Eric Zemmour : Ma conférence sur le thème de l'énergie, l'industrie et le pouvoir d'achat
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Bonsoir les amis. Je suis ravi de vous voir. Je suis ravi de venir dans cette belle région qui est parfois un peu abîmée par certaines... Je vous en prie. Je vous dis, c'est toujours un plaisir de venir ici. Vous savez, quand j'étais journaliste politique, je venais très souvent à Toulouse et dans la région. Et donc là, maintenant, quand je viens, il y a des hordes d'antifas qui se mettent en mouvement. Donc c'est un peu plus compliqué pour moi et un peu plus difficile. Vous pouvez les siffler. Vous pouvez les siffler. Et alors, vous savez, vous êtes la deuxième réunion que je fais.
Je ne sais pas si vous avez suivi la première qu'on a faite à Strasbourg, dans la région de Strasbourg, sur l'école. Le principe est simple. On prend un sujet. Moi, je travaille de mon côté. Je viens vous donner le produit de mon travail. Et puis ensuite, on en discute. On peut se poser des questions. Je réponds. Et comme ça, on a un véritable échange et on progresse de concert. Ça s'est très bien passé il y a un mois pour l'école. Je pense que c'est un sujet évidemment majeur. Et aujourd'hui, autre sujet absolument majeur, mais dont vous entendez parler toute la journée, c'est l'énergie. Alors évidemment, auparavant, l'énergie, personne n'en parlait jamais.
C'était un sujet de spécialistes, de techniciens. Et puis là, depuis quelques mois, voire depuis quelques années, tout le monde en parle, même ceux qui n'y connaissent rien. Et on arrive à une cacophonie incroyable. Et j'ai choisi l'énergie parce qu'effectivement, je pense que c'est un sujet essentiel. Vous avez vu récemment, surtout dans votre région, parce que je sais que vous avez besoin beaucoup de prendre la voiture avec les distances sont très longues. Et il n'y a pas de transport en commun à l'exception de la ville même de Toulouse. Vous avez souffert, j'imagine, comme dans le reste de la France, des pénuries provoquées par les grèves sauvages de la CGT. Mais il n'y a pas que ça.
Vous avez évidemment suivi tous les jours, et vous-même, vous le subissez, les hausses de prix du gaz, les hausses de prix de l'électricité, que ça soit pour les particuliers et surtout, parce que pour l'instant, les particuliers sont protégés, mais surtout pour les entreprises. Vous avez vu aussi, évidemment, il y a quelques années, la révolte des Gilets jaunes qui était partie d'une augmentation du prix d'une énergie, en l'occurrence de l'essence. Vous savez, en fait, l'énergie, le pétrole, l'essence, l'électricité sont devenus un peu ce qu'était la nourriture dans l'ancienne France.
Quand on manquait de nourriture, on se révoltait à l'origine de la Révolution française, les fameuses crises de 1788. Et aujourd'hui, c'est pareil. Et ce qui a remplacé la nourriture, c'est l'énergie, parce que c'est notre nourriture pour nous déplacer, pour nous nourrir d'ailleurs aussi, pour travailler, etc. Ça, c'est la première chose. C'est-à-dire que c'est ce qui touche les gens personnellement. Chacun d'entre nous est touché dès qu'il y a des problèmes sur l'essence, sur l'électricité, sur le gaz. Et puis, vous verrez qu'à chaque fois, je ferai ça dans ma démonstration.
Ce qu'il ne faut jamais oublier, et ce qu'on a tendance à oublier, c'est que la question de l'énergie ne se pose pas qu'au niveau individuel. Elle a des conséquences colossales sur les rapports de force entre pays, entre continents, ce qu'on appelle la géopolitique. L'énergie est vraiment le cœur, un des cœurs en tout cas, de ces affrontements entre nations. Et ça bouleverse, et vous allez le voir dans le petit historique que je vais faire, et jusqu'à aujourd'hui, ça bouleverse les rapports de force entre pays. Donc, en fait, pour partir de l'origine de l'homme, pourquoi c'est aussi important l'énergie ?
Pour une raison simple, c'est que, regardons-nous, nous avons un corps plutôt insuffisant, en tout cas pour moi. C'est-à-dire qu'on ne court pas comme un guépard, on n'est pas fort comme un éléphant ou comme un gorille, on n'a pas les moyens physiques des animaux. Donc, l'homme a, depuis tout temps, cherché à trouver des outils pour faire ce qu'il ne peut pas faire lui-même avec son corps. Et tout commence, en vérité, il y a 400 000 ans avant notre ère, avec l'invention fondatrice, l'invention fondamentale, la première énergie la plus importante, le feu. A partir du moment où les hommes inventent le feu, à partir du bois, qu'ils arrivent à faire flamber, tout change pour l'humanité.
C'est-à-dire qu'on peut se chauffer, on peut s'éclairer, on peut faire cuire ses aliments. Et à partir du moment où on peut faire cuire en particulier sa viande, les spécialistes nous disent que c'est à partir de ce moment-là que notre cerveau s'agrandit. Donc, en fait, on devient plus intelligent. Et donc, on va pouvoir inventer d'autres choses. Donc, vous voyez, cette invention du feu, il y a 400 000 ans, c'est absolument fondateur. Puis, après, arrive, plus récemment, si j'ose dire, le néolithique, entre 9000 et 3000 ans avant notre ère. Le néolithique, c'est évidemment l'invention de l'agriculture. L'agriculture, évidemment, on cultive, mais comment on cultive ?
Pas seulement avec ses bras. Qu'est-ce qu'on prend ? On prend les animaux. Les animaux, source nouvelle d'énergie, qui va nous permettre de conduire les charrues, etc. Et ça, vous imaginez bien que c'est aussi très important. Parce qu'on change de mode de vie. On n'est plus nomade, on est sédentaire. À la fin de cette période-là, on arrive même, l'homme arrive même, à maîtriser une nouvelle source d'énergie, qui est le vent. À peu près 3000 avant Jésus-Christ. Là, vous imaginez la suite. On commence à inventer les bateaux à voile. On commence à aller ailleurs, à échanger avec des régions où on n'allait jamais.
Mais, vous voyez, l'homme commence à devenir quelqu'un dans la création de très différent des autres. Uniquement parce qu'il a trouvé. Et il a su faire vivre ses premières sources d'énergie. Ça, c'est le début. Après, pendant 2000 ans, on va vivre avec ça, c'est déjà pas mal, le feu, les animaux, le vent et l'utilisation d'autres hommes pour servir d'outils. C'est-à-dire l'esclavage. L'esclavage vient de là. C'est qu'il faut, à chaque fois, trouver des moyens d'utiliser la force motrice des animaux et puis des hommes. À peu près pendant ces 2000 ans que je vous ai décrits, jusqu'au 18e siècle, la principale source d'énergie, c'est le bois. On fait tout à partir du bois.
Et puis, à partir d'un certain moment, au 18e siècle, comme on commence à faire de la métallurgie, on commence à manquer de bois. Et comme par hasard, il n'y a pas de hasard, c'est bien connu, nous arrivons à la source d'énergie fondamentale de la révolution industrielle, c'est-à-dire le charbon. Le charbon, couplé avec l'invention par watt de la vapeur, ça donne, évidemment, à partir de la fin du 18e siècle et du début du 19e siècle, les machines à vapeur, les bateaux à vapeur, les locomotives, et qui changent complètement la face du monde. C'est le début de la révolution industrielle. Vous vous souvenez, au tout début de mon intervention, je vous ai dit, il y a toujours deux plans.
Il y a le plan individuel, personnel. Évidemment, vous avez compris que les bateaux à vapeur et les locomotives vont changer la vie des gens. Et il y a aussi un autre plan qui est le plan des rapports de force, de la géopolitique. Et là, c'est très net, celui qui a le charbon devient une grande puissance. Le premier pays à avoir le charbon, c'est l'Angleterre. Et donc l'Angleterre devient une très grande puissance, la première puissance du monde au 19e siècle. Et le charbon va devenir l'objet de toutes les convoitises et donc de toutes les guerres.
C'est une des raisons fondamentales des guerres entre l'Allemagne et la France pendant tout le 19e siècle, jusqu'à la guerre de 14-18 et la guerre de 39-45. C'est le charbon. Pourquoi le charbon ? Parce que le charbon, il y en a en Belgique et il y en a dans la Roure. Alors, permettez-moi cette minute de nostalgie, ce sont deux pays que nous avons dans l'Empire napoléonien. La Belgique, c'est des départements français et la Roure, c'est le duchet de Bergue qui sera dirigé longtemps par Murat. Donc ces régions-là sont à la France. A partir du moment où la France les perd, en 1815, ça va devenir un enjeu. Et évidemment un enjeu des guerres entre la France et l'Allemagne.
Tout le 19e siècle va être réglé par ça. Et les pays qui vont devenir des grandes puissances sont des pays où on va découvrir du charbon. Les Etats-Unis, la Russie, l'Allemagne, je l'ai déjà dit, la Belgique, qui est à l'époque une grande puissance. Parce que c'est un pays où il y a beaucoup de charbon. Et la France est un peu limitée dans son développement à cause de ce que je viens de vous dire. C'est que ses plus grands gisements de charbon, elle les a perdus. Et donc elle va essayer, comme d'habitude, d'aller chercher avec son armée ses sources d'énergie. Le problème, c'est que les Allemands ont la même idée qu'eux. Et donc, vous voyez, ça fait un choc.
Après la première guerre mondiale, les Français et les Belges d'ailleurs, occuperont la roue de 1923 à 1925. Quand je dis occuper, occuper militairement. Pour prendre ce précieux charbon aux Allemands. Sous prétexte que les Allemands ne veulent pas payer les réparations qu'on leur a imposées. Mais, il n'y a pas qu'entre la France et l'Allemagne qu'il y a eu des problèmes autour de l'énergie. Parce que, à partir du début du XXe siècle, le charbon est petit à petit supplanté par d'autres sources d'énergie. Le gaz, le pétrole, l'énergie hydraulique et, à partir des années 50, le nucléaire.
Et donc, évidemment, le pétrole, puisque c'est la source d'énergie la plus pratique, la plus commode, la plus facile à utiliser, devient un élément majeur de la politique des États. Chance pour les États-Unis, ils en ont beaucoup. Chance pour la Russie, ils en ont beaucoup. Malchance pour la France et l'Angleterre, on n'en a pas. Et donc, on va essayer de prendre les gisements qui existent, on découvre, au Proche-Orient, par exemple. Après la guerre 14, nous, les Français, nous allons prendre les gisements qu'avaient découvert les Allemands avant-guerre, dans l'Irak et la Syrie de l'époque. Et on a un accord avec les Anglais pour qu'ils nous laissent au moins ça.
Le pétrole va devenir un élément majeur. Les États-Unis, je ne sais pas si vous connaissez cette scène quasi mythique, allez la voir sur Google, ça vaut le coup. Le président Roosevelt, moribond, vous savez qu'il était handicapé, mais là, il allait mourir quelques semaines plus tard, a quand même fait le voyage en avion. Et à l'époque, l'avion n'est pas très sûr et tous les chefs d'État en ont un peu peur. Il va en avion jusqu'en Arabie Saoudite pour sceller son alliance avec Ibn Saoud, qui lui garantit la fourniture de pétrole pour les États-Unis en échange de la protection américaine à sa dynastie. Et la suite, évidemment, au XXe siècle, ça va continuer.
Vous vous souvenez tous, en tout cas pour les plus anciens, de la fameuse guerre du Kippour en 1973 entre Israël et les pays arabes, et de la décision des pays arabes et des pays de l'OPEP en général de faire un embargo sur leur vente de pétrole et surtout d'augmenter le prix du pétrole. Je crois qu'à l'époque, c'était quadruplé le prix du pétrole et avec toutes les conséquences pour notre pays dont je vais parler tout à l'heure. Donc vous voyez, l'énergie, c'est à la fois la vie et la mort. C'est la vie parce que ça permet de modifier considérablement la condition de vie des êtres humains et c'est la mort parce que c'est un tel enjeu de puissance que ça provoque sans fin des guerres.
Et dans ce cadre-là, évidemment, la France va tout de suite comprendre tout ce que je viens de vous dire et va donc organiser un système d'État, selon le mode colbertiste, pour garantir la sécurité de ces approvisionnements. Ainsi, en 1928, je crois, le gouvernement français va créer la Compagnie française des pétroles qui va être chargé de gérer le gisement dont je vous ai parlé tout à l'heure, qu'on avait piqué aux Allemands, et d'en trouver d'autres. Et de garantir l'approvisionnement français de l'extraction du pétrole jusqu'à la pompe à essence, en passant par la raffinerie. Parce qu'au début, on achetait des produits pétroliers raffinés aux Américains et aux Anglais.
Donc on s'est mis aussi à la raffinerie, pour tenir toute la chaîne. Cette compagnie française des pétroles, CFP, était au début moquée par les anglo-saxons qui faisaient un jeu de mots sur les initiales, et ils disaient CFP, c'est Can't Find Pétrole. Et petit à petit, les Français ont été un peu moins ridicules, et un peu plus énervants pour les anglo-saxons, et ont commencé à en trouver des pétroles, et un peu partout. Et la compagnie française de pétrole va être le garantie de la sécurité de l'approvisionnement en pétrole de la France. Après-guerre, De Gaulle est au pouvoir donc en 1945-1946, et il s'occupe des autres énergies.
C'est-à-dire qu'il crée EDF pour l'électricité, il nationalise toutes les petites compagnies et ça devient une seule grosse compagnie d'électricité, il crée GDF, évidemment pour le gaz, et il crée les charbonnages de France, vous ne les avez pas oubliés, pour le charbon. Ces trois grands groupes français publics vont assurer la sécurité des approvisionnements en France et le développement de l'énergie en France et le développement économique du pays. Par ailleurs, les Français ont aussi imposé un monopole de l'importation du pétrole, pour que l'État contrôle.
Et enfin, le général De Gaulle ne part pas, vous savez qu'il part en janvier 1946, ne part pas sans avoir fondé le CEA, c'est-à-dire le Commissariat à l'énergie atomique, qui est sous la tutelle de Maurice Schumann, qui était à Londres avec lui pendant la guerre, avec, ça c'est pour la direction politique, et avec pour la direction scientifique, M. Joliot Curie, le fils, je pense, de Mme Curie. Voilà le schéma français. Vous voyez, les Français font un schéma habituel, c'est-à-dire l'État qui a la tutelle avec des grands groupes publics. Ça marche très bien. On pourra discuter des heures, si ça vous amuse, sur le bien fondé des nationalisations du public, les effets pervers, etc.
Mais il faut reconnaître qu'après-guerre et jusqu'aux années 80, ça marche très bien. Les avantages sont nombreux. Le premier, et vous allez voir que c'est toujours la même chose, toujours ce que je vous ai dit au début, pour les gens et pour la nation, et pour l'État. Le premier, pour les gens, approvisionnement sûr et pas cher, l'État, indépendance nationale, puisque, évidemment, on est sûr de ces grands groupes qui vont soit produire de l'électricité avec, on va en parler tout à l'heure, le nucléaire et l'hydraulique, soit aller chercher le pétrole ailleurs.
Troisièmement, donc je l'ai dit, prix modeste pour les gens, indépendance nationale pour l'État, grands groupes qui vont commencer à exporter. Et quatrième chose, et là, on va faire un petit arrêt sur le nucléaire, avantage compétitif pour les entreprises françaises. C'est-à-dire qu'évidemment, vous comprenez bien que si les entreprises françaises ont une énergie sûre et pas trop chère, c'est un avantage formidable si leurs concurrentes étrangères, allemandes, anglaises, américaines, russes, que sais-je, en n'en ont pas. C'est évidemment un avantage formidable. Et c'est là qu'intervient le nucléaire français.
Les circonstances sont à peu près connues, c'est-à-dire que quand il y a la crise du pétrole dont je viens de vous parler en 1973, le gouvernement qui est à l'époque, le gouvernement de Georges Pompidou, le gouvernement dirigé par Pierre Messmer, établit un plan de création de, je crois que c'est 6 et 7 réacteurs nucléaires d'abord, pour vous dire, ça va continuer toutes les années 70, et au début des années 80, on en aura ce qu'on a aujourd'hui, c'est-à-dire 56 ou 58 réacteurs nucléaires.
C'est un effort énorme, colossal, extraordinaire, qui est vraiment à l'honneur et des politiques français de l'époque, qui décident et ont de la persévérance dans leurs décisions, et les scientifiques français qui font l'admiration de tous pour leur maîtrise de l'énergie nucléaire, et 3 pour les entreprises françaises, qui sont à l'époque remarquablement organisées et qui arrivent très vite à faire sortir de terre toutes ces centrales nucléaires. Là, vous voyez, on est, ça n'a pas duré, mais on est au sommet.
Dans ses mémoires, Giscard raconte que, vous savez, il était très ami avec le chancelier allemand, Helmut Schmidt, et Helmut Schmidt lui dit qu'il est très jaloux de la France et qu'il aimerait tellement pouvoir faire la même chose. Et évidemment, les Allemands ne peuvent pas faire la même chose parce que il faut bien comprendre, et je l'ai laissé entendre, et quand je vous ai dit que c'était le général de Gaulle en 1945 qui avait créé le commissariat à l'énergie atomique, cette énergie atomique n'est pas que civile. Elle est évidemment liée au nucléaire militaire. Et, évidemment, au sortir de la guerre, les Allemands n'ont absolument pas le droit de toucher à ça.
Donc, la France a une maîtrise de la technique du nucléaire parce qu'elle maîtrise les deux bouts. A la fois, le militaire et d'abord le militaire, en tout cas dans l'esprit du général de Gaulle, et le civil. Et ça, si vous voulez, il ne faut jamais oublier ça. Quand, à partir des années 70, les Verts vont commencer à contester le nucléaire civil, en vérité, ils sont les agents de la contestation du nucléaire militaire français. Et à l'époque, Greenpeace, on le sait aujourd'hui, est financé par les services secrets de l'Est. Donc, il faut bien comprendre ce lien. Une fois de plus, voyez ce que je vous ai dit au début.
Évidemment, pour vous et moi, l'énergie nucléaire, c'est ce qui permet d'avoir de l'électricité à la maison. Mais c'est aussi, évidemment, une énergie militaire qui change le rapport de force et qui fait de la France un des grands pays, une des grandes puissances mondiales, puisqu'elle maîtrise l'énergie nucléaire militaire. Donc ça, vous voyez, c'est le bon côté de mon récit. Maintenant, va commencer la descente aux enfers de la France. Tout commence, en vérité, au début des années 90. Il y a eu la chute du mur, la chute de l'Union soviétique, l'idéologie libérale prend son envol et elle règne sur les esprits.
On verra que derrière cette idéologie, il y a des intérêts comme toujours et il y a des intentions malveillantes à l'égard de la France. On en parlera petit à petit. Toujours est-il qu'au début des années 90, la commission de Bruxelles décide que, alors que jusqu'à présent tous les pays d'Europe ont peu ou prou imité la France, c'est-à-dire un monopole national de l'énergie, qu'elle soit électrique, pétrole, etc., de mettre de la concurrence là-dedans, puisque à l'époque et encore jusqu'à aujourd'hui d'ailleurs, le dogme de la concurrence libre et non faussée, vous savez, règne dans les esprits à Bruxelles.
Sauf que avec l'électricité, puisqu'on va parler de ça, c'est très difficile de mettre de la concurrence puisque pour avoir de la concurrence, il faut un marché. Or, il n'y a pas de marché. Il n'y a pas de marché tout simplement parce que l'électricité ne se stocke pas. Donc on ne peut pas la garder, donc on ne peut pas la vendre, etc. Il faut la prendre et la vendre tout de suite. Voilà. Il faut la produire et la vendre. Et donc, la commission de Bruxelles, qui est toujours très inventive, va inventer un faux marché avec une fausse concurrence, avec des fausses entreprises. Qu'est-ce qu'ils vont faire ?
Ils vont dire à EDF qu'elle doit vendre une partie de sa production électrique issue des centrales nucléaires, je crois que c'est 20% le chiffre de cette production, à des entreprises. Ça peut être vous et moi. On peut créer demain une entreprise et puis on achète de l'électricité à EDF. On n'a rien investi dans le nucléaire, on n'a jamais rien fait et on arrive et puis on prend cette énergie nucléaire que EDF, c'est-à-dire nous, notre argent. Je vous rappelle que EDF, c'est public. Donc, ces gens-là achètent de l'énergie nucléaire, enfin, de l'énergie électrique pas chère parce que le plafond était de 42 euros. Là, on l'a augmenté à 46,50 euros, je crois. Donc, c'est que dalle.
Et vous pouvez la vendre. Et là où c'est magique, c'est que quand le prix de l'électricité monte, vous et moi qui avons acheté l'électricité à EDF sans avoir rien fait, eh bien, on la revend à 100 euros, 200 euros, 300 euros. Formidable. Le Pérou, mieux qu'à Mbappé. C'est quand même formidable. Voilà, c'est ce qu'ils appellent la concurrence à Bruxelles, ça. Au moins, des concurrences comme ça, je vous en fais tous les jours. Donc, évidemment, qu'est-ce qui se passe ? EDF n'a plus d'argent pour investir puisqu'ils ne peuvent pas vendre à un prix réel. on dit aux consommateurs, mais c'est pour vous, c'est pour votre bien, c'est pour que les prix ne soient pas élevés. Tu parles.
Entre le début de ce système, j'ai oublié de vous donner le nom, AREN, A-R-E-N-H, à partir de ce système en 2007, je crois, à partir du moment où on l'accepte, le 1er juillet 2007, si je ne dis pas de bêtises, et jusqu'à aujourd'hui, le prix de l'électricité, en 2021, parce que la période récente est encore un cas à part, mais jusqu'en 2021, le prix de l'électricité a augmenté de 32%. Ce qui est beau pour un système qui devait faire baisser les prix. Bon. Non seulement, ça ne fait pas baisser les prix, mais ça, évidemment, ça pourrit la vie d'EDF qui n'a plus assez d'argent pour réinvestir. Or, EDF a besoin de beaucoup d'argent. Pourquoi elle a besoin de beaucoup d'argent ?
C'est que nos 58 centrales nucléaires qu'on a créées toutes dans les années 70, eh bien, vous calculez, elles ont maintenant 40 ans, donc, il faut soit prolonger leur vie jusqu'à 60 ans, voire 80. C'est ce que les Américains font. Alors, évidemment, avec toutes les mesures de précaution, de sûreté, etc., mais on peut le faire, mais ça coûte de l'argent, soit créer de nouveaux réacteurs, alors, avec la technologie adaptée aujourd'hui, c'est-à-dire les fameux EPR qui sont beaucoup plus puissants, et, donc, on a besoin d'énormément d'argent.
j'avais noté les chiffres, je ne veux pas vous dire de bêtises, je crois que l'EDF a une dette d'une trentaine de milliards, qu'il a besoin d'une quarantaine de milliards pour simplement fabriquer 6 EPR, et, tenez-vous bien, pour remettre à niveau les 58 réacteurs nucléaires et pour prolonger leur vie, on a besoin de 100 milliards. c'est les chiffres que j'ai. Vous imaginez les sommes ? Et alors là, la commission de Bruxelles a une nouvelle idée géniale, elle dit, ah ben mes petits amis français, ce que vous allez faire, c'est que vous allez couper EDF en 3 morceaux.
Vous allez garder le nucléaire dans un pôle, ça sera le pôle bleu, ils sont très romantiques, Bruxelles, c'est connu, donc le pôle bleu, public, ça c'est le nucléaire. Et puis vous aurez un pôle azur, là c'est l'hydraulique. Et puis vous aurez un pôle vert, ça c'est les énergies renouvelables, le fameux éolien et solaire. Et ça, ça pourra attirer des capitaux privés. Vous avez compris le truc, le nucléaire qui gardera toutes les dettes, donc on aura encore du mal à investir là-dedans, et le renouvelable qui va attirer les capitaux privés. Miam, miam, bonjour, la bonne soupe. C'est pas la première fois qu'on nous fait le coup.
Dans les années 90-2000, on a déjà privatisé la compagnie française des pétroles, qui était devenue Alpha Kitten, et qu'on a privatisé en 94. Elle s'est faite bouffer par Total. Total, qui n'est plus à 50% français, qui est à capitaux aujourd'hui majoritairement étrangers. Ce qu'on ne dit jamais, on dit une grande compagnie française Total. Tu parles. Deuxièmement, on avait GDF. GDF aussi a été privatisé, et elle aussi, elle a été absorbée par Suez. Elle a disparu corps et biens. Il nous restait EDF. Et EDF, vous voyez le but du jeu, de ce système qu'on a appelé, je n'ai toujours pas compris pourquoi, Hercule. le but du jeu, c'était évidemment de privatiser EDF.
Et puis, les choses se sont précipitées. Et là, on est à la catastrophe d'aujourd'hui. On nous dit, ah c'est l'Ukraine. Ah l'Ukraine, c'est quelque chose. Vous avez compris qu'on se foutait de nous. En vérité, l'Ukraine n'a fait que révéler les erreurs françaises, parce que je n'en ai pas fini avec les erreurs françaises, et a fait, a accéléré cette évolution qui était délétère. Qu'est-ce qui s'est passé ? D'abord, depuis dix ans, les gouvernements français successifs, Hollande et puis Macron, ont complètement négligé le nucléaire.
Pire, ils ont annoncé pour faire plaisir au vert, dans des combines politiciennes, enfin bref, pour permettre à 20 verts d'être députés, vous voyez, on a décidé qu'on réduirait à 50% le taux du nucléaire dans la consommation globale d'électricité en France. Pour vous donner une idée, aujourd'hui, on est à 70%, 75%, donc on le réduit à 50%. Je me souviens que j'avais, quand j'étais sur CNews, j'avais débattu avec la ministre de l'époque, Pannier-Runaché, je lui avais dit mais je ne comprends pas. Pourquoi 50 ? Pourquoi pas 25 ? Pourquoi pas 30 ? Pourquoi pas 0 ? 50, voilà. C'est comme ça. En vérité, 50 était un chiffre fallacieux. On voit bien qu'on avait décidé de renoncer au nucléaire.
Et d'ailleurs, Emmanuel Macron, pour faire plaisir à sa vedette de l'époque, Nicolas Hulot, avait annoncé la fermeture de 12 réacteurs nucléaires. Et puis, en 2021, il se rend compte que ça ne va pas du tout. Il se rend compte enfin que ça ne va pas du tout. Pourquoi ça ne va pas du tout ? D'abord, parce que on avait fait fond sur le fameux renouvelable, les éoliens, le solaire, etc. Sauf que, en vérité, ce fameux éolien ce n'est pas grand-chose. C'est intermittent, comme chacun le sait, quand il n'y a pas de vent, ça ne marche pas terrible. Donc, quand on n'a pas de vent, qu'est-ce qu'on fait ? On va chercher le gaz ou le charbon pour alimenter les centrales électriques.
Tu vois le CO2, merci, le CO2. Ensuite, ces grands poteaux de béton, ce n'est pas bon du tout pour l'environnement. En plus, il y a des dizaines de terres rares et autres matériaux très précieux qui sont pris dans n'importe quelle condition très mauvaise pour la planète ailleurs. Par ailleurs, c'est la Chine qui produit ces engins-là et qui sont au mieux montés au Danemark. Alors qu'on avait une énergie nucléaire française. Alors, les Verts nous disent toujours « Oui, mais vous allez chercher l'uranium ailleurs. » « Oui, comme on va chercher le pétrole. » Mais au moins, c'était sécurisé. Et au pire, on avait l'armée française pour intervenir.
Il ne faut pas se leurrer, il ne faut pas se cacher. Les Américains font tout le temps ça. C'est la loi du genre. Donc, si vous voulez, ces éoliennes, au-delà de l'aspect esthétique qui, évidemment, nous est intolérable parce que c'est d'une laideur absolue. Mais en plus de ça, même si on passait sur ça, c'est très inefficace. Deuxièmement, Emmanuel Macron s'aperçoit d'une chose, c'est que le système européen ne va pas du tout.
Non seulement, ils ont empêché EDF de se développer, mais en plus, les génies de Bruxelles ont branché, si j'ose dire, quand je parle d'électricité, branché le tarif de l'électricité sur le tarif de la dernière centrale, vous savez, c'est des raisonnements marginalistes, l'école marginaliste économique, la dernière centrale en action qui est donc le plus souvent le gaz. Donc, et c'est là où on rigole, ou plutôt où on ne rigole plus du tout, quand le gaz, parce que il y a la guerre en Ukraine, augmente, le prix du gaz augmente de façon considérable, qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, c'est votre électricité qui augmente.
Vous n'avez rien demandé, vous, vous aviez une petite centrale nucléaire peinard faite par Pierre Mesmer il y a 50 ans, et soudain, on vous dit, ah mais on s'en fout de votre centrale nucléaire, vous allez payer parce que le gaz explose. C'est pour ça, aujourd'hui, que c'est une véritable catastrophe. C'est-à-dire que vous ne vous en apercevez pas encore complètement parce que le gouvernement affolé à protéger les consommateurs, mais les entreprises, c'est une catastrophe pour les entreprises qui sont, qui risquent de fermer ou de délocaliser. Je n'ai pas entendu, mais on parlera après, j'ai bientôt fini, ne vous inquiétez pas, ne soyez pas impatients.
Par ailleurs, on continue, vous avez bien vu qu'avec la guerre en Ukraine, il y a eu une pression considérable sur les Européens et en particulier les Allemands parce que c'est les Allemands qui achetaient le plus de gaz aux Russes puisque nous, eux, ils avaient fermé leur centrale nucléaire alors que nous, on les avait conservées. On leur a dit aux Allemands, c'est fini, vous ne pouvez plus acheter du gaz russe. Vous payez l'effort de guerre russe, c'est tonteux. votre tuyau Nord Stream 2 qui succédait à Nord Stream 1 c'est terminé, vous pouvez vous en faire des flûtes. Ils ont dépensé des milliards et des milliards mais peu importe.
Et c'est terminé, vous ne pouvez plus acheter du gaz russe. Qu'est-ce qu'ils font ? C'est là où un esprit français donc forcément taquin rigole. Il l'achète aux Etats-Unis. Le fameux GNL. Le gaz liquéfié qui vient par bateau. Et ce gaz, vous savez d'où il sort ? Le gaz de schiste que les verres vouaient à l'abomination. Et deuxièmement, il est payé quatre fois le prix. C'est-à-dire que les Américains vendent leur gaz GNL aux entreprises américaines un dollar et eux, ils nous le vendent quatre dollars. Elle n'est pas belle la vie ? Moi, je trouve ça formidable. C'est moral ô combien. Donc, les Allemands casquent. Ils ne sont pas très contents de casquer. On les comprend.
Surtout que, eux, ils ont une vraie industrie. Vous savez que nous, notre industrie, ça ne veut plus rien dire. On a 12 à 13% de la richesse nationale qui est produite par l'industrie. Eux, ils en sont encore. Ils sont sérieux encore. Ils sont à 24-25%. Ils ont une vraie industrie. Ils ont de la sidérurgie. Ils ont de la métallurgie. Ils ont de l'industrie. Ils ont une industrie automobile colossale. Et cette industrie-là va mourir avec le prix du gaz actuel et donc le prix de l'électricité. Ou alors, ils vont se délocaliser où ? Je vous la donne, Émile. Aux États-Unis. C'est bien, non ? La morale, ça mène à tout.
Moi, ce que j'aime chez les Américains, c'est qu'ils ont un sens moral qui est remarquable. Et donc, tout ça pour vous dire que là, c'est la nasse intégrale. En plus, comme un malheur ne va jamais seul, vous savez, 28 centrales nucléaires françaises sont à l'arrêt. Problème de tuyauterie, de ceci, de ceux-là. Évidemment, comme elles ont toutes été construites en même temps, à la même époque, eh bien, c'est comme nous, elles vieillissent et elles ont des problèmes, mais en même temps. Et donc, évidemment, il faut les réparer en même temps. Donc, vous voyez, le problème est colossal. Moi, j'avais proposé d'y faire ce chose pendant la présidentielle.
Je ne crois pas que ce qui s'est passé mais donnait tort. J'avais dit, et d'ailleurs, Macron avait ensuite dit la même chose, il faut construire beaucoup de règles. Il dit 14, vous aussi, il a dit 14, peu importe, des 14 EPR. Mais ça, c'est à l'horizon 2050. Donc, ça veut dire qu'on n'aura rien avant 2050, sauf, à moins de réparer très vite, c'est ce qu'ils sont en train de faire, les 28 ou les 26 ou je ne sais plus, la centrale à l'arrêt, et de les prolonger, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, de 40 ans à 60 ans, voire à 80 ans. Mais ça coûte de l'argent et il faut faire très attention.
En revanche, les EPR 2, je crois, les nouvelles générations qu'on va construire, produisent davantage. Donc, c'est très bénéfice. Mais, il faut attendre 2050. Deuxième chose à faire, selon moi, c'est sortir, enfin, de ce mécanisme fou de l'arène. Sortir de ce tarif qu'on doit vendre à des fausses entreprises qui n'ont jamais rien investi dans le nucléaire et qui se font de l'argent. C'est tout. C'est tout ce qu'elles font. C'est des parasites sur l'argent public en plus. C'est un scandale. Et, troisièmement, sortir de ce système de lien entre le gaz et l'électrique. Vous avez vu d'ailleurs que la France fait tout pour obtenir cela, mais que les Allemands ne veulent pas.
Les Français essayent d'obtenir le plafonnement du prix du gaz. Les Allemands ne veulent pas. Il faut bien comprendre en vérité que cette énergie nucléaire, donc, vous vous souvenez, le plan Mesmer, etc., c'était le grand avantage comparatif de la France et de l'industrie française. Donc, évidemment, le but des Allemands, c'est de nous l'enlever. Qu'on débarrasse définitivement le plancher et qu'on se soumette complètement à l'industrie allemande. Et c'est pour ça que les dirigeants français, en particulier ceux de gauche, même si Nicolas Sarkozy a la responsabilité d'avoir accepté la reine, mais il n'a pas bazardé le nucléaire, lui.
En revanche, de Jospin à Macron en passant par Hollande, tous les dirigeants venus de la gauche ont méprisé, dédaigné le nucléaire. Et on voit le résultat aujourd'hui. Nous avions les meilleures compétences du monde et nous ne les avons plus. Donc, il faut tout reconstruire. Par ailleurs, et je voudrais vraiment en finir avec ça pour donner un peu d'espoir, je pense que nous avons des nouvelles technologies. Nous avons l'hydrogène que nous devons encourager, que nous devons développer.
Nous avons aussi, vous savez, à Cadarache, il y a ce fameux ITER, c'est-à-dire les scientifiques du monde entier qui viennent essayer de découvrir l'énergie en fusion, non pas en fission comme l'énergie nucléaire qu'on a aujourd'hui, mais en fusion. Et, alors évidemment, les résultats scientifiques sont ouverts à tous les pays qui participent à cette recherche mondiale, même si c'est en France, évidemment. Mais, il y a des pays comme les Etats-Unis, comme l'Angleterre, qui, à partir de ces travaux, commencent à ériger une industrie nucléaire de la fusion nationale. Je pense qu'il serait temps pour les Français de le faire également. Voilà.
vous voyez, l'énergie, ça n'a l'air de rien, c'est à l'air de quelque chose qu'on voit tous les jours, on appuie sur un bouton, on prend une pompe à essence, etc. Mais c'est absolument fondamental pour notre existence. Je vous le répète depuis le début de cette petite intervention, à la fois dans nos vies quotidiennes, augmentation des prix, etc. etc. Pénurie, comme on a vu il y a quelques semaines, mais aussi pour notre pays et pour la place de notre pays dans le monde, pour la compétitivité de notre industrie, de nos entreprises, il commençait, je finis comme ça, il commençait à y avoir une réindustrialisation légère.
Il commençait à y avoir des entreprises qui se relocalisaient en France, etc. Avec l'augmentation des prix de l'énergie, ça va être laminé, tout cela. On risque de retomber encore plus bas qu'on était. Donc c'est vraiment vital, cette question de l'énergie est vitale. Et donc, moi je considère qu'il faut arrêter de demander l'autorisation à l'Allemagne et à Mme von der Leyen. Je considère que nous devons prendre des décisions nationales parce que c'est notre intérêt. J'ai vu que les Allemands, eux, quand ils décident de sortir 200 milliards pour protéger leurs entreprises, ils ne demandent pas l'autorisation à Paris et à Bruxelles. ils le font.
Eh bien, nous devons faire la même chose et nous devons impérativement sortir de cette NAS et retrouver nos avantages compétitifs qui sont absolument essentiels et je le répète, et pour nous, pour nous autres, tous, et aussi pour le pays. Voilà, je vous remercie. merci à vous.
Bonjour, monsieur Zemmour. Où êtes-vous ? Je suis là. Ah, bonjour, monsieur. Voilà, je suis dirigeant d'une entreprise de production d'électricité à partir de centrales photovoltaïques. De centrales ? Photovoltaïques, solaires. D'accord. Voilà. Donc moi, je ne sais pas une question que j'ai à vous poser, mais plutôt un sujet de réflexion qui s'inscrit sur une stratégie long terme. Je sais que vous, contrairement à nos politiciens actuels, vous aimez les problématiques long terme pour le pays. Et donc, il y a un sujet qu'on soit pour ou contre. On a parlé de von der Leyen et qui veut nous mettre au tout électrique au niveau du parc automobile français. C'est 40 millions de voitures.
Donc ça va être une consommation d'électricité colossale. Aujourd'hui, comme vous l'avez dit, les centrales nucléaires ne seront opérationnelles qu'en 2050. Donc d'ici là, comment on va faire, comment on va satisfaire cette nouvelle demande ? C'est une grande question. Et à quel prix ? Alors moi, je suis dans la partie dans le solaire. Aujourd'hui, c'est une énergie qui a un coût de production très compétitif. Le rendement des panneaux a fortement progressé. On est à entre 50 et 60 euros le mégawatt-heure.
Mais grâce aux subventions ?
Non, non. Aujourd'hui, parce que le prix des panneaux a considérablement baissé, parce qu'il y a eu une mondialisation de cette énergie. Et donc, c'est assez facile de produire un panneau solaire. C'est du verre et du sable. Mais c'est chinois. Mais c'est chinois. Tout à fait. C'est chinois. Mais on avait une industrie française à l'époque. C'est vrai. Oui. Dans les années 80, on était pionnier là-dedans. Alors, en fait, mon propos, il n'est pas tout à fait là. On connaît, et vous l'avez dit, c'est une énergie intermittente de solaire, comme l'éolien d'ailleurs. Et donc, ça limite son développement. Et je venais d'en parler juste avant.
C'est le passage du tout électrique au niveau du parc automobile français. Donc, en fait, pour un développement des énergies renouvelables, ce qu'il faut, c'est du stockage. Le stockage, c'est cher. Donc, ça rendrait non rentable cette énergie. Mais justement, est-ce qu'il n'y a pas... C'est pour ça, c'est un sujet de réflexion. Je n'ai pas de réponse à vous apporter. Je ne vous en demande pas. Mais c'est un sujet sur lequel peut-être il faudra réfléchir pour faire matcher le développement du solaire avec le développement du parc automobile électrique. Ce qui veut dire qu'il y aura des batteries dans les 40 millions de voitures. Et donc, c'est là où on va pouvoir stocker.
Est-ce qu'il faut réfléchir peut-être à un mécanisme de pouvoir stocker de l'énergie solaire dans les batteries à coût zéro, pour pouvoir permettre d'attendre le retour du nucléaire en 2050 ? Parce qu'une centrale solaire, on l'a construit en deux ans. Et encore, s'il n'y avait pas d'autant de barrières administratives, en six mois, vous construisez une centrale d'un mégawatt.
Bien sûr, j'ai bien compris. Mais d'abord, cette histoire de tout électrique pour l'automobile, c'est une pure folie encore. C'est-à-dire que quand vous lisez quand vous lisez et le patron de Renault et d'Elbouca et le patron de Peugeot, enfin, Stellantis, comme ils l'appellent maintenant, et les deux sont catastrophés en vérité. Et je crois que les industriels allemands sont eux aussi catastrophés. En vérité, je me suis fait expliquer un peu cette histoire. Si j'ai bien compris, on pourrait, on aurait pu trouver un moyen terme entre les voitures électriques pour la ville et les voitures thermiques, comme on dit, moteurs thermiques, pour les grandes distances.
Ça me paraissait beaucoup plus logique. Deuxièmement, en vérité, ça ne concerne que nos pays parce qu'en Afrique et en Asie, ils continueront à rouler au thermique. Donc, c'est délirant de tuer notre industrie automobile alors même qu'on aurait pu continuer à leur vendre des moteurs thermiques. Bon, ça, c'est déjà pour l'industrie automobile. Il y a quand même 100 000 emplois de sous-traitants et tout ça qui sont en jeu. Alors, on nous dit, j'ai lu des interviews lénifiantes de Macron et de Le Maire qui disent « Ah oui, on va les recycler, on va leur changer leur formation, etc. » Et puis, on prend toujours le même exemple.
Ah oui, mais quand il y avait les calèches avec des chevaux, eh bien, on a changé pour les voitures thermiques, etc. D'accord. Il y a un petit problème accessoire et je riais parce que j'ai vu que le comique Gaspard Proust en avait fait ses choux gras. C'est que pendant la grève sauvage de la CGT, on avait 20-30 minutes de queue pour que chaque automobiliste puisse se fournir à la pompe. Et Proust disait « On s'habitue en fait, parce que pour l'électricité, ça va être ça tout le temps. Ça nous promet des beaux jours. » Donc, tout ça pour vous dire que déjà, là, c'est une pure folie.
Deuxièmement, vous avez raison, vous avez tout à fait raison sur un point qui est fondamental, qui est que avec les centrales nucléaires, les 58 qu'on a aujourd'hui, si on veut vraiment tout électrifier, c'est-à-dire les voitures, mais aussi le logement, mais aussi les transports en commun, etc. On n'aura pas assez. Et ça, c'est un vrai problème. C'est pour ça que d'ailleurs, les partisans de l'éolien et tout ça disent « Il faut l'éolien. » Je comprends. Sauf que l'éolien est très peu productif. Je crois que c'est encore moins que vous avec le solaire.
Oui, ça dépend des régions. Moi, je produis en Outre-mer. Là-bas,
c'est efficace.
Oui, c'est efficace, il n'y a pas de nucléaire et on vient effacer du thermique, du charbon et du fioul. Voilà.
Donc, si vous voulez, l'éolien ne va pas régler la question. Ça va rester marginal. Donc, il faut absolument au plus vite sortir. Et là, on est d'autant plus coupable de n'avoir rien fait depuis 10 ans, depuis 20 ans sur le nucléaire. Là, on va le payer très cher. Et c'est toute la question. Comment allons-nous faire ? Moi, je vais vous dire, je me trompe peut-être, je n'ai pas de boule de cristal. Je pense que cette histoire de tout électrique pour l'automobile ne va pas marcher. Je ne... Encore une fois, je n'ai pas de boule de cristal. Je me trompe peut-être, je ne suis pas un spécialiste. J'essaye de réfléchir avec les éléments que j'ai, que je lis, etc.
mais je ne vois pas comment ça peut marcher parce que, par rapport à ce que vous dites, c'est qu'on n'aura pas assez d'électricité, tout bêtement. Un prix très cher. Alors, il y a un autre problème qui est un problème social et donc politique. C'est si on veut vraiment, l'électrique pour tout le monde, qu'on veut interdire l'entrée des villes aux voitures thermiques un peu vieilles, mais ça veut dire que toutes les classes populaires et les classes moyennes ne peuvent plus prendre leur voiture. Mais là, c'est l'émeute. Voilà. Encore une fois, je n'étais pas jusque-boutiste dans cette histoire.
En plus, j'ai répété pendant toute la campagne et je me suis fait mal voir par certains qu'on aurait été responsable que de 1% des émissions de CO2, nous, la France, que donc nous, on pouvait faire les pieds au mur. Ça n'allait pas changer grand-chose. Bon. On n'a pas voulu entendre ce discours-là tant pis, mais en tout cas, je ne vois pas pourquoi on sacrifierait notre industrie sur l'autel d'une transition écologique dont on n'a pas les clés. J'avoue que je ne comprends pas cette pulsion suicidaire. Ah, ça y est, je vous vois.
Tout d'abord, bonjour à tous. Je voulais souligner quelque chose à propos des voitures électriques. Donc là, je viens de contredire plutôt ces propos. Aujourd'hui, pour une voiture électrique, il faut des batteries pour stocker l'énergie. Et pour moi, je pense que l'objectif serait de remplacer les batteries par des bonbonnes hydrogènes. parce que l'hydrogène crée de l'énergie qui feront justement tourner le moteur électrique.
Mais cher monsieur, je l'ai dit à la fin de mon intervention, l'hydrogène peut être une solution parce que pour l'instant, les batteries sont chinoises. Quand la Commission européenne donne de l'argent, je crois qu'elle a donné 3 milliards d'euros, c'est essentiellement pour des entreprises allemandes. Quand Tesla s'installe, c'est en Allemagne. Je veux dire, là, on est complètement mis de côté. Donc c'est bien de vouloir les piles électriques, mais pour l'instant, on est à côté de la plaque. Alors l'hydrogène, vous avez raison, c'est pour ça que j'en ai parlé un petit peu.
Qui n'est pas encore en cours d'industrialisation.
Absolument.
Par ailleurs, il y a d'autres sociétés, d'autres alternatives. Il y a aussi, par exemple, la société globale bioénergie qui fabrique à partir de fermentation des combustibles alternatifs et renouvelables. Aussi l'entreprise Metex qui sont vouées aussi à produire des carburants pour l'aviation. Donc voilà, je vous pousse justement à vous renseigner sur ce type d'entreprise.
Très bien.
Je vous remercie.
Je vous en prie.
Oui. Bonjour, monsieur Zemmour. Je suis à votre droite. Ici, au premier rang. Voilà. Il y a des pistonnés, vous avez vu. Oh, ben non, j'y suis arrivé tôt. C'est tout. Vu le monde qu'il y a, et c'est tant mieux. Ben moi, j'aurais déjà une première chose à vous dire, c'est que concernant les véhicules à diesel, utilisant le diesel comme énergie, les bateaux et l'évolution technique des navires montrent que des captures de CO2 et des particules fines est possible. Je sais bien.
et donc qu'il y aurait d'ailleurs, il y a à Lausanne, à l'Institut Technologique de Lausanne, des essais qui sont faits qui sont extrêmement prometteurs et qui montrent que si on laissait un peu la bride à des gens qui maîtrisent le diesel comme Peugeot le maîtrisait parfaitement bien, on arriverait certainement à une solution très satisfaisante. Je vous avérase. Ça, c'est la première chose que je voulais dire. La seconde, la seconde, c'est que, rappelez-vous, il y a 20 ans, vous parlez du fameux pic pétrolier, que, etc., en fait, c'est une vaste fumisterie, les réserves d'hydrocarbures sont encore considérables.
Mais au-delà de cela, j'avais écrit, il y a, je crois, 4 ans ou 5 ans, dans Boulevard Voltaire, un article où j'avais fait le calcul. Bon, je suis ingénieur, pas dans le domaine de l'énergie, mais enfin bon, une calculette, c'est assez facile à utiliser. Et j'avais fait le calcul avec le parc automobile, uniquement le parc automobile privé. Il faudrait 3 EPR pour l'alimenter. Non seulement 3 EPR, mais en plus, la totalité du réseau qu'il faut largement augmenter, même si on a des lignes d'interconnexion en 450 ou 550 000 volts, ce serait un investissement considérable, sans compter aussi la perte, on l'oublie toujours.
Mais la fin de l'énergie à base d'hydrocarbures est une catastrophe pour toute une profession et pour des milliards et des milliards d'investissements. Bon, mais ma question, excusez-moi, j'ai été très long, mais ma question ne porte pas là-dessus. En fait, vous avez dit qu'il fallait, pour le futur nucléaire, attendre 2050, c'est un peu moins. Mais surtout, il y a autre chose qu'on oublie en France et qui sont utilisées par les Russes et par les Américains qui sont les seuls à savoir le faire avec nous, ce sont les micro réacteurs,
les petits réacteurs,
les petits, les spoles, etc., qui sont, et qu'on maîtrise parfaitement puisque nous avons des sous-marins et un porte-avions qui fonctionnent avec et qui seraient une façon, parce que c'est facilement industrialisable, ce serait une façon facile de passer le pic.
Voilà. C'est vrai. Merci. C'est vrai, c'est une idée. Effectivement, les Russes le font. Les Russes le font. Les Russes le font. Et effectivement, ça serait une solution parce que, de toute façon, on va se retrouver vite face à un problème, tout simplement, de pénurie, quoi. de pénurie globale puisqu'à force de vouloir tout électriser, électrifier, je vais y arriver, on va évidemment manquer. Donc, effectivement, toutes les idées sont bonnes à prendre.
Bonsoir, bonsoir, monsieur Zemmour. On m'a dit
de tenir le micro. Il faut le micro. C'est pas moi qu'il faut trouver le micro.
Bonsoir, monsieur Zemmour. Ah oui, je vous vois,
ça y est.
Tout à l'heure, vous avez dit que vous avez une stature qui était très petite. mais je crois que vous êtes très couilleux. Ça, c'est un aparté.
Vous êtes flatteur.
Et toute l'assemblée ici présente et les Français qui vous suivent devraient en prendre connaissance. Voilà. Vous avez été invité, je pense que c'était dans le deuxième semestre 2021 par l'Institut Montalembert. Montalembert. Vous avez discuté avec un ingénieur en entome. Alors, je ne me rappelle plus le nom. Je pense que c'était Iris ou un truc comme ça sur le traitement de l'atome. C'est-à-dire que l'atome des déchets des centrales nucléaires était... Astrid. Astrid. Voilà, c'est le monsieur. Merci, monsieur. Voilà. Et je voudrais savoir parce que je me suis... J'ai eu, vous y dire, que les Américains nous avaient repris ça. Suite... Voilà, je voudrais que vous nous expliquiez tout ça.
Alors, qu'on explique rapidement, même sommairement, aux gens qui ne sont pas au courant, Astrid est une technologie qui permet d'utiliser les déchets et d'en refaire à partir des déchets de l'énergie nucléaire. Donc, évidemment, ça règle deux problèmes. Ça améliore la rentabilité de l'électricité puisqu'on disait qu'on allait en manquer. Et deuxièmement, ça règle en partie le problème des déchets puisque comme on les réutilise, on en a moins. Et effectivement, cette technologie a été arrêtée par Emmanuel Macron en 2018. A l'époque, encore une fois, c'est toujours la même chose. A l'époque, c'était Hulot, le ministre de l'Environnement et donc, il fallait faire plaisir à la diva.
Et donc, on fait n'importe quoi, on ferme... Bah oui, c'est un peu ça, on ferme... on ferme une centrale nucléaire... Comment ? Voilà, à Fessenheim. En plus, j'y suis allé, j'ai honte. Donc, on ferme à Fessenheim et en plus, on renonce à Astrid. Et effectivement, vous avez raison, monsieur, j'ai lu moi aussi dans mes innombrables notes sur le sujet que Bill Gates avait proposé aux Américains qui a été accepté d'utiliser cette même technologie pour les centrales nucléaires américaines. On peut très bien reprendre notre technologie Astrid. On ne l'a pas vendue, on ne l'a pas... C'est à nous. Simplement, on l'a laissée de côté comme d'habitude.
Comme Lionel Jospin avait arrêté Superphénix en 1998 sur pression une fois de plus des verts. Là, la diva s'appelait Dominique Voinet et non pas Nicolas Hulot. Mais enfin, c'est toujours une catastrophe. Les verts sont une catastrophe. On ne le dira jamais assez. Là, on est d'accord. Donc, vous avez tout à fait raison, monsieur. Moi, je crois que c'était la discussion précédente avec monsieur à ma droite. C'est qu'il faut faire feu de tout bois sans mauvais jeu de mots et qu'effectivement, on doit trouver toutes les sources possibles. Vous avez réussi à prendre le micro. Allez-y, cher monsieur. Oui, oui.
Bon, voilà, donc, j'ai fait ma carrière dans le nucléaire, civil et militaire. Voilà. Dans le domaine de la sûreté, plus particulièrement. Ce qui m'a amené, ce qui... Oui, ce qui m'a amené en particulier à venir en visite de surveillance au moins une fois sur la centrale de Golfech. Mais j'ai été chargé du suivi en exploitation sur l'aspect sûreté de Fessenheim. Tranche, malheureusement, arrêté. D'accord. Et puis, j'ai participé au démarrage des tranches de chauds dans les Ardennes. Voilà, tranches de 1450 mégawatts électriques.
Alors, je voulais vous dire que concernant les erreurs commises depuis 30 ans et donc la situation actuelle, alors, du fait de l'Union européenne, je rappelle qu'à la fin des années 2000, l'État français a fait l'objet de deux procédures de la part de la Commission européenne, donc pour infraction aux normes communautaires. Donc, selon la Commission EDF, producteur et fournisseur historique bénéficie d'un avantage déloyal en achetant de l'électricité aux centrales nucléaires à un coût relativement bas et stable.
De plus, les tarifs réglementés d'achat d'électricité pour les entreprises ayant des consommations importantes ou moyennes sont considérés comme des aides d'État contraires aux droits européens. Le gouvernement français nomme alors une commission une de plus pour rétablir les conditions d'accès à la rente nucléaire pour tous les fournisseurs du marché. Tout à fait, tout à fait, comme dit... Il en résulte le dispositif ARENH que vous avez évoqué qui a été instauré par la NOM du 1er juillet 2011. Ce dispositif impose aux AEDF de vendre jusqu'à 100 TWh d'électricité nucléaire par an aux opérateurs alternatifs, ce que vous avez évoqué. Et ce dispositif sera en vigueur jusqu'en 2025.
Donc, effectivement, il est urgent de se préoccuper de la fin de ce dispositif. Ça, c'est le 1er point. Le 2e point. Alors, les erreurs graves des gouvernements français. Les gouvernements de François Hollande et d'Emmanuel Macron veulent réduire la part de l'électricité produite dans les centrales nucléaires alors que la production de courants électriques qui en résulte se fait sans émission de gaz à effet de serre. Donc, pour mémoire, c'est le candidat Hollande, alors candidat à l'élection présidentielle qui promettait de fermer la doyenne des centrales nucléaires françaises conformément à l'accord signé entre le PS et l'EVR en novembre 2011.
Alors, une fois élu, il n'avait fait que repousser l'échéance en conditionnant l'arrêt des tranches de Fessenheim au démarrage de la tranche 3 de Flamanville.
C'est un gros malin, Hollande. Vous avez compris ? C'était un accord signé par Aubry. Donc, il n'en avait rien à foutre en vérité de cet accord. Et donc, il ne comptait pas l'appliquer. Et donc, il reculait, il trouvait des excuses. Vous connaissez Hollande, quoi. Non, mais c'est vrai, il se croit toujours à un congrès du PS, même pour le nucléaire. Voilà. Mais au moins, mais au moins, rendons-lui hommage, lui n'a pas fermé Fessenheim. Il faut reconnaître. C'est vrai. C'est pourquoi son successeur ? Voilà. Et Macron n'était pas du tout... Non, mais on rigole parce qu'il vaut mieux en rien, malheureusement, mais c'est tragique en vérité.
Parce que ça veut dire que Hollande, qui était plus ou moins quand même redevable puisque c'était sa majorité qu'il avait à l'Assemblée, lui, il a fait semblant de ne pas comprendre et il n'a pas à fermer. Et Macron, qui pouvait très bien s'asseoir sur cet accord en disant « Mais moi, j'en ai rien à faire de votre accord bidon. C'était pour les législatives de 2012 entre Mardin-Aupry et Levert. Vous imaginez qu'est-ce que j'ai à faire là-dedans ? » Lui, il a cédé. Il a cédé pour faire de la petite politicaillerie avec Hulot. Finalement, le politica n'est pas celui qu'on croit.
Tout à fait. Tout à fait.
Donc là, vous avez évoqué la loi de transition énergétique du 17 août 2015 par laquelle, effectivement, il était indiqué que la production d'électricité serait limitée à 50 % à l'horizon 2025. Édouard Philippe a indiqué en 2017, en septembre, que la part du nucléaire serait fixée dans le mix énergétique à l'horizon 2035. Donc déjà, un peu de réalisme, on passait de 2025 à 2035. Tout à fait. Tout à fait. Et février 2019, pour préciser les choses, c'est Omar de Rugy qui a décidé d'arrêter définitivement les tranches de Fessenheim. L'arrêt de la tranche 1 a eu lieu le 22 février 2020.
Le Covid, la déclaration de Macron le 12 mars 2020, déclaration sur la lutte contre l'épidémie de Covid, ça ne l'a pas empêché de faire fermer et de ne pas revenir sur la décision de fermeture de la tranche 2 de Fessenheim qui s'est arrêtée le 29 juin. Alors que là, effectivement, on aurait pu disposer encore d'au moins une tranche nucléaire
de 900 MW. Absolument. Merci, cher monsieur. Alors.
Monsieur Zemmour ? Oui, je ne vous vois pas comme d'habitude. Tout droit, juste en face.
Ah oui, je vois.
Voilà. Dans un premier temps, merci à vous pour votre justesse dans les propos comme toujours. Je suis très content que vous soyez tombé sur le thème de l'écologie parce que je travaille dans le monde de la crypto-monnaie et d'ailleurs, je vous remercie d'avoir été le seul à parler de crypto-monnaie dans cette présidentielle. C'est vrai. Donc je suis mineur de bitcoin pour ceux qui en entendent parler en mal sur BFM. Ne vous inquiétez pas, c'est normal. Tout va bien. Vous aurez l'électricité normalement, pas à cause de nous. C'est un souci.
Donc j'ai été amené à travailler avec du renouvelable et je trouve ça scandaleux que nous soyons le pays qui sont propriétaires finalement de la technologie nucléaire et que le gouvernement et tous les politiciens pour des accords avec les verts et tout ça ont complètement bradé notre indépendance énergétique parce qu'on avait l'énergie la moins chère du monde au profit d'énergies renouvelables qui, il faut le dire, sont totalement intermittentes. Je m'excuse auprès du monsieur pour les panneaux solaires.
Il le sait, il le sait le monsieur.
Voilà. Si vous voulez, pour faire très très simple, ce qu'on appelle le capacité factor est tout simplement la capacité d'une structure à produire de l'énergie. C'est-à-dire que si vous avez 100% qui sont la puissance nominale, sa production correspond, on va dire, à 80%, donc elle est à 80% du temps à son maximum. Il faut le dire, l'éolien est à 24% et le solaire à 20%, le nucléaire, 86, messieurs, dames. Et on est bradé, notre pays est bradé, notre industrie est bradée, nous français sommes condamnés pour des idéologies bien pensantes de Bruxelles, etc., pour des gens qui ne sont même pas élus, madame Van der Leyen notamment.
toute notre vie, toute notre vie, nous sommes condamnés à payer, que ce soit sur l'immigration, sur l'énergie, sur les taxes, sur tout ce que vous voulez. Je trouve ça scandaleux, messieurs, dames, à 22 ans, je me révolte et je... Vous avez bien réveillé. Je vais faire pareil. Merci à vous. Merci à vous, monsieur. Allô ? Monsieur Zemmour, je suis ici, en face de vous. Ah oui, ça y est. Je n'ai pas encore l'écrirage, voilà, c'est impeccable. Bon, voilà, je voudrais revenir sur tout ce que vous avez parlé et qui était très juste sur les investissements d'EDF et de nucléaire.
Effectivement, à la louche, on peut dire que EDF a besoin entre 100 et 200 milliards pour remettre, remettre de l'énergie au niveau où on en a besoin pour être tranquille, dormir tranquille. Et ceci n'est peut-être pas facile dans les conditions actuelles. Alors, malheureusement, je n'ai pas pu prendre avec moi, je l'ai oublié, mais certains d'entre vous l'ont peut-être vu ou sont déjà au courant d'un site sur lequel il y a des informations très intéressantes au sujet des contribuables associés. Contribuables associés viennent de paraître une étude sur tout ce qui est les syndicats patrochno et ouvriers ou du moins employés en ce qui concerne les financements.
Alors, à la louche, et excusez-moi si les chiffres ne sont pas justes, mais vous pouvez aller sur Internet pour les vérifier, il semblerait qu'entre les avantages fiscaux, entre les subventions, entre tous les cadeaux que l'on peut faire soit aux syndicats passionnants, soit aux syndicats ouvriers, que ce soit au moins une centaine de milliards par an. Ce qui m'a paru d'ailleurs en Europe. En fait, c'est à travailler, à travailler. Donc, si on a besoin de 200 milliards et d'ailleurs... Je vous vois venir. Ah, et pourtant, je ne fais que du 41.
Donc, si vous voulez, si on baisse, ne serait-ce que de 20%, toutes ces subventions et tout à des syndicats, il en faut, parce que faire la queue à l'essambre, qu'est-ce que c'est rigolo. On peut discuter avec les voisins, etc. Par contre, en 5 ans, entre 5 et 10 ans, on finance tout ce qu'a besoin l'EDF. Ça veut dire qu'on est en 2022, en 2032, tout est réglé. On n'a pas besoin d'attendre 2050.
Vous êtes formidable.
Bonsoir. Alors, moi, je voulais revenir sur quelque chose que je vous avais abordé très brièvement. Il s'agit en fait de la pète entre savoir-faire. J'ai un beau frère qui travaille dans une entreprise qui s'occupe en fait de tout ce qui est canalisation, notamment dans centrales nucléaires et hydroélectriques. Ils ont un grand problème en ce moment, c'est qu'ils n'ont même pas de soudeurs.
Là, je sais.
Ou alors, ils en ont 4. Mais cela vient au fait que le manque d'entretien de nos centrales est aussi comme cause et conséquence une disparition du savoir-faire. Et donc, le lien que je voudrais faire, c'est notamment avec le sujet de l'école et de l'éducation. Il faudrait rendre plus attractifs les métiers en fait vraiment très spécialisés.
Vous avez tout à fait raison, monsieur. Tout à fait. Vous savez, c'est un cercle vicieux. À partir du moment où tous les jours à la télévision ont dit le nucléaire c'est fini, c'est terminé, etc. Et bien, contrairement aux années 70, 80, où on faisait l'éloge du nucléaire, les meilleurs, les meilleurs ingénieurs allaient vers le nucléaire, etc. Et là, maintenant, plus personne n'allait d'aller pendant des années vers le nucléaire. Et donc, évidemment, on manque de compétences. C'est logique. Tout ça est d'une grande logique. Mais vous avez tout à fait raison. Il faut régler ça, si vous voulez, au debout du fil.
C'est-à-dire, un, j'allais dire, la promotion, rendre de nouveau le nucléaire agréable et séduisant. Et puis, à l'école, effectivement, orienter les gens. Moi, j'avais proposé pendant ma campagne présidentielle d'orienter plus précocement, de les faire découvrir les métiers en cinquième, de les orienter vers la quatrième. Je vois d'ailleurs que le gouvernement reprend là aussi certaines de ses pistes. Et c'est très bien. Effectivement, il faut le faire.
Bonjour, monsieur Zemmour. Je suis à votre gauche. Pas politiquement, mais localement. J'ai travaillé comme ingénieur pour le commissariat à l'énergie atomique et j'aimerais apporter quelques éléments techniques en simple qui vous intéresseront et qui intéresseront tout le monde. Effectivement, ce que l'on fait maintenant, ça consiste à retirer d'un noyau d'uranium une partie de son énergie. Mais on n'en retire actuellement qu'une très petite partie, quelques pourcents, et le surrégénérateur comme celui de Crace Malville, Superphénix, évidemment, ça a été une catastrophe de l'arrêter. Théoriquement, sur le papier, c'est 80 fois plus d'énergie. En théorie, pratiquement, ce sera moins.
Je reviens un tout petit peu aussi sur Astrid. Il faut savoir qu'il n'y a pas que l'uranium duquel on peut tirer de l'énergie nucléaire. Il y a essentiellement, actuellement pour l'avenir, le thorium qui est classé dans la classification de Mendeleïev juste à côté. Et le thorium, il y en a beaucoup, il y en a en France, ce n'est pas très cher. Et les filières au thorium, justement, ont été étudiées par les Français. C'était dans le cas de Astrid, donc c'est très dommage de l'avoir arrêté. actuellement... Ah, donc, ce n'est pas seulement
les déchets, Astrid.
Non, non, non. C'est aussi ce que vous dites. C'est très intéressant. C'est l'avenir de l'énergie nucléaire. C'est le thorium. Le thorium, les sels fondus, le surgénés... Un T ou un D ? Le thorium. Le thorium, voilà. Et effectivement, bon, ça a été arrêté par le président il n'y a pas longtemps. Il faut savoir que les Américains, les Russes, les Indiens et les Chinois sont entrés au niveau. Je sais que le président de la République a été interpellé par Carlo Rubia, qui est quand même prix Nobel de physique, qui a été directeur du CERN à Genève pour supplier les Européens de travailler sur ce sujet. Donc l'avenir, c'est le surgénérateur et le thorium.
Merci, cher monsieur.
Bonsoir, monsieur Zemmour. Je suis en face de vous. Mais là-haut, je ne suis pas un privilégié. Si j'ai bien tout compris, comme disait mon ami Coluche, nos gouvernants, bobos, écolos, gauchos, enfin tout ce qu'on veut, nous demandent d'arrêter de conduire des voitures à essence. Si j'ai bien, encore une fois, tout compris, il y a des taxes sur les produits pétroliers qui représentent au moins 50 milliards d'euros. Est-ce que ces taxes-là, le gouvernement va s'en passer ou il va les réinjecter dans l'électricité ?
Comme on dit chez moi, la réponse est dans la question. Ça nous promet de beaux jours, tout ça. Vous savez, pour faire, il faut être au pouvoir. Eh bien non, il n'y a pas de moyens. Il y a un moyen, il faut parler, il faut aller voir les gens comme je fais, il faut... C'est justement, je viens vous voir parce que là, je court-circuit les médias. Merci à vous.
Bonsoir, M. Zemmour. Alors, je suis en face de vous, en plein milieu de la salle, je suis en rouge.
Ah oui.
Merci beaucoup pour votre intervention aujourd'hui. J'ai une question concernant les batteries à hydrogène et ça rejoint un petit peu l'intervention de M. au premier rang sur les panneaux solaires. Tout le monde sait aujourd'hui que pour fabriquer ces panneaux solaires et ces batteries, on a besoin de métaux rares et précieux qu'on va chercher principalement en Chine, en Amérique du Sud également, que ces métaux-là sont extraits dans des conditions abominables à la fois environnementales et humaines.
Tout à fait, vous avez tout à fait raison.
Alors ma question pour revenir sur ce que vous disiez en préambule, c'est-à-dire que l'énergie a un impact à la fois individuel mais aussi au niveau de la nation et du pays. Avec cette nouvelle dépendance qui se dessine donc à ces pays dont je viens de parler, comment vous anticipez l'avenir et ces nouveaux équilibres qui se dessinent aujourd'hui ?
Et vous oubliez encore que justement les mêmes, en l'occurrence les Chinois, maîtrisent la technologie des batteries et les ventes de batteries et qu'ils ont déjà de l'avance dans la construction des automobiles avec batteries alors que nous avions 100 ans d'avance sur eux dans les voitures thermiques et qu'ils n'arrivaient pas évidemment parce que ça ne se rattrape pas comme ça d'un claquement de doigts à rattraper l'industrie française, l'industrie allemande qui était les meilleurs du monde avec l'industrie japonaise et évidemment là, c'est eux maintenant qui ont de l'avance. Donc vous avez tout à fait raison.
Si vous voulez, on voit bien aujourd'hui qu'il y a une accélération du temps et que le déclin du continent européen s'accélère et d'ailleurs, c'est ce qui rend les dirigeants aussi acariatres et ça va continuer. C'est-à-dire que vous avez vu, les Français et les Allemands n'arrivent plus à faire semblant de s'entendre. Ça, c'est une grande nouveauté. Avant, les gouvernements faisaient semblant même quand ils s'engueulaient, même quand ils avaient des désaccords.
Je vous ai dit que je pense que toute cette histoire autour du nucléaire et d'EDF vient de l'Allemagne mais au moins en affichage on était d'accord, on était ensemble, le fameux couple franco-allemand dont vous savez d'ailleurs qu'il n'y a que les Français qui l'appellent le couple franco-allemand, les Allemands rigolent et les autres pays européens aussi. Mais peu importe. Là, vous avez remarqué que là, ils n'arrivent plus à cacher leur désaccord parce que tout simplement je vous donne un exemple qui n'est pas le nôtre, l'Allemagne.
L'Allemagne a une industrie vraiment remarquable et là, elle sent bien que tout son système est en train de s'écrouler parce que son système reposait sur le gaz russe, pas cher et sur la vente de leurs voitures en Chine. Et si on fait des voitures électriques, les Chinois, ils n'en ont rien à faire des voitures allemandes puisque c'est eux qui les font et le gaz russe, on sait ce qu'il en est et les Allemands sont en train de se faire comme je l'ai dit, payer le gaz aux Américains quatre fois plus cher. Ils sont paniqués. J'ai lu des choses sur les industriels allemands qui se disent qu'ils vont quitter l'Allemagne. C'est la première fois depuis l'après-guerre.
Donc si vous voulez, là, les Allemands ne rigolent plus, ils sont paniqués et on sait et on sait que quand ils ont peur, il y a des conséquences en Europe. Donc voilà. Et les Français, comme d'habitude, ne se rendent même pas compte ou font semblant de ne pas se rendre compte de leur déclin et de leur décadence. Ça, on a l'habitude avec nos dirigeants depuis des décennies. Mais là, tout le monde panique. Et donc je pense qu'il y a d'un changement de rapport de force. Vous voyez comment les États-Unis sont les grands vainqueurs de cette guerre en Ukraine.
Ça ne vous a pas échappé que, si vous voulez, les Américains maintenant ont de nouveau restauré la légitimité et la crédibilité de l'OTAN et que la souveraineté européenne chère à notre président est morte. Vous avez bien compris que tout ça est terminé. On passe à autre chose. Vous avez bien compris aussi que les Allemands se moquent éperdument de leurs accords avec les Français et qu'ils veulent acheter américains. Qu'ils ont même proposé et c'est d'ailleurs la cause la cause réelle et sérieuse comme on dit en droit du travail la cause réelle et sérieuse de la brouille entre Macron et les Allemands. Ce n'est pas le prix du gaz ce n'est pas tout ça. Non.
La question fondamentale c'est la décision des Allemands de réunir avec 14 pays de l'OTAN pour acheter le dôme de fer vous savez le dôme de fer israélien qui protège les villes israéliennes contre les roquettes etc. C'est pour la France s'ils vont au bout c'est un camouflet phénoménal. ça veut dire que l'Allemagne n'a plus peur de la bombe atomique française ça veut dire que la dissuasion nucléaire française ne sert plus à rien puisque tous les autres pays européens sont protégés ça veut dire un déclassement pour la France phénoménal et là Macron l'a enfin compris et c'est pour ça que ça rue dans les brancards.
Donc vous avez tout à fait raison madame on est en train de vivre un bouleversement géopolitique absolument essentiel et il faut suivre au jour le jour ce qui se passe et bien regarder ce qui se passe car il y a des classements et des reclassements absolument essentiels.
Chers amis une dernière question avant de conclure cette conférence par une marseillaise monsieur dernière question merci beaucoup Oui bonjour monsieur Zemmour Je ne vous vois pas comme d'habitude Je suis ici Ah vous êtes prêt je voudrais vous parler d'une intervention qui a eu lieu il y a deux ans devant la commission du Sénat d'un monsieur que vous connaissez certainement qui s'appelle monsieur Jean-Marc Jean-Covici
Je l'ai vu en tout cas je ne le connais pas personnellement mais je l'ai vu à la télévision sur un vidéo quoi je veux dire
Pour résumer très rapidement ce monsieur expliquait devant la commission du Sénat un peu ce que vous avez expliqué sur l'éolien donc il expliquait que l'éolien était une énergie intermittente or en fait l'énergie pour fonctionner a besoin d'être à un niveau constant qui est beaucoup plus haut et il expliquait que par exemple pour l'éolien lorsque le vent soufflait en Europe il soufflait à peu près partout en même temps donc ça produisait un pic donc il fallait se débarrasser de cette énergie à très bas coût et donc on la vendait au prix de l'hydraulique c'est à dire pour rien et en fait dans l'intermittence on était obligé d'utiliser du gaz ça c'est le premier le premier cas donc il expliquait que c'était une énergie faire de l'éolien pour l'éolien ça ne servait à rien et ensuite un sujet qu'on a peut-être moins débattu qui est celui de l'énergie solaire il expliquait que pour le solaire c'était encore plus catastrophique puisqu'en fait les panneaux solaires étaient importés de Chine ça vous l'avez dit ces panneaux en fait pour ils ont quand on compte le transport l'installation toute la fabrication il faut à peu près voilà qu'on compte tout le CO2 qui doit être qui doit être utilisé puisqu'en plus ils sont produits avec un charbon très sale qui est en Chine il faut 30 ans de production pour arriver à équilibrer simplement la production de ces panneaux leur transport leur installation or la durée de production d'un panneau solaire est de 20 ans donc il expliquait que c'était une catastrophe en termes à la fois de commerce extérieur que c'était une catastrophe également pour d'un point de vue tout simplement économique puisque tout ça ne tient qu'avec des subventions et j'ajoute il ne l'a pas dit mais ça je le pense profondément je trouve que c'est une catastrophe puisqu'en plus ils sont souvent installés sur des terres arables et non pas forcément des toitures d'entreprise ce qui est encore une catastrophe supplémentaire et je voulais vous demander simplement puisque vous connaissez cette intervention si vous partagez cette analyse
moi je vais vous dire je n'ai pas les compétences pour partager cette analyse monsieur Chango Vichy qui est beaucoup plus compétent que moi mais ce que je vous propose puisque on a un spécialiste ici un responsable du solaire c'est que la parole est à la défense et on finira comme ça comme ça non mais plaisanter et mis à part comme ça on pourra se faire une religion tous et on aura un avis équilibré c'est intéressant pour nous tous je pense donc bonsoir à tous
trois questions il faut que je réponde à trois questions parce qu'il y a eu trois attaques la première c'était sur mademoiselle là-haut qui disait qu'on utilisait des terres rares des matériaux rares qu'on exploitait dans des conditions très mauvaises alors 80% du marché des panneaux solaires c'est du silicium cristallin c'est donc c'est du sable je pense qu'il y a à confond
si je peux me permettre avec l'éolien
non mais parce qu'il y a des technologies solaires qui utilisent du cadmium tellurure de cadmium ça oui ça c'est quelque chose de très polluant mais 80% des panneaux solaires c'est du silicium cristallin donc c'est du sable une paroi en verre un cadre en aluminium et ce qu'on appelle des fingers c'est des fingers en argent qui communiquent le courant donc voilà ça c'est sur le panneau solaire je ne parlais pas des batteries moi je parle du panneau ensuite monsieur qui dit qu'un panneau solaire ça a une durée de 20 ans non c'est qu'à voir plus de 40 ans le rendement diminue mais très peu effectivement le rendement baisse de 0,4% moi j'exploite des centrales solaires depuis 15 ans donc j'ai des retours c'est du factuel et un panneau solaire ça s'exploite pendant 40 ans et les baisses de rendement c'est 0,4% par an ensuite la première intervention d'un monsieur qui disait oui le taux d'utilisation de 20% c'était le monsieur du bitcoin le mineur de bitcoin qui disait donc le panneau solaire on l'utilisait à 20% de rendement oui effectivement le rendement est de 20% mais en fait ce qu'il faut regarder c'est le coût de production aujourd'hui du kilowattheure et sans subvention aujourd'hui construire une centrale solaire d'un mégawatt c'est 800 000 euros c'est à dire ces peanuts on arrive à des coûts de production du kilowattheure très très très bas voilà on peut vendre aujourd'hui à 50 euros 60 euros le mégawatt heure ça va rentabiliser économiquement le modèle enfin ça va assurer le modèle économique du central solaire et aujourd'hui et je suis pro nucléaire je dis que ça moi c'est en un point et moi je le fais en outre-mer parce qu'en outre-mer il n'y a pas de nucléaire et donc il y a une réelle logique mais aujourd'hui le nucléaire le kilowattheure du nucléaire les EPR tout ça on va arrêter dans les 100 euros le mégawatt heure donc voilà pourquoi se priver du solaire il n'y a pas d'impact sur les terres arabes je suis d'accord il y a énormément de surfaces de toitures qui ne sont pas couvertes en France et donc le seul argument c'est quand même qu'on les achète aux chinois on les achète aux chinois on en produisait en France à l'époque toute la filière a été arrêtée et c'était la société qui s'appelait Ténesol ça avait été racheté par Total d'ailleurs et voilà mais on voilà j'ai juste rectifié quelques points non non mais c'est très bien
au moins ça sert à tout le monde merci à vous tous
chers amis je vais vous demander de vous lever pour la Marseillaise allons enfants de la patrie le jour
de la patrie est arrivé contre nous de la tyrannie les grands assemblants et le bug il s'est aussi qui qui de la patrie qui