Réforme du lycée professionnel: les annonces d'Emmanuel Macron en intégralité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Emmanuel MacronChiffre
« on a un tiers de décrocheur donc c'est la première bataille »
- 4:00Emmanuel MacronChiffre
« moins de 40% des jeunes diplômés je parle au niveau national des lycées pro qui trouveront un emploi six mois après l'obtention de leur diplôme »
- 7:00Emmanuel MacronChiffre
« on va mettre un milliard d'euros par an en plus sur le lycée professionnel »
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merci beaucoup ce résumé merci de nous accueillir nos ateliers je remercie tous les tous les élèves aussi et leurs enseignants de nous accueillir alors madame et messieurs les ministres Mesdames et Messieurs les parlementaires monsieur le Président du Conseil régional madame la Présidente du Conseil départemental Monsieur le Maire Messieurs les préfets Madame la Rectrice mesdames et messieurs alors vous l'avez dit on est ici dans un établissement qui réussit bien innove le furocampus lancera l'automne et je crois correspond exactement aux initiatives que nous voulons conduire et je veux remercier vraiment tous les acteurs d'abord locaux qui sont vos partenaires habituels d'être là avec les enseignants et les élèves et je veux aussi remercier nos amis qui sont plutôt du National qui ont fait le le voyage et qui à la tête de grands groupes d'associations ou de fédération professionnelle ont pris la peine d'être ici pour aussi marquer l'engagement collectif de la nation derrière le lycée professionnel c'est pas simplement une réforme dont je suis venu parler aujourd'hui sur laquelle nous travaillons depuis maintenant un an avec les ministres je dirais que pour moi c'est une cause nationale parce que je crois comme vous dans le lycée professionnel je pense que les élèves qui sont là ont toutes les raisons d'être fiers d'être dans ces voix je le dis avec beaucoup de force parce que nous avons besoin pour continuer de réindustrialiser le pays mais aussi de réussir dans les services à la personne de réussir dans l'informatique les métiers demain comme ceux qui sont en tension aujourd'hui de toutes les filières dans lesquelles vous vous êtes engagés mais je dis que c'est une cause parce qu'aujourd'hui malgré l'investissement de la nation malgré le dévouement des enseignants nous ne sommes pas au rendez-vous de la promesse que nous devons à ces élèves et je pense qu'il faut être très honnête avec nous-même avec le constat qu'on doit faire sur les résultats et la situation dans lesquelles et l'enseignement professionnel dans notre pays c'est pas la faute des enseignants ni des dirigeants de ces établissements c'est pas la faute des entreprises c'est le système lui-même qui est aujourd'hui pardon de le dire comme ça mais mal fichu les résultats ils sont et je le dis d'autant plus que toutes les réformes depuis de nombreuses années ne touchent pas le lycée pro et on fait comme si c'était au fond moins important je pense le contraire on parle de 621 000 élèves et 64 000 apprentis c'est à dire qu'il y a un lycéen sur 3 dans notre pays qui rentre en lycée professionnel 1 sur 3 et que si on a ces merveilleux statistiques sont une fierté pour la nation on dit qu'on a dépassé les 80 % de bachelier c'est aussi parce qu'elles lissait trop mais si on regarde et qu'on ouvre un peu le capot ce qu'on est dans un atelier sur 100 élèves qui rentrent en seconde professionnelle on en a un tiers qui va décrocher sans bac ou équivalent un tiers 1/3 c'est ça la réalité nationale ensuite on en a 39 sur 100 qui vont intégrer la vie active avec un bac ou équivalent il y en aura 23 qui sont au chômage à l'issue de leur curs US et 28 qui s'engageront dans les études supérieures que presque à moitié d'entre eux ne réussiront pas ce qui veut dire que c'est moins de 40% des jeunes diplômés je parle au niveau national des lycées pro qui trouveront un emploi six mois après l'obtention de leur diplôme je dis ces chiffres ils sont cruels pour nous tous mais ça veut dire que si nous ne faisons rien on continuera de perpétuer un système qui trahit la promesse à l'égard de notre jeunesse donc faut s'y atteler avec beaucoup de courage fort de ce que vous avez décrit et au fond d'assumer que le lycée professionnel est une cause parce que ça concerne un tiers de nos jeunes et c'est plutôt un tiers de nos jeunes qui ont eu plus de difficultés avant et en fait en quelque sorte on double les inégalités est-ce que c'est plutôt des jeunes qui viennent le milieu difficile qui ont été moins aidés qui ont moindre père qui ont moins de relais qui ont moins de réseau dans lesquels en quelque sorte pour lesquels on va reproduire de la difficulté et je le dis avec beaucoup de force les chiffres que je viens d'évoquer si ça avait été ceux du lycée général il y a bien longtemps qu'on aurait fait des réformes sur cette sur cette matière moi je veux que le lycée professionnel avec vous tous redevienne la voie vers l'emploi vers le bon emploi on a aujourd'hui des centaines de milliers d'emplois non pourvu alors que si elle est 10 métiers les plus recherchés par les employeurs 100% sont des diplômes de l'enseignement professionnel dans les 10 métiers où les tensions sont les plus fortes 8 à 9 sont également des diplômes de la voie professionnelle de même que pour les 15 métiers qui recruteront le plus ici 2030 10 d'entre eux sont des métiers formés par la voie donc on a tout si je puis dire si on se donne les moyens pour réussir et relever cette cause on va le faire avec beaucoup de force parce que d'abord je pense que collectivement on assume mener des réformes on a commencé en lycée pro et je vous remercier les ministres et parlementaires et les professionnels qui ont t'aider du chef-d'oeuvre aux réforme déjà qui se sont conduites ces dernières années beaucoup de choses ont été faites et puis on a réussi collectivement une réforme importante dans notre pays qui est celle de l'apprentissage ça fait des décennies qu'on disait que l'apprentissage en France fallait le développer qu'il fallait atteindre les 500 000 contrats d'apprentissage par an on était bloqué entre 200 et 250 000 au moment où je vous parle on a passé les 830 000 par an malgré la crise covid malgré les difficultés économiques parce qu'on a fait une réforme en profondeur on sait pas occupé des débats institutionnels on a simplifié on a associé les branches professionnelles on a simplifié les aides on les a clarifié on les a renforcés et on est passé dans environ 250 000 apprentis en à 830 000 apprentis donc on sait faire et ce dans toutes les catégories d'entreprises majoritairement dans les plus petites entreprises et ce dans toutes les catégories de qualification du pro jusqu'au donc on a su faire collectivement il y a aucune raison qu'on ne sache pas faire pour le Lycée professionnel et on va se donner les moyens parce qu'en plus de ce que la nation investit aujourd'hui on va mettre un milliard d'euros par an en plus sur le lycée professionnel pour se donner les moyens autour pour moi de trois objectifs d'abord nous attaquer au décrochage je disais on a un tiers de décrocheur donc c'est la première bataille la deuxième c'est nous attaquer à l'insertion professionnelle on peut pas satisfaire du fait que simplement 40% des diplômés auront un métier dans les six mois donc on doit aller vers 100% d'insertion pro et troisièmement de reconnaître l'engagement des enseignants de lycée pro avec un effort encore significatif et redoublé par rapport à ce que nous avons pu faire pour le reste de l'éducation nationale et je le dis en rendant à nouveau hommage aux enseignants qui je porte l'excellence et son pleinement mobilisés derrière nos élèves alors premier objectif s'attaquer au décrochage et viser le zéro décrocheur si les jeunes décrochent vous l'avez très bien dit je l'ai noté dans vos propos monsieur proviseur c'est que on a d'abord un sujet de choix par défaut et donc on a une première bataille qui ne vaut pas que pour le lycée pro mais qui est indispensable qui est celle de l'orientation et je dirais que l'orientation elle est d'autant plus importante quand on n'a pas les repères chez soi quand on ne peut pas être conseillé par la famille c'est extrêmement difficile dans le maquis des formations des sigles et des métiers de pouvoir se repérer donc et ça c'est indispensable donc ce sera institutionnalisé dans tous les établissements mais les enseignants du lycée pro sont associés tout particulièrement à ce travail ensuite ça suppose aussi un effort de vérité au moment de l'orientation on avait il faut bien le dire un manque d'information trop important sur la nature des filières et leurs débouchés dire qu'une formation ne mène pas à l'emploi c'est de la personne mais c'est juste donner des instruments pour s'orienter à un élève et ses parents c'est redonner pleinement du sens à la formation à un métier et de la motivation aux élèves et donc les familles doivent pouvoir connaître quels sont les débouchés de tels CAP ou bac pro et cela s'améliore puisqu'elle dispose cette année parce qu'on a fait l'effort là dans l'année qui vient de s'écouler sur rafale net maintenant on a les taux d'insertion par filière au niveau régional on va poursuivre ce travail de transparence dans le système et sortir de tous les faux-semblants et ce qui fait que nous afficherons les taux d'insertion et de poursuite d'études par filière et par rétablissement mis au regard d'ailleurs du besoin d'emploi et ce sera prêt pour la prochaine campagne à fenêtre d'avril 24 et ce sera enrichi à terme d'informations sur les rémunérations de particulières en avril 25 ce qui veut dire que toute famille et tout élève au printemps prochain il aura la possibilité de dire quand il va dans tel établissement tel filière combien des élèves sont allés vers derrière un BTS ou une autre formation en SUP ou combien sont allés vers l'emploi en ont eu un et quand on a une filière et je ne blâme personne une formation où il y a très peu de débouchés en emploi très peu de débouchés en enseignement supérieur ça veut dire c'est sans doute une filière qu'il faut fermer et qu'il faut avant le courage de le faire et plutôt de l'ouvrir là on a des besoins mais ça c'est un instrument d'orientation pour les familles et pour les jeunes qu'on a amélioré la des ce printemps et qu'on va complètement améliorer à l'échelle de l'établissement et des filières pour le printemps prochain deuxième élément pour viser le zéro décrocheur c'est évidemment de donner plus de moyens dans le lycée pro pour venir auprès des élèves qui ont des difficultés on a trop d'élèves qui décrochent en raison au fond de difficultés de départ à l'entrée en seconde on a 40 % des élèves qui ont une maîtrise fragile voire insuffisante de la lecture et donc les difficultés sont beaucoup plus importantes on sait que dans l'enseignement général et donc si on se donne pas encore plus de moyens pour y pallier y répondre on y arrivera pas et donc l'idée c'est véritablement de donner les moyens aux enseignants de faire davantage de travail en petits groupes d'avoir plus d'accompagnement individualisé d'avoir aussi de remettre des moyens sur l'accompagnement pour les élèves en situation de handicap pendant la scolarité pour éviter le décrochage il faut que l'enseignement soit plus adapté aux besoins des élèves et donc on va généraliser le soutien en petit groupe il sera renforcé dès la rentrée dans les établissements dans lesquels les enseignants souhaiteront s'engager et donc ça c'est un dialogue et un travail pédagogique qui doit être fait établissement par établissement faut pas qu'il y ait une règle unique au niveau national c'est Michel d'établissement avec la communauté pédagogique qui doit évaluer les besoins et en fonction de ça on pourra avoir donc des heures de mathématiques et de Français qui pourront être alloués de voir aussi comment prendre en compte les difficultés des élèves allophones qui sont plus grand nombre dans le lycée professionnel que l'enseignement général également et dans le cadre j'y reviendrai tout à l'heure de ce qu'on fait avec le pacte de donner les moyens aux enseignants de pouvoir traiter de sujet nous ouvrirons aussi des cours optionnels le plus près des aspirations des élèves comme par exemple les cours d'entrepreneuriat une seconde langue vivante là aussi parce que les besoins doivent être différenciés et pour donner de la souplesse sur ce sujet il nous faut également mettre des outils plus efficaces pour atteindre l'objectif de zéro décrochage et on sait bien qu'une des difficultés c'est quand on fait l'évaluation à la fin du premier trimestre on a des élèves qui ne vont pas y arriver et ça existe que malgré les efforts malgré tout ce qui est fait par les enseignants le décrochage est trop important bien souvent on est dans des situations ubuesques pour des questions administratives il faut attendre la fin de l'année pour pouvoir inscrire cet élève soit vers une école de la seconde chance soit dans un épi soit dans un établissement qui est plus adapté où il sera mieux pris en compte où il sera mieux accompagné qui correspond à ses besoins là nous allons ouvrir dès la rentrée 2023 un dispositif tout droit ouvert qui est que lorsque les professeurs le proviseurs seront inquiets pour un jeune qui justement s'absente décroche ils pourront agir immédiatement sans attendre l'expiration de délai administratif qui est préjudice sont préjudiciables à l'intérêt du jeûne et de manière collégiale en fonction de ce de l'évaluation qu'ils font de pouvoir travailler avec la mission locale les écoles de la deuxième chance les épisodes pour mobiliser son délai les bonnes solutions pour les élèves telles que vous les aurez évaluées et éviter qu'on gage complètement une année scolaire et qu'on laisse une situation de déscolarisation s'installer c'est ce qui arrive on le sait aussi pour beaucoup de jeunes beaucoup trop de jeunes qui sont dans ces situations de difficultés c'est en traitant chaque étape du parcours scolaire et donc mieux orienter se redonner beaucoup plus de moyens pédagogiques pour aller chercher les jeunes qui sont en difficulté sur des compétences de base dès la première année du lycée pro avec les petits groupes avec plus de moyens et avoir des solutions beaucoup plus flexibles pour les décrocheurs qu'on arrive pas à rattraper et éviter la déscolarisation ça ce sont les éléments clés d'un nouveau dispositif que on va déployer à partir de la rentrée prochaine et en quelque sorte permettre à chaque lycée avec ses enseignants de faire du sur-mesure et d'apporter la bonne réponse pour les élèves et les familles deuxièmement on doit ensuite atteindre un objectif de 100% d'insertion aujourd'hui je le disais la moitié de ceux qui ont un bac pro et trois quarts de ceux qui ont un cap ne parviennent pas à trouver un emploi un an après la sortie du lycée ce qui est positivement une aberration nous avons en effet des diplômes d'abord qui ont des intitulés qui sont parfois incompréhensibles vous l'avez très bien dit le question de lisibilité et on sait aussi qu'on a des filières sur lesquelles ça dépend des territoires mais la réalité était elle débouche beaucoup trop vers une absence de solution pour les jeunes un seul exemple parmi tant d'autres le bac pro accueille relation client et usagers au niveau national on a 7200 élèves en Terminale aujourd'hui on mange je vous parle on a 15 ans qui seront en emploi 1900 qui auront leur BTS après le bac et 3800 dont on sait aujourd'hui qui seront au chômage est-ce qu'on peut dignement crédiblement continuer de dire on va continuer d'inscrire 7200 élèves chaque année en terminale et on sait qu'on aura 3800 qui n'auront ni diplômes ni débouchés on peut regarder les yeux dans les yeux les familles et les élèves au niveau de la nation en disant on va continuer c'est vraiment une bonne voie c'est respectueux moi je crois pas et donc on doit pour ça adapter beaucoup plus on va comment faire mieux cette rentrée prochaine mais on doit adapter beaucoup plus la carte des formations en fonction des besoins et dire je défends toutes les formations et j'enferme jamais c'est pas une bonne solution c'est pas une bonne solution du tout de dire juste en ouvrir des nouvelles non parce qu'il y a des formations sur lesquelles il y a plus de débouchés parce que l'économie bouge parce que les besoins bougent et c'est une réalité et on a trois instruments pour pouvoir faire une carte de formation intelligente la première chose c'est ce qu'on va donner justement en famille aux élèves quand on a une formation dans un établissement où il y a un mauvais taux d'accès à l'enseignement supérieur et un mauvais taux d'accès à l'emploi c'est une formation qu'il ne faut pas garder c'est clair quand on a le ni ni on peut avoir des formats des formations sur lesquelles beaucoup de jeunes vont s'orienter vers l'emploi on a un taux raisonnable on est dans la moyenne nationale pour accéder à une profession il faut absolument la garder même si on a peu qui choisissent les voies supérieures il peut y en avoir qui vont plutôt former des élèves qui vont choisir majoritairement d'aller vers le supé qui auront un diplôme mais si on a des formations où les élèves n'ont ni accès à des diplômes ni accès à un emploi il ne faut pas les garder c'est le premier instrument le deuxième instrument c'est évidemment ce qu'on a avec les régions avec les branches professionnelles c'est la carte des métiers en tension quand on a des métiers en tension à l'échelle d'un territoire qu'on a besoin beaucoup sont là sur les services à la personne ici par exemple en effet tous les métiers du ferroviaire dans une ville au combien engagée sur ces métiers historiquement une région qui en a besoin dans les métiers de l'aéronautique un peu plus au sud dans y compris certains métiers agricoles tous les métiers en tension qu'on connaît aujourd'hui il est intelligent parfois de rouvrir des formations puis on a un troisième chose c'est la carte des métiers en devenir on sait qu'à horizon 5 10 ans la nation aura besoin encore plus de former certaines compétences ces trois instruments c'est à dire la réalité des débouchés les métiers en tension d'aujourd'hui et les métiers en devenir contenus notre stratégie actuelle et de ce qu'on sait dire et on sait qu'on en a par exemple dans la rénovation énergétique des bâtiments par exemple dans le nucléaire par exemple dans le renouvelable par exemple dans le numérique on sait dire ce sur quoi la nation aura besoin de continuer à former tout ceci doit nous conduire à réaménager nos cartes de formation de manière beaucoup plus à la fois transparente et courageuse c'est à dire de fermer là il faut et d'ouvrir massif plus massivement là où il le faut et donc on devra ainsi avoir ce courage et transformer les choses alors l'évaluation et l'évolution de cette carte des formations elle ne doit pas faire depuis Paris elle doit se faire au niveau de chaque territoire du bassin d'emploi et même je dirais en associant d'abord chaque établissement et donc ce qu'on va faire dès les prochaines semaines c'est doté donner à chaque établissement c'est taux d'insertion dans et de poursuite d'études par formation à chaque chef d'établissement et un ensemble de sa communauté pédagogique ensuite avec les régions mais également avec les métropoles les communes les départements l'ensemble des services compétents et les branches professionnelles on va avoir au niveau de chaque établissement un travail qu'on va demander pour évaluer ensemble où on identifie des formations qu'il faut fermer ouvrir en quelque sorte ces CNR locaux doivent regrouper toutes les parties prenantes les enseignants les acteurs économiques les collectivités pour identifier les leviers d'action proposer des projets pédagogiques avec le fond d'innovation qui sera mis à disposition et proposer une évolution de la carte des formations ces propositions seront ensuite examinées sous l'égide du sous-préfet au niveau du bassin d'emploi parce qu'on va concentrer justement l'action locale de l'État pour coordonner ce travail et il appartiendra alors au conseil régional et à l'état d'ajuster la carte des formations pour s'adapter à l'ensemble de ces évolutions des compétences requises c'est un travail qui va commencer dès maintenant on va poursuivre à l'été automne pour pouvoir d'ici à la fin de l'année faire évoluer ses cartes des formations en fonction de ces réalités et on doit donc avoir le courage d'arriver à une carte des formations dynamique pour ne pas perpétuer les situations d'échec collectif qui parfois existent évidemment nous accompagnerons ces transformations en mettant des moyens via le plan France 2030 pour beaucoup mieux co-financer avec les régions la mise à disposition de nouveaux plateaux techniques formés accompagner les enseignants dont les formations sont fermées et faire beaucoup mieux que ce qu'on fait jusque-là et déployer aussi l'innovation parce qu'on sait que sur certains plateaux il faut aussi déployer de l'innovation avec des casques de réalité virtuelle la possibilité d'avoir accès à certains gestes certains métiers par des moyens qui sont aussi ceux que l'innovation nous permet d'avoir pour atteindre un objectif de 100% d'insertion professionnelle on doit aller au-delà le premier pilier c'est la carte des formations le deuxième élément c'est l'accompagnement ce que vous avez très bien dit tout à l'heure avec quelques éléments que vous avez commencé à faire ici sur lesquels vous revenez et je voudrais insister juste sur quelques-uns d'entre eux d'abord le mentorat le mentorat qui en quelque sorte le réseau des élèves qui n'en n'ont pas permet aux élèves de bénéficier de conseils de vie de carrière d'un aîné et pour le développer je sais qu'on peut compter sur les entreprises et pour qu'elles permettent à leurs salariés de pleinement s'engager dans ses démarches plusieurs réseaux ici qui portent avec beaucoup de d'entrains et de courage et je les en remercie cette volonté le mentorat doit être universel pour tous les élèves de lycée professionnel ce qui veut dire que à partir de la rentrée nous allons monter en charge pour que 100% des élèves volontaires de lycée pro est un mentor d'ici 2025 c'est tout à fait atteignable 150 000 jeunes sont accompagnés en 2022 la cible était de 200 000 on doit pouvoir aller donc sur la totalité de ceux qui choisissent ce qui est potentiellement justement 600 000 pour une corde qui est tout à fait atteignable et donc ça c'est une mobilisation de toutes les entreprises des fédérations qui sont là une simplification des règles et une mobilisation de tous pour que y ait cet accompagnement qui permet de donner des conseils de vie d'organisation d'orientation aux élèves nous mettrons de la souplesse aussi et construirons une année de terminale sur mesure en respectant la finalité du bac pro et ça c'est une souplesse qu'on va donner aux enseignants aux établissements en fonction des projets des élèves ce que je veux dire par là c'est que certains veulent obtenir un diplôme fait accéder à l'emploi d'autres veulent poursuivre des études en fonction de ça il faut pouvoir donner la souplesse à l'année de terminale et au fond c'est du bon sens et beaucoup plus qu'on ne le fait aujourd'hui pour ceux qui voudront immédiatement s'insérer avec le bac en poche la durée des stages sera augmentée de 50% . et ils seront accompagnés par Pôle Emploi tout au long de leur année scolaire et donc demain France travail pour les aider justement à avoir un contact avec les employeurs potentiels et les aider en quelque sorte à une transition ce qui permettra aussi d'évaluer les choses et d'aller à certaines années post-bac quand ils sont trop jeunes mais en tout cas on va adapter leur terminale si leur projet n'est pas de poursuivre des études supérieures pour les autres ils auront une période de quatre semaines de cours supplémentaires pour mieux préparer leur entrée en BTS la révision des modalités du nouveau Mac sera effectif pour tous les élèves qui entrent en Première Pro dès septembre 2023 et donc cette souplesse en fonction du projet je crois un élément important pour beaucoup mieux se préparer à l'année post-bac qu'elle soit vers le travail ou qu'elle soit vers les études supérieures il y a aussi des spécialisations professionnelles qui doivent être mises en place ce sont les formations complémentaires que vous avez déployées dans votre établissement en effet pour qu'un jeune diplômé puisse acquérir une professionnalisation souhaitée par l'entreprise on voit que à la fois le rajeunissement moyen des élèves comme il y a aussi son nom clair avec les réformes successives il y a moins de redoublement qu'avant vous avez des élèves plus jeunes qui arrivent en lycée pro et donc vous avez vous l'avez très bien dit vous-même des élèves qui sortent parfois plus jeunes trop jeunes pour les entreprises et on sait qu'on a des besoins et que les entreprises j'ai pas besoin qu'il aille faire trois ou quatre ans il sait qu'il veut venir dans mon secteur je sais que j'en ai besoin il y a besoin de monter un an post-bac pour former mieux ce jeune et bien c'est spécialisations professionnelles d'une année pour qu'un jeune diplômé puisse acquérir la professionnalisation souhaitée nous allons les déployer les études montrent que ces mentions augmentent l'employabilité des jeunes d'au moins 20 points donc elles sont très efficaces parce qu'on sait qu'on a des jeunes motivés que ça correspond à un besoin local et en quelque sorte on a fait sur ces formations complémentaires exactement le travail qu'on doit faire sur toutes les branches et sur toutes les sur toutes les formations donc là il faut les développer et en effet ce qui a été fait ici avec la SNCF qui a annoncé un partenariat pour les certificats de spécialisations professionnelles post-bac pro en vue d'intégrer les métiers de la SNCF qu'il s'agisse de l'accueil des voyageurs de l'entretien des équipements roulants ou de la transformation des infrastructures du réseau c'est la bonne approche et qu'en plus que vous avez créé c'est la bonne approche pour ce faire par ailleurs et donc en plus de l'orientation en plus de ses accompagnements adaptations les formations en lycée professionnel doivent être comme l'apprentissage le reflet de la réalité du monde professionnel d'aujourd'hui et donc on doit continuer de créer en quelque sorte plus de liens entre le monde éducatif et le monde de l'entreprise en assumant que le lycée pro est une troisième voie c'est pas une voix qui est celle de l'entreprise c'est la grande différence c'est dans l'éducation nationale mais c'est différent du lycée général contenu de justement des vocations et des métiers auxquels on prépare et donc à la rentrée nous allons mettre en place un bureau des entreprises dans chaque lycée professionnel à la tête de ce bureau ce sera selon les spécialités de chaque établissement soit un acteur du marché de l'emploi soit un enseignant engagé dans la relation école entreprise et chaque chef d'établissement sera associé à ce recrutement le bureau aura pour mission d'accompagner les jeunes dans la recherche des stages de suivre la qualité des stages ou de l'apprentissage de développer des partenariats en lien avec le chef d'établissement et les enseignants il faut dégager du temps et des compétences en la matière nous allons aussi accélérer le recrutement des professeurs associés pour permettre à des professionnels ayant des compétences dans les métiers d'avenir ou très spécifiques on n'a pas forcément des compétences et ça ne justifie pas forcément des recrutements à temps plein ou tout de suite des qualifications mais dans des métiers comme l'hydraulique l'éolien le nucléaire pour épauler les enseignants on aura un déplorant ses enseignants associés et puis enfin pour aller vers cette insertion améliorée ce 100% d'insertion on doit aussi valoriser davantage l'investissement des élèves même les stages viennent compléter la formation académique des élèves ils ont donc beaucoup à y apprendre à la fois un savoir-faire un savoir-être on sait combien c'est important et ces porteurs de qualification pour les élèves il faut qu'on puisse garantir à ces jeunes des stages de qualité dans lesquels justement ils apprendront aux côtés des entreprises et de leur maître de stage et en lien avec leurs enseignants les élèves seront d'autant plus motivés qu'ils auront une indemnité de stage progressive je crois que c'est assez juste et que c'est cohérent et que ça valorise aussi pour les élèves et leurs familles cet engagement 50 euros par semaine en première année de CAP et de seconde 75 euros par semaine en deuxième année de CAP et en première et 100 euros par semaine en terminale et c'est indemnité de stage c'est à la fois une mesure de justice et de mérite et c'est un engagement fort de l'État qui prendra à sa charge d'indemnisation de stage et je pense aussi que c'est reconnaître que c'est un travail qui est demandé aux élèves c'est un engagement que c'est pas un temps de formation académique et qu'il est reconnu par la nation et accompagné il faut par ailleurs que le diplôme soit pleinement un bon vers l'emploi et donc là-dessus on va continuer à consolider ce lien et je terminerai sur ce point pour le 100% insertion en créant des filets de sécurité une fois le bac en poche dire tous ceux qui ont le bac en poche sont aujourd'hui trop livrés à eux-mêmes ces 15 à 20 000 jeunes parents et il se verront proposé un soutien par les conseillers de France travail pour avoir toutes les chances de s'insérer au mieux et ce sera applicable dès la rentrée de septembre et puis un parcours de consolidation pour permettre aux jeunes de bac pro inscrits en BTS qui en ressentent dès la fin du premier trimestre le besoin d'être accompagné donc tout ça c'est un ensemble de changements très profonds mais qui répond aux besoins qu'on a identifié qui reprend des initiatives comme celles que vous avez conduite ici qui marche et qui va nous permettre d'aller vers le 100% insertion en sortant du lycée professionnel et puis la troisième bataille c'est évidemment de reconnaître l'engagement des enseignants du lycée professionnel je le disais les élèves du lycée pro ont plus de difficultés qu'ailleurs au départ et leur prise en charge nécessite du sur mesure des actions diverses propres à ces établissements et on doit reconnaître l'engagement des professeurs à la hauteur de ces enjeux alors d'abord les enseignants du lycée professionnel évidemment sont concernés par les revalorisations inconditionnelles qui ont été détaillées par le ministre de l'éducation nationale ces dernières semaines et donc comme pour l'ensemble des enseignants sans tache nouvelle sans condition ils auront dépend de niveau de carrière entre 1100 euros et plus de 2600 euros net par an concrètement c'est entre 100 et 230 euros en plus net par mois pour tout le monde sans condition des cette année ensuite au titre du Pacte pour le Lycée professionnel les enseignants du lycée professionnel auront toute une palette de mission nouvelle comprenant en complément des missions de continuité du service et des savoirs fondamentaux c'est-à-dire de remplacement de courte durée de cours de du blé ou d'accompagnement individualisé de coordination justement de ce travail pour le CNR de cartographie qui sera aussi la participation à l'ensemble des nouveaux dispositifs du lycée pro des options l'intervention dans les parcours de consolidation l'intervention dans le dispositif ambition emploi les accueils de collégiens sur les plateaux techniques que j'évoquais tout à l'heure pour l'orientation ou le travail qui sont prêts à faire en accompagnement pour des élèves en première année de Sud en contrepartie de ces nouvelles missions qui sont la traduction concrète de notre effort collectif pour la réussite des élèves du lycée professionnel chaque professeur engagé et volontaire pour après tendre dès cette année à avoir une augmentation jusqu'à 7500 euros brut annuel ce qui veut dire que socle plus pacte pour ceux qui sont volontaires pour le pacte ce sera de 680 780 euros par mois en plus pour les enseignants qui s'engagent dans cette logique ce qui vous le voyez est considérable parce que c'est un investissement de la nation et je pense que la transformation que j'évoque elle ne peut pas se faire sans qu'il y ait un engagement plein et entier des enseignants qui y croient adhèrent et sont prêts à s'engager le rôle de ces enseignants volontaires sera enrichi il deviendront également l'interface entre les lycées et les entreprises les institutions les partenaires et tous les acteurs du service public de l'emploi et puis parce que diriger un lycée professionnel c'est aussi faire ce lien entre le monde de l'éducation et le travail il faut que les chefs d'établissement à qui on va demander en plus ce travail sur les cartes de formation et la construction de ce projet et le meilleur des deux mondes il faut qu'il soit pleinement reconnu dans le rôle d'animateur d'équipe d'abord on va leur donner des indicateurs plus précis dès les prochaines semaines la possibilité de faire des responsabilités pour bâtir cette carte et des vrais objectifs pour contractualiser pour ça les chefs d'établissement seront plus autonomes pour tracer le chemin qu'il souhaite emprunter avec leurs équipes pour accompagner ces élèves vers la réussite et le pacte pour eux c'est d'avoir un cap plus clair pour la réussite des élèves plus de moyens mais également des moyens budgétaires qui leur seront destinés et leurs fonctions sera aussi pleinement revalorisées dans sa rémunération c'est grâce à l'engagement fort des enseignants des équipes de direction de toute la communauté éducative du lycée professionnel que nous réussirons cette réforme essentielle vous l'avez compris pour l'avenir de nos jeunes et celui de la nation voilà les trois axes de cette transformation que je veux que nous puissions conduire à l'échelle de la nation tous ensemble je l'ai dit c'est pour moi une transformation essentielle même plus une cause parce que le lycée professionnel aujourd'hui cumule trop de difficultés et en quelque sorte il reproduit les déterminismes j'entends beaucoup de voix qui s'élèvent on vous dira que tout ça est une privatisation je connais par cœur tous les arguments qu'on va en train de donner le lycée professionnel aux entreprises formidable mais enfin que tout ce que tous ceux qui défendent le système tel qu'il fonctionne aujourd'hui en répondant et en répondre au regard des chiffres que j'évoquais moi je défends tous les enseignants tous les chefs d'établissement tous les jeunes et toutes les familles qui sont et je dis juste notre responsabilité c'est de leur donner les moyens de ne pas rester dans la situation qui est la nôtre parce que c'est celle d'un échec collectif et d'un déterminisme social et notre devoir c'est de lutter contre ce déterminisme et cette permettre à des jeunes précisément parce qu'ils viennent peut-être d'une ville qui est plus en difficulté d'une famille qui est plus en difficulté peut-être parce qu'ils ont été moins bien accompagnés à un moment de leur parcours scolaire de leur permettre de rattraper ça et donc de mettre plus de moyens de la nation et de reconnaître de leur donner les moyens de choisir de donner les moyens à leurs enseignants de mieux les accompagner de redoubler les efforts pédagogiques et de donner aux entreprises la possibilité de leur offrir des débouchés plus clair et plus lisible c'est pourquoi nous mettrons un milliard d'euros par an en plus sur le lycée professionnel sur l'ensemble des mesures que j'ai évoquées et c'est aussi pour ça que nous continuerons de valoriser l'ensemble de ces métiers quel que soit les secteurs et à ce titre en septembre 2024 la France accueillera à Lyon la magnifique compétition mondiale des métiers les worskills qui permettent à des jeunes de moins de 23 ans issus de 85 nations de confronter leur pratique professionnelle autour de plus de 60 métiers et je le dis parce que c'est notre fierté chaque année je reçois les jeunes qui gagnent ses compétitions on va nous les organiser en 2020 ce sont des jeunes qui ont fait vos parcours ce sont des jeunes qui à qui parfois on a dit valable parce que tu sais rien faire d'autre qu'on n'a pas su reconnaître et parce qu'il y a un enseignant une entreprise qui a cru en eux un collectif il se retrouve à représenter les couleurs de la France dans des compétitions internationales et apporter ses métiers et être fiers et donc c'est voir ce qu'ils on les accueillera on les reconnaîtra mais ils sont en quelque sorte l'impoite avancé comme le son nos meilleurs ouvriers de France nos meilleures apprentis de France tout ce que nous avons fait dans tous les métiers qui viennent consacrer ensuite un parcours d'excellence qui part des filières et des formations où vous êtes aujourd'hui et en quelque sorte c'est la démonstration que le lycée près de chez soi peut mener très loin et qu'il faut pas croire non plus tous les gens qui expliquent qu'il faudrait aller très loin dans les métropoles pour avoir des formations qui permettent d'avoir un travail le rôle de la nation c'est aussi de permettre d'avoir dans le lycée du point un métier qui mène très loin et c'est une réalité si on s'en donne les moyens et vous le voyez bien aussi que ce qu'on est en train de bâtir c'est une vraie réponse à la fracture des territoires et des destins dans laquelle certains voudraient nous renfermer parce que c'est pas une réalité en étant pragmatique collectivement et en ayant au fond comme objectif que l'avenir de nos jeunes et rien d'autre merci pour votre engagement en tout cas merci de nous accueillir ici vous pouvez compter sur notre détermination elle est pleine et entière vive la république et vive la France [Applaudissements]
Emmanuel Macron