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Podcast / conversationRMC — Face à Face (sur Podcast)· 3 juin 2020 51 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Bourdin Direct du 03 juin - 6h-7h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 8 %Attaque 38 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse partielle

    Gaz lacrymogène, jet projectile, incident hier soir à Paris en marge d'une manifestation interdite contre les violences policières

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Assa Traoré, la sœur d'Adama exprime sa colère

  • 1:55OuverteRéponse directe

    La police est l'unique responsable, selon Lucien

  • 3:51OuverteRéponse partielle

    Réouverture des cafés et restaurants

  • 4:09OuverteRéponse partielle

    Lucas et ses copines installés en terrasse attendaient la réouverture de leur restaurant de quartier

  • 5:15OuverteRéponse partielle

    Les recherches de logements en dehors des villes, qui sont en très forte hausse

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:21InvitéFait
    « Expertise qui conclut que le plaquage par les forces de l'ordre a bien provoqué l'asphyxie de son frère. »
  • 2:41InvitéFait
    « Et de voir des juges d'instruction refuser d'accepter cette réalité qui est malheureusement flagrante aujourd'hui, c'est choquant. »
  • 3:02InvitéFait
    « Donc il y a en effet un déni de justice et je pense que ces rassemblements sont légitimes. »
  • 3:29InvitéFait
    « Vendredi, une autre expertise, ordonnée cette fois-ci par les magistrats, écartait la responsabilité des forces de l'ordre dans la mort du jeune homme. »
  • 3:52InvitéChiffre
    « La quasi-totalité du territoire français est placée en risque très élevé d'allergie. »
  • 5:23PrésentateurChiffre
    « Sur le département de la Seine-et-Marne, par exemple, plus 112% de recherches confinées pendant deux mois et demi dans des petits appartements. »
  • 6:09PrésentateurChiffre
    « Moins 12% à Paris depuis la fin du confinement, par exemple. »
  • 6:47InvitéChiffre
    « L'épidémie de coronavirus a entraîné 107 nouveaux décès ces dernières 24 heures en France. »
  • 21:23InvitéFait
    « C'est la récession la plus grave depuis la Deuxième Guerre mondiale, dit le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. »
  • 22:52InvitéChiffre
    « Ça représente deux mois de chiffre d'affaires, donc pour nous c'est 162 000 euros. »
  • 39:17PrésentateurChiffre
    « On sait que s'il y a un parent allergique, il y a 20-40% de risque. »
  • 39:21PrésentateurChiffre
    « Il y a une chance sur trois d'être allergique pour les enfants. »
  • 39:23PrésentateurChiffre
    « Et si c'est les deux parents allergiques, c'est deux chances sur trois. »
  • 40:15PrésentateurChiffre
    « Un français sur quatre souffre d'allergie. »
  • 40:18PrésentateurChiffre
    « Les graminées sont une famille de plantes qui regroupent pas loin de 12 000 espèces. »
  • 42:03PrésentateurFait
    « Les pollens de graminées, on en a jusqu'au mi-juillet, voire 3 juillet. »
  • 44:48InvitéFait
    « ils jouent sur les mots, Covid-19, pas Covid-19, pandémie. »
  • 48:35PrésentateurChiffre
    « L'air intérieur est 5 à 10 fois plus pollué que l'air extérieur. »
  • 49:02PrésentateurFait
    « Cette machine est 100% fabriquée en France. »
  • 49:32PrésentateurFait
    « Partnering Robotics, c'est le premier robot à ma connaissance qui a l'appellation Origine Contrôlée, Origine France. »

Temps de parole

  • Présentateur77 %
  • Invité10 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %
  • Invité 43 %

3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, mercredi 3 juin, l'info sur RMC, 6 heures pile à la seconde près, Céline Calman, elle est là pour les dernières informations, Céline bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, gaz lacrymogène, jet projectile, incident hier soir à Paris en marge d'une manifestation interdite contre les violences policières, 20 000 personnes rassemblées à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, ce jeune homme décédé en 2016 après une interpellation. La réouverture des bars et restaurants, hier nous serons à Nice dans ce journal et puis nous verrons aussi que le confinement a décidé beaucoup de familles à déménager pour quitter la ville et notamment Paris.

RMC, 6 heures, bienvenue à tous. Des rassemblements à Lille, Marseille, Lyon et Paris. Dans la capitale, 20 000 personnes se sont retrouvées malgré l'interdiction pour dénoncer les violences policières. Un événement organisé à l'initiative des proches d'Adama Traoré, ce jeune homme décédé lors de son arrestation il y a 4 ans. Jets de projectiles, tirs de gaz lacrymogènes manifestants sur le périphérique ou encore barricades incendiées. Des heurts ont donc émaillé ce rassemblement qui avait débuté dans le calme. Gladys Laffitte et Jean-Baptiste Bourgeon y étaient pour RMC. Au pied de l'immense bâtiment de verre, plusieurs milliers de personnes applaudissent et rendent hommage à Adama Traoré.

Et Hubert est impressionné par la foule.

1:21
Invité

C'est extraordinaire, c'est bien parce que c'est la preuve qu'il y a une conscience. Ça fait du bien de voir autant de jeunes.

1:25
Présentateur

Face au palais de justice, Assa Traoré, la sœur d'Adama exprime sa colère.

1:29
Invité

Ce qui se passe aux Etats-Unis a malheureusement mis de la lumière sur ce qui se passe en France. Vu la mort de George Floyd, bien sûr, calqué sur la mort de mon petit frère.

1:36
Présentateur

En t-shirt noir, Isabelle est venue dénoncer les bavures policières.

1:39
Invité

Ce qui s'est passé aux Etats-Unis, ça m'a touchée profondément. C'est quelque chose qui existe dans le monde entier. C'est pour ça que je suis venue se tenir et je suis venue évacuer ma colère.

1:51
Présentateur

Puis la situation se tend. J'ai de lacrymogènes, mobilier urbain incendié. La police est l'unique responsable, selon Lucien.

1:57
Invité

C'est un peu l'objectif des forces de l'ordre de faire dégénérer la situation pour montrer que les jeunes en général, et notamment ceux de banlieue, ne sont pas capables de se tenir et sont juste capables de casser, alors qu'on sait très bien que ce n'est pas le cas.

2:09
Présentateur

Les échauffourés se sont poursuivis quelques heures dans le quartier, avant un retour au calme, peu avant minuit. Hier soir sur RMC, nous vous dévoilions les résultats d'une nouvelle expertise médicale demandée par la famille d'Adama Traoré. Expertise qui conclut que le plaquage par les forces de l'ordre a bien provoqué l'asphyxie de son frère. Pour Maître Yacine Bouzerou, avocat de la famille Traoré, il y a un déni de justice. C'est la deuxième expertise extrêmement claire réalisée par des médecins qui maîtrisent parfaitement les différents domaines de médecine importants dans cette affaire et qui disent la seule cause de la mort, nous le savons aujourd'hui, c'est le plaquage ventral.

Et de voir des juges d'instruction refuser d'accepter cette réalité qui est malheureusement flagrante aujourd'hui, c'est choquant. Et c'est pour ça que des gens sont conduits, ont l'obligation d'aller crier dans la rue et de supplier qu'une justice soit rendue. Donc il y a en effet un déni de justice et je pense que ces rassemblements sont légitimes. Mais pour l'avocat des gendarmes, cette expertise ne tient pas. Pendant ce temps-là, aux Etats-Unis, 8 jours après la mort de George Floyd, un afro-américain asphyxié par un policier, la vague de colère se poursuit. Environ 60 000 personnes se sont rassemblées à Houston, Texas, sa ville natale, pour lui rendre hommage.

Et cette image symbolique, à Washington, une foule rassemblée devant le Lincoln Memorial, là où Martin Luther King a prononcé son discours « I have a dream » en 1963. Face à cette foule, la garde nationale est déployée par Donald Trump. L'ancien président George W. Bush a lui appelé l'Amérique à examiner sans concession ses échecs tragiques, évoquant la justice raciale qui mine la société américaine. RMC, 6h03. Les places étaient chères hier soir en terrasse partout en France. Réouverture des cafés et restaurants. Une météo estivale. Tout était réuni pour que la reprise se passe bien.

Après deux mois et demi de fermeture, les cafetiers et restaurateurs étaient très contents de pouvoir accueillir de nouveau les clients. Reportage à Nice pour RMC de Kelly Vargin.

4:07
Invité

Et bonjour !

4:09
Présentateur

Lucas et ses copines installés en terrasse attendaient la réouverture de leur restaurant de quartier. Avec impatience, ils peuvent enfin se régaler au soleil.

4:15
Invité

On passe des pâtes et des plats picards à des bons petits plats qui sont préparés avec amour. Donc oui, clairement, ça manquait ça aussi.

4:23
Présentateur

Léa, l'une des serveuses, est aussi ravie de retrouver ses clients.

4:25
Invité

Elle applique avec sérieux les mesures sanitaires. Et il faut le reconnaître, il y a quelques inconvénients. Le masque est un peu dérangeant, surtout pour parler. Il faut parler un peu plus fort, un peu transpirer également. Le sourire, on ne le voit pas en gré. Mais on arrive à garder quand même l'esprit de convivialité. De ce que j'ai pu voir, tout se passe très bien. Pour l'instant, la terrasse n'est qu'à moitié remplie, mais c'est une première journée positive pour Stéphane Joron, le patron du restaurant L'Authentique. En temps normal, on fait entre 50 et 60 couverts chaque midi. Et là, on a fait 35-40 couverts, sachant qu'on a quand même enlevé presque 30% de la terrasse.

On a des appréhensions parce qu'effectivement, ça va être compliqué de prévoir l'avenir. On essaie de rassurer au maximum les gens. Malheureusement, ce n'est pas à nous de leur dire venez, venez, venez. Et ici, pas de hausse des prix pour compenser les 2500 euros investis dans cette réouverture. Et l'on observe un phénomène finalement peu surprenant depuis la fin du confinement.

5:15
Présentateur

Les recherches de logements en dehors des villes, qui sont en très forte hausse. C'est une étude réalisée par le site Particuliers à Particuliers, car M.C. vous dévoile ce matin. Sur le département de la Seine-et-Marne, par exemple, plus 112% de recherches confinées pendant deux mois et demi dans des petits appartements. Certains ont envie d'espace. C'est le cas de cette famille de Parisiens rencontrée par Nicolas Repert.

5:35
Invité

Ils ont passé tout le confinement à trois dans leur appartement parisien. Alors, c'est un petit appartement, seulement 46 mètres carrés. Ma compagne travaillait sur la table du salon. Moi, je m'étais fait un petit bureau dans la chambre par terre.

5:47
Présentateur

Mathieu s'accompagne et leur fils ne veulent plus revivre une telle période. Ils ont décidé de quitter Paris pour s'installer en banlieue. Retrouver de l'espace, retrouver surtout de la verdure.

5:55
Invité

Et je pense qu'un point important, c'est pouvoir simplement laisser votre fils faire du vélo sans galérer dans le métro, dans les transports, etc. pour qu'il puisse faire du vélo sans craindre les voitures.

6:07
Présentateur

Les recherches de logements achetées dans les grandes villes sont en baisse. Moins 12% à Paris depuis la fin du confinement, par exemple. Et ce sont les villes les plus petites qui en profitent. C'est ce qui ressort de l'étude du site d'annonce immobilière PAP. Corinne Joly, sa directrice.

6:19
Invité

Grâce au télétravail, on a un peu libéré des contraintes de temps de transport. Beaucoup de citadins se projettent dans l'avenir et pensent que le télétravail va durer. Et du coup, ils se disent, si je peux télétravailler 2-3 jours par semaine, pourquoi pas être à une heure de mon travail ?

6:32
Présentateur

Dans les départements limitrophes des grandes métropoles, le taux de recherche a été multiplié par deux. Donner des congés sous forme de chèques vacances aux soignants. L'Assemblée nationale a voté cette proposition de loi de La République en marche, un texte jugé hors sujet par l'opposition. L'épidémie de coronavirus a entraîné 107 nouveaux décès ces dernières 24 heures en France. Il y a toujours moins de patients atteints du Covid-19 dans notre pays. Si vous avez le nez qui coule, les yeux qui grattent, peu de suspens. Vous faites sans doute une allergie au pollen. C'est la période et les conditions météo n'arrangent rien. Un reportage de Romain Poiseau à Fontainebleau, en Seine-et-Marne.

Golf et allergie ne font pas bon ménage. Difficile de réussir son swing avec le nez qui coule et les yeux qui grattent pour Philippe. Oui, on est beaucoup plus gêné, un déternuement irrésistible. Et après, avec un peu de picotement, il y a le nez qui coule un petit peu.

7:26
Invité

C'est handicapant, mais ce n'est pas la raison fondamentale pour laquelle elle ne rentre pas. Bon, allez, tant pis.

7:31
Présentateur

Philippe souffre d'allergie depuis le déconfinement, depuis qu'il peut à nouveau fouler le gris. Frosso modo, oui, depuis début mai, en fait. J'ai eu des crises plus fortes à ce moment-là. Depuis le déconfinement, les patients défilent dans le cabinet d'allergologie du docteur FAMTI. Le standard explose. Pour lui, le confinement a eu un effet sur la sensibilité des Français au pollen. Le stress a pu augmenter notre réactivité immunitaire. Peut-être aussi le fait de ne pas être sorti beaucoup. Et puis se confronter de manière massive au pollen dans les jardins.

Il y a beaucoup de gens qui vont déclarer des symptômes, des crises très fortes, alors qu'ils n'ont pas ou très peu eu de symptômes les années précédentes. Autre raison possible, le réchauffement climatique et l'allongement des saisons. Les plantes s'adaptent et produisent davantage de pollen plus tôt dans l'année. Et puis dans l'actualité également, le décès de Jean-Claude Hamel, ancien président historique de la GEO-SER, il avait 91 ans. Bien, merci à propos de football. L'accord entre Médiapro et Téléfoot est une très bonne idée et une très bonne chance pour les clubs de football professionnels français. Il est 6h08. Merci d'être avec nous sur RMC, sur RMC Découverte.

On vient de parler des pollens et notamment de ces allergies. Eh bien, tout à l'heure, nous avons un allergologue à 6h40 qui va tout nous expliquer. Il est 6h08. Merci d'être là et toute l'équipe charlemanien. Bonjour. Bonjour Charles et Mathieu Rouault. Bonjour à tous. Bonjour mon cher Mathieu. Allez, j'ai David, tiens. David qui est dans la Vienne, qui est agriculteur que l'on connaît bien. Bonjour David. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Comment ça va ce matin, David ? J'ai toujours la forme, toujours le sourire, tout va bien. C'est vrai, je sais. Oui, oui. Vous êtes toujours en forme. Ah ben, toujours, oui. Mes collègues me le disent, c'est appréciable.

Il y a toujours le sourire, il y a toujours le petit mot qui fait plaisir. Tout va bien. Est-ce que vous avez vu cette enquête qui ne dit que de nombreux citadins, pas que des Parisiens d'ailleurs, des habitants de grandes villes, provinciales aussi, ont envie d'acheter une petite maison ou un appartement avec vue sur la campagne ou de se retrouver dans un espace et une atmosphère campagnarde. Vous en pensez quoi, vous qui vivez à la campagne ? Alors moi, ce que j'en pense, c'est ce que j'écris dans mon message, c'est que quand je parle des citadins, je ne parle pas uniquement des Parisiens. Oui, bien sûr. Parce que c'est vraiment toutes les grandes villes. Bien sûr.

Alors, d'un côté, il faut voir ça d'un bon oeil. Parce que si ça peut relancer la vie de certaines petites villes, des villages, où on manque cruellement justement d'habitants, pour les écoles, pour relancer les comiennes, c'est quelque chose qu'il faut accueillir avec beaucoup de plaisir. Par contre, ceux qui viennent, il va falloir qu'ils se mettent un petit peu dans l'idée que la campagne, ce n'est pas la vie de la ville, ce n'est pas une vie tranquille. Il y a du bien, il y a une activité. Et que ce n'est pas si facile de vivre à la campagne. Voilà, oui.

Moi, ce qui me fait peur, c'est que justement, on risque de multiplier les actions, enfin, les plaintes, les actions judiciaires contre des bruits, contre soi-disant des nuisances sonores. Sauf que ça fait partie de cette vie de la campagne, justement, et même si on parle de retour de la vie ou de l'agriculture à l'ancienne, il faut aussi penser qu'à ce moment-là, il y avait beaucoup plus de nuisances aussi, parce que c'était indifiant. David, vous qui examinez, par la force des choses et par plaisir, la nature, est-ce que pendant ce confinement, la nature a, comme on dit, expression consacrée, repris ses droits ?

Oui, parce qu'on a vu quand même beaucoup plus d'animaux, beaucoup plus de liberté. Donc, oui, on voit que les choses évoluent. Et puis, après, ce n'est pas, je n'arrive pas à trouver le mot, mais voilà, qu'on voit les animaux dans les villes se balader, c'est justement, il faut peut-être se poser la question, où est-ce qu'elle est la place de la nature par rapport à lui ? Bien sûr. Alors, la nature, la nature. Merci, hein, David ? Et passez une belle journée. Vous regardez la télé, vous écoutez la radio le matin. C'est la radio, j'imagine, non ? Ah, ben, la radio, parce qu'en fait, je suis double actif, et donc, dès 5h, je suis dans le camion. Ah bon ?

Oui, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai que vous êtes aussi dans un camion. Merci beaucoup, David, merci, belle journée dans tous les quartiers, puisque nous parlons de la nature, parlons des serpents. Mathieu Bérono, bonjour. Allô ? Mathieu Bérono, vous êtes là ? Non, Mathieu Bérono n'est pas là, c'est dommage, d'ailleurs, il est 6h11, merci d'être avec nous. Oui, la nature, vous voulez en parler ? Oui, mais on peut parler des animaux et des associations qui demandent, des défenseurs de la nature, qui demandent aux Français de faire attention aux animaux, laissez-les tranquilles.

Il y a quelques jours, il y a des nids d'oiseaux côtiers qui ont été écrasés par des motos et par des vélos sur la plage de Sérignan, dans l'Hérault, écrasés par des promeneurs, selon cette association des vététistes. En fait, on franchit les filets qui délimitaient les nids de graveleaux, les graveleaux colliers interrompus, précisément à ce rare protégé qui a du mal à se reproduire. Il y a de nombreuses associations, que ce soit en Touraine, dans les pays de la Loire, je vous donne plein d'exemples, qui nous disent que la faune a repris ses aises pendant le confinement et qu'il faut faire attention maintenant.

Par exemple, dans la région de Marseille, les calandres peuvent ouvrir, mais les touristes sont priés de ne pas déranger les animaux. Par exemple, les deux baleines qui ont été aperçues il y a quelques jours dans la mer, sur la côte atlantique. Il est demandé aux Français d'être vigilants en haut des dunes. La solution nous vient peut-être de Bretagne. Pourquoi la Bretagne ? Parce que là-bas, des plages resteront fermées jusqu'à la fin du mois d'août. Pourquoi ? Pour protéger les animaux qui se sont tranquillement installés pendant le confinement. Bien, nous avons retrouvé Mathieu Berrono, qui est spécialiste des reptiles. Mathieu Berrono, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous.

Vous êtes spécialiste des reptiles, responsable de la plateforme téléphonique SOS Serpent d'Aquitaine. Les reptiles. Avec le confinement et après le confinement, les signalements de serpents dans les jardins se multiplient. Est-ce que ça vous surprend, Mathieu Berrono ? Alors, non, ça ne me surprend pas plus que ça, puisqu'en fait, c'est ce que j'explique un peu à tous les gens qui nous appellent. C'est que ça fait partie de la faune normale des jardins, les serpents.

C'est juste que, comme les gens ne sont pas trop dans leur jardin d'habitude, parce qu'ils sont en train de courir derrière le boulot, les enfants, etc., ils ne passent pas moins de temps dans leur jardin et du coup, ils ne se rendent pas forcément compte de la faune de leur jardin. Et bien là, le confinement, évidemment, a permis aux gens un peu de se poser chez eux, de bricoler un petit peu, de jardiner, de nettoyer un petit peu le fond du jardin et du coup, de découvrir quelques espèces qu'ils n'avaient pas l'habitude de voir d'habitude. Alors, il y a combien d'espèces de serpents en France ? Il y a 13 espèces en France. 13 espèces, ce n'est pas énorme, hein ?

Non, ce n'est pas énorme, mais c'est dans la moyenne européenne. On est un pays qui est relativement varié, quand même. Il y a beaucoup de serpents en France, franchement. Moi, j'en vois beaucoup chez moi dans mes Cévennes. Là, j'en vois beaucoup dans mon jardin. Voilà, il y a encore quelques beaux espaces naturels en France, donc quelques secteurs préservés avec encore quelques coins avec des bonnes richesses. Mais il y a aussi beaucoup d'endroits où les espèces sont complètement disparues par la faute du béton, du bitume, etc. En ville, il n'y a pas de serpents. On ne peut pas trouver de serpents en ville ? Si, si, si.

Il y a notamment une espèce chez nous, dans le Sud-Ouest, qui arrive à bien survivre en ville, malgré tout. Qui arrive à se nourrir de souris et de rats. Et donc, on a quelques signalements, même parfois en plein cœur des centres-villes. Ça arrive. Ça arrive ? Oui. Bon, combien de serpents en France sont venimeux ? Alors, il y a quatre espèces de vipères. Voilà, c'est les serpents vraiment venimeux. Il y a quatre vipères, mais en fait, il y en a deux qui sont extrêmement rares et localisées. Pour lesquelles, il y a vraiment... Lesquelles ? Alors, ce sont la vipère d'Orsini et la vipère de Séouane.

C'est deux espèces qui sont endémiques de toutes petites zones, très petites dans les Alpes-Maritimes et en Pyrénées-Atlantiques. Par contre, après, il y a deux vipères qui sont plus communes, on va dire, qu'on retrouve sur l'ensemble du territoire, qui sont la vipère Péliade et la vipère Aspie. Et là, donc, c'est des serpents qui sont assez venimeux, sur lesquels il faut faire un petit peu attention, prendre une précaution, parce que le venin peut être relativement... Vous avez été mordu. On dit mordu, pas un serpent. Exactement. On ne dit pas piqué, on dit mordu. On ne dit pas piqué, on dit mordu. Tout à fait. Et oui, vous avez été mordu. Moi, ça m'est arrivé une fois.

Mais t'es-vous aussi ? Jamais ? Non, non, non, non. Non, non, pourtant j'en vois tous les jours, mais je fais attention. Le serpent n'est pas... Attention, n'ayons pas peur des serpents. Le serpent n'attaque pas. On est bien d'accord, Mathieu Bérono. C'est ça, exactement. Il a peur, simplement. Ouais, il défend, en fait, pour sa vie, parce qu'on est pour lui un gros prédateur. En fait, la grande majorité des couleuvres qu'on voit, en plus, c'est des couleuvres qui sont absolument inoffensives. Les enfants, les chiens, les chats, je me répète, parce que c'est des choses que je dis beaucoup au téléphone.

Tous les humains et les chiens et les chats ne risquent absolument rien vis-à-vis de ces espèces-là. Il faut juste les laisser tranquilles, ça fait partie de la faune normale. Évidemment. Alors, tout le monde se pose toujours la même question. Comment distinguer une vipère d'une couleur ? Et il y a... Il faut bien regarder la tête ! Ah oui, voilà. La réponse n'est pas forcément aux gens, mais en fait, il y a un critère quasiment unique qui marche à 100% en France seulement, et seulement en France. C'est la forme de la pupille de l'œil qui est verticale chez la vipère, comme chez le chat, et qui est ronde chez les couleuvres. Voilà.

Si vous voyez un serpent avec une tête et des yeux ronds, c'est une couleuvre. Voilà. Ce n'est pas une vipère. Vous êtes tranquille. Une couleuvre, ça ne mord pas. Vous ne risquez absolument rien. Il n'y a aucun venin. C'est gentil comme tout, les couleuvres. Exactement. Et utile. Expliquez-nous pourquoi c'est utile, Mathieu Béronneau. Alors, utile. Moi, je n'aime pas trop ce terme-là parce que je ne vois pas pourquoi un animal a besoin d'être utile pour être plus gardé, en fait. Oui, c'est vrai. Mais oui, en effet, c'est un palliatif dans les jardins. Il se nourrit de rats, de souris, etc. De beaucoup petits nuisibles.

Donc, on peut imaginer, en effet, qu'on peut lui donner ce terme d'utile. Mais bon, voilà. Alors, il faut préciser aussi que la vipère est plus petite que la couleuvre. Maximum moins d'un mètre, la vipère. Oui, les vipères, ça reste des petits animaux. Mais bon, évidemment, les couleuvres, avant de devenir grandes, sont souvent petites. Et puis, il y a plein d'espèces parmi les neuf espèces de couleuvres. Il y en a qui ne restent jamais grandes, qui ne deviennent jamais grandes. Oui, si vous avez dans le sud et si vous croisez comme moi des couleuvres de Montpellier, là, vous allez voir de beaux serpents. Je ne peux pas vous le dire. Parce qu'elles sont belles. Elles sont belles.

La couleuvre est souvent fine et toute en longueur. Et la vipère a de nombreuses écailles, alors que le couleuvre a neuf grosses plaques. C'est ça. Exactement. C'est très facile. On voit une vipère. Après, dans l'action, pas toujours. Mais oui, oui, en effet. Oui, c'est vrai que dans l'action, ce n'est pas toujours facile. Mais il y a des livres. Il faut imaginer, en fait, les gens qui nous appellent sont souvent des gens qui ont quand même assez peur des serpents. Et pour eux, couleuvres, vipères, c'est un peu difficile de les distinguer. C'est un peu pareil. Voilà. C'est un peu pareil. Oh là là, vous aimez les serpents ? Moi, j'adore les serpents. Ça ne me fait pas peur du tout.

Ça vous fait peur, vous, Charles ? J'en croise rarement. Mais je suis assez rassuré par ce qu'on vient d'entendre. Il y a peu de risques, si je comprends bien, en croisant un serpent. Il y a peu de risques. Après, pour aller vérifier la pupille, il faut s'approcher un peu, si j'ai bien compris. Vous pouvez vous approcher. Le serpent ne va pas se lever pour venir vous attaquer. Hein, Mathieu ? Oui, alors après, et puis aussi, aujourd'hui, on a tous un appareil photo sur son téléphone, etc. Et donc, nous, ce qu'on demande, c'est aux gens d'avoir le réflexe de prendre une petite photo, même si elle est de mauvaise qualité.

On nous l'envoie par MMS et on arrive généralement à déterminer l'espèce assez rapidement. Donc voilà, c'est ce qu'on demande pour notre région. J'insiste, puisqu'on a beaucoup de partenaires dans toute la France qui travaillent sur la même chose que nous. Nous, on ne travaille que pour la région quittaine. Donc, si vous êtes à Metz ou dans le Ronald, par exemple, ce n'est pas la peine de nous appeler nous. Il faut appeler nos collègues qui font le même travail que nous. Ce sont tout aussi complétons dans d'autres régions. D'accord. Merci beaucoup, Mathieu Véronneau. Merci d'avoir été avec nous. Et je promis, cet été, je vais en croiser et je prendrai les photos. Mais oui. Merci.

Il est 6h19. Merci, Mathieu Véronneau. 6h19, bonne journée. Allez, nous allons partir en reportage avec Thomas Chupin juste après la pub. Pourquoi ? Eh bien, parce que certaines entreprises vont être obligées, par nécessité, de rester ouvertes tout l'été. Notamment, beaucoup d'artisans qui ont fait une croix sur leurs vacances. Nous en parlons dans deux minutes sur RMC et RMC Découverte. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Le 32 16, c'est notre lien. A tout de suite.

20:11
Invité

RMC pour l'indirect.

20:13
Présentateur

Et bonjour. Bonjour Camille qui nous passe un simple bonjour ce matin. Mais oui, c'est sur RMC, c'est simple comme bonjour Françoise. Et là aussi dans le Nord, Muir est à Cholet. Tant doux, idéal pour aller marcher. Nous dit Muir dans la campagne Choltaise. Hervé, lui, nous dit qu'il a fait chou blanc hier à la pause café parce qu'il pleuvait à Marseille. Mais il va s'en donner à cœur joie ce matin. Tiens, on parlait de campagne. J'ai ces messages. Mais oui, vous êtes nombreux à avoir réfléchi pendant le confinement. Coco, agent RATP, région parisienne, qui veut habiter à la campagne depuis toujours vers Provins. Ça m'a ouvert les yeux ce confinement.

J'ai décidé de changer de travail, quitte à perdre un peu d'argent au niveau salaire, me rapprocher de ma maison, avoir plus de temps avec mes enfants. Fabrice nous dit, attendez, tous ceux qui des villes veulent aller à la campagne, attention, attention, si c'est pour faire quotidiennement des dizaines de kilomètres en voiture, ça ne sert à rien de venir vivre à la campagne. Et puis Kevin s'inquiète aussi parce que lui habite à la campagne, veut devenir propriétaire. Mais si tout le monde vient, les prix vont augmenter, nous dit Kevin. Qu'en pensez-vous ? 32-16 ce matin.

21:18
Invité

RNC, 6h-9h.

21:20
Présentateur

Gourde indirecte. Il est 6h24. C'est la récession la plus grave depuis la Deuxième Guerre mondiale, dit le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. Certaines entreprises ont bien compris qu'avec cette récession, il allait falloir travailler plus. Et notamment cet été pour s'en sortir. Les artisans par exemple. Et je pense à vous tous et vous toutes. Vous êtes artisans, vous êtes patron de TPE, de PME. Vous allez devoir bosser et faire une croix sur vos vacances cet été. Vous avez l'intention de continuer à travailler. Thomas Chupin a rencontré certains artisans du côté de Chartres, en Nord et Loire.

21:54
Invité

Et cela fait maintenant trois semaines que Gaël Baer a repris le travail. Donc là c'est un chantier de rénovation, en peinture, remise à neuf. Une surface de 30 mètres carrés. Avec ses deux salariés, le peintre multiplie les chantiers autour de Chartres. Beaucoup de satisfaction parce que c'était extrêmement long, avec la boule au ventre de savoir si on allait pouvoir continuer ou si on allait arrêter notre entreprise. Et du coup, le travail appelle le travail. Mais là du coup, on a nos chantiers qui n'étaient pas prévus, qui tombent. Mais il y a maintenant tous les autres chantiers qui étaient prévus, qui étaient arrêtés avant, qui reprennent aussi.

Ces deux mois de confinement, deux mois d'arrêt, lui ont fait perdre un cinquième de son chiffre d'affaires sur l'année. Alors cet été, pas de vacances.

22:29
Présentateur

On a pris la décision un peu lourde avec ma femme de ne pas en prendre cette année parce qu'il faudra compenser quoi qu'il arrive. Ah oui, là ça bosse tout l'été, oui. On ne rattrapera pas tout, mais si on pouvait au moins en rattraper la moitié pour l'été, ça serait super. On prend ce qu'il y a, on essaie de prendre les affaires qu'il y a parce qu'effectivement, il y a une appréhension sur la suite.

22:46
Invité

Son collègue David Chastagné s'occupe d'agencements de bureaux, de magasins. Il a lui aussi chiffré les conséquences du confinement.

22:52
Présentateur

Il prospère.

22:53
Invité

Ça représente deux mois de chiffre d'affaires, donc pour nous c'est 162 000 euros.

22:56
Présentateur

D'où l'importance, je suis où, de ne pas arrêter l'activité ? Et avec ses 12 salariés, il va donc travailler tout l'été ?

23:02
Invité

Pour moi, zéro vacances et pour les effectifs. Aujourd'hui, je leur ai demandé de prendre que 15 jours consécutifs

23:07
Présentateur

au lieu des trois semaines habituelles parce qu'il va falloir que tout le monde mette sa force.

23:13
Invité

Ça a été accepté comment ?

23:14
Présentateur

Très bien accepté. Ils jouent le jeu. Ils ont compris l'impact économique qu'il y avait eu pour la structure.

23:19
Invité

Et cet été, l'objectif sera d'enchaîner les chantiers mais aussi de chercher de nouveaux clients, de se diversifier aussi. Ils ont réussi à sauver leur entreprise en pleine crise sanitaire. Ils ne baisseront pas les bras face à la crise économique.

23:29
Présentateur

Voilà, le reportage de Thomas Chupin et votre témoignage. Le 32-16, notre lien, vous le savez. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous, les artisans, Quentin Vinet, qui sont donc inquiets. Les artisans et même tous les Français qui ont bien compris que cette crise sanitaire se transformait petit à petit en crise financière. On est plus inquiets aujourd'hui pour les conséquences économiques que pour les conséquences sur la santé. Il y a l'IFOP qui a posé la question en quête d'opinion. Quelle est la plus grande menace aujourd'hui pour l'économie ? 79% des Français répondent que c'est la crise économique.

Seulement 21% disent que c'est la crise sanitaire alors que c'était le double il y a un mois. Bien, tous les matins, trois histoires, trois images avec vous, charle manien. Des images toujours aussi fortes qui nous viennent des Etats-Unis. Oui, on voit beaucoup les images de violences, des meutes, mais aussi des séquences extrêmement fortes qui nous parviennent. Exemple, à New York, où l'un des chefs de la police, Terrence Monahan, un homme blanc, précisons-le, s'est exprimé hier face aux manifestants dans la rue avant de poser un genou à terre. On sait tous que ce qui s'est passé dans le Minnesota était une faute. Aucun policier présent ici ne pense que ce qui est arrivé était justifié.

Nous sommes à vos côtés car on ne peut pas se déchirer. Nous vivons ensemble, c'est notre maison. Voilà le chef de la police qui ensuite s'agenouille main dans la main avec les manifestants. Le même type de scène se répète un peu partout aux Etats-Unis. Des policiers, des militaires posent le genou à terre en signe de soutien aux manifestants. Et puis autre image symbolique hier, le personnel soignant, en particulier des infirmières qui elles aussi sont venues hier soir s'agenouiller aux côtés des manifestants à New York alors que, vous le savez, les Etats-Unis sont actuellement le pays le plus touché au monde par le coronavirus.

Est-ce qu'on imagine des policiers français s'agenouillant en France devant des manifestants ? Oui, on en parlera tout à l'heure avec le syndicat des commissaires de police à 8h10. Coronavirus justement, reprenons notre tour du monde du déconfinement Charles. Et des mesures de distanciation physique de plus en plus insolites. Exemple, au Japon, il est désormais demandé aux visiteurs des parcs d'attraction de ne pas crier sur les montagnes russes et ce afin de ne pas postillonner sur vos voisins de manège. En Angleterre, le premier sport qui a pu redémarrer cette semaine est la course de pigeons.

Et oui, dès lundi, 4000 pigeons ont été lâchés dans le nord de l'Angleterre pour une course d'environ 140 kilomètres. Les compétitions de billard ont également repris avec test PCR pour les joueurs professionnels tout comme les courses hippiques. Les Anglais qui ont eu le bonheur aussi cette semaine d'apercevoir leur reine en public pour la première fois depuis le 19 mars. Pour cette première sortie, Elisabeth II était à Poney à 94 ans, sans casque. Mais avec un beau foulard sur la tête, on a pu voir la reine chevaucher son poney préféré. Il s'appelle Fern, c'était dans le parc de Windsor. Enfin, un petit cadeau pour Quentin Vinet ce matin.

La semaine dernière, c'est Mathieu Rouault qui était ravi de découvrir la bière aux rillettes fabriquée près de chez lui dans la Sarthe. Et bien ce matin, Quentin, en digne représentant, va être ravi de découvrir la bière à la chocolatine. Imaginez, pendant le confinement, par une brasserie toulousaine, ses créateurs utilisent les chocolatines invendues des boulangeries pour fabriquer leur bière. Les mille premières bouteilles sont en vente sur Internet. Ça fera plaisir à Quentin et à tous ceux qui pensent qu'un pain au chocolat s'appelle une chocolatine. Même si, jusqu'à preuve du contraire, à la boulangerie, Quentin demande des pains au raisin et pas des raisins intimes. Oui, c'est vrai.

Quand on aura déménagé sur l'île de Ré, tu diras toi aussi une chocolatine. Évidemment, évidemment. On se mettrai par les locales. Il est 6h29, la machine à café, avec le pain au chocolat ou la chocolatine. Le café, 32-16, la touche 5. Quentin ? Et le mot matin par SMS au 7-32-16. Mathieu Rouault. Ça gratte, ça pleure, ça chatouille même parfois. Alerte rouge pour les allergiques partout en France. La faute au polème de graminé. Comment on devient allergique ? Comment se protéger ? Comment s'en sortir ? On va tout savoir avec Edouard Sèvres, médecin allergologue et vice-président du syndicat des allergologues. Avec nous juste après le journal de 6h30 sur RMC.

6h30 et nous sommes avec Anne-Sophie Balbir. Pour les dernières informations, Anne-Sophie, bonjour.

27:33
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Bienvenue, vous nous avez manqué. Parfum d'insouciance. La réouverture des bars, cafés, restaurants à la une de la presse ce matin. Les clients se sont rués en terrasse à Paris. La bonne humeur retrouvée avec les copains. Nous étions là. La joie aussi de Marlène ce matin. Une habitante du Val d'Oise qui attendait la levée de l'interdiction de se déplacer à plus de 100 km avec impatience. Elle va enfin pouvoir présenter son enfant à ses parents. Et puis, vélo incendié, jet de projectiles, gaz lacrymogènes, tensions dans la manifestation de soutien à Adama Traoré hier soir à Paris. RMC 6h31.

Emmanuel Macron en avait fait un objectif lors d'une allocution en pleine épidémie de coronavirus. Le retour des jours heureux. Objectif atteint. À en croire un tweet du président qui salue la réouverture des bars, cafés, restaurants. Les Français ont retrouvé leurs habitudes et leurs plaisirs partout dans le pays. À Paris, ça s'est fait en terrasse. Reportage dans le Marais, dans le quatrième arrondissement. Benoît Ballet, Benjamin Pelsy. Ce qui frappe d'abord, c'est le bruit en terrasse. Un bruit qu'on avait oublié à Paris. Il y a la queue pour s'asseoir, justement. Alors, qu'est-ce que vous voulez prendre ? Une table se libère pour Simon et Florian. Mais avec une S et que ça ouvre.

Puis voilà, c'est juste reprendre les bonnes habitudes qu'on avait, de temps en temps sortir et tout. Donc voilà, tout simplement. Les personnes à l'intérieur, c'est la règle. Sauf pour aller aux toilettes, avec masque obligatoire sur le trajet. C'est plutôt bien respecté, sauf pour quelques têtes en l'air. S'il vous plaît, le masque, monsieur, le masque. Pour les investisseurs, pas d'un masque. Merci beaucoup. C'est Julien, le patron, qui vient de rappeler un client à l'ordre. Ils sont les tellement contents qu'ils ne pensent pas à ça. Pour eux, c'est fini, pour eux. Pour les gens, c'est fini. C'est un peu compliqué, mais bon, on est contents d'être là. Et c'est principal.

Question fréquentation et chiffre d'affaires en cette première journée d'activité. Il est trop tôt pour se réjouir. Forcément, on fera moins. C'est obligé, il n'y a pas la salle. Mais c'est mieux que rien. Et on verra sur plusieurs jours, plusieurs semaines, ce que ça vaut. Il est presque 22h, l'heure de prévenir les clients que la terrasse va se réduire. Mes amis, on doit retirer la terrasse. Préparez-vous. 8 tables supplémentaires, réinstallées dès 8h ce matin. En plus de la bière ou du café entre amis, nous pouvons aussi savourer les retrouvailles en famille.

Avec la fin de l'interdiction de se déplacer à plus de 100 km de chez soi, une libération toute particulière pour cette jeune femme que nous avons rencontrée pour RMC. Marlène, habitante du Val d'Oise. Elle a accouché il y a un peu plus d'un mois et va enfin pouvoir présenter son enfant à ses parents qui sont en Saône-et-Loire. Florian Chevalet.

30:05
Présentateur

Le nez dans les valises, c'est l'heure des tout derniers préparatifs pour Marlène et Mehdi.

30:09
Invité

Oui, il manque juste les jouets. Je vais aller en chercher.

30:13
Présentateur

Dans quelques heures, Marlène va enfin pouvoir présenter son fils, Sacha, à ses grands-parents. Le petit dernier de la famille est né le 30 avril, en plein confinement. Marlène a donc accouché seule, loin de tous ses proches. Une épreuve particulièrement difficile pour elle.

30:26
Invité

Je suis passée à côté d'un accouchement heureux. Oui, c'est des moments volés par qui j'en sais rien. Mais en tout cas, ce sont des moments volés, ça c'est sûr.

30:33
Présentateur

Mais aujourd'hui, Marlène est très heureuse.

30:35
Invité

Elle va revoir ses parents pour la première fois depuis 4 mois. Je vais sortir de la voiture très rapidement, leur sauter dessus, et vite aller chercher mon bébé et le confier, je pense, pendant un petit moment à la grand-mère.

30:48
Présentateur

Alors avant le grand départ, elle passe un dernier coup de téléphone à sa maman.

30:51
Invité

Vous faites bien attention sur la route et puis on vous attend.

30:57
Présentateur

Plus que 400 kilomètres et 5 petites heures avant que la famille soit enfin réunie.

31:01
Invité

L'Assemblée nationale a donné son feu vert. Les députés ont voté la proposition de loi qui doit permettre aux salariés de donner des congés aux soignants sous forme de chèques vacances. Le dispositif doit maintenant être examiné au Sénat. Et puis, le gouvernement a validé le prêt garanti de 5 milliards d'euros pour Renault. Le ministre de l'Économie promet un projet industriel d'avenir. Pour l'usine de Maubeuge, le constructeur devra assurer à long terme, au-delà de 2023, l'emploi et le niveau d'activité sur le site. MC 6h34, le combat pour George Floyd va-t-il déteindre sur la France ? Hier, en fin d'après-midi, 20 000 personnes se sont réunies à Paris contre les violences policières.

Manifestation organisée à l'initiative des proches d'Adama Traoré, cet homme mort en juillet 2016, quelques heures seulement après son arrestation. Et des incidents ont donc éclaté dans la soirée Gladys Laffitte. Oui, les tensions ont commencé vers 21h avec des jets de projectiles, des tirs de gaz lacrymogènes, puis des incendies, notamment sous le boulevard périphérique. Des dizaines de manifestants ont brûlé des barrières de chantier, puis ont investi le périphérique. La circulation a été coupée le temps que la police et les pompiers interviennent. La manifestation était interdite, on le rappelle, en raison notamment de la crise sanitaire.

Et pour Assa Traoré, la sœur aînée d'Adama Traoré, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, est responsable de ces tensions. Ça fait 4 ans que nous, le comité Adama, nous faisons des rassemblements. 4 ans que tous nos rassemblements se passent pacifiquement. Aujourd'hui, le seul responsable, c'est M. Lallement, qui va donner cette interdiction

32:36
Présentateur

et qui va mettre en face de certaines personnes les policiers. Donc c'est le seul responsable.

32:42
Invité

Un peu plus tôt, la manifestation était calme. Énormément de monde sur place dès 18h. Les forces de l'ordre étaient bien présentes, mais en retrait. Jusqu'à 20 000 personnes, donc une foule qui était très dense et compacte, réunie pour demander justice pour Adama Traoré, en écho avec la mort de George Floyd aux Etats-Unis et pour dénoncer les violences policières en France. Silence égale asphyxie, pouvait-on lire sur des pancartes. On pouvait aussi entendre ces milliers de personnes scandées « pas de justice, pas de paix ». Mais pour Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, rien ne justifie les débordements. La violence n'a pas sa place en démocratie, a-t-il écrit sur Twitter hier.

Gladys Laffitte, merci. Et cet événement s'est déroulé dans un contexte particulier, puisqu'hier, une nouvelle expertise sur le décès d'Adama Traoré a été dévoilée, réalisée à la demande de la famille. Elle met en cause les gendarmes. Vendredi, une autre expertise, ordonnée cette fois-ci par les magistrats, écartait la responsabilité des forces de l'ordre dans la mort du jeune homme. Aux Etats-Unis, malgré les couvre-feu imposés dans plusieurs grandes villes, les manifestations se poursuivent. 60 000 personnes à Houston, la ville où George Floyd a grandi et où il sera enterré la semaine prochaine. Un chiffre aussi à la une ce matin, 13 millions.

13 millions, c'est le nombre de Français qui courent régulièrement. Et c'est sans doute plus que ça, puisqu'avec le confinement, vous avez été de plus en plus nombreux à vous y mettre. Kevin Morand.

34:04
Présentateur

L'attrait des Français pour la course à pied n'est pas retombé dans les allées du parc Montsouris à Paris. 40% de ceux qui avaient déjà une pratique régulière ont augmenté la cadence avec le confinement. C'est le cas d'Arnaud. Je suis passé d'une sortie hebdo à je sors tous les jours pour garder la forme. Et moral, parce qu'on pétait les plombs pendant cette période de confinement. Et d'après une étude menée dans 12 pays par un équipementier, 62% des nouveaux coureurs du confinement veulent continuer, pas seulement pour des raisons de forme physique, selon Arnaud Leroux, directeur marketing d'ASICS.

8 Français sur 10 qui disent que quand on court, notre esprit se libère, on se sent beaucoup plus à même finalement de faire face aux challenges et aux contraintes du quotidien. L'enjeu pour Philippe Boidé, responsable du développement à la Fédération française d'athlétisme, c'est maintenant d'attirer ces nouveaux pratiquants vers les clubs. C'est pouvoir leur proposer finalement de pratiquer avec beaucoup plus de plaisir, de liberté, en améliorant leurs conditions physiques, et de partager parce que le sport c'est aussi un lien social. Qui dit footing, dit application smartphone qui va avec. Les inscriptions sur celles d'ASICS ont quadruplé pendant le confinement.

par rapport à la même période, l'an dernier.

35:06
Invité

Les courses, Mathieu, c'est à l'aval.

35:08
Présentateur

Le pronostic de la Dream Team des courses RMC, favori numéro 10, drôle de jet, outsider, AS, divine, Méliose. Le 10, hélas. Vous savez que vous pouvez gagner vos courses sur RMC et RMC Découverte jusqu'au 12 juin, vos courses, c'est-à-dire 500 euros tous les mois pendant un an. Ça fait quoi ? Ça fait 6 000 euros. Une valeur, un cadeau d'une valeur de 6 000 euros. Pour cela, vous répondez tous les matins à la question, c'est jusqu'au vendredi 12 juin. Vous répondez tous les matins à la question que je vous pose, la question du jour. Qui a été applaudi tous les soirs pendant la crise du Covid-19 ? Ce n'est pas très compliqué. Un, les soignants. Deux, le gouvernement.

Vous avez la bonne réponse. Alors envoyez un pour les soignants et deux pour le gouvernement par SMS au 732 16. Le gagnant ou la gagnante avec moi le 12 juin. Vous jouez tous les jours. Plus vous donnez de bonnes réponses et plus vous multipliez vos chances d'être tirés au sort, évidemment. Le 12 juin, nous aurons le gagnant ou la gagnante. 6 000 euros à gagner sur RMC et RMC Découverte. Nous avons parlé des allergies, allergies aux pollens avec le docteur Édouard Sèvres qui est médecin allergologue et vice-président du syndicat des allergologues. Bonjour docteur. Bonjour. Merci d'être avec nous. La quasi-totalité du territoire français est placée en risque très élevé d'allergie.

Cette année, c'est particulièrement présent. L'allergie est présente, très présente. Allergie aux pollens. Tout à fait. Aux pollens. Alors pourquoi ? C'est lié à plusieurs facteurs, surtout les conditions météo. On a un hiver qui était très doux, il n'a quasiment pas gelé. Le printemps a été assez doux et un peu plus vieux. Et maintenant, il fait très beau, il fait chaud. On a un petit peu de vent, donc il y a vraiment toutes les conditions pour qu'il y ait beaucoup de pollen, pour que les plantes libèrent beaucoup de pollen et que les gens soient plus gênés que d'habitude. Comment se manifeste l'allergie ? Alors, ça va être une irritation, une inflammation.

Donc au niveau des yeux, des conjonctivites, les yeux qui pleurent, qui grattent, le nez qui va éternuer, le nez qui coule, le nez qui démange, la gorge qui peut démanger également, voire après de l'asthme, ça peut être plus grave, une gêne respiratoire. Une gêne respiratoire, vous avez beaucoup de messages, Mathieu ? Énormément, je vais vous les lire. D'ailleurs, je vous lis celui de Max qui nous dit, Moi, en ce moment, c'est simple, je suis défoncé, obligé de me shooter à l'homéopathie, nez bouché, gorge sèche, les yeux qui pleurent et grosse fatigue. Comment distinguer tout ça aussi du coronavirus ? Évidemment, c'est la question.

Oui, c'est la question qu'on vous pose sans arrêt, Docteur Sev. Voilà, c'est mal vu de tousser en ce moment, mais effectivement, tout ce qui tousse n'est pas Covid, heureusement. Alors, c'est quand même assez différent. Là, j'ai travaillé deux mois en service Covid, c'est quand même très différent, ce n'est pas du tout les mêmes patients. Les allergies, souvent, ça va se répéter tous les ans. C'est des gens qui ont déjà eu un petit peu les mêmes symptômes l'année d'avant, l'année encore d'avant. Alors, ça va être plus fort cette année du fait des conditions météo. Mais surtout, il n'y aura pas de fièvre, il n'y aura pas de courbatures.

Il y aura de la fatigue, mais la fatigue sera différente. Et surtout, la gêne respiratoire sera aussi différente. Avant d'expliquer ce que nous devons faire, vous nous avez parlé des symptômes, symptômes qui se révèlent très vite. Mais pourquoi est-ce qu'on devient allergique ? Est-ce que tout le monde est allergique ou pas ? Est-ce qu'il y a des sujets qui sont plus allergiques que d'autres ? Alors, tout le monde n'est pas allergique. On ne naît pas allergique, on devient allergique. Oui, on devient allergique. Ça arrive au cours de la vie, c'est un dérèglement. Alors, pourquoi ? On ne le sait pas encore. On sait qu'il y a des facteurs. Mais il y a un moment... Dérèglement de quoi ?

Alors, du système immunitaire. C'est le système immunitaire qui, un jour, se dit qu'une chose est dangereuse. Il va chercher à se défendre contre cette chose-là. Il va créer des anticorps, des défenses. Et à chaque contact, le corps va justement chercher à se défendre. Et c'est pour ça qu'il y a des conjonctivites, il y a des rhinites. Et pourquoi est-ce que les pollens provoquent les allergies ? Pourquoi ? Alors, il y a un moment où, justement, le corps se dit que c'est quelque chose de dangereux. C'est comme une bactérie. C'est peut-être, voilà, il va chercher... C'est vraiment dangereux, le pollen ? Alors non, justement. C'est pour ça que c'est un dérèglement.

C'est pour ça que c'est une sorte de maladie auto-immune. qui n'a pas lieu d'être, mais qui arrive malgré tout. Alors, il y a des facteurs. La pollution va aggraver les choses. Il y a un terrain immunitaire. On sait que l'hérédité fait quelque chose. Les changements bonos... Ah bon ? On peut être, eux, de mère en fille, ou de père en fils, ou de... On peut être allergique. Alors, on sait que s'il y a un parent allergique, il y a 20-40% de risque. Il y a une chance sur trois d'être allergique pour les enfants. Et si c'est les deux parents allergiques, c'est deux chances sur trois. C'est 60 à 40%. Ou de risque. Donc, la chance sur deux risques. Tout n'est pas fichu. Tout n'est pas fichu.

On devient allergique, mais on peut guérir. Ça peut évoluer. On peut guérir. Alors, justement, les traitements, on va en parler un peu après la pub. Il est 6h43, deux minutes de pub. Et on se retrouve, notre lien, vous le savez, le 32-16. Si vous voulez appeler, interroger le docteur Sef, vous n'hésitez pas. Vous appelez. Vous êtes avec nous. Nous sommes avec vous. Vous êtes sur RMC et RMC Découverte. A tout de suite.

39:51
Invité

RMC, 6h-9h. Votre indirecte.

39:53
Présentateur

La quasi-totalité du territoire français est placée en risque très élevé d'allergies liées aux pollens de graminées. Il y a aussi les pollens de chênes autour de la Méditerranée, les pollens d'oliviers, de pariétaires, qui sont aussi responsables d'un risque d'allergie faible. Il y a les pollens d'oseilles, de plantains, d'urticacées, enfin bon, etc., etc. Un français sur quatre souffre d'allergie. Les graminées sont une famille de plantes qui regroupent pas loin de 12 000 espèces. Au printemps, les plantes à fleurs se reproduisent. Et cette reproduction s'accompagne de la dissémination de pollen dans l'air. C'est bien cela, hein ? C'est ça. Voilà, c'est le phénomène.

Alors, que peut-on faire contre ce phénomène, Docteur Sel ? Alors, il faut limiter les contacts. Oui. Alors, le pic de pollen est surtout le midi, quand il fait beau, qu'il y a du vent. Donc, évitez de sortir. Alors, effectivement, c'est compliqué parce qu'en ce moment, on a envie de sortir. Ben oui. Mais il faudra sortir plutôt le matin ou plutôt le soir. Fermer les fenêtres de la maison, des voitures, pour que les pollens rentrent à l'intérieur. Limiter le jardinage, parce que si on passe la tondeuse, on va envoyer justement plein de petites pollens partout dans l'air et on va être gêné. Se protéger, donc le port du masque va être intéressant pour les pollens.

C'est intéressant, dites-moi le port du masque, là. Oui, donc il va y avoir plusieurs effets et notamment contre les pollens, ça va protéger. Évitez de faire sècher le linge dehors, par exemple, parce que le pollen peut se coller sur le linge humide. Et de façon générale, plutôt prendre la douche le soir ou quand on a jardiné pour rincer tout ce qu'on peut avoir sur soi et éviter de garder du pollen sur soi. Est-ce qu'il y a des traitements efficaces ? Oui, alors il y a des traitements efficaces. Il y a des traitements qu'on appelle symptomatiques pour calmer les symptômes.

Donc on va prendre des antihistamniques, on va prendre des sprays pour le nez, des colires pour les yeux, voire des traitements pour l'asthme si on a de l'asthme. Donc tous ces traitements vont soulager. Et puis il y a la désensibilisation. Et il y a la désensibilisation. Et ça, ça dure quoi ? Deux, trois ans ? Alors on part sur au moins trois ans de traitement. Sur le moins trois ans. C'est trois saisons pour les pollens. On commence avant et on va jusqu'à la fin des pollens. Donc c'est six mois de traitement habituellement. Alors ça a beaucoup évolué, ça s'est beaucoup amélioré. Maintenant, c'est des traitements sublingou.

Donc c'est soit des gouttes, soit des comprimés qu'on va mettre sous la langue, tous les jours, quand on veut dans la journée. Et qui vont habituer l'organisme aux pollens et qui permettent de guérir de l'allergie aux pollens. Bien, on en a jusqu'à quand avec ces pollens, dites-moi ? Les pollens de graminées, on en a jusqu'au mi-juillet, voire 3 juillet. Donc c'est pas fini tout de suite. Alors ça dépend de la météo. Avec l'orage qui arrive, ça va peut-être se calmer, mais ça va repartir après. Ça va repartir. Et on peut savoir de quelle allergie aux pollens on souffre.

Oui, alors pour ça, il faut voir un allergologue, faire des tests cutanés, ou ça peut être des tests biologiques, des prises de sang. Ce qui est intéressant pour savoir, pour cibler un peu la période pendant laquelle il faut faire attention, voire pour faire une désensibilisation par la suite. Merci beaucoup, Docteur Seth. Vous avez d'autres messages, Mathieu ? J'avais une question, parce que tout à l'heure, vous avez dit, on ne naît pas allergique, on le devient. Est-ce qu'une fois qu'on l'est devenu, le corps peut de lui-même ne plus être allergique ? C'est-à-dire se soigner tout seul ? Oui, heureusement. Donc on n'a pas besoin de venir vous voir forcément pour se désensibiliser.

Parfois, ça part tout seul. C'est une question de Mickaël. Voilà, ça peut guérir au bout d'un an, deux ans, cinq ans, dix ans. Alors, quand ça commence à traîner, ça peut être intéressant de voir l'ergologue, au moins pour avoir des traitements, ou pour savoir de quoi est-ce qu'on est allergique, juste pour le savoir. Voir aussi si ça s'aggrave, si d'année en année c'est de pire en pire, il y a un moment où ça peut être intéressant de faire des sensibilisations, de faire le point. Merci Docteur Seth, passionnant. Tiens, si nous retrouvions Farida, qui était avec nous hier, aujourd'hui. Salut Farida, ça va ?

43:16
Invité

Salut Jean-Jacques !

43:17
Présentateur

Bon, ce matin, vous étiez impatiente.

43:21
Invité

Écoute, Jean-Jacques, c'était magnifique. Les gens, ils ont répondu présent, ils ont senti qu'on avait besoin d'eux et qu'on a souffert pendant deux mois et demi. Ça m'a fait chaud au cœur, la terrasse n'est pas désemplie, j'ai bien travaillé à midi, mais surtout au café. Mais bon, ça c'est un petit peu grâce à toi, parce que beaucoup sont passés boire le café, passés, sont arrêtés. Certains sont passés en voiture et qui a accionné, qui est Jean-Jacques !

43:43
Présentateur

C'est vrai ?

43:43
Invité

Non mais c'était vrai, vraiment super.

43:46
Présentateur

À Pertu, on est populaire dans le Vaucluse, si je comprends bien.

43:49
Invité

Ah oui, oui, c'est très populaire, moi je t'adore. Ma tête est la première personne que je vois au réveil, je le sais Jean-Jacques.

43:56
Présentateur

Farida, Farida, donc ça a commencé dès l'ouverture.

43:59
Invité

Ah oui, oui, t'as vu, à 6h05, ils étaient déjà tous là, donc c'était vraiment super. Mais je voulais juste faire une petite aparté Jean-Jacques, sur ce qu'on a discuté hier, sur la fermeture, les aides, Covid. Il y a un truc très important que j'ai oublié de te dire, et que ça m'a traversé l'esprit, hier soir. Il y a eu un grand absent dans cette histoire, c'est quand même les assurances.

44:22
Présentateur

Oui, ah bah ça.

44:22
Invité

Je voulais quand même le dire.

44:24
Présentateur

Ah bah ça, alors Farida, tu parles à quelqu'un qui en est convaincu depuis le début, parce que je me bats contre les assurances pour que...

44:31
Invité

Voilà, parce qu'en fait, il y a les assurances, donc carton rouge, mais carton rouge pour eux, parce que nous, on est quand même des petits exploitants, avec des assurances avec perte d'exploitation, qui est bien stipulée sur le contrat, fermeture obligatoire. Bon, après, ils jouent sur les mots, Covid-19, pas Covid-19, pandémie. Mais franchement, quand on fait appel à eux, ils nous disent, oui, mais nous, on a donné au pot commun. Mais nous, le pot commun, on s'en fout. Il faut nous aider, nous. Mais nous, on est en première ligne, mais il n'y a pas que nous. Et les bailleurs privés ?

45:01
Présentateur

Bien sûr.

45:02
Invité

Et les bailleurs privés ?

45:03
Présentateur

Les loyers, oui.

45:04
Invité

Les loyers, parce qu'eux aussi, donc eux aussi se sont retournés contre les assurances pour les loyers impayés. On leur a dit aussi, Covid, pas possible. Alors Bruno Le Maire, il est bien gentil, il a dit aux bailleurs privés de faire un jet, mais souvent, il y en a, c'est leur revenu à eux.

45:18
Présentateur

Bah bien sûr.

45:19
Invité

Donc c'est le chien qui se mord la queue. Alors comment on fait ?

45:22
Présentateur

Bien, Farida, merci dans tous les cas, pas trop fatiguée, non ?

45:26
Invité

Ah non, non, je suis à 2000, Jean-Jacques.

45:28
Présentateur

Ouais, je le sens.

45:29
Invité

T'imagines deux mois et demi sans rien faire, là ? Franchement, on est au taquet. Et on t'adore à Pertuis. Et d'ailleurs, je veux passer un message à tous les Pertuisiens. Le Café des Sports, il vous attend. Et on est là. Et on bouge pas.

45:41
Présentateur

Le Café des Sports à Pertuis, il y a de l'ambiance, il est 6h52, vous êtes sur RMC. Merci, c'est ça la magie de la radio. Merci Mathieu. Dans un instant, on va mieux respirer au boulot, au bureau, avec un robot, oui. Un robot purificateur d'air, c'est avec Anthony Morel, c'est déjà demain, dans un instant, sur RMC. RMC, vos mains directes. Et Josette nous dit merci. Merci d'avoir pensé aux allergiques. C'est très invalidant pour ceux qui sont sensibles comme moi. Dom nous dit en ce moment, le pollen, c'est terrible. Je suis devenu allergique du jour au lendemain, alors que j'avais fait les foins toute mon enfance. Je me suis retrouvé à faire un œdème.

Ça fait 40 ans maintenant que je suis allergique. J'ai fait des traitements à n'en plus finir. Le truc qui marche bien pour Dom, c'est de mettre des lunettes qui lui couvrent bien les yeux, qui laissent passer très peu d'air. Ça ne marche pas trop mal, nous dit Dom. Pour Sophie, c'est une douche, un shampoing, lavage de nez et collir dans les yeux à la fin de chaque journée. Monique se balade aussi en ce moment avec un mouchoir à la main. Ça éternue, les yeux qui pleurent. Bref, c'est l'enfer, nous dit Monique. Michel est allergique aux pollen. Ça fait trois mois que je suis un traitement. Ventoline, cortisone, aérius. C'est très long, très compliqué, nous dit Michel.

Muir, lui, a un traitement mais homéopathique. Ça lui enlève la gorge qui gratte et ça empêche ses muqueuses du nez de gonfler. Allez-y, continuez de témoigner. 3216 rmc.fr ce matin sur les allergies.

47:05
Invité

RMC, c'est déjà demain.

47:08
Présentateur

Avec Anthony Morel. Bonjour Anthony. Bonjour Jean-Jacques. Comme d'habitude, vous êtes venu avec un robot. Un robot purificateur d'air qu'on pourrait voir arriver dans les entreprises, les écoles, les supermarchés et qui connaît un gros succès depuis le début de l'épidémie. Vous ne trouvez pas qu'on respire mieux là depuis tout à l'heure ? Oui, oui. C'est peut-être un effet psychologique à remarquer. Oui, oui, oui. C'est grand. C'est vrai, c'est un grand plateau mais c'est un beau robot aussi. Cela dit, il fait sa taille. Je vais le décrire pour ceux qui nous écoutent. Le voilà qui arrive. A R2D2, le robot de Star Wars, c'est vraiment le même format.

Il est cylindrique, il fait à peu près 1m10, 1m20 de hauteur. Et il se balade. Alors, il faut l'imaginer dans un open space, par exemple, ou dans un supermarché. Il a une caméra panoramique, donc il est capable de se repérer dans l'espace. Et en fait, il va aspirer l'air vicié et recracher de l'air pur. Il va créer des bulles d'air pur. Alors, en ce moment, il connaît un succès parce qu'effectivement, son système de filtration permet notamment de capter les micro-gouttelettes qui restent en suspension dans l'air et qui peuvent être contaminantes. Donc forcément, il y a beaucoup de demandes. Mais ça va bien au-delà de ça. On parlait des allergènes, des pollens, par exemple, à l'instant.

Il est capable, de la même manière, de gérer les pollens. Les particules fines, jusqu'à 1 micron, pareil. Il va les aspirer, recracher de l'air pur. Et donc voilà, on a ce robot qu'on pourrait voir probablement arriver, effectivement, dans les entreprises, dans les EHPAD, dans les crèches, dans les hôpitaux. C'est pas mal, quand même. C'est une bonne... Je suis assez fasciné. C'est un projet assez... D'habitude, les robots... Je sais bien. Puis celui-là, il ne prend pas d'emploi. Vous voyez, il va voler le boulot de personne. Parce qu'il n'y a personne qui ne purifie l'air à la main. Oui. L'air intérieur est 5 à 10 fois plus pollué que l'air extérieur. Oui, c'est ça.

Alors, il faut quand même le rappeler. Et donc, on pourrait voir, d'ailleurs, arriver ce genre de robot, à terme, y compris à la maison. Alors, en version mini, parce que celui-ci prend quand même un petit peu de place. Mais un peu en mode robot aspirateur, comme ce qu'on a déjà aujourd'hui, parfois, chez soi. Eh bien, on pourrait voir arriver... Aujourd'hui, c'est vrai qu'à la maison, entre la peinture, les produits ménagers, etc., tout ça, ça génère de la pollution intérieure. Et donc, on pourrait avoir des robots pour décontaminer tout ça. Et puis, cette machine est 100% fabriquée en France. Alors ça, il faut signaler... Et ça, c'est important.

Surtout en ce moment, parce que vous savez, il y a beaucoup de discours. Il faut relocaliser dans l'ère post-Covid. Il faut réindustrialiser. Là, on a une initiative, et c'est très, très rare dans le domaine de la technologie et de la robotique, où tout est fabriqué en France. Alors, les composants viennent d'Asie, parce que ça, on ne sait pas encore les faire en France. Mais tout le reste, les cartes électroniques, la coque, l'intelligence artificielle, tout est conçu du côté de Sergi par une start-up. Sergi Pontoise. Sergi Pontoise. Partnering Robotics, c'est le premier robot à ma connaissance qui a l'appellation Origine Contrôlée, Origine France. C'est comme une côte de bœuf, en fait.

Mais c'est un robot. Oui, c'est très, très rare. Mais ça montre bien qu'il y a plein d'initiatives qui sont en train de se mettre en place pour relocaliser la production, y compris dans des domaines comme l'électronique, où tout était parti en Chine et en Corée. Je vois Céline Kalman qui est fascinée par ce robot. Fascinée. Et on a envie qu'il vienne nous voir. Oui, on a envie. Oui, bon, écoutez, bravo. Bravo à cette entreprise et à ces chercheurs français. Bravo. Il est 6h59. Mickaël est là, dans le Finistère. Bonjour Mickaël. Bonjour Jean-Jacques. Ça va, le matin ? Ça va très bien. Avec nous ? La radio, la télé, Mickaël ? Oui, la télé.

La télé, le matin, sur AMC Découverte, toujours aussi nombreux. Oui, c'est ça. Je suis content. Et la radio, ensuite, pour aller au boulot. Exactement. Et voilà. Mickaël, vous avez bien fait ce matin. Vous avez bien fait de regarder, parce que vous avez gagné. Vous avez gagné votre machine à café. Et les capsules qui vont avec. Mon cher Mickaël.

50:33
Invité

Merci pour tout. Vous êtes une super équipe. Et continuez comme ça.

50:36
Présentateur

On va continuer. Merci beaucoup Mickaël. Merci. Merci. Il est 6h59.

50:42
Invité

Chaque matin, dans Bourdin Direct sur RMC, gagner une espresso et les capsules compatibles le GAL, végétal, biodégradable et compostable.

50:49
Présentateur

Une innovation mondiale signée le GAL, le goût. À suivre, les maires doivent ouvrir toutes les écoles de France. L'appel lancé par la Fédération de parents d'élèves de l'enseignement public. Sa porte-parole, Cécile Frattaroli, est avec nous juste après le journal de 7h sur RMC. Merci.