Achat de fruits et légumes : un luxe ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
deux invités du jour pour parler pouvoir d'achat et alimentation Nadia Zian vous êtes directrice du département consommation à l'association famille rurale bonjour et puis dans ce studio Antoine Arnaud vous vous êtes député renaissance de Haute Savoie et vous êtes membre du groupe d'études exploitation agricole à l'Assemblée nationale je vais commencer avec vous Nadia Zane parce que il y a un paradoxe euh ça fait plus d'un mois maintenant qu'on parle de la colère des agriculteurs lorsque l'on demande aux Français s'ils soutiennent cette colère ils disent très majorita qu'ils comprennent les agriculteurs qu'ils les soutiennent ils les soutiennent oui mais pas dans leur cadit pas dans les achats alors je vais peut-être vous surprendre mais c'est absolument pas paradoxal vous avez aujourd'hui dans la chaîne de répartition de la valeur de grands perdant vous avez en entrée de chaîne les les producteurs et en sortie de chaîne les consommateurs et je vais vous donner juste deux chiffres sur le marché des fruits et légumes les producteurs sont rémunérés 11 milliards d'EUR c'est que le marché des fruits et légumes ça représente pour les producteurs 11 milliards d'euros en sortie de chaîne les consommateurs payent ces produits qui sont ni transformés ni cuisinés 22 milliards donc ça veut dire qu'en réalité la V rien a changé je veux dire le produit é strictement exactement le même il a pas été transformé il a pas été découpé il a pas été ou après il y a les frais de structure une augmentation entre le le prix a et le prix B oui mais enfin de C voà c'est fou maintenant X de il y a un sujet donc c'est pas paradoxal c'est-à-dire qu'aujourd'hui il y a des il y a des agriculteurs qui ne vivent plus de de leur revenus et il y a de l'autre côté des consommateurs qui vraisemblablement payent beaucoup trop cher ce qu'on leur vend donc pardonnez-moi mais au contraire enfin j'ai tendance à vous dire aujourd'hui producteur consommateur même combat parce qu'on a le sentiment et d'ailleurs on a la certitude avec les quelques chiffres dont on dispose qui a deux grands perdants et c'est cela c'est ce qui se passe au milieu qu'il faut au milieu c'est quoi au milieu c'est quoi c'est la grande distribution et c'est les industriels c'est-à-dire que c'est ceux qui ceux qui transforment ces aliments d'un côté et c'est la grande distribution et la question des marges c'est c'est tous les intermédiaires en réalité les centrales d'achat les grands distributeurs alors effectivement ensuite il y a le sujet des industriels mais là je prenais volontairement l'exemple de produits bruts et c'est la raison pour laquelle avec avec les collègue de foodach de l'UFC de la CLCV nous dès le mois de novembre on avait interpellé le président lui disant monsieur le président vous vous étiez engagé auprès de nous au mois de septembre à à regarder ce qui se passait dans cette chaîne de valeur et à assurer une certaine transparence et ce que dit famille rurale aujourd'hui parce qu'on voit que certaines propositions émergent c'est que finalement pour tenter de trouver des solutions il va falloir partir d'un état des lieux un peu clair or celui-là nous ne l'avonsadasan l'une des réponses c'est aussi cette question du retour d'une sorte de chèque ou de carte alimenta eu Antoine Arnaud vous qui êtes justement dans ce dans ce Antoine Armand pardon vous qui êtes justement dans ce groupe d'études d'explloitation agricole est-ce que c'est ça la réponse al si ça devient un luxe soit vous allez faire pression comme l'avait promis Emmanuel Macron sur la question des marges soit il faut que vous développiez un un moyen pour aider les gens à mieux se nourrir qu'est-ce qu'on fait alors je rejoins d'abord en partie madame vous avez raison il faut qu'on continue à mettre la pression sur la grande distribution pour une chose très simple qui énerve le parlementaire que je suis c'est qu'on respecte la loi qui a été votée la fameuse loi égalime et faire que dans les négo ition et bien le coût de production des agriculteurs soit respecté ne soit pas négocié ne soit pas une variable d'ajustement mais soit respecté développé aussi évidemment les circuits courts mais pas que il faudra évidemment continuer filière par filière à s'organiser à construire vous receviez il y a quelques jours des agriculteurs qui vous disaient on veut vivre correctement de notre travail et je crois qu'une des leçons de la crise qu'on vient de vivre c'est que l'alimentation française la bol alimentation elle a un prix et donc il faut avoir cette humilité là cette lucidité là de dire que oui les prix l'alimentation si on veut qu'elle soit française que si on entend ce que dit Nadan à l'instant il y a une chose c'est effectivement de payer correctement les agriculteurs mais la question c'est aussi ce qu'on rajoute derrière c'estàdire que là là vous répondez en disant il faut qu'il paye bien les agriculteurs oui c'est une chose mais est-ce qu'il faut pas ensuite que eux réduisent le profit qu'ils rajoutent sur ses produits bruts en moins d'un mois on a mené des dizaines de contrôle contre la grande distribution il va y avoir je crois que c'est c'est plus un un secret des sanctions fortes exemplaire pour ceux qui trichent ceux qui contournent ceux qui vont pas assez loin et on est en train de réfléchir c'est la demande du Président de la République aller vers un égalisme Européen et à contrôler vous savez ces centrales d'achat qui contourneent la loi française pour aller depuis la Belgique depuis l'Allemagne négocier des produits et se soustraire à c encore une fois là vous me parlez du prix d'achat aux agriculteurs moi ce qui m'intéresse c'est le prix de vente au consommateurs mais le prix de vente aux consommateurs je vais peut-être être un populaire mais il faut pas raconter n'importe quoi au français les les la marge les marges de la grande distribution aujourd'hui si on les supprimait elle ne suffirait pas à faire baisser les prix parce que on est dans un monde concurrentiel certaines marches sont importantes c'est vrai il faut que on soit capable de les réduire sur certains produits mais il n'est pas juste de croire qu'en supprimant les marges de la grande distribution les prix baisseront tout simplement baisser les prix c'est pas un objectif en soi c'est que les Français puissent se nourrir et ça c'est notre combat pour le travail et pour le pouvoir d'achat qui primera et qui permettra à la longue sur le long terme d'y parvenir il y a Nadia zan qui défend la mise en place d'un chque alimentaire je vais vous interroger sur ce point dans un instant mais en attendant je voudrais aussi le témoignage de margaot qui nous a appelé au 3216 bonjour margaot bonjour àine bonjour à toutes les Margo vous êtes plongeuse en restauration en Mosel je peux le dire puisque vous venez de de le dire à notre au au standard à Quentin vous lui avez dit que vous gagnez 900 € par mois et que et que dans ces 900 € par mois vous arbitrez pour quand même tenter tenter de de bien manger comment vous faites alors bah écoutez je tente pas je mange bien je c'est très important pour moi de consommer 100 % français sur tout ce qui est fruits et légumes et sur l'alimentaire en général c'est pour ça que je suis contente d'intervenir parce que c'est vrai qu'avec cette crise agricole ça m'a beaucoup fait rire de voir beaucoup d'auditeurs soutenir mais derrière acheter un peu tout et n'importe quoi très honnêtement si on se rend aux bons endroits et même s on se rendre aux bons endroits forcément on on peut c'est une question de choix alors bien sûr il y a des petits extrat qui sautent on achète peut-être un peu moins de viande ou en tout cas de meilleure qualité chez boucher local bien sûr les achats vêtements et cetera B on remne un petit peu dessus mais en attendant on mange correctement et puis on tâche de rémunérer nos agriculurs vous achetez des des légumes des fruits vous les achetez où du coup alors moi je vais en supermarché alors plus précisément chez Grand Frais si on peut dire les marques ouais ouais allez-y allez-y on se dit tout sur RMC voilà qui d'ailleurs n'est même pas connu pour être le moins cher bah figurez-vous que j'arrive à avoir des fruits et légumes français en arbitrant parce qu'il y a pas que du français chez eux d'ailleurs mais j'arrive à avoir des produits des produits français de bonne qualité et surtout en consommant de saison et il y a une vraie problématique là-dessus c'est que les gens pensent qu'ils peuvent acheter des tomates au mois de décembre bah non ça va coûter cher et et puis c'est c'est ça si vous restez si vous restez aux fruits et légumes de saison ils sont à des prix abordables margaot absolument absolument et puis voilà moi je suis quand même dans une grande ville j'habite mes et ben pour autant on arrive à proximité sans même prendre la voiture à avoir des artisans locaux des agriculteurs qui nous fournissent aussi qui vous fournissent merci margaot d'être passé par le 3216 margaot qui est donc plongeuse en restauration donc en Mosel je reviens avec vous Nadia Zian la mise en place d'un chèque alimentaire en même temps quand vous entendez margaot qui gagne 900 € par mois et qui réussit à à très bien se nourrir et qui le revendique Nadia on se dit que c'est aussi une question peut-être de choix alors très bien se nourir avec 900 € nous on l'a chiffré c'est c'est pas possible en tout cas de de respecter les recommandations du Plan National Nutrition Santé hein parce qu'il y a les fruits il y a les légumes mais il y a aussi des sources de prot protéin qu'il faut avoir des légumineuses donc dans les chiffrages que nous on a fait à Famiral c'est pas possible respecter les recommandations du PNNS ça coûte au minimum 539 € pour une famille de 4atre personnes et c'est la raison pour laquelle je je je rebondis sur cette idée de chèque alors nous on on on on préfère parler d'allocation alimentaire parce que l'alimentation on en a besoin quotidiennement et tous les mois donc un chèque ponctuel c'est pas ça le la solution la solution c'est bien de mettre en place une aide qui ne permettrait d'acheter que des produits euh euh euh euh compatibles avec le Programme National Nutrition Santé hein euh et ça nous éviterait vraisemblablement d'avoir un un coût social parce que soigner des maladies qui sont induites par une alimentation inadaptée ça mieux va mieux vaut travailler effectivement au début de la chaîne Nadia Dian je voudrais que Antoine Armand puisse y répondre est-ce que ça c'est envisageable est-ce que vous soutenez cette démarche- làà on y travaille il y a une vingtaine de de projets locaux qui ont été lancés il y a une expérimentation exactement de chèque alimentaire en scè saie mais ce chèque il peut pas être uniforme et national je vais vous donner trois questions à laquelle auquelles vous allez voir tout de suite ça pose une vraie difficultés techniqu à qui profiteraient ces produits est-ce que ça doit être tous les produits qui sont concernés ou seulement certains est-ce que ça doit être seulement des produits dit de qualité mais pourquoi ce serait les bios ou pas les bio est-ce que ça doit être les produits locaux ou les produits nationaux donc un chèque alimentaire pour aider nos concitoyens et dire finalement que manger c'est voter c'est soutenir ses agriculteurs oui on le développe on l'ex un chèque national uniforme qui viendrait ou soutenir la grande distribution ou ne pas faire la différence entre des produits français de qualité et puis d'autres produits c'est un peu plus compliqué merci d'avoir amorcé cette réflexion en tout cas dans ce studio Antoine Armand je rappelle que vous êtes le député renaissance de Haute Savoie et puis Nadia Zian vous qui êtes la directrice du département consommation de l'association famille [Musique] rurale
Adel Ziane