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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 25 avril 2023 43 min

Macron et l'opinion : l'impossible reconquête ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] [Musique] bonjour bonsoir bienvenue dans sens public votre rendez-vous quotidien de débat et de reportage sur Public Sénat en étant ensemble tous les jours du lundi au jeudi à 18h et 22h pour donner du sens à l'actualité grâce à nos invités experts et tous les mois grâce à nos partenaires audoxa mascara en vos propose ce baromètre qui scrute la popularité et les traits d'images des personnalités politiques et en premier lieu du président de la République trop brutale inapte au dialogue éloigné de leur préoccupations voilà comment une large majorité de Français qualifiée Emmanuel Macron et c'est dans ce contexte ultra négatif qui est le multiplie les déplacements sur le terrain comme aujourd'hui à Vendôme on analysera cette stratégie de reconquête dans une minute et puis pour notre débat de société vous savez volontairement décalé de l'actualité du jour c'est un zoom sur les pesticides que je vous propose avec des agriculteurs qui en ont marre d'être montré du doigt c'est énervant de comment on va te soulever le matin et puis dire que bah il y a des gens ils croient qu'on est là pour les intoxiquer les polluer entre nous c'est pas notre but nous c'est de faire pousser une plante qu'elle soit saine et de la récolter pour nourrir la population quels sont les dangers sanitaires liés aux pesticides peut-on s'en passer et réussir à nourrir près de 10 milliards d'humains en 2050 les interdits français sont-ils plus nombreux et plus strictes que dans d'autres pays d'Europe on répond à toutes ces questions dans 45 minutes mais d'abord le constat d'un duo exécutif en mal d'amour avec matthiasarayz une impopularité qui lui colle à la peau malgré une volonté affichée de tourner la page des retraites Emmanuel Macron stagne dans l'estime des Français 70% d'entre eux pensent qu'il est un mauvais président un taux qui n'évolue pas par rapport au mois dernier pire le Chef de l'État est brutal pour 65 % des Français pour le qualificatif compétent Emmanuel Macron ne convainc plus que 36% des sondés c'est 13 points de moins qu'au moment de sa réélection il y a un an enfin ils ne sont que 17% à estimer que le Président de la République est proche de leur préoccupation pour Elisabeth borne le constat et le même 28% d'opinion favorables une donnée stable depuis le mois dernier seul Manuel Valls en 2016 pendant la loi travail était descendu plus bas pour 61% des Français la locataire de Matignon n'est pas compétente c'est 31 points de plus qu'au moment de sa nomination 72 l'estime fermé au dialogue et pour 66% d'entre eux elle ne peut plus rester à la tête du gouvernement et on va reprendre ces chiffres évidemment les détailler les analyser avec Céline braque bonsoir bienvenue vous êtes directrice générale d'odoxa Mathieu souker bonsoir bienvenue à vous aussi consultant essayiste spécialisé en sciences politiques Jean-Sébastien Ferjoux bonsoir bienvenue Jean Sébastien fondateur directeur d'Atlantico avec nous également en duplex Yves saint-cy qui est le seigneur partner de mascaret qui est scrute donc les les réseaux sociaux les médias sociaux dans le cadre de ce baromètre bonsoir et bienvenue Émilie appelle ski éditorialiste à mes côtés comme deux fois par semaine une fois par semaine depuis depuis quelques mois bienvenue à vous Emilie premier constat c'est une braque on va revoir certains des chiffres qui ont été donnés issus de ce baromètre qui est en partenariat avec Public Sénat et aussi la presse régionale vous retrouver ces résultats dans vos quotidiens ou dans vos magazines régionaux les Français sont pas passés à autre chose si on veut réussir une phrase dans le sujet on disait le président veut tourner la page c'est très clairement ce qu'il montre ce qu'il veut mais non les Français ça leur reste en travers de la gorge j'entendais qu'à l'Elysée on disait ok de toute façon on va arrêter le les mesures salées on va passer au sucré mais c'est un peu comme si les gens avaient fait n'avaient pas supporté le plat de résistance qui faisait une grosse indigestion et qu'on leur disait et maintenant le dessert et non en fait on a plus faim c'est trop tôt on veut faire une pause et donc le fait de voir le président comme ça tout le temps tous les jours même s'il leur annonce que on est passé au dessert et bien ça ne passe pas et c'est vrai qu'aujourd'hui la popularité du président elle est elle est faible enfin il y a 70% de mauvaises opinions 30% de bonnes opinions ça ça n'a pas envie qu'on le baromètre c'est c'est moi par mois sur ce niveau de popularité le mois dernier il a perdu petits points il a perdu 11 points depuis l'annonce de la réforme des retraites pour Elisabeth borne elle a perdu plus vite du terrain et là elle stagne ce sont des niveaux bas et derrière cela alors on rentrera sans doute dans le détail tout à l'heure mais on voit qu'il y a beaucoup de qualificatifs alors on peut en retenir un extrêmement sévère quand même qui ressort et ça faut que vous nous détailler effectivement le résultat sur ce trade d'image spécifiquement voilà c'est à dire que il est dynamique ça les Français le disent 55 % il est dynamique mais ils sont 65% à dire c'est quelqu'un de brutal c'est 16 points de plus depuis son élection ça veut dire que sur un an on est bien d'accord excusez-moi oui là c'est sur un an ça veut dire que c'est déjà quelque chose qui lui était quand même attribué c'est-à-dire le fait que ce soit quelqu'un qui passe en force mais cette réforme des retraites c'est vraiment le symbole de la réf que l'on passe au forceps que l'on impose il y a aussi un autre attribut qui est le fait que les Français considèrent qu'il n'est pas ouvert au dialogue 80% des Français le disent et c'est vrai qu'il a beau lui aller sur le terrain en disant moi vous vous bouchez les oreilles mais en fait à la au départ c'est à lui qu'on reproche cela qui est intéressant on y reviendra en détail sur ces autres traits de d'image Mathieu Suker si on prend un peu de recul historiquement de toute façon on sait bien les réformes des retraites rendent rarement l'exécutif populaire mais est-ce qu'il y a là une dimension supplémentaire justement avec vous l'évoquiez cet empilement de d'outils d'efficacité constitutionnelle on pourrait appeler ça comme ça qui sont tous légaux mais qui ont été qui se sont succédés est-ce que est-ce que il y a il y a ce grand supplémentaire dans j'allais dire la détestation c'est peut-être un peu fort mais on en est pas loin pour nous je crois pas que ce soit fort justement le pouvoir est une école un popularité de ce point de vue là il y a pas de surprise il y a pas de nouveautés alors l'impopularité d'une première ministre ou d'un président de la République ça vaut pas la même chose parce qu'une première ministre on peut la remercier et la remplacer donc c'est pas un problème insoluble d'un popularité à Matignon l'impopularité à l'Elysée c'est plus compliqué et même si pour le coup il y a des précédents en matière de d'un popularité et de défiance et même on a tous ressorti les cotes concernant Nicolas Sarkozy François Hollande etc il y a eu parfois pire que Emmanuel Macron il y a effectivement une spécificité qui concerne Emmanuel Macron il y a la défiance mais il y a la défiance avec la longévité c'est-à-dire que les niveaux de défiance atteints par ces prédécesseurs c'était en deuxième partie de quinquennat en deuxième partie de mandat et à l'approche d'un rendez-vous démocratique qui était la future élection présidentielle là le problème c'est que on ne fait pas le premier anniversaire de Macron à l'Élysée mais le sixième anniversaire d'Emmanuel Macron on les disait donc le niveau de défiance il intervient beaucoup plus tôt que d'habitude et par ailleurs si on compare simplement avec son prédécesseur c'est une défiance qui ne génère pas comme avec François Hollande dont la présidence était dit normale ou en fait très horizontale par rapport à celle d'Emmanuel Macron franchement Hollande quand ça marchait l'opinion le considérait comme plutôt sympathique alors je sais pas si c'est une qualité qui est importante pour un chef d'État mais les gens le trouvaient plutôt sympa parce qu'il ressemblait à tout le monde et puis quand ça s'est inversé les gens ont trouvé à tort ou à raison nul et du coup le sentiment suscité c'est du mépris c'est ce que j'allais dire je ne sais pas ce qu'il vaut mieux choisir entre le mépris la détestation mais on voit bien que dans le contexte en tout cas la détestation que la présidence ultraverticule et ultra verticale d'Emmanuel Macron suscite à quelque chose de d'inédit et de dangereux l'ancien candidat europécologie les Verts à l'élection présidentielle Yannick Jadot va jusqu'à parler d'une dérive in libérale d'Emmanuel Macron est-ce que vous jugez ce qualificatif exagéré on n'est pas tout à fait quand même au niveau de la Hongrie en revanche je pense que oui on est entré sur un chemin quand on voit en terme de rest des libertés publiques on l'avait déjà connu au moment du covid sans que ce soit proportionné à de véritables exigences ou en tout cas efficacité sanitaire et là on le voit regardez aujourd'hui les manifestations avaient encore été interdites et elles ont le l'arrêté préfectoral a été annulé par le tribunal administratif je pense qu'en termes de liberté publique oui à quelque chose d'inquiétant dans ce que le gouvernement est en train de mettre en œuvre même si évidemment que même s'il allait plus loin nous serions encore très très loin de la dictature mais je pense qu'il y a quelque chose de très personnel avec Emmanuel Macron c'est une détestation personnelle elle n'est pas très politique est-ce que c'était pas déjà ça avec Nicolas Sarkozy pas mais justement non justement politique que personne Nicolas Sarkozy pouvait irriter les gens mais il y avait quand même toujours la gauche et la droite donc il y avait quand même des jambes droites qui continuaient alors ils pouvaient irriter aussi parfois chez certains à droite mais ça s'inscrivait quand même dans un paysage politique parce que là il y a quelque chose je trouve qu'il y a une règle non écrite de la démocratie dont on parle assez peu pour que la démocratie fonctionne il faut pas uniquement respecter les institutions il faut que l'al commence par est-ce possible et là parce qu'Emmanuel Macron a nié le clivage gauche droite parce que il a essayé de lui substituer un clivage les raisonnable contre les déraisonnable les le cercle de la raison contre les populistes les démagogues les extrémistes et que sais-je comme qualificatifs qui discréditent absolument les autres ils ne considère pas que ce sont des adversaires politiques ils considèrent que ce sont des dangers et là dans la mesure où il y a par ailleurs une espèce de tripartition du paysage politique français vous avez un bloc à gauche qui a l'impression qui n'arrivera jamais au pouvoir et vous avez un bloc à droite qui se sent exclu aussi du pouvoir et donc ça détestation qui l'entretient parce que c'est comme si elle était à hauteur d'homme en quelque sorte quand les gens lui répond on voit bien c'est comme s'il y avait vraiment un lien quand il a dit qu'il était prêt emmerder les noms vaccinés ou un certain nombre de ces petites phrases c'est quelque chose que les gens prennent pour eux ils ne le prennent pas pour eux comme je suis de gauche et je suis agacé par un président de droite ou réciproquement ils le prennent comme quelque chose vraiment sur un terrain interpersonnel c'est Emmanuel Macron lui-même qui les aurait-il dans un paysage de ruines politiques et ça c'est inquiétant aussi il y a un autre à prendre en compte c'est que prenons pendant son premier quinquennat finalement il a eu tout de suite eu cette image président des riches un peu brutale justement ISF suppression d'ISF et puis très rapidement on a quand même eu le covid suivi ensuite par la guerre en Ukraine et du coup c'est devenu plutôt l'État-providence gilet jaune et dans ces moments-là il a été plutôt un président protecteur qui a donné qui a donné du pouvoir d'achat au gilet jaune ce qu'il a donné 17 milliards et qui a protégé les Français pendant le covid en fait il a pris une autre casquette que les gens ont pris finalement puisque ils sont mis sous sa coupe covid oblige on a suivi tout ce qui tout ce qui demandait donc il a eu une image complètement différente et là avec la réforme des retraites ça y est on a le Emmanuel Macron des premiers vrai Emmanuel Macron et ça je pense que les gens on entend cette petite musique du président des riches de celui qui qui cautionne les intérêts économiques des plus riches des plus âges et des plus riches ça revient cette petite musique comme si ça avait été un petit peu gommé et ça je pense que les gens ne le pardonnent pas d'autant plus qu'il a distribué énormément et que là tout d'un coup pour 12 milliards d'euros par an il va faire toute une réforme qui est en effet très brutalement mise en oeuvre et imposé je voudrais qu'on regarde Céline les les traits d'image de la première ministre on a vu le chiffre générale elle est à peine moins un populaire que le Président de la République que disent les Français que vous avez sonder tiens par exemple de ça de sa compétence de sa capacité au dialogue qu'est-ce qui ressort Elisabeth elle ressemble quand on compare les qualificatif avec ceux d'Emmanuel Macron c'est très proche elle est toutefois jugée moins brutale alors on est à 53% on est à 65% donc on est à 65 % pour Emmanuel Macron mais pour le reste c'est quand même très mauvais c'est à dire que sur sa compétence on acide Français sur 10 qui trouve qu'elle est pas compétence avec une chute vertigineuse en un an 31 points de perte de 1 an 32 points de perte sur le dynamisme pour le coup elle est pas jugée dynamique contrairement à Emmanuel Macron elle est considérée comme pas ouverte au dialogue 72% des Français le disent et ça a baissé 24 points c'est vrai qu'elle a été vendue entre guillemets parce que beaucoup de gens la connaissaient pas comme étant la première ministre qui pourrait parler au syndicat et donc les Français ils se disaient après tout pourquoi pas bon là vraisemblable ils sont plus trop taper de cet avis là elle n'est pas jue comme quelqu'un de sympathique 74% des gens la trouvent pas sympathique pas proche des préoccupations des Français 76% moins 17 points ce qui fait que elle non plus la question de son avenir ça c'est intéressant quand on demande la question c'est peut-elle rester Premier ministre voilà tout à l'heure et la réponse c'est non à 66 % sachant que c'est logique 64% elle peut pas réformer le pays donc ça va quand même un peu ensemble c'est pour pour Elisabeth borde ça a baissé très très vite mais c'est elle c'est très vite rendue impopulaire elle a protégé un petit peu le président au début et puis au moment de la réforme des retraites patatras Emmanuel Macron a perdu aussi énormément de terrain donc c'est vraiment la première ministre qui en ce moment ne permet plus du tout de d'accaparer une part de d'un popularité qui pourrait protéger le aux choses qui sont pas des réformes en fait mais des par exemple augmentation des salaires des enseignants le fait que on ne perd plus de points quand on fait un petit excès de vitesse ce genre de de d'annonce là de vrai être lui mettre à son crédit ou être mise au crédit d'Emmanuel Macron et bien ni l'un ni l'autre c'est à dire que c'est vraiment un moment c'est vraiment un moment où les gens considèrent que tout ça c'est de la com tout ça c'est plus marketing et voilà alors le prénom la République il a donné à sa première ministre la mission d'élargir sa majorité et 100 jours pour faire avancer c'est trois chantiers prioritaires c'est quoi c'est de l'incantation alors je sais pas en toutes les tas de cause il y avait dans l'identité politique initiale je sais pas si peut-être un peu excessif de parler d'identité politique mais d'Elizabeth borne effectivement la compétence on est juste une femme compétente femme de dossier qui va tenir les choses etc et puis c'est une femme de dialogue puis on a ajouté même elle vient de la gauche bon le problème c'est que sa compétence a été mise à rude épreuve son sens du dialogue également et puis à la portée une réforme qu'on peut difficilement associer à la gauche quant au Cap politique précisément et à la feuille de route que lui donne le président de la République la difficulté tient quand même au fait que on ne sait plus très bien où on va il y a une ultra plasticité du macronisme mais je me souviens que au lendemain de sa domination enfin le jour de sa nomination dans un tweet le président de la République nous souhaitait bonne chance et lui disait un planification écologique deux écoles trois santé et donc on voit que en fait neuf mois après le sept feuille de route là c'est priorité politique là non pas du tout non pas du tout été respectées à chaque intervention de président change de priorité exactement y compris dans ces trois interventions récentes donc forcément on s'y perd et je pense que l'ultra verticalité sur la forme est l'ultra plasticité sur le fond finit aussi par se payer et la première ministre ont subi elle-même les conséquences sur la mission ou la feuille de route effectivement donnée à l'après-midi je veux bien je veux bien entendre votre avis Jean sébastien-ferjou disait c'est un quant à toi c'est-à-dire que enfin c'était mission impossible on l'a dit des dizaines de fois depuis depuis 15 jours qu'est-ce que vous en pensez au mieux c'est un exercice un peu sadique enfin parce que non mais franchement lui demander de présenter une feuille de route dans le contexte actuel enfin c'est absurde et au pire et je pense que c'est là le plus grave c'est encore une fois démonétiser c'est l'escalade dans la démonétisation de la parole publique à quoi ça rime de donner une feuille de route à quelqu'un dans un contexte politique ou de toute façon elle ne peut pas la déployer quoi qu'il en soit il n'y aura pas de majorité élargie ignorer vraisemblablement pas de majorité par projet et la majorité elle-même la majorité relative celle qui soutient le gouvernement est elle-même en plein trouble donc c'est totalement absurde de faire comme si tout ça n'existait pas et moi je trouve que c'est inquiétant parce qu'on voit des interventions du Président de la République il fait des promesses le sujet n'est pas la promesse en soi mais alors là dans Le Parisien on va maintenant isoler toutes les écoles mais souvenez-vous il y avait un dimanche c'était réveillé il voulait construire des RER dans toutes les métropoles de France à chaque fois il y a pas de plan de financement pas de calendrier il y a pas de concertation avec les gens qui sont censés prendre des décisions les prisons de région ou les machins et peu importe il nous fait des annonces quand même et c'est grave d'un point de vue démocratique c'est grave de démonétiser ça très bien à son époque je pense qu'il y avait un peu plus de fonds politiques et de négociations quand même il y avait une majorité il y avait un gouvernement il y avait des personnalités qui pouvaient s'opposer au président là on voit bien que ça n'est pas le cas parce que le bon de touche du macronisme il est très faible et la promesse initiale au-delà de la plasticité idéologique la promesse initiale c'était quoi c'était ok je vais vous débarrasser de la gauche et la droite parce que c'est un gars ils sont tous nuls machin etc mais on va être efficace mais non il n'a pas été efficace et la brutalité la brutalité oui absolument la brute la perception de la brutalité elle vient de là quand vous prétendez savoir mieux que tout le monde bah ça marche peut-être si vous êtes efficace mais là les Français en sous les yeux d'école le capital l'énergie alors bien que ça ne marche pas donc l'incompétence plus le fait de ne consulter personne ben oui c'est perçu comme de la parité on n'a pas encore donné la parole à Yves Sancy pour se tourner vers la partie réseau sociaux médias sociaux de ce baromètre au doxa mascara avec un prénom République qui avait été plutôt discret volontairement je dis plutôt indiscret voltairement pendant trois mois là il revient en force à quel niveau de présence dans les réseaux sociaux si on compare les époques tout à fait une présence totale si j'ose dire c'est à dire que si on observe les conversations sur les réseaux sociaux comme on le fait on voit bien qu'il y a un moment de changement c'est ce qu'on a appelé l'effet 49-3 et cet effet 49-3 avant il y avait une relative absence des manuels Macron sur la scène intérieure depuis il y a une présence totale avec on l'a dit une contestation à la fois personnelle puisque on va dire que c'est Emmanuel Macron qui fait l'objet de tous les ressentiments à la fois sur la question de la réforme mais également sur la pratique du gouvernement mais je dirais que on a une montée du champ lexical qui va vers une radicalisation très très forte et qui marque quelque chose de nouveau quand même cette radicalisation et cette contestation elle n'est pas institutionnelle en réalité il n'y a pas de contestation institutionnel mais par contre elle est sur une personnalité et sur la pratique de gouvernement quand je dis sur la pratique de gouvernement c'est que ce 49-3 et ce qui s'en est suivi et peut-être aussi une stratégie qui a consisté à dire le gouvernement et le président sont du côté des institutions or il n'y a pas d'attaque de légitimité institutionnelle mais politique ça a été noté tout à l'heure le gouvernement n'a pas de majorité c'est aussi peut-être qui ont fait sa faiblesse politique mais on se retrouve dans une situation où il n'y a pas de contestation institutionnelle par contre on a une violence de plus en plus forte sur les évocations autour d'Emmanuel Macron et également de la la pratique de la manière d'utiliser les institutions c'est un peu comme si les conversations étaient autour du fait que le gouvernement n'aurait pas respecté les règles du jeu et il y a un fond respect des règles de des règles du jeu mais les Français considèrent que autant les syndicats et peut-être même les oppositions à partir moi les oppositions de gauche ce qui est une surprise se retrouve dans une situation au centre de toutes les intentation et en respecter les règles du jeu en tant composant mais le gouvernement ne l'aurait pas fait et Emmanuel Macron ne les aurait pas respecté non merci censé revient vers vous tout à l'heure malgré la décision du Conseil constitutionnel qui ont le rappelle à valider un fait la procédure et l'essentiel de la réforme on va parler de la stratégie d'Emmanuel Macron stratégie de communication je propose à Steve Jourdain de nous rejoindre bonsoir Steve bienvenue à vous on le sait Emmanuel Macron s'est donné 100 jours pour apaiser et continuer de réformer les deux en même temps il était en déplacement dans le Loir-et-Cher aujourd'hui la nouvelle fois été chaudement accueilli oui déplacement sous haute sécurité ce mardi dans la ville de Vendôme le chef de l'État a visité une maison de santé pour ce troisième déplacement présidentiel depuis son allocution il y a une semaine on rappelle que jeudi dernier il était dans le département de l'Hérault ou des manifestants et des syndicalistes là on est sur place pour l'occasion le préfet du département avait décidé d'interdire les casseroles et aujourd'hui rebelote un arrêté a été pris par son homologue du Loir-et-Cher avec une petite particularité cette fois puisque non seulement les casseroles ont été interdites mais aussi les rassemblements revendicatifs l'arrêter se base sur la législation entité terroriste est considère que l’interdiction de se rassembler et justifier au regard du fait que le président représente une cible symbolique je précise que s'est arrêté a été suspendu en fin de journée par la justice la manifestation a quand même eu lieu mais à distance de la maison de santé que visiter Emmanuel Macron et alors c'est rassemblement bruyant c'est aussi une façon de fêter les un an de la réélection d'Emmanuel Macron oui il est un an de la réaction d'Emmanuel Macron c'était hier pour l'occasion des concerts de casseroles étaient organisés un peu partout en France ils ont réuni parfois plusieurs centaines de personnes à Rennes on va le voir les manifestants se sont retrouvés devant la mairie à Marseille ils se sont donnés rendez-vous avec des casseroles et des ustensiles de cuisine sur le vieux port même chose à Lyon ou encore à Paris devant l'hôtel de ville ou le rassemblement avéré à la manifestation sauvage le mot d'ordre c'est toujours le même depuis une semaine non à la réforme des retraites promulguées par le chef de l'État écouter peux pas écouter le peuple donc il veut pas il veut pas écouter le fait que les gens appellent à la démission donc il faudrait que déjà qu'il essaie de changer radicalement de de voir qu'il ouvre pas la voix aux extrêmes droites comme il est en train de le faire et qui et qui s'engagent dans ce qu'il a dans ce qu'il a promis dans dans le système social qu'il a promis d'améliorer les déplacements des ministres sont également ciblés la visite à Lyon du ministre de l'éducation nationale a été fortement très fortement perturbé hier pas pay Ndiaye se rendait à l'Institut national du professeur et de l'éducation une centaine de manifestants vous le voyez la tendez sur place on va écouter en entre eux comme tout ministre sera poursuivi par les bruits de casseroles tant qu'ils auront pas retiré leur réforme et puis deuxième élément on a quand même un gros sujet de contentieux en ce moment avec le ministre sur la question de la revalorisation des personnels au lieu d'éducation nationale et donc du coup on tenait à signaler à l'occasion de sa venue son retour à Paris même comité d'accueil dans le hall de la gare de Lyon on va le voir sur les images Thomas le ministra finalement pu être exfiltré de la gare sans passer devant les manifestants alors plusieurs autres ministres ont été chahutés ces dernières heures la secrétaire d'État à l'enfance charlotte cobel a même du renoncé hier à un déplacement prévu dans le Val-de-Marne motif son dispositif de sécurité n'était pas tout à fait au point pour faire face à ces manifestants merci Steve pour pour ces explications on reviendra sur ces concerts de casseroles dans un instant mais mais on reste concentré là sur la stratégie de communication des balles Macron je vous propose d'écouter une analyse celle de Philippe Moreau Chevrolet communicant et professeur en communication politique à Sciences Po l'idée d'Emmanuel Macron c'est de provoquer une nouveauté par jour ça peut passer par un clash par une petite phrase l'idée c'est d'occuper le terrain le plus possible et que comme c'est le président tous les regards en France convergent vers le président donc on va parler que de ça donc ça c'est le contexte la description Émilie on a eu le grand débat là c'est des petits débats c'est ça oui si vous avez aimé le grand débat national vous allez adorer les petits débats d'Emmanuel Macron alors il faut dire qu'on a déjà commencé à le voir dans cet exercice depuis plusieurs jours depuis en fait la validation de la réforme par le Conseil constitutionnel on l'a vu donc en Alsace le 19 avril il parlait de réindustrialisation puis après dans l'Hérault comme c'était souligné la partie le 20 avril sur le thème de l'éducation et comme le disait justement Steve toujours avec ce concert de casserole qui le suivait on va visionner d'ailleurs un extrait de l'une de ses prestations donc c'était sur le thème de l'éducation dans l'Hérault alors regardez bien Macron qui parle les autres autour de lui qui écoutent on est vraiment dans un remake du grand débat national et donc le pacte c'est de dire et nous on fait le pari qui a au moins un tiers des enseignants qui adhérents c'est de dire les tâches que toutes les missions que vous voulez faire en plus pour qu'elles soient pérennisées faut que le système les reconnaisse et les paye mieux et donc là en plus de cette augmentation du socle entre 100 et 230 euros par mois selon les moments de la carrière il y aura justement quelque chose qui sera fait en plus c'est défini avec le chef d'établissement sur une base totalement volontaire et qui va permettre de payer encore plus par mois ce qui permettra des enseignants de toucher jusqu'à 500 euros par mois en plus voilà on a toutes les explications techniques c'était pareil au grand débat national il y avait toutes les éléments aujourd'hui donc sur les déserts médicaux dans le Loir-et-Cher le but l'objectif de ces déplacements et de ses annonces alors le principe c'est simple faire passer la pilule de la réforme des retraites qui n'est décidément pas passé en multipliant les contacts avec la population et puis en multipliant les annonces durant ces 100 jours d'apaisement et d'action l'Élysée prévoit de déplacements par semaine de ce type le Président il est en est convaincu il la redit si les choses se passent mal c'est parce qu'il n'a pas été assez présent pour défendre plateforme alors il faut comprendre en creux que les autres les ministres et puis la première ministre n'ont pas fait le job en quelque sorte pourtant si on regarde bien toutes les critiques le cible personnellement donc quelque part cette personnalisation sur la réforme de retraite elle s'est fait volontairement ou pas en tout cas il est bien là est-ce que son pari peut réussir alors ce qu'il faut dire c'est qu'Emmanuel Macron il est souvent très bon dans cet exercice en plus il aime ça Dieu dans les yeux convaincre chacun des bienfaits de son action de sa politique et de ses résultats à venir même de sa méthode mais bon la démarche a donc des airs de déjà-vu avec des résultats pour le grand débat national qui était pas forcément à la hauteur des attentes le grand débat il sait pas soldé avec des mesures qui ont été très frappantes et puis point important il avait été lancé plutôt avec succès au départ mais à un moment où le président avait lâché il avait lâché la hausse de la taxe carburant qui avait été l'aimant l'élément déclencheur de la crise des gilets jaunes et puis il avait distribué quand même quelques 17 milliards d'euros pour le pouvoir d'achat donc les Français sont pas dupe ils comprennent bien que là Emmanuel Macron ne veut pas prendre en compte leur demande leur mécontentement ni sur les 64 ans ni sur sa façon d'exercer le pouvoir qu'il juge autoritaire et sur ce volet justement de la démocratie est-ce qu'il veut rouvrir le débat alors il a continuons en quelque sorte donner le sentiment ou l'illusion d'une démocratie plus directe encore une fois il y a une question de période et là je pense que les Français enfin ça se voit elle ne sont pas prêts à écouter le président de la République c'est trop tôt en fait c'est comme une je parlais de l'indigestion tout à l'heure ou un deuil enfin c'est à dire qu'il y a une période ça veut pas dire que le président est condamné à ne rien faire et à ne plus être entendu mais là c'est trop tôt mais cette stratégie de du dialogue du débat c'est bien ce que demande quand même les gens c'est à dire que l'idée du grand débat je pense que c'était une bonne idée puisque précisément ce que demande les Français c'est aussi de pouvoir redonner du sens à la démocratie c'est à dire que en ce moment ce qui se passe c'est que les Français ont le sentiment que leur représentants ne les représentent plus c'est vraiment ça que l'on voit dans nos enquêtes c'est à dire les gens ont l'impression que il y a un corps qui s'est complètement détaché du corps social et que c'est représentants là ont pris leur autonomie en se détachant de leur préoccupations et donc l'idée de pouvoir être à nouveau entendu écouter participer au débat c'est vraiment quelque chose qui est qui qui que les gens demandent l'idée des référendum c'est quelque chose qui plaît donc le grand débat après tout il y a d'ailleurs ça avait été utilisé il y a des aujourd'hui des des moyens modernes qui permettent notamment via l'intelligence artificielle mais pas seulement de pouvoir écouter un grand nombre de personnes et de faire remonter beaucoup de préoccupations donc ça ça pourrait vraiment bien fonctionner mais c'est pas le moment c'est encore trop tôt c'est trop tôt si on regarde Matthieu scooter juste en terme de de communication il y a cette idée peut-être de d'essayer de un peu l'espace médiatique chez Emmanuel Macron depuis deux trois semaines est-ce que ça marche pour vous parce que nous on cause avec quand même si on regarde les chaînes d'infos alors il y a on voit les casseroles aussi mais on parle aussi reprenons l'exemple des images que vous montrez à l'instant et qui font et quoi est-ce que disait Céline en réalité on le voit parler de du métier d'enseignant de l'arvalorisation de leur rémunération etc mais personne n'écoute le fond de ce qu'il dit et personne d'ailleurs dans la presse n'a commenté le fond du plan qui a été proposé pour l'éducation nationale en réalité personne vous êtes vous forcez un peu le trait ici un peu il me semble que il me semble que pour l'essentiel en réalité ce n'est pas ce qu'on retient ce qu'on regarde et même mais ça n'est même pas ce qu'on auscule ce qu'on regarde précisément c'est la capacité que le président a dialogué de nouveau avec la population on n'écoute pas véritablement ce qu'il dit et ça veut dire que les casseroles nous empêchent de l'entendre pour une raison assez simple là quand même le président de la République c'est beaucoup exprimé au cours des dernières semaines parce qu'il est tout le temps sur le terrain et qu'il fait à chaque fois un nombre de son un calculable et on a l'impression qu'il s'arrête tous les 10 mètres pour redire à peu près la même chose et quand même il a fait trois interventions ou trois allocutions en moins d'un mois et et encore une fois le le pouvoir a fait le pari de la résignation de l'opinion sans voir que plus que la résignation il y avait une exaspération très forte et face à l'exaspération précisément le on attendait un petit mais à coule pas parce que aucune des trois interventions en fait n'a permis de faire ce qui a pas du tout mais à coule pas on attendait un minima un petit je vous ai compris quand même où je vous ai entendu et à chaque fois c'est vous ne m'avez pas compris et sans doute d'ailleurs que j'aurais dû parler davantage si j'avais parlé davantage à la place de l'autre à la place des autres on m'aurait mieux compris donc il y a pas du tout de mea culpa et il y a même pas d'initiatives politiques s'il y a une situation de crise or tout le monde s'accorde à dire aujourd'hui qu'il y a quand même une situation de crise Laurent Berger parle de crise démocratique d'autres parlent de crise de régime le président de la République l'humain a consenti qui avait pas de crise de démocratique mais quand même une crise sociale s'il y a une crise face à une crise le pouvoir est tenu quand même de prendre une petite initiative voir une grande l'initiative comme le grand débat il y a trois ans là 0 initiative donc zéro mais à coule pas et 0 initiative ça ne peut en lutter qu'alimenter l'exaspération qui est déjà là alors j'étais en train de communiquer avec avec la régie pour vous montrer un autre trait d'image du du baromètre doxa mascara pour Public Sénat et la et la presse régionale sur la capacité d'Emmanuel Macron à répondre aux préoccupations quotidiennes des Français parce que le le qualificatif vous le voyez s'applique plutôt mal on est à 82% donc c'est c'est vraiment un discrédit très fort sur cet aspect là Jean-Sébastien Ferjou est-ce que il y a pas une part d'injustice après le quoiqu'il en coûte je vais pas tout citer mais le le chèque énergie le prêt garanti par l'État pour les entreprises d'artisan etc etc etc oui certainement mais ce qui compte c'est les aspirations des gens la manière dont ils se projette dans l'avenir parce que quand vous regardez le pouvoir d'achat ou les chiffres du chômage ils ne sont pas mauvais en soi simplement il ne correspondent pas à ce que les gens espèrent de leur vie ou à ce qu'ils imaginent pouvoir être la vie de leurs enfants et c'est ça probablement qu'Emmanuel Macron peine à comprendre aussi parce que lui il parle juste de chiffres et là où probablement ça se joue sur un terrain émotionnel et donc ça veut dire que du président protecteur qui qu'on pouvait d'ailleurs qui se sentait dans sa cote de popularité pendant pendant deux ans il l'a perdu en trois mois avec les retraites oui mais c'est bien gentil de faire des chèques énergiques quand vous êtes assez responsable et à minima on ne souhaitant pas le changer du fait que les prix de l'énergie est explosé en France ça fait 6 ans qu'il est Président si on avait géré la filière nucléaire différemment en France et si on avait réformé la formation des prix de l'électricité je sais bien gentil de dire regardez je vous mets un pansement sur la blessure que vous avez tout en étant responsable de la blessure ou co-responsable de la blessure elle-même je pense que les gens ne l'oublient pas quand même il voit aussi l'état de l'école il voit aussi et quant au quoi qu'il en coûte on voit aussi que ça fait exploser la date de la France et casser largement ça n'avait pas d'utilité économique il fallait sauver les entreprises ça n'avait pas de sens par exemple de fermer les commerces qui étaient dont on savait déjà qui n'était pas des lieux de contamination et moi je crois surtout qu'on fait une erreur de diagnostic sur ce qui s'est passé pendant le grand débat oui Emmanuel Macron a des qualités oratoires oui il a une forme de charisme mais pourquoi a-t-il gagné à ce moment-là est-ce que les gilets jaunes s'essoufflés de toute façon parce qu'il n'y avait pas de traduction politique au gilet jaune il n'y avait pas de syndicats qui avaient réussi à récupérer le mouvement ou à l'incarner il y avait pas de parti politique ni Marine Le Pen ni la France insoumise ni personne n'avait réussi profondément différent aujourd'hui parce que là on voit que la société française s'est en tout cas elle est politisée il y a l'Inter syndical il y a l'Inter syndicat il y a des autres qui avaient pas vraiment d'alternatives politiques non plus il y a pas d'alternative politique mais il y a des gens qui sont présents dans le débat et il y a des rendez-vous démocratiques regardez d'ailleurs on va bien voir moi je pense ça pourrait jouer en sa faveur le rendez-vous du 8 juin vous savez la fameuse niche parlementaire du groupe liotte qui doit présenter faire essayer de faire vos propositions de loi revenir sur le sur les 64 soit effectivement il y a une majorité alors on peut imaginer que la majorité c'est de faire de l'obstruction parlementaire comme la fait la nu je pense ça serait prendre un risque parce qu'ils sont déjà crédités d'attitude peut démocratique mais de deux choses une soi effectivement il n'arrive pas à empêcher le vote de cette loi-là et de toute façon il y a pas d'autres solutions qu'une dissolution soit pour le coup ça lui redonne un peu d'oxygène en disant il y a pas d'autres majorité mais quoi qu'il en soit ça n'est pas son il surestime son talent personnel il a été élu parce que ça a été un accident non mais je veux dire ça veut pas dire qu'il est pas de talent il a compris plus intelligemment que les autres l'état des parties il a su se placer se faire adouber par le système il a des tas de qualité mais ça n'empêche pas que c'était un alignement de planètes sans précédent de la même manière que là il bénéficie beaucoup de la nullité en quelque sorte des autres ou à minima dans ce que les Français en ressentent et ça ne veut pas dire ça ne veut pas dire je pense que lui imagine qu'il est un génie politique je ne crois pas qu'il soit un génie politique 7% poser de rien et avancer comme ça c'était peut-être un coup marketing politique plus que un coup politique tout court moi je pense que ça fait Blaise je rappelle à un élément de base on l'a vu t'oublier c'est le seul sous la 5e République avoir été élu réduit en période comités ou ça faiblesse c'est et je pense que c'est ça qui fait écho au manque de préoccupation au manque de d'atteindre des préoccupations des Français c'est qu'il a une vision très comptable en fait de la société donc hop on va faire baisser le chômage on va faire les impôts aussi les impôts ça et finalement les Français lui renvoient la même chose d'ailleurs ils sont en train de préparer une plateforme où on va savoir presque les impôts qu'on va payer ce que ça va nous renvoyer comme bien de la société donc c'est une vision très donnant-donnant pour embarquer tout le monde la seule vision que les gens ont trouvé c'est une vision contre lui il y a pas de il y a pas de vision politique le dernier mot là-dessus sur ce que je vous dis sur le fait qu'il ne soit peut-être pas le génie politique il est je lui dis pas qu'il n'a pas de qualité oui il a été élu mais pourquoi a-t-il été réélu parce que dans un paysage confusion idéologique absolue les institutions et le scrutin à de Tours fait que celui qui est au centre gagne plus compliqué que ça alors vous voulez la parole mais vraiment très vite sinon on va pas pouvoir parler des autres il a été élu mais les deux fois face à l'extrême droite ça ça change un peu la donne deuxième dimension je pense que ce qui se passe aujourd'hui est de plus grave en fait pour Emmanuel Macron c'est l'affaissement de son socle après les gilets jaunes sa base électorale et je parle sous le contrôle de Céline c'était consolide et c'était renforcé il lui avait permis en fait de reprendre une dynamique aujourd'hui c'est très différent on voit bien que c'est un peu la fin du fan club ceux qui détestaient trois quarts de ces de ces électeurs du premier tour sauf que depuis l'usage même l'usage de 49-3 par exemple la moitié de sa base a considéré que c'était une très mauvaise manière la moitié des Français considère que il y a des violences policières donc son socle s'effrite et là pour le coup c'est ce qui fait son affaiblissement du moment allez on parle des des personnalités politiques parce que c'est aussi qui est passionnant dans le baromètre au doxa mascara vous vous testez la cote d'adhésion et de rejet on commence par l'adhésion avec un Édouard Philippe qui retrouve un niveau assez élevé voilà c'est ça il reprend 6 points il avait perdu beaucoup de points le mois dernier pour ceux qui ont loupé le dernier épisode le mois dernier tous les proches ou pas trop loin d'Emmanuel Macron en tout cas qui pouvait être considéré comme des soutiens de la réforme des retraites avaient perdu énormément de terrain donc tout le monde regagne un peu de terrain et donc Édouard Philippe le premier Édouard Philippe faut quand même dire que dans notre code d'adhésion donc on teste en tout 24 personnalités c'est le seul dont qui a plus d'adhésions que de rejet tous les autres ont plus de rejet que d'adhésion en réalité ce qui se passe en ce moment c'est que Emmanuel Macron tire vers le bas en termes de niveau mais en tout cas en termes de popularité la totalité des personnalités politiques au mieux vous voyez après Édouard Philippe qui a 40% d'adhésion on a marine Le Pen à 34% qui continue à gagner un peu de terre c'est son meilleur score Bruno Le Maire 26% Fabien Roussel qui gagne pas mal de terrain 26% plus 4 points mais voyez avoir des personnalités qui sont les plus populaires avec des niveaux à 26 34 %, c'est franchement faible avec deux personnalités rassemblement nationales dans les six premiers Mathieu suquière c'est quoi c'est la normalisation réussie c'est mais par ailleurs même la séquence politique on parlait tout à l'heure de l'ultra plasticité du macronisme le macronisme depuis le départ en fait se pose comme l'ennemi et le rempart contre l'extrême droite et il y avait dans la promesse initiale du macronisme le dépassement la réconciliation avec la politique et le recul de l'extrême droite alors il n'en est rien et en particulier depuis le début de ce quinquennat quand même qui n'est pas du tout le même que le précédent il y a sur la ligne politique un départ vers la droite je fais un jeu à personne en disant ça en fait il y a dans le discours politique indépore encore plus fort vers la droite celui qu'on entend encore plus ou presque en ce moment c'est précisément Darmanin et Darmanin dans le fil de ce qu'il disait quand il dénonçait en fait la mollesse de Marine Le Pen et on voit bien que ça par les électeurs de droite alors en attendant la ligne politique la ligne politique se déporte la ligne politique se déporte vers la droite le discours politique se déporte encore plus vers la droite et le débouché politique on le voit à travers les sondages c'est à partir de la ligne politique défendue quand même une extrême droite qui ne cesse de monter alors et puis je vais donner le podium du rejet Éric Zemmour à 63% de rejet Jean-Luc Mélenchon Gérald Darmanin Sandrine Rousseau Éric Ciotti et Marine Le Pen qui est dans les six personnalités les les plus rejetées par les Français je termine avec vous ifs sensibles une intervention assez courte si vous plaît parce que il y a un élément qui moi m'a surpris ou en tout cas voilà intéressé sur les personnalités de gauche il y en a eu qui tire son épingle du jeu dans les réseaux sociaux c'est François Ruffin expliquez-nous un effet ça peut paraître surprenant compte tenu de l'ensemble des commentaires qu'on entend d'abord sur la France insoumise depuis les débats et ensuite sur le et au niveau du Front national mais sur les réseaux sociaux ou on a un champ lexical comme je le disais tout à l'heure qui explose sur les termes de crise de révolution de censure c'est François rupin truffe clairement qui sort son épingle du jeu il réalise l'exploit de présenter plus de 45% d'opinion positives dans les engagements des conversations et ça probablement du sens parce que c'est quelque chose qui n'est pas très évident quand on observe le paysage médiatique merci beaucoup merci ustensil merci à tous d'avoir participé à ce débat évidemment on se donne rendez-vous dans un mois pour un nouveau baromètre au doxa mascara pour Public Sénat et nos confrères de la presse régionale je vous dis à bientôt sur notre antenne