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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 26 juin 2026 11 minAutoproduit

Face à la canicule, l'urgence est de préparer la France. Dieynaba Diop sur France Info

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

ce matin Dienava Diop député PS et de Syvine Sol bienvenue sur France info. Bonjour bonjour. Bonjour et merci de venir ce matin.

Donc Jamel Mazi en parler. La canicule c'est bien évidemment l'actualité qui nous occupe depuis plusieurs jours et avec une question aujourd'hui sur l'hôpital le préfet de police de Paris a évoqué hier une saturation des hôpitaux parisiens. Ça nous rappelle de mauvais souvenirs.

Est-ce que ça veut dire que on n' pas retenu les leçons de dernier épisode historique qui est celui de 2003 ? Je crois que malheureusement effectivement il y a des leçons que nous n'avons pas su retenir. Effectivement, on a tous en tête la vague de décès de 2003 en raison de de ce qui était une des premières grosses canicules que nous avons subi.

Ça fait des années que l'on dit que il faut effectivement avoir de la prévention puisqu'on sait qu'il va faire de plus en plus chaud, c'està-dire arrêter par exemple de bétonner, qu'il faut végétaliser, qu'il faut faire des îot de fraîcheur, qu'il faut aussi repenser l'architecture de nos bâtiments, qu'il faut aussi travailler à être en capacité de répondre à ces épisodes, forcé de constater que nous avons du retard sur ces questions et qu'il faut absolument ne pas réagir mais bien évidemment planifier et faire en sorte d'être prêt pour ces épisodes de canicules qui vont être de plus en plus fréquents. Alors sans faire de catastrophisme la la situation actuelle, on parlera bien évidemment après des solutions que vous préconisez, mais est-ce qu'on doit s'inquiéter lorsque au bout d'une semaine les hôpitaux parisiens sont saturés ? Ça veut dire que on peut s'inquiéter d'un d'un bilan de mortalité qui déjà est en train de de grimper, un bilan qui pourrait s'avérer très très important dans les dans les jours qui viennent.

Il faut pas faire de catastrophisme mais ça veut dire qu'il faut accentuer toutes les mesures qui permettent de prévenir les malaises, qu'il faut justement rester en contact des personnes les plus fragiles et notamment les personnes les plus âgées qu'il faut effectivement faire en sorte que dans les bâtiments qui sont des véritables passoirs thermiques, on puisse atténuer les effets de la chaleur. C'est pour ça que la végétalisation, le fait d'être en capacité aussi d'avoir une architecture pensée comme par exemple à Montpellier, vous avez des bâtiments qui dès leur conception pensés par des architectes qui vont jouer avec le vent, faire des courbes justement pour que la le le vent circule et que vous ne soyez pas totalement comment dirais-je assommé par la chaleur. Tout ça c'est important et ça fait partie des préconisations que nous faisons, c'est que il faut penser la ville non seulement justement pour le bâti mais replanter des arbres, faire des îux de fraîcheur, avoir du vent qui circule même à l'intérieur de vos de vos bâtiments.

Et c'est pour ça que la rénovation thermique pour justement travailler sur ces sujets est extrêmement importante et relève de choix politiques majeurs. on va en parler mais comme on dit euh euh mieux vaut prévenir que guérir. Est-ce que ça veut dire que malgré tout l'hôpital pendant toutes ces années reste le parent pauvre des investissements euh des différents gouvernements qui se sont succédés ?

Euh on est en donc le plan Horsan 3. Horsan ça veut dire organisation de la réponse sanitaire. Ça veut dire qu'on a déjà euh on est déjà en train de reporter des opérations que ça va pour libérer des lits et cetera et cetera.

Ça ça nous rappelle tristement l'histoire de 2003 et et de d'un hôpital qui se plaint souvent du manque de moyens. On est en est encore là. Nous payons les conséquences effectivement du manque de moyens de l'hôpital public et des services publics en général.

C'est ce que nous dénoncions de déjà il y a très longtemps, mais encore plus ces dernières années. Si vous ne donnez pas les moyens à l'hôpital de fonctionner avec effectivement la possibilité d'avoir des aménagement pour pouvoir accueillir correctement les patients, et bien forcément vous le remarquez forcément d'autant plus au moment où vous avez des problèmes de canicule et des de la fragilité des plus vulnérables que ce soi les personnes âgées mais aussi nos enfants ou les gens qui ont des pathologies de longue durée. Alors euh la une de libération ce matin, c'était canicule la France qui craque.

On voit bien que cette canicule pose un certain nombre de de problèmes de fonctionnement. Les transports, on a dans quelques heures des collégiens qui vont plancher sur euh le brevet l'épreuve de français dans des salles qui sont peut-être pour certaines surchauffées. Euh on a des problèmes avec les centrales, certains réacteurs de centrales, des problèmes d'électricité.

Euh euh qu'est-ce qu'il faut qu'est-ce qu'il faut faire ? Enfin bien sûr que la cette canicule là était difficile à prévoir dans son intensité. Pour autant, on peut pas dire que qu'on pouvait pas prévoir.

Chira que la maison boué l'arde d'ailleurs. C'est pas d'hier. Non, c'est pas d'hier.

Le problème, c'est que nous n'avons pas anticipé. C'est-à-dire qu'il y a par exemple des nouveaux bâtiments qui n'ont pas été pensés. Il y avait l'accord de Paris qui était une histoire de François Hollande par exemple.

Mais depuis tout ça, aujourd'hui le problème c'est que vous avez des conventions citoyennes par exemple qui ont été menées. Qu'avons-nous fait ? préconisation de cette grande convention citoyenne pour le climat avec des propositions concrètes et bien ça a été jeté à la poubelle pour la majeure partie euh d'entre elles.

Et c'est bien ça qui est euh euh dommageable, c'est que nous savons, nous le savons depuis très longtemps et nous ne prenons pas des mesures à la hauteur des des événements. Quand vous réduisez le quand vous réduisez le fond vert, oui, c'est aussi ne pas anticiper et vous mettre dans ce type de situation. cré par Emmanuel Macron qui disait hier dans sa rencontre franco-italienne avec Georgia Méloni en marge dans la conférence de presse, il dit que il fait valoir son gros travail d'adaptation qui a été fait dans la lutte contre l'échauffement climatique sous ces deux mandats en martelant que la canicule actuelle était totalement inédite.

C'est pas le bilan que vous faites de des deux quinqu pas et puis c'est surtout que je rappelle que ils ont été condamnés pour inaction climatique. Donc en fait, on ne peut pas d'un côté, il y a les grandes déclarations sous Emmanuel Macron et puis il y a les actes concrets des dizaines de milliard aujourd'hui on est où pour rénover pour alors il les collectivités locales, le fond vert c'était fait pour ça. Il y en a qui parlent de 60 milliards sur plusieurs années, ne serait-ce que pour les logements, pour les écoles, pour les hôpitaux.

Euh il faudrait que déjà nos services nos services les caisses sont vides parce qu'on aussi on ne va pas chercher les euh les fonds là où ils sont. C'est-à-dire que si vous mettez une taxe climatique, ça fait partie des propositions que nous avions, c'est-à-dire taxer les plus riches pour qu'il contribue justement à taxer les plus riches le patrimoine pour le climat pour le climat fléché vers le climat fléché vers le climat et donc du coup vous faites de la rénovation des passoirs thermiques de celles et ceux qui sont les plus modestes et qui subissent de plein fouet qui sont les premières victimes justement du réchauffement climatique et ça ça fait partie des mesures d'égalité et de justice sociale que nous préconisons. Alors, vous me faites la transition puisque ce sera sans doute un sujet de la campagne présidentielle, ce réchauffement climatique, ce dérèglement climatique et comment lutter et prévenir.

Les militants socialistes ont voté dans la soirée d'hier pour le projet. Alors, on n pas les résultats officiels, vous les avez ? Non, pas encore parce que vous savez, vous exagérez franchement.

Vous savez, je pense qu'il avis, vous me donnez pas les résultats. Vous savez, je pense qu'il n'y aura pas de suspense, c'est que le projet qui a été euh travaillé, validé par les militant puisqueil y a eu toute une phase d'amendement et par les trois courants sous la houlette de Chloé Ridel et effectivement européen député européenne qui a été secrétaire. Oui, et puis c'est surtout celle qui a beaucoup travaillé sur ces propositions mais avec l'ensemble des courants du Parti socialiste et on les remercie pour ça.

Je crois que c'est un moment de validation parce que nous sommes un parti démocratique et nous voulons que justement celles et ceux qui ont réfléchi au projet, qui l'ont amendé puissent le valider dans la dernière version qui leur a été adressée. il le sera. Et puis comme nous sommes un vieux parti, il y a encore plein d'endroits où nous avons voté à l'urne, où nous avons expérimenter le vote tout électronique, vote mixte.

Mais la la nouveauté, c'était le vote électronique. Donc, il y aura pas de surprise mais pour autant vous aurez un projet donc officiellement quand on aura les résultats mais vous n'avez pas de candidat. Comment ça va se passer ?

Il y a un débat mardi au sein du conseil national, le parlement du parti qui devrait établir la question qui sera posée aux militants. On parle d'une double primaire, on en est où ? On sait que le premier secrétaire veut quand même une primaire avec les autres partenaires, ce qui est pas le cas par exemple de Boris Valot.

Alors, qu'est-ce qui va être posé comme question militant mardi prochain ? Et bien, c'est justement ce que nous allons déterminer en ce moment. Vous vous aimeriez quoi poser comme question ?

Moi ce que je voudrais c'est surtout que on puisse donner à nos militants la possibilité de choisir quelle est la stratégie du Parti socialiste. Et moi, c'est pas une stratégie, un vote interne avant une primaire, un seul vote interne avec un candidat socialiste qui essaierait de fédérer. C'est ça les options entre Olivier Fort et Boris Vallot, c'est quand même pas la même chose.

C'est pas la même chose. Mais vous savez ce qui est intéressant au Parti socialiste, c'est que tout le monde peut s'exprimer et qu'à la fin ce sont les militants qui se trancheront. Oui, mais là on a l'impression qu'on est dans un espèce de no stand stratégique.

Pas du tout. Parce qu'en fait ce qui se passe, c'est que lorsque vous êtes dans un parti démocratique, vous laissez la possibilité à chacun des courants de justement d'exprimer ce que lui souhaite pour le parti. Mais à la fin, ce qui compte, c'est que ce sont les militantes et les militants qui trancheront.

Et c'est la raison pour laquelle il faudra une majorité pour définir la question qui sera posée au militant. Le premier secrétaire n'a plus une majorité interne. Vous êtes l'une des pores-paroles d'un parti qui n'a pas de réelle majorité comme à l'Assemblée nationale.

Tiens et bien justement ça veut dire qu'il va falloir construire des compromis, être en capacité de construire un consensus et je crois qu'Olivier Fort a prouvé qu'il était capable de le faire. Et moi, je crois que ce qui compte bien plus que de savoir si on a une majorité ou pas, c'est de savoir si effectivement on est en capacité, nous socialistes, de désigner un candidat et de dire ce candidat va nous représenter au sein de l'Union de la gauche et les écologistes. C'est de cela dont nous avons besoin pour être une véritable alternative à la montée de l'extrême droite et surtout face à un centre qui n'est plus en capacité de répondre aux attentes des Françaises et des Français.

Et moi je crois que c'est ce qu'on attend du Parti socialiste et ces partenaires de la gauche et des écologistes nous regardent et c'est pour ça que je suis sûr que nous serons à la hauteur et qu'on sera en capacité. Ben on va suivre on va suivre tout ça avec intérêt parce que ça a encore besoin de beaucoup de clarification et on verra s'il y a un candidat d'ici les prochains mois et quel sera ce candidat ou cette candidate. Sû mais je suis sûr que nous y arriverons et une pensée pour tous les collégiens ce matin et notamment ma fille qui va plonger sur le français ce matin.

Alors merci d' venu sur plateau françis. à vous.

Face à la canicule, l'urgence est de préparer la France. Dieynaba Diop sur France Info — Dieynaba Diop · Pourquijevote