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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 3 février 2025 25 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Psychodrame à l’Élysée : Bernard Arnault « lâche » Macron pour Trump

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:11OuverteRéponse partielle

    Entre Macron et Arnault, il y a de l'eau dans le gaz ?

  • 6:36OuverteRéponse partielle

    Les patrons français ont-ils basculé vers Trump ?

  • 14:39OuverteRéponse partielle

    Macron et Attal ont-ils atteint le point de non-retour ?

  • 19:37OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les divisions chez les Verts pour Paris ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:41InvitéFait
    « Je reviens des USA, comme vous l'avez très gentiment noté, et que j'ai pu voir le vent d'optimisme qui régnait dans ce pays. »
  • 3:35InvitéChiffre
    « On s'apprête à augmenter les impôts de 40% sur les entreprises qui fabriquent en France. »
  • 3:46InvitéFait
    « On va taxer le Made in France. »
  • 9:04Locuteur non identifiéFait
    « La réponse simpliste et démago, ce serait de critiquer. »
  • 10:09Locuteur non identifiéChiffre
    « La France est, pour la cinquième année consécutive, le pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers. »
  • 16:26Locuteur non identifiéFait
    « C'est quand la dernière fois que vous avez parlé au président ? C'est à la fin de l'année 2024, en décembre. »
  • 17:42Locuteur non identifiéFait
    « Un temps de poser la question héritier, moi je ne me sens l'héritier de personne. »
  • 17:59Locuteur non identifiéFait
    « Moi, je suis travailliste. »

Temps de parole

  • Invité64 %
  • Présentateur13 %
  • Invité 28 %
  • Locuteur non identifié8 %
  • Locuteur non identifié 24 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bienvenue à toutes et à tous, vous êtes sur les Indiscrets, votre rendez-vous hebdomadaire sur le Média, animé par Nils Milke. Chaque semaine, il décrypte pour vous les coulisses de la politique française, explorant comment les intrigues du quotidien révèlent les grandes dynamiques du pouvoir. Cette émission, on le rappelle, n'existe que grâce à vous, notre communauté engagée. Si vous souhaitez nous aider à continuer, vous pouvez nous soutenir en souscrivant un abonnement ou en faisant un don mensualisé sur le Média TV.fr slash soutien. Votre engagement fait la différence, alors n'hésitez pas, n'hésitez plus, passez à l'action.

Au sommaire, Bernard Arnault et les grands patrons sont-ils en train de lâcher Macron ? Comment le président a fâché les milieux économiques français qui lui préfèrent désormais Donald Trump ? Macron, Attal Bayrou, petit meurtre en Macronie. Et également, comment Jadot et la direction des écolos tentent un putsch pour les municipales à Paris ? Salut Nils ! Salut Théo ! Alors, entre Emmanuel Macron et son milliardaire français préféré, Bernard Arnault, il y a, comme il dirait, de l'eau dans le gaz.

1:18
Invité

Oui, rien ne va plus. Il semble très très loin le temps où Macron faisait l'unanimité chez Bernard Arnault, mais aussi chez tous les grands patrons français, finalement. Souvenez-vous, le patron de LVMH, très cédé Laurier au président, à tout bout de champ. Il y avait aussi cette très belle soirée l'année dernière, c'était en mars 2024, avec une remise de la grande croix de la Légion d'honneur au patron de LVMH. Rien que ça, c'est la plus haute distinction française. On se souvient que ça avait fait l'objet d'un grand Raoult à l'Elysée, avec Elon Musk, Rodolphe Saadé, ou encore Bolloré.

Et puis, cette amitié, enfin, ce soutien, en tout cas, de Bernard Arnault, se matérialisait aussi dans les médias, comme lors de cette interview sur Europe 1. On l'écoute. Mais depuis l'arrivée du président Macron à la présidence de la République, l'image de la France, c'est quand même sensiblement, je dirais, améliorer son attractivité. C'est beaucoup amélioré, notamment pour les investissements étrangers. Et ça compte beaucoup. Voilà. Et puis, patatras, changement de ton total cette semaine à l'occasion de la présentation des résultats de LVMH. Cette fois, Bernard Arnault n'a pas retenu ses coups contre la politique économique actuelle. On regarde, ça vaut son pesant d'or.

Je reviens des USA, comme vous l'avez très gentiment noté, et que j'ai pu voir le vent d'optimisme qui régnait dans ce pays. Et que, quand on revient en France, après avoir passé quelques jours au USA, c'est un peu la douche froide, je dois dire. On a l'impression qu'aux USA, on vous accueille à bras ouverts. Les impôts vont descendre à 15%. Les ateliers qu'on peut construire aux USA sont subventionnés dans toute une série d'États. Et le président américain encourage ça. Le marché se développe très vite. Il n'y a qu'à prendre la nouvelle boutique que Pietro a ouverte à New York, qui est un succès incroyable. Franchement, il y a des queues de 100 mètres de long.

C'est vraiment assez exceptionnel. Et pourtant, c'est très, très élitiste. Donc, quand on vient en France, et qu'on voit qu'on s'apprête à augmenter les impôts de 40% sur les entreprises qui fabriquent en France, c'est quand même à peine croyable. Donc, on va taxer le Made in France. Pour refroidir les énergies, on fait difficilement mieux. Pour pousser à la délocalisation, c'est idéal. Alors, je ne sais pas si c'est vraiment l'objectif du gouvernement, mais en tout cas, il va l'atteindre. C'est ce que je dis, s'il arrive au bout de ses plans. Ça, c'est inévitable. Alors qu'il y a d'autres solutions. On leur a proposé d'autres solutions. Évidemment, la bureaucratie.

Pour ça, il faudrait faire comme aux États-Unis, nommer quelqu'un pour slasher un peu la bureaucratie. Mais dès qu'on essaye de faire ça, bon, là, on est poursuivi. C'est impossible. Voilà. Alors, il faut quand même rappeler que le malentendu entre Emmanuel Macron et Bernard Arnault ne date pas d'hier. Ça date depuis cet été, depuis cette fameuse dissolution. Alors, on passe sur le vent d'optimisme ressenti par Bernard Arnault pendant l'investiture de Donald Trump, alors que le nouveau président américain est en train d'instaurer un État néo-fasciste en menant une chasse aux sorcières contre tous ceux qui ont tenté de s'opposer à lui ou de brider ses ambitions.

C'est vrai que, suite à ce discours de présentation des résultats, alors qu'ils sont un peu plus mauvais que d'habitude, le VMH est en recul de 17 % pour l'année dernière, ce qui manifestement rend Bernard Arnault un peu grincheux. Et c'est vrai que les observateurs économiques et politiques ont privilégié un peu une grille de lecture immédiate, un peu simpliste, en expliquant que le patron de LVMH, ciblé forcément Barnier, puis maintenant Bayrou, donc les chefs de gouvernement, qui ont osé proposer de taxer les grands groupes pendant une période déterminée.

Alors en fait, c'est un message à deux bandes, puisque Bernard Arnault, il en veut toujours à Emmanuel Macron pour cette fameuse dissolution, comme beaucoup de ses homologues du milieu économique. Et d'ailleurs, cette semaine, on a donc appris qu'ils se sont tous rendus aux États-Unis pour l'investiture de Trump. Alors Bernard Arnault, on le savait, puisqu'on a aperçu sa binette un peu sur toutes les photos et les vidéos qui ont circulé. C'était aussi un peu le cas pour Xavier Niel, par exemple, le fondateur de Free. En revanche, c'était moins connu que Rodolphe Saadé, notamment, s'était rendu à cette investiture. Alors que c'est une info que le média, la lettre a sortie.

Et Saadé, c'est un peu le grand soutien de Macron. C'est l'armateur principal en France, mais c'est aussi le nouvel actionnaire de BFM, nos grands amis. Il contrôle aussi la Provence ou encore la tribune du dimanche. Bref, on peut dire que les grands patrons français montrent le chemin et que le pouvoir ne se trouve plus à l'Élysée, mais à Washington, au cas où on en doutait.

6:36
Présentateur

Alors, Nils, quand même, tu as cité Bernard Arnault, Xavier Niel, Rodolphe Saadé. On peut dire aussi que les patrons, au-delà des milliardaires français, les patrons des grands médias privés sont tous allés faire allégeance à Donald Trump et on pourrait avoir des craintes sur le traitement que BFM, Le Monde, la tribune du dimanche, la Provence, etc., pourraient avoir ce qui se passe aux États-Unis qui est quand même très, très, très particulier et très, très inquiétant.

7:10
Invité

Alors, c'est déjà le cas en vrai, parce que, en vérité, parce que, regarde, le traitement médiatique qui a été fait de l'investiture de Donald Trump, alors, c'est vrai pour les chaînes privées, BFM notamment, c'est vrai aussi, finalement, pour le service public. On a quand même entendu, pendant l'investiture, Julien Bugier, pour ne citer que ce présentateur-là, ce journaliste-là, expliquer que l'investiture de Trump, c'était un grand moment de démocratie, c'était la preuve que les États-Unis étaient une grande démocratie. Mais il y a eu plein de moments comme ça qui étaient complètement lunaires, en fait, pour tout journaliste indépendant qui se respecte.

Donc, je dirais que, oui, c'est la preuve aussi qu'il y a une espèce de fascination un peu malsaine pour l'autoritarisme à la sauce Trump de la part des médias. ça montre aussi qu'on a évidemment besoin de médias indépendants pour faire entendre une autre voix, comme c'est le cas chez nous, aux médias.

8:08
Présentateur

En tout cas, Bernard Arnault a crié son dépit, sa colère, sa frustration, et peut-être fait passer une sourde menace, et on peut dire que le message a été reçu du pouvoir français.

8:24
Invité

Il a quand même parlé de... Il a quand même évoqué le mot délocalisation, donc ça, ça fait évidemment très peur au gouvernement. Alors, bon, il faut relativiser quand même. On voit mal Bernard Arnault décider du jour au lendemain de délocaliser la Samaritaine aux États-Unis ou dans un autre État plus favorable à la fiscalité dont il rêve. Cela étant, voilà, c'est un coup de semence et le message a été reçu. On regarde la réponse, par exemple, à Bernard Arnault tout en rondeur, de Benjamin Haddad qui est ministre des Affaires européennes, donc pas franchement a priori un expert des questions économiques, mais en tout cas, il est intervenu le lendemain sur France Info sur cette question.

On l'écoute.

9:04
Locuteur non identifié

La réponse simpliste et démago, ce serait de critiquer. Mais quand vous avez un grand entrepreneur qui exprime ce genre d'inquiétude, il faut respecter et écouter. Alors, on a besoin de faire passer un budget, on a besoin de réduire nos déficits, on a besoin de réduire la dépense publique et de donner cette trajectoire à la France. Pardon, mais c'est une inquiétude. C'est une étude ou c'est une menace ou une manière de chercher à peser sur le budget qui est en discussion ? Mais vous savez, ce que dit Bernard Arnault, on l'entend de beaucoup de patrons de PME, on l'entend de beaucoup de chefs d'entreprise.

Je porte, avec plusieurs collègues du gouvernement, la simplification des textes réglementaires européens aussi. On en parlera peut-être tout à l'heure parce qu'on s'est donné des objectifs environnementaux ambitieux qu'il faut tenir, mais avec énormément de contraintes réglementaires et normatives au niveau européen. Bernard Arnault, parle de délocalisation, vous entendez quand même ça. Bien sûr, mais c'est pour ça que ces sept dernières années en France, nous avons donné une trajectoire fiscale lisible avec des baisses d'impôts, avec le retour de l'attractivité. La France est, pour la cinquième année consécutive, le pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers.

Nous devons réduire nos déficits, mais continuons sur cette dynamique de réforme, continuons sur cette dynamique de stabilité fiscale pour continuer à faire venir des entreprises. Ça veut dire ne pas davantage taxer les entreprises ? Mais nous devons aussi... C'est pas ce que dit François Bayrou. Non, mais François Bayrou a raison, parce que, encore une fois, il tient un discours de vérité qui est de dire que nous devons réduire les dépenses et réduire les déficits. Et donc, ça passera par cet équilibre.

Donc, il faut trouver cet équilibre parce que la meilleure façon aussi de conserver notre souveraineté, de rassurer les entreprises au long terme, c'est d'avoir cette trajectoire lisible sur la réduction des déficits et la réduction de la dette. Donc, c'est cet équilibre que nous allons trouver, mais il faut le faire, effectivement, en écoutant la parole de ceux qui investissent, en écoutant ceux qui créent des emplois et ceux qui créent de la valeur ajoutée dans notre pays. Et c'est ce que nous faisons aussi. les emplois à ce qui créent de la valeur ajoutée.

11:10
Invité

Voilà, donc on peut difficilement, Théo, faire plus empressé comme réponse. D'ailleurs, les plus critiques diront que c'était carrément servile. Et puis, c'est vraiment l'illustration du pouvoir accordé aux grands patrons en France. Alors, c'est vrai que, traditionnellement, les grands patrons affichent peu, finalement, leur orientation politique réelle. C'est-à-dire qu'ils ne donnent pas vraiment de consigne de vote. Voilà, ils interviennent peu dans les... En tout cas, ils interviennent peu de manière personnelle, disons, dans les médias. Ils le font en coulisses, évidemment, à coups de SMS, à coups de téléphone.

On l'a vu d'ailleurs, je crois que c'était la semaine dernière dans l'émission de Mourad. Il y a un journaliste qui était invité pour évoquer la question palestinienne puis qui s'est fait recadrer par l'un des dirigeants de la chaîne. Mais c'est vrai que, voilà, leur influence, elle se joue surtout en coulisses. Et là, c'est vrai que ce coup de gueule de Bernard Arnault, évidemment, il fait un peu office d'exception. Et d'ailleurs, preuve que le gouvernement l'a pris au sérieux.

On a vu la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, qui a dit comprendre cette colère, ce dépit de Bernard Arnault, ajoutant toutefois que dans la condition budgétaire dans laquelle nous nous trouvons, chacun doit prendre part aux efforts pour rétablir les comptes publics. Sous-entendu, c'est vraiment la dèche. Il faut quand même que les grands patrons mettent la main à la poche.

Alors, elle a quand même entouré, disons, cette mise au point de toutes les préventions habituelles, en saluant le VMH, expliquant que c'était un monument économique, en rappelant que Bayrou, évidemment, tenait un gouvernement qui est pro-entreprise, qui a prévu d'ailleurs que la surtaxe qui va être imposée aux grandes entreprises serait temporaire pour un an seulement. Macron, lui, de son côté, il tente un peu de sauver les meubles avec les chefs d'entreprise et les grands patrons.

Et d'ailleurs, selon mes infos, l'Élysée a fait un petit rappel comme ça au monde économique, en tout cas aux interlocuteurs qui parlent encore aux chefs de l'État, parce que c'est de plus en plus rare, en expliquant que le président a œuvré pendant sept ans pour stimuler l'investissement et la compétitivité. Traduction, en fait, le président comprend votre colère et fait savoir que le responsable, c'est le gouvernement, évidemment, pas lui. Voilà, courage, fuyons, comme d'habitude. Alors, si Macron se réveille et tente de montrer des preuves d'amour aux grands patrons comme il le fait depuis la dissolution, c'est que sa cote est un peu en chute libre aussi chez les chefs d'entreprise.

Il n'y a pas que chez la plupart des Français. On rappelle que les trois quarts des Français le rejettent. Il y a une mystérieuse vingtaine de pourcents de Français qui continuent apparemment de le soutenir. Ce n'est pas trop qui y sont. Mais en tout cas, du côté des chefs d'entreprise et même chez les petits patrons, ils ne sont plus que 17% à avoir confiance envers les mesures économiques qui étaient annoncées par le gouvernement au dernier semestre 2024. Alors ça, c'était le dernier baromètre des TPE qui est réalisé tous les ans par l'IFOP pour le cabinet de conseil fiducial. et on peut dire effectivement que la défiance est la norme.

On le voit sur le petit schéma, le graphique qui s'affiche. On voit effectivement que ce qui inquiète vraiment les patrons, c'est surtout l'image de la France à l'international. Cette image qui est tellement essentielle, soi-disant, pour faire du business. Et plus de la moitié des chefs d'entreprise se disent très inquiets sur ce point selon ce sondage. C'est quand même beaucoup. Évidemment, c'est un petit peu la loose quand même pour Macron, pour l'Élysée et puis pour son bilan économique parce qu'il en avait fait évidemment la pierre angulaire de son quinquennat.

14:39
Présentateur

Alors évoquons désormais les relations entre le président de la République et son ancien Premier ministre, entre Emmanuel Macron et Gabriel Attal. On sait que les choses ne vont pas très bien. On en a déjà parlé dans cette émission, mais est-ce qu'ils ont atteint le point de non-retour ?

14:55
Invité

On dirait bien quand même. On en parlait déjà dans les autres émissions. On expliquait que Attal prenait de plus en plus de champs par rapport au président. D'abord, en refusant un ministère dans un gouvernement précédent. Ensuite, en critiquant le gouvernement Barnier à tout bout de champ avec ses troupes, ce qui avait fini quand même par aboutir à la censure. En tout cas, ce qui avait facilité la censure du gouvernement Barnier, ce qui avait quand même bien embêté Emmanuel Macron. Ensuite, il y a eu évidemment la prise de pouvoir sur le parti Renaissance, puisque Attal est devenu quand même le patron du parti.

qui dit prise de contrôle du parti, qui dit aussi prise de contrôle du Grisby, c'est-à-dire le nerf de la guerre, l'argent, on en avait parlé. Et là, il y avait eu aussi ces fameuses confidences de l'équipe d'Attal dans le monde, qui décrivaient un petit peu, enfin, qui décrivaient même beaucoup l'Elysée comme une espèce de bureau toxique, avec une ambiance notamment homophobe. Tu en avais parlé avec notre confrère Marc Hennelveld qui avait développé longuement dans l'émission les raisons effectivement de ces confidences qui permettent effectivement à Gabriel Attal de se propulser pour 2027. Mais là, les oreilles du président ont dû siffler une nouvelle fois.

C'était après l'émission l'événement sur France 2 qui a eu lieu mercredi. Son ex-premier ministre s'est livré à une démolition en règle de son grand frère, comme il l'appelait, sortait le popcorn. Alors d'abord, il a parlé de Macron au passé. Écoutez.

16:26
Locuteur non identifié

C'est quand la dernière fois que vous avez parlé au président ? C'est à la fin de l'année 2024, en décembre. Depuis, vous ne l'avez pas

16:35
Invité

appelé ? Voilà. Ensuite, il a évoqué le présent. Et vous êtes déprimé par la politique ?

16:41
Locuteur non identifié

Non, je pense que le spectacle qui est donné et plus encore ces derniers mois, je pense, donnent aux Français une image de notre vie politique qui est plutôt celle d'un champ de ruines et d'une vie politique où finalement, beaucoup regardent l'intérêt de leur parti avant de regarder l'intérêt du pays. Et moi, ce que je vais chercher à faire et ce que je cherche à faire avec les députés Ensemble pour la République, avec le parti Renaissance dont j'ai maintenant la responsabilité, c'est précisément d'essayer de construire quelque chose.

17:16
Invité

Alors au passage, notez que Gabriel Attal a quand même participé au champ de ruines qu'il décrit, parce qu'il parle d'un champ de ruines pour parler de la situation de la France. On a l'impression qu'il n'a jamais été ministre, puis Premier ministre soit Emmanuel Macron. Mais le dernier coup de pelle, c'est un peu sur la tombe d'Emmanuel Macron, c'est un peu la fin de son discours. Écoutez le futur, comment il le voit.

17:40
Locuteur non identifié

C'est très clair. Un temps de poser la question héritier, moi je ne me sens l'héritier de personne. Je ne cherche pas à me construire soit à l'image de quelqu'un, soit contre quelqu'un. Ce qui compte, c'est les idées. C'est ça qui compte pour les Français. Les idées, ça reste le macronisme. Pourquoi toujours des ismes, des histes en permanence ? Vous voulez savoir ? Moi, je suis travailliste. Vous avez compris depuis le début de cet échange. Je considère qu'on doit mettre le travail au centre.

18:05
Invité

Voilà, c'est un futur sans Emmanuel Macron et pourtant le président l'a fait, l'a construit. Comme le rappelle un soutien du chef de l'État que j'ai sollicité pour préparer cette émission qui est quand même un peu atterré par cette manière de faire. Et d'ailleurs, Macron en privé ne se prive pas de ruminer le procès en déloyauté contre Gabriel Attal. Alors, ça fait un petit peu rire tout le monde en Macronie, en tout cas ce qu'il en reste, puisque de mémoire, c'est Emmanuel Macron qui avait promis à François Hollande de ne pas briguer la présidentielle avant de se lancer quelques mois plus tard et de le planter. On se souvient comment le quinquennat de François Hollande a terminé.

Alors, en plus, les soutiens de Gabriel Attal n'ont jamais fait confiance totalement à Emmanuel Macron puisque au moment de la nomination de Gabriel Attal, c'était en janvier 2024, si je ne me trompe pas, on l'avait prévenu, cette nomination à Matignon, c'est pour te tuer. Et effectivement, l'un des buts d'Emmanuel Macron, c'était de passer Gabriel Attal à la lessiveuse, comme on dit, puisque Matignon est décrit comme un enfer pour les nommés, pour les heureux élus. Et c'est vrai qu'on a vu Attal quand même tout simplement dégringoler dans l'opinion, vieillir même physiquement à grande vitesse, un peu comme Édouard Philippe. Et donc, là, c'est une manière pour Attal un peu de renaître.

C'est une nouvelle renaissance, comme on dit. Et manifestement, c'est une renaissance sans Emmanuel Macron. ça fait mal. Alors, un autre sujet, Nils, c'est la guerre chez les Verts. Oui, alors, c'est vrai qu'on rigole souvent dans cette émission des divisions de la France insoumise, de la gauche, mais c'est aussi une grande spécialité maison des écolos, les divisions en interne. Et la preuve, avec ce nouveau psychodrame, c'est chez les Verts. Cette fois, c'est autour des municipales à Paris. On rappelle qu'Anne Hidalgo ne se représentera pas. Alors, c'est déjà un petit peu le bazar chez les socialistes.

C'est le cas de le dire puisqu'il y a plusieurs candidats qui sont en lice pour cette fameuse primaire socialiste. C'est aussi le cas chez les écolos puisque le principe d'une primaire était accepté par tous pour départager le meilleur candidat. Mais ça, c'était avant puisque la direction des écolos a appelé cette semaine dans un courrier interne les militants parisiens à se rassembler derrière la candidature. Attention, roulement de tambour du sénateur et ex-candidat à la présidentielle Yannick Jadot. Alors, je me suis procuré le mail qui a été envoyé en interne. Ça, c'était cette semaine. On les voit s'afficher à l'écran.

Alors, ça ne plaît pas du tout évidemment aux trois candidats pour Paris qui se sont déjà déclarés chez les écolos. Il y a David Béliard qui est adjoint à la maire de Paris Anne Hidalgo et ex-candidat au municipal déjà en 2020. Il y a Fatou Matakone qui est chef de file du groupe écolo au conseil de Paris. Et enfin, il y a Anne Clerboux qui est adjointe chargée de la santé. Alors, ce mail de la direction des écolos, il a été signé quand même par plusieurs apparatchiks, Marine Tondelier, mais aussi David Cormand, Antoinette Gull, sénatrice. Et ça, c'est une manœuvre qui fait hurler en interne.

Et d'ailleurs, l'un des candidats, donc David Béliard, s'est tout de suite adressé dans les médias pour expliquer que c'est ensemble que les Verts gagneront Paris. On l'écoute.

21:30
Locuteur non identifié

Nous nous inscrivons et moi, je m'inscris dans un processus qui est très simple, qui est celui d'une primaire, une désignation interne de mon parti. J'ai toujours été loyal à ce parti et donc je suis aussi très respectueux de ces règles. Je crois que la première légitimité qui est la nôtre, en tant qu'élu local, c'est d'abord celle que nous tirons des organisations

21:49
Invité

dont nous sommes issus. Voilà, alors en interne, évidemment, c'est Marine Tondelier qui prend le plus cher puisque d'abord, c'est la patronne et puis ensuite, parce qu'elle a signé évidemment ce mail interne qui appelle à enjamber la primaire, finalement, à faire fil de la démocratie interne. Alors, l'un des candidats que j'ai sollicité pour préparer cette émission me dit, mais en fait, elle marche sur ses propres camarades et d'ailleurs, on la soupçonne en interne de tenter d'imposer la candidature de Jadot à Paris pour se garder pour elle la présidentielle en 2027. Voilà, c'est un petit peu machiavélique, ces manœuvres politiques.

L'un des députés écolos me dit, mais Marine, en fait, son seul but, c'est de devenir présidente. C'est Madame Petite-Phrase, ça ne fait pas un programme mais ça passe bien dans les médias. Voilà comment on griffe chez les écolos.

Alors, le petit souci quand même aussi au sein des écologistes, c'est qu'il y a un passif avec Marine Tondelier, notamment parce qu'elle a fait échouer une candidature unique aux européennes malgré la volonté notamment de la France insoumise du peuple de gauche tout simplement qui était quand même assez pour cette candidature unique et c'est vrai que c'est un épisode qui a laissé des traces en interne chez les écolos et puis il y a aussi la manière dont finalement Yannick Jadot tente de s'imposer parce qu'en fait il en demande beaucoup.

Il demande quand même aux autres candidats à l'investiture écolo pour les municipales à Paris de se rallier d'ici ce vendredi soir minuit, donc c'est l'heure du dépôt des candidatures et donc d'être désigné sans qu'une primaire soit organisée ou tout simplement il jettera l'éponge et il retournera tranquillement au Sénat. Il l'a répété d'ailleurs ce matin sur France Info regardez ça.

23:30
Locuteur non identifié

Je suis peut-être pas très maligne. On est deux. Non, non, on est deux. Ah, vous êtes deux. Ça fait beaucoup mais beaucoup. Imaginons, il y a un candidat qui va émerger de cette primaire puisqu'elle va se faire. Donc vous, concernant votre candidature, vous la maintenez ? Non, je ne maintiens pas ma candidature mais je veux être disponible, je veux être utile au rassemblement de la gauche et des écologistes.

23:51
Invité

Ça sent quand même un petit peu la capitulation en race campagne. Théo, je ne sais pas ce que tu en penses mais on dirait que la tentative des huiles du parti pourrait se retourner contre eux et il se pourrait bien qu'effectivement Jadot tout simplement siège de nouveau au palais du Luxembourg. C'est quand même beaucoup plus confortable que d'essayer de s'imposer contre le gré des militants et des élus du parti.

24:17
Présentateur

Merci Nice pour ce petit voyage dans les 1001 coups bas des écologistes et puis pour les autres sujets. Merci à vous d'avoir regardé cette émission. Dites-nous ce que vous en avez pensé en commentaire si vous nous regardez par YouTube et via email si vous nous regardez à la télévision sur la Freebox ou alors via Molotov. Partagez cette vidéo, mettez des petits pouces bleus en haut et faites passer le message du canal 165 de la Freebox autour de vous. Si vous le pouvez, bien entendu, sautez le bas, devenez sociétaire, abonné ou donateur du média en allant sur le médiatv.fr slash soutien, restez connecté aux médias.