Jérôme Guedj, l'invité de "Tout est politique" sur franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
à suivre euh ces dernières semaines et ces derniers jours la stratégie du Parti socialiste incarnée par Olivier Fort. Est-ce qu'il peut rester à la tête de votre parti ? Euh la question elle peut se poser statutairement euh il a été élu par les militants et donc il est le premier secrétaire du parti.
Mais moi, c'est moins la question la personne de Lisb à la tête du Parti socialiste que de l'image qui en est donnée. Nous avons devant nous l'élection présidentielle. Si nous voulons être audible et crédible, il faut s'appuyer sur une forme de confiance avec euh les électeurs de gauche.
Et moi, j'ai été de ceux qui l'ont dit parfois un peu seul que on peut pas godiller. Euh et là, on en a eu une godie qui a été quand même assez un virage en épingle. Le 3 mars, le Parti socialiste à l'unanimité adopte une résolution dans son bureau national. encore un parti démocratique qui dit pas d'accord avec la France insoumise.
Alors il y a la subtilité pas d'accord technique nationaux pas d'accord national avec la France. Mais c'est surtout la raison pour laquelle on le dit. On le dit parce qu'on sort de cette campagne dingue de brutalisation que Jean-Luc Pénéchon décide de faire délibérément.
Les jeux de mots sur Epstein, sur Raphaël Gluxman, le soutien apporté à la jeune garde même après le drame qui est intervenu à Lyon. Bref, une campagne comme il le fait d'ailleurs depuis plusieurs mois et qui a justifié qu'on rompe de brutalisation et de singularisation sur tous les sujets. Voilà.
Et au lendemain de ça, les socialistes écrivent dans leur résolution "C'est pas possible avec une personne dont les propos antisémites sont devenus insupportables et les dérives complotistes." Et là, on place la politique au bon niveau qui est celle des valeurs, des principes. Et ça, on peut pas transiger parce que si on transige sur les valeurs et les principes, alors faut plus faire de politique.
Voilà. Il faut plus faire de politique. Il doit plus faire de politique.
Alors Olivier et je et c'est la raison pour laquelle après cette résolution adoptée à l'unanimité, il peut pas y avoir un parce que les résultats sont ce qu'ils sont au soir du premier tour dire bah écoutez chacun fait ce qu'il veut. Ça c'est voilà et même pire bah je soutiens en gros ces accords là qu'ils soient techniques ou qu'ils soient programmatiques parce que ça brouille le message au moment de l'élection municipale et je pense que la lecture globale qu'on en fera, c'est que ça a désarsonné des électeurs authentiques de gauche qu'on dit mais nous on veut pas de ça et au-delà de la situation des municipales je vous dis ça pose un énorme problème pour l'élection présidentielle et moi c'est ça ma difficulté et donc pour répondre précisément à votre question c'est moins le fait que lui reste ou reste pas à la tête du Parti socialiste au C'est le fait que euh on soit enfin dans euh cette gauche claire dont on a besoin. Cette gauche claire, c'est la gauche républicaine.
C'est celle qui discute pas de l'universalisme, de laïcité de République droite dans ses valeurs et qui est aussi très à gauche. Jean-Christophe Cambadellis ancien, premier secrétaire du PS dénonce une erreur magistrale et il appelle [raclement de gorge] à donner une nouvelle direction au PS. Est-ce que vous rejoignez cet appel ce soir ?
La direction au sens l'endroit où on va. Je pense qu'il faut une nouvelle direction. Ça va en partie avec la direction mais encore une fois euh ça se traduit là par des décisions qui doivent être prises à très court terme.
Alors justement Olivier Fort est favorable, c'était un des points sur lequels je suis en désaccord à l'organisation d'une primaire dans le périmètre avec François Ruffin, Clémentine Autin, Marine Tondelier. Toutes ces revendications sont parfaitement légitimes. Moi, j'ai déclaré ma candidature à l'élection présidentielle avec une exigence.
Il faut que le candidat qui puisse se présenter au nom de la gauche républicaine, il puisse challenger Jean-Luc Mélenchon et donc offrir une alternative. Et toutes celles et tous ceux qui, comment dire, d'une manière ou d'une autre ont été trop proches de Jean-Luc Jean-Luc Mélenchon ont été d'une certaine manière euh éclaboussé ne sont pas le meilleur candidat parce que les gens préféreront l'original à copie. Et la deuxième raison, c'est qu'il faut quelqu'un qui puisse parce que au deuxème tour de l'élection présidentielle, il faut quelqu'un qui puisse rassembler, qui puisse incarner une logique de compromis.
Moi, j'assume. Et même Olivier Fort, vous savez, quand on a fait la négociation avec Sébastien Lecnu, il y avait une contradiction à dire "On fait la négociation avec Sébastien Lecnu pour donner un budget à la France pour arracher des victoires ce qu'on a fait. Moi, j'ai pas eu la négociation honteuse.
Et puis dans le même temps de continuer à travailler avec ceux qui dans le même temps censuraient Sébastien Lecnu. Donc il y a des contradictions concrètement pour qu'on comprenne, pas pour que les gens qui nous écoutent comprennent. Ça veut dire en terme de timing.
Vous êtes vous avez rappelé tout à l'heure que vous étiez un parti démocratique et s entendre que c'était pas le coup le cas de tout le monde. Ça veut dire qu'il y a un congrès. Il y a eu un congrès euh et c'estd que comment ça se passe ?
Parce qu' on a connu une époque où on changeait de premier secrétaire tous les deux jours. Je vous le rappelle, c'est pas non plus une procédure d'une lourdeur infinie. Donc qu'est-ce qu'on fait ?
Qui se rassemble avec qui ? Al savez, je vais faire le lien euh rendre hommage évidemment à Lionel Jospin avec qui j'ai beaucoup pour lequel j'ai beaucoup d'estimes. Il avait introduit le la désignation des du premier secrétaire par euh le vote des militants et donc désormais il y a un vote des militants et donc ce à quoi vous faites référence dans le passé par exemple quand Michel Recard est débarqué et cetera, c'est parce que c'était les instances intermédiaires, le comité directeur ou le conseil national, le bureau national qui changeait.
Voilà. Là aujourd'hui c'est plus possible. Bon mais par contre il y a plusieurs lignes dans le Parti socialiste et si se dessine une alternative, il faudra bien que euh Olivier fort en tienne compte.
Non mais c'est c'est les sachant qu'il y a pas beaucoup de militant il y a pas beaucoup de a plus beaucoup de Non mais il y aura il y aura pas de congrès extraordinaire du partial sauf si vraiment toute la la direction estime qu' faut public qui jusqu'à nouvel ordre a pas n'a pas voulu s'inclure dans le parti socialiste. Vous avez raf vous savez là à ce moment-là enfin je comprends que ça passionne nos nos téléspectateurs mais on est vraiment dans la tambouille interne au parti socialiste. Moi mon problème c'est m'adresser à tous ces Français qui sont sensibles aux thématiques de la gauche républicaine et qui considèrent que en effet il faut se tenir à distance de la France insoumise parce que c'est toxique parce que ça abîme la gauche et moi je suis d'accord avec Raphael Guxman ce matin il a dit par certaines de ses positions c'est plus la gauche donc c'est pas un problème de gauche irréconciliable c'est un problème de ceux qui restent fidèles.
Qu'est-ce que la gauche ? Bah c'est celle qui ne fait pas des jeunes mots sur des noms à consonance. C'est celle qui ne brutalise pas le débat public.
C'est celle qui est attaché à la laïcité, à l'universalisme républicain, avec qui vous travaillez parce qu'il faut bien vous passez tous votre temps à dire que ce qui compte c'est le quoi c'est pas le qui projet ou le on a un problème de méthode Nathalie Saintcric incontestable. Moi, j'en appelle à une maison commune de la gauche républicaine et des écologistes et donc de gens qui se mettent autour de la table d'ord et je suis tout à fait disposé à le faire comme candidat à l'élection présidentielle en partant des propositions en nous mettant d'accord sur 10 15 20 propositions pas un programme long comme un jour sans pain euh avec 600 ou 700 propositions dont on sait pas comment elles sont financées. une ligne, un dessin, une vision pour le pays sur les sujets de préoccupation, l'alliance des productifs parce qu'il faut créer de la richesse pour la partager, les questions évidemment de pouvoir d'achat, de services publics, de sentiments, de relégation dans les territoires périphériques.
Pourquoi est-ce qu'on a des villes moyennes qui basculent au Rassemblement national ? On l'a vu, on l'a vu hier, c'est un peu passé sous les radars, mais pour moi, c'est extrêmement inquiétant. C'est l'ancrage du RN dans ces territoires où il y a ce sentiment de relégation, de mépris, parfois, de distance avec avec la capitale.
Et donc, mettons-nous d'accord dans cette maison commune sur cette orientation. Posons la question aux autres forces de gauche et donc c'est l'endroit dans lequel Raphaël Gluxman doit venir travailler avec les socialistes. On a déjà cette habitude de travailler ensemble. il a été par deux fois notre candidat à l'élection européenne, mais il faut aussi l'ouvrir à des écologistes qui ne sont pas séduits ou tentés par l'emprise mélangenchonienne qui subsiste sur une partie de la direction de des écologistes et et aussi au Parti socialiste quand même parce que là je vous je vous entends et je me dis mais on fait comme si tout le monde au Parti socialiste était passé sur la ligne antialfi alors vous avez dit je me sentais parfois un peu seul peut-être que vous vous sentez moins seul c'était cocasse moi je peux vous dire ce matin et hier J'ai entendu des mots.
Je crois que j'étais le premier à avoir dit que c'était un repoussoir et un boulet pour un boulet pour la gauche. Vous savez, j'assume cette position. Le 8 octobre 2023, je suis le premier à avoir dit la nuupest c'est finie.
Le soir même, j'ai reçu des coups de fil pour m'engueuler en disant mais qu'est-ce que tu racontes ? Et cetera. 15 jours après la NUPS, elle était suspendue.
En avril mai 2024, pendant la campagne des européennes pendant que Mélenchon s'en prenait et les sien à Raphaël Gluxman, à Emarafovic et cetera et que je me suis et je me suis moi-même pris des choses odieuses à Roland Antisémite de la part de Jean-Luc Mélenchon, à ce moment-là, Olivier Fort lui-même avait dit, il y aura plus d'accord avec la France insoumise et il y a juillet 2024, à ce moment-là, je suis un peu seul. Je refuse de faire l'accord du Nouveau Front populaire. J'ai une candidature de la France insouise.
Donc je veux dire, j'ai l'habitude d'être un peu lanceur d'alerte et de dire c'est pas possible d'aller dans cette direction et d'être rattrapé par le plus grand nombre. Tant mieux là vous avez entendu vous avez entendu Boris Vallot par exemple ce matin déploé. Ce qui est important dans la phrase c'est ce matin.
J'ai entendu ce matin mais ça veut dire quoi ? C c'était un peu tard pour prendre ces Non mais moi, écoutez, dès dimanche soir dernier, le soir du premier tour, j'étais sur les plateaux de télévision et je rappelais la résolution qui avait été adoptée par le Parti socialiste et je disais et je l'ai dit dès le lendemain quand on a vu se multiplier les accords, ce n'est pas ça qu'il faut faire parce que l'intérêt général des socialistes et de la gauche, ce n'est pas la somme des intérêts particuliers des élus locaux que je respecte infiniment. Ça a marché dans certains endroits.
Vous l'avez vu Jérôme, vous avez vu Lyon, vous avez vu Nant, vous avez vu Tour, ça peut marcher. Oui, mais c'est ça, ça ne marche pas dans le message que nous devons envoyer. Si nous disons que nous sommes autonomes et indépendants des insoumis, alors pourquoi faire des accords au municipal et expliquer qu'après dans la présidentielle, on veut exister par nous-mêmes pour incarner nos propres propositions et nos propres styles. il y a un moment donné et surtout je le redis parce que à gauche on peut avoir des désaccords sur un taux de d'imposition sur un niveau d'intervention des services publics et ça mais on peut pas avoir des désaccords sur les valeurs.
Ça c'est pas possible. Je leur dis la politique ça commence par les valeurs et aujourd'hui et vraiment je termine d'un mot sur ce point si Jean-Luc Mélenchon se qualifie au second tour de l'élection présidentielle c'est la victoire assurée de Jordan Bardella et donc il faut que nous retroussions les manches dans l'intérêt du pays pour éviter la victoire de Jordan Bardella et pour offrir une alternative de cette gauche républicaine pour que nous passions devant lui au premier tour. Et donc c'est une confrontation.
Je n'hésite pas à dire Jean-Luc Mélenchon est notre adversaire aujourd'hui, mais c'est compliqué de dire que c'est notre adversaire l'année prochaine et qu'il faut se regrouper dans la gauche non mélanchonienne et de faire des accords un an auparavant aux élections municipales. Il a besoin de cohérence parce que c'est toujours c'est pas du tout de la tambouille. C'est dans votre maison commune vous inv pour le jour où vous faites le de votre réunion vous invitez qui ?
Vous invitez Bernard Casneuve, vous invitez François Hollande, vous invitez Yannique Jadeaux ou Marine Tondelier. Est-ce que comment vous courtcircuitez puisque c'est un peu concru comprendre que c'était ça les étatsmajors des partis constitués ? D'abord je pense que le Parti socialiste a un rôle éminent.
J'ai trouvé que dans la primaire de dit de Bagneux, c'était bizarre que Parti socialistes ne prenne pas un peu un peu un peu et pour cause parce que puisque il n'y avait pas eu de décision de du PS et Olivier Fort a assisté à ses réunions sans aucun mandat du Parti socialiste. Euh ce qui est aussi un problème. Il sait que c'est pas majoritaire dans le parti la participation à cette primaire et il continue comme si de rien n'était.
Et en janvier dernier, le 23 ou le 24 janvier dernier, il a même dit quand il était à la réunion à tour de cette euh cette primaire de Bagneux, il a dit "Bah pas de problème, après les municipales, je soumettrai au vote le processus parce que ils ont continué à travailler, ils ont fixé une date, je crois que c'est le 11 octobre, ils ont fixé des modalités jamais hein. Tout le monde était persuadé que ça ne jamais semblance sur le plateau de dire." Donc le PS, il doit être il doit être il est central dans la gauche.
Moi je suis convaincu, c'est pour ça que je suis candidat. C'est un candidat de la gauche républicaine qui a une chance de directoire ou de patrium parce que je mettons les idées sur la table. Donc il y a des qu'est-ce qu'on propose en matière de sécurité ?
Qu'est-ce qu'on propose en matière de pouvoir d'achat ? Comment on s'attaque aux déserts médicaux ? Pourquoi des gens sont inquiets parce que ils n'ont pas de mutuel ou c'est tellement obscur le fonctionnement des mutuels.
Moi, je défends par exemple l'idée d'une grande sécurité sociale ou une mutuelle gérée par la sécurité sociale. C'est complètement révolutionnaire. On parle jamais de sujet.
Vous lancez un appel à tous les gens de gens de gauche de bonne volonté. Oui. de cette de cette gauche du réel, de cette gauche des solutions qui euh admet comme principe stratégique et ça c'est un postulat de départ.
Voilà, c'est un postulat de départ qui dit euh il pourra pas y avoir à quelque moment que ce soit d'accord avec la France insolise. Aujourd'hui, c'est presque un préalable. Et donc c'est une question qui s'adresse évidemment aux écologistes ou aux anciens insoumis comme François Ruffin ou Clémentin qui ont du mal dans un syndrome de Stockholm qui ont du mal à rompre un petit peu avec qui restent attachés à l'idée qu'on peut faire encore la jonction.
Moi je m'adresse, j'ai pas de problème à m'adresser aux électeurs de la France insoumise mais pas à ceux qui considèrent que hors de Mélenchon point de salut. Alors justement euh Olivier Fort a dit euh Jean-Luc Mélenchon et le boulet de de la gauche. Si demain, imaginons, tentons d'imaginer euh si demain Jean-Luc Mélenchon, demain ou après-demain, Jean-Luc Mélenchon dit "Je me retire euh pour ne pas faire obstacle à l'Union de la gauche, est-ce que euh vous êtes prêt à faire alliance avec Lfi ?" Est-ce que c'est Jean-Luc Mélenchon le problème ou est-ce que c'est plus large que ça ?
D'abord, vous savez répondre à des hypothèses d'école accrédite des scénarios improbables. Il l'avait fait au lendemain des législatives de 2024. moment donné mon nom est un problème je retire pour oui ça c'était pour la candidature au poste de premier ministre dans une configuration que le savait inc mais non parce que répondre à cette question c'est déjà rentrer dans une politique fiction il sera candidat à l'élection présidentielle vous le connaissez pertinemment très bien connu à l'époque 15 ans donc ça c'est est-ce que vous pensez que ce parti tel qu'il est constitué et organisé est susceptible de se fracturer C'est-à-dire qu'on entend des gens qui individuellement nous disent "Ça commence à bien faire" en lui donnant des qualificatifs divers et variés que je ne reproduirai pas parce que c'est pas forcément une bonne idée.
Et ce que vous pensez queon voit toujours à la télé Mathilde Panot, Clémence Getté, Manuel Bompard, Paul Vanier, c'est des gens qui qui laissent entendre qu'il y a pas le moindre problème. Est-ce que vous qui les connaissez ou les fréquentez à l'assemblée, vous pensez que ça peut se cracler et que certains peuvent faire la démarche ou est-ce que vous pensez que en gros ça une formation politique traditionnelle, il y a des canaux pour exprimer des accords et des désaccords. La démocratie interne, c'est des sensibilités et cetera.
C'est pas le mode de fonctionnement voulu par Jean-Luc Mélenchon, pas de contestation interne et quand elle existe, on purge les gens. C'est ce qu'on subit Alexis Corvière à Claro, Clément. Donc fondamentalement, je je ne crois pas, c'est un système de centralisme démocratique très très boussé et et je vois pas des gens exprimés de désaccord.
Tout est organisé pour chacun. Donc il sera candidat à l'élection présidentielle. il sera dans une stratégie de singularisation et de conflictualisation, celle donc il peut le considérer que d'une certaine manière elle a marché au moment des élections européennes de 2024 et il peut dire dans les quelques villes où ils avaient concentré leur candidature le fait d'y aller de conflictualiser de mettre des sujets très clivants sur la table il peut se dire bah ça a fait bouger une partie de notre électorat et moi je pense que c'est pas la bonne manière parce que ça rétrécit et puis ça ça empêche moi je suis attaché au rassemblement de la gauche et des écologistes Je je suis même un nostalgique de la gauche plurielle puisqu'on parle de de Lionel de Lionel Jospin.
Euh mais ça se fait sur une orientation programmatique qui est partagée et rappelez-vous à l'époque il y avait des communistes et il y avait des des chevantistes. Elle est partagé avant. Il y avait des désaccords sur la marche pour aller vers vers l'euro.
Mais ils étaient actés, ils étaient constatés et chacun prenait ses responsabilités. Et on a été capable de faire des très belles choses parce que le bilan de ces années de ce quinquena magnifique comme je l'appelle même s'il avait pas été élu président mais de ces 5 années de premier ministre devrait nous inspirer. C'est la gauche de la transformation et pas de l'incantation.
Alors ouvrir jusqu'à qui ? J'ai bien vu que vous avez esquivé la question des des personnalités qui pourraient participer à ce rassemblement. Je voudrais quand même écouter Gérald Armanain, enfin vous le faire écouter et vous faire réagir.
Faut un candidat un à Roubé, ils étaient divisé à Tourcoin nous étions unis et nous l'emportons. Il faut un seul candidat de la droite et du centre et peut-être même de la gauche républicaine qui refuse la France insoumise. Il y a beaucoup de gens de gauche qui ont voté pour nous à Tourcoin pour refuser la France insoumise et on les en remercie.
Alors, un seul candidat de la droite et du centre et peut-être même de la gauche républicaine. On est dans la politique fiction totale ou alors vous dites ce soir pourquoi pas après tout si c'est un candidat du centre droit qui est le mieux placé dans les dans les sondages pour accéder au second tour, on pourrait réfléchir à à un accord programmatique puisque vous vous parlez de ça ce soir. Je je vous parlais de la nostalgie que j'avais des années Josepin et de ce qu'il portait aussi de saint, je crois, dans le débat démocratique.
Moi, je suis un nostalgique d'un clivage gauche-droite assumé droite républicaine, une gauche républicaine. Une alternance démocratique en fonction de ce que les Français ont apprécié ou pas apprécié. Vous lui dites non à Gérald.
Je dis que introduire ça dès le premier tour d'une élection, c'est précisément libérer un espace gigantesque parce que c'est pas très éloigné de l'échec du macronisme. C'était la promesse originelle du macronisme, le fameux en même temps. La conséquence de ce en même temps qui cludiquait sur sa jambe droite, ça a été plutôt de libérer un espace pour des populismes à droite ou à gauche.
Donc je ne pense pas que ce soit la bonne manière. Par contre, là où il y a quelque chose qu'il faut avoir en tête dès à présent, c'est que le candidat qui sera qui se hissera au deuxème tour de l'élection présidentielle, je souhaite que ce soit un candidat de la gauche républicaine. Je souhaite être ce candidat.
Il aura forcément à construire un front républicain pour empêcher la victoire de Jordan Bardella. Et il faut pas qu'il reproduise la double erreur qui a été faite par Jacques Chirac tiens 21 avril 2002 de dire je gagne à 82 % et je fais ce que je veux et je fais l'UMP et j'applique ma politique ou plus récemment 20 ans après Emmanuel Macron qui après avoir dit votre vote m'oblige a fait comme s'il avait une majorité pour appliquer son programme de premier tour à l'élection présidentielle. dit autrement, le candidat qui gagnera face à l'extrême droite, il le fera dans le cas, il le il gagnera dans le cadre d'un Front républicain qui aura été rendu possible parce que des électeurs, si c'est un candidat de la gauche républicaine, des électeurs de droite se mobiliseront pour aller voter pour lui en se disant "C'est respectable, je veux bien donner les clés du pays à cette figure- là parce qu'elle sera capable aussi de tenir compte de la voix que je lui apporté et l'inverse devra être vrai." Avant, ça ait plus le temps.
Ouais. Vous vous donnez combien de temps ? Parce que vous avez vu que ça s'agit de partout.
Oui donc vous donnez combien de temps pour votre maison commune pour que les les ambitions personnelles soient mises de côté temporairement pour essayer de sauver ce qui reste sauvable de la gauche en gros on aura quand des nouvelles de vous et de votre maison ? Je pense que juste avant la trait estivale ou juste après, il faut qu'on ait une offre faut qu'on ait une offre politique. Je suis pas de ceux qui pensent qu'il faut repousser au plus tard possible.
Hienv, en décembre et euh cette campagne électorale, elle est cruciale. Vous savez, moi si encore une fois j'ai euh offert avec les socialistes une stabilité à ce gouvernement pour éviter le chaos, une dissolution ou je ne sais quoi, c'était précisément pour qu'on ait un temps de débat démocratique à la hauteur des enjeux, qu'on réponde aux préoccupations de nos concitoyens, quel que soit leur vote aux élections municipales. Moi, je m'adresse aux électeurs du RN, aux électeurs de droite, du centre et ou de LFI, évidemment, aux socialistes et aux écologistes.
Concrètement, qu'est-ce qu'on apporte comme solution pour que la transition écologique ne soit pas vécue comme punitive dans certaines situations ? Comment on relève le défi de l'intelligence artificielle ? Je suis abassourdi de voir qu'on ne parle pas dans ce pays des mutations et des bouleversements que l'intelligence artificielle et demain la robotisation vont introduire dans notre rapport au travail.
Qui va financer le modèle de protection sociale qui demeure absolument indispensable ? mais qui est aujourd'hui inégalitaire et en grande difficulté. Il nous reste 20 secondes.
Vous en avez parlé avec Raphaël Luxman de cette maison commune puisque vous êtes à peu près sur la par on se parle très régulièrement à beaucoup de gens en fait. Vous il faut se parler mais je préférerais je préféris que ma formation politique soit davantage à l'initiative de cette discussion là. Merci infiniment Jérôme Gage député PS de Leson et candidat à l'élection présidentielle.
Merci d'avoir été notre invité ce soir. Merci Nathalie. À demain 18h sur France info le JT
Jérôme Guedj