MATTHIEU VALET est face à LOUIS BOYARD sur FRANCE INFO !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 56 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:28FerméeÉludée
Est-ce que ces grandes lignes proposées par le Premier ministre ce soir sont de nature à vous faire reculer, à faire stopper le mouvement ce soir ?
- 3:09OuverteRéponse directe
Louis Boyard, vous étiez auprès des lycéens tout au long de la semaine et vous avez plusieurs fois appelé le gouvernement à donner des réponses. Elles sont là les réponses ce soir ?
- 4:55OuverteRéponse directe
Mathieu Vallée, quel regard ce soir sur cette lettre de Sébastien Lecornu, Premier ministre à ses ministres, et il leur demande des décisions avant la fin du mois ? Quel regard vous portez sur cette réponse du gouvernement ?
- 6:31RelanceRéponse partielle
Marius Ménil, mardi 6 octobre, dans deux jours, grande mobilisation, comment comptez-vous éviter les violences de la semaine dernière ?
- 7:48OuverteRéponse directe
Jennifer Asse, quel regard vous portez sur cette réponse du gouvernement ?
- 9:29RelanceRéponse directe
James Chéron, vice-président UDI, région Île-de-France, en charge des questions des lycées. La région dit avoir investi plus de 6 milliards d'euros et rénové des centaines de lycées. Comment on explique alors l'insalubrité de certains établissements ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09PrésentateurChiffre
« Près de 500 lycées bloquées. »
- 0:16PrésentateurFait
« Des classes surchargées, des locaux insalubres ou encore des profs non remplacés. »
- 0:45PrésentateurFait
« Sébastien Lecornu adresse une lettre à tous ses ministres. Le Premier ministre dévoile cinq chantiers. »
- 3:30InvitéChiffre
« Dans le prochain budget qui est proposé par le gouvernement, si vous prenez en compte l'inflation, vous avez à peu près 800 millions d'euros en moins dans l'éducation nationale, 1200 suppressions de postes de professeurs. »
- 5:21InvitéFait
« Je pense que c'est de l'enfumage, puisqu'on est à 7 mois d'une élection présidentielle. »
- 5:40InvitéFait
« À Perpignan, Louis Alliot, le maire de Perpignan, a commencé la climatisation de l'ensemble des écoles, parce qu'à 40 degrés, on ne peut pas étudier correctement. »
- 6:09InvitéFait
« Sur Parcoursup, tout le monde est d'accord pour dire que c'est un fiasco. »
- 8:51InvitéChiffre
« 2 millions d'euros de dégâts. »
- 11:38InvitéFait
« Une décision qui permet de fournir à chacun des élèves qui rentrent au lycée en CAP ou en seconde un ordinateur portable. »
- 12:11InvitéFait
« Le lycée à Sevran. »
- 12:51InvitéChiffre
« Il y a, selon le réseau Action Climat, 20 à 30 % des bâti scolaires qui ne sont pas du tout adaptés aux enjeux climatiques. »
- 25:30InvitéChiffre
« Il était de 48 milliards en 2017. Il est de 64 milliards aujourd'hui. »
- 32:34PrésentateurChiffre
« Un étudiant sur trois dispose de moins de 50 euros pour finir le mois. »
- 34:02PrésentateurFait
« Quand un étudiant travaille en même temps que ses études, c'est la première cause d'échec dans les études. »
- 35:52InvitéChiffre
« On a gelé le tarif le plus social. Aujourd'hui, on paye 50 centimes d'euros ou même 20 centimes parfois son repas. »
- 36:56InvitéChiffre
« On a eu 9000 suppressions de postes de professeurs. »
- 37:14InvitéChiffre
« En 1958, un jeune était autonome à ses 22 ans en moyenne. Aujourd'hui, un jeune est autonome à ses 27 ans en moyenne. »
- 43:34PrésentateurFait
« On s'est battus pour que le gouvernement ne sabre pas les budgets de centres de formation des apprentis. »
- 1:00:36PrésentateurChiffre
« elle propose 125 milliards »
- 1:00:31InvitéPromesse
« on propose par exemple des bourses au mérite »
- 1:05:06PrésentateurChiffre
« il y a 211 milliards d'aides au patronat par an »
- 1:05:18PrésentateurPromesse
« financer un revenu étudiant à hauteur d'un SMIC »
- 1:07:00InvitéFait
« aujourd'hui c'est 1,2 fois le SMIC »
- 1:26:49InvitéFait
« ils ont senti parfois ils ont été reçus par des représentants ils ont eu l'impression de ne pas être écoutés »
- 1:27:40InvitéFait
« effectivement on a vu plus de bleus que de représentants du recteur »
- 1:27:54InvitéFait
« la cellule de crise elle a eu lieu au ministère de l'Intérieur et pas au ministère de l'éducation nationale »
- 1:30:16PrésentateurFait
« des militants de la campagne de Gabriel Attal qui viennent parler au nom des lycéens »
- 1:33:29PrésentateurFait
« cette version du lycéen elle est démentie par le procureur »
- 1:34:53PrésentateurFait
« mes élèves ils reviennent et qu'ils n'ont plus de dents parce qu'ils se sont pris une grenade lacrymogène »
- 1:36:21PrésentateurFait
« on a un gamin de 15 ans qui a perdu toutes ses dents »
- 1:36:28PrésentateurFait
« on voit des jeunes qui sont en train de courir en pleurant dans des nuages de lacrymo »
Temps de parole
- Présentateur60 %
- ?14 %
- Présentateur 214 %
- Invité5 %
- Invité 24 %
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Bonsoir, bonsoir Julien.
Bonsoir
Claire-Elisabeth.
Nous sommes ensemble jusqu'à 23h. Bienvenue dans cette émission spéciale consacrée à la fièvre lycéenne. Va-t-elle contaminer le pays ? Près de 500 lycées bloquées. Des étudiants qui se joignent au mouvement pour réclamer des moyens supplémentaires. Ras-le-bol, disent-ils. Des classes surchargées, des locaux insalubres ou encore des profs non remplacés. Et puis l'info ce soir, nous allons y revenir. C'est la réponse du gouvernement. Sébastien Lecornu adresse une lettre à tous ses ministres. Le Premier ministre dévoile cinq chantiers, Julien. Et ces cinq chantiers, on va les découvrir ensemble. Regardez. Remplacement rapide des professeurs absents. Garantie des conditions d'enseignement.
Amélioration des emplois du temps. Simplification de parcours sup. Consultation des lycéens. Sébastien Lecornu qui précise vouloir des décisions avant la fin du mois. Et on va évidemment faire réagir nos invités à ces annonces du Premier ministre ce soir. Bonsoir Mathieu Vallée. Bonsoir Roger
Vallée.
Député européen RN.
Merci d'être avec nous.
Louis Boyard est également avec nous. Bonsoir. Député LFI du Val-de-Marne. James Chéron. Bonsoir. Vice
-président
UDI région Île-de-France en charge de la question des lycées. Jennifer Haas. Bonsoir. Vous êtes vice-président des Jeunes Républicains. Membre de l'équipe de campagne de Bruno Retailleau. Marius Ménil. Bonsoir. Bonsoir. Co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne. Vous aviez été reçu par le ministre de l'éducation nationale vendredi. Et puis Gilles Brandstein est à nos
côtés ce soir. Bonsoir à tous les deux. Bonsoir
à tous.
Éditoriste
politique France Info. Marius Ménil, je vous pose la première question ce soir. Est-ce que ces grandes lignes proposées par le premier ce soir sont de nature à vous faire reculer, à faire stopper le mouvement ce soir ?
Pas
du tout. Non, pour l'instant on
n
'est pas encore satisfaits. On appelle au contraire à intensifier le mouvement. On appelle tous les lycéens et toutes les lycéennes à bloquer leur lycée le mardi 6 octobre et à se joindre aux manifestations dans tout le pays. Là on
a cinq chantiers.
Vous dites mardi, pas demain
?
Demain on soutient tous les blocus de lycées. Mais l'acte 3 de la mobilisation, c
'est
en effet ce mardi 6 octobre. C'est les cinq chantiers là. Qu'est
-ce
qu'on a de concret ? Simplification des parcours supres.
Qu
'est-ce que ça veut dire ? Nous on n
'est
pas d'accord avec ce que demandent les lycéens et lycéennes. Ce n
'est
pas une simplification des parcours supres,
c
'est son abrogation. Et l'ouverture de dizaines de milliers de places dans les universités. Parce qu'aujourd'hui quand on a le bac, on n
'est
pas garantis d'avoir une place en université. Donc nous on a beaucoup d'autres revendications. Et pendant ce temps, on n'est pas du tout satisfait. Gilles Bernstein, cette lettre du Premier ministre ce soir à la veille de cette reprise qui va notamment concerner les blocages, ça traduit une fébrilité voire un certain vent de panique du côté du gouvernement.
En tout cas, ça traduit un changement de ton manifeste. Évident, on se demande pourquoi cette lettre il a fallu attendre ce soir dimanche pour l'écrire alors qu'elle aurait pu être écrite dimanche dernier. Il y
a
en gros deux aspects. Il
y
a nous demandons aux lycéens de travailler. Mais en échange, ils doivent compter sur nous pour leur en donner les moyens. C'est donc l'aveu d'une certaine manière que les moyens sont insuffisants. Donc en gros, le Premier ministre dit vos revendications sont légitimes. On va essayer de les traiter. En échange, il dit zéro tolérance pour la violence. Et surtout, il dit pas tu casses,
tu
répares comme Gabriel Attal. Mais enfin tu casses, ta famille paye. Ce qui revient à peu près au même.
Et
même, ceci étant posé, il demande à ce que les cours recommencent demain et qu'il y ait le plus de monde possible dans les lycées demain.
– Louis Boyard, vous étiez auprès des lycéens tout au long de la semaine et vous avez plusieurs fois appelé le gouvernement à donner des réponses. Elles sont là les réponses ce soir
? –
Déjà, témoigner du fait que le mouvement ne rentrera pas uniquement à coup de matraque, c'est déjà un petit début de réflexion. Mais ce que demandent les lycéens, c'est pas des bonnes intentions. Ce qu'ils demandent, c'est des moyens. Or, il se trouve que dans le prochain budget qui est proposé par le gouvernement, si vous prenez en compte l'inflation, vous avez à peu près 800 millions d'euros en moins dans l'éducation nationale, 1200 suppressions de postes de professeurs. Donc les lycéens, ils sont pas dupes, ils savent très bien que c'est un peu de l'enfumage. Donc tant qu'il
n'y a
rien de concret, il ne
faut
pas compter sur le fait qu'ils rentrent dans la rue. Et je trouve qu'il y
a
une forme, c'est vraiment le symptôme du fait que ce gouvernement n'arrive plus à répondre à aucune situation concrète dans la vie du pays, que ce soit dans l'éducation nationale,
que
ce soit dans le pouvoir d'achat, que ce soit dans l'hôpital public. Et c'est pourquoi, moi, je pense qu'ils devraient partir, laisser à d'autres gérer les affaires, on irait beaucoup plus vite. Nous voyons, on vous a vu très tôt au lycée Saint-Exupéry de Créteil, c'est l'un des foyers où ce mouvement a débuté. Et vous écriviez le 25 septembre dernier, le mouvement lycéen doit s'étendre. Est-ce que vous maintenez ce soir, malgré toutes ces annonces et malgré les violences qui se sont déroulées, cet appel ? Bien sûr. Moi, je crois que la jeunesse, elle a raison de demander à se faire respecter.
Et je pense que tout le monde est d'accord pour dire que cette jeunesse, elle a raison de demander à se faire respecter. Pendant dix ans, dans le débat politique, quand on parlait d'elle, c'était pour la caricaturer. Quand on parlait des écoles, on parlait d'Abaïa, on parlait de maillot de foot, on parlait d'interdiction des téléphones. Mais ce qu'elle vit, ses souffrances, la précarité des étudiants, les classes surchargées, tout ça, on n'en parlait pas. Et donc toute cette ignorance acculée pendant des années, voilà qu'elle est en train de revenir à la figure. Moi, je dis que cette jeunesse, elle est légitime à se mobiliser. Et je suis fier de ce que fait cette jeunesse.
Mathieu Vallée, quel regard ce soir sur cette lettre de Sébastien Lecornu, Premier ministre à ses ministres, et il leur demande des décisions avant la fin du mois. Quel regard vous portez sur cette réponse du gouvernement ? Je pense que c'est de l'enfumage, puisqu'on est à 7 mois d'une élection présidentielle. Monsieur Jeffrey, le ministre de l'Éducation nationale, l'a dit quand il vous a reçu. Visiblement, les décisions interviendront à postéorie de l'élection présidentielle. Donc en fait, il s'engage sur un calendrier, sur des promesses, sur des annonces qu'il n'est absolument pas sûr de tenir. Maintenant, j'ai lu les 5 points.
Je pense par exemple de la condition de vie des étudiants et des lycéens, voire même des collégiens, des bâtiments thermiques, des bâtiments passoires. On l
'a
vu cet été avec la canicule. On le voit l'hiver. Je vois qu'à Marseille, par exemple, il
y a
une école sur deux qui est insalubre et que le plan décidé par M. Gaudin avait été cassé par la majorité socialiste avec un recours. Donc oui, nous, par exemple, à Perpignan, Louis Alliot, le maire de Perpignan, a commencé la climatisation de l'ensemble des écoles, parce qu'à 40 degrés, on ne peut pas étudier correctement. C'est un premier point. Le deuxième point, je suis désolé de voir que la filière professionnelle, le lycée professionnel n'est absolument pas évoqué. C'est une filière dévalorisée, c'est une filière discréditée, c'est une filière dont on estime que c'est la voie de garage des gens qui ne
vont
pas en filière générale, alors que ça doit être une filière d'excellence, ça doit être une filière en plus où la professionnalisation est avérée, puisque de nombreux jeunes qui rentrent dans les lycées professionnels, même les lycées agricoles, retrouvent un emploi à l'issue. Donc c'est absolument absent du discours du Premier ministre. Enfin, sur Parcoursup, tout le monde est d'accord pour dire que c'est un fiasco. Tous les jeunes qui font leur choix sur cette plateforme, vous expliquent que c'est une usine à gaz, qui n
'a
pas de visibilité, que leurs choix ne sont pas satisfaits, que la prise en compte individuelle n'est pas de mise. Donc oui, il
y
a beaucoup de sujets, et je pense que ce sera l'enjeu de la présidentielle et que le gouvernement n'a ni les moyens, ni la capacité politique de s'engager aujourd'hui auprès d'une jeunesse qui est légitime à revendiquer sans casser des demandes que nous avons évoquées. – Marius Méni, mardi 6 octobre, dans deux jours, grande mobilisation, comment comptez-vous éviter les violences de la semaine dernière ? Est-ce qu'il y a des messages que vous avez fait passer
?
Est-ce que vous comptez agir différemment, peut-être pour éviter ce qu'on a pu voir en fin de semaine
? –
L'Union syndicale Lyssen, dans les blocus où elle était, d'abord, il faut se nominer, on n'était pas dans tous les blocus, et nous,
ce n'est
pas nous qui organisons tout le mouvement.
–
Évidemment.
–
Voilà.
Donc
nous, ce qu
'on
dit, il faut intensifier ce mouvement pour continuer de mettre de
la
pression et pour avoir des vraies revendications réelles, des vraies mesures concrètes. – Mais qu
'est
-ce qu'il vous faudrait pour arrêter ce mouvement, concrètement ? Une mesure ? – Non, mais une mesure, mais pas du tout. Justement, on ne
va
pas s'arrêter à une mesure. Et c'est ce que voudrait le gouvernement. Le gouvernement, il fait tout pour que le mouvement s'arrête. Ça ne sera pas le cas. Aujourd'hui, on a un rapport de force, un rapport de force qui ne va ne faire que grandir. On est soutenu par les syndicats. Par conséquent, on aura de nombreuses mesures qui doivent être écoutées, si vous voulez qu
'on
s'arrête. – Ça veut dire que, potentiellement, ce mouvement, il est amené à se politiser dès le début de la semaine. – Ça veut
dire
quoi, se politiser ? Il n
'est
pas la politique, le mouvement ?
–
Vous dites que tous les syndicats vont vous rejoindre, que, en tous les cas, le mouvement risque de se généraliser. J'imagine qu'au bout d'un moment, il y aura forcément une tonalité politique.
–
Mais il a déjà une tonalité politique, le mouvement. C'est-à-dire qu'on demande plus de moyens. Ça, c'est une revendication politique, si vous voulez. – Je ne comprends pas
le sens de votre question. – Bien sûr que c'est politique. – Ce n'est pas un mot à politique,
ce n'est pas cette question.
–
Jennifer Asse, quel regard vous portez sur cette réponse du gouvernement ? – Alors, moi, je suis assez étonnée, parce que le Premier ministre nous dit qu'il ne faut pas céder à la violence, mais c'est exactement ce qu'il fait. Voilà. Donc moi, je suis vraiment choquée, choquée de voir que c'est cette minorité, cette minorité qui crie, cette minorité qui casse, cette minorité qui brûle, qui est aujourd'hui à gain de cause. –
Donc
moi, ça me dérange
fondamentalement.
– Qu
'on dise que des lycéens doivent avoir les moyens de bien étudier, c'est céder à la violence ? – Absolument pas.
– Bah si, parce que c
'est ce que dit le Premier ministre. –
Mais
c'est pourtant ce qu'on voit dans nos lycées. Ce n'est pas, on nous présente ça comme une revendication pacifiste, ce n'est absolument pas ce qu
'on
voit. – Absolument
pas, la
majorité… – Les moyens, et les
moyens,
pardon. – La
majorité des manifestants étaient violents. –
Non, je ne dis pas
que la majorité des manifestants étaient violents, je dis que les images de violents prennent
le dessus. Je dis qu'elles prennent le dessus sur ce qu'il peut y avoir de pacifiste. Je dis que quand je vois le lycée de Nantes prendre flamme, alors que ce lycée était intégralement rénové… –
Le lycée Nelson Mandela.
– Le lycée Nelson Mandela, tout
à fait. – 2
millions
d'euros de dégâts. – 2 millions
d'euros. C'est aujourd'hui qu'il manque de moyens, ce lycée.
C
'est eux qui ont créé le manque de moyens de leur lycée. Il était dans un état excellent, comme de très nombreux lycées. Donc moi, j'aimerais qu'on m'apporte les preuves, là, tout de suite. J'aimerais qu'on me parle des lycées qui sont vraiment vétustes. J'aimerais qu'on parle de la question des moyens. Parcoursup, je suis assez d'accord. Oui, ça ne fonctionne pas, parce qu'il faut plus de sélection. Donc oui, c'est assez étonnant, mais moi, j'aimerais porter une autre voix, une autre idée, et c'est pour ça que je suis sur ce plateau ce soir. – Alors justement, vous parlez de la question des moyens et des rénovations.
James Chéron, je le rappelle, vice-président UDI, région Île-de-France, en charge des questions des lycées. La région dit avoir investi plus de 6 milliards d'euros et rélevé des centaines de lycées. Comment on explique alors l'insalubrité de certains établissements ? On a vu ces images tourner sur les réseaux sociaux tout au long de la semaine.
–
Moi,
je
suis, permettez-moi de le dire, effaré par le niveau des débats, pas que celui de ce soir, mais de façon générale, alors qu'il y a l'un des enjeux majeurs pour notre pays qui est devant nous. – Bon, ça se passe
bien pour l'instant
? – Oui, mais c'est celui de son avenir et de
l
'avenir de sa jeunesse. Il ne
s
'agit pas de parler de
l'élection. – Je vous ai
déjà
vu plus agiter les deux.
– Il ne s'agit pas
de parler de l'élection présidentielle et de vendre la sauce de son petit parti politique. Il s'agit de l'avenir de la jeunesse. Donc je pense qu'il faudrait qu'on dépasse un peu ce que sont les positionnements politiques ou syndicalistes des uns et des autres.
– Est-ce que ça, ce n'est pas un positionnement
politique,
là, ce que vous
dites ? –
Ce
n
'est pas de la… – Ce n'est pas de
la…
– Mais
laissez-moi y venir.
– La
question des moyens. Nous sommes avec Valérie Pécresse, qui était sur votre plateau cet après-midi.
Nous
sommes à la région de France depuis dix ans.
Nous
avons trouvé, elle l'a dit, 200 lycées poubelles sur un peu moins de 500, 469 lycées publics aujourd'hui.
On
ne change pas une situation d'un claquement de doigts. Nous avons effectivement fait un état des lieux, qui nous a pris l'année 2016,
et voté, et voté… –
Vous
reprochez à Mathieu Vallée, lui, il a mis en exergue ce que fait Perpignan, vous vous mettez en exergue ce que fait Valérie Pécresse, vous faites… –
Non, non, monsieur… – Vous n'envoie pas beaucoup. – Non, non,
monsieur Banchard, laissez-moi aller au bout. On a mis en place un plan, effectivement, d'investissement, 6,6 milliards d'euros. Aujourd'hui, on a construit des lycées neufs, on a rénové. En lycée neuf et rénové, nous en avons plus de 400 sur 468 lycées publics. Là où je pense, monsieur Banchard, qu'il faudrait faire un peu moins de politique, c'est
que lorsque l'on vote… – Mais comment vous expliquez ce contraste
entre ces milliards
et le ressenti des lycéens ? – Je vais
y venir. Lorsque l'on vote les budgets pour construire les lycées, les conseillers régionaux LFI ou Rassemblement national ne votent pas le budget. Lorsqu'on vote les budgets pour rénover les lycées, les conseillers régionaux LFI ou Rassemblement national ne votent pas ces budgets. Lorsque l'on vote à la région Île-de-France, une décision qui permet de fournir à chacun des élèves qui rentrent au lycée en CAP ou en seconde un ordinateur portable. Parce qu'on est dans une région dont on dit qu'elle est la plus riche, mais on est dans la région où il y a les plus grandes disparités et là aussi où il
y
a les familles les plus fragiles, notamment en Seine-Saint-Denis et dans tous les départements. Les élus régionaux de LFI et du Rassemblement national ne votent pas ces budgets. C'est là où je pense qu'il faudrait parfois dépasser un peu les clivages politiques pour penser à l'intérêt supérieur du pays, c'est-à-dire à la jeunesse. Maintenant, j'en viens aux images que vous évoquez. Les images que vous évoquez et que parfois vous relayez d'ailleurs sur vos écrans. Premièrement, ne datent pas forcément d'aujourd'hui, d'hier ou de la semaine dernière. Ils ont parfois des années. Je
ne sais
pas
de quelle image vous parlez.
Mais par exemple, le lycée à Sevran. Et ça, c'est une réalité. Quand on fait des travaux, ça prend du temps. Quand on a mis déjà plusieurs milliards, il
y
a des effets. Et on ne peut pas dire que le lycée aujourd'hui soit dans le même état qu'il y a un an ou qu'il y a cinq ans quand on a fait des millions d'euros. Peut-être qu
'on
peut poser la question à Marius Mill, parce que quand on évoque des milliards d'euros qui sont investis pour les lycées d'Ile-de-France, et vous, qu
'est
-ce que vous constatez dans vos lycées ? J'ai l'impression qu'il y
a
quand même un contraste entre cette somme et ce que vous voyez. Tout à fait, puisque quand il y a des rats dans des lycées, quand il
y a
des plafonds qui tombent, quand il fait très froid l'hiver et que les gens sont obligés de prendre des manteaux en cours, quand l'été, il fait très chaud, il fait plus de 30 degrés, 35 degrés, on ne
peut
pas étudier dans ces conditions. Donc nous, ce qu
'on
demande, c
'est
un plan d'urgence pour rénover le bâti scolaire. Aujourd'hui,
il
y a, selon le réseau Action Climat, 20 à 30 % des bâti scolaires qui ne sont pas du tout adaptés aux enjeux climatiques. Ça, c'est urgent. L'hiver, il arrive, les gens vont avoir froid. Ensuite, il
y a
les épisodes caniculaires, on en a connu en juillet, ils vont se répéter. Donc c'est un plan d'urgence. Et là, vous parlez de quelques milliards, mais allez dans les lycées et vous verrez. Ça ne va pas du tout suffire. Je parle de quelques milliards, mais vous savez, la majorité qui était là avant, quand nous, on investit 1 milliard chaque année dans les lycées publics d'Île-de-France, ils avaient utilisé 3 fois moins, 350 millions. Donc on peut dire que ce n
'est
pas assez ou que les effets ne sont pas encore suffisamment perceptibles, mais on ne peut pas nous dire que l'on fait moins qu'avant et que ça n'est pas suffisant. Je ne dis pas que
vous faites
moins
qu'avant et que vous ne faites pas.
Et vous avez un certain nombre d'établissements, 400 sur 468. Donc ça veut dire qu'il en reste encore quelques-uns dans lesquels il faut faire des travaux. On a changé la vie des habitants. Vous voyez à Saint-Ouen, à côté du siège de la région, il y
avait
un lycée qui était pourri,
qui
était le plus évité de la région Île-de-France, le lycée Marcel-Cachin. On l'a rasé. On n
'a
pas gardé une brique, on n
'a
pas gardé une pierre,
on
n
'a
pas gardé une fondation. Et on a investi 60 millions d'euros pour avoir un lycée qui aujourd'hui est magnifique. Et la semaine dernière, il y avait des étudiants qui étaient devant. Je dis des étudiants, des lycéens ou des gens extérieurs, parce qu'au fond, on ne sait pas. Et je ne veux pas mélanger les lycéens qui peuvent avoir des convictions et des revendications qui sont légitimes et des casseurs qui parfois viennent de bien plus loin que tu sais.
Et la vie de ces
lycéens a changé. – Marius Ménine reconnaissait que, par exemple, on parlait du lycée Nelson Mandela qui a coûté 77 millions d'euros et dont M. Gilles Banchin nous dit que les dégâts, c'était vous, Mme Elisabeth, qui disait que c'était élevé à 2 ou 3 millions d'euros par rapport au rôle qui est flambé. Il y a aussi un collège à maître qui a été incendié. À Ouattrelo, à côté de chez moi, dans le nord à Lille, il y
a
une voiture en flamme qui a été projetée sur un établissement scolaire. Donc moi j'entends qu
'on revendique des meilleures
conditions de travail, des meilleures conditions scolaires. Mais reconnaissez que ceux qui volent votre mouvement, qui viennent casser, qui viennent brûler et qui viennent saccager vos revendications et aussi les bâtiments publics pour lesquels, pardon, l'ensemble des Français, par l'impôt, consacrent, les gens honnêtes, la construction et la rénovation de ces établissements scolaires, reconnaissez que ça ne
sert
ni votre cause ni les établissements que vous voulez avoir rénovés parce qu'il va falloir mettre non seulement de l'argent pour les établissements saccagés, brûlés, dégradés, mais aussi pour ceux que vous évoquez qui sont des bâtiments passoires, qui sont des bâtiments inadaptés, qui sont des bâtiments insalubres. On est bien d'accord sur
ça ? –
Je rebondis juste sur ce que
vous dites,
Mathieu Vallée, des dégâts s'élèvent donc à des dizaines de millions d'euros, 7 millions rien qu'en Ile-de-France, Valérie Pécresse a sorti sa calculette et elle dénonce un gâchis incommensurable. – Bilan
provisoire
?
–
Bilan provisoire. – Ce qu'il
faut comprendre, c'est que
si la colère, elle monte, c'est parce que le gouvernement, il a mis 10 jours à enfin écouter nos revendications. Pendant 10 jours, il y avait des centaines de lycées de bloqués.
–
Donc parce
qu'il ne répond pas, ça justifie tous ces décès ? – Vous demandez
juste des conditions dignes pour pouvoir étudier, juste avoir un professeur devant chaque classe, juste avoir des lycées rénovés. Et pendant 10 jours, on n'a pas du tout été écouté.
– Vous
estimez
que la colère est mort, mais évidemment, excusez-moi,
je vois que vous êtes plus ému quand vous voyez une poubelle brûlée, que
quand vous voyez des dizaines de lycéens, des milliers de lycéens qui ne peuvent pas étudier dans des bonnes conditions. – Quand
je vois un lycée brûlé, ça me fond le cœur. Parce que moi, l'école de
la République,
c'est ce qui permet de lever. Oui, mais vous dites que parce que, et je suis d'accord avec vous, le gouvernement, mais comme sur tous les sujets, s'y prend comme des branques. Mais par contre, commencer à justifier la violence ou dire la colère pour remplacer le mot violence, je ne trouve pas ça responsable et correct, vous faites le jeu,
je la pense insoumise. – Est-ce que ce n'est pas un gâchis incommensurable ? –
Je peux dire quelque chose, je trouve que vous avez sur ce plateau la posture qui pose problème depuis des semaines. Vous avez un lycéen devant vous, les seules questions que vous lui avez posées depuis le début, c'est est-ce que vous condamnez-y, est-ce que ça, est-ce que vous
relativisez-y, mais demandez-lui, mais demandez-lui, mais attendez, si
vous voulez, on peut avoir une discussion, et c'est avec grand plaisir de discuter de maintien
d'ordre parce que je trouve que le gouvernement a une
responsabilité et je peux
vous en parler.
Mais pas un seul d'entre vous lui a demandé, mais dis-moi, c'est comment dans
ton lycée ? Vous êtes à combien dans une classe ?
Non, vous êtes en train
de la paier, de lui sauter dessus, de le harceler,
mais posez
la question aux lycéens. – Vous n'avez pas
le
monocole. – Et par ailleurs,
monsieur, vous donniez des exemples sur la région Île-de-France, mais pour le coup, je pense que ça pourrait être intéressant d'avoir une consultation nationale auprès des lycéennes et des lycéens pour demander comment vous vous trouvez dans vos classes, comment est-ce que vous trouvez Parcoursup ? Comment se trouve le
bâtiment scolaire ? – Et bien ça tombe bien, monsieur Boyard. – Ça tombe bien, monsieur
Boyard,
parce que nous l'avons fait. –
Je
parle à l'échelle nationale, monsieur, je parle à l'échelle nationale. – Vous prenez compte sur
ce que nous avons fait en Île-de-France.
– Oui, enfin moi, j'ai dû bloquer mon lycée pendant 4 mois pour que vous déniez, vous bougiez un petit peu. – Ça vous mentez, vous déniez,
monsieur
Boyard. – On a dû bloquer le lycée, on l'a recruté sur le lycée.
– Non, parce qu
'on veut respirer de l'amiante à l'intérieur. – Investir un petit peu, monsieur Boyard, c
'est mettre 80 millions d'euros pour avoir un lycée, maintenant baptisé Marianne, tout neuf à Villeneuve-le-Roy. Et on n'a pas attendu que vous alliez, vous et quelques collègues à vous, prendre vos sacs à dos pour les balancer dans les faux plafonds et tout casser pour prévoir ce chantier. Maintenant,
prenez la région Île-de-France en modèle. – S'il vous plaît, il y a eu 4 mois de grève avec les enseignants, avec les parents, avec les élèves, vous ne
pouvez
pas prendre de la situation. – Vous ne devriez pas être fière de vous. – Prenez la région Île
-de-France, je suis fière de ce que l'on fait dans les lycéens.
– Il y a des
élèves qui ont respiré de l'amiante,
j'en fais
probablement partie. –
Prenez la région Île-de-France en modèle pour ce qu'il faut faire à l'échelle du pays.
Valérie Pécresse a organisé des assises de la jeunesse, plus de 5 000 jeunes ont participé à ces consultations, des dizaines de lycéens ont été associés, pour prendre des mesures qu'elle a annoncées il y a quelques jours à peine à la direction des lycéens.
– Je ne vous parle pas de l'échelle du pays, je ne vous parle pas de l'échelle du pays.
–
Moi
je vous parle des 1.5 jeunes de ce pays qui ne sont pas consultés,
qui n'ont même pas le droit de vote,
qui n
'ont
même pas vraiment le droit
de manifester. – 5 000 jeunes
qui ont participé
à ces consultations volontaires à l'échelle de la région, vous ne pourriez pas tous en même temps. – Attendez, excusez-moi, laissez-moi parler s'il vous plaît. – Je voudrais qu'on revienne sur ce chiffre. – Je voudrais qu'on revienne sur ce chiffre.
–
Je
voudrais
qu
'on revienne
sur ce
chiffre.
–
Tout à fait, mais là j'ai un petit mot à dire. Près de 500 établissements partiellement ou totalement fermés, les cours, je le disais, vont encore rester très aléatoires cette semaine pour les lycéens. Leur colère ne redescend pas loin de là. Pourquoi cette jeunesse s'est-elle embrasée ? On va justement y revenir. Mais d'abord, regardez ces réponses que nous fournit Emane Rachati.
Partout en France, la colère des lycéens ne faiblit pas, nourrie par un quotidien de plus en plus difficile dans leurs établissements. – Moi l'année dernière, pendant 6 mois, je n'avais pas de professeur de mathématiques, alors que c'était l'année où il y avait le bac de maths qui a été instauré. – La plupart des fenêtres sont cassées, donc pendant les fortes chaleurs, ils faisaient presque 35 dans la classe. C'était insupportable.
–
Dans ma classe, par exemple, on est 35. Non, ce n
'est
pas normal.
–
Parcours subitue notre avenir. Dans plusieurs lycées en banlieue parisienne, ces images devenues virales. Des rats dans les couloirs, des salles inondées, des plafonds qui s'effondrent. Ces élèves se sentent délaissés par le gouvernement.
– On considère qu
'il
n
'y a
pas assez de choses qui sont mises en œuvre pour aider les jeunes, donc on prend aussi la parole à notre manière. –
La mobilisation risque de s'intensifier, car ils le promettent, ces lycéens ne s'arrêteront pas, sans mesures concrètes.
–
Qu'on ait des réponses claires et nettes. Pas de long monologue pour nous dire à quel point, oui, ça va être compliqué. Non, on veut, même si c'est des réponses en mots-clés, on les réclame. C'est pas on les demande, c'est qu'on les réclame. – On ne
va
pas s'arrêter là, ce n
'est
pas juste un petit caprice d'une seule journée, c'est un vrai mouvement qui est en train d'être lancé.
–
En plus des blocages, les organisations lycéennes et plusieurs syndicats appellent ce mardi à une grande journée de manifestation.
–
Reda Dridi nous a rejoint, bonsoir, fondateur de l'association Graines de France. Vous avez échangé avec des lycéens cette semaine. Qu'est-ce que vous retenez de ces échanges
? – Je
retiens beaucoup de choses, il y aurait énormément de choses à dire. Je retiens le fait qu'ils ont envie de participer au débat public, qu'ils ont envie de vivre leur citoyenneté à plein, ils ont envie de ne pas être caricaturés, ils notent bien que parfois, enfin, ceux que moi j'ai rencontrés en tout cas, condamnaient les violences, toutes les violences
d'ailleurs,
ils avaient envie de revendiquer pas mal de choses, mais des choses que nous-mêmes on revendiquait déjà à notre époque, c'est-à-dire notamment l'absence de professeur quand vous êtes en première S ou en terminale C pendant deux trimestres, notamment le prof de mathématiques.
Ils
avaient envie de participer à la construction, être dans un échelon ou dans un dialogue un peu plus structuré et avoir des réponses cohérentes qui puissent répondre à leurs problématiques de terrain. Et je finirai par là.
Et
ils avaient aussi envie qu'on réponde, je pense, et qu
'on
les rassure sur leur avenir, après notamment une période ou une époque qui peut apparaître comme manxiogène quand on est jeune aujourd'hui.
– Alors,
on donne la parole très régulièrement sur France Info depuis le début de ce mouvement qui a donc commencé à Créteil. Je vais vous demander, parce qu'on vous a entendu assez souvent commenter cette actualité, vous vous désolez de voir opposer éducation et lycéens qui manquent de cadres pour faire remonter leurs revendications, vous disent que les lycéens ne sont pas assez organisés, c'est-à-dire ?
–
Non, je pense que, si vous voulez, moi je prends beaucoup la translation sur le dialogue social. Quand vous avez un dialogue social qui est organisé, en fait, vous avez la possibilité de pouvoir répondre aux revendications très tôt et d'éviter la contagion.
Il me semble que là, il y a eu un maillon dans la chaîne qui a manqué et que peut-être on n'a pas eu les signaux faibles nécessaires pour être à l'écoute de ce qui se passait, notamment à Créteil, au milieu du mois de septembre, pour éviter ce qui arrive aujourd'hui et de pouvoir répondre de façon concrète aux revendications légitimes, malgré les débordements qu'il peut y avoir, aux revendications légitimes que les lycéens peuvent porter aujourd'hui.
–
Merci beaucoup pour votre témoignage ce soir, M. Usmini. Il y a du côté du gouvernement des voix qui nous disent que la réponse est compliquée parce qu'il y a une forme d'éclectisme un peu dans cette colère des étudiants. Qu
'est
-ce que vous pouvez répondre ?
Le
gouvernement dit qu'on a du mal à trouver des interlocuteurs.
–
Non, mais en fait, le gouvernement fait tout pour faire taire le mouvement. Mais nous, on ne
va
pas se taire parce qu'on va continuer. Et si on a été reçu il
y
a quelques jours par le ministre, nous, on lui a exposé clairement nos revendications. Et il n'en a apporté aucune réponse claire et concrète. Donc non, nous,
on
n
'est
pas satisfaits. Il y
a
des interlocuteurs, nos revendications, elles sont claires. Elles demandent juste à être écoutées.
– Je comprends très bien ce que dit monsieur, mais il y a une impossibilité.
C
'est-à
-dire
que parmi leurs revendications, il y a des revendications de long terme, ce qui est parfaitement normal. Quand on a des revendications sur le bâti scolaire et qu'on exige un meilleur bâti scolaire, aucun ministre de la République, personne ne peut vous donner, là, comme ça, des choses qui mettent longtemps à être construites. –
Il y a le budget qui va être voté bientôt, il faut les financements.
– Ne peut vous les donner tout de suite. On manque de profs, c'est comme les médecins. Voilà, il
y a
un moment où on a décidé de former
des médecins, mais ça
mettra un certain nombre de temps. On ne peut pas, je ne préjuge pas, de la bonne ou de la mauvaise volonté du ministre. Vous avez le droit de penser ce que vous voulez. Je trouve qu'il y a une certaine exigence excessive à exiger, alors que vous formulez des revendications de long terme, et vous avez parfaitement raison, vous demandez des choses de long terme et vous voudrez qu'elles arrivent demain.
Je
pense que c'est compliqué.
On
ne peut pas bâtir des lycées,
on
ne peut pas rénover des lycées. On avait parlé de la clim, on ne peut pas faire tout ça en quelques instants. Après, peut-être qu'il n
'y a
pas d'argent, ça, vous avez peut-être raison.
D'abord, vous dites qu'on est exigeant, on n
'est
pas exigeant. On demande à pouvoir étudier en étant des conditions normales. Un professeur devant chaque classe,
c
'est exigeant. C
'est
exigeant,
c'est très bien. C'est pas exigeant. Être moins que 36 par classe,
c'est pas exigeant. Personne ne vous reproche d'être exigeant. C'est ce que vous avez dit.
Ensuite, il y a le budget qui va être voté. C'est pas un défaut. Pour rénover le bâti
scolaire, oui, il faut des lois pour de l'argent. Parcours sup, ça peut être des lois.
Comment ? Non, mais le ministre ne pouvait pas vous donner l'assurance qu'une loi serait votée.
Non,
mais il peut déjà faire des amendements dans le projet de loi de finances.
Par
exemple, il a reculé sur les BTS.
Et
puis, pardon, mais... Il y
a
eu 1,2 milliard en
plus.
Je trouve
votre exigeant. Non, non, non, avec l'inflation, c'est moi. Avec l'inflation, ça baisse le
budget. Pardon, calmez-vous.
Arrêtez de dire
que je dis n'importe quoi. On
est poli, on est sur un
plateau de télé.
On va rester pour toi. Mais vous dites que c'est une inflation
alors que c'est une baisse. Non, mais il
a raison. Il faut pas faire de l'information, s
'il vous plaît. Il
y a une
baisse de moyens, c'est factuel. C 'est ce que le gouvernement a annoncé.
Oui, mais du coup, il faut
vérifier et dire que le gouvernement ment. Parce que factuellement, il y a une baisse dans le budget
de l'éducation nationale. C'est vous qui le dites. Non, mais vous n'êtes pas là pour vous dire ce que le gouvernement dit. C'est mathématique. Vous êtes en allais pour vous dire les
informations.
Désolé. C'est
vraiment factuel. Vous me prendrez mon métier alors. De toute façon, il y a un
problème de la
gestion du budget de l'éducation nationale. Il était de 48 milliards en 2017. Il est de 64 milliards aujourd'hui. Je pense, M. Boyard, parce que vous n
'avez
pas le monopole de l'éducation ni des revendications, même si vous souhaitez en 2023 faire des blocus challenge qui ne savent pas rentrer à faire le pitre. La réalité, c'est que c'est sérieux l'éducation nationale. Vous savez combien il y a d'enseignants en France, M. Boyard ? Il y en a 700 000. Monsieur,
attendez, j'ai une question. Il y a combien de chédiers dans la voie générale ? La réalité,
monsieur.
Attendez, je termine. Il y a combien de familles de métiers dans la voie ? Vous ne connaissez pas l'éducation nationale. Je vous parle de l'essentiel. Vous parlez
des professeurs qui étaient absents. Vous vexez pas. Ce n
'est
pas parce que vous avez appelé un blocus challenge en mars 2023 pour
faire le
pitre et insinuer et mettre dans la tête des lycéens qu'il fallait foutre le bordel pour être entendu. Je
pense que dans une démocratie... Il n'y a que comme ça que vous les écoutez, sinon ils ne vous intéressent pas. Ah oui, donc il
faut
casser,
il faut brûler. Non,
il faut bloquer les lycées. C'est ce qu'il faut, mais comme vous êtes caricaturale avec les jeunes...
Écoutez, c'est très simple. Vous arrivez,
vous prenez une poubelle, vous vous mettez dessus, vous prenez votre porte
-carte, vous revendiquez. Il faut la brûler la poubelle ? Si vous avez un élu RN qui se met à pousser et à se rappeler
que l'éducation nationale existe.
Il faut tirer des mortschers
? Je
te l
'assiste sur des policiers ?
500 policiers, j'en ai un blessé, vous n'avez pas le même nom, monsieur Boyard ? Est-ce qu'on peut revenir sur ce dont on parlait, c'est-à-dire des femmes et des revendications des lycéens qui sont là pour protéger ? Moi je parle aussi de ce que
je veux, c'est pas vous qui faites encore
la loi
ici, on
est pas dans la rue.
Mais
ce que j'aimerais bien, monsieur Boyard, et j'en termine là, ce que j'aimerais bien,
monsieur Boyard... Non mais
n'ayez pas peur, regardez-moi. Je peux vous
regarder,
il n'y a pas de souci. C'est la politesse, mais je sais que vous en manquez beaucoup. Restons courtois, mais la réalité, monsieur Boyard,
c'est que si vous dites à vos camarades antifascistes ou black bloc qu'ils ne viennent pas s'immiscer et infuser la haine et la violence et le chaos dans les manifs, comme il y
aura
celle de mardi, puisque le groupuscule qui était vos amis de la jeune garde a été dissous par le gouvernement, confirmé par le Conseil d'État, parce que c
'est
un groupuscule violent. Vous en revendiquez l'amitié, vous en revendiquez le soutien, vous en revendiquez les méthodes d'action. Si vous dites à tous vos camarades auprès desquels vous posiez fermement lors des manifestations de la jeune garde qu'ils ne viennent pas et qu
'ils
ne viennent pas saccager les manifestations, tout se passera bien. Et je vais même vous dire mieux, j'en termine là, les policiers et les gendarmes rentreront sans stigmate, sans blessure, sans cocktail molotov que vous soyez admirer et sentir un peu l'odeur lorsque sur les terrains vous allez aux côtés des casseurs. Donc je vous dis, M. Boyard, soyez responsables et arrêtez de prendre la jeunesse pour la char à canon et pour des gens débiles qui servent votre cause électorale et votre carte de
banque. On va laisser répondre M.
Boyard. Vous avez fini de faire votre intéressant ? Non, j'ai dit une des réalités qui
vous gêne. Oui, très bien.
Maintenant dites-moi, monsieur, quand vous avez un de vos collègues qui tire dans l'œil d'un gamin de 16 ans qui vient de perdre son œil, quand vous avez une gamine qui
se fait étrangler et qu'elle a 16 ans... Ah, donc là maintenant il y a
des enquêtes.
Il y a toujours eu des enquêtes, hein. Pardon, vous ne savez pas si vous avez arrêté quelque chose. Pardon, depuis le début du mouvement, 5 enquêtes de la police. Il y a 500 policiers gendarmés blessés pour 5 enquêtes, hein, M. Boyard. Mais on voit l'intérêt de M. Boyard. Il y a quelques années,
si jamais on apprenait que sur un blocus,
un
lycéen avait perdu son œil à cause d'une interpellation policière, à minima ça ferait la une partout et un ministre aurait presque été... Mais
l'officier de police
tabassable,
pareil, ça vous a pas choqué, M. Boyard ? Arrêtez de faire
votre intéressant,
vous pouvez redescendre d'un ton,
je
vous ai laissé parler,
donc vous allez me laisser parler.
Vous étiez protégé par la police,
vous la ramenez un peu moins quand même. Voilà, moi je protège des
adolescents de 15 ans qui sont
victimes de tirs de gaz lacrymogènes et de tirs de LBD, et je tiens à dire que tout le pays est profondément choqué qu'on tire avec du lacrymogène ou avec des LBD sur des adolescents.
Je redis que les gendarmes doivent se faire massacrer, M. Boyard ? Pour nos téléspectateurs,
depuis le début du mouvement, 5 enquêtes ouvertes par la police des polices.
M. Bénédicteau, pour combien de policiers et gendarmes blessés ? 500 policiers et gendarmes blessés, on va le redire parce que c'est pas anodin et on se le tira jamais.
Attendez, vous êtes marrant, vous pensez qu
'il
n
'y a
eu que 5 violences policières depuis le début du mouvement
? Non mais ça n'existe pas. On parle des enquêtes de l'IGPL, 5 enquêtes
diligentées par l
'IGPL.
L'inspection générale de la police
nationale,
qui est absolument impartiale.
Oui, elle est dirigée par un
magistrat,
M. Boyard. Est-ce
que quelqu'un peut me dire, il y
a
eu combien de condamnations après les gilets jaunes ? Les juges, ils ne condamnent pas pour vous faire plaisir,
ils condamnent quand il y a des
faits,
M. Boyard. D'accord, bien
sûr.
Vous êtes exceptionnel, exceptionnel de
bêtises. Et bien sûr, vous pouvez cautionner sur le fait qu'on tire au LBD sur des adolescents de 15 ans, ça ne vous choque pas. Et le commandant de police, qui
s'est fait tabasser à main pour qu'il y a une enquête pour tentative de meurtre, ça ne
vous
choque pas, M. Boyard ? L'officier tabassé à Paris, dis-donc, c'est pas tout en même temps, c'est inaudible.
Il faut juste qu'il apprenne à se comporter correctement.
Ah bah oui, c'est vous qui dites ça, M. Boyard. Si chacun
se reproche les attitudes des autres et n'est pas capable d'admettre des choses, on n'arrivera pas. Je pense qu'en République, rien ne justifie qu'un policier tire à bout portant une balle de LBD chez quelqu'un. Et je pense que rien en République ne justifie qu'un policier soit roué de coups. Ça me paraît... Ça me paraît... Et je pense
que les uns... Laissez-moi
terminer. Quand les uns...
Vous
ne pouvez pas laisser faire croire aux téléspectateurs que je
suis heureux que les
policiers sont heureux
qu'un jeune puisse perdre un oeil. Donc c'est un drame. Mais l'enquête déterminerait les circonstances. En France, le monopole de la violence égétive, c'est la police.
Est-ce qu'on peut vous
répondre
? Non. Ah non, dis donc. C'est qu
'il y a
une démocratie. Si à chaque fois qu'on vous fait part d'une violence policière, vous mettez en regard d'autres violences, on n'avancera pas. Il
y a quoi, M. Boyard ? À chaque
fois qu
'il
y
a
une coin ? Vous prenez
le jargon d'extrême-gauche de violences policières, comme quoi tous les policiers sont
violents. Quand on vous dit qu
'il
est
inadmissible...
Quand on vous dit qu'il est inadmissible
et qu'un policier... Ça ne veut pas me dire à votre profession
que de prendre les termes de l'extrême-gauche. Il a le droit de dire ce qu'il veut, c'est bon.
J'ai le droit de dire que ça me choque, M. Boyard. On n'est pas encore dans un régime bolchevique où vous allez muser
vos opposants. Donc oui,
on est en démocratie. Et violences
policières que
vous
utilisez me choquent,
M.
Bernstein.
Est
-ce
que quelqu'un peut lui dire... Attendez, Gilles va terminer. Est-ce que vous pouvez... Est-ce qu'il est capable
de bien vous habiller à l'Assemblée et de respecter
l'Assemblée ? Non, M. Vraiment, franchement... Oui, oui, ça serait bien. Ça serait vraiment bien.
Est
-ce qu'on peut dire,
pourquoi...
Est-ce qu'on a
le
droit
de ma chaîne de votre part, M. Boyard ? Surtout toi, vu
votre
pédigré et venant d'un ancien dealer qui se revendique en tant que présence à vos
études, je n'ai pas de s'en
recevoir.
Ce que je constate, c'est que quand on vous fait part d'un événement où un policier a tiré à bout portant en LBD...
C'est un drame.
Voilà.
Mais j'ai toujours dit, M. Bernstein. Mais ouvrez grand vos oreilles, vous verrez que je suis
équilibré dans mes positions.
Et vous, est-ce que vous êtes d'accord pour dire que rien, strictement rien, en République, ne justifie qu'on s'en prenne à un policier ? Ah mais
nous, on a dit qu'il fallait une mobilisation pacifique. Enfin, je ne
sais
pas comment vous
le dire autrement. Vous n'avez pas pensé votre soutien, M. Boyard ? Nous, nous, nous sommes en train de
dire... La police s'est remessée,
vous n'avez même pas parlé. Pardon, mais
excusez-moi, je ne sais pas pour qui se prend cet homme, mais
il y a des gens qui écoutent, il y a des déléspectateurs. Tout le monde
attend avant de prendre la parole. Vous n'êtes pas tous ceux-là,
d'accord ? Vous
ne répondez pas,
M.
Boyard ?
Ce sont vos méthodes de
fasciste,
et je les reconnais. Mais maintenant, vous laissez les gens parler. On va
revenir sur le fond du dossier, sur l'objectif de
cette émission spéciale, à savoir
les revendications des lycéens. À quelques mois de la présidentielle, cela relance la bataille politique. Quel candidat saura répondre au mal-être de cette génération ? Et surtout, quelles sont les propositions présentées jusqu'ici pour aider la jeunesse
?
On va tenter d'en savoir un petit peu plus avec vous, Alexis Vallée.
Eh
oui, cette jeunesse qui rencontre des difficultés, notamment d'un point de vue des financements pour la fin du mois. Que reste-t-il pour un étudiant ? Eh bien, selon le dernier rapport de l'Union étudiante, un étudiant sur trois dispose de moins de 50 euros pour finir le mois. Et un étudiant sur dix n'a même plus d'argent du tout pour finir le mois. Il y a aussi des sacrifices, des choses nécessaires à la vie quotidienne qui sont sacrifiées par ces étudiants. D'abord, les études de nombreux étudiants sont obligés de travailler. En parallèle, c'est un étudiant sur deux obligé de travailler. Il y a aussi la question de la santé.
Plus d'un étudiant sur quatre ne peut pas aller voir un médecin ou ne souhaite pas aller le voir pour des questions financières. Et enfin, il y a 48% des étudiants qui ont été interrogés, qui sautent carrément un repas.
Alors,
on va revenir évidemment sur les propositions des candidats. Mais Alexis Vallée, vous nous rappeliez que les conditions de travail des lycéens et leurs conditions de vie se sont dégradées et qu'on assiste clairement à une paupérisation de la jeunesse. Cette paupérisation des jeunes, elle est allée crescendo ces dernières années. Je me tourne vers vous, Marius Méni, près d'un jeune adulte, à savoir de 18 à 29 ans sur 5, vit aujourd'hui sous le sol de pauvreté selon l'INSEE. Est-ce que c'est un quotidien que vous connaissez, vous, peut-être d'autres lycéens, d'autres étudiants que vous fréquentez ? Bien sûr, et vous venez de montrer les chiffres.
Un étudiant sur deux qui est obligé de travailler en parallèle de ses études, on sait que...
C
'est-à-dire qu'ils cumulent les petits boulots, soit pour boucler les fins de mois, soit pour financer ses études. Tout à fait, et on sait que quand un étudiant travaille en même temps que ses études, c'est la première cause d'échec dans les études. Donc ça, c'est absolument pas normal. Et donc, il nous faut des propositions claires pour mettre fin à cette précarité.
Par
exemple, une garantie d'autonomie pour les jeunes, ça, ça pourrait permettre d'étudier dans de bonnes conditions. Aujourd'hui, il faut un droit à l'éducation. Il y a beaucoup de gens qui ne peuvent pas étudier parce qu'ils n
'ont
pas suffisamment de bourses. Là, il y
a
un nouveau budget qui veut geler 200 000 APL. Ce n
'est
pas normal. On est déjà dans une précarité. Il
y
a des étudiants qui se privent de repas pour pouvoir payer leurs études.
Ce
n
'est
pas normal. On est en France dans la cinquième puissance économique mondiale.
Un
revenu minimum attribué à chaque étudiant qui serait concerné par ces problèmes de précarité, c'est ça que vous proposez ? Tout à fait. Deuxième chère, vous êtes sur les questions de lycée à la région Île-de-France. Qu'est-ce qui vous a marqué dans les témoignages des lycéens que vous avez rencontrés quand on parle de leurs difficultés financières
? C
'est un sujet qui n'est pas nouveau pour nous parce que nous travaillons évidemment toute l'année, depuis de nombreuses années, avec les établissements et avec les associations de lycéens, de parents d'élèves et les syndicats des professionnels qui travaillent dans les établissements.
Avec
Valérie Pécresse, on s'est engagé dans le cadre de ce qu'une région peut faire naturellement, au-delà évidemment de ce qui relève du législatif pour soutenir les familles, notamment les plus modestes, l'école. L'école doit toujours rester, l'école de la République doit toujours rester le lieu de l'égalité des chances. Le premier droit d'ailleurs,
c
'est d'accéder à l'école et c'est là où on aura peut-être une différence. Manifesté, revendiqué, oui, bloqué, non. Les premières victimes, les premières... On n'est pas écouté non plus sur ce plateau. Je ne vous ai pas interrompu de tout votre droit. Je vous demanderais de ne
pas
m'interrompre précis.
Monsieur
le ministre. Voilà, c'est très d'ailleurs perturbant, pardonnez-moi.
Donc,
nous accompagnons les familles, évidemment, en termes de pouvoir d'achat, sur la restauration scolaire, parce que c'est notre devoir. On a gelé le tarif le plus social. Aujourd'hui, on paye 50 centimes d'euros ou même 20 centimes parfois son repas. Personne ne peut dire qu'on n'a pas 20 ou 50 centimes pour nourrir son enfant. Nous offrons à chaque élève qui rentre dans un lycée public de la région Île-de-France un ordinateur portable avec des manuels scolaires. Ce sont des milliers d'euros sur la scolarité qui sont économisés.
Et chaque élève, chaque année, dispose de 300 euros de bons d'achat pour acheter des livres et pratiquer des activités culturelles, sportives et son titre de transport. Voilà quelques exemples qui
permettent de soutenir les familles, notamment les plus
modestes.
Comment
vous expliquez cette colère malgré ces initiatives ?
Ça,
ce sont les initiatives de la collectivité. Ce que je viens d'entendre, et toutes les opinions sont légitimes, ne relève pas de la collectivité, mais plutôt d'un principe plus général à l'échelle de l'État et donc de la loi. Ça échappe à la région, nous nous faisons selon nos compétences de collectivité. Si je peux ajouter pour la compréhension de ce qui est en train de se passer.
Ce
qui est en train de se passer à l'échelle des lycées,
c
'est que depuis 10 ans de macronisme, on a quasiment constamment eu un budget de l'éducation nationale qui était inférieur à l'inflation. Et on a eu 9000 suppressions de postes de professeurs. Je ne parle même pas de la question des AESH pour les élèves en situation de handicap. Et donc, ça a été un sous-investissement qui a fait qu'on est dans cette situation aujourd'hui. Mais plus généralement sur la question des étudiants, et nous on parle de Nouvelle-France, et on s'est interrogé sur qu'est-ce que la jeunesse de la Nouvelle-France. En 1958, un jeune était autonome à ses 22 ans en moyenne. Aujourd'hui, un jeune est autonome à ses 27 ans en moyenne.
Et il existe aujourd'hui une période, cette période après 18 ans jusqu'à 27 ans, où les jeunes sont à la fois censés être autonomes, mais en même temps dépendant de la solidarité de leur famille pour survivre. Mais comme il y
a
l'inflation, les familles n'arrivent plus à aider les jeunes. Et
en plus de
ça, les études beaucoup plus longues. Et en plus de ça, où vous êtes en études, vous avez une bourse qui ne vous permet pas de vivre, mais le petit boulot à côté ne
vous
permet pas de vivre non plus, quand vous êtes apprenti, vous êtes à moins que le SMIC, et puis parfois, avec 20% de chômage des jeunes, vous trouvez seulement un stage. Et en fait, ce qui fait ce sentiment de déclassement, de précarisation générale, c'est à la fois l'austérité dans les services publics à destination des jeunes, mais en même temps, ce rallongement du temps de la jeunesse, avec une inflation qui accroît la précarité du fait que les familles ne peuvent pas aider. Et c'est pour ça, nous, nous disons que pour cette jeunesse, il y a besoin d'avoir un revenu pour les jeunes, pour les aider indépendamment de la solidarité familiale.
Jennifer Asse, pardon, mais on a entendu... Je vais prolonger sur
la
question des stages,
parce que c'est quand même très intéressant, souvent, et ça touche particulièrement les élèves des quartiers populaires, il y
a
la question du réseau. Un élève qui est dans une famille dont les parents travaillent et sont bien installés, il va avoir le réseau pour le stage de troisième, le stage de seconde, qui ne sera pas le stage poubelle, le job d'été d'ailleurs, et puis le premier emploi,
et
puis une orientation peut-être plus éclairée. Et là aussi, on doit pouvoir jouer un rôle. C'est le résultat des assises de la jeunesse que j'évoquais tout à l'heure. Les 5 000, ce n
'est
peut-être pas suffisamment pour vous, ce n
'est
peut
-être
pas suffisant pour vous, mais les 5 000 jeunes qu'on a consultés dans la région, qu'on répondait à notre consultation, nous ont remonté ces besoins-là. Et aujourd'hui, on a développé des outils pour accompagner les jeunes dont les familles n'ont pas de réseau, pour trouver un stage en troisième, on démarre un peu tôt, en seconde, les premiers jobs, les jobs d'été, et même les alternances lorsqu'on est en apprentissage, parce qu'aujourd'hui, c'est devenu impossible, alors que c'est des voies de formation d'excellence.
Jennifer Haas, on a entendu Bruno Retailleau, votre chef de file, taper très fort sur LFI cette semaine, s'exprimer sur les violences, mais on n'a pas entendu beaucoup de mesures concrètes proposées par Bruno Retailleau. Quelles sont-elles du côté de LR ? Je suis très déçue de vous entendre dire ça, parce que ça fait très longtemps que les propositions sur l'école sont sorties. On
vous donne l'occasion de les redonner ce soir.
Très bien, mais moi je suis justement très intriguée par le positionnement de la France Insoumise ou d'autres parties de gauche radicales, parce qu'à part parler de blocus, à part parler de saccage de lycée, je ne vois pas vos propositions. Je
ne vois
pas du tout vos propositions.
Recruter des professeurs ? Très bien. Vous les défendez, les professeurs agressés, monsieur ?
Vous les défendez ? On ne parle pas. On peut parler de recrutement des professeurs. On peut parler de recrutement des professeurs. Vous
attaquez la France Insoumise. Allez,
donnez votre programme. Alors, je réponds,
on a d'abord parlé de la France Insoumise, et je vais rebondir sur nos propositions. On parle beaucoup du recrutement des professeurs. Je n'ai pas le sentiment que la France Insoumise les défend. Je n'ai pas le sentiment que la France Insoumise leur permette d'être dans une institution qui
la protège. Que
propose
Bruno Retailleau ?
Eh bien, c'est très simple. Déjà, le retour à l'autorité. Le retour à l'autorité dans les écoles, dans les lycées. C'est exactement ce qu
'on
voit là tout de suite. Vous en faites tomber votre téléphone. Ah bah,
parce que la jeunesse est joyeuse, heureuse. Ce n'est pas du tout ça. Mais la jeunesse, monsieur Gouillard, ce n'est
pas celle que vous instrumentalisez, malheureusement.
Vous voulez une grande consultation nationale ? Vous
voulez une grande consultation nationale ? Sachez que la majorité des jeunes veulent aller travailler, monsieur. Ils ont des rêves. Ils ont envie de faire des études. Ils ont envie d'étudier. Ils ont envie de travailler. Ils n'ont pas envie d'aller brûler des poubelles. Se lever le matin pour aller brûler des poubelles.
Très franchement, c'est ça la vérité. Non, non, je ne dis pas une caricature. C'est vous la caricature.
C'est vous la caricature. Vous voulez recruter des professeurs ?
Mais parlez de votre programme !
Eh bien, j'y arrive. Allez-y ! J'y arrive. Attendez, laissez-moi parler, franchement, parce que vous parlez du comportement des autres, mais franchement, le autre. Bon. Alors, recruter des professeurs, sans les défendre, sans condamner les violences qu'il y a contre eux, j'en ai rencontré des dizaines et des dizaines.
Ils
n'arrivent plus à travailler parce que l'autorité n'est plus autant respectée dans nos écoles, dans nos lycées. Donc déjà, c'est la première des choses. Deuxièmement, mieux les rémunérer. Ça, c'est une évidence. On est tous d'accord sur le fait que les professeurs ne sont pas assez rémunérés. Troisième chose, il y a le fait d'envoyer les professeurs les moins expérimentés dans les endroits les plus difficiles. C'est une absurdité. C'est une absurdité. Donc justement, il faut un bonus. Il faut mieux payer les professeurs pour qu'ils aillent dans des lycées difficiles, là où il y a le plus de besoins. Déjà, c'est la première chose.
L'apprentissage, vous parlez de parcours sup, vous parlez de l'enseignement supérieur. On n'est pas tous obligés d'aller à l'université. On n
'est
pas tous obligés de faire 5 années d'études. On n'est pas tous obligés d'aller dans des filières qui après ne recrutent pas. Donc mieux orienter l'orientation est un vrai sujet. Donc la question, ce n
'est
pas juste supprimer parcours sup, garder parcours sup. Non, il faut tout revoir. Il faut renverser la table
complètement
sur le sujet. Je
veux
d'abord revenir, Mme Asse, aux fondamentaux. Vous savez que l'étude PISA, qui est évaluée au niveau, je le dis pour nos téléspectateurs, évidemment je sais que vous le savez, je pense que sur ce plateau-là, moi je respecte les connaissances de chacun, il y a un gamin sur trois qui ne maîtrise pas les fondamentaux de la lecture. Il n
'y a
plus d'un gamin sur trois qui ne maîtrise pas les fondamentaux des mathématiques. Donc nous, ce qu
'on
propose avec Marine Le Pen et Jordan Mardella, c'est de revenir à l'école à qui on fait enseigner tout et n'importe quoi sur les fondamentaux, parce qu'un élève qui ne sait pas correctement s'exprime en français, qui ne sait pas correctement compter, qui ne maîtrise pas son histoire, c'est un élève qui aura des grandes difficultés, quel que soit l'avenir qu'il entreprendra. La deuxième chose, je n
'ai
pas entendu de chiffrage, mais peut-être que vous allez le dire à mon invitation, c'est que nous, on propose effectivement de revaloriser le salaire des professeurs, pardon, parce que pour qu'il y ait des élèves... Je pense
que tout le monde est d'accord sur ce plateau, sur la hausse de salaire des enseignants. Je vais vous dire
qui est désagréable. Ah moi, je ne
dis pas...
Restons courtois, Mathieu Valle. J'ai l'impression que je suis très courtois. Donc c'est 15% sur 5 ans, à raison de 3% par an, c'est la revalorisation qu'on veut proposer aux enseignants, parce qu'aujourd'hui, le savoir, c'est fondamental, et les professeurs sont sous-payés par rapport à leur investissement, par rapport aux études qu'ils doivent faire, et par rapport à une formation aussi qui a été négligée, mais comme dans les autres corps de l'État, la police, la gendarmerie, les enseignants, toutes les formations sont aujourd'hui en rabais, malgré les demandes de tout le monde. Je pense que, M.
Boyard, on pourrait partager cette volonté que les professeurs aient des meilleures formations, une meilleure école et un meilleur suivi que ça existe aujourd'hui.
Et il s'agit
de rendre la profession beaucoup plus attractive. Exactement. Et enfin, je crois que vous l'avez marqué, pour terminer mon propos, sur votre écran, je n
'ai
plus le chiffre, mais effectivement que les psychologues, que les médecins scolaires, que les assistants d'éducation sont essentiels, les CPE sont essentiels de la communauté éducative pour accompagner les enfants. Et vous parlez de budget, M. Boyard, on s'est battus, mais vous,
vous
êtes battus sur d'autres amendements, je ne
suis
pas là pour faire une guerre stérile, on s'est battus pour que le gouvernement ne sabre pas les budgets de centres de formation des apprentis, qui sont aussi une structure qui permet à des jeunes qui n'ont pas forcément la chance de faire de longues études, qui n'ont pas forcément la chance d'avoir tout de suite trouvé leur voie, de pouvoir trouver un emploi, un emploi digne, un emploi qui permettra de faire vivre sa famille. Et enfin, pardon, j'en termine réellement, quand il y
a
eu les municipales, vous savez que j'ai été, vous m'avez invité candidat aux municipales à Lille, moi j'avais proposé qu'on fasse le maximum pour inciter les propriétaires, pour inciter les bureaux vacants, en tout
cas
les propriétaires de bureaux vacants, de pouvoir les transformer en logements et inciter à ce que ça puisse être aussi des logements étudiants, de manière à ce que les logements étudiants soient à proximité des grandes universités pour écourter le temps de trajet. Vous parliez des temps de travail, je pense que quand on a un trajet moins long, ça permet aussi de se lever moins tôt, même si je crois beaucoup au lever matinal, comme ma mère m
'a
appris, parce que ça donne aussi des valeurs de construction et d'éducation. Nous
sommes en ligne
avec Julien Mémont, président fondateur de Linky, c'est une association qui vient en aide aux jeunes en situation de précarité, et vous êtes notamment l'auteur de Fin d'études, point en finir avec la précarité, aux éditions du Seuil. Alors, comment tout d'abord concrètement vous accompagnez ces lycéens, ces étudiants, et quelles sont les difficultés majeures auxquelles ils font face
? Oui,
tout à fait, merci. On accompagne, nous, des étudiants qui arrivent à l'université et qui n'ont pas eu les codes, c'est-à-dire qu'on ne leur a pas dit qu'il y avait des coûts de nourriture, d'énergie, de logement, et qu
'ils
se retrouvent dans une très grave difficulté. Et on accompagne des étudiants qui n'ont pas les moyens de poursuivre leurs études si on ne les aide pas en leur distribuant, en l'occurrence, tous les jours, dans les grandes villes de France, des colis alimentaires qui leur permettent de tenir et qui leur permettent de poursuivre leurs études. Donc, on se rend compte que ce sont des étudiants qui sont démunis à tous les sens du terme et qui, si on ne leur vient pas en aide, ne sont pas en mesure de poursuivre leurs objectifs, c'est-à-dire à la fois leurs propres objectifs, mais aussi la possibilité d'apporter des richesses au pays. Et donc, c'est une affaire qui nous concerne tous.
Et c'est un problème. Ça me fait penser un petit peu à la colère qui se manifeste aujourd'hui du côté des lycéens. Ça me fait penser à une situation dans laquelle on se trouve aujourd'hui parce qu'on a mis la poussière sous le tapis pendant des décennies. Il y a une dégradation extrêmement forte des conditions d'études en France pour les lycéens, pour les étudiants. Et c'est comme si on ne parvenait pas collectivement à s'en rendre compte. Donc, les associations sont là et Linky, entre les étudiantes, fait son boulot tous les jours. Mais il y a un problème de logiciel.
Il y a un problème de conception générale de ce qu'est l'enseignement supérieur, à qui il est destiné et comment on peut faire pour permettre à chacun de pouvoir mener à bien ses études. Julien Mémont, on a tous été frappés par ces images de files d'attente d'étudiants qui attendent le repas, le fameux repas à 1 euro. Qu'est-ce que ça nous dit de la précarité des étudiants sur le plan alimentaire
? Les
repas à 1 euro, si vous voulez, c'est à la fois une bonne question parce que ça pose la question de la précarité alimentaire des étudiants et une réponse qui n
'est
pas adaptée pour plusieurs raisons. D'abord, parce que c'est une réponse qui est destinée à tous les étudiants. Donc, par définition, ceux qui sont en très grave précarité y auront moins accès que d'autres étudiants. Deuxièmement, ça met les Crous dans une situation de tension pour des raisons opérationnelles, pour des raisons logistiques qui ne leur permettent pas d'aider tous les étudiants qui veulent avoir ces repas à 1 euro. Et troisièmement, le budget de la mesure ne permet pas d'aider les étudiants qui en auraient besoin puisque si on essaye de calculer le nombre d'étudiants en grave précarité en France aujourd'hui, on se rend compte que c'est à peu près un tiers des étudiants.
Donc, c'est plus ou moins 800 000 à 1 million de jeunes qui sont concernés. Vous pouvez nous dire que ces repas à 1 euro qui sont mis en place ne suffisent pas ? C
'est
ce que vous nous dites ce soir ? Non, je vous dis clairement que les repas à 1 euro ne suffisent pas. Et d'ailleurs, nous, les files d'attente n'ont pas réduit depuis la mise en place de cette mesure. C'est une mesure qui avait été généralisée pendant le Covid et puis ensuite, elle a été réduite, restreinte aux étudiants boursiers. Et on sait très bien l'impasse dans laquelle on est par rapport à cette mesure. Elle ne permet pas de régler la précarité alimentaire des étudiants. Évidemment, c'est une mesure parmi d'autres et pourquoi pas ?
Mais peut-être qu'il faudrait voir d'autres mesures complémentaires et notamment revoir totalement le système des bourses puisque les étudiants qui sont aidés globalement sont mal aidés et surtout,
tous
les étudiants en précarité qu'on accueille, eux, ne sont pas aidés du tout. Donc, ils sont en dehors, si vous voulez, du système d'aide qui existe aujourd'hui en France.
Alors,
cette paupérisation, elle s'est accélérée depuis 2020 notamment.
Il
y a eu un décrochage. Comment vous l'expliquez-vous concrètement
? C
'est une période très particulière, le Covid, où des gens ont perdu leur équilibre économique quasiment du jour au lendemain puisque toutes les activités se sont arrêtées. Donc, l'économie qui reposait sur 50... Si vous voulez, l'économie, le système économique d'un étudiant, aujourd'hui, par mois, ça repose sur 50 ou 100 euros. Enfin, l'équilibre tient à 50 ou à 100 euros par mois. Donc, quand vous perdez d'un coup la possibilité d'avoir cette somme parce que vous perdez le babysitting, parce que vous perdez le petit job qu'il y avait dans un bar, parce que vous perdez votre emploi du jour au lendemain, vous vous retrouvez immédiatement dans la précarité.
Et donc, c'est dans ces conditions qu'on a lancé des distributions pour les étudiants qui en avaient besoin et on pensait que ça durerait peu de temps. Et finalement, on s'est rendu compte qu'il y
a
une précarité qui est structurelle en France. Et c'est pour cette raison que je dis qu'on a mis la poussière sous le tapis. Cette précarité, elle était invisible et c'est la raison pour laquelle peut-être elle n'a pas été traitée. Et c'est peut-être pour cette raison qu'elle a eu d'autant plus d'impact quand on a vu ces files d'attente à l'aide alimentaire. Mais un point important, ces files d'attente, elles continuent d'exister. Nous, dans toutes les grandes villes de France, aujourd'hui, on accueille des étudiants en très grave précarité qui n'ont qu'une seule possibilité pour se nourrir, c'est de récupérer le colis alimentaire qu
'on
leur distribue. Merci beaucoup. Merci beaucoup pour votre témoignage ce soir. James Chiron, vous vouliez réagir
? Oui,
l'un des postes principaux qui vient agréver le budget d'un étudiant,
des
familles, là où il y a des lycéens aussi, parce qu'on a beaucoup parlé des lycéens, c'est le logement. Et on a une responsabilité de permettre aux étudiants de pouvoir accéder à un logement, tout particulièrement dans les grandes métropoles et en particulier à Paris où le prix du logement est très cher. On construit, on finance des constructions avec la région Île-de-France. On a voulu recycler des lycées vides nouvellement parce qu'il y a moins de lycéens aujourd'hui, parce qu
'il y
a une décroissance démographique importante à Paris pour transformer ces lycées vides en résidences étudiantes. Et on fait de la politique, donc on veut être une politique publique et la ville de Paris ne nous a pas suivis sur ce sujet. Et là, on doit certainement pouvoir améliorer la situation.
De même, pour les lycéens, on a construit quelques milliers de places d'internats supplémentaires et moi je plaide pour qu'on puisse accueillir dans des internats, dans des résidences lycéennes qui souvent sont de très bonne qualité aujourd'hui puisqu'elles sont neuves, des lycéens qui peut-être sont juste à côté de leur domicile mais habitent dans des logements qui sont insalubles, suroccupés et qui pourraient avoir de meilleures chances d'apprendre et d'étudier dans des conditions de logement qui ne soient pas à la charge de leur famille et de meilleures conditions en termes d'égalité des chances. Viens de nous rejoindre sur ce plateau Alexis Duray. Bonsoir et bienvenue.
Vous êtes militant au Point Levé et à Révolution permanente. Vous êtes étudiant à Paris 8 et surveillant aussi au lycée Paul-Éluard de Saint-Denis. Je voudrais revenir sur l'appel que vous avez lancé. Votre organisation, je le rappelle pour nos téléspectateurs, c'est une organisation anticapitaliste, révolutionnaire. Vous appelez à étendre le mouvement mais vous appelez aussi à une semaine noire.
C
'est-à-dire... Donc j'imagine que vous avez lu ce que le Premier ministre propose.
Ça
ne change rien ? Votre détermination elle est intacte ce soir
? Oui,
j'ai lu ce que le ministre propose et c'est pitoyable. Je veux dire, à part des promesses en l'air du vent et du vent et une promesse de... Qu'est-ce qui est pitoyable
? La réponse
du gouvernement elle est pitoyable aujourd'hui parce que je veux dire qu'il y
a
une colère extrêmement profonde qui est en train de s'exprimer et la seule réponse du gouvernement actuellement c'est les matraques. Vous voyez ? Moi ce que vient de dire M. Chéron juste avant aussi je trouve que c'est pitoyable. Vous êtes à la région monsieur et vous dites que vous faites des choses pour les lycéens, pour les étudiants. Je veux dire, la seule politique de la région aujourd'hui c'est de mettre des caméras de surveillance dans les établissements pour les protéger de on ne sait quoi. La seule chose dont aujourd'hui il faudrait protéger les lycéens on est précarisés on vit dans des conditions qui ne sont pas normales etc.
Donc oui nous avec le point levé on appelle à une semaine noire aujourd'hui dans l'ensemble des universités du pays dans les lycées parce qu'on considère tout simplement que les lycéens aujourd'hui ça fait des jours et des jours
que sur les plateaux télé... Semaine noire mais pas
semaine de violence j'imagine ? Écoutez madame je
vous pose la question on va en
parler parce que justement
j'allais répondre Est-ce que vous la condamnez cette
violence ? C'est même pas la discussion madame la
violence que
moi je condamne c'est la violence des policiers moi je travaille son crâne a été fracturé par un policier il y a des lycéens il y
a
des lycéens il y a des lycéens qui ont perdu un oeil monsieur
est-ce que vous condamnez ça ? Vous vous
êtes
trop de cause monsieur je ne sais pas la violence
que je condamne attendez je viens d'être invité si je peux parler juste deux minutes allez-y ça serait gentil par ailleurs moi je pense que vous
devriez vous
devriez appeler des lycéens qui sont concernés par la mobilisation à venir parler sur les plateaux télé là il n
'y
a aucun lycée aucun lycéen de
Paul-Léleur à votre place il y a quelques minutes il y avait un représentant des lycéens des
lycéens de banlieue monsieur des lycéens avec lesquels moi je travaille au quotidien il faudrait les inviter
alors qu'est-ce qu'ils nous diraient ? qu'est-ce qu'ils nous diraient ces lycéens ? ça fait
des jours ça fait des jours que vous dites qu'ils sont des marionnettes qui sont instrumentalisés par les partis politiques moi j'aimerais dire tout d'abord pour commencer qu'ils ont besoin de personnes et encore moins d'organisations politiques pour dire ce qu'ils doivent faire ils sont grands ils savent pourquoi ils se mobilisent leurs revendications sont profondément légitimes ils sont en
train
de montrer la voie à l'ensemble du pays aujourd'hui les lycéens ils sont en
train
de faire une leçon à l'ensemble des adultes moi je pense que l'ensemble des adultes aujourd'hui devrait tendre l'oreille écouter ce que les lycéens ils ont à
en
dire ils sont en train de faire une leçon de lutte une leçon de lutte de classe à tous les adultes de ce pays ils sont en train de leur montrer la voie comment est-ce qu'on doit se mobiliser aujourd'hui et c'est pour ça qu'avec le point levé nous on appelle l'ensemble des étudiants à rejoindre les lycéens mais
vous allez plus loin parce que vous dites la révolte
des lycées doit devenir notre révolte à tous
qu'est-ce que ça veut dire ? je
pense qu'aujourd'hui l'ensemble des travailleurs l'ensemble des salariés l'ensemble des étudiants devraient se révolter aux côtés des lycéens parce que les lycéens ils ont compris ce qu'il faut faire aujourd'hui il faut arrêter d'attendre il faut arrêter d'attendre quoi que ce soit de ce système
de ce gouvernement de ces institutions si ce blocage il s'étend et se
généralise on pourrait voir poindre un mouvement tel que celui des gilets jaunes en 2018
certains parlent déjà de gilets peut-être
même comme mai 68 j'espère moi j
'espère
aujourd'hui il
y a
le champ des possibles le
jeu ouvert
et je pense que la colère elle doit s'exprimer aujourd'hui
je voyais Louis Boyard approuver les propos de monsieur Louis est-ce que vous approuvez cet appel à ce qui ressemble à une insurrection générale ?
il n
'a
jamais prononcé ce mot car il n'aurait pas ce propos mais qu'est-ce
qu'il en a ? attendez non non
écoutez moi bien quand vous avez 25% des françaises et des français qui sont à découvert à la moitié du mois des lycéens qui n'ont même pas de professeur devant devant leur salle
de classe quand vous avez licence qui est à
3 euros quand
vous avez le 49.3 sur la réforme des retraites quand vous avez le gel
des APL quand vous avez le baisse des retraites et quand vous avez tout ce que se prend le peuple français depuis des années moi quand j'ai des gens qui viennent devant moi me dire et bien au bout d'un moment ça finit il faut se faire respecter mais moi je dis vous avez bien raison et là c'est exactement ce qu'il vient
de faire et j'observe qu'au moment
où il parlait d'étudiants qui crevaient la faim vous étiez là à lui dire et les violences vous condamnez les violences ?
je ne vous
ai jamais entendu dire est-ce que vous condamnez
le fait
qu'on ait des millions d'étudiants qui fassent la queue à la distribution alimentaire et donc merci monsieur merci de ramener un peu de réalité et un peu de conscience de ce que vit le peuple français
je repose
la question est-ce que vous appelez à ce qu'on appelle nous la convergence des luttes à savoir à ce que tous les français mécontents et je comprends et que tous les français coégulent leurs actions pour faire une seule action unitaire
moi j'appelle le peuple français à sortir dans la rue participer aux mobilisations participer aux manifestations et à se faire entendre et pardon je vais utiliser un autre mot à se faire respecter parce que c'est ça que ressentent les français c'est ce sentiment de ne pas être traités comme les autres parce que c'est pas seulement que les françaises et les français sont dans la précarité c'est qu'à côté il y en a qui se gavent il y en a à qui Macron a fait énormément de cadeaux pendant 10
ans et ces gens étaient
censés rapporter plein
d'emplois faire que le pays allait
briller ces gens ils se sont gavés ils ont pris l'argent et aujourd'hui on
a des français qui sont dans la souveraineté donc cette colère là si
elle doit s
'exprimer par la rue qu'elle s'exprime par la rue parce que quand elle s'est exprimée par les jeunes ils n'ont pas vous avez des résultats désolé
pardon monsieur Bernstein et le plateau mais moi je suis pas étonné vous posez la question monsieur Duré comme monsieur Boyard font partie du même côté de l'échéquie politique de l'ultra gauche et de l'extrême gauche donc il n
'y
a pas de choses nouvelles dans la révolution permanente pardon c'est pas à la droite et c'est quand même un groupuscule qui appelle à commettre des actes de désobéissance civile à pas respecter la loi donc c'est pas ma nation de démocratie et monsieur Duré je suis triste de voir que dans un visage aussi jeune vous avez
déjà une mentalité assez vieille c
'est que vous avez un commandant de police qui a été victime d'une tentative de meurtre vous avez de la BAC à Seclin qui a eu un cocktail Molotov qui a failli les tuer vous avez une policière qui a été tabassée ça ça ne vous choque absolument pas et
ça
ne vous vous êtes en
bon je veux dire il y a des
politiques
c'est pas votre problème
non mais je veux dire il
y
a une stratégie
donc vous condamnez ni les violences ni de compassion pour ces policiers qui servent la France c'est toujours
la
même
rogaine je veux dire il
y
a une colère sociale
c'est une
poubelle
qui brûle
vous êtes pas content parce qu'il y
a
des poubelles qui brûlent moi
je suis pas content qu'il y ait des policiers qui s'assassent un sacré en ce durée moi je vous parle des moyens parce que vous dites qu'il n'y a pas assez de moyens dans les lycéens on peut pas balayer d
'un revers de la main je
terminerai là je veux dire vous vous appelez à quoi vous êtes pas élu vous êtes pas élu donc commencez à travailler commencez à vous présenter aux électeurs et après vous ferez la sonde morale à qui vous voulez vous êtes en panique je suis juste triste je
suis très calme je suis juste triste de voir qu
'un
lycéen pardon monsieur mais vous aurez
le
droit
de m
'insulter quand vous serez candidat à l'élection vous serez élu pour
l'instant c'est pas le cas donc la légitimité ah oui d'accord on a juste besoin de casser
et de fracasser du flic c'est votre vision non notre vision aujourd'hui c
'est
qu'on est en train de s'immobiliser dans la rue et moi j'appelle
l'ensemble des étudiants à rejoindre ses mobilisations
et toi tu crois que tu représente qui alors on
se
tutoie
c'est comme ça que vous respectez les gens c'est comme ça que vous apprenez le respect aux jeunes vous exigez que les policiers vous vous voient c'est de m'attraquer les gens non allez c'est de l'éviter la loi et l
'uniforme on va
donner la parole à Jennifer parce qu'elle est portée comme
un assistant d'éducation je vois qu'il a le tutoiement facile je vois qu'il s'énerve facilement je vois qu'il conteste la légitimité des élus quel bel exemple pour
notre jeunesse que d'inviter des gauchistes sur votre place et en tout cas vous
faites bien la perte monsieur Boyard
moi j'aimerais simplement revenir sur quelque chose que j'ai entendu non mais vous ne représentez pas tous les français excusez
-moi
je reviens simplement sur ce que j'ai entendu
de monsieur Boyard notamment sur évidemment le ras-le-bol des français moi je pense que si les français ont nos ras-le-bol c'est parce qu'ils ne vivent plus tranquillement voilà et moi je le suis je le dis parce que je suis élu local que je le vois très clairement là vos blocus vos saccages etc en fait ça
ennuie
les français voilà c'est la
vérité c'est la
vérité si vous parlez si vous pensez si vous n'étiez pas égoïste et que vous pensiez vraiment aux françaises et aux français et bien vous les laisseriez tranquille comment vous expliquez comment vous expliquez le saccage du mobilier urbain qui n
'est
pas que le lycée qui n'est pas que le lycée pareil pour tout ce qui est blocus vous confondez blocus des universités et blocus des lycées vous nous parlez des salariés en colère etc mais si les salariés étaient vraiment en colère c'est parce qu'ils vont devoir payer pour réparer tout ce que vous cassez voilà et c'est ça qui les énerve et c'est ça qui les énerve parce que c'est toujours les honnêtes gens qui travaillent
qui payent je pense que vous êtes totalement déconnecté et
comme non je ne suis absolument
pas
déconnecté ça se voit de quoi ? vous êtes totalement déconnecté vous dites que les français ne comprennent pas au contraire les français sont profondément en train de se dire que
vous savez quand vous êtes une élue de terrain quand vous êtes une élue locale vous leur parlez tous les jours au français
vous leur parlez tous les jours au français et
moi j'ai une voisine et moi j'ai une voisine qui a interpellé un lycéen qui a interpellé un lycéen je suis
quoi pardon ? déconnecté
déconnecté
très bien ça se voit
madame c'est intéressant vous
sentez le soutien des français à
ce que vous faites ? bien évidemment regardez il
y a des images qui sont circulées dans plein de réseaux sur les réseaux de travailleurs qui se joignent aux lycéens vous avez vu ces images au Havre par exemple de raffineurs de syndicalistes qui sont allés faire des chaînes humaines devant les lycéens pour les protéger pourquoi est
-ce
que la CGT
aujourd'hui a l'appel à faire la mobilisation le 10 octobre ? c'est
parce que précisément aujourd'hui la colère des lycéens fait écho à une colère latente qui est bien plus profonde aujourd'hui dans la société pourquoi est-ce qu'aujourd'hui le 17 octobre tourne en fait sur les réseaux depuis des semaines ? parce qu'il y
a
une colère profonde sur la cherté de la vie il y
a
un ras-le-bol général et les lycéens aujourd'hui ce qu'ils expriment c'est pas juste le rejet d'une réforme du gouvernement c'est un ras-le-bol profond de la société à
laquelle
ils
sont confrontés mais les réseaux ce n'est pas la vraie vie vous parlez de déconnecté mais vous vivez dans les réseaux dans le virtuel toi
tu
n'y es pas dans la vraie vie tu n'y es pas dans la vraie vie c'est parce que c'est la vraie vie c'est quoi le programme que vous défendez c'est un
programme
sur l'éducation on propose par exemple des bourses au mérite et des bourses par rapport aux étudiants qui quittent le projet puisqu'on parle à l'EDEF
elle propose 125
milliards puisqu'on parle des propositions pardonnez
-moi
vous pouvez financer comment les budgets ils vont être ivre ils vont être ivre comment avec 125 milliards bon messieurs messieurs on va réorienter
on va réorienter le budget que vous évoquez les 125 milliards d'économie sur des budgets comme l'éducation l'école comme je sais que ça va vous chagriner ou faire mal au ventre la sécurité mais pardon jeune homme mais quand vous encadrez et je suis bien content que moi mes petits neveux ne
soient
pas dans votre établissement quand vous tutoyez facilement les gens que vous vous habillez comme ça sur un plateau et que vous êtes agressif et que vous insultez les élus de la république je
pense que vous donnez
oui monsieur ça s'appelle l'éducation on
s'éloigne complètement du débat pardon on perd du temps on perd du temps j'ai
pas besoin de vos commentaires si j'ai envie de dire que dans l'éducation d
'un gamin c'est important si j'ai envie de recentrer le débat sur la colère des lycéens je sais
que vous m'aimez pas vous allez prendre l
'habitude non c'est pas vrai vous pensez ce que vous voulez à chaque fois chez France
Info vous êtes bien
mais à un moment d'accord non c'est parti ça ira pas l
'acte 2 de notre échange de
la histoire on vous laisse vous exprimer depuis le début c'est un problème j
'avais fait une interview aussi pareil elle avait fait croire qu'on essaie les migrants mourir en mer je l'ai recadré
et
finalement ça n'avait pas suffi donc
voilà on va pas perdre du temps j
'ai début sur votre haine anti-rassemblée en salle c
'est
pas le sujet est
-ce qu'on peut revenir s'il vous plaît au sujet de cette émission merci on aimerait parler de la jeunesse cette
fronte intervient donc à quelques mois de l'élection présidentielle je pense que je vais mettre tout le monde d'accord quel candidat sera répondre au mal-être de cette génération on va voir ça avec vous Alexis Vallée quelles sont les propositions présentées jusqu'ici par chaque parti politique pour cette jeunesse
des
propositions que l'on a recueillie dans le programme des candidats également des interventions qu'ils ont pu faire alors nous n'avons pas pu prendre les dizaines de candidats qui se sont officiellement présentés les 7 qui sont les plus hauts dans les sondages Gabriel Attal pour la jeunesse propose notamment de lutter contre le harcèlement scolaire et de développer des compétences liées à l'intelligence artificielle pour l'éducation il propose d'augmenter la rémunération des professeurs jusqu'à 500 euros net au maximum il propose aussi de rétablir un certificat d'études en 6ème Bruno Retailleau lui a un mantra transmission mérite et responsabilité il veut aussi favoriser l'engagement des jeunes notamment autour de la politique il souhaite pour l'éducation rapprocher les salaires des enseignants à la moyenne européenne et créer lui aussi un examen d'entrée en 6ème pour ce qui est d'Edouard Philippe il souhaite préparer les jeunes à l'intelligence artificielle au réchauffement climatique et aux évolutions du marché du travail pour l'éducation lui aussi veut augmenter la rémunération des professeurs de 20% et donner davantage de liberté aux établissements comme le choix des horaires ou par exemple le port de l'uniforme Marine Le Pen quant à elle et bien elle souhaite prioriser l'accès au logement étudiant pour les français et prioriser les allocations sociales aux familles de nationalité française pour l'éducation elle souhaite une réforme du baccalauréat un retour sur ce qui existait avant avec par exemple les filières et rendre obligatoire le remplacement des enseignants absents Jean-Luc Mélenchon quant à lui propose de créer une allocation d'autonomie pour les étudiants et créer un service civique de protection civile afin que chacun puisse porter assistance à un autre citoyen pour l'éducation elle souhaite recruter 160 000 enseignants et supprimer le système de parcours sup Marine Tondelier quant à elle et bien souhaite abaisser le droit de vote à 16 ans et créer une assemblée nationale des enfants pour l'éducation elle veut aussi augmenter la rémunération des professeurs de 15% et transformer les établissements en refuges climatiques enfin Raphaël Glucksmann lui souhaite créer un passeport pour l'émancipation permettre aux jeunes de s'émanciper partout même en dehors de France et créer un service civique obligatoire il souhaite lui aussi augmenter le salaire de 10% de tous les enseignants et enfin rénover le bâti
scolaire
merci beaucoup Alexis voilà pour les propositions des différents candidats Alexis Duré est-ce que dans ces propositions des candidats vous voyez des choses qui sont susceptibles d'améliorer le quotidien des étudiants des lyciens j'imagine que vous êtes plutôt proche des idées du programme de Jean-Luc Mélenchon c'est ce que vous nous dites ce soir
?
moi personnellement je suis engagé avec Révolution Parmanente après je pense que oui il y a des propositions qui vont dans le bon sens des propositions qui vont dans le sens d'améliorer les conditions de vie des étudiants d'investir dans les services publics évidemment moi je suis pour aller dans cette direction là
lesquelles propositions quel
candidat
? un
chiffre par exemple vous savez qu'il y a 211 milliards d'aides au patronat par an je pense que vous avez vu tourner ce chiffre là juste ce chiffre là moi je pense qu'il faudrait prendre ces 211 milliards d'aides au patronat et par exemple voilà financer un revenu étudiant à hauteur d'un SMIC on pourrait même augmenter à plus de 2000 euros avec cet argent là qui sont des milliards des milliards d'argent qui sont offerts au patronat français chaque année pour pouvoir sortir les jeunes de la précarité mais y compris avec cet argent là on pourrait faire d'autres choses comme rénover les universités rénover les logements justement les résidences crous qui sont dans un état qui est piteux donc voilà nous ce que par exemple on défendrait avec Révolution Permanente et qu'on va défendre aussi dans ces élections Romain Esquenazi nous a rejoint bonsoir merci beaucoup d'être avec nous député PS du Val d'Oise vous avez dit cette semaine seule une annonce forte peut stopper l'escalade de la violence il y a cette réponse ce soir de Sébastien Lecornu qu'est-ce que vous en dites
?
elle n'est évidemment pas suffisant ça fait 10 ans que l'école publique est détricotée on arrive à un niveau d'inégalité qui est vraiment exacerbé y compris égalité territoriale on le voit bien entre les lycées de banlieue moi dans ma circonscription j'ai Sarcelles par exemple qui a été un des lycées qui a été très actif pendant le mouvement par rapport au lycée parisien je vois l'état de leurs locaux qui est extrêmement extrêmement vétuste il y a encore plus de mal à recruter des enseignants encore plus de mal à trouver des remplaçants à trouver des CPE à trouver des psychologues donc moi franchement je suis allé voir les élèves les étudiants les
lycéens pour qu'on
comprenne bien vous faites vraiment une distinction entre les lycées intramuros à Paris et les lycées de banlieue
en
tout cas s'il n
'y a
pas un hasard si c'est plutôt en banlieue que effectivement le mouvement s'est levé parce qu'il y a effectivement aujourd'hui une inégalité territoriale on n'a pas les mêmes chances et c'est aujourd'hui établi quand on est dans un lycée du cœur de Paris ou quand on est
dans
un lycée du 93 ou alors du 95 c'est une évidence donc non moi je considère que les mesures ne sont pas assez fortes vous savez ne serait-ce que sur la rémunération des enseignants vous aviez en 1980 un enseignant qui rentrait en fonction c'était 2,3 fois le SMIC aujourd'hui c'est 1,2 fois le SMIC donc nos professeurs qui sont censés transformer nos lycéens en citoyens de demain ils sont payés à peine au-dessus du SMIC donc c'est aussi la raison pour laquelle
tout
le monde est d'accord sur ce plateau puisque vous prenez ce débat en cours mais tout le monde est d'accord sur l'idée d'augmenter les salaires
excusez
-moi j'ai pas entendu dans le discours tout le monde est d'accord sauf monsieur Lecornu manifestement parce que j'ai pas entendu dans ces déclarations une augmentation significative de la formation de la rémunération des enseignants en tout cas pas à hauteur de l'enjeu donc non moi je considère qu'aujourd'hui il faut effectivement poursuivre la mobilisation il
y
a une très grosse journée qui est prévue mardi je pense que le gouvernement doit aller bien plus loin et notamment dans sa préparation de budget on entendait qu'il prévoyait de supprimer encore plus de 1500 enseignants après avoir annoncé qu
'il
ferait désormais payer l'entrée en BTS donc non je pense que vraiment le gouvernement n'a pas conscience de la gravité de la situation et des égnalités légitimes qui sont dénoncées
par les lycéens alors cette mesure a
été écartée les frais d
'inscription
BTS
et classe prépa c'est écarté j'ai entendu ils l
'ont
écarté mais c'était quand même de la provocation de l'annoncer alors qu'on était vraiment à l'apogée des mobilisations des lycéens
Gilles Bornstein est-ce que le timing de cette colère lycéenne et étudiante ne va pas rebattre
les
cartes de cette
campagne
il
y avait déjà alors évidemment c'est du déclaratif mais quand on écoute les programmes des candidats le paradoxe c'est qu'ils avaient à peu près tous dans les termes ils avaient à peu près tous fait de l'éducation leur priorité pour tout un tas de raisons on
sait
que l'ascenseur social est en panne qu'il y a une forte qu'il
y
a un sentiment de déclassement chez nos concitoyens et que j'imagine qu'ils ont le sentiment qu'on lutte contre le déclassement par plus d'études c'est même vertigineux quand on écoute les programmes ce qu
'on
nous a dit tous alors tous expliquent enfin une bonne partie explique qu'il faut réduire le déficit mais alors tous veulent augmenter les profs je ne juge pas mais ils ne nous disent pas comment on trouve l'argent plus 500 euros plus 500 euros plus Atal plus 20% en moyenne pour Philippe hausse moyenne de la moyenne européenne pour Taillot plus 3% par an pour Marine Le Pen plus 10 jusqu'à 25% pour Raphaël Glucksmann etc.
donc c
'était déjà cette priorité donnée à l'éducation était déjà le cas pour tous les candidats c'est sûr que ça va rendre les choses encore plus difficiles parce que là il va effectivement pour tous les candidats expliquer où il trouve l'argent à l'appui de la priorité qu'il déclare
Louis Boyard
c
'est pas un secret on sait que LFI mise sur la jeunesse en vue de l'élection présidentielle
vous
comptez aussi sur cette séquence cette mobilisation étudiante justement pour avancer en vue de la présidentielle il y
a
cet enjeu aussi pour vous
?
pour le coup à la France insoumise ça fait depuis 10 ans qu'on essaie de mettre les thématiques de jeunesse au centre du débat public il
y a
des sujets sur lesquels on a réussi l'eau finalement on se met à en parler pour parler de dérèglement climatique il y a un sujet qui je pense on doit terminer de réussir à l'imposer c'est celui du revenu pour l'autonomie des jeunes c'est celui où on dit que maintenant les jeunes ils dépendent plus de leur famille pour survivre mais on met en place une solidarité sociale et nationale pour permettre à tous les jeunes de vivre à égalité puis enfin sur la question de l'orientation scolaire c'est bien beau de vouloir dire qu'on veut faire de l'orientation mais pour ça il faut avoir un service public de l'orientation et en l'occurrence il me semble que nous sommes parmi les seuls comment vous financez ce revenu minimum pour les jeunes les étudiants alors que l'état est très
endetté nous
alors sur la question de la dette on pourrait y passer une heure ensemble et
j'adorerais
mais non nous on avait déjà quelque chose sur la question de l'héritage au dessus de 12 millions on prend tout
mais
pas d'impôts pour les français non mais attendez je vais vous expliquer on le dit comme ça parce que ça aide à réfléchir mais ok pensons à cette question du revenu étudiant l'étudiant vous lui donnez un revenu qu'est-ce qu
'il
va dépenser il va payer un loyer il va payer de l'énergie il va payer la nourriture il va payer les produits d'hygiène et puis il se fera une sortie culturelle et il ira sur une boisson de temps en temps vous nous dites
c'est bon pour la consommation
tout cet argent ce n'est que de l'argent qui re-rentre dans le circuit national et dans l'économie réelle et donc c'est de l'argent qui pousse à la consommation qui entretient l'économie et ça vous fait des recettes dans les caisses de l'état et ça c'est la politique de la France insoumise c'est la rupture avec la politique macroniste terminer la politique de l'offre avec tous les cadeaux aux riches maintenant on fait la politique de la demande on augmente les salaires on donne des revenus aux jeunes on recrute massivement dans les services publics on fait la planification écologique les gens ont de quoi vivre les gens consomment et
c'est comme ça combien un lycée ou un
étudiant c
'est
une vraie question moi je vous dirais ce qu'on propose pour avec vous combien et il n
'y a
pas de piège combien un étudiant gagnera en plus par mois avec un dispositif que j'entends que vous voulez augmenter les salaires augmenter beaucoup de choses sans savoir comment vous le financez même s'il
ne va pas faire le débat j'ai bien compris
on se refera à un débat sur la finance et la dette je sais que c'est aussi votre dada mais la réalité c'est comment pour vous vous financez vous proposez un étudiant parce que je pense que vous êtes compte qui cumule l'emploi avec la filière universitaire ou leur statut d'étudiant parce que ça leur empêche de bien travailler donc je voulais savoir concrètement à la fois je vous ai donné l'exemple de la taxe sur l'héritage mais si vous voulez vraiment qu'on rentre dans le détail il
y
a un rapport de la Cour des comptes de 2024 qui explique que vous avez un peu plus de 50 milliards d'euros qui sont alloués aux politiques jeunesse mais qui sont un peu dispersés entre les collectivités entre l'Etat vous savez que vous avez 28 administrations différentes pour mener des politiques jeunesse rien qu'à l'échelle gouvernementale je ne vous le dis pas par rapport aux collectivités donc rien que par une recentralisation des financements des politiques jeunesse qui sont éparpillées aujourd'hui dans tous ces canaux vous êtes en capacité de trouver des solutions de financement en plus de la taxe sur l'héritage et tout ça ce n'est que de l'argent qui retourne sur l'économie réelle vous pourrez observer que sur le débat des jeunes la France Insoumise maîtrise nous son
sujet dans les détails qu'on propose un étudiant qui gagne un étudiant
la
dépense
publique j'étais en train de répondre à monsieur Voyard mais c'est pas grave
pardon je vais être très rapide
il y
a
quelque
chose qui m'interpelle dans la
prime comment vous l'appelez la prime d'autonomie le
revenu
d'autonomie donc vous utilisez le mot autonomie en dépendant des autres et ça c'est quelque chose moi qui m'interpelle parce que ce n'est même pas dépendre des autres ça dépend du patrimoine dépendre de l'héritage dépendre de savoir à quel moment parce que ce que vous promettez normalement c'est censé être pour tous les étudiants tous les ans ou de ce que j'avais vu parce que c'était déjà une proposition de loi qui avait été déposée par vos collègues qui serait donc sur un nombre maximum d'années et donc en complément des revenus de l'étudiant mais donc en fait ça signifie quelque chose de très simple ça signifie qu'il faut être absolument sûr de ce qui rentre dans les caisses pour pouvoir financer votre prime
d
'autonomie
votre
revenu d'autonomie pardon revenu d'autonomie et moi ce que je ne comprends pas très sincèrement c'est que dépendre du patrimoine dépendre de l'héritage alors qu
'on
ne sait évidemment pas
à
quel moment des personnes vont hériter à quel moment des personnes vont décéder et vont laisser un héritage à leurs enfants ou à leurs héritiers autres et surtout vous ne prenez pas du tout en considération simplement les comportements d'anticipation avec l'effet de votre annonce sur l'héritage au delà vous prenez tout au delà de 12 millions au delà de juste de l'aspect moral qui est complètement à mon avis honteux oui oui moi je trouve ça oui moi je me permets oui moi je me permets
je n'ai absolument pas je ne suis
absolument pas millionnaire et je ne devais absolument pas hériter de millions d'euros mais je trouve ça honteux
de dire on prend peut
-être
qu'on peut faire réagir
Alexis Duré sur cette proposition de revenu minimum pour les étudiants oui carrément parce qu'il y a beaucoup de discussions sur la violence ça c'est un discours violent madame ça c'est un discours violent parce que dès qu'on parle aujourd'hui de donner de l'argent aux étudiants ça commence à bégayer ça commence à faire des discussions technocratiques
sur il n'y a pas d'argent j'ai été étudiante comme vous de l'argent j'ai été étudiante comme vous ça aurait été plus confortable pour moi de demander de l'argent je ne sais pas où vous madame ça aurait été très confortable pour moi de demander de l'argent les trois
quarts des personnels politiques
ils ont fait une école
privée regardez Gabriel Attal il a fait tout son parcours dans le privé madame Pécresse dont il y avait un représentant juste avant elle
a fait
tout le
parcours
dans le privé ils
sont
déconnectés de la réalité des étudiants je veux dire moi la réalité au quotidien madame je la vois j'ai besoin de dire comme vous je vais parler avec le peuple je ne sais pas quoi je la vis cette réalité madame je sais ce que c'est qu'est d'être sous le seuil des pauvretés je sais ce que c'est que travailler depuis 17 ans et de ne pas pouvoir demander de l'argent à sa famille puisqu'il n'y
en
a pas donc je n
'ai
pas besoin d'aller demander aux gens alors c'est comment la vie puisque moi je ne connais pas depuis que je suis petit je ne connais pas je dois demander aux gens vous voyez donc la violence elle est là précisément quand on parle de donner un petit peu d'argent aux gens pour pouvoir
non pas
survivre mais juste vivre la violence elle est de dire qu'il n
'y
a pas d'argent pour les étudiants qui sont en train de crever de faim qui font la queue devant
pour avoir
les colis alimentaires pendant
qu'il y a des entreprises qui font des
milliards
pour les
étudiants
le Cap 40 c'est
60 milliards de dividendes juste au deuxième trimestre 60 milliards vous rendez
l'argent c'est quoi votre projet à part taxer et envoyer des chèques
vous leur
proposez quoi
? mais d'avoir un avenir tout simplement mais
ils auront un avenir si vous êtes contre la sélection si vous êtes contre la sélection ils ont un avenir répondez-moi pardon mais peut
-être je vais reformuler la question redistribuer une partie de la richesse produite aux étudiants c'est peut-être une manière de
fonctionner
qu'est-ce que vous dites
?
moi je pense déjà qu'il
y a
le système de bourse dont on ne parle pas les bourses sur critères sociaux donc déjà pour moi il faut qu'elles soient pourquoi pas revalorisées mais déjà avec moins d'étudiants déjà premièrement si on sélectionne mais je le dis très clairement il n
'y a
pas qu'un seul horizon vers la réussite on n'est pas tous obligés de faire des formations intellectuelles donc intellectuelles théoriques supérieures etc on n
'est
pas tous obligés d'aller à la fac voilà il y a plein d'autres possibilités pour les jeunes et c
'est
le message aussi que je veux faire passer ce soir donc les bourses qui à mon avis doivent être beaucoup mieux il
y a le droit de être
exploité aussi toute sa vie et tout ça que vous voulez dire c
'est ça ? pardon j'ai pas entendu j'ai pas entendu vous dites il y a le droit de ne pas
exploiter toute sa vie c'est ça ? j'ai pas entendu pardon c'est quoi l'alternative ? quand vous dites il n
'y a
pas besoin d'aller à l'université c'est quoi ? c'est d'aller directement dans le monde du travail pour être payé au SMIC toute sa vie c'est ça la solution que vous proposez aux jeunes aujourd'hui ? mais on peut faire des études l'intelligence de la main l'intelligence manuelle alors je sais que vous êtes amie avec des
bobos qui remettent complètement en question
l
'apprentissage
qui remettent complètement en question les
autres métiers il y a des métiers
les métiers en tension aujourd'hui monsieur c'est pas la psychologie c
'est pas la psychologie ni la social c'est pas la psychologie ni la social les métiers en tension aujourd'hui les métiers qui recrutent et qui aujourd'hui rémunèrent aujourd'hui c'est chacun
votre
retour s'il vous plaît
oui alors je reviens sur les bourses sur critères sociaux qui à mon avis doivent être révisées mais qui doivent être beaucoup mieux orientées vers des formations qui recrutent nous demandons au niveau des jeunes républicains et c'est une mesure qui sera reprise dans le programme de Bruno Rotaillot d'adapter le nombre de places dans les formations universitaires en fonction du taux d'insertion professionnel nous voulons qu'il y ait beaucoup plus de liens entre la formation et le taux d'insertion et tout simplement le fait d'offrir à un jeune un avenir donc simplement l'idée je suis d'accord avec vous étonnant mais je suis d'accord avec vous sur le fait qu
'on
ne peut pas offrir à un jeune un avenir dans lequel il ne travaillera pas dans lequel il sera au chômage dans lequel il ne gagnera pas sa vie par contre c'est lui mentir par contre l'envoyer dans une formation dans laquelle il n'aura aucune perspective d'avenir c'est lui mentir et
c'est pas ma vision
de la jeunesse c
'est pas
ma vision
de la défense de
la jeunesse vous êtes pessimiste sur certains métiers je vais être concret
parce que vous
aimez
le concret attendez
je vous ai laissé parler si on peut juste en placer une donc la réalité c'est que moi j
'ai
un ami Romain dans le nord à Lille qui est parti sur oui vous accueillez pas c'est pas allez
-y vous
êtes pas de Lille monsieur Skenezy
donc
la réalité c'est que il est parti dans la filière de la plomberie il a créé son entreprise il a créé de l'emploi et aujourd'hui il fait beaucoup d'heures peut-être que je sais pas si vous êtes disposé à consacrer beaucoup d'heures mais il fait beaucoup d'heures il a une famille et il vit fièrement d'une filière professionnelle qui lui a donné un métier et pardon si vous me le permettez je termine là vous pouvez démarrer surveillant pénitentiaire et terminer directeur des services pénitentiaires vous pouvez commencer gardien de la paix et être commissaire de police vous pouvez commencer assistant de justice et terminer magistrat vous pouvez être avocat dans les quartiers monsieur dans les quartiers pour moi je suis issu vous avez pas le monopole de ceux qui ont commencé à travailler je suis commencé à 18 ans moi donc vous voyez on peut avoir des parcours et des opinions différentes mais par le travail l'effort, le mérite la méritocratie française que vous évoquez pas mais dont j'espère dont vous parlez aux gamins au lycée par les lois à Saint-Denis c'est ce qui permet aussi de s'élever il n'y
a
pas que par l'assistanat par les chèques les virements et Marine Le Pen ce qu'elle propose pour un gamin ou une gamine qui part de chez ses parents et qui veut avoir son indépendance pardon s'il touche par exemple je suis un peu plus concret que vous c'est pour ça que je vous en ai ça tout à l'heure 500 euros on propose sur des bourses au mérite sur des critères qu'on définira parce qu'évidemment il faut du dialogue 100 euros en plus et 150 euros pour ceux qui ont en plus besoin c'est pas rien monsieur Boyard 150
euros votre
truc il n
'est
pas précis donc il y
a
une douille comment ?
c
'est
à
dire ? non c'est à dire
que c'est très précis parce
que vous dites c
'est
de la bourse au mérite et on verra les critères plus tard ça
je le connais à la fin ils vont arriver ils vont dire attendez il n'y a plus de sous et à la fin les gens ne font plus rien non mais je connais contrairement
à vous vous voulez brûler la dette nous on ne
veut
pas que les créanciers nous fassent la crise et qu
'ils
ne nous prêtent plus parce que vous savez combien on enlève par an pour
fonctionner le budget de l'État non
mais vous savez combien on fait 310 milliards en moyenne d'euros par an que l'État doit lever pour qu
'on
puisse boucler le budget vous devriez le savoir parce que c'est déjà l'Assemblée nationale donc moi je vous dis simplement que oui on propose des solutions mais responsables finançables et où on n'aura pas comme vous les créanciers qui ne nous prêtent plus parce qu
'ils
ne feront plus confiance parce que vous leur
direz que vous ne prêtez déjà qu'ils ne vous prêtent pas oui je vous en prie avec la politesse vous
me dites soi-disant que ce serait la méritocratie je ne
sais
pas
quoi la sévité la réussite scolaire vous me dites que je n'aurais pas de respect pour les gens
qui travaillent dans la section professionnelle déjà première
chose je viens
d'une région l'heure peut-être vous connaissez aucun de mes potes mais vraiment aucun n'ont plus allé à l'université parce qu'il y
a
un truc que vous
connaissez sûrement qui s'appelle pas je
sais mais c'est mes amis je veux dire c'est la vie d'où je viens je veux dire la plupart des gens ils
ont fait des voies professionnelles
ils ont fait des voies professionnelles ils travaillent tous depuis qu'ils ont
20 ans ils n'ont pas fait des voies professionnelles laissez répondre monsieur Duré et c'est des
gens très fiers et moi je suis très fier d'eux et je suis fier de moi et le mérite aujourd'hui c'est de se révolter contre les politiques de votre gouvernement et vous n
'allez
pas me
faire croire
que
vous allez me faire
de la droite l'extrême droite vous m
'aidez les mêmes politiques de la sociale etc vous parlez de ce que vous ne maîtrisez pas il s'agirait d'être sérieux si on en
maîtrise notre sujet ne vous faites pas croire que
parce que j'ai pas été
au gouvernement oui d'accord mais vous votez les mêmes types de politiques monsieur c'est le
même type de politique Marine
Le Pen on l'a vu devant
le patronat quand votre augmentation des appels pour les étudiants c'est la politique du gouvernement
ils
ont rabaissé les appels on s'est battu
pour
pas qu'il baisse on ne peut pas
répondre du coup regardez
on
ne
peut
pas lui répondre vous voyez vous
dites des bêtises pour
revenir sur ce que sur ce que sur ce que disait madame tout à l'heure la manière que vous proposez aujourd'hui là concrètement en fait oui c'est de travailler et de se casser le dos toute sa vie en fait pour gagner de la misère tout simplement et
mourir juste après la
retraite mourir juste après la retraite madame parce que oui malheureusement dans ce pays oui d'accord peut-être il y a un self-made man sur 66
millions de français c'est pas ce que j'ai dit mais la
majorité des gens ils vont juste se casser le dos et je veux dire moi c'est ce que je vis au quotidien c'est ce que mes potes ils vivent au quotidien vous n
'allez
pas nous faire voir que vous vous respectez les français quand vous votez des lois soi-disant je
ne vote rien je ne suis pas d'écouter
65 ans après ça va être 76
70 ans
et on va juste tous mourir au travail et vous vous nous parlez de respecter les gens qui vont travailler je ne
sais
pas quoi qui mettent les mains dans le combouis alors que vous racontez madame vous les faites travailler pour de la misère toute l'année les gens ils se tuent ils se cassent le dos toute l'année
rien de tout à la fin
il n
'y a
plus de vacances il n
'y
a plus de loisirs il n
'y a
pas d'avenir pour les gamins quand les gamins ils prennent la parole on leur casse la gueule on leur envoie les CRS ils ont les mâchoires fracturées
on les met en garde à vue c'est ça la
société qu'on nous promène
à nous
aujourd'hui je veux
dire
c'est un avenir qui fait de crise de
guerre
tout l'argent
il parle de
la militarisation je veux dire il n
'y a
pas d'avenir aujourd'hui pour la jeunesse et c'est ce qu'elle est en train de montrer aujourd'hui c'est pour ça qu'elle est en
train de Alexis Duray
on va reprendre cette conversation dans quelques instants il faut rappeler aussi que ces manifestants ces étudiants qui vont descendre dans la rue ils seront majeurs en grande partie ils vont donc voter pour la présidentielle et pour la première fois c'est un électorat à conquérir c'est un électorat à convaincre pour les différents candidats et on va parler des urnes Alexis Vallée on dit que ces jeunes les désertent les urnes pourtant ils restent et vous allez nous dire pourquoi très engagés
et
oui l'année prochaine élection présidentielle on a donc fait le comparatif avec 2022 voici ce qu'ont voté les jeunes ce sont des chiffres officiels les 18-24 ans ont participé à 67% c'est moins que les 25-29 ans mais vous voyez beaucoup moins que les autres tranches d'âge et alors ces 18-24 ans pour qui ont-ils voté au premier tour et bien à 38% pour Jean-Luc Mélenchon et à 28% pour Marine Le Pen est-ce que pour les 30% en moyenne qui restent est-ce que ça signifie qu'ils se désintéressent de la politique qu'ils ne sont plus attirés par ce qu
'on
leur propose pas forcément regardez nous avons contacté Vincent Thiberge qui est professeur de sociologie à Sciences Po Bordeaux un expert de cette question voici ce qu'il me disait il y a une heure ou deux il y a toujours une mobilisation importante dans les associations les manifestations et les réseaux sociaux ce sont des jeunes qui décident d'être citoyens avant même de devenir électeurs
merci
beaucoup pour ces précisions Alexis Vallée nous sommes en ligne avec Julien Mémon président fondateur de Linky est-ce que vous confirmez tout ce qui vient d'être dit à savoir qu'il y a une espèce de défiance de scepticisme des jeunes par rapport aux responsables politiques
alors
oui mais elle ne concerne pas exclusivement les jeunes je crois qu'il
y
a beaucoup de gens qui sont défiants à l'égard du monde politique et on peut se poser beaucoup de questions à ce sujet mais il y a aussi beaucoup de jeunes et c'est ce que disait Vincent Thiberge en tout cas il était cité tout à l'heure il y a beaucoup de jeunes qui s'engagent au quotidien donc qui s'engagent pour la société qui s'engagent dans leur ville qui s'engagent pour une association nous on le voit tous les jours nos bénévoles sont pour l'immense majorité des étudiants et des étudiants bénéficiaires c'est-à-dire que ça fait deux choses d'une part ça montre leur capacité d'engagement leur capacité d'action et je peux vous dire qu'ils sont actifs ils sont efficaces il y a beaucoup de choses à faire pour organiser une distribution du début à la fin et d'autre part ça montre que c'est intéressant d'avoir un système en quelque sorte où les étudiants bénéficiaires qui sont d'un côté sont assez proches des étudiants bénéficiaires qui sont de l'autre côté et ça abolit cette espèce de supériorité qu'il y a parfois dans certaines actions où il y a le gentil donateur et puis celui qui reçoit et là ça déstigmatise l'aide et je crois que c'est une condition sine qua non pour que des étudiants qui sont précaires viennent à ces distributions parce que sinon ils ne viendraient pas et c'est ce qui fait que depuis des années on ne voit pas cette précarité étudiante elle est invisible on voit les étudiants boursiers en France mais on a du mal à quantifier le nombre d'étudiants précaires donc ces jeunes sont extrêmement engagés à nos côtés tous les jours et c'est ce qui fait aussi le succès du dispositif ils sont extrêmement efficaces vous savez quand vous accueillez 500, 600 personnes ça représente plusieurs tonnes de nourriture il faut aller la récupérer il faut la préparer il faut la reconditionner il faut la distribuer il faut faire en sorte que les lieux soient bien tenus c'est un très très gros travail on compte beaucoup sur eux et on voit cette capacité d'engagement qui
est très forte et
qui est un beau symbole de citoyenneté Merci beaucoup pour votre témoignage ce soir je me tourne vers vous Romain Skenazi si on veut essayer d'avancer de manière un petit peu positive il y
a
des échanges animés ce soir mais il
y
a cette élection présidentielle qui arrive il y a ce besoin aussi de parler aux jeunes comment on fait pour essayer d'avancer de manière constructive comment
faire
en sorte que les jeunes écoutent la parole politique parce qu'on a le sentiment parfois d'un dialogue de sourd qu'est-ce que vous dites du côté du PS
? Alors moi je dirais plutôt l'inverse c'est-à-dire que là moi quand je vais devant les lycées de Sarcelles, de Demont de Montmorency depuis une semaine j'y vais pas en campagne pour qu
'ils
m'écoutent et qu'ils écoutent les politiques j'y vais plutôt
pour
les écouter eux et d'ailleurs je trouve et je suis assez d'accord avec vous que leur discours politique est extrêmement structuré moi j'ai entendu des revendications qui sont légitimes ils savent très bien que la cantine, les murs ça dépend de la région ils savent très bien que le salaire des profs ça dépend directement du ministre ils savent que pour les remplaçants par contre là c
'est
au recteur qu'il faut s'adresser donc je trouve que leur dicture est très structurée et ils ont senti parfois ils ont été reçus par des représentants ils ont eu l'impression de ne pas être écoutés de ne
pas
être entendus de ne pas être considérés moi dès demain à 10h30 je reçois des représentants des deux lycées de Sarcelles avec le maire de Sarcelles et l'autre député de Sarcelles donc je pense que les jeunes ont beaucoup plus besoin d'être écoutés mais il y
a
un énorme problème de défiance quand même il
faut
le dire ce soir mais je pense qu'il faut commencer par là je pense qu'on ne peut pas en tant que représentant représenter qui que ce soit si on ne commence pas par écouter donc avant de leur apprendre la vie avant qu'ils écoutent mes discours d'abord je les écoute je prends des notes et surtout je donne suite parce qu
'ils
vont m'attendre derrière est
-ce
que vous avez bien écrit à la région par rapport aux problèmes de fuite qu
'on
vous a relevé donc je pense que
c
'est d'abord écouter, travailler et ensuite rendre compte et c'est peut-être comme ça que les politiques regagneront en crédibilité
auprès de la jeunesse c'est un peu ce que je
propose pardon ce soir Sébastien Lecornu on écoute, on prend note et on essaye de faire remonter
les
revendications d'ici
la
fin du mois d'octobre j'entends ce que vous dites en tout cas manifestement dans les premiers jours ça n
'a
pas été la stratégie voilà effectivement on a vu plus de bleus que de représentants du recteur que de représentants du ministère on n
'a
pas vu le ministre de l'éducation nationale recevoir une délégation de représentants de lycéens dans les premiers jours de la manifestation et surtout la cellule de crise elle a eu lieu au ministère de l'Intérieur et pas au ministère de l'éducation nationale pour moi le message politique que ça envoyait était extrêmement délétère et donc non je pense qu'effectivement peut-être qu'aujourd'hui Sébastien Lecornu a vu ma vidéo et a compris qu'il fallait qu'il passe un message très fort si
je
ne
veux
pas que ça s
'en
fait même plus et qu'on ait un drame parce que moi c'est ça celle de certains manifestants et qu'on a vu qu'il y
a
eu un incendie par exemple moi j
'ai
une CPE qui s
'est
fait piétiner les jeunes ne le voulaient pas il y
a
eu un mouvement de foule j'ai une CPE qui s'est fait piétiner il y
a
eu plusieurs jours d'ITT et de l'autre côté moi c'est dans mon département à Saint-Tour-le-Monde qu'un jeune s
'est
pris un tir à bout portant dans les dents ça aurait pu être dramatique donc là on voit qu
'il
y
a
une escalade de la violence et selon moi il n
'y
a que le pouvoir exécutif qui a les moyens en annonçant enfin un grand plan pour l'égalité des chances de faire baisser la pression
pardon mais j'insiste sur la notion de dialogue bon il y a cette plateforme de concertation qui a été lancée par le gouvernement je vous vois froncer les sourcils Louis Boyard mais il y a aussi je me tourne vers vous des conseils de la vie lycéenne qui existent déjà je vous entends sourire mais ça ne marche pas non mais c'est de l'esmouf monsieur enfin je veux dire si ces choses là fonctionnaient on le serait depuis longtemps je veux dire on ne serait pas dans la situation actuelle c'est aujourd'hui les lycéens mais je veux dire il n
'y a
qu'à regarder ce que disent les lycéens eux-mêmes les lycéens ils le disent eux-mêmes ils disent si on en est arrivé là c'est que ça fait des années et des années que la situation elle est comme ça et que rien ne change et je veux dire il n'y
a
vraiment pas besoin d'être enfin je ne
sais
pas c'est obvious il suffit de regarder les politiques du gouvernement pour
comprendre que ça va c'est évident
c
'est
évident ça va s'aggraver dans les années à venir ça ne fait que s'aggraver je veux dire c'est évident ça ne fait que s'aggraver quand on voit les politiques du gouvernement donc la plateforme de concertation qui est lancée par le gouvernement vous dites
moi
je pense que c'est une manière d'essayer de calmer la colère parce qu'aujourd'hui le gouvernement il est très très inquiet il doit faire des réunions de crise et c'est parce que le mouvement aujourd'hui est extrêmement extrêmement puissant qu'il est en train de donner de l'espoir moi je pense à beaucoup de français et je pense que comme beaucoup de personnes dans ce pays moi j'ai été profondément touché profondément ému par la colère des lycéens aujourd'hui elle est en train de donner aussi je pense de l'espoir à plein de gens qui ont un ras-le-bol général donc nous encore une fois c'est pour ça aussi qu'on appelle à la structuration de la mobilisation par en bas avec le point levé nous on appelle à ce que dès lundi il
y ait
de grandes assemblées générales dans toutes les universités pour élire de représentants pour éviter typiquement le type de de de de voilà de scènes télévisées burlesques où on a des représentants étudiants soi-disant de renouveaux lycéens qui sont en fait des militants de la campagne de Gabriel Attal qui viennent parler au nom des lycéens alors que ce ne sont pas des lycéens et surtout ce sont des membres du parti renaissance du parti gouvernemental tout simplement donc voilà nous on pense qu'il faut voilà étendre cette mobilisation et ce type de concertation nous si on était allé avec le gouvernement nous n'irons pas on n'irait pas à ce type de concertation là qui sont vraiment voilà c
'est
des foutaises c'est pour faire semblant il y a ce que nous enseigne l'histoire aussi des mouvements sociaux c'est que tout ce qu'on a conquis on l'a conquis par la rue en se mobilisant en faisant aussi grandir le rapport de force face au gouvernement quand on vous tend la main pour le dialogue vous dites non mais de quel dialogue je veux dire d'un côté on nous dit venez discuter avec nous déjà on ne sait pas qui va les représentants étudiants on ne les connait pas et deuxièmement le dialogue c'est la matraque c'est ça le dialogue du gouvernement je veux dire les lycéens moi je les ai vus se mobiliser
je
voudrais qu'on
vienne
franchement monsieur Duray vous n
'êtes
pas
excessif encore c'est la vérité en plus j'aime bien vous donner l'avocat c'est pas la parole d'évangile en fait je suis désolé mais monsieur Duray laissez répondre monsieur Vallée sur cette accusation
on ne règle pas les sujets que vous évoquiez et des éventuelles violences dont vous faites état sur la rue ou sur les plateaux télé si vous estimez qu'il y
a
un policier qui se comporte mal vous avez le défenseur des droits vous avez l'inspection de la police vous avez le
procureur de la république
vous voulez tout
à base c'est vrai alors vous critiquez
vous critiquez des lycéens qui seraient du parti de Gabriel Attal mais vous vous êtes un parti d'extrême gauche donc
j'ai pas l'impression vous avez
plus
vous avez plus mais attendez monsieur c'est pas parce qu'ils ne vous donnent pas satisfaction qu'ils ne servent à rien
il y
a
des enquêtes indépendantes
qui sont menées sous l'égide de magistrats elles servent à protéger les policiers quand ils commettent des crimes policiers c'est pour ça que là il y a de mal parce que je ne vous ai pas
beaucoup entendu
parler et on va revenir
de ce policier qui a été victime tentative de meurtre ou de cet officier qui a été tabassé
lâchement par 5 jeunes ça n'existe pas les violences policières monsieur vous faites allusion à l'affaire de Belfer je fais allusion
à l'affaire de Belfer non monsieur c'est des affaires qui sont encore en hausse d'instruction et dans votre démocratie vous jugeriez dans la rue et vous sortiriez peut-être finalement une justice expéditive ici il y a des droits de la défense il
y a
un droit
à un procès équitable il y a des magistrats
indépendants et vous
inquiétez pas le syndicat de la magistrature
reprend exactement votre jargon politique en accablant celles et ceux qui portent uniformes
qui sont souvent des ouvriers de la sécurité vous savez comment ça gagne un garde-jeune de la paix monsieur est-ce que vous savez comment ça gagne un garde-jeune de
la paix monsieur il y
a 30% des jeunes qui votent pour Marine Le Pen si ça vous déplait et combien de jeunes votent pour vous monsieur vous parlez des travailleurs qui se cassent le dos les forces de l'ordre madame Elsa Marcel elle n'a
pas fait grand chose au municipal à Saint-Denis avec
monsieur la démocratie
c'est
dans les urnes dans les
élections
puisque
vous évoquiez Belfort Belfort deux mineurs de 15 à 17 ans ont été arrêtés et sont poursuivis pour violences aggravées placement en détention provisant requis pour le plus âgé de nationalité bulgare il porte plainte contre le policier pour tentative de meurtre il affirme je cite que le policier a volontairement maintenu sa tête sous l'eau pendant de longues minutes au moment de l'interpellation on parle donc de cette affaire de Belfort en marge des manifestations de lycéens ça s'est passé vendredi cette version du lycéen elle est démentie par le procureur elle a été soutenue par LFI
juste
est-ce que ces images de ce policier en civil au sol frappé alors qu'il est au sol vous ont choqué parce que ça fait partie des images très fortes et qui ont choqué cette semaine
je
sais pas moi j'ai pas vu ces images vous
n'avez pas vu ces images
moi ce qui me choque madame c
'est de voir des
lycéens qui ont perdu leurs yeux c'est de voir
des lycéens qui ont perdu leur dentition non mais ce qu'on est en train de
dire c'est que les violences elles sont des deux côtés il
y a des manifestants je
pense qu'il y
a
une asymétrique qui est extrêmement importante
et c'est la violence du gouvernement quand vous voyez des manifestants
donner des coups de pied dans la tête d'un
homme
à terre vous
dites que les violences ne sont pas des deux côtés moi
je refuse ce débat parce qu'il vise tout simplement à décrit
vous êtes disqualifié je parle des faits
il vise à disqualifier mais c
'est vous qui êtes disqualifié c'est
vous qui êtes disqualifié vous
êtes incapable vous êtes incapable de condamner la
violence envers un homme
envers un homme envers un policier qui est à terre qui perd connaissance
et
la femme policière et la femme policière vous êtes à l'affaire de
Belfort
où un policier civil a été roué de
coups après une interpellation je ne
sais
pas mais vous croyez quoi
que moi
je vais appeler à tabasser des gens madame enfin je
ne sais pas c'est pas ce qu'on dit c'est pas absolument pas ce qu'on dit est-ce que vous condamnez quand ça arrive est-ce que vous condamnez quand ça arrive regardez vous n'avez pas vu les images regardez les images regardez regardez regardez ces images moi j'ai des
frissons quand je vois ça ça
se
passe aux
abords du lycée
quand mes élèves ils reviennent et qu'ils n'ont plus de dents parce qu'ils se sont pris une grenade lacrymogène
regardez ces images s'il vous plaît
là j'ai des frissons là ça me met en colère
regardez l'image je me suis duré regardez c'était vendredi matin s'il vous plaît
parce que la réalité du terrain madame elle est très loin de votre vie à vous mais arrêtez
de parler
comme si vous connaissez ma vie si je peux me permettre de
dire
vous ne seriez pas aux
jeunes
républicains
je
veux bien qu'on
ait ce débat
je trouve que là en fait monsieur vient de prendre la parole pour dire moi en tant qu'AED j'ai des élèves qui ont été victimes de violences policières pendant
les gardes
à vue quand ils étaient au commissariat et parce qu'il a prononcé cette phrase là ça fait 5 minutes qu'on lui pose une question sur enfin on peut en parler j'ai pas de soucis on
lui pose des questions
sur ces images
là on lui diffuse des images
quand est-ce que vous allez répondre sur ça moi
pourquoi est-ce que
jamais
vous prenez les gens de droite et vous montrez des images de lycéens qui se font crever
l
'oeil
par les policiers
on en a parlé tout à l'heure on en a parlé on en a parlé on a montré l'image les
invités
je pense qu'il faudrait les inviter non mais monsieur Boyard
combien vous
avez d'élèves monsieur
Boyard vous êtes en train de dire des et attention vous vous rendez compte quand même de ce que vous dites vous vous rendez compte que des femmes et des hommes qui embrassent l'amour de la France et la défense de la patrie vous imaginez qu'ils se lèvent le matin pour
dire on va défigurer
défigurer des gens mais c'est vous qui êtes massin parce que vous avez une haine du
fric chevillé au corps et c'est votre carburant électoral on a un gamin de 15 ans qui a perdu toutes ses dents on en a un autre qui a perdu un an on
a
vu des visages 500 policiers j'en ai blessés pour 5 cas où la justice passe on voit des jeunes qui sont en
train de courir en pleurant dans des nuages de lacrymo c'est des adolescents quand
est-ce que ce pays
va
se réveiller et comprendre que
ce
sont
des adolescents
des
adolescents qui foutent le feu et
alors ça s'est fait et il y a deux et il y a deux non par contre un cocktail molotov on parle de
rétablir l'ordre qui est on
va s'arrêter là parce qu'on a plus de temps malheureusement on a plus de temps on doit s
'arrêter là je peux pas laisser dire que c'est des parce
qu'on l'entendue non mais
moi j
'aimerais qu'on termine parce que c'est quand même extrêmement grave vous instrumentalisez on doit s'arrêter là parce que de toute façon
nos téléspectateurs
ne complètent plus rien
on s
'arrête là on
s'arrête là
s
'il vous plaît
on
doit s'arrêter là merci beaucoup
il
est merci
beaucoup
c'était animé très animé parfois merci beaucoup à tous les 6 merci Julien merci beaucoup pour cette émission spéciale c'est la fin donc on suivra évidemment sur France Info de très très près la suite de cette colère étudiante et lycéenne avec cette grande journée de mobilisation