les aides pour le programme Obamacare qui aide les ménages modestes. Sans accord, ces subventions disparaîtront fin 2025 faisant exploser les coûts pour des millions d'Américains.

Du coup, ce lundi, huit sénateurs démocrates ont cédé afin de débloquer la situation et ont voté pour le texte soutenu par les républicains ce qui a suscité la colère de leur camp. Ce texte étant donc le budget actuel jusqu'à la fin du mois de janvier. Alors les États-Unis ne sont pas totalement sortis de ce shutdown puisque le texte doit être encore débattu et adopté à partir de mercredi à la Chambre des représentants, l'équivalent de l'Assemblée nationale, avant d'arriver sur le bureau de Donald Trump pour une promulgation officielle.

Quatrième actu, le Conseil d'État, donc la plus haute juridiction administrative en France, a confirmé la démission obligatoire de Marine Le Pen de son poste de conseillère départementale du Pas-de-Calais suite à sa condamnation à une peine d'inéligibilité prononcée en mars dernier. La préfecture avait déjà acté cette démission mais la chef de file des députés RN avait contesté cette décision en justice mais tous ses recours ont donc été rejetés. Elle estimait en fait que la législation était injuste car elle traite différemment les conseillers départementaux et les parlementaires en cas de condamnation.

Pour rappel, Marine Le Pen a été condamnée dans l'affaire des assistants parlementaires pour avoir détourné des fonds européens pour rémunérer des salariés du Front National à l'époque. Elle a été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 sous bracelet électronique, à une amende de 100 000 euros et a une inéligibilité immédiate de 5 ans, ce qui remet en question sa participation à la présidentielle de 2027. Un procès en appel est prévu entre janvier et février prochain et la décision finale devrait tomber quelques mois après. Si sa condamnation est confirmée, Marine Le Pen ne pourra pas se présenter en 2027.

Et on termine avec cette actu, la billetterie SNCF pour les vacances d'hiver ouvre ce mercredi 12 novembre. Alors ça concerne les trajets allant du 8 janvier au 29 mars 2026 selon SNCF Voyageurs. Certaines destinations sont même ouvertes jusqu'au 3 juillet 2026. Ça concerne notamment les TGV sur les axes Paris-Lyon, Paris-Marseille, Paris-Montpellier et Paris-Toulon. Même chose pour les Ouïghos et les voyages vers la Suisse, l'Italie ou encore l'Espagne. Pour avoir des places et des prix intéressants, on vous conseille de vous connecter vers 6 heures du matin.

En tout cas, selon la plateforme Trainline qui vend des billets SNCF, s'y prendre tôt permet d'économiser en moyenne 30% par rapport à une réservation de dernière minute. Merci beaucoup Blanche pour ces actualités. Alors, je le disais, pour écouter les témoignages de victimes du 13 novembre, on a publié un format long qui est disponible directement sur notre chaîne YouTube dédiée au grand format. Je vous le mets directement en description. Prenez soin de vous, prenez soin de nos proches et puis on se dit à demain pour une nouvelle vidéo.

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