Peut-on encore vivre dignement de son travail ? - #CamPuS2026
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Bonjour à toutes et toutes. Bonjour à toutes et tous, pardon, ou toutes et toutes si vous voulez. Euh, je suis Tier Beau Webébert, je suis secrétaire national au travail du parti.
On va tout de suite commencer cette cette table ronde. Je vous présenterai les intervenants ensuite. Mais il y a quelqu'un que vous avez pas dans le programme mais que je voulais vous présenter.
C'est Matis qui est délégué. Bravo Matis. Attendez d'abord de voir ce qu'il va vous présenter euh qui est qui est délégué national dans la team travail du Parti socialiste et qui va en 3 4 minutes nous résumer rapidement des grands enjeux qu'on avait pu constater sur la question du travail et ouvrir un peu le débat.
Alors, on a un slido qui vous permettra euh quand vous allez flasher le QR code ou ou suivre le euh le code, de pouvoir répondre à une question et puis de d'enclencher les débats puisque vous on va d'abord vous donner la parole sur la question du travail et puis ensuite on fera intervenir nos nos intervenants que vous attendez toutes et tous. Mathis, je te passe la parole. Ouais, tu peux comme tu veux.
Tu peux te lever, tu peux rester ass Merci Thbo et bonjour à vous les camarades. Je m'appelle du coup Mathis Porchez et je suis délégué au secrétaire national au travail au sein du Parti socialiste. Je travaille aussi à la Commission européenne, mais aujourd'hui je parle en mon nom propre, je ne la représente pas sur du coup sur la base du Tour de France effectué par Olivier Fort, notre France, parlons-en.
C'est sur la base des témoignages qui ont été recueillis à cette occasion et qui ont été notamment présentés l'année dernière à Blois. On on s on s'est lancé dans la confection d'une feuille de route pour un ministre du travail avec l'équipe du secrétariat. Cette feuille de route pose en premier lieu un constat.
Le constat, c'est celui du fort attachement des Français à leur à leur travail. Pour s'en convaincre, il suffit, je pense, de de penser à à à ce qu'on répond à la question qui êtes-vous, à comment on se présente lors de nouvelles rencontres, à cette question "À qui êtes-vous ?" On répond la plupart du temps par notre profession, que ce soit pompier, infirmière, assistante social euh et j'en passe.
Et dans cette feuille de route, on on fait ce constat là de de ce fort attachement des Français à leur travail. Dans dans dans notre idéal, dans notre idéal français, euh on on le travail forge réellement notre identité. Euh le travail représente un idéal, un travail qui émancipe, qui paye assez.
Le problème aujourd'hui, c'est que on s'éloigne de cet idéal. On s'éloigne de cet idéal sur plusieurs points et que cette promesse d'un travail qui pai et qui émancipe euh a été le ciment de notre contrat social, mais on narrive plus à la tenir. Aujourd'hui, pour beaucoup le travail n'émancipe plus.
Pour beaucoup, le travail ne pai plus assez. Pour beaucoup le travail euh pour beaucoup le travail abîme et fatigue également et c'est le fait d'une dégradation des conditions de travail actuellement. Deux chiffres pour l'illustrer.
Le premier c'est 1/ presque 1/ 10. 1 sur 1 sur 10 travailleurs n'arrivent plus à se isser au-dessus du set de pauvreté par grâce au revenu de ce de son labeur de de son travail. Un travailleur sur 10, ça veut dire que un travailleur sur 10 n'arrive plus à vivre dignement de son travail.
Du côté des conditions de travail, on ne fait pas beaucoup mieux en France. Je pense notamment à 2024, l'année des Jeux Olympiques, mais aussi l'année durant laquelle on a gagné une médaille d'or, celle du nombre de morts au travail, d'accidents mortels au travail en Europe. On a le chiffre le plus élevé au niveau européen et je pense que ça montre bien le chemin qui nous reste à parcourir en terme de de d'amélioration des conditions de travail.
La conséquence de cette situation en en matière de de conditions de travail sont triples. Les conséquences sont triple, elles sont sociales mais elles sont également économiques. Selon certaines estimations, on perd chaque année pas moins de 3 % de points de PIB dû à cette mauvaise cette mauvaise qualité du travail, à ces mauvaises conditions de travail, notamment du fait du de l'absentéisme, de du turnover, des accidents au travail qui font perdre de l'argent aux entreprises et à notre à notre économie plus plus globalement.
Excusez-moi. Les conséquences sont également démocratiques parce que plus on s'éloigne de notre idéal d'un travail qui émancipe, qui pai assez, plus l'extrême droite se rapproche des des portes de notre pouvoir ici en France. Euh et alors dans le cadre du projet du Parti socialiste publié il y a quelques semaines, quelques mois par aussi façonné par Chloé Ridel au secrétariat national au travail, on s'est donné l'objectif d'aller un peu plus loin et d'essayer de trouver un chemin pour sortir le monde du travail de cette triple impasse social, économique et démocratique.
Pour se faire, on a identifié des causes, des causes à la fois structurelles comme le management bien vertical à la française, mais aussi des causes plus conjoncturelles, plus politiques en lien avec les erreurs réalisées ces dernières années en matière de politique publique du travail. Et il faut également identifier des lignes directrices claires euh et sur la base d'échanges avec des chercheurs du monde académique, des syndicats et puis également des experts des experts par expérience, c'est-à-dire les travailleurs en premier chef. On en a identifié quatre qui sont exposés en bas du slide.
La première, un travail plus démocratique, un travail démocratisé. La seconde, un travail dans de bonnes conditions de travail. La 3è, un travail plus rémunérateur et la 4e, un travail accessible par toutes et tous.
Et je suis sûr que les échanges qui vont venir vont pouvoir nous permettre de continuer à nourrir cette réflexion. Et je vais m'arrêter là et merci pour votre écoute et bonne table ronde. Merci beaucoup.
Merci beaucoup Matis pour cet état des lieux. Euh, on donne tout de suite qu'est-ce qu'on fait ? On fait le slido ?
On donne la parole. Allez. Alors là, vous allez pouvoir si faut l'activer.
Alors, très bien. Euh, ouais, on va présenter on va on va présenter les intervenant. Peut-être que Est-ce que je vous présente ou je vous fais passer le micro pour vous présenter rapidement ?
Allez, vas-y. Est-ce que tout le monde te connaît pas déjà ? Mais vas-y.
Bonjour à toutes et tous. Dominique MDA. Je suis sociologue, professeure de sociologie à Dauphine et j'observe depuis assez longtemps le le monde du travail en m'appuyant sur de grandes enquêtes et voilà, je j'essaierai de vous en dire quelques mots.
Je suis très heureuse d'être avec vous aujourd'hui. Alors, on me fait signe que le Slido fonctionne maintenant, donc vous pouvez y aller. Bonjour à toutes et tous, je suis Thomas Vaacheron et je suis secrétaire confédéral de la CGT.
Bonjour camarades. Alors, vous l'entendrez à mon petit accent. Moi, je suis euh euh belge euh et euh j'ai 56 ans, mais j'ai tend j'ai fait toujours une petite blague en disant que je suis jeune en politique parce que je suis aujourd'hui députée européenne donc pour le Parti socialiste belge au Parlement européen mais jusqu'il y a 2 ans, j'étais secrétaire général de la FGTB Bruxelles, donc syndicaliste et syndicaliste au Parlement européen.
Bonjour à vous. François Ruffin, député de la première circonscription de la Somme, candidat à l'élection présidentielle, président du parti debout qui se revendique travailliste, travailliste climatique. Bonjour à tous.
Moi je suis Émilie Bourget. Je suis secrétaire général de Convergence France qui est une association de lutte contre la grande exclusion et on rend justement accessible le travail aux plus grands exclus à savoir les sans-abris et les personnes sans domicile mais j'y reviendrai tout à l'heure. Alors si vraiment on était hyper ultra pro, tout çaait s'afficherait sur l'écran.
Mais moi, je vais vous lire et vous me faites confiance sur le rendu de ce que vous avez déjà un peu écrit. Le le premier mot qui sort, c'est quand même rémunération et salair euh de la dignité du travail. Euh c'est euh avec trois orthographes différents, avec le au pluriel et au singulier, on a quand même voilà les salaires qui ressortent.
La dignité qui arrive, qui vient de faire son apparition et qui est qui est quand même très très forte, l'égalité homme-femme, euh la franchise, les droits, euh donner du sens, euh le social, le dialogue, RPS. Mais voilà, on a on a le bien-être qui est en 3è position, mais les salaires, la dignité et le bien-être qui je pense sont les trois euh les trois expressions que je vois ressortir là. Continuez si vous voulez enrichir.
On pourra peut-être faire un un tour de passe avant la fin de la de la table ronde. On va vous tout de suite vous donner la la parole pour vous faire réagir à voilà à la question qui est posée là éventuellement aussi à l'état des lieux qui a été fait par Matis. Donc hésitez pas à poser des premières questions, à faire des premières interventions si possible courtes, concises pour que le maximum de personnes puissent intervenir et qu'on puisse laisser parler nos intervenants ensuite.
C'est le micro micro. Pardon. Bonjour.
Donc on a été au pouvoir hein les socialistes. Donc je suis une syndicaliste aussi, désolé pas la CGT. Moi, je suis à Luna et euh bah nous on a constaté que on était pas trop vous nous avez pas augmenté enfin les socialau nous ont pas augmenté au point d'indice.
On n' pas hein nous on pleure notre pouvoir d'achat et donc et pourtant et donc syndicalement voilà, on a été pas trop entendu hein vous hein. Et le bien-être au travail alors ça on peut en parler hein. Moi, je suis à l'éducation nationale mais je suis le paron pauvre, je suis l'administratif hein.
Donc on a repris le 24 août, rien ne fonctionnait pour bosser les conditions de travail, c'est monstrueux quoi. Donc là, alors mes mes collègues enseignants vont arriver là, ça va être un bordel pas possible. Les emplois du temps peut pas être fait, c'est c'est n'importe quoi.
Donc je pense que et on a une ajade comme ministre, donc elle sait si elle intervient, elle sait. Donc je pense que là il faudrait faire quelque chose pour nous. Alors il y a aussi les le monondre nous à l'UNSA on a aussi le les collègues du privé.
Alors eux ils galèrent encore plus mais nous les fonctionnaires là on pleure vraiment là notre pouvoir d'achat. Moi, je peux le dire, je suis catégorie C, c'est-à-dire la plus petite catégorie de l'éducation nationale. Là, mon salaire brut dans ma poche, j'ai 1900 € parce que j'ai 400 balles de IFSE qu'on appelle, c'est les heures supplémentaires qui nous payent tous les mois.
Et là, si j'ai fait mon calcul, ma simulation pour la retraite, parce que je suis passé du côté obscur, je vais avoir 60 enfin 61. Macron m'avait dit, on a été dans la rue hein, on a été 15 jours, hein, on a pleuré là aussi hein, puis tout ça pour que ce soit passé aussi les retraites, on a tous perdu, hein. Et là, moi si je fais ma simulation et j'ai bossé depuis hein, voilà, je fais 1200 balles de salaire.
Est-ce qu'on peut vivre avec 1200 balles ? Je vous pose la question. J'habite à 30 bandes d'ici, je suis en province, je suis pas à Paris.
Est-ce que là et là faites quelque chose pour nous parce que nous les fonctionnaires plus ça va moins tous les postes sont vacants parce que on vend plus du rêve hein. Et moi dans l'académie là donc c'est la région centre Val-Deloire. Je suis la trésorière de mon syndicat.
UN éducation et administration et intendance. Je suis à 261 syndiqués. C'est pinuts parce que les collègues ne veulent plus syndiquer.
On vend plus de rêve et on fait plus rien pour eux. Et alors je vous parle pas ma section PS, je on est trois. Voilà.
Donc là SOS faites quelque chose. Merci beaucoup. Merci.
Ton prénom ? Merci Nathalie. OK.
Dans la continuité, je vais aussi dire, je suis fonctionnaire mais territorial. Moi je voulais savoir justement quand est-ce qu'on allait avoir des augmentations de salaires parce que là c'est plus possible non plus. On nous a même supprimé le GPA qui est quand même l'indice enfin ce qui était une prime qui faisait que aujourd'hui beaucoup de fonctionnaires catégorie C et même maintenant les catégories B se retrouvent en dessous du SMIG.
Et donc c'est un gros problème. Nos primes ne seront pas pris en compte pour la retraite. Donc c'est quelque chose qu'on oublie beaucoup et même bah des communes où des élus sont socialistes.
Le bien-être au travail se fait indiffaire. On est de moins en moins. On est méprisé par une partie de la population parce qu'on est fonctionnaire, on fait rien.
Alors qu'aujourd'hui on est beaucoup moins nombreux qu'auparavant. Et pour finir, je j'étais également donc sur cette question gilets jaune il y a quelques temps et donc j'ai rencontré monsieur Ruffin justement dans le cadre là et je suis à fond derrière parce que c'est quelqu'un qui nous a toujours soutenu sur les ronds-points. Voilà.
Merci beaucoup. Alors on passe chez madame il y a madame ensuite il y a monsieur ici. Voilà en tout on a une dizaine de minutes.
Merci. Lorsqu'on vous l'avez dit, lorsqu'on rencontre quelqu'un, c'est qu'est-ce que tu fais ? Mais en fait, c'est comment tu gagnes ta vie ?
Et les mots ont un sens. J'ai rencontré par hasard au début de ma carrière ma je suis enseignante dans un train philosophe qui m'a dit "Mais madame, quand vous parlez de gagner sa vie, vous savez c'est quoi le contraire de gagner sa vie ? C'est perdre sa vie.
Et perdre sa vie, ça a du sens aussi. J'ai été ensuite de longues années après vice-présidente du département de la Gironde en charge de l'insertion et porteuse du projet d'expérimentation du revenu de base. Et donc j'ai beaucoup travaillé avec des gens qui avaient perdu leur travail, qui ne retrouvaient pas du travail, qui étaient exclus du travail.
Et la parole de ces gens c'était alors nous sommes exclus de la société. Le travail ça reste encore l'élément essentiel de l'inclusion dans une société. Alors vous les retraités, ils ont plus de travail.
Oui, mais eux ils ont eu du travail et ils peuvent en parler. Les gens qui perdent leur travail ou qui sont licenciés, qui n'en retrouvent pas, leur première douleur, c'est de ne jamais avoir eu de peau de départ de son travail. Alors, je crois que nous les socialistes, nous avons là un enjeu extrêmement important et ce qui fait et qui tiendra le fait qu'on soit une société inclusive et dynamique.
Merci. Merci. Madame la ministre, Mar-Élise Leanchur, peut-être des éléments de réponse sur les questions qui ont été posées.
Donc militante de base de maintenant, hein. Très bien. Par rapport juste une petite chose par rapport au point d'indice, moi ce qui m'a toujours embêté c'est que le point d'indice est une augmentation au pourcentage et que la catégorie C gagne 5 € quand la catégorie A supne à mon avis, il y a une régulation à faire.
Le 2e point que je je voulais dire, je suis maintenant euh bénévole à la distribution de l'aide alimentaire au score populaire et je rencontre énormément énormément de gens qui me parlent euh en fait d'indignité sans prononcer le nom. Je crois que c'est le mot qu'on entend le plus et on a des gens dans la distribution qui sont 32h 30h, 29h dans la grande distribution dans l'agroalimentaire. Moi, je suis en Bretagne dans la zone euh alimentaire pardon agriimentaire et pêche.
On a énormément de travailleurs saisonniers. Quand ils ont plus de boulot, ils sont au secours populaire, ils pleurent. Et je crois que le l'indignité c'est ce qui me fait le plus peur.
À la fois je suis en colère mais la colère ça sert à rien. En particulier pour l'avenir de notre pays tout entier avec les élections et et une tentation de de RN parce que c'est ça qu'on me dit. Merci beaucoup monsieur.
Oui. Bonjour Jean-Michel Échen, ancien DRH, socialiste avant, après et un peu pendant. Ma question est le patronat est de plus en plus puissant.
Il est relayé de plus en plus par l'État, le gouvernement. La négociation syndicale quasiment paritaire n'existe plus parce que les gouvernements de droite ou assimilé, ce qui est le cas actuellement disent de toute façon on prendra une décision à la fin. Pourquoi le patronat lâcherait-il quelque chose alors qu'il sait qu'à la fin il y aura le verou qui lui donnera raison ?
Donc ma question est puisqu'on est dans les problèmes de fond, peut-on espérer en France une hausse du pouvoir syndical ? Autrement dit du nombre d'adhérents qui est bien inférieur à celui qu'il y a dans les milieux voisins, y compris en Allemagne et cetera. Que p que peut-on faire en tout cas pour ça en tant que socialiste et parti de gauche et cetera où on a un peu oublié l'entreprise, moi je vois y compris OPS, on a l'entreprise surtout le public mais nos élus et cetera ne sont pas formés à l'entreprise encore moins du privé autrement dit elle n'est pas gérée politiquement.
Voilà ma question derrière derrière vous. On a encore du temps. C'est bon là ça ça tombe bien.
Je vais poursuivre Émile Brégon, ouvrier syndicaliste, ça la CFDT et ancien vice-président de région. pour poursuivre en fait le le sujet de la syndicalisation, c'est que on met en parallèle des pays comme la France où en fait on négocie pour tout le monde puisque on doit défendre les droits individuels comme collectif mais quand on négocie ça s'applique pour tout le monde. Sauf erreur de ma part, il y a certains pays où il y a des décalages et peut-être que ce décalage là est pas constitutionnel mais en tout cas ferait sans doute une différence entre bah quelque chose qui est négocié s'applique à tout le monde et quelque chose qui est négocié au profit des adhérents.
Donc ça facilite pas pour être adhérent. Ma question en fait c'est plus par rapport aux cotisations parce que il y a effectivement un débat de rémunération mais qui se traduit souvent par des baisses de cotisation, des baisses de cotisation qui font plaisir aux salariés alors que ça devrait leur faire peur parce que à mon avis à terme la sécurité sociale est quand même mortelle et si elle est pas financée on remettra ça à un pouvoir public qui un jour décidera de pas adopter ou de pas envoyer les financements là où il faut et la sécurité sociale n'aura plus de financement alors qu'aujourd'hui je je me dépêche pour pas être trop long, alors qu'aujourd'hui elle est financée en dehors de tout euh pouvoir financier. Donc en fait la question c'est est-ce que quand on est socialiste et quand on est en position de d'avoir le pouvoir, on doit faire croire et on doit faire en sorte que la puissance publique augmente les salaires, c'est-à-dire en baissant les cotisations ou autrement.
Alors qu'au moins dans le privé, c'est quand même aux employeurs de les augmenter et qu'à chaque fois qu'on dit qu'on va augmenter les salaires et qu'on veut faire plaisir à la population pour être élu, je le dis de cette manière-là, et bien on prend souvent les leviers de baisse de cotisation et dans ces cas-là, on diminue et on assèche les financements de la sécurité sociale et un jour, elle mourra. Merci beaucoup pour ce premier tour de chauffe, on peut le dire. Euh il y a du boulot, il y a du matériaux pour les débats.
Mathis, je te laisse reprendre la main comme maître de cérémonie improvisé. Euh et du coup, oui, bah merci beaucoup pour tous ces retours et je pense que ça donne pas mal de grains à moudre, notamment pour nos intervenants. Euh je pense qu'on peut diriger quelques questions qui ont été posées à certains certains d'entre vous.
Euh je pense notamment en premier lieu euh pour venir aux fondamentaux euh pourquoi on travaille euh une voilà vous avez soulevé la question de du rôle de la valeur du travail et je pense que pour débuter une conversation sur le travail c'est une bonne première question et je vais la diriger vers Dominique. Merci. Merci beaucoup.
Je vais essayer. Merci pour tous vos vos retours vraiment très intéressants. Euh justement quand on parle de valeur travail euh il me semble qu'en fait on s'est fait complètement voler euh nos nos idées hein.
On s'est on a perdu le débat précisément à cause de cette histoire de valeur travail puisque avant on avait capital contre travail et aujourd'hui la droite a repris la valeur travail et c'est valeur travail contre assistana et comme par un tour de magie le capital a a disparu. Si je reviens peut-être un peu un peu rapidement sur tout ce qu'on a dit. Oui, les gens les Français notamment sont très attachés au travail.
Je veux dire, il faut qu'on qu'on balaye toutes ces idées reçues selon lesquelles les Français seraient paresseux. Il ils aimeraient pas bosser, ils bosseraient pas assez, ils bosseraiit moins que leurs voisins. C'est totalement faux.
On bosse plus que les Allemands, les Suédois, les Danois. Et euh les attentes, en fait, je crois qu'il faut bien voir, c'est que les attentes qui sont placées sur le travail en France, chez les jeunes et les moins jeunes, elles sont immenses. Quand vous demandez au aux gens qu'est-ce qui pour eux est important dans le dans le travail, ils vous répondent "réussir quelque chose qui vient même avant la la rémunération." Donc, balayons cette idée que les gens voudraient plus bosser, ils veulent bosser.
Simplement, qu'est-ce qui se passe ? ces attentes énormes, elles viennent se fracasser sur la réalité des conditions d'exercice du travail. Et quand on regarde toutes les enquêtes européennes, il y a une enquête sur les conditions de travail qui nous permet de nous comparer à 36.
Ben la France, vous me croirez ou pas, est en queue de peloton et en queue de peloton sur la plupart des items. On a des pénibilités physiques plus importante qu'ailleurs. On a des contraintes émotionnelles plus importantes qu'ailleurs.
On est infiniment moins consulté qu'ailleurs. On considère qu'on est moins reconnu à son travail qu'ailleurs. Et finalement, on est donc tout près de la Slovaquie dans les dernières places en matière de conditions de travail.
Et le problème, c'est que quand vous dites ça à des responsables politiques ou économiques, ça les fait rire. Un petit peu comme l'autre jour au MEDF quand Jean-Luc Mélenchon a dit qu'il fallait augmenter les salaires. Ça les fait rire et disent "Mais non, écoutez, comment voulez-vous qu'en France les conditions de travail soient mauvaise ?
Il y a aucun problème." Et en fait, c'est parce que les Français sont des grincheux qu'ils nous disent que les conditions de travail sont pénibles. Or donc la la toute première chose, c'est de lever ce déni, de reconnaître il y a il y a un énorme problème, un énorme malaise au travail.
Un un chiffre intéressant, c'est 37 % des salariés qui déclarent ne pas être capable de tenir dans leur travail jusqu'à la retraite. Et il y en a un autre qu'on entend moins qui me semble aussi très intéressant, c'est 40 % des salariés qui ne souhaitent pas continuer le travail qu'ils ont jusqu'à la retraite. Ça veut dire que les gens ils sont une grande partie de des personnes sont malheureuses au travail parce que les salaires sont bas mais aussi parce que le travail est pas intéressant parce qu'ils sont vraiment trop souvent exploités au travail et donc il faut absolument sortir de ça. un reconnaître le sujet et puis moi je dirais pour aller très vite parce qu'on est nombreux je pense qu'il faut qu'on ouvre quatre quatre chantiers bien sûr le chantier des rémunérations et je suis totalement d'accord avec ce que le le dernier intervenant a dit c'està-dire attention de pas jeter le bébé avec l'eau douin et et du du bain pas du vin pourquoi du vin et donc en effet de perdre les financements de notre notre sécurité sociale il faut ouvrir le chantier des conditions de travail, revenir sur la pénibilité et et tout ce tout cela.
Euh revenir sur y compris hein les la loi Comery et les ordonnances Macron qui ont fait perdre du pouvoir au aux salariés évidemment et dont le bilan et dont le bilan est absolument calamiteux. Quand on regarde, on a maintenant des évaluations là-dessus assez euh assez claires. Euh 2è chantier, très important, ouvrir le chantier de la des classifications et de la valeur sociale des métiers.
On a 6800000 personnes qui font des métiers essentiels. C'est 30 % des salariés qui ont des salaires hyper bas. On peut pas continuer comme ça.
Il faut mesurer cette valeur sociale. C'est un travail super intéressant à faire et revoir les classifications. Et puis le 3è chantier et on avait un débat ce matin avec les les jeunes socialistes et on est arrivé à peu près à cette conclusion que le chantier le plus important c'est de redonner du pouvoir aux salariés et de leur redonner du pouvoir comment ?
Bah d'une part par exemple en donnant un des pouvoirs de véu, beaucoup plus de pouvoirs au CSE et puis d'essayer comme dans les pays nordiques ou en Allemagne de mettre en place la codétermination, c'est-à-dire alors sur le chemin d'un plus grand pouvoir, peut-être plus tard donner encore au salariés, mais la codétermination, c'est-à-dire des droits de véto et plus de pouvoirs au CSE et beaucoup plus de gens. On on écrit un petit bouquin avec Éricier et Pascal Loquier. On propose notamment d'aller vers 1/3 voir la moitié des représentants des salariés dans les dans les conseils d'administration parce que ce qui est essentiel c'est de redonner du pouvoir aux salariés à leurs représentants.
Merci. Juste avant de passer la parole à Milie, je trouve que ton absus était intéressant parce que attention à pas donner l'impression de pouvoir transformer l'eau en 20. Je trouve que c'est une belle image sur la question du salaire brut et du salaire net.
Émilie. Ouais. Moi, je vais me concentrer plutôt sur l'aspect dignité et accessibilité du travail.
Comme je vous le disais, nous on déploie des programmes qui permettent à des personnes qui vivent encore à la rue d'avoir une activité professionnelle. Et on le fait pourquoi ? Pour tout ce que vous avez dit jusque-l parce qu'on a conscience que le travail, il permet à à d'être en lien avec les autres, de se sociabiliser, de démontrer son utilité sociale, de se construire.
Et donc évidemment et et et ça a été dit plusieurs fois, le travail autorise et permet de la dignité et une place dans la société. Et dès lors, et c'est notre constat quit de ceux qui il n'y ont pas accès, qui répondent pas au critères classiques d'employabilité. Est-ce que on les laisse sur le bord du chemin ou est-ce que on conscientise le fait que le travail peut leur permettre de se réintégrer dans la société ?
Donc le travail pas comme une fin en soi, mais le travail comme facteur de dignité. Donc ça pour moi c'est l'enjeu numéro 1 et je vais être très courte hein mais euh c'est réaffirmer et conscientiser l'importance de la valeur sociale et collective du du travail et et et dès lors travailler avec son son accessibilité. Comment on y travaille ?
Nous en tout cas on y travaille en travaillant à l'adaptabilité du travail parce que décemment on peut pas demander à une personne qui vit dans le bois de Vincen depuis 2 ans de traverser le périf très simplement et d'aller bosser. On peut pas demander à une maman solo de travailler de nuit ou de travailler en horaire décalé, même si c'est un sujet, un public différent, ça reste des choses aberrentes qu'on qu'on peut pas accepter et donc ces personnes-là, elles restent aux portes de l'emploi. Et pour ça, pour moi, c'est clé la manière, la question qu'il faut qu'on se pose, c'est comment on encourage les entreprises à adapter leur process de recrutement, leur process d'intégration, à mettre plus de progressivité dans les dans les parcours.
Il y a beaucoup d'entreprises sur des secteurs qu'on dit en tension qui l'ont toujours pas compris et qui nous viennent nous voir et nous disent on a des politiques d'inclusion, on voudrait embaucher des personnes qui viennent de vos parcours mais qui sont prêtes à adapter rien du tout. Il y en a d'autres et j'avais envie plutôt de parler de d'exemples vertueux qui ont compris ça. Il y a quelques années, nous on a développé un partenaire avec Fran euh sans vouloir leur faire de la pub, mais en tout cas, il y a des gens chez eux qui ont compris cette notion de progress que cette notion de progressivité était importante et on a inventé avec eux ce qu'on appelle le CDI progressif.
Donc en fait, ils vont embaucher en CDI une personne mais en commençant par 8h par semaine. Pendant ce temps-là, la personne continue à travailler dans un chantier d'insertion, hein, donc une structure de l'insertion par l'activité économique. Elle continue à être accompagnée par une conseillère ou un conseiller d'insertion professionnelle.
Et puis petit à petit, on inverse, c'est-à-dire que la personne monte en heure dans l'entreprise et diminise ses heures d'accompagnement jusqu'à arriver à 35h sur un CDI classique. Sauf que comme ça, on prend en compte les besoins de la personne, on fait une transition douce et on évite des ruptures de parcours, du turnover qui sont des enjeux auxquels les entreprises notamment sur des secteurs en en tension font face. Donc c'est c'est des initiatives comme ça qu'il faut qu'on arrive à pousser autour de de l'adaptabilité.
Et donc on aime bien nous chez Convergence parler d'employeur en plus d'employabilité et donc de faire évoluer les les mentalité autour de de ça. Donc deux enjeux adaptabilité et euh et accessibilité. Merci beaucoup.
Euh je pense qu'on devrait se pencher aussi sur un autre sujet qui a été mentionné, c'est-à-dire la rémunération, la rémunération des fonctionnaires, mais aussi la rémunération des employés, des salariés en règle générale. Euh lors du comment lors du lors du débat organisé par le MEDEF il y a quelques jours, beaucoup de candidats ont mis en avant cette solution de d'utiliser les cotisations sociales, les réduire pour approcher le bruit du net. Et j'aimerais bien poser la question à nos intervenants.
Qu'est-ce que vous en pensez de ce genre de solution et qu'est-ce qu'il faudrait faire en plus si elle n'était pas la bonne ? Euh je pense. Oui Thomas si tu veux.
OK. Euh donc merci. Effectivement la l'échange qu'on a.
Bon il est extrêmement intéressant et important en lien avec ce que tu dis puisque l'objectif permanent c'est d'écraser les salaires et que le maximum puisse aller du côté de ceux qui possèdent au détriment de ceux qui travaillent. C'est l'élément essentiel. C'est pour ça que la table ronde est très importante.
Moi, je dis deux trois éléments et je regarde le temps sur ce dont on parle. Première chose, on parle bien des salaires et pas que de rémunération. La rémunération, il y a au-delà du salaire puisqu'il y a rémunération dit variable et notamment tous les éléments non cotisés qui font que euh notamment les prime euh je pense notamment au prime Macron gilets jaunes dit aujourd'hui PPV dans les entreprises.
Alors je précise d'où je parle, je m'occupe du privé, je connais moins la fonction publique mais ça va vous parler aussi puisque il y a les mêmes ce qui se passe dans le privé d'abord arrive dans le public ensuite. Cette prime là par exemple, je dis souvent les primes d'aujourd'hui c'est la déprime de demain. Pourquoi ? parce qu'en fait comme elles sont non cotisées, bah on est content sur le moment parce que les la vie est tellement dure que effectivement on va pas cracher dessus mais ça ne sert pas pour l'avenir en cas de maladie, de licenciement euh de de d'accident de travail, de parentalité ou pour nos retraites justement.
Et c'est l'élément en fait essentiel. Moi je pense que le point de départ parce que on est la CGT participe à toutes les universités d'été des quatre groupes de gauche que sont l'ONFP qui constituent le NFP pour dire quoi ? même chose avec des nuances avec les autres organisations syndicales mais qui peut éclairer le débat et la stratégie chacun dans sa fonction puisque ce n'est pas la même chose des organisations politiques, des organisations syndicales.
La première chose c'est qu'on s'insulte pas la télé. Moi, je porte le mandat régulièrement de en intersyndical confédéral. On n'est pas d'accord sur tout et moi je salue mes camarades de la CFDT, de l'INSA et des autres organisations syndicales.
On a plein de désaccords, on s'engueule mais on essaie d'avancer ensemble sur ce qui rassemble les salariés. Pas l'unité pour l'unité mais l'unité qui change la vie des gens. Ça c'est le premier élément et qui permet de mobiliser.
Le deuxième élément c'est comment on fait pour avancer ensemble justement aujourd'hui puisque c'est la question. On essaie de taper sur la sécurité sociale, de faire croire aux gens exactement comme l'histoire des primes Macron gilets jaunes dites gilets jaunes he parce que c'est grâce à la mobilisation des gilets jaunes que Macron a été affaibli, qu'il a été obligé de reculer qui on essaie de mélanger le brut du net que le brut ça sert à rien. On appelle ça des charges, pas des cotisations.
On dit que ça pèse lourd donc il faut les alléger et que de systématiquement c'est des prélèvements où on mélange l'impôt et la cotisation. Et moi je pense que ici particulièrement, il faut qu'on s'arrête dessus. On s'arrête dessus pourquoi déjà ?
Qu'est-ce qui crée les richesses ? Et plutôt que d'aller voir la CGT ou les autres organisations syndicales, moi j'ai été voir sur le site économie.gouv.fr, le site du ministère de l'économie.
Qu'est-ce qui crée la richesse ? C'est où se crée la richesse, pardon, dans l'entreprise. Qu'est-ce qui crée la richesse ?
Le travail. Qui travaille ? Les salariés.
Pourquoi les salariés ? parce que 90 % des actifs de ce pays, 88 % très exactement, ce sont des salariés. C'est nous qui produisons, c'est nous qui cootisons.
Et c'est quand même à nous de décider. Et pourquoi je pars de là ? Parce que si on se comprend sur ça, sur cette question là, ça donne un deuxième élément.
C'est qu'est-ce qui rémunère le travail ? Puisque c'était la question de rémunération, qu'est-ce qui paye le travail ? Bah, c'est justement le salaire.
Et on se rend compte que aujourd'hui il y a une concentration de ce qui va au capital, au détriment, de ce qui va au travail. Alors ça c'est le baratin. La réalité, c'est quoi ?
La réalité en France, c'est que on a la deuxième économie de l'Union européenne, puisque je disais tout à l'heure à ma camarade député mais syndicalistes sur le fait que 2è économie de l'UE, on a seulement le 6e niveau de SMIC de l'Union européenne alors qu'on est la deuxième économie, on fait partie des salaires extrêmement bas. On me dit contrairement à donc à ce qu'on pense, le SMIC n'est pas haut, il est très bas. 2è élément, ça produit un tassement de tous les salaires.
Le revenu médian, c'est-à-dire la moitié des salariés gagnent moins que 2200 balles. 2200 €. Donc, il y a un tassement de tous les salaires et euh ce que tu disais tout à l'heure euh fait appel à ça et c'est une réalité pour des millions de salariés de ce pays.
Troisème élément, pourquoi il y a ceement ? Pour deux raisons. On devient une économie de service puisquil est en train de liquider toute la production industrielle.
Euh première chose. Deuxième chose, on est champion des accidents du travail et de la sous-traitance en cascade. Pourquoi ?
Parce qu'en fait pour faire du profit, on le fait sur le moins 10 an social. Deux types de sous-traitances. D'un côté, la sous-traitance de services, les femmes de ménage, les agents de sécurité ou même dans les services publics maintenant, c'est des boîtes privées qui viennent pourquoi faire ?
Pour être payé moins cher. Et deuxième type de sous-traitance, l'économie, la sous-traitance de production. Je pense par exemple au sac à main Vuton, Hermes ou Chanel.
Je dis ça exprès parce qu'on on cite les pépites de la France comme c'est dit. Comment B il y a eu des interventions des euh le monde a fait beaucoup de chroniques sur Bernard Arnaud. Ce qui n'est jamais dit, c'est comment les profits sont faits.
Ils sont faits bien sûr sur le travail des salariés, mais pire sur la question de la sous-traitance systématisée. Et enfin pour finir, puisque la question c'est autour des salaires, est-ce qu'il y a un lien avec tout ça ? c'est qu'en fait comme ils veulent rapprocher le bruit du net et que plus personne n'y comprend rien aujourd'hui au SMIC on il n'y a pas de cotisation sociale dessus au sens de il y a une exonération de cotisation est gigantesque.
Il y a en France 211 milliards d'euros d'aide publique aux entreprises à l'intérieur desquelles 80 milliards d'exonération de cotisation. Et au-delà de alléger le coût du travail alors que c'est le travail qui crée la richesse, c'est pire. Plus les salaires sont bas et proches du SMIC, plus les exonérations de cotisation sont hautes.
Plus mal tu payes les salariés, plus tu as des aides publics aux entreprises privées. C'est le scandale national dont personne ne parle et ils osent rire quand on parle d'augmentation des salaires comme si c'était quelque chose qui nous faisait rigoler. Donc ça nous fait pas rire mais pour affronter ça, il faut que toutes et tous on soit à la hauteur de l'enjeu.
Bien moi je le disais, je respecte l'engagement politique, associatif et syndical, mais il faut faire attention aux uns et aux autres dans une période où, comme ça vient d'être dit, il est minimum une parce que dans quelques mois, l'extrême droite risque de prendre le pouvoir de la deuxème économie du pays. Et là-dessus sur l'histoire du brut et du net, non, ce n'est pas vrai, contrairement à ce que dit Atal, contrairement à ce que dit Born, que pour augmenter de 100 € net un salaire, ça ne coûte pas 483 € parce qu'ils ont mélangé la CSG, ils ont mélangé la prime d'activité, ils ont mélangé, ils ont pris quelque chose qui n'existe pas. On leur a dit qui sait, quelle est la personne concernée ?
Ils ont pas été capable de le dire. Ils ont dit c'est une modélisation économique. La réalité c'est que quand tu augmentes de 100 € quand tu es au SMIC, ça coûte un l'entreprise 230 € cumulé. 100 € d'augmentation avec les cotisations sociales, ça coûte 230 €.
Jusqu'à 3000 € parce que c'est vous avez compris que les exénérations, elles sont plus proches au SMIC qu'au-dessus mais au-dessus de 3000 ou 4000 € 100 € d'augmentation ça coûte 179 € un patron. Et pourquoi je suis très précis sur les chiffres et sur ces éléments, c'est qu'il ne peut pas y avoir dans notre camp social, dans ceux qui disent représenter la diversité de leur population, des travailleuses et travailleurs, laisser glisser ce cette discussionlà où à la fin on n plus de sécut et on défend plus l'intérêt des salariés. Merci beaucoup.
Je je vais avoir un mot préalable comme il y a la présence d'un dirigeant de la CGT que j'ai entendu qu'il y avait des personnes de l'UNSA ou de la CFDT dans la salle. D'abord pour rendre hommage et remercier les syndicats qui dans le mouvement des retraites ont mis de côté leurs différences, leurs divergences et leur concurrence même pour mener la bataille ensemble. Et encore aujourd'hui quand je vois des entretiens croisés de Marie-Lise Léon et de Sophie Binet qui viennent interpeller les dirigeants politiques pour leur dire soyez unis, on en a besoin pour notre pays.
Et voilà, je dis que c'est un modèle. Moi, je ne veux pas je ne veux pas la victoire des deux gauches qui n'ont pas irréconciliables mais ne veulent pas se réconcilier parce que ça la victoire de ces deux gauches qui veulent pas se réconcilier, c'est la défaite des Français, c'est la défaite des pays et c'est la défaite des salariés. Sur sur le sujet maintenant, il y a d'un côté le rationnement pour les uns et le gavage pour les autres.
Ouais, je croise José qui vend des chaussures chez Decathlon et ben il est pas parti en vacances en Bretagne au camping comme il fait d'habitude. Et pendant ce temps-là, c'est 1 milliard d'euros qui est parti de chez Decathlon vers la famille Muler. Et quand je vais chez Vival Tovi un ÉPAD à Poitier, ce sont les aides soignantes qui m'expliquent comment elles se privent et comment elles ne prennent pas de petit-déjeuner.
Et pendant ce temps-là, c'est un groupe qui fait des LBO leverage by out qui rachète des maisons de retraite en série. Et on a d'un côté des salariés qui se privent, c'est une aide soignante dans une clinique qui m'explique comment il y aura pas de poney pour sa fille à la rentrée. Et de l'autre côté, c'est quand on lit les échos de mon ami Bernard Arnaud, record sur record, record de dividende, record de profit tous les ans.
Ce sont les 500 familles qui dans le classement de challenge qui est pas un magazine marxiste sont passés de 6 % du PIB il y a 30 ans, 20 % à l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir et aujourd'hui on a dépassé les 40 %. Mais je suis tombé sur cette citation là, j'aime bien faire. Allez, on va deviner.
L'immense majorité des richesses s'est accumulée entre les mains de ceux qui possédaient du capital et non de ceux qui gagnent la majeure partie de leur revenus par le travail. L'intelligence artificielle menace désormais de reproduire ce schéma à une échelle encore plus vaste, concentrant les richesses entre les mains des entreprises et des investisseurs les mieux placés pour les capter. Qui déclare ça ?
C'est pas Olivier Besancnot, c'est pas Att, c'est pas le parti communiste français, c'est Lari Fink, le patron de Black Rock dans sa lettre annuel aux investisseurs. C'est ça rejoint Waren Buffet quand il disait "La guerre des classes existe, c'est un fait mais c'est la mienne, la classe des riches qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter." Donc à évidence, il y a une question de répartition des richesses dans un pays euh comme le nôtre.
Il faut que dans notre pays les Français, tous les habitants puissent vivre de leur travail, bien en vivre et pas en survivant et bien le vivre. Et je les mesures concrètes à mettre en place pour ça, c'est d'abord l'indexation des salaires sur l'inflation. Quelque chose qui a été éliminé en 1983.
À l'époque, Lionel Jospin disait que on ouvrait une parenthèse libérale. Je pense que le grand enjeu politique du moment, c'est maintenant de fermer cette parenthèse libérale et d'indexer. Ça existe en Belgique d'ailleurs, vous avez pas désindexé les salaires sur inflation.
C'est attaqué mais c'est vous l'avez toujours pas désindexé. Les salaires aujourd'hui n'ont pas retrouvé leur niveau d'avant la crise Covid. C'està-dire que l'inflation est venue gratter tout ça et je pense que en demandant une indexation sur l'inflation, on est très mesuré, très modéré parce que en vérité, on pourrait demander de l'indexer sur les dividendes ou de l'indexer sur les salaires des PDG.
Il y a un autre évidemment ça vaut pour le point d'indice des fonctionnaires. Il faut sortir des des trappes à bas salaire et enlever un certain nombre de d'allègement sur au niveau du SMIC et ainsi de suite pour encourager à élever les salaires plutôt que d'encourager à les plonger. Je voudrais mettre un autre point dans le débat public parce que en même temps que je dis que il faut le SMIC à 1700 € et il le faut mais compte tenu de la captation aujourd'hui des richesses par les grandes sociétés et de fait que en cascade et en sous-traitance, il laisse bien moins au PME qui sont en dessous, le relever les salaires va pas aller de soi pour tout le pays.
Je veux mettre un autre enjeu pour que les Français vivent mieux. Pour moi, la question du logement doit être une question clé dans notre pays parce qu'il y a deux manières d'élever le le le pouvoir d'achat, le pouvoir de vivre des gens. C'est soit on relève leur salaire et il faut le faire.
Mais le deuxième enjeu, c'est peser sur les dépenses contraintes. Le logement c'était 10 % il y a 40 ans du budget des ménages, on est passé à 30 %. Et en vérité, ça ne veut rien dire parce qu'il y a les gens qui ont terminé de payer leur maison et qui sont à 9 % et il y a les gens qui payent du loyer dans le privé qui sont au-delà de 50 %.
Et euh et je dis ça pèse évidemment sur le pouvoir d'achat des salariés, mais ça pèse même sur une natalité. La première cause quand on demande au jeunes coup pourquoi il renonce à avoir un enfant ou pourquoi il le retarde, c'est le logement. La mobilité de professionnel, aller travailler dans une région, notre région.
Pourquoi c'est pas possible ? Par le logement. Et donc à mon sens, on doit là faire sortir le logement du marché, avoir un grand plan sur le logement pour diminuer la part.
Alors, par exemple, le plafonnement des loyers. Le plafonnement des loyers qui en font marche de manière mesurée dans c un certain nombre de villes mais qui a existé en France jusqu'en 1986. Il y avait un plafonnement, un encadrement des loyers dans le pays.
Je dis, je cite ces ces chiffres de 83 86. Je pourrais parler des prix agricoles, du coefficient multiplicateur qui faisait que quand euh un produit était acheté à un paysan, il y avait l'obligation pour la grande surface de pas le vendre deux à trois fois plus cher que ça. Ça existait jusqu'en 1986.
Je cite ces dates parce qu'en fait voilà, il nous faut fermer la parenthèse qui a été ouverte dans les athées 80 qui était une parenthèse de dérégulation qui a permis au capital de l'emporter, d'engranger, d'enganger, d'enganger et nous il nous faut remettre des règles au milieu de tout ça et faire sortir ça du marché. Merci beaucoup. Euh, j'aurais une question pour deux questions pour toi Estelle.
François a mentionné l'indexation des salaires en en Belgique notamment et plus généralement, j'aimerais te poser la question de savoir comment ça se passe en terme de lutte pour une meilleure rémunération du travail en Belgique. La seconde question, fais appel à ta casquette de député européenne. Savoir aussi quels sont les grands débats en ce moment au sein de l'Union européenne.
Je pense que l'Union européenne a été est sujet à pas mal de d'images ou potentiellement des clichés à certains moments sur ce qu'elle peut apporter en matière sociale à la fois on aussi entre Union européenne dumping social ou Union enfin Europe sociale et du coup je me demandais sur quel dans quelle mesure on se on se situe à ces sujets-là en ce moment. Bon, alors c'est tout un programme. D'abord effectivement l'indexation des salaires en Belgique.
On est avec le Luxembourg quasiment un des derniers pays à avoir ce système euh qui est d'ailleurs enfin je veux dire les syndicats sont vraiment le garant de ce système d'indexation des salaires. Euh comment ça fonctionne ? Alors effectivement donc dès que un indice pivot qui suit un indice d'évolution des prix mais qui malheureusement ne prend pas compte une un certain certains éléments comme l'alcool pour encore comprendre enfin quoi que en France le l'essence mais voilà c qui qui malheureusement sort des des éléments importants donc et qui sont pas pris en compte mais dès que cet indice pivot est dépassé effectivement en principe tous les salaires les petits comme les grands sont effectivement Alors indexé, il y a plusieurs systèmes en général c'est 2 % mais non seulement les salaires mais aussi les allocations sociales.
Et donc aujourd'hui en tout cas depuis 2 ans, nous avons un gouvernement en Belgique qui est gouverné en tout cas nous sommes gouvernés par les nationalistes et par la droite extrêmement conservatrice. Et qu'est-ce qui se passe ? Ben c'est effectivement donc les salaires sont attaqués, le mécanisme d'indexation est attaqué.
Alors pas frontalement hein, ce qu'ils ce qu'ils font c'est effectivement dire il faut que les bas salaires soient indexés jusqu'à un certain montant et pas les haut salaires. Et bien ça les syndicats sont pas d'accord. On a discuté avec le camarade de la CGT parce que ça a l'air d'une justice redistributive mais c'est pas le cas.
Il faut effectivement donc les hauts salaires bénéficient d'une augmentation allez proportionnelle de 2 % ça effectivement il il gagne plus mais d'un autre côté tout ça est repris aussi par la fiscalité ou bénéficie aux cotisations sociales. Donc il y a une justice et nous on n'est pas d'accord avec ça. Alors, d'un autre côté, il faut savoir que les les syndicats et les pat les patrons sont tombés d'accord pour proposer une alternative à la mesure du gouvernement pour pour réformer justement le mécanisme d'indexation et le gouvernement s'est assis dessus.
Donc, on est aujourd'hui en Belgique aussi face à un gouvernement qui vient de limiter dans le temps les allocations de chômage et donc d'attaquer les chômeurs. Alors, non pas pour leur permettre de retrouver un boulot hein, mais tout simplement les exclure et faire pression sur les autres travailleurs pour précariser encore plus de travail. On attaque les malades de longue durée parce que euh vous savez que hein il y a beaucoup d'abus aussi dans la maladie de longue durée hein, il faut les remettre au boulot.
Euh même chose, ce gouvernement avait promis une augmentation du salaire poche d'environ 500 €. Mais comment ? Ben en baissant à nouveau euh où la fiscalité ou les cotisations euh et et donc là en déforçant non seulement bah nos services publics et le financement de nos services publics mais également le financement de la sécurité sociale et en plus ils ne le font pas.
Voilà. Donc donc on est malheureusement en Belgique un petit peu dans la même situation. C'est une lame de fond qui est là et moi je voudrais peut-être juste revenir sur les aspect européen.
Tout le monde a un petit peu parlé de la question du rapport capital travail. Je vais essayer de retrouver mes lunettes, mais vous inviter à lire un rapport qui était euh donc commandé par la Confédération européenne des syndicats qui s'appelle le rapport Matsukato et qui examine finalement ben les effets de ce qu'on appelle la financiarisation de l'économie et à quel point justement le capital a pris le pas sur le travail et le revenu du travail. Donc cette étude, elle regarde les 300 plus grandes entreprises non financières côté en bourse en Europe et ce qui représente 40 % du PIB.
Et donc sur 20 ans, entre 2000 et 2024, les bénéfices les euh les bénéfices bruts des grandes entreprises non financières ont augmenté de 151 %, soit près de deux fois plus vite que les salaires. Euh en pourcentage des bénéfices nets, les dividendes et les rachats d'action ont plus que doublé, passant de 27 à 68 %. Donc on voit où est allé l'argent, pas vers les travailleurs et pas dans ce rapport capital travail juste.
Les investissements nets sont passés aussi de 18 à 7,4 %, ce qui veut dire qu'on investit moins aussi dans l'innovation, dans les conditions de travail et dans 69 % des cas, les entreprises qui sont en restructuration ont aussi versé des dividendes dans la même année. Donc quand même les entreprises licencient des travailleurs, elles versent des sous à leurs actionnaires. à l'Europe, on est à quelle situation aujourd'hui ?
Donc aujourd'hui, au niveau européen, on a malheureusement de plus en plus de majorité de votes entre ce qu'on appelle les conservateurs, le Parti populaire européen et l'extrême droite. Et je pense qu'il faut vraiment aussi le dire partout. l'extrême droite et l'ennemi des travailleurs.
Il est l'ennemi des syndicats, soyons très très clair, mais il est aussi l'ennemi des travailleurs. Donc quand il s'agit chaque fois de voter des mesures pour notamment augmenter les salaires minimum, on va voter la semaine prochaine un rapport que moi je porte sur les risques picosociaux pour tout ce qui est lutter contre les problèmes de santé mentale au travail mais aussi de harcèlement. L'extrême droite, le RN vote contre.
Voilà. Donc il faut savoir que ils sont l'ennemi des travailleurs. Il faut pouvoir le dire.
Ils mentent. Ils ne soutiennent que les grandes entreprises et que les grosses entreprises. Ce n'est pas un hasard si monsieur Bardella a déjà été reçu par le MEDDEF aujourd'hui est extrêmement soutenu.
Mais donc voilà, nous au niveau européen, on se bat, on se bat. On a eu de grandes avancées sous la précédente législature. Alors pourquoi ?
Ben parce qu'on était en postcovit. Parce qu'il y avait enfin une reconnaissance de travailleurs essentiels. On les a beaucoup applaudis.
On s'est dépêché de les oublier, mais il y a eu quand même de grandes avancées au niveau européen, notamment une directive pour instaurer partout en Europe des salaires minimum. Alors ça a pas l'air puisque vous effectivement vous considérez que le salaire minimum est très peu important mais d'un autre côté il y a deux volets. D'abord un, c'est reconnaître cette directive était terriblement attaquée pour dire que l'Europe n'a pas cette compétence.
On a gagné devant la Cour européenne de justice et quand même reconnaître que la lutte contre la précarité et des salaires décents qui permettent des travailleurs ne pas tomber dans la pauvreté et reconnu comme une compétence européenne. Deuxième volet et ça a été dit qui est peu connu de cette directive. Il faut savoir que de cette directive prévoit aussi de développer le pouvoir syndical ou la représentativité syndicale puisqu'elle prévoit que normalement et pas que sur les aspects salariaux dans tous les pays européens les travailleurs en tout cas doivent être couverts par 80 % par des conventions collectives de travail et si c'est pas le cas il faut il faut des plans d'action au niveau des Étatsmembres.
Donc ça veut dire que quelque part on reconnaît aussi le caractère vertueux et important et le renforcement aussi du pouvoir syndical. Alors, d'un autre côté, aujourd'hui au niveau européen, on est dans une époque euh avec un rapport Drag qui parle de compétitivité, euh de simplification et il y a une volonté vraiment de détricoter aussi les normes sociales, les normes environnementales, les les droits des femmes aussi, mais les normes sociales. Pour le moment, il y a des directives qui sont attaquées et il y en a une qui est très importante, c'est celle notamment sur le temps de travail.
La directive sur le temps de travail aujourd'hui fait en sorte queon ne peut pas travailler plus de 48 heures semaine sur une sur une période de 3 mois et qu'on a droit au moins à 4 semaines de récupération chaque année. Celle-là est attaquée. En Belgique, d'ailleurs, une des mesures de notre gouvernement, c'est d'annualiser le temps de travail.
He ça veut dire que il y a des semaines où on travaillera à 90 he et puis d'autres à zéro. Donc voilà, c'est et ça c'est la droite et l'extrême droite qui soutiennent ce genre de mesure. Ça je pense qu'il faut vraiment le dire.
Alors, est-ce qu'on est d'accord avec ça ? Non. Et nous on avance et notamment, ben je vais pas pas être trop longue, mais donc on veut des mesures pour améliorer les conditions de travail, les conditions de salaire, mais aussi limiter la sous-traitance.
Donc, on travaille sur un sur un texte qui s'appelle le Quality Job Act qui, on l'espère devrait voir le jour bientôt et qui a plusieurs aspects, notamment la limitation et l'encadrement des chaînes de sous-traitance pour éviter tous les abus, notamment la question des risques psychosociaux, notamment enfin voilà. Donc sur toute une série d'aspects, on ne renonce pas mais on a besoin de vous parce qu'on a besoin de majorité beaucoup plus progressive au Parlement européen aussi. Peut-être quelques commentaires avant de continuer le débat.
La première, c'est que la démarche dont tu as parlé Mathis sur le texte qu'on a écrit pour une feuille de route pour un ministre du travail de gauche, elle on va venir vous la présenter dans les fédérations et on va venir la discuter avec vous. Et je dois reconnaître qu'elle doit elle est encore perfectible euh notamment sur la question du lien qu'on peut faire sur la question du travail entre le privé et le public. et je pense qu'on peut ajouter des éléments et je tenais à le dire aux militantes qui qui ont qui sont intervenus tout de suite d'entrer sur ce sujet-là parce que je pense qu'on fait pas encore assez de lien dessus et on on viendra vous voir.
Ensuite, pour rebondir sur le fait que voilà sur la question du travail, c'est un sujet compliqué pour le politique parce que c'est un sujet qui fait qu'on rentre on rentre dans les entreprises, on doit rentrer dans les entreprises et qu'autant sur les questions des grandes bordes de l'économie, sur les questions de l'emploi et des politiques de l'emploi, on parle de choses où le l'économie le le politique a des a des leviers. sur le travail, on rentre d'abord aussi dans l'intimité quelque part du rapport des Français à leur travail et c'est un objet qui est pas toujours simple pour le politique. Et en plus de ça, et tu l'as cité Dominique, on parle dans les si on devait revenir sur la question des théories du marché, là on a clairement la démonstration que le marché du travail qui est un marché est un marché complètement imparfait et où il y a une action politique qui est nécessaire. et et on l'a vu ces derniers temps, le droit du travail qu'on pourrait appeler le droit du des le droit des travailleurs a été mis à mal et si on devait revenir sur la question du du syndicalisme en plus de ça avec une promesse de dire on va faire plus de conventionnel, on va renforcer le syndicalisme dans l'entreprise et en fait c'est tout l'inverse qui a été fait.
Ce qu'on voit dans les pays nordiques, c'est qu'effectivement, ils ont un compte du travail qui est plus conventionnel au sens où il y a plus de négociation mais avec un syndicalisme très très fort et des règles euh national quelque part qui reconnaissent au syndicalisme ce ce rôle-là. Et là où il y a besoin quelque part et et c'est pour ça qu'on a on vous proposera cette cette feuille de route pour un ministre du travail de gauche, c'est qu'il y a besoin d'une action politique où le un ministre du travail de gauche vient rétablir quelque part euh le droit du travail au milieu du village. Je sais pas la mairie au milieu du village village comme disait Olivier Fort hier.
Mais en tout cas il y a besoin de d'une action politique déterminée là-dessus. Et je citerai un exemple pourtant qui était pas un grand gauchiste, mais Jacques Deor. Jacques Deor quand il crée l'acte unique au niveau européen, il il crée le marché intérieur et il dit aux entreprises marché intérieur, ça va être formidable pour vous.
Par contre par contre ce marché intérieur ne peut pas fonctionner si on n pas des règles sociales partagées. Admettons-le, on n'est pas allé totalement au bout de cette promesse là. Mais en tout cas, il y va et il pose la question du il crée le dialogue social européen en disant les employeurs, vous allez passer par la case du dialogue social et vous allez devoir négocier ces règles sociales avec les organisations syndicales.
Alors on retient Valduches qui était ce ces grands accords. Moi, j'ai appris ça à la Confédération européenne des syndicats, les accords mythiques qu' on fond le droit les bases du droit social européen comme quelque chose qui était une belle réunion, une belle concorde, en fait les les faut se le dire, les employeurs, ils sont allés à reculon et ils y sont allés parce qu'ils étaient contraints et forcés et que le président de la Commission européenne de l'époque leur avait clairement dit que si il allait prendre des mesures sociales et que pour eux, c'était éventuellement une chance d'en discuter avec les organisations syndicales. Ce qu'ils ont fait aujourd'hui, le politique ne joue plus ce rôle et il faut qu'il le rejoue.
Et clairement, il va y avoir une bataille qui va être menée et je tiens à remercier tout le monde ici autour de la table. On est tous des convaincus de la question du travail et et François particulièrement, on a peut-être pas le même maillot mais on a la même passion et je te remercie d'avoir dans le débat politique et de contribuer parmi avec d'autres à faire du travail, quelque chose qui soit un objet politique vivant parce que ça doit être un enjeu, parlons-nous entre nous, camarades, de cette primaire qui va venir mais de l'élection présidentielle parce que c'est un terrain, le travail sur lequel la gauche est censée avoir l'avantage du terrain. Et allons prendre le RN là-dessus.
Allons prendre la droite là-dessus parce que tu l'as cité, ils sont en train de dire que les Français sont des fénéants, sont des tirs au flanc. Quand on voit les lettres de cadrage de l'assurance chômage, quand on voit le fliquage des arrêts maladies, quelque part, ils ne le disent pas mais ils le disent en sous-main ou ils le sussurent. Les Français sont des branleurs.
Ce n'est pas vrai. Donc il faut reprendre la question du travail en reprenant cette question de la dignité du travail et reparlant du travail de cette façon-là. Et refaisons de ce sujet, un sujet politique sur lequel on peut mener la bataille avec une ligne qui est qui est assez simple et je terminerai là-dessus qui est qu'en fait il y a d'un côté les partisans de la qualité du travail, la qualité du du bien faire son travail, d'éviter le travail empêché parce qu'en fait il y a beaucoup de gens qui expriment un mal-être au travail parce que leur ils ont pas les moyens de bien faire de faire correctement leur travail et les autres qui considèrent avec simplement une vision économique et productiviste qu'en fait il faut travailler plus peu importe comment on travaille.
Peu importe ce pourquoi on travaille, il faut soi-disant travailler plus pour remplir des tableurs Excel. Et ben nous, on sera du côté de la qualité du travail. C'est la bataille que je vous invite à mener dans les mois qui viennent.
Pour suivre ton intervention, je pensais que on pourrait aussi parler du dialogue social et de la question. Enfin, maintenant, on a posé un constat. On a posé le constat de d'un travail qui ne pai plus assez.
On a posé le constat de conditions de travail qui sont qui qui mène à des accidents de travail et cetera. Et la question maintenant, c'est quoi faire ? Quoi faire en vue de 2027 ?
Et le dialogue social va jouer un rôle clé pour ça. Euh tu as mentionné Valduchess. Est-ce que on devrait prendre Valduches comme exemple pour essayer de relancer la machine du dialogue social d'un point de vue interprofessionnel et dans les branches ?
Euh peut-être que Thomas tu peux intervenir en premier sur ça. Euh c'est c'est une question assez fondamental puisque vous faites de la politique. Euh c'est donc la question démocratique dans la cité et cetera.
L'endroit où il y a le moins de démocratie, c'est l'entreprise. L'endroit où tu rentres, tu poses ton cerveau, tu travailles, tu fermes ta gueule et tu ressors, c'est l'entreprise. Pourquoi je dis ça ?
C'est que alors nous on essaie de pas la fermer. En fait, on essaie de s'organiser collectivement pour pas la fermer. Mais c'est dur, c'est extrêmement dur.
Et pourquoi c'est dur ? Moi, je pense qu'il faut qu'on s'arrête là-dessus 2 secondes. Euh il y a euh les lois qui ont amplifié le pouvoir patronal au détriment euh du droit des salariés.
Les lois valent cellecomerie. Euh elles sont terribles parce qu'elles accentuent une situation en défaveur des salariés. Et à un moment donné, il faut pas aussi s'étonner ce qui perturbe la population et ce qui euh est vécu comme une forme de trahison.
Il y a deux choses hein de que les salariés nous disent au quotidien. Le premhison et la division. Et donc pour ces deux questions, les organisations politiques doivent répondre à ces deux préoccupations qui qui induisent et ont des incidences concrètes sur la vie des gens.
Et pourquoi je dis ça ? que pire encore parce que c'est pas pour être dans la nuance, c'est pour factualiser les ordonnances Macron Pénico, c'est une catastrophe. Et pourquoi je m'arrête là-dessus ?
Parce que en fait ce qu'il faut bien comprendre, on a discuté à juste titre de différence et moi je je reste là-dessus. C'est mon mandat, c'est la question des différentes organisations syndicales. J'ai pas dit mais j'ai été délégué syndical pendant une dizaine d'années d'P pour te répondre au CE et au CHSCT, c'est juste pour qu'on se comprenne.
Euh et c'est et c'est dans une petite entreprise de moins de 200 salariés de la filiale où où je travaillais. C'est très dur d'organiser les salariés mais ça c'est encore plus difficile aujourd'hui. Pourquoi ? parce qu'en fait avec ce qu'on appelle l'inversion de la hiérarchie des normes et c'est très important de se suivre là-dessus qui fait que le droit est dans l'entreprise là où il y a le moins de pouvoir de possibilités de défense collective fait qu'il y a plus de pouvoir pour l'employeur moins pour les salariés.
Et je précise c'est qu'en fait qu'est-ce qui se rajoute là-dessus ? Comme le droit se fait dans l'entreprise l'objectif du patron c'est quoi ? Il s'en fiche l'étiquette syndicale.
L'objectif c'est de dérouiller les syndicats parce qu'ils acceptent pas les contrepouvoirs, parce qu'ils acceptent pas la démocratie, parce qu'ils ils n'acceptent pas que de temps en temps des salariés leur disent non pour s'organiser différemment. C'est et donc sur la question de l'entreprise et pour répondre sur la question des du droit de la négociation collective, moi je préfère dans le public, je sais que ça s'appelle dialogue social. Dans l'entreprise, ça s'appelle la négociation collective.
Il y a des organisations patronales, il y a des organisations salariales. C'est vrai dans l'entreprise, c'est vrai dans les branches professionnelles et là-dessus dans les mesures d'urgence, c'est de donner des respirations démocratiques dans l'entreprise en revenant immédiatement sur les ordonnances Macron Pénéico évidemment en remettant par exemple la question du CHSCT puisque c'était dans les premières interventions qui permet de défendre le droit au travail digne des salariés de la santé de la sécurité au travail qui est un élément fondamental mais je poursuis parce que quand je parle de la division elle est pas juste de la concurrence parce que les salariés seraient plus bêtes que les autres et se chamailler pour des étiquettes, c'est qu'elle est ordonnancée par les patrons parce que comme le droit il est d'entreprise, d'abord il veut pas de syndicat, ensuite quand il y a un syndicat, il veut un accord qui lui soit favorable ou pas défavorable. Et comme il y a le l'accord d'entreprise, il est ce qu'on appelle majoritaire, c'est-à-dire qu'il faut que les syndicats représentent la majorité des salariés, plus de 50 % pour avoir un accord, ben il rajoute des équipes pour rajouter de la concurrence quand il corromp pas des équipes aussi à son à des seins pour avoir des accords régressifs pour les salariés.
Et cette question là, elle est fondamentale pour comprendre ce qui se passe dans l'entreprise d'aujourd'hui. Première chose, pas de droit dans l'entreprise, là où il y a le moins de démocratie. Et dernière chose, sur comment on fait nous.
C'est pour ça que confédéralement, on a et c'est difficile essayer d'avoir l'intelligence collective, de porter des revendications collectives pour donner des pistes en disant sur les éléments qui réunissent qui nous réunissent, on le fait ensemble. Et enfin dans l'entreprise quand c'est possible de porter des revendications communes notamment pour ce qui nous intéresse aujourd'hui vivre de son travail augmenter les salaires, avoir des augmentations générales de salaires en brut et pas simplement des primes individuelles ou occasionnelles en net pour résumer et pour corroborer le propos, mettre les bourses du travail au centre du village. Le 29 septembre.
Merci. Le 29 septembre là ser euh il serait bien de dire le 29 septembre on fait greffe justement mais on veut tout le monde dans la rue parce que si bien bah ça tombe bien d'aller donner la parole à la salle. Tu le dis rapidement.
Je dis rapidement et on passe la parole. Donc le 29 septembre on fait grève la fonction publique. Donc ça va encore nous faire mal au porte-monnaie.
On va avoir encore un trè de supprimer nous les fonctionnaires, mais tous ensemble, ce serait bien aussi privé, public, tu es tous dans la rue et on vous invite aussi les politiques à venir parce que là franchement il faut qu'on se mobilise. Je sais pas si on va mobiliser mais on a besoin de vous aussi parce que les collègues ils en ont marre aussi d'avoir un trè de supprimer et de de en fin de compte de se faire avoir à la fin. Donc on compte sur vous.
Merci. Merci. On continue le tour de parole.
Euh des réactions, des questions, quelques-unes. Ouais. Commencez.
Merci beaucoup. J'ai une question sur les subventions agricoles puisque chaque année, il y a des milliards d'euros qui sont donc de l'argent public destiné donc distribué au titre de la PAC et pourtant c'est un système qui profite de manière très disproportionnée aux plus grosses exploitations à certaines à certains gros acteurs de l'agroindustrie pendant que bah les agriculteurs et les agricultrices eux ils peinent toujours à vivre justement dignement de de leur travail et du coup ma question c'est comment mettre fin à cette captation et réorienter enfin les aides et les subventions vers ceux qui en ont réellement besoin pour en faire vraiment un vrai outil de justice sociale et de transition écologique. Merci.
Le temps qu'on passe le micro, moi je reprendrai sans doute pas la parole mais si quelqu'un peut réagir tu l'as évoqué Estelle sur la question spécifique euh de minimum une l'extrême droite le travail. tu l'as cité au niveau du Parlement européen sur des enjeux plus français. Si l'un ou l'autre, l'une ou l'autre d'entre vous veut réagir dessus, n'hésitez pas.
Moi, je voulais intervenir. Moi, je suis impliquée dans une association d'assertion et nous avons la eu la mauvaise surprise en début d'année de voir que les financements ont été réduits, qu'on va avoir moins de possibilité de proposer des contrats d'insertion et ça rejoint effectivement tout ce qu'on disait sur redonner de la dignité. Donc ça c'est quelque chose le financement c'est d'évolue principalement il y a d'autres a mais au département les départements sont pauvres et racl surtout changent les conditions c'est-à-dire que d'une année sur l'autre on n pas les mêmes critères et donc on perd des contrats et c'est quand même gravissime dans les zones rurales notamment parce que on est les seuls hein au fin fond de la campagne à se préoccuper de l'insertion dans ces zones rurales Le RN est très puissant et on oppose effectivement la valeur de ceux qui travaillent et des autres qui n'ont pas de travail mais qu'on ne peut même pas aider, hein.
Et et je pense que là-dessus, on doit vraiment avoir un discours clair et il faut vraiment qu'on se saisisse de l'insertion et puis la pérénisation des emplois. Euh moi tout à l'heure j'ai écrit travaille pour tous et toutes. Ça c'est faut c'est une revendication essentielle pour moi.
Merci Marlise. Rapidement, moi je voulais juste dire parce que on le dit pas clairement. Euh moi en 2016 j'avais déjà été viré mais j'étais encore député.
Euh les socialistes ont fait une erreur fondamentale sur le travail et on aurait dû voter une motion de censure. On a fait une erreur grave, il faut le dire, le répéter, sinon on redémarrera pas à gauche parce que peut-être François sera président ou ou d'autres, j'en sais rien, mais il y aura besoin des socialistes et on aura besoin d'un parlement. Si on ne dit pas ça clairement, alors moi j'aurai encore des gens qui me diront "Non, on vous croit plus. au fond.
Alors, j'avais l'autre question de fond, c'était on en avait déjà parlé avec Dominique Médin. On parle souvent des cotisations. Je ne sais pas si vous êtes tous d'accord pour qu'on garde la politique familiale sur le travail.
On avait commencé à discuter de ça en 2016. Est-ce que c'est encore à l'ordre du jour ? Juste pour te pour te répondre aujourd'hui responsable national du travail du Parti socialiste, à l'époque, j'étais plutôt dans le camp syndical.
à l'époque de ces erreurs, mais euh voilà, je suis euh plutôt d'accord avec toi sur la clarté qu'on doit avoir sur voilà sur le le bilan qui est le nôtre. Et puis à un moment, voilà, on a été au pouvoir donc on a pas forcément fait que des choses bien. Il y a que les gens qui conduisent qu' des accidents de voiture hein.
Mais euh mais reconnaissons-le. Guillaume Guillaume Duv, vous connaissez certainement. Oui, merci.
Euh juste un point qui rebondit sur ce que vient de dire Marilise, mais je pense que c'est pas simplement les socialistes qui ont fait des erreurs. Je pense que c'est c'est l'ensemble de la gauche et y compris le mouvement syndical. C'est-à-dire que tout le monde a accepté l'idée depuis 30 ans de dire dans les c'est les petites entreprises qui créent de l'emploi, c'est les petites entreprises qui font du développement.
Il faut pas emmerder les patrons des petites entreprises. Il faut pas donner du pouvoir aux salariés dans les petites entreprises. Et je pense que ça c'est vraiment une question centrale aujourd'hui qui explique que beaucoup de salariés, notamment dans les petites entreprises, votent pour le RN, enfin choisissent le RN aujourd'hui et le mouvement syndical, la gauche politique, le parti socialiste, mais aussi le parti communiste mais aussi les filles et cetera, c'est des gens qui représentent enfin qui regroupent des gens qui sont dans des grandes entreprises dans la fonction publique.
C'est un public qui échappe complètement aux socialistes en particulier mais aussi au mouvement syndical. Qu'est-ce qu'on fait pour parler aux salariés des petites entreprises et leur donner à eux du pouvoir la la codétermination ? Je suis pour mais c'est juste un truc pour les grandes entreprises ça.
OK, on prend encore deux interventions. Je sais pas quelle heure il est je regarde. Allez-y.
Bon, ça fait plus d'une heure qu'on parle de travail. Il y a un mot qu'on a pas prononcé, c'est le mot culture. Euh comme si c'était le pendant ou le voilà.
Donc avant que je ne rentre dans le monde du travail, j'étais étudiant, j'allais dans les manifes et on criait nous ce qu'on veut c'est bouffer les vieux. Et maintenant que je suis vieux et donc que j'ai quitté le monde du travail, tu sais que vous allez manger maintenant ? Oui.
Et ben, je vais manger dans des associations comme beaucoup de gens. Bon, à 65 ans, on est encore en pleine forme, on peut encore draguer et tout et donc on sort éventuellement de sa solitude et on va dans des associations. Et mon intervention maintenant, c'est justement pour dire, on l'a un petit peu abordé, c'est que les associations depuis le Covid, elles n'ont plus ni de financement ni de subvention, ce qui n'est pas la même chose. et les gens qui veulent s'engager dans des associations, pas seulement aller au restaurant du cœur ou à la licra dans les association culturell hyper important, c'est vraiment le pendant du travail, faire de la culture.
Et ça, ben je suis désolé, on en a pas parlé et je trouve ça dommage. On prend encore une intervention d'une camarade si possible. Ouais, merci.
Bonjour à toutes et à tous. militante sur Bordeaux. En parallèle, moi je travaille sur et bien les conditions de travail.
J'accompagne les représentants du personnel, les organisations syndicales sur ces thématiques conditions de travail, risques psychosociaux. Donc je vous écoute toutes et tous très attendivement et et bien sûr je vous rejoins sur tout ce qu'on s'est dit. Mais en fait, je pense que la vraie problématique, elle est toute simple, c'est que on a beau mettre en place un maximum de lois qui vont dans le bon sens du terme.
Si on n'est pas proche des représentants du personnel qui est une vraie proximité, et bien il y a une méconnaissance qui est très forte. Moi, tous les jours, je me bats euh avec eux pour leur expliquer les règles juridiques du code du travail des bases, hein, vraiment des bases. Vous serez complètement concerné de savoir à quel point euh beaucoup de salariés, des représentants du personnel qu'ils ont une méconnaissance qui est totale tant sur la santé au travail, tantit social de base qui est notre France au 21e siècle.
Et du coup quand je leur dis bah voilà, vous avez telle possibilité, telle possibilité, telle possibilité, il y a une défiance qui est totale, il y a une comment dirais-je, une fatalité qui est totale en disant de toute manière le chef d'entreprise est le boss et ce sera lui qui aura le dernier mot. Donc en fait, enfin voilà, je moi je remonte en fait ce que je vis quotidiennement tous les jours comme disait monsieur. En fait, moi je travaille beaucoup avec les TPE PME donc en fait voilà très peu d'organisations syndicales qui sont présentes quand elles le sont très compliqué parce que les DS voilà n'ont malheureusement pas de temps suffisant pour être armé aussi parce que vous le savez très bien qu'il cumulent hein.
Voilà, ils ont que 3 4 heures de délégation par semaine. Je vous rejois bien évidemment que ça a été un fiasco total à Loialcomerie parce qu'ils ont perdu énormément de moyens. Donc tout ça fait que ils se sentent isolés.
Et effectivement moi je vous le dis tous les jours, toutes les semaines, on me dit Louisa, on votera Front National. Moi je dis Front National parce que qu'on se dise les choses, il s'agit du Front National parce que il y a que peuvent nous aider et on n'y croit plus. Voilà et je pense qu'il nous faut de l'humanité, de la proximité au-delà des lois.
Voilà. Allez, toute dernière question, Gaston. au fond qui levait la main depuis avant rapidement.
Ouais, merci Thébo. Euh Gaston Laval, donc je suis le coprésident du S tank nous qu'on vient de créer avec Olivier Julie Martinez. Une question euh rendre sa dignité au travail, c'est lutter contre le travail qui rend pauvre.
Une chose que l'on n'a pas faite quand on était au gouvernement, c'est remettre en cause le statut d'autres entrepreneur qui fait que aujourd'hui on a de plus en plus non pas d'exonération mais de l'évitement de cotisation patronale et de cotisation salariale. Donc moins de salaires différés reprend la problématique du brut et du net. Et on a la voraité du capitalisme de plateforme qui vient frapper de plein fouet et qui vient exploiter par qui vient enlever toute dignité humaine avant même la dignité au travail avec l'exemple notamment de nos livreurs à vélo qui sont l'ARP qui cache la forêt.
Est-ce que dans notre programme on va mettre enfin un tacle à l'auto-entrepreneuriat et donc faire en sorte de rénover le salariat au 21e siècle ? Alors, la réponse est oui et le reste, je vous laisserai découvrir dans dans le programme, mais la réponse est bien évidemment oui et tu le sais, c'est un combat commun. OK.
Et ben François euh enfin je je sais pas par où rentrer, pas compte tenu du du nombre de questions qui sont posées, je vais poser un principe, c'est que ils ont déjà du mal à partager les richesses. Alors partager le pouvoir, c'est encore pire. Et partager le pouvoir dans l'entreprise, c'est le pire du pire.
Et donc et je pense c'est un enjeu euh pour moi le travail il y a un enjeu humaniste à ce que les femmes et les hommes se sentent bien euh qu' puissent en vivre mais il y a un enjeu pour la société la société repose sur du travail et en particulier la transformation qu'on a à faire de la société si on pense et nous le pensons, que le grand défi qu'on a affronté c'est le défi climatique qui suppose à peu près tout transformer les logements, les déplacements, l'industrie, l'énergie, la culture, l'agriculture. Tout ça derrière tout ça, il y a du travail. comment euh quant à la libération euh il y a euh un grand plan de reconstruction, on arrive à entraîner les salariés parce que ils savent que à terme avec le vaste plan de sécurité sociale, ils vont vivre mieux dans notre pays.
Il faut, si on veut affronter le grand défi écologique, il faut queil y ait le socle du travail sur lequel on puisse s'appuyer et qui permettent un grand programme de reconstruction qui fait que les salariés se sentent engagés là-dedans et que aussi on sorte d'une forme de vide spirituelle. Je veux dire, ça fait 40 ans que l'idéal qui est fourni par nos dirigeants, c'est compétitivité, marché, concurrence, croissance, mondialisation. Qui ça fait triper ?
Personne. C'est la désespérance. Et donc dire qu'on va se retroucher les manches pour affronter ensemble ce grand défi qui est le nôtre avec une garantie de mieux pouvoir mieux vivre demain.
C'est un enjeu. Et moi bon le mal travail, j'ai un chiffre que je donne tout le temps mais c'est 100000 personnes qui sortent du marché du travail par inaptitude, ça veut dire trouble musculosquelettique ou burnout par an. Et on s'en fiche.
C'est la poussière d'humain qui est mise sous le tapis. Le ministère me travaille me dit "Bah en fait ça a pas changé, c'est faux. Ça a doublé maintenant ça a triplé parce qu'on est déjà au-delà de 100000.
Euh et comment on résout ça ? Comment on résout ce grand gâchi productif ? On est dans une société du grand gâchi productif.
On va demander aux gens de travailler plus longtemps. Les gens qui ont entre 20 et 60 ans quand on en élimine 100000 par an, c'est-à-dire l'équivalent de toute l'industrie automobile qui disparaît chaque année, qui a la place de produire, de d'aider la société, va se retrouver à vivre d'aide et d'allocation et donc va coûter. Euh c'est les jeunes dont l'arrivée sur le marché du travail se fait par des CDD, des stages de l'intérim, c'est-à-dire une forme de dégoût.
C'est les personnes seiores. Alors à partir de 55 ans, dans l'entreprise, on est senior et déjà où on a des chances de se faire bazarder et mettre sur le côté. C'est les étrangers qui pour pouvoir accéder au travail doivent galérer, même plus à l'entrée des préfectures mais sur des plateformes en ligne qui ne répondent plus.
C'est les femmes qui en milieu de carrière quand elles ont un enfant va y avoir la pénalité maternelle pour pas avoir une cassure dans sa carrière. C'est les travailleurs handicapés qui peuvent pas cumuler la hache et un revenu du salariat et on respecte même pas le quotat des 6 %. Moi je dis plutôt que de travailler plus longtemps, là il y a un immense gâchi productif dans notre société.
Et l'une des clés pour moi pour sortir de ce gâchi productif, oui, il faut des CSSCT. Ils ont supprimé les CSCT parce que ça devenait menaçant parce que il y avait un lien qui se construisait entre le travail et l'environnement. Et donc il voyait la menace qui arrivait que il y a des conflits qui naissent et qui viennent joindre le monde du salariat avec la société civile et les assauts derrière.
C'est pour ça qu'ils ont cassé les CHSCT. Donc c'est évidemment un enjeu. Il doit on doit établir le principe du broyeur payeur.
Il y a des entreprises qui sont des broyeurs de salariés en série avec des burnout et des trous musculosolitiques. Elles doivent payer l'État aussi et l'État aussi. Quand l'État est l'employeur, c'est l'État aussi.
Et enfin, il y a euh pour moi la grande question est la question de la démocratie. Jean Jorè disait euh la révolution a fait des Français des rois dans la cité. Je pense qu'on y est pas encore, mais elle les a laissé serre.
La question c'est comment on est citoyen dehors et comment on est citoyen dedans. Comment on est citoyen dedans avec moi je dis la démocratie par le haut ? Donc oui, c'est un/3 des des sièges au conseil d'administration pour les salariés.
Moi, je serai pour un tiers pour les ONG, les ailes locaux et ainsi de suite et 1/3 pour le capital en gros. Mais et la deuxième question, c'est la démocratie pour le bas. Moi, je suis pour une demi-journée par mois où les salariés se réunissent, discutent ensemble sans la présence de la hiérarchie.
Et euh rien que le fait de libérer la parole sur le lieu de travail, de mettre en question l'organisation et tout ça, je oui, je je peut-être ma formation de reporter, mais je crois à la libération de la parole qui ensuite fait qu'on se ressaisit du travail. Et le lien avec l'extrême droite, il est évident, toutes les enquêtes montrent que des salariés qui sont méprisés, qui sont dévalorisés sur leur lieu de travail, et bien le ressentiment dans l'autre reprise bascule en un vote de ressentiment. Merci.
Merci François, je rebondis sur ta proposition de de de la de donner la systématiquement la capacité des salariés à à parler du travail sans l'intermédiation des employeurs quelque part. C'est allé au bout de la promesse de la loi Auou de 82 ou 2 hein qui qui prévoyait déjà ça. Je crois que ça s'appelit les certes de la qualité ou quelque chose comme ça.
Ça se fait mais c'est pas c'est pas généralisé et je suis d'accord que cette intuition avait eu lieu mais qu'en fait on n'est jamais allé là encore au bout et que c'est important. Estelle non mais voilà je pense que ça a été dit. Il y a une responsabilité du politique pour ce qu'on appelle la concertation sociale nous appelle la concertation sociale ou la négociation se passe bien dans les entreprises, dans les secteurs ou au niveau interprofessionnel.
C'est vraiment la responsabilité du politique. Aujourd'hpuis des années, on a mis les patrons dans un fauteuil et quelque part d'ailleurs la plupart des lois étaient écrites pour leur rendre service. Donc il y a vraiment cette responsabilité là.
Donc je suppose que le programme du Parti socialiste remettra en tout cas cette responsabilité, en tout cas changera le curseur. Deuxème élément, il y a tu as cité une seule une fois mais il y a un élément qui a pas été repris, c'est tous les cadeaux aux entreprises qui ne sont pas conditionnés justement sur ni les conditions de travail ni sur la création d'emploi de qualité. Donc ça aussi donc dans cette fameuse étude que je citais tout à l'heure, c'est 3500 milliards d'euros qui ont été donnés aux entreprises.
Ça ça doit cesser aussi parce que aujourd'hui on fait des cadeaux aux entreprises qui n'arrêtent pas de pleurer en disant mais sinon on perd la compétitivité nos coûts salariaux par rapport à et donc voilà c'est un c'est une des manières c'est une des manières justement de de rétablir aussi les choses au moins conditionné voilà parce que et en plus pas besoin de vous dire que beaucoup viennent ici et puis après ils se barrent ailleurs au plus au plus offrant en ayant empoché aussi toutes les aides publiques. Dernière dernier élément euh moi dans le cadre du rapport sur les risques psychosociaux donc puis je vous dis mercredi prochain est voté dans la commission emploi donc un projet de directive qui vise non seulement bah à mieux responsabiliser les employeurs sur les questions de stress burnout on n'est pas sur les le le trouble musculosquelettique mais en même temps tout est lié hein parce que le stress au travail il entraîne aussi des problèmes de santé physique avec une responsabilisation des employeurs y compris d'ailleurs donc non seulement d'av avoir des des analyses de risque mais aussi des plans d'action et donc action réaction hein parce que souvent quand il y a des recommandations suite à des analyses de risque ça reste dans les placards et aussi une obligation sur la remise au travail de ces fameux travailleurs que après ben on laisse casser comme des machines et dont on a plus rien à Donc voilà, mais juste pour vous dire hein, le RN et autres, il faut le dire hein, est contre, est vraiment contre et il faudra vraiment le rappeler partout. Donc il ils sont contre l'intérêt des travailleurs en disant il faut surtout pas se mêler de ce qui se passe dans les entreprises.
Et donc voilà, c'est c'est à nous tous à à à informer les les les travailleurs par rapport à ça. Et donc juste pour dire que le voilà, on a du pain sur la planche à tous les niveaux. Même chose aussi ben suite au risque suite à l'été qu'on vient de vivre, on veut aussi travailler sur comment travailler à haute température.
Donc on travaille ça avec la Confédération européenne des syndicats. C'est c'est vraiment un un des enjeux importants aujourd'hui. Et puis comme ça a été dit, beaucoup d'entreprises viennent me voir sur les risques picos pour dire s'il vous plaît avancez.
Donc moi, je suis attaqué par Business Europe et par les fédérations patronales, pas besoin de vous dire, pas uniquement par l'extrême droite, mais certains nous disent "Faites quelque chose" parce que nous on essaie d'être vertueux par rapport aux travailleurs sur ces questions santé mentale au travail et autres. Et en fait, on est mis en concurrence, même pas avec Amazon, hein, c'est pire, c'est les Chinois euh qui ont qui ont qui ont qui ont qui ont des boîtes de logistique et qui viennent s'installer partout en Europe et on est mis en concurrence avec eux. Donc s'il vous plaît avancez et on est d'accord hein, ce n'est pas que des règles qui règleront les choses, c'est évidemment d'abord la concertation sociale et donc tout ça doit être repris.
Mais d'où la responsabilité aussi du politique d'assurer que cette concertation sociale, elle soit effective et elle se passe bien. Moi, rapidement euh rapidement deux choses. La première, c'est que on fait les 90 ans du coup du Front populaire et des victoires gigantesques qui ont découlé qui n'étaient pas dans le programme du Front populaire quand il a été élu.
Pourquoi je dis ça ? On discute du droit dans l'entreprise et de la démocratie. Tout le monde se souvient qu'à 90 ans, on a gagné les congés payés.
Donc ce droit précieux que d'être payé à ne pas travailler, c'est gigantesque. Mais on a gagné quelque chose. délégué du personnel où pour la première fois dans l'entreprise, il y avait un contrepouvoir où pour la première fois bien avant le vote en tant que citoyenne, les femmes pouvaient se présenter et voter dans l'entreprise en tant que délégué du personnel où pour la première fois, il y a eu les conventions collectives qui font qu'aujourd'hui 90 % des salariés de ce pays sont couverts par une convention collective où pour la première fois, il y a eu des avancées complètement gigantesques pour lesquelles on lutte encore comme la diminution du temps de travail qui ont permis de passer de 48 à 40h Et ça, ça s'est pas gagné par magie, ça s'est gagné parce qu'il y avait eu un déboucher politique d'un côté et une pression sociale syndicale de l'autre côté.
Et toutes celle et ceux et on alerte dans toute la gauche, dans tous les progressistes qui pensent gagner seul ça sera un échec ou qui pensent qu'il suffit de gagner une élection pour qu'à la fin tout se passe euh tranquillement ou qu'ils le font ensuite en trahissant les travailleuses, les travailleurs, les salariés dans leur ensemble. Vous mesurerez bien de quoi je suis en train de parler. C'est extrêmement important au moment où on est.
Et je termine là-dessus. Oui, on est à 7 mois d'une élection extrêmement importante, majeur pour le pays, majeur pour l'Europe et on sait derrière ce que ça peut induire dans le reste du monde pour la symbolique de de ce qu'on est sans sans être nombriliste sur le sujet, mais quand même comme on en est là, il peut pas y avoir un budget comme si de rien s'était passé, comme s'il y avait pas eu de canicule, comme s'il y avait pas eu de mégafeu, comme s'il y avait pas eu des tornades et des pluies diluvuiennes qui sont en train d'arriver. Il faut un budget de progrès social et de progrès environnemental.
Et c'est pour ça que la camarade citait tout à l'heure les mobilisations intersyndicale de tous les agents de la fonction publique du 29 septembre pour les agents, les agentes, les travailleuses et pour un budget de progrès. Et on invite toutes ces chacun dans leur place et leur responsabilité à participer pour gagner pour les faire reculer. Merci Thomas Dominique.
Bon, le le problème c'est quand même qu'on est tous d'accord et donc là c'est chouette, on a une une moisson de euh de proposition. Alors moi, il me semble qu'il faut quand même pour reprendre la la formule de de François qui dit qu'il faut fermer la parenthèse néolibérale, je suis d'accord et il faut aussi qu'on travaille sur la la représentation de de l'entreprise et de ce qu'est l'entreprise puisque ce qu'on nous dit hein, c'est que c'est la propriété des actionnaires et donc le dirigeant, il a le mandat de en gros de d'augmenter les profits de de l'actionnaire. Bah, il faut absolument qu'on lutte contre cette image en disant que l'entreprise, il y a au moins deux parties constituantes.
Il y a certes des gens qui apportent du capital, mais il y a aussi les gens qui apportent du travail qui prennent d'énormes risques et donc il faut mettre ça dans le gouvernement de de l'entreprise. Deuxème point, je suis aussi très d'accord avec François quand il parle de moi je parle de reconversion écologique. Je pense que là, avec ce qui s'est passé, on a vraiment à comment dirais-je, à construire un grand projet, un grand projet de reconversion écologique de notre société.
Et je pense que ce grand projet de reconversion écologique, il est susceptible de rendre les choses désirables, de rendre le travail plus intéressant et à la fois de créer des emplois et de changer le travail. Et parce que je suis certaine qu'un projet de reconversion écologique, ça va et à l'évidence créer des emplois. On a parlé d'Europe, je pense quand même que c'est le sujet principal, hein.
Il faudrait qu'on il faudrait que l'Europe arrive à montrer son utilité aux gens parce que sinon c'est le RN qui va gagner avec cette idée avec cette idée que l'Europe c'est pas bien. Donc voilà, il faut que l'Europe elle mette en place une assurance chômage européenne, qu'elle relance des filières, qu'elle relance l'emploi et qu'elle se rendent absolument indispensable. Et puis euh on a parlé aussi démocratie dans l'entreprise.
Je pense que c'est très très important. Il y a pas mal de chercheurs en France qui convergent vers ça hein. Euh Thomas Coutre avec l'idée qu'on a reprise d'un d'un droit à la parole.
En effet, une demi-journée pour que les gens s'expriment entre eux dans leur travail et formulent des des revendications. Il y a aussi la proposition d'Isabelle Ferreras en Belgique he qui parle de bicaméralisme, c'est-à-dire cette idée que on va mettre à égalité. Alors, c'est pas évident.
On va mettre à égalité les représentants des salariés, les représentants des actionnaires. Elle a fait un rapport pour la ministre du travail espagnol. Évidemment, le MEDF a immédiatement dit, enfin le le MEDF espagnol qu'il était qu'il était contre.
Euh mais je pense que en effet partager le pouvoir, c'est vraiment le ce que nous devons faire. Et puis et puis dernier point, ouais, totalement d'accord avec Gaston, hein. Moi, j'ai travaillé très longtemps sur les Uber, les livreurs à vélo, les coursiers et cetera.
C'est invraisemblable que qu'Emmanuel Macron ait accepté et soutenu tout ça. Le statut d'auto-entrepreneur, c'est une véritable horreur et je pense qu'en effet, il y a beaucoup de choses à faire de ce de ce côté-là. Une remarque, je dit que jeis plus, mais ce qui est important dans ce que tu dis sur le partage du pouvoir et y compris sur les rapports de de ce qui est vraiment une négociation, un dialogue social, c'est qu'en fait ça veut pas dire forcément d'être d'accord sur tout.
Ça veut pas forcément dire et vous n'attendez pas le mouvement social que les partis politiques soient les courrois de transmission du du mouvement social simplement. c'est qu'en tout cas on est un cadre dans lequel il y a une confrontation des points de vue. Une négociation c'est ça une confrontation des points de vue dans lesquel on peut véritablement dans un cadre sain aboutir à la fin à trouver des des solutions.
Et effectivement si je crois qu'on a pu faire une erreur y compris en terme de fond mais en terme de méthode sur les lois travail de la de la fin du du mandat de François Hollande c'est que ça a pas été qu'une confrontation ça a été ça a pas été simplement qu'un désaccord. ça a été une rupture de fond, y compris sur ce qui était le cadre de ce que doit être le dialogue social. Et en ça, j'ai envie de dire et piquer un petit peu, je pense que ça a été même une trahison de la social-démocratie quelque part.
Et oui, très rapidement parce que je vois qu'on est hors délai et que moi je suis on n'est pas une organisation politique et donc je suis pas une camarade et donc c'est pas facile de se positionner là-dedans. Je voudrais juste revenir sur les Français sont des branleurs. Nous, on accompagne 5000 personnes par an.
C'est des gens qui dorment dans leur bagnoles, qui dorment dans une tente et à qui quand on dit "Tu voudrais bien bosser" disent "OK". Alors même que si on leur propose un logement, je pense sont tellement autoexclus de la société et exclus tout court qu'il le refuseraient. Et donc quand on met les conditions pour les gens, ils ont envie euh de bosser et encore une fois ça a des vertus incroyables.
Pour rebondir sur ce que vous disiez madame sur l'insertion, je pense que vous quand vous construisez les politiques de demain autour du travail, il faut pas oublier effectivement ce secteurlà parce que ça ça a une puissance incroyable et que on est en train de dériver vers quelque chose de réinsertion vers le marché de l'emploi en oubliant toutes les autres vertus qu'à l'insertion autour de la réinsertion dans la société tout court. Toute dernière, vraiment en un mot, en un mot, je vous prends à froid. Si vous étiez ministre du travail, en un mot ce serait quoi votre priorité ?
Vous si vous étiez ministre du travail vraiment en un mot un concept, un Je pense que tu l'as déjà un peu évoqué mais et si vous l'avez pas, c'est pas grave. Conditionner les toutes les aides publiques à des pratiques vertueuses, écologiques et sociales. Thomas, augmenter les salaires pour vivre de son travail. mettre un cadre qui permet une vraie euh concertation sociale qui est en fait une démocratie socio-économique au sein des entreprises et au sein des secteurs.
Bien vivre de son travail l'indexation des salaires sur l'inflation, bien le vivre une demi-journée par mois de où les salariés discutent ensemble, échangent sur l'organisation, sur le temps de travail et ainsi de suite sans représentant de la direction. Je l'ai effectivement dit ne pas oublier l'insertion et péréniser toutes les expérimentations actuelles qui travaillent autour de l'accès à l'emploi pour tous, la nôtre, territoire zéro chômeur et et donc pas oublier ça. Merci beaucoup.
Merci à tout le monde et bon appétit. À bientôt. augmenter les salires.
François Ruffin