Les secrets du Panthéon
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
En ce début de matinée, tout est encore calme aux [musique] abords du Panthéon. Mais derrière les grilles encore fermées, le monument se réveille doucement. [musique] François Pourournin est agent d'accueil.
Ce matin, c'est lui qui est chargé d'ouvrir la crypte avant l'arrivée du public. Une à une, les portes des cavaux sont ouvertes et l'opération réserve parfois quelques surprises laissées par les visiteur de la veille. Là, nous entrons dans le caveau qui est un des plus célèbres au Pillon.
C'est le caveau où repose Pierre et Marie Curry. Et ben regardez, nous avons une carte qui leur est adressée. Cher madame Curry, merci pour vos percés scientifiques respectueusement.
C'est fréquent ce genre de petits mots sur les tombeaux ? Bien sûr. Maintenant, avec l'arrêt des petits des tickets de métro en carton, on en a moins.
Ah parce qu'avant c'était sur les tickets avant les gens souvent prenaient dans leur poche un petit ticket de métro, marquait un petit message puis le posait. Un peu plus loin chez les écrivains, une lettre arrivée d'Amérique quelques jours plus tôt. C'est un jeune élève de 6e au Texas qui a lu les trois mousquetaires et qui a voulu remercier Alexandre Duma.
Avec 84 panthéonisés à ce jour, la crypte compte encore plus de 200 places vacantes. Avant l'arrivée d'un nouveau pensionnaire, Marc Block. Entre ici Jean Moulin avec ton terrible cortil.
Jean Moulin Émile Zola et Céser où Simon veille l'histoire de France en filigrane pour se passionner d'histoire devenu leur gardien les côtoyés restent un privilège même après 20 ans de service. On se sent toujours aussi petit par rapport à toutes ces grandes personnalités qui ont marqué l'histoire et puis on peut pas s'habituer à être entouré d'aussi grands hommes et une grande femmes de la nation. Mais à l'origine, rien ne prédestinait l'endroit à accueillir ces illustres personnages.
Pour retracer l'histoire du monument, il faut prendre un peu de hauteur. Cette croix chrétienne est là pour le rappeler. Au départ, le Panthéon devait être une église.
Un cadeau du roi Louis XV à Saint-Jeuneviève, la sainte patronne de Paris, pour la remercier de l'avoir guéri d'une maladie. Voilà pourquoi Sainte-Jeun Viiève est omniprésente sur ses grandes fresques intérieures. La première pierre est posée en 1764.
L'architecte Soufflot va s'inspirer de grands édifices comme le Panthéon de Rome ou la basilique Saint-Pierre au Vatican. Avec sa forme en croix, ses 22 colonnes en façade et surtout un dô pour en mettre plein la vue. C'est la proess architecturale du Panthéon, un ingénieux système de trois coupoles posé les unes sur les autres, conçus pour répartir au mieux ces 17000 tonnes et éviter qu'il ne s'effondre.
Et chacune de ces trois coupoles a un rôle bien précis. Donc là, nous sommes dans la partie supérieure d'une première coupole qui est elle-même recouverte par une deuxième coupole qui supporte une fresque. Ça constitue ce qu'on appelle le ciel du monument quand on se tient à l'intérieur et elle est en plus mise en lumière de manière très spécifique.
Le troisème la première utilité c'est de protéger de l'appui des intempéries tout cet ensemble là. Mais en même temps, il a une intention presque urbaine qui est d'inscrire et d'aller le plus haut possible pour montrer l'importance du bâtiment parce que c'est un des projets royaux les plus important de l'époque dans le grand paysage parisien. Grâce à son lanterneau, le bâtiment culmine à 83 m, vue imprenable sur Paris et sur la rue Soufflot, tracé à l'époque pour donner de l'air au bâtiment et permettre aux Parisiens de l'admirer comme il se doit.
Après 30 ans de travaux, l'église est presque achevée. Mais en 1791, changement de programme. Les révolutionnaires s'en emparent pour en faire une nécropole dédiée aux grands hommes.
Les deux clochers à l'arrière sont démontés. Pour imposer l'atmosphère d'un tombeau national, les grandes fenêtres qui inondaient la neff de lumière sont murées. On en distingue encore les traces aujourd'hui.
Quant à la devise, aux grands hommes la patrie reconnaissante, elle prend place sur le fronton de ce qui devient alors un temple de la nation. Église, Panthéon. L'histoire va sembler hésiter tout au long du 19e siècle au gré des changements de régime.
L'édifice redevient église en 1806, Repanthéon en 1830, puis à nouveau Église en 1851 avant d'être consacré Panthéon pour de bon en 1885 avec l'entrée de Victor Hugo. Cette histoire mouvementée, on en trouve de multiples traces dans les murs du monument. Un joyeux mélange de symboles républicains et religieux avec en point d'org cette statue de la convention là-bas tout au fond savament posé à l'endroit de l'ancien hôtel.
C'est vraiment un monument qui est dédié à la révolution française et bien sûr à la République. Et puis quand on lève la tête, on voit ce Christ qui montre à l'ange de la France les destinées de son peuple. Un jeu de piste pour le public qui peut aussi profiter d'une expérience scientifique grandeur nature, celle du pendule de Fouco qui se déroula ici même en 1851.
Ça sert à démontrer que la terre tourne. C'est un peu complexe à comprendre mais intéressant. Quant au lieu, difficile d'y rester insensible.
C'est magnifique. C'est vraiment c'est magnifique. On est un peu mise en face de de l'histoire de France.
C'est impressionnant. Vous l'aurez compris, l'histoire du Panthéon n'a pas toujours tourné rond et ce dès le départ. Les caisses de l'État étant vide, il a été financé par trois loteries populaires.
Catherine Dumas