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AutreFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 21 avril 2026 38 minContradictoireMixteSanté

L'ère des allergies ?

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 19 %Attaque 1 %

Temps de parole

  • Invité24 %
  • Invité 221 %
  • Invité 315 %
  • Invité 415 %
  • Invité 512 %
  • Auditeur6 %
  • Auditeur 26 %

4,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter, le 18-20, Christelle Rebière.

0:10
Invité

Vous avez toujours marché dans la ville à l'ombre des platanes et un jour vos yeux ont piqué, pleuré, parfois même vous avez eu le sentiment d'étouffer. Ce jour-là, vous avez compris que vous étiez allergique. On pourrait prendre le même exemple avec les bouleaux, les zones ou encore l'ambroisie. Les allergies respiratoires ont été multipliées par 3 en 30 ans. Près d'un tiers de la population réagit au moins à un allergène dans notre pays. Quand on passe à table aussi, c'est parfois un stress. On regarde de travers la bouteille de lait, les cacahuètes, le soja et les fruits de mer. Et à la maison, on ne parle pas des acariens ou de la salive des chats.

Le quotidien devient un parcours semé d'embûches. L'ANSES vient d'alerter il y a quelques jours encore sur les risques d'allergie face aux colorants capillaires. Plus globalement, l'Organisation mondiale de la santé estime que d'ici 2050, la moitié de la population dans le monde sera allergique. Alors, on est diagnostiqué tard, souvent après 7 ans d'attente. Et la France ne compte, tenez-vous bien, que 350 allergologues. Alors, racontez-nous votre parcours. Dites-nous à quoi vous êtes réactif. Comment vivez-vous avec vos allergies ? Avez-vous revu votre mode de vie ? Quel traitement ? Parfois, on est allergique, parfois on le devient.

Et si vous n'êtes pas allergique aux autres, eh bien, bienvenue au Téléphone Son.

1:30
Présentateur

Le Téléphone Son. 01 45 24 7000.

1:34
Invité

Bonsoir, Cathy. Bonsoir. Soyez la bienvenue, nous vous écoutons. Merci beaucoup. Merci pour vos émissions.

1:43
Auditeur

Alors voilà, moi je suis allergique depuis toujours. En fait, j'ai 61 ans. Et ça a commencé à partir du moment où ma maman m'a arrêté de m'allaiter et m'a donné du lait. Donc, je suis allergique aux produits d'été. Et puis, au fur et à mesure de ma vie, on a découvert des nouvelles allergies. Donc, les médicaments, les produits de maquillage, les pollens, les arbres, la poussière, les produits d'entretien. Voilà. Grosso modo, je suis allergique à tout ça. Donc, ça génère plein de choses. Des éternuements, des urtitaires, des sinusites, des yeux qui démangent, des crevasses, des gonflements, la peau sèche, des démangeaisons.

2:26
Invité

Mais en fait, ça veut dire que vous êtes tout le temps gênée par une allergie ou une autre, Cathy, dans votre vie quotidienne ? Absolument.

2:34
Auditeur

Je suis anti-hystaminique toute l'année, sur un anti-hystaminique générique, parce que j'ai été voir un allergologue.

2:41
Locuteur non identifié

Oui.

2:42
Auditeur

Moi, j'habite Lyon. Et il m'a dit, quand il a commencé à faire des tests, j'avais 16 ans, quelque chose comme ça. Et il a dit, en fait, elle est allergique à tout. Je réagis à tout. Donc, anti-hystaminique générique toute l'année. J'ai un colire pour les yeux. Du coup, je suis asthmatique maintenant. Donc, j'ai aussi de la ventoline, des savons sociaux. Tous mes produits de maquillage, c'est obligatoire en pharmacie. Les produits d'entretien, c'est à l'ancienne. C'est savon Marseille, vinaigre blanc, etc. Voilà.

3:17
Invité

Et dites-moi, Cathy, dans votre enfer quotidien, est-ce que votre entourage comprend ce qui vous arrive ?

3:24
Auditeur

Alors, oui. Moi, j'ai dit, autour de moi, la plupart des gens, oui. Après, ce qui est le plus gênant, c'est les produits laissés. Parce que les gens ne comprennent pas. Ils disent, oh, mais il y a un peu de fromage. Enfin, franchement, c'est exagère. Donc, en fait, j'exagère, quoi. C'est-à-dire que tu es un peu casse-pied. On me dit, c'est casse-pied. Voilà. C'est difficile. Alors qu'en fait, ce n'est pas difficile. Je mange tout, sauf ces produits laissés, mais qui sont un peu partout. Et ça, c'est problématique, en fait. Après, autour de moi, les sous-proches, ils sont tout à fait compréhensifs.

Et quand ils me voient me gratter, etc., ils me disent, oula, en ce moment, là, par exemple, ils sont en train de me gratter. Là, en ce moment, c'est particulièrement prégnant.

4:13
Invité

Il y a beaucoup de pollen, déjà, en ce moment. Merci. Merci pour votre témoignage, Cathy, pour en parler avec vous. Autour de cette table, Isabelle Anési-Maessano. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes épidémiologiste, directrice de recherche à l'Inserm. Bonsoir, Pascal Couratier. Bonsoir. Directrice générale de l'AFPRAL, l'Association française pour la prévention des allergies. Et merci à vous, docteur Édouard Sèvres. Bonsoir. Bonsoir. Merci à vous d'être avec nous aussi. Vous êtes allergologue. Cathy, elle disait qu'elle était allergique à tout. Ça doit être quand même assez rare, ce genre de profil. Je vais commencer par vous, docteur Sèvres.

Alors, c'est rare, heureusement, mais ça arrive qu'il y ait des polyallergies. Donc, des gens qui, effectivement, commencent par une allergie, puis qui vont en développer d'autres et toute la vie. Alors, il y a des allergies qui apparaissent, d'autres qui peuvent disparaître. Donc, toute la vie, on peut avoir quand même, on peut espérer une amélioration. Mais effectivement, il faut surveiller, il faut revoir son allergologue. Elle l'a déjà vu, mais il faut peut-être refaire le point régulièrement. Parce qu'un antihistaminique, c'est suffisant ou pas ? Dans certains cas, oui. Ça peut aider, ça peut soulager. Alors voilà, en fait, ça soulage, mais ça ne soigne pas. Ça ne guérit pas, non.

Donc, dans le cas de Cathy, est-ce qu'il y a certaines de ces allergies dont elle pourrait guérir ? Alors, soit elle pourra guérir spontanément. Ça peut, avec le temps, disparaître. Soit on pourra éviter. Tant qu'on sait qu'il y a une allergie, on évite le facteur déclenchant. Soit, dans certains cas, on pourrait faire une immunothérapie, une désensibilisation pour essayer d'accélérer la guérison. Isabelle Anésima-Essano, qu'est-ce que vous avez envie de dire à Cathy ? Qu'est-ce qu'il y a de possible pour elle ? Je n'ai pas compris quand elle a vu la dernière fois un allégologue. Elle a dit qu'elle a 61 ans, qu'elle l'a vu à 16 ans.

Il y a eu beaucoup de progrès dans le traitement des maladies allergiques. Donc, vraiment, je lui conseille de refaire un point. Mais est-ce qu'on peut tout guérir aujourd'hui ? Ou est-ce qu'il y a encore des allergies qui sont résistantes ? Non, évidemment, malheureusement, il y a des allergies qui sont résistantes. Par exemple ? L'asthme. Il y a l'asthme réfractaire vraiment sévère. Certains médicaments arrivent à calmer un peu les symptômes. Mais voilà, non, on n'arrive pas. Et surtout, dans le cas des polyallergies, comme c'est le cas de Cathy, souvent, on a des problèmes à faire une immunothérapie parce qu'il y a trop de substances allergéniques à traiter en même temps.

Donc, bien sûr, on peut essayer de prioriser certaines allergies allergènes. C'est la substance à laquelle on est allergique. Celle qui déclenche la réponse allergique. On va faire un petit point de base. Qu'est-ce qu'une allergie, d'où ça part, docteur Sèvres ? Alors, c'est un dérèglement du système immunitaire qui, un jour, va se dire que quelque chose est dangereux alors qu'il n'y a pas de raison de se défendre. Le corps va créer des défenses. Et à chaque contact, les défenses, le système s'active. Le système s'emballe. C'est une réaction qui est inadaptée et exagérée. Donc, c'est presque une erreur ? C'est une erreur. On peut dire que c'est un bug, en fait, l'allergie ?

C'est tout à fait ça. D'accord. C'est ce bug qui nous pourrit la vie. Tout à fait. Quelle est la différence ? Souvent, on entend les gens dire j'ai une intolérance alimentaire. Quelle est la différence entre une allergie et une intolérance ? Docteur Sèvres encore. Ou pareil. Allez-y. L'allergie, c'est le système immunitaire qui va créer des anticorps, qui va créer des défenses contre quelque chose. L'intolérance, c'est un problème métabolique. Par exemple, on va manquer d'enzymes. Par exemple, pour les produits laitiers, on va manquer de lactase, l'enzyme qui digère le lactose, le sucre du lait. Et donc, on ne va pas le digérer, ce qui va entraîner les symptômes.

Mais donc là, ça va être dose dépendant. Il n'y aura pas de risque de choc anaphylactique, de risque de gravité. Donc, ça va être deux profils différents. Qu'est-ce qu'on peut faire en prévention, Pascal Couratier, face aux intolérances, par exemple ? Alors, aux intolérances, on va peut-être moins maîtriser au niveau de notre association, mais en tout cas, concernant les allergies. Et on va dire qu'il faut éviter l'allergène, comme a dit le docteur Sèvres. Mais en fait, éviter les allergènes respiratoires, ça va être compliqué parce qu'il ne faudrait ne plus respirer. Donc, on peut mettre en place des petits gestes au quotidien qui peuvent nous aider au-delà.

Mais bien évidemment, la première des choses, c'est de consulter, d'être diagnostiqué par un médecin, de pouvoir prendre le traitement adéquat, comme on en a parlé, antihistaminique ou autres médicaments. Et pour les gestes de bonne pratique, on va dire à mettre en place au quotidien. Ça peut être variable en fonction des allergies respiratoires, acariens, pollen, ou encore aussi pour des allergies alimentaires, il y a aussi des gestes à mettre en place pour faire attention. Sur une allergie respiratoire, je pense à l'allergie au pollen qui est quand même la plus répandue. Si on met un masque, comme on en a beaucoup porté pendant le Covid, par exemple, c'est utile ou ça ne suffit pas ?

Alors, ça aide. C'est justement au moment du Covid qu'on s'est aperçu que finalement, c'était un bon moyen de se protéger. Un masque, des lunettes, éviter de faire sécher son linge à l'extérieur quand il y a le pic pollinique, aérer son logement plutôt tôt le matin ou tard le soir parce que les pollens sont en suspension dans l'air aux heures les plus chaudes de la journée, ou encore se brosser les cheveux et se changer en rentrant à la maison parce qu'on laissera les pollens à l'extérieur du logement plutôt que de les déposer sur le canapé ou sur le lit. Isabelle Anessi-Maessano ? Voir se laver les cheveux quand on revient à la maison et que c'est une journée...

Donc là, on est sur une grosse journée. On est sur un pic d'alerte aux pollens. Donc là, typiquement ce soir, dans les régions où il y a beaucoup d'arbres, même à Paris, il suffit de passer toute la France. Si on est allergique, c'est mieux de se doucher et de se laver les cheveux ce soir. Si on a un conseil à donner, regardez un petit peu les prévisions. On sait, pour la pollution atmosphérique et pour les pollens, heureusement, on a des données qui nous disent que vous le savez, là, aujourd'hui, c'est très chargé en pollens. Donc les gens qui sont allergiques doivent faire attention. Bonsoir Hélène. Bonsoir. Merci d'être avec nous. Nous vous écoutons.

Oui, donc je suis très allergique à beaucoup de choses. J'ai 75 ans et j'ai eu ma première allergie de contact à 14 ans avec un produit cosmétique que j'avais pris à ma mère. Donc ça date de très longtemps. Évidemment, maintenant, avec les pollens, c'est un pic. Donc je prends des antihistaminiques qui sont quand même efficaces, heureusement. En dehors de ça, j'ai des allergies de contact. J'ai fait trois édèmes de couink dans ma vie. J'ai fait un urticaire géant. Et en plus, avec la saison des pollens, vient aussi la saison des moustiques tigres. Et l'année dernière, j'ai pris le Vika. Ah oui, d'accord. Donc là, vous avez un terrain extrêmement favorable.

Qu'est-ce qu'on peut faire pour Hélène Docteur Sèvres ? Alors, pour l'allergie de contact, ça va essayer d'identifier justement l'allergène. Donc ça peut être un colorant, ça peut être un parfum. C'est quoi une allergie de contact, par définition ? Donc c'est au contact de quelque chose, donc un colorant, un parfum qui va être dans un produit de coloration capillaire, on disait, ou même du mascara ou n'importe quel produit. Ça peut être un shampoing, un savon. Le corps, justement, va réagir. Ça va créer une réaction inflammatoire à l'endroit où on aura touché, où on aura appliqué. Ah oui, c'est très localisé. Ça va être localisé. Mais qui peut, après... Mais qui peut déborder. Déborder.

Et beaucoup. On voit des patients qui sont pleins d'eczéma. Pour utiliser un peu le mot de la pathologie associée, c'est l'eczéma de contact. Elle nous disait, Hélène, que ça avait commencé quand elle avait 14 ans avec un produit cosmétique. Quels sont les dangers des cosmétiques, Pascal Couratier ? Eh bien, il faut faire attention à leur composition. Parce que, parfois, effectivement, il y a des produits auxquels on peut réagir fortement.

Et si, toutefois, on fait une réaction à un produit cosmétique, il faut vraiment garder l'emballage de ce cosmétique et voir un médecin allergologue qui pourra détecter, on va dire, l'allergène qui peut être le plus présent et faire les tests pour confirmer l'allergie. Mais on ne sait pas forcément quel produit il y a dans un cosmétique. Il y a une liste, normalement. Il y a forcément des listes sur les boîtes de fonds de teint, par exemple ? Oui, des fois, il faut soulever sous l'étiquette et dessous, on a une petite liste. Mais c'est souvent écrit en latin, si je ne me trompe pas. Et donc, en fait... Ce n'est pas tellement fait pour être lu, en vrai. C'est ça. C'est ça.

Donc, il faut faire systématiquement attention quand on sait qu'on a un terrain allergique. Un terrain allergique. D'ailleurs, sur ces boîtes-là, excusez-moi, il y a marqué, en fait, sur ces boîtes, souvent, sur les boîtes de cosmétique, de faire un test préalable sur un petit coin de la peau. Oui, Isabelle, les images à nous. Oui, je voudrais dire que l'avantage, là, c'est qu'une fois qu'on a identifié le produit, on fait des tests. Moi, j'ai un eczéma de contact. Je fais 80 tests sur mon dos. Quand on trouve après le coupable, il suffit de l'éviter. Et l'éviction marche très bien. D'accord.

Puisqu'on est sur ce terrain-là, la désensibilisation, ça, c'est important, docteur Sèvres, pour s'en sortir ? Oui, alors là, ça va être plutôt pour sa deuxième énergie, donc pour les pollens, par exemple. Donc, l'idée, c'est qu'on va, donc ça va être par voie sublinguale. Maintenant, on va exposer l'organisme des petites quantités de pollen, si on énergie qu'au pollen, sous la langue. Voilà. Donc, soit des comprimés, soit des gouttes, ce qu'on va mettre sous la langue, une fois par jour, tous les jours.

Alors, parfois, c'est toute l'année, parfois, c'est avant et pendant la période du pollen, pour réhabituer le corps aux pollens pour que le corps ne réagisse plus et qu'il n'y ait plus ce rhume des foins dès que le printemps arrive, dès que les beaux jours arrivent. Donc, on induit une tolérance. Donc, c'est comme le principe de la vaccination, en fait ? Un petit peu, si on veut, oui. Oui, donc, j'ai caricaturé, je vois bien. Le grand terme avec tolérance. Voilà. C'est ça, d'accord. Bon, on va repartir au standard. Écoutez, Mathilde, bonsoir. Bonsoir.

Je suis paysanne en agriculture biologique et je suis maman d'une petite fille qui est née avec une malformation et qui a des problèmes respiratoires de l'asthme et au niveau de la désensibilisation, on est rendu à notre troisième année. Ah oui. Les médecins nous ont dit que c'était probablement une cause environnementale. En tout cas, ils ont écarté la cause génétique. Et dans mon métier, je vois les effets de l'environnement sur le vivant et en tant que maman, je le vois sur mon enfant. Donc, c'est vrai qu'on parle beaucoup d'allergies, de l'asthme, mais pas forcément assez de ce qui les provoque à la dégradation notamment de notre environnement.

Et ce qui m'inquiète moi aujourd'hui, c'est plus qu'on a l'impression qu'on recule en fait sur ces questions-là alors qu'on a des conséquences déjà. Vous en faites une émission ce soir. Oui, oui, absolument. Du coup, je n'ai pas envie seulement qu'on soigne les symptômes. C'est vrai qu'on s'attaque aux causes et que la santé de nos enfants dépend directement de l'environnement dans lequel ils grandissent. Absolument. la cause environnementale. Qui veut en parler ? Peut-être vous, Isabelle Adézima-Essano ? Oui, on devient...

Vous avez dit que cette allergie a augmenté, qu'il y a de plus en plus d'allergies, qu'une des raisons la plus importante, c'est que l'environnement est devenu plus toxique. Pour dire très simplement la chose, nous sommes exposés à un mode de vie et à des facteurs environnementaux qui se sont transformés dans le temps. Disons, la civilisation industrielle avec tout ce qui suit, la pollution, même les changements du mode de vie alimentaire sont à l'origine de... Et c'est mon travail. Là, moi, vraiment, j'ai travaillé sur ça. j'ai essayé d'identifier les facteurs qui sont associés au développement des allergies. Et quels sont-ils ? Eh bien, la pollution atmosphérique. En premier lieu ?

En premier lieu. C'est la pollution en premier lieu ? Je tiens à préciser le fait que nous avons affaire avec des maladies qui sont multifactorielles. Donc, c'est l'ensemble de plusieurs facteurs sur un terrain qui est génétique. On a les parents qui sont allergiques et on devient allergique nous aussi. C'est toujours génétique ou pas ? C'est toujours génétique, mais il y a une question... Il y a un terrain allergique dans la famille ? Une prédisposition. Souvent, mais pas toujours. D'accord. Toujours, parce que souvent, c'était le grand-père et qu'on ne sait pas si... Voilà, c'est un peu compliqué. Et puis, qu'il y avait beaucoup moins d'allergiques avant aussi sur la génération.

J'ai noté un chiffre. Dans les années 70, 17% de la population était allergique. Aujourd'hui, on est à peu près à 30%. Pour la polynose, l'allergie respiratoire aux pollens, on est à 30%. C'est un français sur trois, comme vous l'avez dit en introduction. Et donc, ces facteurs se sont modifiés et à côté de ça, nous sommes, c'est la deuxième raison, devenus plus fragiles. Et ça aussi, en raison de l'environnement, parce que nous sommes un peu soumis à des expositions qui sont dangereuses pour nos protections au sens... C'est-à-dire, par exemple, les pesticides qu'il y a autour de nous ? Oui, les pesticides, par exemple, les produits pour des lave-vaisselles pour faire briller les verres.

Tous les produits chimiques qu'on peut utiliser dans la maison. Beaucoup de produits chimiques ils abîment nos muqueuses et quand les muqueuses sont abîmées, elles laissent pénétrer les allergènes dont on a parlé jusqu'à maintenant, c'est-à-dire ceux qui déclenchent cette réponse exagérée, allergique. voilà, donc, c'est deux facteurs qui se sont retrouvés pour que nous... Donc, la pollution, la pollution intérieure, sur l'alimentation, là, ce sont les pesticides ? Pesticides, qui... Et puis, les additifs aussi. Les additifs, les... Ultra-transformés. Voilà, c'est ça. Les poly-transformés, il y a plein de données sur...

Et puis, bon, il y a aussi le comportement, bien sûr, des gens qui aggravent certaines situations. Pascal Couratier, donc, on disait sur l'alimentation, les produits ultra-transformés. Parce qu'en fait, au-delà même des additifs, les mêmes méthodes de cuisson et de préparation peuvent altérer les molécules des aliments et donc, les aliments peuvent devenir plus allergisants à cause de cette modification aussi des molécules. Oui, j'ai envie de continuer un petit peu dans la liste. Allez-y, soyons exhaustifs. Oui, et la liste commence à être très très longue. Oui, très longue et ça s'appelle l'exposome d'ailleurs.

C'est l'ensemble des expositions auxquelles nous, les êtres humains, on est exposés. Et dans cette liste, il faut mettre le changement climatique. Pourquoi est-il important ? Parce que le changement climatique amène à une augmentation du nombre de pollens et de l'agressivité de pollens. C'est exactement la situation météo, j'ai envie de dire, dans laquelle on est aujourd'hui même. Et en plus, on porte aussi à l'augmentation de la pollution atmosphérique et il y a cette entité qu'on est en train d'étudier en ce moment qui s'appelle le polluène. C'est quoi ?

C'est l'ensemble, c'est le mariage entre pollens et pollution qui fait que, d'un côté, les fameuses particules fines qui sont un polluant important, parce qu'ils ont un effet sur la santé qui est désormais très bien établi, ils peuvent porter des petits morceaux de pollens parce que ce sont physiques et de l'autre côté, les pollens n'aiment pas la pollution. Quand ils sont exposés à un polluant, ils s'ouvrent. Et donc, ils font sortir tout ce qu'il y a dedans et un pollen, en général, il s'arrête au nez alors que tout ce qui est dedans, ça descend. Et c'est pour ça qu'on a davantage d'asthme au pollen par rapport à quand j'ai commencé à faire ce travail.

Là, maintenant, on a plein d'enfants qui sont asthmatiques pour cette raison. de l'étouper. Et donc, c'est de plus en plus violent, Docteur Sèvres ? Oui, comme on l'a dit, ça commence plus tôt. Effectivement, les saisons polliniques durent plus longtemps avec des pics plus importants et souvent, les pics polliniques correspondent aux pics de pollution et donc, on a ce double effet qui se coule avec la pollution qui va irriter les bronches et le pollen qui va arriver par derrière avec des pollens fragmentés qui vont aller plus loin, donc plus d'allergies au final.

Si vous nous rejoignez sur France Inter à 19h43, on parle des allergies parce qu'un Français sur trois est allergique et s'empire d'année en année autour de cette table pour dialoguer avec vous Isabelle Anessi Maessano qui est épidémiologiste et directrice de recherche à l'Inserm, Pascal Courattier, directrice générale de l'AFPRAL pour les bons conseils, l'Association française pour la prévention des allergies et le docteur Edouard Sèvres qui est allergologue et Camille est au standard.

22:13
Présentateur

Le 18-20 01-45-24-7000

22:18
Invité

Je disais donc Camille est au standard. Bonsoir. Oui, bonsoir.

Alors moi je vous appelle parce que voilà moi je suis maman d'une ado maintenant qui est allergique depuis ses trois ans allergique respiratoire et alimentaire et en fait c'était un parcours du combattant pour qu'elle puisse manger à la cantine en fait parce que moi elle apporte son repas puisqu'il y a eu des accidents à la cantine et en fait le problème c'est qu'en maternelle en primaire ils sont stigmatisés on les met à part en collège c'est pris des réflexions sur on ne vient pas avec de la nourriture de l'extérieur au lycée la même chose on m'a même dit au lycée cette année de toute façon c'est pas grave elle mangera toute seule dehors voilà mais j'ai l'impression qu'on fait plus de choses pour des élèves qui sont en situation de handicap plus lourds que l'allergie en fait on les met à part et même je suis enseignante et dans mon établissement les allergiques ils mangent dans une pièce à part du self mais voilà je veux dire à un moment donné ils ont une vie comme les autres ils n'ont pas le droit à la vie sociale parce que manger à la cantine ça fait partie de la vie sociale et là du coup c'est compliqué et comment elle le vit votre fille Camille ?

alors au début ça a été compliqué parce que pour elle voilà et puis les autres c'est oh mais t'as de la chance et tout puis après quand elle leur a raconté oui mais c'est pas toi qui vas à l'hôpital manger des trucs qui sont pas bons et que t'es allergique et que tu vomis à la peine et que voilà donc bon maintenant elle a fait sa force de caractère mais ça a été compliqué quoi elle s'est sentie elle s'est sentie stigmatisée c'est vrai que socialement c'est difficile à vivre Pascal Courattier oui absolument c'est difficile et puis là pour rebondir sur le témoignage de Camille ce qu'a vécu sa fille et ce qu'elle vit encore apparemment il y a encore beaucoup trop d'enfants et de jeunes qui le vivent alors que c'est absolument interdit aujourd'hui même depuis très longtemps depuis 2003 nous avons un PAI un protocole d'accueil individualisé qui permet aux enfants dans les écoles oui qui permet aux enfants d'être accueillis correctement selon les modalités on va dire qui a préconisé le médecin qui suit l'enfant donc avec un PAI un panier repas ou pas avec des médicaments ou pas et depuis depuis 2021 on a un nouveau PAI qui a été mis à jour on va dire avec l'avancée scientifique aussi pour vraiment être en corrélation je dirais en corrélation avec ce qu'il est possible de faire aujourd'hui la connaissance aujourd'hui donc de la pathologie et donc on peut aussi on sait très bien qu'un enfant ne doit pas être isolé qu'il peut manger à la cantine comme les autres qu'il suffit entre guillemets je vais bien dire que l'école ou la collectivité met en place aussi l'affichage des allergènes qui est obligatoire et en fait une fois qu'on a mis on va dire qu'on respecte ce PAI les enfants ne doivent pas être isolés ils doivent être intégrés et on ne doit pas avoir de discrimination Camille vous êtes toujours avec nous oui oui ce que je ne comprends pas c'est que vous disiez tout à l'heure elle apporte son repas alors si elle apporte son repas je ne vois pas en plus pourquoi on la met à part je ne vois pas où est le problème en fait c'est la peur c'est la peur des adultes la peur de quoi puisqu'elle va manger ce que vous l'avez préparé c'est au cas où qu'elle mange dans l'assiette de la copine que la copine mange ce que nous on a préparé en fait c'est le problème quand je discute parce que moi je vais jusqu'au chef d'établissement à chaque fois puisque c'est le seul à prendre la responsabilité d'accepter ou pas mon enfant à manger au self et à chaque fois ils ont peur parce que pour eux c'est une grande responsabilité pour eux il peut y avoir un choc il peut y avoir tout ça mais bon après à un moment donné il faut qu'ils nous fassent confiance moi ma fille elle a 15 ans elle est allergique depuis qu'elle a 3 ans et elle sait très bien gérer ses allergies bien sûr cette souffrance vous l'entendez souvent au cabinet docteur Sèvres oui c'est malheureusement presque quotidien parce qu'effectivement il y a une méconnaissance un peu du corps enseignant qui n'est pas formé pour ça donc effectivement ils peuvent s'imaginer que les enfants vont faire des chocs et puis une peur de la responsabilité c'est si jamais l'enfant fait une réaction ils ont peur d'être tenus responsables et donc le problème c'est qu'effectivement c'est pour ça qu'on fait les PAI pour essayer de leur expliquer d'essayer de les former et qu'ils aient un protocole qu'est-ce que peut manger ou ne pas manger l'enfant et en cas de réaction qu'est-ce qu'il faut faire

26:45
Locuteur non identifié

le problème

26:46
Invité

c'est que c'est proposé par le médecin mais après c'est l'établissement qui a le dernier mot qui peut l'appliquer ou non Pascal Courattier ce que j'allais dire c'est que quoi qu'il en soit l'enfant ou le jeune ne doit pas être isolé dans une pièce c'est de la discrimination et c'est interdit il y a des jurisprudences qui déterminent le fait que c'est illégal c'est vraiment de la discrimination et j'invite vraiment Camille et les auditeurs qui peuvent rencontrer 90% je pense de notre activité de régler ou d'aider les parents à régler ce type de problème avec les écoles on a Adama au standard bonsoir

27:19
Auditeur

oui bonsoir madame

27:21
Invité

bienvenue

27:22
Auditeur

merci je souhaiterais intervenir juste sur cette maladie que moi quand on m'a diagnostiqué ça je l'ai appelé sans aucune arrière-pensée maladie de Toubabe quand on dit Toubabe en bon sénégalais c'est juste blanc oui parce que là où je viens je n'ai jamais souffert de ça et j'étais venu à Marseille surtout à Marseille faire mes études et j'habitais un quartier où il n'y avait pas d'arbre pas du tout le panier et on m'a diagnostiqué ça avec quelques piques sur le bras où on m'a dit voilà acarien graminé pollen et tout et là ça fait des années ça fait plus de 15 ans que j'en souffre et si je vais au Sénégal bizarrement je n'ai rien je vais très bien j'habite une région au Saint-Louis du Sénégal où il fait beau il y a quelques arbres et peut-être aussi lié à cette question de pollution dont on parle c'est pas moi c'était juste lié à la nourriture et tout je mange de tout ma famille mais là la semaine passée on a fait une sortie dans un camping dans la Drôme et quand on est revenu j'ai vu que mes enfants tous les trois les yeux qui piquaient le nez qui coule et je me posais cette question là comment ça se fait qu'ailleurs tu ne souffres pas du tout de ça et que là moi dès que je mets les pieds en France maintenant partout j'ai un traitement toute l'année toute l'année et ça fait plus de 15 ans que je souffre de ça

28:44
Invité

15 ans vous avez un traitement toute l'année

28:46
Auditeur

l'appeler maladie de blanc c'est pas du tout aucune arrière pensée vraiment ah non non non mais on l'a bien compris

28:52
Invité

moi j'adore votre expression la maladie du Toubab Dr Sev oui effectivement en fait on devient allergique donc effectivement il n'y avait pas les mêmes allergènes au Sénégal et en arrivant à Marseille il a été exposé aux acariens à certains pollens à la pollution aussi à la pollution en plus et tout ça a fait que son corps a mal réagi a déclenché des allergies mais en revenant au Sénégal il ne sera plus exposé donc les symptômes vont disparaître donc effectivement il faut soit ne pas être exposé mais ça va être compliqué s'il reste à Marseille soit traiter avec les antistagniques soit sans doute mettre en place une désensibilisation voilà parce qu'il dit ça fait 15 ans et j'ai un traitement toute l'année mais en fait il n'est pas soigné il n'est pas soigné est-ce qu'on peut soigner définitivement on en revient à la question du début est-ce que par la désensibilisation ou par l'immunothérapie on peut régler son problème à Dama c'est l'objectif donc en fait là il est soulagé on traite les symptômes mais on ne traite pas la cause et là il faudrait sans doute si ça fait 15 ans il faudrait peut-être s'attaquer à la cause consulter un allergologue et mettre en place une désensibilisation quelle est la différence entre la désensibilisation et l'immunothérapie ?

c'est la même chose c'est le même nom alors le nom scientifique c'est l'immunothérapie le nom du grand public c'est la désensibilisation à Dama vous êtes toujours là ? oui oui

30:07
Auditeur

quand je dis les 15 années presque 10 ans sur moi maintenant j'habite dans le 42 dans une super ville qui s'appelle Saint-Chamot depuis quelques années mais avant de venir ici j'ai fait une désensibilisation qui a duré des années j'y allais toutes les semaines chez l'allergologue il me cliquait je prenais des trucs et voilà j'ai comme l'impression que je suis arrivé à un stade où je dis à quoi ça sert quoi tout cela et quand j'ai lu le journal local aujourd'hui j'ai vu le reportage je me suis dit où va-t-on quoi où disent qu'il y a 1000 allergologues en France pour toutes ces populations que ça craint et on ne développe pas ça je lance un appel vraiment par-delà de la politique mais à sensibiliser les gens pour que ces jeunes-là qui sont en médecine puissent choisir parce que ça craint avec tout ce qu'on parle de pollution merci beaucoup

30:51
Invité

merci merci Adama là vraiment docteur Sèv il prêche pour votre paroisse là Adama c'est vrai il y a combien d'allergologues je disais 400 à peu près alors il y a à peu près 400 spécialistes en allergologie et à peu près 1000 médecins qui pratiquent l'allergologie ça peut être des pédiatres ça peut être des ORL des pneumos pour 20 millions de Français qui sont potentiellement allergiques ça paraît hallucinant pardon mais ça doit faire un praticien pour 66 000 personnes si j'ai bien noté donc ça veut dire que si je veux prendre rendez-vous avec vous docteur Sèv ça va prendre combien de mois alors le planning est ouvert sur 5 mois il est plein sur 5 mois et ben voilà il y a même des hôpitaux où c'est 10 mois pour faire des tests un peu sophistiqués comment vous expliquez non mais comment vous expliquez ça pourquoi il n'y a pas plus de jeunes médecins qui s'intéressent à votre spécialité docteur Sèv alors il y a 35 postes ouverts par an pour l'allergologie donc la France forme 35 allergologues par an pourquoi pas plus parce qu'il y a un nombre limité avec le numerus clausus avec alors maintenant c'est le numerus apertus il y a un nombre d'internes qui va être limité et on va leur proposer des postes donc il y aura peut-être 4000 postes de médecins généralistes 500 cardio 500 pneumos et 35 allergologues au final donc si on augmente le nombre d'allergologues ça veut dire qu'on va prendre des places aux autres et c'est là où chacun veut sa part du gâteau ce qu'il faudrait c'est augmenter le nombre total d'étudiants formés mais ça va se faire petit à petit donc ça veut dire qu'il y en a pour 10 ans là à l'heure où on se parle tout à fait d'accord et en fait le problème est général je veux dire la France manque de médecins oui il y a des aires médicaux où il n'y a pas de médecins alors il y a encore moins d'allergologues oui il y a encore moins d'allergologues bien sûr bonsoir Catherine bonsoir bienvenue sur France Inter merci de prendre ma question je voulais savoir j'ai un fils qui est intolérant à quelques aliments donc il a vu un allergologue la seule allergie c'était donc à l'ampicilline sinon pour les aliments c'est des intolérances il a aussi des allergies de contact lui il a décidé finalement d'ignorer un peu ça et donc quand il mange des fraises par exemple il a de l'urticaire et il se gratte mais il ne prend rien pas d'antistaminique et il a décidé quand même de consommer des fraises des kiwis des choses comme ça je voulais savoir si ça a des conséquences d'agir comme ça sur la santé est-ce que ça peut dégrader quelque chose le fait d'être dans un état inflammatoire comme ça Docteur Seve s'il n'y a pas d'allergie a priori non ça va être surtout pour son confort il va être gêné donc effectivement il aura des mangeaisons donc soit si c'est une intolérance peut-être qu'il pourra en consommer un petit peu mais pas trop il faut essayer de trouver le seuil soit il peut prendre des antitamiques avant de manger des fraises pour prévenir l'urticaire pour éviter d'avoir ces symptômes ou le prendre après si ça se déclenche pour être soulagé mais il n'y a pas de raison qu'il y ait des faits sur le long terme des faits néfastes sur la santé Est-ce qu'il y a des traitements ciblés aujourd'hui qui sont de plus en plus individualisés ou pas Isabelle Adécy-Maessano ?

Oui bien sûr on n'a pas parlé des biologiques je veux dire c'est des médicaments un peu comme dans le cancer qui vont stimuler le système immunitaire donc par rapport à l'immunothérapie dont on a parlé là on réapprend au corps à tolérer l'allergène auquel on est allergique dans le cas biologique en effet on donne on booste comme on dit en anglais le système immunitaire en allant cibler les mécanismes qui sont impliqués dans la réponse allergique mais il y a beaucoup de recherches là-dessus en ce moment oui il y a pas mal de recherches c'est des médicaments très chers en général il faut de moins en moins peut-être mais avant il fallait vraiment être à l'hôpital pour les recevoir là moi je vois que c'est moins strict donc ce qui est plus facile pour les patients et voilà c'est l'avenir et on parle aussi de vaccins contre l'allergie n'est-ce pas à Toulouse il y a une équipe qui travaille sur ça et on est proche d'un vaccin ou on est loin encore docteur Sèvres la piste est là mais c'est encore de la recherche pour l'instant on est au niveau de la recherche on espère qu'il y aura effectivement des traitements mais ça reste oui vraiment au balbutiement le vaccin ça serait comme pour les infections on fait des injections et puis là on réapprend au système mais souvent quand on a une petite allergie aux pollens et on en parlait justement au bureau cet après-midi dans l'équipe du 18-20 on est assez nombreux à faire des allergies aux pollens finalement on ne se soigne pas on préfère subir et se dire bon allez je vais éternuer pendant 2-3 mois on devrait quand même se soigner docteur Sèvres alors c'est surtout une histoire de qualité de vie c'est que les allergies ce n'est pas forcément grave comme des problèmes neurologiques ou cardiologiques mais ça gâche la qualité de vie ça perturbe le sommeil on est moins concentré pour les enfants donc ils peuvent être moins concentrés à l'école avoir des plus mauvaises notes donc moins réussir leurs examens le fait d'avoir le nez bouché la nuit va retentir sur le développement maxillofacial après il peut avoir des appareils dentaires ou ne pas pouvoir porter un appareil dentaire à cause de ça donc il y a tout un tas de retentissement qui est important je pense de ne pas négliger c'est pas juste le nez qui coule ça va beaucoup plus loin et c'est important de le traiter c'est considéré comme une maladie d'ailleurs c'est une maladie chronique pour ajouter même il y a de l'absentéisme en raison on ne dort pas la nuit donc au travail après je voudrais finir avec vous Pascal Courattier quel conseil vous pouvez donner à ceux qui nous écoutent ce soir déjà dans leur logement alors dans le logement effectivement faire autant que possible améliorer la qualité de l'air alors on va se dire c'est bien un grand mot ça mais en fait c'est tout simple aérer son logement le matin le soir éviter les produits d'entretien qui sont nocifs on n'a pas besoin de désinfecter à la maison on utilise du vinaigre blanc de bicarbonate de soude j'en oublie un le savon noir c'est très bien on évite tout ce qui est bougie tout ce qui est incandescent tout ce qui est spray surtout pas de bougie parfumée parce que ça diffuse plein de particules c'est ça dans les taxis aussi d'ailleurs je passe un message oui oui allez-y tout ce qui est tous les pchipchites j'appelle ça les pchipchites en fait tous les désodorisants le propre n'a pas d'odeur tout ça est inutile comme je l'ai dit la maison on n'a pas besoin de désinfecter aérer changer sa litrie régulièrement passer le dépoussiérer avec une microfibre c'est largement suffisant et ça s'appelle du bon sens merci pour vos conseils merci à vous trois d'avoir dialogué avec les auditeurs merci à vous