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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 3 juillet 2015 9 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprises

Référendum grec : «Notre rôle n'est pas d'être partisan du oui ou du non»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous aviez suggéré à Pascal Cherky de ne pas soutenir Cypras en Grèce. Notre rôle est-il de nous mêler du référendum grec ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Pascal Cherky se dit proche de l'exit. Vous vous sentez plus proche de qui ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    L'échec des négociations est-il le signe que la position de trait d'union de la France a échoué ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Les conséquences d'une sortie de la Grèce de la zone euro seraient-elles si dramatiques pour la France ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    L'axe franco-allemand est-il mis à mal par cette crise ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    L'Europe a-t-elle encore un avenir auprès des jeunes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Olivier FortFait
    « Notre place n'est pas d'être au côté des partisans du oui ou du non en Grèce, mais de laisser les Grecs face à leur destin. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La Grèce occupe tous les esprits actuellement. Le référendum proposé par Alexis Cypras euh crée des remous aussi bien à droite qu'à gauche, aussi bien en Grèce qu'en dans toute l'Europe. Pour en parler avec nous, Olivier Fort, député PS et porte-parole du PS. [Musique] Fort, bonjour.

Bonjour. Merci de d'être venu nous voir. Alors, vous aviez suggéré à Pascal Cherky, un député frondeur qui a décidé d'aller soutenir l'excit en se rendant en Grèce, d'y aller faire des passer quelques vacances en Grèce et ne pas aller ne pas aller soutenir soutenir Cypras.

Donc, on n pas le droit d'être solidaire avec SIAC quand on est au PS. Je crois quand on a un responsable politique français, on s'occupe essentiellement de son pays. Même si je ne pas le fait que nous sommes tous focalisés sur le référendum grec, mais donner le sentiment que nous devrions influer dans ce scrutin me semble pas être la bonne solution.

Donc bon, il est parti. ne n'exagérons pas non plus le geste qui a une portée limitée. Mais effectivement, je pense que notre place n'est pas d'être au côté des partisans du oui ou du non en Grèce, mais de laisser les Grecs face à leur destin.

Alors, toujours Pascal Cherky qui a dit qu'il se sentait beaucoup plus proche de de d'exitrias que de madame Merkel ou que de Junker. Vous vous sentez plus proche de qui ? Et moi, je me sens proche des uns et des autres parce que je veux défendre avec le chef de l'État l'intérêt général européen.

Et c'est vrai que dans ce moment très particulier, on a le sentiment souvent que euh les uns et les autres défendent leur intérêt national alors qu'il y a un intérêt général européen qui est mal pris en compte, mal pris en considération et qui pourtant devrait permettre de regarder de manière un peu objective les choses. se dire qu'on a une situation grecque qui est une situation dramatique pour le peuple grec d'abord lui-même et puis les conséquences qu'uraient une sortie éventuel de la Grèce de la zone euro qui serait des conséquences pour l'ensemble des pays de la zone. Et donc tout ça doit nous amener à réfléchir à une solution. négocier, négocier toujours négocier, ne jamais rester sur une dimension qui serait une dimension uniquement politique, politicienne et c'est un peu ce qu'on peut regretter aujourd'hui avec un rédissement de chaque côté qui ne permet pas d'aboutir à une discussion gagnante gagnante.

Est-ce que l'échec des négociations qui ont abouti à à ce référendum n'est-il pas le signe que la position de la France et notamment de France Hollande qui voulait être le trait d'union entre la position européenne et une position plus plus plus proche des négociations avec avec Typrit pas le signe que c'est un échec cette position de trait d'union mais on peut être on peut vouloir être trait d'union et encore faut-il qu' est partenaire pour ça quand on a un rédissement sur les positions grecques ou les positions allemandes ou slovaque ou enfin tous les voilà donc il y a un certain nombre de pays qui aujourd'hui effectivement cherchent dans les 18 pays de la zone euro à faire payer la Grèce et puis inversement on a une Grèce avec une coalition Syiza qui est loin d'être homogène et qui aussi tend la négociation avec l'Union européenne. Évidemment, ça ne facilite pas les choses, mais euh de toute façon que le référendum se solde par un oui ou par un non, la porte de la négociation doit être doit être rouverte alors dans des conditions forcément différentes, mais il faudra de toute façon quelqu'un qui continue à faire la médiation et qui n'accepte pas le fait que le contact se soit brisé parce que encore une fois, il y a de fausses évidences. Il y a des gens qui aujourd'hui disent "Bon, finalement, les Grecs s'en vont, c'est pas grave. euh ils ont de toute façon coûté cher et maintenant qu'il payent.

Mais la réalité c'est que si nous avons une grec de la zone euro, si nous avons un échec de la discussion, le risque pour les Européens c'est de ne jamais retrouver leur petit. Alors que en faisant en sorte de rééchelonner, de restructurer la dette grecque, de chercher avec eux des solutions avec des contreparties, évidemment, il faut que les Grecs fassent des efforts notamment en matière fiscale, un cadastre, une fiscalité adaptée et cetera. Ça ça paraît à l'évidence, mais s'il n'y a pas cette négociation avec des contreparties pour obtenir des efforts grecs, et bien nous ne reverrons jamais l'argent que nous avons prêté.

À plusieurs reprises François Hollande et Emmanuel Wals ont dit que les conséquences d'une sortie de la Grèce de la zone euro enfin ou la fin du enfin en tous les cas le non référendum ne serait pas si dramatique que ça pour la France. ça vous partagez cet enfin vous semblez dire le contraire donc ça sera pas si ce que je dis comme eux je dis que nous rentrons dans une zone qui est une zone totalement inconnue puisque nous n'avons jamais connu cette situation d'un pays qui sort de la zone euro donc je vois bien les experts qui rivalisent l'intelligence pour dire les uns qu'il se passera rien les autres qui se passera quelque chose. La responsabilité d'un chef d'état, c'est de de dire qu'il se passera le moins possible parce qu'il faut évidemment éviter tout effet de panique et de contagion.

Mais évidemment, personne n'est grand clair et donc le mieux c'est de faire en sorte que la négociation puisse reprendre après à l'issue du référendum quel que soit le résultat et d'autoriser un avenir dans la zone euro à la Grèce parce que c'est notre intérêt collectif, c'est l'intérêt général européen. On a senti qu' qu'à l'occasion de ce de cette cette crise grecque, l'axe franco-allemand a été un peu mis à mal. euh des divergences d'appréciation entre entre Hollande, entre Merkel euh Hollande qui voudrait une négociation, enfin qui aurait voulu une tout de suite un accord, une négociation alors que Merkel euh tout de suite a dit "On attend la on attend le référendum".

Elle a tenu par sa majorité. Donc est-ce que vous sentez que cet axe franco-allemand a des on a des on peut avoir des inquiétudes pour ce la poursuite de la politique franco-allemande ? Enfin, un axe franco-allemand, ça ne veut pas dire l'alignement systématique sur madame Merkel.

Il faut accepter l'idée que on a beau être des amis, des alliés, d'être des partenaires de toujours, en tout cas depuis plus de 50 ans, nous l'avons prouver mais ça ne veut pas dire que systématiquement on doit s'aligner sur la position de madame Merkel. Elle n'est pas la chanolière de l'Europe, la chan de l'Allemagne. C'est pas tout à fait pareil.

Et donc respecter ses partenaires, c'est aussi avoir l'idée d'un échange et non pas d'un alignement permanent. Donc ça me va très bien. Il y a pas besoin de il y a pas besoin à chaque fois de de hurler à la crise du couple franco-allemand quand nous sommes en désaccord.

C'est je vois bien que Nicolas Sarkozi aujourd'hui agite ce spectre en disant attention voilà le couple franco-allemand est mis à mal mais parce que parce que évidemment quand monsieur Sarkozi était président de la République, il n'avait de cesse que de s'aligner sur la même Merkel et donc il ne comprend pas qu'on ne fasse pas la même chose. Mais non la réalité c'est que deux pays, deux partenaires c'est pas forcément toujours d'accord et on peut parfois avoir des appréciations différentes d'une situation. justement le Hollande François Hollande s'était fait lire notamment sur la la volonté de renégocier le traité européen, ce qui n'a pas fait bien entendu, mais est-ce que l'Europe qui ne fait plus rêver a-t-elle encore un avenir notamment auprès des jeunes qui se sentent enfin dans l'idéal européen n'existe pratiquement plus dans la population et notamment chez les jeunes ?

Vous pensez qu'il y a encore cette il y a encore une possibilité de faire vivre cet idéal ? Mais je l'espère, je veux tout faire pour parce que effectivement euh euh maintenant que s'estompe euh le sentiment d'une guerre euh potentielle entre les Européens que la mémoire euh de la guerre mondiale euh s'éloigne de des nouvelles générations, effectivement le risque c'est d'avoir une moindre impétence pour cette Union européenne qui est née sur les décombres de la deuxième guerre mondiale. Mais en même temps, nous savons tous que si nous ne défendons pas à la fois cette nécessité pour la paix, mais aussi cette nécessité pour faire face à d'autres géants qui naissent à travers le monde.

Si nous voulons être non pas des nains dans la modalisation, mais arriver à tirer notre à sauver un modèle social qui est un modèle européen pour l'essentiel, et bien nous devons effectivement continuer ensemble. autrement, ce seront euh sur notre continent que jouera notre destin. Justement, le le au centre de ces de ces négociations, il y a il y a notamment le rôle joué par le FMI, il y a un ancien directeur du FMI, donc Domin Stroscan, qui a fait parler de lui récemment dans un sondage qui le met qui le mettrait comme candidat préféré des Français pour la gauche.

En 2è position, juste derrière Manuel Vals et largement devant François Hollande. Qu'est-ce que ça vous inspire ce retour pratiquement inattendu de dans les sondages en tous les cas de des DSK ? Ben, vous l'avez dit vous-même, c'est un retrou dans les sondages et par ailleurs les sondages traduisent certainement une forme euh de regret de ne pas l'avoir davantage participer à sa façon à la vie politique et c'est ce qu'il fait aujourd'hui à travers des tribunes.

Je pense qu'il n'a pas envie de revenir dans la vie politique active. Il faut respecter ce choix et accepter l'idée qu'on peut servir son pays de manière très différente. C'est ce qu'il veut faire.

Moi, je l'encourage à continuer dans cette voie. Olivia Fort, je vous remercie. Merci à vous.

Au revoir. [Musique]