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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 17 mars 2021 31 minContradictoireMixteTravail & emploiSolidarités & familleÉconomie & entreprisesNumérique

Prime Macron de 1 000€ pour les salariés : faut-il la rendre obligatoire ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00FerméeRéponse directe

    La prime Macron sera-t-elle obligatoire pour les entreprises ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'État n'impose-t-il pas cette prime ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    Les syndicats craignent que les entreprises ne jouent pas le jeu, est-ce justifié ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Eric Heyer, cette prime est-elle suffisante pour revaloriser les métiers de deuxième ligne ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Eric Delannoy, la prime ne risque-t-elle pas d'exclure certains métiers essentiels ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Pierre-Antoine Lévy, votre proposition de ticket resto étudiants est-elle réalisable financièrement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Eric DelannoyFait
    « Quand on dépassera les rapports de salaire de 1 à 100, on obtiendra des émeutes sociales. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

confrontation point de vue ce soir entre eric delannoy et eric heyer on va revenir à froid sur ce qu'a proposé le gouvernement lundi dernier pour les salariés 10 de la deuxième ligne les petits salaires particulièrement exposée à la pandémie les entreprises pour leur verser une prime de 1000 euros en 2021 mais j'ai bien dit pourront parce que ce n'est pas une prime obligatoire ce qui rassure le medef ce qui inquiète les syndicats vous l'imaginez bien avant d'en parler avec nos invités les faits et les réactions c'est avec aurélie en mano la deuxième ligne ce sont les éboueurs les caissiers ou encore les livreurs pour eux la prime macron pourra monter à 2000 euros cette prime défiscalisées et exonérées de cotisations sociales s'élève déjà à 1000 euros pour les bas salaires les travailleurs de la deuxième ligne devront bien entendu en être les bénéficiaires privilégiées il s'agit de manifester une reconnaissance aux salariés dans la présence au travail s'est avérée indispensable pour assurer la continuité économique du pays tout au long de la crise mais l'état n'est qu'un site at her dans cette affaire le versement de la prime sera au bon vouloir des entreprises pour le medef beaucoup d'entre elles sont déjà en grande difficulté donc aucun engagement n'est pris si vous voulez c'est l'année où le sujet c'est comment on va pouvoir maintenir des augmentations de salaires ou des primes alors que la plupart d'un prix encore une fois il ya des exceptions seront dans une nation financière difficile et j'ajoute pardon peut dire que je vais finir cette prime je ne sais pas vous dire et je peux pas répondre pour toutes les entreprises les syndicats craignent que les entreprises ne jouent pas le jeu il aurait souhaité un dispositif plus contraignant afin de garantir le versement effectif de cette prime à ceux qui en ont réellement besoin nous avons souhaité qu'ils aient un droit de retour du gouverneur de l'état si jamais les branches ne s'y engageait pas c'est je pense que sur un certain nombre de sujets il faut que l'état soit plus intervenants rad c'est à dire quoi des sanctions oui ça veut dire qu'en tout cas il ya une contrainte beaucoup plus forte du goût de l'état sur ses branches professionnelles sap a été retenue l'an dernier la prime macron avait bien été versée à 5 millions de personnes mais qui avait touché en moyenne 458 euros donc assez loin du plafond de 1000 euros pour le match des idées ce soir eric delannoy bienvenue vous êtes économiste et président du cabinet tenzing conseil eric heyer bienvenue économistes également directeur du département analyse et prévision de l'observatoire français des conjonctures économiques eric heyer une prime non obligatoire c'est comme s'il n'y avait pas de primes non non surtout ici vous l'incité un peu si vous la désocialisés c'est à dire que si vous ne payez pas d un certain nombre de cotisations ou si vous la défiscaliser ça peut être un peu incitatif donc on a envie de dire c'est mieux que rien une prime et oui il faut quand même se souvenir quand même 2 pourquoi on la met en place c'est pas uniquement pour maintenir un pouvoir d'achat et c'est ainsi qu'on s'est bien rendu compte pendant cette crise tout de même qu'il y avait un certain nombre de métiers qui n'était pas ma paye alors juste valeur c'était pas notion de productivité qu'il fallait avoir mais une notion d'utilité sociale et qu'il y avait certains métiers qui étaient extrêmement utile à la société et qui était extrêmement mal rémunérés et donc il fallait revaloriser ce type de métier là alors est ce qu'on ne fait pas le prime vous voyez bien une prime le problème c'est que c'est que ponctuelle ça sera pas donné à tout le monde et voyez si vous êtes une entreprise qui se porte bien elle peut elle peut donner cette prime si vous êtes dans une entreprise qui se porte pas bien alors à part alors que vous faites potentiellement le même métier oui bon je dis pas qu'il faut pas le faire je sais c'est pas simple comme comme façon de faire mais je pense qu'il faut réfléchir tout même à comment on valorise ce type de métier parce que effectivement peut-être qu'on aura plusieurs pandémie et que ces métiers là seront toujours en première ou deuxième ligne eh bien il va bien falloir qu'à un moment on incite les grilles salariales à prendre en compte cette utilité et primes voyez ça n'ouvre pas des droits forcément dans tout notre modèle social donc il va falloir quand même qu'on réfléchisse à cela la prime c c'est quelque chose qui est insuffisant de soins si c'est pas une remise à plat des échelles de valeur c'est intéressant vous disiez ça parce que en entendant parler tu es tu prêt moi ça m'a rappelé un entretien que j'avais eue avec dominique méda sociologue et qui avait eu ce genre de réflexion et qui nous avait dit on peut organiser un resserrement des salaires c'est à dire une forme de vase communiquant avec les rémunérations exorbitantes de certaines professions qui se sont révélées particulièrement invisible utile pendant cette crise on peut aussi utiliser l'instrument fiscal c'est-à-dire augmenter à la fois l'impôt sur le patrimoine sur la fortune et créer de nouvelle tranche d'impôts sur le revenu pour organiser la rémunération d'un service rendu très important on est là dans sur la question de l'échelle des valeurs qu'ont pensé vous eric delannoy je reconnais bien dominique méda quand même en étant orientée essentiellement effectivement sur l'échiquier politique est néanmoins il ya sur le fond il ya une vraie un vrai sujet de revalorisation d'un certain type de métier le problème c'est que l'utilité économique et justice sociale aujourd'hui ne coïncident pas aujourd'hui pour une entreprise un marketeurs de coca cola apporte plus de valeur à l'entreprise coca cola qu'un travailleur social c'est dommage mais c'est malheureusement comme ça mais est-ce qu'on va le voir et donc c'est tout une architecture économique il faudrait revoir et ça c'est très compliqué les voeux pieux qui consiste à de manière autoritaire resserrer les salaires on essaie de le faire dans l'économie sociale et solidaire puisque je vous rappelle qu'il ya des statuts qui existe qui exigent pour obtenir ce statut là d'avoir un resserrement du justement des salaires de 1 20 on estime aujourd'hui que c'est un peu la norme acceptable il faut savoir que allait peu à la grande époque ford qui était incarné un des grands capitalistes disait que quand on dépassera les rapports de salaire de 1 à 100 on obtiendra des émeutes sociales parce que ça ne sera pas socialement aujourd'hui certaines entreprises comme google on est de 1 à 1000 donc donc c'est vrai qu'on peut sauf que le faire de manière autoritaire ça n'a pas beaucoup de sens il faut faire par la responsabilité aujourd'hui la loi pas que va dans ce sens là ces a mené par la responsabilité à prendre conscience que les entreprises ont un enjeu social modifier un travail de fond comme et un travail de fond qui a commencé qui n'est pas suffisant mais aller plus vite c'est risquer de casser la machine un exemple très concret pour reprendre cette prime macron cette prime macron allait bien sur le fond mais j'ai peur que si on en fait quelque chose pour reconnaître une deuxième ligne d'abord on exclut un ensemble de professions qui bat le deuxième ligne pas essentiel on va vite tourner vers des sujets un peu compliqué de se dire ce qu'il ya des métiers utiles ou inutiles je ne suis pas d'accord pour aller dans ce sens là à titre personnel deuxièmement la prime macron c'est peut être aussi le moyen de bloquer l'ouverture sur leurs réalisations salariale parce que de gens en termes notamment le patronat en termes d'opportunités vont se dire c'est à ma main je peux la payer ou ne pas la payer c'est effectivement extrêmement flexible donc pourquoi j'irais vers une revalorisation plus compliquée à mettre en oeuvre par branche et donc mine de rien il peut y avoir des effets contre-productifs très important à faire en sorte de la mettre en étendard plutôt que de se dire c'est effectivement revalorisons pour les entreprises qui le peuvent parce que là monsieur roux de bézieux à la fois raison est pas raison et la raison sur le fait que tous les entreprises pourront pas le faire mais néanmoins ce qui était en deuxième ligne son appartiennent toutes quasiment des entreprises qui ne font pas partie des zones des secteurs sinistrés c'est aujourd'hui à la grande distribution et des filles mais oui et ils vont faire beaucoup beaucoup de bénéfices etc eh oui mais il va falloir que je suis assez d'accord globalement ces entreprises là ont les moyens de le faire ont touché comme un certain nombre d' aide même dans un premier temps quand même les aides ont été général et pas à cibler sur sept qui se portait pas bien donc lui-même ces types d'entreprises ont pu avoir des aides et donc c'est peut-être un juste retour des choses moi je pense que tout de même il va falloir qu'on aille un peu plus loin dans la présence des salariés dans les conseils d'administration pour justement éviter ces dérives effectivement je suis d'accord avec vous on est à l'aise de dd à des à des écarts de salaires exorbitants et pourtant la tension sociale n'est pas là ou pas plus que parce qu'on n'est pas au courant tout simplement personne ne sait exactement combien est payé et voyez parce que quand il ya des enquêtes aujourd'hui sur qu'est ce que vous pensez être raisonnable ça va 2 à 25 et à 30 jamais d'un ami donc les gens ne savent pas que ça va de 1 1 me et donc du coup il faudrait un peu plus de transparence sur les rémunérations aussi ça veut dire que les salariés doivent être à l'intérieur de ces conseils d'administration pas forcément pour prendre les décisions mais pour observer ce qui s'y passe et pour pourquoi pas un peu pesé dans dans ces décisions là donc je pense que c'est il ya tout une réforme avoir encore une fois la prime je vois bien on peut pas augmenter le smic voyez donc effectivement c'est un peu compliqué enfin d'augmenter le smic au jour une autre consolation quoi et donc c'est un lot de consolation mais qui va pas jusqu'au bout d'histoire effectivement on préférerait qu'ils aient une augmentation du smic pas de façon autoritaire mais bien négocié et que les salaires du bas soit un peu plus revalorisé mais là vous voyez qu'on est en train de juste d'inciter les chefs d'entreprise pour aller beaucoup plus loin de tout ça avance un peu quand même parce que quand vous prenez le comité a fait mais des fins qui est en fait ce comité d'éthique qui n'a pas valeur de loi mais qui est une recommandation pour les patrons dans notre organisation de gestion et quand on voit les le travail qui est fait sur la gouvernance esg environnemental social gouvernance au niveau européen on prend déjà en compte ces aspects là c'est d'ailleurs par là c'est que il existe dans les grandes entreprises des comités de rémunération maintenant il ya une obligation a publié les salaires des délais plus des dix plus gros salaires de l'entreprise donc ça commence à venir quand même maintenant effectivement le sujet important c'est comment petit à petit on fait coïncider l'utilité économique et l'utilité sociale et ça c'est un chantier qui est un chance et sociétal gigantesque les jeunes souffrent aussi financièrement de cette crise on en a beaucoup parlé on a tous été frappés par ces images de files d'attentes devant les banques alimentaires et si on mettait en place pour eux des tickets resto ce n'est pas mon idée c'est l'idée du sénateur centriste pierre antoine lévy qu'on accueille tout de suite dans ce match des idées bienvenue et merci d'accepter de participer ponctuellement à ce match des idées est-ce que vous pouvez d'abord nous en dire plus peut-être sur cette proposition de loi que vous avez déposé cette proposition de loi est également déposée par un don blake et député de maine-et-loire qu'elle a déposé cette loi à l'assemblée nationale le mois dernier nous sommes rendra relation tous les deux j'ai également auditionné les représentants du syndicat étudiant uni qui qui a eu cette idée de mettre en place un ticket restaurant étudiants de plusieurs plusieurs années donc j'ai des idées j'ai déposé cette loi au sénat donc cette fois été déposée la semaine dernière elle a été cosigné par 79 sénateurs de quatre groupes politiques différents ce qui montre bien que sur ce sujet là tout le monde est capable de se retrouver concrètement c'est quoi c'est un ticket restaurant qui seraient achetées par l'étudiant auprès du crous et l'état abonderait de la même somme 3 euros 30 chacun sait ça aujourd'hui un ticket restaurant d'une valeur faciale de cidre 60 serait à charge de l'étudiant à 50% il restait à charge du crous aujourd'hui quand vous acheter un repas ou dans un restaurant universitaire le repas est un euro momentanément plus que bien sûr depuis le mois de janvier prise république a étendu seront pas un euro aux étudiants boursiers et à tous les étudiants mais sinon ça coûte 3 euros 30 par contre il n'y a pas de restaurants universitaires partout beaucoup de villes moyennes qui n'ont pas de restaurant universitaire donc les étudiants ne peuvent pas avoir accès à cette restauration à 1 euro ou à 3,030 donc l'idée de ce ticket restaurant c'est de rétablir cette injustice cette inégalité permettre donc à tous les étudiants parce que ça s'applique à tous les étudiants d'utiliser ce ticket restaurants partout dans tous les endroits où on prend le ticket resto si à peu près calqué sur le même modèle que le ticket resto entreprises vous l'avez financer cette mesure elle coûterait combien j'ai envie de vous dire que c'est pas forcément un problème de financement puisque si tous les étudiants aujourd'hui de france se rendait nu à manger à midi dans un restaurant universitaire ils auraient droit européen euros donc ce n'est pas un problème de financement puisqu'ils ont accès à cette offre c'est simplement qu'ils ne peuvent pas en profiter puisque a pas de restaurants universitaires partout je rappelle également que le président la république a dit encore récemment il ya le fameux quoi qu'il en coûte nous sommes en train de parler de notre jeunesse est ce que vous trouvez normal de voir des gens c'est des jeunes fer la plus devant des banques alimentaires de faire la queue devant les restaurants du coeur encore hier des reportages montré des étudiants qui avait lui même pas de quoi s'acheter un dentifrice acheter des produits d'hygiène de première nécessité donc là on est en face de vraiment d'une crise terrible des étudiants aujourd'hui sont dans une précarité la plus totale beaucoup n'ont plus le petit travail pour financière aux études donc je crois que le vrai problème aujourd'hui c'est mathieu dans leur donner du pouvoir d'achat et je compte sur le gouvernement pour trouver les financements nécessaires pour financer cette idée tickets resto rester avec nos évidemment on va continuer d'en discuter en plateau et vous manifester si vous souhaitez réagir eric heyer c'est une bonne idée c'est ça va donner un coup de pouce aux étudiants non mais c'est une fin c'est une bonne idée encore une fois est ce qu elles suffisantes je sais pas mais en tout cas c'est une très bonne idée effectivement aujourd'hui alors il faudrait peut-être un peu la cible et mais il vous avez à peu près 250 mille étudiants qui travaillent en même temps que leurs études parce qu'ils n'ont pas les moyens et donc là c'est une catastrophe pour cela ce peut être une catastrophe pour les autres mais pour ces 250 miss et ils vont y ait un grand risque qu'ils arrêtent même leurs études parce qu'ils ne peuvent pas le financer et donc c'est une catastrophe pour eux si une catastrophe pour l'avenir de l'économie française oui c'est quand on arrête les études on va être moins productifs c'est pas une bonne chose de voir des étudiants arrêtés - pour les bien sûr et donc du coup pour la productivité de demain ce n'est pas bon donc bien entendu qu'il faut aider en priorité ses 250 milles qui bat déjà on sait très bien que quand on travaille en même temps que ses études on a une probabilité de réussite qui est plus faible bon d'air et donc ces personnes là il faut doublement lésés des donc ça passe bien entendu par accéder à delà des repas tous les jours et être bien nourris mais aussi être bien logés et donc effectivement on pourrait à côté accompagné de cette idée de ticket restaurant pas aussi les aider à se loger correctement et de rester dans dans dans leurs chambres universitaires s'ils n'ont pas les moyens cam de financer cela donc il faut aller bien au delà alors peut-être que d'un point de vue du coup il faut le cibler oui vous avez quand même d'aider des étudiants qui ne sont pas dans cette difficulté là qui ont la chance d'avoir des parents qui les loge qui les nourrissent et c'est donc on pourrait cam un tout petit peu les cibler parce que et mettre réellement l'accent sur ceux qui ont des grosses difficultés aujourd'hui et qui vont décrocher et ça c'est une catastrophe de la jeunesse pas vraiment pour tous les étudiants eric delannoy l'auront pas vraiment position enfin les conditions effectivement de mise en oeuvre de ce sujet est important regardez moi je voudrais enfin soulevé deux points le premier je suis parfaitement d'accord sur le fait que faut pas oublier que le logement pour les étudiants c'est trois fois le budget alimentaire et que effectivement dans le cadre de la crise actuelle c'est plutôt le logement dont ils auraient besoin qu'une nouvelle bonne idée qui est une très bonne idée sur l'alimentation bon ça c'est un premier point moi ce qui m'inquiète beaucoup c'est que des bonnes idées on en a beaucoup mais après c'est l'exécution l'exécution pourquoi parce qu'on se rend compte que dans cette crise ce qui a fait défaut depuis un an c'est des problématiques d'exécution exécution sur les masques exécution sur la vaccination là on est en train de mettre en place une bonne idée qui va falloir voter qui va faire budgété si en plus on met des conditions de ciblage il va falloir le mettre en oeuvre ces conditions de ciblage elles vont être difficiles à mettre en oeuvre parce que dans les régions il n'y a pas toutes les mêmes infrastructures pour que les étudiants puissent y avoir accès à cette offre là bref je suis curieux de savoir comment on va faire en sorte que cette mesure soit mise en avant l'année prochaine alors que c'est maintenant que ces décisions là ont besoin de faire quelque chose et être que pouvait nous répondre sur ce point pierre antoine lévy quel est le chemin parlementaire de ceux de cette proposition de loi et est encore une application concrète alors tout d'abord jeu pour revenir sur ce que vient de dire de nous inviter jeu moi je suis pour que le ticket restaurant soit voté pour tout le monde ensuite avec un regard particulier pour les étudiants les plus précaires on parle de repas un euro on peut imaginer que l'on laisse le le financement de l'étudiant auteur d'un euro sur le ticket restaurant ans pour les étudiants les plus précaires vous avez raison de dire que c'est le logement également une problématique mais c'est aussi le fait de faire à manger de se faire à manger ne pas voir assez pour manger tous les jours ce que je j'ai proposé dans la proposition de loi c'est tout simplement de décider de la beauté le plus vite possible au sénat si elle est votée en juin au sénégal peut arriver rapidement l'assemblée nationale ensuite allez voter dans une niche soit dans la niche de la députée un anglais soit dans un groupe qui peut éventuellement l'accueillir pidc cas soit votée avant la fin de l'année bien évidemment parce que si elle maintenant que disent ils en ont besoin c'est pas dans deux ans il faut également garder cette bonne idée d'avoir le repas un euro en attendant pour tous je crois que ça c'est une obligation aujourd'hui qu'il faut avoir je rappelle également que 80 % des cours sont à distance yale et iliad est donc d urgence de trouver des solutions pour permettre à des étudiants le seul d'acheter à manger les étudiants qui sont distanciés n'ont pas accès aux restaurants universitaires donc il faut aller très vite pour attendre un an pour que cette loi soit votée enfin malheureusement on à l'illustration de ce que j'évoque là c'est qu'on va se retrouver avec une mesure qui dans le meilleur des cas rentrera en heure début d'année prochaine milieu d'année prochaine et je vous parle pas des inégalités qui va y avoir entre les territoires ce qui ne veut pas dire qu'il faut pas le faire et qu'il faut le petit ne faut pas le faire et c'est encore trop lents mais c'est incroyablement lents et la leçon de cette crise si on doit en tirer une c'est quand est ce qu'on va des bureaucratisé tout ça quand est ce qu'on va mettre en place un état qui soit capable d'être réactif pour faire face à des crises parce qu'une crise comme celle là malheureusement je crains que dans les dix prochaines années on en aura d'autres et on ne peut pas continuer à avoir de bonnes idées et d'être incapable de les mettre en oeuvre conditions et on s'arrêtera sur ce thème merci infiniment pierre antoine lévy d'y avoir participé ponctuellement on va enchaîner avec le troisième thème de ce match messieurs il concerne hubert le géant américain de réservation de voitures pour la première fois de son histoire il reconnaît à des chauffeurs britannique à ses chauffeurs britannique un statut de travailleur salarié concrètement ça veut dire que depuis ce matin soixante dix mille britannique bénéficie d'un salaire minimum et de congés payés cela bouge d'ailleurs un peu partout en europe en espagne un décret va reconnaître le statut de salarié de plein droit pour les coursiers des plateformes de livraison de repas à 10 à domicile donc des livres ou ibérique il s'agit d'une loi pioneer pour pionnier en europe je vais y arriver pardon a déclaré la ministre du travail espagnol et en france alors qu'est ce qu'on fait eh bien on a le sénateur socialiste olivier jacquin qui a fait une proposition de loi mais pour lui le gouvernement protège les plateformes écouté mon groupe politique au sénat a réussi par deux fois à dire au gouvernement par le conseil constitutionnel que ces lois n'allait pas par deux fois le conseil constitutionnel a dit mais non madame la ministre anne 20 ans et là il continue encore et encore à tenter de protéger la forme plus que les travailleurs des plateformes eric heyer est ce qu'on peut considérer que le gouvernement français a tendance à être trop conciliant avec les plateformes au détriment des travailleurs indépendants qui n'arrivent pas à accéder à un statut mais c'est avec le statut de ces indépendants ça va être enfin en tout cas de ces travailleurs indépendants ça va être quelque chose que en fait il ya d'un côté le salarié d'un côté les indépendants qui existait depuis peu ils sont un peu au milieu c'est à dire que globalement ils sont indépendants juridiquement mais on voit très bien qui sont dépendants économiquement c'est d'accéder plateforme qui décide quelque part de leurs revenus et donc cette dépendance économique fait que effectivement il faudrait qu'on leur trouve un statut qui les protège puisqu'ils sont dépendants économiquement mais il va il n'existe pas depuis hier mais du temps quand même lyon met du temps parce que globalement si on crée il si on commence à créer un troisième statut il ya quand même une énorme crainte que beaucoup de salariés passent dans ce statut là beaucoup d'entreprises semeta et donc ça serait une précarisation des salariés aujourd'hui donc voyez que c'est assez compliqué donc ça doit être vraiment du sur mesure et du cas par cas donc c'est extrêmement compliqué donc faut dresser d'envisager enfin il ya des pistes mais d'envisager finalement ces plateformes comme une boîte d'intérim oui c'est il ya un intérimaire dans une boîte et la société d'intérimaires il ya le la personne qui travaille pour l'intérim et puis il ya le client les plateformes ça serait un peu comme une boîte d'intérim et donc il va falloir qu'on trouve ce statut et voyons mal an on parle même de cdi intérimaires dont vous voyez petit à petit on arrive à mettre un statut sur ces plateformes il va falloir aller la donc attention à ne pas créer un statut dans cette zone grise attention parce que globalement ça on va mettre beaucoup de personnes là dedans et essayer de trouver à ce set go comment on rémunère cette dépendance économique comment protège de cette dépendance économique ou alors que ça vienne d'hubert mais sous la pression de la justice comme ça a été le cas en voilà le problème de la pression de la justice c'est qu'elle rend des jugements qui sont sûr j'ai envie de dire l'ancien monde on est en train d'essayer de re faire rentrer au chausse pied une nouvelle manière de travailler et on va voir que c'est pour moment ça on n'y est pas sur comment bien sûr que c'est eux les vieux n'oublions pas qu'entre 2010 et 2020 on est sur x 5 en terme de plateforme donc c'est pas c'est pas quelque chose qui est en train de se développer ça se développe exponentiellement pourquoi parce que beaucoup de jeunes qui ne se retrouvent pas dans le salariat par rapport à la protection à la dépendance hiérarchie par rapport à beaucoup de sujets qui ne plaisent pas beaucoup de personnes ils veulent pouvoir maîtriser leur destin monter leur entreprise et faire en sorte de pouvoir faire leur job maintenant effectivement l'innovation est toujours en avant sur réglementation et aujourd'hui on essaie de traiter ces nouveaux travailleurs qui propose une nouvelle forme de travail avec les outils d'hier on va devenir des travailleurs on va les salariés ce qui se passe en angleterre est juste hallucinant on va en faire des travailleurs de place de plateformes ça va devenir des salariés en cuisinant mais c'est gênant par le fait qu'on ne reconnaît pas à ce type de travail à cette émergence d'un nouveau type de travail sa spécificité qui à la fois une spé cité autour du vin désir personnel d'autonomie et qui peut être aussi à la fois une une flexibilisation plus importante par rapport à des métiers classiques ça il faut le reconnaître aujourd'hui l'autre blocage réglementaire c'est que forcément ils sont travailleurs indépendants qui dépendent du coup du code du commerce et le code du commerce interdit d'avoir des conventions collectives de travail heures tir est qu'ils se mettraient ensemble parce que il ya une notion cartel mais donc d'entente illicite bref encore une fois on est sur une réglementation qui est en retard sur cette règlement de sur eux sur les nouvelles formes de travail ce qui me semble important c'est justement de profiter de cette zone grise pour essayer d'inventer un nouveau système qui protégerait pris ce qu'on peut faire on peut on savait déjà été fait dans d'autres systèmes hubert parce que justement ils sont dans cette relation avec les travailleurs ils vont prendre une partie des marges considérables qu'ils ont puisque effectivement ils appauvrissent enfin le transfert de valeur ils hallucinent entre ces gens là qui sont totalement appauvri et des plateformes qui qui qui sortit sur le rendement croissant c'est qu'une partie de leur marge il est même dans des fonds que ce fonds soit là pour protéger mettre au service d une protection sociale des formations mais aussi le travailleur pourrez y accéder de manière libre sans avoir un lien de subordination par rapport à la plate forme je pense que c'est vers ça qu'il faudrait réussir à aller c'est compliqué ça prendra du temps mais néanmoins on va enfin reconnaître une nouvelle forme de travail qui n'est pas le salariat et qui n'est pas l'entrepreneuriat eric est une façon de faire c'est au lieu de deux il ya eu deux mois importants qui ont été dites ou de mon point de vue il ya subordination et autonomie ce que veulent les les jeunes c'est pas être indépendant c'est être autonome c'est différent c'est à dire appartenir à une structure ça les gêne pas en revanche il faut être autonome par rapport à cette structure est donc ce n'est pas un lien de subordination qu'il faudrait mettre en place mais un lien juste de contrôle c'est à dire que je décide moi de ma durée du travail dada de mon lieu de travail d'un certain nombre de choses et tout en ayant la protection alors et ensuite mon employeur s'il est d'accord avec cela d'accord donc c'est calme et me contrôler ok tu dis que tu travailles ici ok tu dis tu travailles tendeur ok je te contrôler mais du coup je te protège aussi mes donc on change le lien c'est plus la subordination c'est du contrôle et donc si une autonomie contrôler d'accord mais on met mais du coup c'est pas de l'indépendance non plus donc et hélas peut-être que l'intégralité des salariés pourrait vouloir aller vers cette autonomie contrôler plutôt que vers cette indépendance ou ce lien de subordination et ça effectivement c'est assez passionnant à y réfléchir et conduit à une vaste chantier quatrième thème de ce match messieurs l'éviction des manuels faber on en a beaucoup parlé en début de semaine désormais ex pdg de danone donc il était dans le viseur de quelques actionnaires qu'ils jugent irresponsable de mauvaises performances du groupe en perte de vitesse à cause de la crise sanitaire l'annoncé a fait l'effet d'un coup de tonnerre d'autant plus que l'homme prenait prônait ce qu'on appelle un capitalisme social un capitalisme humain laurent berger à d'ailleurs fait part de ses craintes étaient hier sur notre plateau sur public sénat écoutez nous on était très attaché à la gouvernance à ne pas dire qu'on est attaché à l'homme même si moi j'ai beaucoup de risques team pour premier faber la gouvernance était quoi c'était simplement c'est être considéré qu'une entreprise c'est pas simplement un but un but de rentabilité à tout crin sera aussi une responsabilité sociale et environnementale si l'éviction de monsieur faber c'est la contradiction de ce qui est historiquement danone bouger beaucoup de craintes il ya des raisons d'être inquiet eric delannoy alors à titre personnel je pense pas je pense qu'il ya un énorme contresens qui est véhiculé actuellement sur l'éviction des manuels faber au contraire un ce que dit laurent berger très intéressant la loi aujourd'hui protège les engagements que prendra note en terme social et environnemental c'est avec la loi pâques la société a mission il faut rappeler que ce n'est pas une démarche qui est très récente qui est venu comme ça c'est depuis 2005 chez danone qu'ils ont réfléchi à ce sujet et cette mise dans les statuts qui va protéger les engagements sociaux environnementaux a été voté à 99 % par les actionnaires donc c'était palier où les alphabets remet les noms les actionnaires sont pas des gens comme ça des méchants qui vont tout à coup prendre des mesures contre productive 20 jours voter les ongles les engagements environnementaux et puis un jour les derniers noms ce qui est intéressant de voir c'est justement ces engagements là vont survivre au départ d'emmanuel faber ce qui se passe avec emmanuel faber aujourd'hui c'est qu'il ya eu à mon avis deux erreurs importantes une première qui est de mal communiqué autour de sa restructuration et qui a fait dire que la société a mission n'était pas forcément le bon système mais si une entreprise a mission une société mission tenzing société mission donc on le connaît bien le sujet doit faire des bénéfices pour pouvoir financer la transformation pour réussir à aller vers sa mission et dans les engagements des manuels faveur il n'est pas de réduire le chômage en france donc les 1400 personnes qui ont été on va dire fait l'objet d'un plan de restructuration c'était pour aller dans le sens de l'économie circulaire pour rapprocher sont des décisions au niveau local donc on si la communication avait été fait pour mettre en perspective ces restructurations par rapport aux engagements des manuels faber déjà on aurait eu moins de critiques d'opposition entre capitalisme et comportements d'entreprise premier sujet deuxième sujet emmanuel faber alors là pour le coup je ne connais pas l'intimité de danone mais on parle d'une d'un caractère un peu autocrate management joueurs de délai de départ effectivement un management très dur donc une espèce de dissonance entre la personne et potentiellement la mission puisque dans les engagements il ya de l'économie inclusive il y à l'implication des collaborateurs et cette dissonance là bas quelque part la mission et la décision des actionnaires protège l'entreprise compte cette distance là quelque part c'est peut-être au contraire parce que emmanuel faber n'incarnez pas suffisamment 7 7 7 7 cette espèce de d'engagement qui sont pris dans la durée qu'il a été évincé et dernier point ça pose néanmoins la question deux pour les actionnaires de la réparation de la valeur on dit souvent qu'il ya des fous des fonds activistes qui veulent plus de rentabilité mais eux mêmes les fonds activistes sont pris dans des engagements qui sont contradictoires rémunérer leurs propres actionnaires le salarié du de l'arkansas qui lui rendement pour sa future retraite d'accord et puis le fait de bien prendre conscience que sans durabilité dans les investissements ils n'y arriveront pas et donc si c'était quilibre là qui se joue avec danone et c'est pour ça que je crois au contraire que ce qui se passe chez danone va servir l'entreprise a mission parce que ça fait avancer tout le monde en fait vous êtes d'accord eric heyer parce que ça fait réagir beaucoup de personnalités de gauche qui ont aimé la figure des manuels faber oui parce qu'il a tenu des très beaux discours et effectivement il y avait le discours qui était assez séduisant il y avait aussi un certain nombre d'éléments enfin danone était historiquement un peu dans cette ligne là c'est pas uniquement emmanuel faber donc on aimer cela on aimait ce discours là bon ensuite il y avait quand même des résultats qui étaient pas si catastrophique alors certes il faisait moins bien que certains concurrents d'accord mais il avait gamme des résultats positifs en période en 2020 en période de grande crise économique donc on pouvait pas dire que c'était non plus une catastrophe donc on se dit tiens c'est ont très vite on peut dire bah c'était pas suffisant parce que le concurrent faisant mieux au lieu d'avoir 14 de marge il faudrait qu'on est 18 2011 et des moins bons parce qu'il faisait du social ou pas voilà c'est ça la question c'est est ce que dit il il avait des moins bons résultats que nestlé parce qu'il faisait du social ou parce qu'il a fait des mauvais choix stratégiques il a pu faire il a quand même changé souvent d'avis est-ce que c'était des spécialisations par produit par pas à pas par zone géographique est donc ça moi je suis bien mal pour vous dire ce qu'il a fait des mauvais choix si je sais pas donc est-ce qu'ils ont des moins bons résultats pour quelles raisons ils ont fait les moins bons résultats mais ça c'était aux actionnaires at a plus ou moins à nous le dire alors c'est sûr que quand c'est des fonds activistes qui font des pressions et on sait que ces fonds arrivent finalement il ya un an deux ans donc on a on a toujours cette crainte que en fait ils soient là dans le court terme il essaie d'avoir le maximum de résultats puis partir mais c'est peut-être qu'une crainte peut-être qu'effectivement il s'inscrivait dans le long terme c'est pour ça que ça c'est assez compliqué et quand on a on est une entreprise de mission il faudrait qu'ils aient une sorte de grille de lecture plus simple en disant voilà quels sont nos objectifs et est ce qu'on les a atteint 2 point de vue là et puisqu'on les a pas on peut toujours dire si on les a pas fait assez et c'est donc aujourd'hui ça veut pas dire grand chose ces entreprises donc il faudrait mettre un peu à un sort de tableau de bord aussi pour pas uniquement pour les résultats financiers mais pour ces missions là elle pouvoir 6,6 la a été au détriment de l'autre mais là vraiment j'ai du mal à le dire effectivement il ya on peut réagir d'un point de vue plus idéologique autre chose oui mais c'est le cas en fait le comité de mission est là pour bien mettre en oeuvre auprès de tout le monde que les objectifs qui sont pris les engagements qui sont prises seront atteints et ce comité de mission chez danone n'a pas été remis en cause donc moi je pense que cette crainte parce qu'ils sont se tait la mission il n'ya pas l'avoir léser les actionnaires ont pris acte que demain ils auront des engagements à tenir et ses mots de la fin merci merci à tous les deux d'avoir participé à ce match des idées fin de cette émission se retrouvent demain à 18 heures et à 22h30 en attendant bonjour chez vous dès 7h30 au rayonnement de chimie recevra l'ancien premier ministre jean pierre raffarin je vous souhaite une excellente soirée sur public sénat pour revoir ce programme en replay sur publicsenat.fr dans la crise sanitaire les élus locaux eux aussi sont en première ligne confinement déconfinement couvre-feu pas simple d'appliquer localement les consignes venues d'en haut la relation entre les maires et les services de l'état c'est souvent tendues quel est le meilleur et flon pour traiter des questions de santé ce sera notre débat de la semaine autour de notre film mon maire recombiner cette semaine dans un monde en doc un montant gorge samedi à 21h sur public sénat