Identité de la France : le RN tombe le masque (et c'est moche)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je vais commencer avec vous Antoine Léomand. Bonsoir député la France insoumise de qu'est-ce que vous répondez à cette mesure du Rassemblement national dangereux, infaisable, raciste ? Vous dites quoi ?
Elle est déjà connue cette mesure du Rassemblement national et c'est bien la démonstration que ce parti n'a pas changé. C'était la première mesure mise en place par le régime de Vichi. Et la [grognement] question du droit du sol, c'est une question qui est centrale dans l'identité nationale française.
C'est il y a deux possibilités. Soit vous considérez queon a une identité ethnique, c'est-à-dire le droit du sang, c'est ce que propose le Rassemblement national. Soit vous considérez, comme l'ont fait les révolutionnaires de 1789, que nous avons une identité qui est politique et que être français, c'est adhérer à un projet politique qui est résumé sur le fronton des écoles et des mairies avec écrit liberté, égalité, fraternité.
Ça c'est ce que défend la France insoumise ce projet-là, le projet d'une identité politique de la France, c'est ce que nous défendons. Et le Rassemblement national en défendant une identité ethnique s'inscrit dans la pure tradition de l'extrême droite française. Et je le répète hein, c'est une des mesures, c'est une des premières mesures du régime de Vichi avec notamment la dénaturalisation des personnes qui avaient été naturalisées, en particulier les Juifs et les Italiens.
Voilà, c'était ça la mesure du Rassemblement national. Donc ensuite, moi j'ai une question. Qu'est-ce qu'on fait des gens qui sont français par le droit du sol à l'heure actuelle ?
Vous faites quoi ? Vous les dénaturalisez ? Non mais c'est c'est mon cas monsieur mais justement parce que aujourd'hui la nationalité française elle est elle est galvodée parce que on a ça a marché longtemps parce qu'on avait un modèle d'assimilation qui qui fonctionnait et qui permettait que tous les jeunes français queles que soient leurs origines avaient cette même identité commune se ressentait de la même histoire de référence de valeur en commun.
Sauf qu'aujourd'hui, sauf si vous êtes totalement hors sol, monsieur Léoman, mais vous avez un paquet de gens qui sont ont la nationalité française et qui vont vous dire eux-mêmes qu'ils se ressentent d'une nationalité exogène, qui vont parler des Français comme si c'était un peuple exogène, qui vont avoir des références de valeur tout aute. Ah mais mais soit vous vous moquez du monde parce que moi j'en connais des des des milliers qui quand je discute avec des gens qui me le disent de manière très simple que gent à propos d'autres personnes. Ah non, qui me disent que eux-mêmes sont de contrairement à vous parce que vous étiez vous étiez un privilégié en étant dans un petit collège privé, lycée privé, moi j'étais en lycée Zepp, monsieur Léoman.
Donc je pense que ce type de réalité et le le manque d'assimilation de gens qui parlent des Français comme si c'était un autre peuple avec des gens qui ont eu la nationalité française, des jeunes qui ont eu la qui ont eu la nationalité à vous êtes en train de parler des français comme si c'était un autre. Ben non, justement. Et donc on va redonner un sens monsieur monsieur Léom on va redonner un sens on va redonner un sens à la nationalité française.
C'està-dire que ça l'argument pour défendre la suppression du droit du Non mais attendez parce que c'est l'argument c'est qu'aujourd'hui certaines personnes qui ont la nationalité française ne se ressentent pas des valeurs françaises et ne se ressentent pas français tout cour moi je vous l'ai dit c'est liberté égalité frité liberté égalité fraternité les hommes naissent et demeurent libres ég les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité communation des droits monsieur mais on peut reprendre la déclaration des droits de l'homme et du citoyen sur le droit de On peut reprendre la déclaration à la base je vous dire ce que c'est français. C'est ça le modèle 3e République de gauche normalement que vous deviez idéaliser, c'est de se ressentir de myth fondateur commun d'une histoire commune. C'est par exemple oui d'avoir une certaine des une certaine vision de la femme de l'homosexualité aujourd'hui.
C'est aujourd'hui les références de valeur française c'est ça. Mais quand vous venez de pays, quand vous venez de pays, je vais prendre un exemple au hasard. La Mauritanie, vous savez en Mauritanie, un blasphémateur est puni de peine de mort, un aposta est puni de peine de mort, une femme adultère est puni de peine de mort, un homosexuel est puni de peine de mort.
Quand collectivement ce type de valeurs sont accepté dans la société et que vous venez ensuite sur le territoire français, il y a malheureusement des chances que beaucoup de personnes reprennent ses références de valeur. Et peut-être que dans certains attendez, peut-être que dans certains qui vont naître en France qui sont d'origine mauritanienne, certains ne vont pas se ressentir de ce type de valeur et bien ils obtiendront la nationalité française. C'est une absurdité française.
Répondre absurdité. Pourquoi ? Non mais on a compris, on a on a compris la logique.
Il faut faire tourner la parole s'il vous plaît. Absurdité. Pourquoi ?
Mais non mais euh vous venez de parler de lois qui sont pas celle de notre pays. Il y a des lois dans notre pays. Tout le monde est est sommet de les respecter.
Et s'il y a des gens qui respectent pas la loi dans notre dans notre pays, ils sont plus qui normalisent ce type de valeur sur la vision de l'homosexualité, de la femme, du blasphème. Même vous [rires] vous avez évolué, vous êtes maintenant contre le blasphème. Vous êtes cont blasphème monsieur.
Vous êtes soumis d'ailleurs à la vision. Drpème existe mais le droit au blasphème existe dans la comprenez pas vous ne comprenez pas la différence entre le fait d'avoir le droit de blasphémer c'est c'est ça fait partie des droits dans notre pays ça fait partie de la liberté d'expression d'ailleurs aussi garanti par la défense et du citoyen. Mais je n'ai pas je n'ai peur d'aucune religion.
C'est Mais est-ce qu'on a le droit d'avoir peur et de critiquer, de se moquer de toutes religions ? Monsieur monsieur Nikolic, ce que vous venez de décrire, ça n'est pas la France. Et ce que vous dites dans votre programme quand vous quand vous quand quand on vous demande de décrire l'identité française, vous dites c'est une certaine vision de la femme.
Pardon déjà on dit pas une certaine vision de la femme, on dit une certaine vision des droits des femmes. Mais par ailleurs, vos responsables politiques tiennent des propos qui sont scandaleux. Je veux dire, j'ai écouté monsieur Odou l'autre fois, je je vous avez des plus de points communs avec le gouvernement mauritanien que vous venez de décrire que moi.
Bah sur le blasphème. Non mais juste Julien, il sera avec nous. Non, je voudrais entendre Martin Garagnon, ancien porte-parole de de Renaissance.
Que pensez-vous du débat auquel on assiste ? Et au fond, est-ce que vous pensez vous qu'il est important et nécessaire qu'on donne la parole au français sur ces sujets-là ? Bon, déjà, je voudrais dire que démarrer un débat en attaquant directement sur un point Godwin, en parlant de Vichy tout de suite, ça me met toujours un peu mal à l'aise parce que de considérer que l'interrogation qu'on peut légitimement avoir sur notre modèle euh euh enfin migratoire de manière générale mais sur la question du droit du sol et tout de suite un propos vichiste, c'est aussi considérer que vous avez en Europe un certain nombre de voisins de pays voisins qui ont le droit du sang, n'ont pas le droit du sol.
Donc euh est-ce que vous allez les considérer comme vichis aussi ? C'est un un problème. Euh deuxièmement, pour répondre factuellement à votre question sur la question du de droit du sol ou droit du sang.
Ouais. Euh le le droit du sol est un modèle plutôt minoritaire et on voit bien de manière moi je vais essayer de prendre un peu le sujet de manière très pragmatique. L'idée d'un référendum l'idée d'un référendum c'est toujours pareil.
Moi, je suis pas contre les référendums. C'est d'ailleurs inscrit dans la Constitution. C'est une prérogative qui est ouverte aux parlementaires, au président de la République.
Il y a aucun problème là-dessus. La question du référendum, c'est à quel moment vous le faites ? sur quel sujet vous le faites.
On sait bien que la constitution n'autorise pas la proposition par référendum sur tous les sujets et la et la question de l'immigration en est un puisque on peut l'aborder sur un angle très particulier mais je laisserai des constitutionnalistes en débattre mais en tout cas vous pouvez pas le poser tel quel et deuxièmement c'est quelle question vous formulez enfin concrètement et après c'est une question de pédagogie expliquz aux français aussi quelles vont être les conséquences d'un d'un choix. Il faut éclairer aussi la question qui est posée au français mais de manière très pragmatique on voit bien c'est extrêmement problématique l'application actuelle important vous soulever quelle serait la question ce sera par exemple sur le référendum sur l'immigration mettre en place le droit du sol fera partie des des questions parce que je pense que c'est aujourd'hui il y a une large majorité de Français qui sont pour qu'on remette en cause du sol parce qu'il voit bien que bah il y a eu plusieurs enquêtes d'opinion monsieur par qui bah des enquêtes de des sondages très sérieux par Alors on a figurez-vous qu'on a un sonde les enquêtes précisément les enquêtes les enquêtes bah c'est ça donc nous avons mettard et sondeur Bernard je vais pas vous mettre en difficulté [rires] non je je je s'il vous plaît on va revenir largement évidemment sur la présidentielle est-ce que les électeurs du Rassemblement national sur cette suppression du droit du sol sont totalement en adéquation avec ce que leurs dirigeants, les électeurs du RN. Oui.
En revanche, en revanche, alors le sondage dont je pense vous parlez date d'il y a 2 ans quand Gérald Arman déclaration sur Mayotte. Non, ce n'est pas le sondageable en tout cas, je parle pour les nôtres. Euh les Français étaient très largement favorables à la suspension du droit du sol à Mayotte.
Ils étaient très partagés, quasiment à 5050 sur la suppression ou la remise en cause du droit du solo. Alors, je demande à ce qu'il y a une vérification. Je vous dis qu'il y a un sondage il y a 2 ans que sorti un sondage CSA de février 2024 qui donne 65 %.
Il y a un sondageop de février 2025 qui donne 54 %. Et là je pose la question la question qu'est-ce que vous faites des personnes qui sont françaises à l'heure actuelle par naturalisation ou par droit du soit quoi Je j'en fais partie monsieur Léoman mais je vous le dis ils sont français. Il y a pas de retour en arrière.
Il y a pas de retour en arrière le sujet. Il y a pas de retour en arrière le sujet pour les nouveaux. Oui parce que le sujet mais si je peux j'ai le droit de dire deux phrases [rires] sans je pense que vous avez eu l'occasion de dire laissezle répondre du coup et après j'aimerais entendre Nicolas.
Vous savez c'est pas une infamie de pas être français. En revanche, aujourd'hui la nationalité française, elle n'a plus de sens parce qu'on a abandonné notre modèle d'assimilation notamment. Donc ceux qui seront français, ceux les jeunes qui naîtront en France, ils obtiendront la nationalité française.
S'ils se ressentent français, certains qui sont nés ici, ce ne sera pas que par droit que que par une une une vie. Non, pas du tout parce que ils obtiendront la nationalité française après la vérification d'un ressenti français qui semble. Faut déjà faire la demande.
Vous savez même pas. Si bien sûr. Non, c'est pas vrai monsieur.
Non parce que vous savez moi je suis concerné. J'ai obtenu la nationalité à 13 ans changé faire la demande pour 13 ans et ensuite vous l'obtenez automatiquement à 18 ans si vous avez un temps de présence sur le territoire. Monsieur sans discontinuité et sans discontinuité si jamais il y a une discontinuité sinon on l'impression vous m' posé la question sur le référendum.
Vous voyez comment ça commence ? Ça commence toujours comme ça. S'il vous plaît, j'aimerais bien qu'on ait un débat, c'est c'est un débat intéressant, c'est un débat nécessaire et j'aimerais qu'on puisse d'accord mais on n'est pas obligé de se hurler dessus.
Alors s'il vous plaît, mais non mais on entend que vous parè on reviendra sur les questions que vous poseriez. C'est important Nicolas Domin y a quand même il y a quand même un problème d'abord c'est que la Constitution permet pas se faire ce référendum donc [raclement de gorge] pourquoi il Jordan Bardella le ressort aujourd'hui je pense qu'il y a deux raisons. La première c'est de remettre l'immigration sur devant de la scène dont il parce qu'il en était guerre question depuis plusieurs mois.
D'ailleurs, le Rassemblement national avait été très discret même pendant l'élection européenne là-dessus. Ça faisait plusieurs mois au fond parce que considérant qu'il avait déjà suffisamment travaillé la question. Et le second point c'est qu'il prépare une offensive contre le Conseil constitutionnel.
Je veux dire ça non plus, ils ne s'en sont pas cachés et comme le conseil constitutionnel empêcherait de faire ce référendum, il s'agirait au moment où il gagne s'il gagnait l'élection présidentielle, il s'agirait d'emporter tout ça par la vague porté par la vague. Je dis c'est c'est un problème très dangereux et je terminerai juste en disant que quand j'entends mon voisin qui parle très fort donc je peux pas faire autrement quand même euh j'ai l'impression que au moment où la France a besoin de se rassembler les Français d'être réunis on va faire le tri entre ceux qui sont français ceux qui le sont pas ceux qui le sont à peu, ceux qui le sont beaucoup ceux qui le sont plus du tout ceux qui l'ont été mais pas vraiment je te trouve ça très dangereux la pente dans laquelle vous vous entraz du coup monsieur c'est très clair ce qu'on est ce qu'on est en train d'évoquer c'est qu'on obtiendra la nationalité française si on se ressent français, c'est la moindre des choses. On peut pas avoir la nationalité française si on ne se ressent pas français.
Moi, je voudrais vous répondre sur le référendum précisément. Pardon, mais c'est très compliqué quand même de de c'est c'est très arbitraire de décider qui se ressent français de la bonne manière ou ne se ressent pas français. Mais moi je vous invite à à à juste discuter aujourd'uire de notre jeunesse justement qui est est venue issue de l'immigration et qui malheureusement pour plein de raisons en tout cas ne se ressent absolument plus française malheureusement.
Mais si c'est vrai monsieur Léoman mais vous encore une fois je vous le dis vous n'êtes pas en phase avec cette cette société sur le problème est qu'est-ce qui se passe concrètement excusez-moi de faire mon boulot qu'est-ce qui se passe concrètement quelles sont les questions que vous poserez je vous l'ai dit le droit du sol il sera même si vous le savez le droit du sol une simple loi permet de le remettre en cause. ce n'est aujourd'hui c'est constitutionnel mais on le mettra quand même sur le référendum parce que c'est important d'écouter les Français. En revanche par pour que certaines mesures soient constitutionnelle, il faut que ça passe par un référendum.
On peut penser à la priorité nationale ou là peut-être ça va être contesté mais il y a quand même 71 % des Français qui sont pour la priorité nationale et tous les sondages montent à peu près 70 %. Une idée qui vient quand même de la gauche avec monsieur Saint-Lang de la SFIO en 1931, c'était à l'époque pour l'emploi pour protéger les mais enfin vous savez aujourd'hui il y a eu un sondage aujourd'hui estable vous êtes à 10 % chez les ouvriers on est à 51 % c'était autant la gauche défendait les ouvriers que la gauche était était pour la priorité nationale sur les justement j'avais une question priorité national non pardon juste développer les autres questions juste quand même si on peut faire sur la priorité nationale ce que vous appelez la priorité nationale pour explique bien aux français et au français quoi il s'agit Je suis allé regarder votre contrebudget de l'année dernière. D'accord.
Donc vous dites que vous voulez économiser 6 milliards d'euros en ne versant pas les prestations de solidarité aux étrangers qui n'ont pas au moins travaillé 5 ans en France. On est d'accord ? C'est ça votre mesure.
Ça veut dire un étranger, il travaille sur le territoire de la République française, il paye des cotisations, il paye des impôts, il paye la TVA sur tous les produits qu'il achète, il a droit à rien sans qu'il est travaillé durant 5 ans. Voilà, c'est ça. Donc la première année, voilà, il est obligé de cotiser pendant 5 ans.
Un français, il cotise pendant une année, il a droit à à au cotis à ceux pour différent. Donc c'est quoi la différence entre un étranger qui travaille et un français qui trava parce qu'on considère que quand on vient en France quand la quand la France aujourd'hui accueille des personnes c'est justement pour qu'il travaille aujourd'hui en immigré vous le savez peut-être je vois je sais que vous êtes précis monsieur Léoman vous avez vu cette étude de l'INC vous savez que aujourd'hui un immigré touche [grognement] deux fois plus d'aide sociale que un un non immigré et pour les immigrés africain c'est trois fois plus vous savez pourquoi alors dites-moi monsieur il y a un moindre accès à l'emploi il y a un moindre accès à l'éducation et par ailleurs sur donc ça veut dire qu'on a un problème d'accueil de l'immigration et donc on accueille beaucoup trop non on accueille non mais parce que vous votre vision c'est de vous dire on va accueillir le monde entier c'est pas grave s'il travaille pas les impôts des français vont pouvoir faire en sorte de payer les impôts des entreprises augmenter vont payer pour le monde entier c'est un modèle qui ne tient pas ce sont de visions de la France qui s'affront évidemment sur ce plateau. S'il vous plaît messieurs, j'aimerais entendre Thierry Arnaud sur la question de la faisabilité.
On a quand même le sentiment ce soir que Jordan Bardella a déjà préparer ses arguments pour répondre à ceux qui leur disent "Non, c'est pas possible, faut modifier la constitution." Alors, le débat a déjà commencé ce soir, vous l'avez entendu sur notre plateau Alice. Est-ce qu'on peut se prévaloir de l'article 11 de la Constitution pour organiser ce référendum sur l'immigration ?
Alors, il y a déjà un critère qui est rempli par le Rassemblement national puisque cet article en question, il dit que pour déclencher le référendum, il faut l'engagement d'au moins 1/5 des députés à l'Assemblée nationale. Le groupe du Rassemblement national à l'Assemblée dépasse légèrement ce quota. Ils sont 21 % des députés.
Donc de ce point de vue-là, ça ça fonctionne. Ensuite, il y a le la question fondamentale qui est celle du fond et ce que dit l'article 11 de la Constitution, je vais vous lire la phrase pour être très précis au mot près parce que c'est là-dessus que portera le débat qui a été modifié par la révision constitutionnelle de 2008. Il dit qu'on peut soumettre à référendum, je cite, un projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et au services publics qui est concours.
C'est la raison pour laquelle sans doute et c'est ce à quoi vous faisiez référence à Lice, dans ses propos, Jordan Berdela fait référence aux conséquences économiques de de l'immigration. Euh il il se prévalera sans doute aussi euh de des conséquences sociales de l'immigration pour dire on est dans les clous euh de cet article 11 et donc on peut à ce titre euh proposer euh comme il l'a euh annoncé aujourd'hui ce référendum au Français à l'occasion en même temps que le premier tour des élections législatives après la disolution. Passer bah alors ensuite si on a bien compris le l'idée c'est de soumettre un projet de loi.
Donc ça veut dire qu'il y aura pas une seule question. On dira voilà le projet de loi proposé par le Rassemblement national avec un certain nombre d'articles et donc de mesures dont le droit du sol mais dont on a bien compris que ça ne serait pas la seule. Et donc c'est sur un texte complet ce projet de loi que les Français seraient invités à dire oui ou non.
Mais on imagine bien peut-être que ça va nous être confirmé dans la prochaine minute que la la lecture que fait le Rassemblement national de cet article 11 donnera lieu à débat et peut-être évidemment un recours devant le Conseil constitutionnel. Est-ce que vous il y a certaines des mesures qui vous séduisent dans ce que propose le Rassemblement national pour lutter contre l'immigration ? Mais une fois de plus, avant de répondre sur le fond quand même une surenchère aussi dans votre camp ces derniers jours de la part des fin de la part de prise de conscience aussi une prise de conscience qui s'imposait.
Mais si vous me permettez, juste une remarque quand même sur la forme, vous avez typiquement depuis 15 minutes euh ce que risque d'être cette campagne pré présidentielle prélectorale. Vous avez deux visions de la France qui ne s'écoutent pas, qui ne se parlent pas, qui s'invent, qui hurlent de enfin dessus et voilà moi je refuse de rentrer dans cette espèce de joue verbal où on ne s'écoute pas. On est effectivement sur un débat.
Moi, j'ai beaucoup apprécié les débats qui ont pu avoir lieu euh notamment à la ref cette semaine où on peut être en désaccord mais on s'écoute et on se respecte. Demain, personne ne peut prétendre incarner l'unité était différente, c'était chacun son tour là ils sont face à la face c'est vrai que ça pourrait pas une discussion c'est c'est voilà mais sur pour pour vous répondre sur le fond effectivement parce que voilà on en parlera après mais on va poursuivre de toute façon le débat toute la soirée. Il y a une prise de conscience qui effectivement s'est imposée et l'exemple type c'est une fois de plus, moi je veux qu'on analyse aussi cette question là sous l' pragmatisme.
C'est l'exemple de Mayotte qui est un département français, je le rappelle au même titre que la la Corè ou l'Alsace, c'est un département français qui est pas en métropole qui intéresse pas grand monde sauf lorsque il y a des campagnes, on y va parce qu'il faut se montrer mais qui est quand même enfin l'objet je parle pas des conditions climatiques qui ont effectivement ravagé mais non je parle de manière génér qui d'ailleurs vous Gabriel Atel ou Édard ? Moi je moi je soutiens celui qui sera capable de faire gagner les idées qui sont les nôtres. Moi je suis un fidèle d'Emmanuel Macron depuis 2017.
Ce que je constate et on en parl je pense avec les sondages c'est que lorsqu'on est divisé, je parle dans notre camp major exmajorité présidentielle bloc central, vous l'appelez comme vous voulez. Si on y va diviser, on perd. Donc euh moi je suis au-delà de la question de personne.
Chacun c'est d'ailleurs toujours assez amusant à entendre mais c'est pas propre à notre famille politique, c'est propre à toutes les toutes les familles. Tout le monde demande l'unité mais uniquement quand elle se fait derrière soi. Je vois ce qui se passe au PS, c'est pas forcément mieux.
Donc moi ce que je constate c'est qu'à l'heure actuelle si on y va en ordre dispersé parce qu'on a deux candidats déclarés pour le moment, on peut en avoir trois ou quatre demain, on sera pas là au deuxème tour. Donc moi c'est ma préoccupation du moment. Euh une fois de plus, moi je suis pas un professionnel de la politique, donc je milite pour des valeurs, pour des idées, des convictions et je veux que celle-ci arrive à convaincre les Français.
Et voilà, on conore dans ce que propose le Rassemblement national puis après on parlera de la réforme des retraites. Est-ce que par exemple vous vous dites oui à l'expulsion systématique parce qu'on parle beaucoup du droit du sol mais l'expulsion systématique des délinquants et criminels étrangers ? Ça c'est vous souvenez c'est un débat qui a déjà eu lieu sous la présidence de François Hollande et cetera.
Enfin c'est c'est pas une nouveauté. Moi sur le principe, je suis tout à fait disposé à ce qu'on ouvre tous les débats, question du droit du sol, du droit du sang et cetera. Après, à mon sens, il faut que ça que ça respecte la forme constitutionnelle, c'estàd que ça respecte le texte de la constitution et euh mais sur le principe, il y a pas de débat euh enfin tabou quand monsieur Lement commence par démarrer sur Vichi.
C'est une façon de clore le débat. Moi, je trouve ça assez mortifère de on ne peut pas interdire aux français de se poser des questions légèr c'est comment on pose ces questions et comment on y répond. pour vous répondre sur cette question-là.
Effectivement, à partir du moment où vous on le constate, on l'a vu euh à Mayotte, on le on voit assez àoutaille il y a encore quelques jours, lorsque vous constatez qu'effectivement la gestion des flux migratoires à l'échelle européenne est problématique et en tout cas est euh difficilement enfin tenable sur le moyen terme, je parle même pas du long terme parce que quand on aura des réfugiés climatiques qui se chiffreront par dizaines de millions, on sera quand même dans des situations qui seront encore bien plus difficiles à gérer. Donc dès maintenant effectivement, il faut prendre un certain nombre de mesures. Mais sur alors sur les réfugiés climatiques, je pense que c'est un autre débat.
C'est quoi les mesures ? C'est noyer plus de gens dans la mer. Pardon mais là en fait vous êtes en train de dire que mon propos revient à noyer des gens dans la mer.
Moi j'ai pas eu l'occasion de répondre extrêmement grave quand même comme accusation. Moi je suis un criminel qui jette des gens dans la mer. Dites vous dites quand on va avoir quand on va avoir les réfugiés climatiques, ça va être encore pire.
Donc il faut prendre dès maintenant des mesures. Les mesures qui sont prises dès maintenant qui permettent de limiter ce type de réfugi. Vous avez vu ce qui se passe au Népal les mesures qui sont prises à l'heure actuelle par l'Union européenne ça consiste à des gens qui ça consiste à des gens qui se noi dans la mer les gens dans la mer pour le coup c'est un peu caricatural résum c'est l'humanitaire on n'a jamais laissé quelqu'un se noyer délibérément arrêter de faire passer la France ou nos forces de l'ordre pour des criminels.
Quand il s'agit d'accueillir un bateau qui sauve des gens en mer c'est toute une hisire au niveau européen on les laisse mourir est-ce que monsieur est-ce qu'on les laisse mourir vous avez entendu dit ce qu'avait dit les gens de votre camp politique la dernière fois qu'il y avait eué que c'était l'association SOS Méditerranée qui avait recueilli des gens et il y avait tout un débat pour savoir si on accueillit un bateau qui contenait je sais plus combien de personnons à la prise de parole de Jordan B plusieurs thèmes qui av été qui avaient été posés et moi je veux vous dire pourquoi ça m'z un deuxème thème qui va vous intéresser D'accord. Mais on peut pas dire queon s'agace comme ça. Et je suis désolé, moi je trouve ça extrêmement choquant les propos qui sont tenus et ici et ici.
Je trouve que c'est une vision de la France tellement contradictoire avec nous sommes politiquement. Non mais non mais c'est vrai que attendez c'est vrai que moi je suis d'accord avec monsieur Garagon. Je peux me permettre de nous accuser accuser tout de suite dans dans en commençant par dire c'est vichiste ou autre.
Moi je peux vous dire la même chose. Je peux vous dire que votre vision de dire que les gens sont des racisés donner l'identité des gens sur la couleur de peau, être pour des réunions non mixes, c'est-à-dire des réunions où on classe les gens selon la couleur de peau, avoir monsieur Coel qui dit que les élus doivent avoir la même couleur de peau selon des territoires. C'est une racialisation de la démocratie qui ressemble au loisvichist et au nazi.
Je peux vous dire la même chose monsieur monsieur Léoman mais je vous le dis parce que nous on a une vision justement de l'identité spirituelle s'il vous plaît monsieur je voudrais qu'on avance sur la réforme des retraites et comment passion autre chose excusez-moi c'est quand même un sujet qui intéresse ceux qui nous regardent j'aimerais bien qu'on entende comment Jordan Bardella fait encore entendre sa différence ce soir sur ce sujet alors que Marine Le Pen a redit il y a 2 jours réforme des retraites, on part à 62 ans. 60 ans si on a commencé à travailler avant 20 ans, il ne reprend pas du tout les idées de Marine Le Pen à son compte. Écoutez, moi je pense qu'il faut un système qui mette davantage en valeur la durée de cotisation.
Et Marine a parlé d'une d'une durée de cotisation qui irait jusqu'à 42 ans. C'est ce que nous avons défendu et nous sommes en train en ce moment d'y travailler. Donc il y a aucun yatus entre vous sur la capitalisation également.
Plus de capitalisation à PI. Nous en avons besoin. Bien sûr, vous on en a besoin.
Et sur ce point Marine Le Pen reprend aussi ses propositions. Soyons honnête, il n'y a pas une grande démocratie qui dans la situation démographique dans laquelle nous sommes et avec un système de répartition n'a pas développé de la capitalisation. Donc moi, je suis partisan et je suis favorable à ce que nous développions la capitalisation.
Pourquoi ? pour permettre au aux Français qui arrivent en retraite de pouvoir avoir des revenus supplémentaires. On est bien d'accord Nicolas Domena que sur ce sujet central ils ne parviennent pas à dire la même chose.
Est-ce que c'est un problème ça ? Ils ont plus grand mal hein. On a bien entendu Marine Le Pen devant les patrons dire qu'elle ne bougerait pas sur cette question là.
Elle a bougé sur d'autres he sur d'autres points. Elle est venue sur des une ligne plus libérale bardélienne si j'ose dire. Mais là sur les retraites c'est effectivement de toute façon c'est c'est ça fait partie de ces fondamentaux. hein l'histoire de je ne on part on part à 60 ans 62 avant qu'on puisse 60 ans 60 ans si on a commencé très tôt donc là-dessus j'avoue que il faudra bien il présentent leur programme je pense mercredi ou quelque chose comme ça en tout cas milieu de semaine.
Donc faudra déjà voir qui le présente, si c'est Marine Le Pen ou si c'est Jordan Bardella et s'ils disent la même chose parce que il est revenu plusieurs fois pour essayer de nous rassurer nous rassurer pour nous expliquer que au fond c'était entre eux un duo un ticket un tandem Marine Le Pen parle de binô mais sujets de divergence restent quand même profonds est-ce que ça ça peut pas devenir un problème cette divergence d'ailleurs qui effectivement bonne question qui va présenter le programme économique du Rassemblement national alors ça je sais pas mais en les je Non mais les Et en tout cas, le programme qui sera présenté, il est fait en commun évidemment. Et Jordan Bardella, il sera le premier ministre de Marine Le Pen et ils font il travaillent ensemble avec des équipes sur chaque sujet pour qu'on on ait le projet le plus about possible et budgétisé sur les la réforme des retraites. Non.
Sur quoi ? On parle de 42 annuité. Vous savez, moi je vous êtes je sais que vous êtes sérieux, monsieur Deac, vous avez peut-être vu déjà la réforme des retraites qu'on nous qu'on avait pu présenter l'alternative.
Quand on commençait à travailler à 25 ans, on partait à 67 ans, il y avait déjà 42 annuités. Donc on reste sur le même modèle. Nous ce qu'on dit avec notre réforme des retraites, c'est parce que c'est de manière enfantine, on peut dire on augmente l'âge, on augmente l'âge.
Nous, pour nous, ce qu'il faut, c'est faire en sorte que on retrouve de la productivité. Et comment on fait pour retrouver de la productivité ? Et bien on essaie de former des jeunes vers les secteurs aujourd'hù on est en pénurie pour qu'on réindustrialise.
La vraie difficulté de la France aujourd'hui, c'est qu'on a un déficit commercial colossal notamment sur l'industrie manufacturière. Donc quand vous incitez les jeunes à aller vers l'apprentissage à entre 17 et 20 ans sur des métiers qui sont en tension justement et que on va ensuite recréer de l'activité économique, réindustrialisé par grâce à ces jeunes là et qui vont recréer de la richesse dans le pays, vous augmentez la productivité. Mais on peut développer sur l'industrie globalement parce qu'il y a aussi mais là vous nous expliquez la logique de la réforme défendue par Maren.
Vous nous dites ce soir sur ce plateau en votre âme et conscience que Jordan Bardella et Marine Le Pen disent et pensent exactement la même chose sur la réforme. Jordan Bardella je suis précis, j'écoute. il vient de dire jusqu'à 42 annuité, c'est déjà la réforme des retraites qu'on a proposé et la capitalisation c'était alors on a on on dit que le modèle de répartition était évidemment le modèle de base et Jordan Bardella n'a pas dit l'inverse et que il peut y avoir à il dit plusieurs fois le mot capitalisation comme dans dans Non mais enfin il y a vous savez aujourd'hui aussi enfin je veux dire qui est une part de capitalisation pour certaines personnes on le on tient toujours on a toujours tenu ce discours là mais le modèle de base le modèle qui permet à à tout le monde d'assurer une une retraite à à un niveau qui correspond au contrat social avec les avec qu'on a passé avec les salariés. le modèle par répartition et c'est ce modèle là qu'on veut défendre et on le défendra en recréant de la productivité dans ce pays et en s'adaptant aux enjeux de demain parce que moi je me souviens en 2017 de monsieur Macron qui nous parlait de la startup nation on a une nation tiisée aujourd'hui on a 23 % on a 23 % des entreprises qui utilisent l'intelligence artificielle sérieusement quand l'Allemagne quand l'Allemagne quand l'Allemagne est à 46 % on a pris un retard considérable sur la robotisation sur l'IA c'est des sujets par exemple qui vont nous permettre de recréer P ça vous fait sourire ?
Oui parce que vous me posiez il y a quelques instants la question de savoir si j'étais un philippiste ou un nataliste. Moi je vois plus de différence entre Marine Le Pen et Bardéa qu'entre Gabriel Atal et Édouard Philippe. Donc c'est vous dire j'ai écouté effectivement avec beaucoup d'attention son entretien avec Marie Chan enfin tout à l'heure j'ai senti quand même qu'il était plus que gêné aux entournures sur un certain nombre de sujets.
Les retraites en fait partie mais pas uniquement sur le fameux plan d'économie du budget d'état. Oui, mais il faut il faut savoir que la question des retraites en fait, elle énerve absolument toutes la tout sujets de déficit et des de dettes. Euh parce que quiconque et pour moi, c'est d'ailleurs, on va dire ma règle d'or pour ces présidentiels, euh je ne pourrais jamais voter pour un candidat qui ne fera pas de la question de la gestion des retraites et de sa nécessaire réforme fondamentale un enjeu majeur de cette élection pour une raison simple.
C'est une question d'équité sociale. C'est une question aussi de transmission générationnelle d'un modèle social auquel moi, comme beaucoup de Français, suis très attaché. Et donc si on ne règle pas ce problème-là, c'est de la dette pour demain, pour après-demain et à moyen terme, c'est une pyramide de ponszi.
Ça ne peut plus fonctionner sur cette base-là. Donc tous ceux qui vous expliquent et c'est d'ailleurs assez amusant parce que moi ce que j'entends, les candidats, on va dire du bloc central sont les seuls à évoquer des propositions qui sont parfois dures à entendre. On parle de la désindexation et cetera, mais des propositions qui s'adressent à aux gens qui vont être amenés à les valider électoralement.
Je vois LFI et le Rassemblement national, eux c'est simple, ils font des propositions qui électoralement ne coûtent rien. C'est-à-dire que les économies du RN, c'est simple, elle pèse sur les étrangers et l'Union européenne. Je fais simple, hein.
Donc des gens qui ne votent pas en France et les économies et lafi, c'est simple. C'est toujours les milliardaires, les fameux nuusives, donc c'est quelques centaines de personnes en France. électoralement c'est pas cher.
Voilà, nous on est les seuls à être en responsabilité et à dire au français oui ce modèle là il va le réou voulez qu'on fasse le détail de vous voulez qu'on voit ce que pèse le poids de des cap chaque année vous nous annoncez des chiffres au final la part des retraites sur le sur le poids du déficit public et de la dette est-ce que vous le connaissez et vous allez me dire que il y a pas de réforme à faire qu'on va partir à 60 d'accord Non mais attendez moi j'aimerais bien que les sur la réforme des retraites et ces divergences que ni évidemment Alexandre Nicol sur la réforme des retraite entre Marine Le Pen et Jordane Berl pour vous c'est une évidence ? Personnellement je m'en fiche ils sont pas d'accord entre eux ils se battent entre eux chaque fois qu'il y en a un qui parle l'autre dit l'inverse ça m'arrange parce que on comprend plus rien ce qu'il raconte et nous au moins, c'est clair c'est des pas en retraite à 60 ans à Toplin pour une carrière complète. Et je vais vous dire comment on fait parce que il y a un sujet dont apparemment tout le monde se fout, c'est l'augmentation des salaires.
Bah oui, quand vous augmentez le SMIC justement vous vous augmentez les cotisations et vous vous provoquez une augmentation générale des salaires tous les salaires parce que si vous augmentez le SMIC, c'est par ricoché, c'est tous les salaires que vous augmentez. Exactement. Merci de dire exactement merci de le dire.
Ah bah voilà, quelqu'un qui fait de l'économie sérieusement parce que effectivement quand on augmente mais c'est vrai quand on augmente les salaires les plus bas, ça provoque généralement une augmentation générale des salaires. Ce qui fait donc que la part qui vient dans le travail plutôt que dans le capital s'élève et que cette part s'élevant, la part de cotisation qui va dans le système de retraite également s'améliore. Mais vous savez que ça inflationniste comme système.
Alors c'est effectivement inflation sauf si vous mettez en place un blocage des prises qui est tout à fait possible. J'aimerais dire une chose. J'aimerais dire une chose.
Il y a une mesure qu'il faut mettre en place, c'est l'égalité salariale entre les femmes et les hommes. Parce que le jour où vous ferez ça, déjà vous faites rentrer plusieurs milliards d'euros dans les caisses de l'État. D'accord ?
Parce que à l'heure actuelle, c'est pas le cas. C'est écrit dans la loi. Les femmes sont sont à égalité avec les hommes, mais ça n'est pas respecté.
Et la question des salaires, c'est la question centrale. Et justement, moi je je franchement monsieur Bardella décide de mettre la question de l'immigration au centre du débat avec un référendum blab blabla. La question qui pèse sur les fins de mois à la fin du mois, c'est combien j'ai sur mon compte et est-ce que je vais pouvoir nourrir ma famille ? parl que d'immigration lors de cette interview, il a aussi parlé de la réforme.
Non et pour le coup, je suis bien d'accord avec vous sur ce point sur la sur il a parlé des salaires mais l'égalité homme-femme ce soir il nen a pas parlé, il en a parlé à d'autres occasions. En l'occurrence, je revenais sur ce point parce que je suis d'accord avec vous là-dessus [rires] sur les les divergences, les dissonances sur la réforme des retraites d'une certaine manière il n ni pas. Il les explique même avec un raisonnement assez intéressant.
En fait, il parle de l'ampleur finalement qu'a pris le Rassemblement national, ce qui pourrait aujourd'hui justifier le fait qu'il y a plusieurs lignes au sein du parti. Oui, il dit, "On est devenu un parti tellement grand maintenant que les sondages nous prêtent l'intention de vote de plus d'un français sur deux au second tour de l'élection présidentielle." Et donc quand on est une formation politique de cette dimension, il est pas anormal qu'il y ait des différentes musiques, différentes opinions et c'est le prix à payer lorsqu'on devient le premier parti de France, lui qui recueille le le maximum de de suffrage. [rires] E moi, j'ai trouvé que c'était intéressant qu'il l'assume et et j'ai trouvé au fond que dans cette interview, on a entendu hein Jordan Bardella qui était fidèle à Marine Le Pen mais en même temps émancipé et qui assumait cette émancipation parce que l'une des conséquences de ce qu'on a vécu ces derniers mois, c'est que euh les déboirs judiciaires de Marine Le Pen ont fait de Jordan Bardella non seulement un président mais un président qui avait je parle sous le contrôle de Bernal dans les intentions de vote plutôt de meilleurs scores que Marine Le Pen et donc il a conquis une stature, il a conquis un capital politique et aujourd'hui ce qui nous a dit pendant une pendant une heure d'une certaine façon c'est que ce capital politique il entendait bien le conserver et l'utiliser.
Très intéressant. Merci pour la passe à Bernard Sanè. C'est aussi l'un des événements ce soir.
C'est notre dernier sondage est làable pour BFM TV en vue de la présidentielle. Ce qui est clair euh Bernard, c'est que Marine Le Pen est donnée ce soir gagnante. Queles que soient les configurations, on va revenir évidemment sur les enseignements de ce sondage mais pour réagir à ce que disait Thierry Arnaud, euh est-ce qu'elle fait moins bien que lorsque Jordan Bardella a été testée dans les derniers sondages ?
Dans certaines hypothèses, un tout petit peu moins bien, mais la substitution est quasiment parfaite. Pour l'instant, Marine Le Pen rassemblerait entre 34 et 35,5 % des intentions de vote. Elle est relativement stable.
Il n'y a pas eu d'effet retour. On l'avait mesuré la première fois le 11 juillet juste après son procès. Il n'y a pas eu d'effets négatifs sur de sa de sa condamnation.
Sa diète médiatique de l'été ne l'a pas pénalisé non plus. Elle a un corps électoral qui est extrêmement solide, un socle électoral extrêmement solide, extrêmement mobilisé. Euh j'ajoute que quand on fait le total des voies de la droite radicale ou de l'extrême droite, je laisse le débat euh sémantique euh à d'autres, on est à plus de 40 % si on totalise la candidature euh Le Pen plus du Pontignan plus Éric Zemo. 2e bloc, c'est euh c'est la gauche.
La gauche qui rassemblerait dans cette enquête, hein, j'essaie de donner une vue par bloc, c'est intéressant. Un tiers des intentions de vote. C'est à peu près comme la dernière fois.
Il y a une toute petite progression de Raphaël Luxman. C'est normal quand il y a une entrée en campagne, un point un point et demi. Pas assez pour rivaliser avec Jean-Luc Mélenchon, mais assez pour stopper ce qui était la dynamique très forte que nous avions mesuré de Jean-Luc Mélenchon juste en juillet.
Jean-Luc Mélenchon est crédité là entre 14 et 14,5 % des suffrages. Je rappelle un point, il était à la même époque à 8 % en 2021. Donc cette dynamique, même si dans cette vague il y a un léger tassement, elle est nettement plus forte déjà pour Jean-Luc Mélenchon qu'en 2000 qu'en 2021.
Et puis 3è information, Édouard Philippe stabilise sa seconde place. Non pas qu'il progresse énormément 0,5 à 17 %, c'est évidemment loin de suffire pour assurer un ticket pour le pour le pour le second tour, mais effectivement, il a réussi à distancer un tout petit peu Gabriel Atal, notamment parce qu'il rassemble, il attire plus d'électeurs de droite. Est-ce que c'est le résultat ? de sa rentrée qui est plutôt marqué marqué à droite et même sur les électeurs du bloc central, il fait mieux que que Gabriel Atal.
Pour l'instant, on serait à 17 % dans cette intention de vote pour Édouard Philippe, 14 % pour Jean-Luc Mélenchon. C'est très important de rappeler qu'on est dans les marges d'erreurs. Et puis je termine par un dernier point, c'est la situation complexe pour Bruno Rotaillot.
Il est créé de 6 à 6,5 % des suffrages si c'est Édard Philippe le candidat, entre 9 et 9 et demi si c'est Gabriel Atal. Ça c'est effectivement compliqué. pour le président du groupe LR au Sénat de créer pour l'instant une dynamique. [grognement] Je vais commencer avec vous peut-être euh est-ce qu'il est pas temps de s'en remettre à l'évidence ?
Édouard Philippe, vous disiez tout à l'heure, moi j'ai pas encore fait mon choix, je m'inscris dans le macronisme. Euh est-ce qu'il est pas temps de se remettre à l'évidence et de dire que voilà euh Édouard Philippe, c'est votre seule chance à ce stade de vous qualifier au second tour. Mais une fois de plus, je vais pas faire de langue de bois parce que j'ai pas d'étiquette partisane donc je peux parler assez librement de ces questions-là. [raclement de gorge] La question des personnes pour moi est relativement secondaire.
Ce qui compte c'est qu'est-ce qu'on met sur la table ? Donc je vous l'ai dit, moi j'ai une règle d'or, c'est l'approche sur la question des retraites mais j'en ai beaucoup d'autres. Y compris qui le candidat putatif de notre famille politique s'inscrivent dans ce qui pour moi est fondamental, le macronisme et cette notion de dépassement et de rassemblement.
Sauf que vous nous disiez tout à l'heure, moi pour le coup dans mon camp, mes différents candidats sont plutôt alignés sur les sujets majeurs. Donc ça va jouer à la personne, à l'incarnation. par que je pense et et pour en revenir effectivement à cette question de personne, moi ce qui me pose un véritable problème, c'est le sentiment d'impréparation que ça suscite en moi.
C'est-à-dire que à l'heure actuelle, vous avez des sondages, vous allez en avoir de plus en plus souvent, tous les jours, tous les deux jours. Les sondages, c'est une photographie, un instanté. Ça dessine effectivement potentiellement une dynamique quand vous les superposez comme des photos qu'on ajoute qui font un film au final.
Mais la question c'est celle de la préparation, c'est que à aucun moment au sein de notre famille politique qui comporte plusieurs parties puisque là on a Horizon et Renaissance mais on a aussi le modèem et d'autres encore ne s'est posé la question de comment est-ce qu'on se départage euh à quel moment on se départage sur la base de quoi est-ce que c'est les sondages est-ce qu'on lance une primaire là je vois en ce moment il y a beaucoup d'appels encore à une primaire du centre et de et de la droite. Donc le sujet n'a jamais été évoqué et moi je trouve ça parfaitement irresponsable parce que je n'accepterai pas que qui que ce soit porte la responsabilité historique de proposer au français demain un deuxième tour entre monsieur Mélenchon et madame Le Pen parce que sont des solutions funestes pour mon pays. qu'on voit pour parler encore un peu du du bloc central Bernard Sanaz, c'est que si Gabriel Atal maintenait sa candidature pour le coup çaadopterait le score de Raphaël Gluxman.
S'il y a trois candidats du bloc central plus de des républicains alors que le total de ce cet ensemble là ne pèse pas plus d'un/art des suffrages, évidemment c'est l'élimination assurée. Et même s'il y avait que deux candidats, un candidat de l'exjorité présidentielle, un candidat de LR, ce serait évidemment pas une qualification assurée, notamment parce que Jean-Luc Mélenchon est juste est juste derrière. Donc c'est vrai que cet appel qu'on entend depuis quelques jours à la primaire, mais sur quelle configuration ?
Là-dessus je vous rejoins. Sur quelle configuration une primaire pour qu'elle fonctionne, il faut qu'elle ait un scope assez clair pour pouvoir mobiliser des gens qui partagent non pas l'intégralité des mesures des programmes, mais en tout cas un socle de de valeur. C'est comme ça qu'elles ont réussi à rassembler en 2011 et en 2016.
Et la primaire ne suffit pas, elle suffit à désigner un candidat mais elle ne suffit pas à assurer à assurer évidemment euh la victoire du camp qu'il a qu'il a choisi comme mode de département. Mais avec un sondage comme ça, pardon juste un tout petit mot avec un sondage comme ça et si confirme dans les dans les jours et les semaines qui viennent les primaires c'est à août je veux dire parce qu'on voit que quand même Édouard Philippe maintient son autorité son avance et son avance parce que Bruno Ré le match est pas plié c'est pas mais mais ça a bougé ça a bougé c'est ce que montre Bruno Raillot tiré vers le bas il va devoir partir une conséquence ce seront aussi les comptes de campagn parce que ça ça va jouer aussi sur les réaliments potentiels. Donc plus on tarde effectivement à s'entendre au sein d'une famille politique, je rappelle qu'on parle quand même de deux ancien premier ministre Emmanuel Macron dont l'un Gamer Lat Édouard Philippe.
Donc je pense que à ma connaissance, on n pas eu de schisme au sein de notre famille politique. Je pense qu'il y a largement matière à s'entendre. Donc il y a aussi la question du ralliment à quel moment il intervient, qui dans quel sens et qui paye la note finale parce que les comptes de campagne vont aussi intégrer ces dépenses là.
Est-ce que vous pensez que ces scores s'expliquent aussi parce que Gabriel Attaï davantage son appartenance au macronisme aujourd'hui aux yeux des électeurs ? Oui, je pense que dans une certaine mesure effectivement alors ils ont été l'un et l'autre premier ministre d'Emmanuel Macron. D'ailleurs, évidemment, Édouard Philippe a été plus longtemps que Gabriel Atal, beaucoup plus longtemps, mais dans une première période et je pense que dans cette campagne, il a plus effectivement supposé le une forme d'émancipation par rapport à l'actuel président de la République alors que Gabriel Latal, lui continue, même si il adrê divergence qu'il a exprimé de manière très claire avec des formules parfois brutales et notamment évidemment depuis la dissolution, mais il reste associé, je pense, dans l'esprit des Français, de beaucoup d'entre eux en tout cas effectivement au bilan du président de la République et ça ça forcément ça pèse sur sa campagne et on voit bien que à chaque prise de parole, c'était le cas notamment devant le devant le MEDEF avant-hier, il il marque sa différence et il marque cette volonté de se dissocier du bilan du président de la République.
Est-ce que honnêtement c'est l'adversaire que vous redoutez le plus au Rassemblement national ? Édouard Philippe, on se pose pas ce type de question. Pour nous la l'adversaire c'est la situation du pays en fait.
Non non non je je fais pas de la langue de bois madame je fais pas de la langue de bois travaillez sur les sondages vous regardez bien ce qui ressort de cette je l'ai vu le sondage et je le vois quand je vois justement ceux qui souffrent le plus quand je vois les ouvriers je le disais tout à l'heure qui dès le premier tour veulent voter pour le pour Marine Le Pen entre 50 et 55 % on a jamais vu ça dans notre pays face à Jeanuc Mélenchon de donné à 79 % si on suit ce sondage justement chez les ouvriers chez les Français qui s'ouvrent qui souffrent le plus parce que et c'est 69 combien 69 pardon j'ai dit 79 voyez trop beau. [rires] Non mais même enfin je on pourrait parler des sondages mais mais donc mais moi je vous me demandez du coup sur le sondage, je vous répond sur le sondage mais moi là ce qui m' ce qui m'inquiète c'est quand je parle de la situation du pays. On parle du déficit public de la dette depuis tout à l'heure mais c'est qu'on a connu depuis 2017 70 % d'augmentation des fermetures d'entreprise si on enlève les micro-entreprises avec des salariés avec des gens qui en souffrent.
Quand euh monsieur Léoman parle de réhausser le SMIC, c'est super intéressant la question des salaires et c'est essentiel mais on ne décide pas d'augmenter les salaires de manière Vous voulez pas le faire ? Si justement mais si monsieur Léom monsieur Léom non vous êtes contre monsieur. Mais oui on veut pas augmenter l' déposé à l'Assemblée nationale.
Vous avez voté. Je peux vous répondre monsieur Léoman ? J'ai répondu vous avez voté parce que parce que ça ne marchera pas monsieur Léoman.
Si vous n'améliorez pas la situation économique des entreprises et vous leur imposez alors que elles n'ont jamais été autant en difficulté qu'actuellement, vous leur demandez d'augmenter le SMIC avec les charges qui vont avec, vous allez vous allez augmenter, vous allez faire que beaucoup d'entreprises vont fermer. Ce qu'on doit faire, ce qu'on doit faire, ce qu'on doit faire baisser la pression fiscale sur les entreprises. C'est baisser le prix de l'électricité.
On parle des impôts de production nous, la CVAE, la CFE, la C3S, c'est 16 milliards, c'est 16 milliard. C'est 18 mais c'est pas grave. par que là j'ai parlé des salaires mais tout à l'heure vous exprimé sur les salir donc il faut n'importe quoi sur mon programme j'ai pas non alors alors je monsieur j'ai moins parlé sur le volet économique je veux juste finir sur les par moi je suis privilégié mais en venant j'ai fait ce monsieur a voté compte c'est Non mais attendez écoutez c'est c'est très intéressant et on aura sur mon programme j'ai pas de pas vous reviendrez merci beaucoup mais vous merci je vous je vous rappelle que l'interview de Jordan Bardella sera rediffusé alors ça je suis désolé je suis pas d'accord [musique] à partir du moment où je dis c'est terminé c'est terminé 23h10 interview de Jordan Bella vous reviendrez quand vous voudrez sur ce plateau.
On continuera à confronter. [rires] Je suis prise en otage. Non, du tout.
Tout de suite. À tout de suite. On se retrouve pour faire le point sur la situation.
Au Népal.
Antoine Léaument