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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 12 décembre 2025 26 min

Le budget de la Sécurité sociale passe de justesse à l'Assemblée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour un nouveau numéro de Parlement hebbdo, l'émission qui revient sur les temps forts de la semaine au Parlement. Et comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur. Aujourd'hui, nous accueillons Emmanuel Morel.

Bonjour, vous êtes député du Valdoise, membre du groupe de la gauche démocrate et républicaine. En effet. Et face à vous Olivier Paco sénateur la républicain de LOIS.

Bonjour. Bonjour. Vous reviendrez tous les deux sur l'adoption de justesse du budget de la sécurité sociale par l'Assemblée nationale.

Un premier paris remporté par le Premier ministre Sébastien Lecnu qui doit maintenant faire adopter le budget de l'État au Parlement et cela s'annonce compliqué. On parlera aussi du vol des bijoux du musée du Louvre. Il y a un mois, les sénateurs ont auditionné les auteurs de l'enquête administrative sur ce cambriolage.

Selon eux, à 30 secondes près, les policiers auraient pu empêcher la fuite des voleurs. Mais d'abord, le budget de la CQ va de peu compte-rendus d'une séance à suspense avec Elsa Mondingava. Votant 574 exprimé 481 majorité 241 pour 247 contre 234.

L'Assemblée nationale a adopté une adoption un peu moins serrée qu'attendue. Le vote pour des socialistes a été déterminant. Nous avons cherché à être utile aux français et aux français et je crois que nous n'avons trahi personne et au contraire, nous sommes de ceux qui n'avons pas attendu un grand soir hypothétique pour obtenir des victoires. 18 députés de la droite républicaine ont également fait pencher la balance du côté de l'adoption.

La consigne de Bruno Retaillot, président du parti, était pourtant de ne pas voter le texte. Le bloc central est aussi apparu désun. Les groupes ensemble pour la République et les démocrates ont soutenu à l'unanimité le projet de loi de finance de la sécurité sociale.

Le groupe Horizon a choisi majoritairement l'abstention. Un compromis oblige chacun à faire des concessions. Mais avez-vous, c'est uniquement à sens unique et au mépris des équilibres budgétaires.

Nous l'avons dit, dès le 16 octobre, nous ne voterons pas n'importe quoi et personne ici ne peut findre la surprise. Neuf députés ont toutefois bravé la consigne d'Édouard Philippe et voté pour. Les écologistes se sont en grande partie absten sans cacher leur opposition au texte.

Moi ça, si j'écoutais mon cœur et si j'écoutais mes tripes, je vote contre ce texte. Je ne supporte pas ce que vous avez fait de l'hôpital depuis tant d'années. Il reste à confirmer l'adoption au cours d'un ultime vote la semaine prochaine.

Puis viendra la commission mixte paritaire sur le budget de l'État cette fois. Emmanuel Morel, vous avez voté pour ce budget. Vous êtes d'ailleurs le seul de votre groupe à avoir voté pour comme les élus du camp présidentiel et socialistes dont vous soutenez le gouvernement.

Absolument pas. B c'est de la même façon que si euh un camarade de gauche vote la même chose qu'un membre du rassemblement national, il devient pas le péniste pour autant. Donc je ne suis pas devenu macroniste.

Oui. Et et je suis pas là pour sauver ni le corps nu ni d'ailleurs j'ai voté toutes les motions de censure depuis le début. Donc le problème c'est pas ça.

Le problème c'est que il y avait un budget de la sécurité sociale qui nous avait été présenté avec un certain nombre d'horreur hein. Le gel des pensions de retraite, le gel des prestations sociales, un niveau d'ondam c'est de dépenses de santé très bas, euh une menace sur le modèle social que j'aime. Ah non, justement, c'est-à-dire que on a fait ce qu'on devrait tout le temps faire, un débat parlementaire et puis dans les groupes de gauche, on est parvenu à avoir un certain nombre de victoires mais de garanties.

Par exemple, je vous parlais à l'instant, il y aura pas de gel des prestations sociales. C'était pour nous quelque chose d'important. Il y a la suspension de la réforme des retraites pour les générations 648.

C'était une demande forte, on l'a obtenu. Vous avez fait un compromis. Vous avez surout et puis surtout moi ce qui m'a décidé finalement voter pour c'est en dernière minute à la fin du débat le gouvernement a accepté notre revendication depuis le début qui était l'augmentation de l'ond d'âme notamment pour l'hôpital.

On est passé à 3 %. C'est quand même 8 milliards de plus à la fin. Absolument, vous avez raison.

Voilà. Et ben moi, j'ai considéré j'ai considéré que ce qu'on avait acquis, ce qu'on avait gagné, c'est évidemment pas l'idéal. C'est évidemment pas un budget de gauche, mais pour les assurés sociaux, pour les Français, ça me paraissait nécessaire de le voter.

Olivier Paco ce compromis réalisé par Sébastien Lecorn avec la gauche pour faire passer ce budget de la sécurité sociale, est-ce que vous reconnaissez que ça apporte un petit peu de stabilité politique au pays ? Je ne sais pas euh puisque la stabilité politique, on verra bien à l'arrivée, c'est-à-dire après le vote du budget si euh elle est entre guillemets maintenu. Moi, la seule chose que je vois c'est que ce budget de la sécurité sociale, et il y a un mot qu'on n'a pas prononcé, que mon euh collègue n'a pas prononcé, c'est que il était en déficit grave, il est en déficit aggravé malheureusement.

Et quand on fait un budget, on essaie logiquement. Le mot comptable est un mot que beaucoup réfutent aujourd'hui, mais on essaie de trouver des solutions pour ne pas mettre en péril le système. Et le système, il est en péril.

Alors, je vais pas reprendre toutes les mesures. Moi, je comprends qu'Emmanuel Morel soit satisfaite par certaines, mais il y en a une avec laquelle je suis en désaccord, c'est concernant la suspension de la réforme des retraites. parce que qu'on le veuille ou non situation démographique hein, parce que la démographie c'est une science dure entre guillemets dans la situation démographique que l'on connaît, vouloir ne pas travailler plus c'est nier la réalité et je pense qu'on fait une erreur que payeront les générations futures.

Juste pour répondre à ce que dit le sénateur, 24 milliards d'euros de déficit, ce sera ce sera le niveau après ce budget voté. C'est le prix du compromis politique. Non, mais en réalité, c'est pas 24 milliards de déficit parce que dans les 24 milliards, il y a un certain nombre d'argents que l'État doit à la SC.

C'est quoi ? C'est les exonérations de cotisation sociale. Il y en a de plus en plus et notamment sous les gouvernements Macron que l'État normalement doit rembourser, il le fait pas.

Et d'ailleurs, ce qu'on a obtenu, encore euh un mérite de de ce vote, ce qu'on a obtenu, c'est que l'État s'engage à rembourser 2 milliards d'exonération à la SQ plus, c'était une demande de la droite notamment au Sénat. Il faut aussi que l'État rembourse le coût de l'exonération de des heures supplémentaires. Donc ça ça fait déjà 4 milliards et demi.

Donc en fait le déficit il est pas de 24 milliards et demi et 19 et demi. C'est beaucoup. Mais en même temps, pourquoi on en est là ?

Bah on en est là parce que vieillissement de la population, parce que augmentation des dépenses de santé, parce que fin de la comète du Covid, tout ça fait que évidemment oui, on a dépensé beaucoup d'argent pour la santé. Est-ce que c'est un problème ? Et bien non.

Et après, on peut revenir sur les retraites, la démographie. Vous saz la démographie, c'est pas une science dure, mais ça mais les choses peuvent changer, hein. Il peut y avoir, il peuvent y avoir des des booms démographiques sont parfois inattendus.

Donc je suis pas sûr que on soit dans une science dure au sens où c'est une situation qui va durer pendant 50 ans. Bref, moi ce que je veux dire par là, c'est que le déficit, il est pas aggravé comme ça vient d'être dit, il est contenu. Mais la vérité c'est que nos dépenses de santé, elles ont un coût et moi je suis prêt à assumer ce coût.

Pac, une question sur les républicains car on le rappelle le président du parti Bruno Rotaillot avait appelé à ne pas voter ce budget. Au final, sur les 49 députés LR, 18 ont voté pour. Il y a une fracture chez les républicains.

Qu'est-ce qui se passe ? Je sais pas s'il y a une fracture, mais il y a une incohérence, c'est incontestable. Je vais pas vous raconter le contraire.

Simplement je rebondis un tout petit peu sur euh euh les affirmation de d'Emmanuel Morel. Euh le déficit s'aggrave par rapport à 2022-2023, c'est incontestable. Et vous dites au niveau de la démographie que il va peut-être y avoir un rebond.

Nous étions en 2010 à 833000 naissances. Nous sommes aujourd'hui à moins de 650000. Ça m' échappé.

Ça m'a pas éché ça vous a pas échappé. Mais il faut en tenir compte. Ça me fait pas forcément plaisir de demander plus d'efforts à ceux qui travaillent, mais on n' pas d'autres solution au niveau des retraites.

Si on veut garder le modèle par répartition, je pense que vous y êtes attaché comme moi. Et bien, il faut travailler plus. Il y a pas sinon soit on baisse les pensions ce que je ne souhaite pas, soit on augmente les cotisations.

Il y a pas d'autres systèmes. Tous les pays au monde ont abouti à cette conclusion qu'il fallait travailler plus. Il y a qu'en France que notre gauche et une partie de notre droite visiblement pense que on peut s'en passer.

Alors vous voyez c'est là on est au cœur du débat parce qu'en réalité il y a pas que le travail qu'il faut faire cotiser à au financement de la protection sociale il a ce qu'on appelle le capital ça généralement la droite et notamment la droite sénatoriale ne veut pas entendre parler et d'ailleurs dans le débat sur le budget de la SQ il y avait une proposition qui était portée par la gauche mais aussi en réalité d'autres élus qui étaient de dire il faut faire cotiser le capital et notamment l'épargne au financement de la protection sociale via la CSG et nous on avait une proposition pour que l'épargne alors On dit l'épargne populaire, mais excusez-moi, tous les Français n'ont pas un plan d'épargne en action. Ça n'est pas vrai. Tous les Français n'ont pas un encours de 60 70000 € en assurance vie.

Et donc l'idée c'était de d'augmenter la CSG, de la mettre au même niveau pour le patrimoine que pour le travail. Ça n'a été accepté qu'à moitié. Le Sénat avait bloqué, l'Assemblée a un tout petit peu débloquée.

Là aussi, on a des marges de progression pour des recettes supplémentaires. Et justement, l'effort du capital, c'est le cœur du débat budgétaire entre la gauche et la droite. Actuellement, je voudrais qu'on parle du budget de l'État puisque le Sénat a examiné ce projet de loi de finance et ce lundi, la majorité de droite et du centre du Sénat devrait voter sur l'ensemble de ce texte qu'elle a quand même remagé.

Par exemple, les sénateurs et les républicains ont supprimé les hausses d'impôts exceptionnelles prévues pour les grandes entreprises qui font des bénéfices et les sénateurs LR ont également validé les différentes baisses de crédit ministériel. Olivier Pacou n'a pas l'impression que la droite sénatoriale est dans une démarche de compromis avec la gauche pour la suite de ce budget de l'État. Écoutez moi, faire de la politique c'est déjà défendre mes idées.

Alors le mot compromis qu'il peut être vicieux. Quelle est la position et la philosophie de la droite sénatoriale et du centre sénatoriaux ? On on fait un budget, il y a trois données de base. 1, on part d'une situation de 3500 milliards de dettes, on est d'accord ?

De on est l'un des pays les plus fiscalisés déjà d'Europe et du monde. 3, la création de richesse, c'est l'entreprise. C'est pas l'État, qu'on le veuille ou non. l'État met en place des euh un biotop euh fiscal euh de lois sociale qui permet de de créer de la richesse.

Mais c'est l'entreprise qui crée de la richesse. Et euh nos amis euh députés n'avaient voté que la partie euh recette du euh PLF, du projet de loi de finance et ils avaient effectivement déversé, ils s'étaient transformés en pépinière de surtaxe. Ils avaient créé un nombre de taxes assez étonnantes ou augmenté sauf tax qui a été rejeté au final par les députés hein.

Oui, ils ont alors ils ont refusé ce qu'ils ont voté. Il y a que la taxe duman qui a échappé un petit peu à leur créativité. Toujours est-il que le Sénat, lui, dans sa logique depuis effectivement des années, a décidé effectivement de euh de ne pas encore plus alourdir la fiscalité sur les entreprises.

Ça veut pas dire qu'on est contre l'impôt. Je vais vous donner un seul exemple, excusez-moi. La taxe sur les colis, les petits colis parce que ils viennent de Chine pour l'immense majorité, parce que c'est un problème environnemental parce que c'est une concurrence déloyale pour nos entreprises, nous l'avons augmenté celle-là.

Donc on n'est pas contre la fiscalité. Mais il faut pas pénaliser les entreprises et notamment les entreprises françaises. En fait, c'est surtout vous voulez pas pénaliser les riches hein parce que parce que quand on regarde ce qui est quand on regarde ce que le Sénat refuse, c'est pas seulement alors d'abord parle pas de toutes les entreprises. vérité, c'est que ce qui était proposé dans le débat parlementaire sur le budget, c'était d'augmenter les entreprises, les grandes entreprises qui faisaient beaucoup de bénéfices et et également les gens qui bénéficiaient parce que de de de de cet argent via les dividendes.

Quel est le problème qu'on a depuis plusieurs années ? Quand une entreprise fait des quand une grande entreprise fait des bénéfices, elle distribue parfois plus de 50 % de ses bénéfices en dividende. Dividende, ça va dans la poche des actionnaires.

Là, c'est pas de la création de richesse, c'est de l'enrichissement. Et donc nous, on proposait que parce que précisément ça c'est en train de changer il y a encore quelques années. D'ailleurs la droite à l'époque, il y a 10 ans, on va dire même la droite sénatorial disait euh bah c'est un peu pour l'investissement, un peu pour pour le travail et un peu pour les dividendes.

Là on a quand même 50 % des bénéfices donnés aux dividendes. Bah nous on proposait de taxer ça. Ça peut il peut y avoir un compr Attendez, je finis je finis.

Et puis la deè le deuxième problème que les sénateurs veulent pas entendre, mais ça ça m'étonne pas tellement compte tenu de la composition du Sénat, même si il y a beaucoup de sénateurs estimable, [rires] c'est-à-dire c'est bah oui, c'est la droite traditionnelle dans toute sa splendeur et vous avez aujourd'hui des patrimoines, des grands patrimoines qui explosent hein, majoritairement la droite, je veux dire, vous avez des patrimoines qui explosent littéralement et ces gens ne payent quasiment pas d'impôt. À un moment, il faut que tout le monde cotise à l'effort national. C'est ce qu'on propose.

C'est finalement une mesure de bon sens et je peux vous dire que n'importe quel électeur, même électeur de droite, il comprend ça. Mesure de bon sens Olivier Paco. Mesure de bon sens.

Oui. Alors effect mais tout le monde est pour l'impôt mais pas trop d'impôts. L'impôt ça doit être un outil de justice et de redistribution fiscale, non pas de prédation.

Euh vous avez un discours qui dit voilà euh nous on cible avant tout les riches, les ultra riches. Oui. Si c'était la réalité e bien euh votre discours serait accepté par tout le monde.

Or, je vais prendre un seul exemple qui montre que le compromis, il est quand même difficile à accepter. La dernière idée de vos amis euh de la Cour des comptes, c'est par le conseil des prélèvements obligatoires d'aller taxer non pas les ultra riches, mais d'aller prendre sur les livrets a sur le petit plafond. Voilà.

Faire bouger le plafond et aller taxer ce qui est juste au-dessus du plafond. Ça touche qui ça touche ? Non les classes moyennes.

Pas de la cour des comptes. Je suis pas de la cour des comptes. Oui.

Non mais la cour des comptes c'est il y a un doux parfum de socialisme qui règne. Et ce que je veux dire par là c'est que cette atmosphère antiriche en fait aboutit à faire payer tout le monde et les Français le savent bien malheureusement. Attendez.

Non mais et quand même faut rectifier personne n'a proposé de taxer le livret dans le cadre du débat budgétaire à l'assemblée. Alors les assurances vies par contre si mais les assurances vies compte tenues de l'encours et de ce que ça représente et de qui en bénéficie c'est normal ça serait normal que ça cise aussi la solidarité nationale. Rapidement pour conclure après on va parler du musée du Loufre.

Comment vous voyez l'issue de ce budget de l'État Emmanuel Morel ? Est-ce qu'on va vers une loi spéciale ou est-ce qu'il faudrait un 493 de compromis avec la gauche pour Sébastien le Cornu ? D'ailleurs, François Hollande demande ce 493.

Oui, François Hollande, il fait ce qu'il veut. Là, le compromis pour pour l'instant, on le voit pas. En tout cas, moi ce que je peux vous dire c'est s'il y a pas des mesures de pouvoir d'achat, ça c'est important, on en a pas parlé notamment moi je pense la baisse de la TVA sur l'électricité, s'il y a pas des mesures de justice fiscale, c'est-à-dire que les gros patrimoines, les très riches soient pas épargnés par l'impôt et s'il y a pas des un peu, je veux dire de meilleures dépenses, moi je suis rapporteur du budget travail et emploi, ça c'est un budget qui est massacré littéralement alors que le chômage augmente.

Il y a des jeunes en insertion, il y a des jeunes en mission locale, on les aide pas. Bah s'il y a pas ce rééquilibrage, il y aura pas de compromis. Loi spéciale à l'horizon Olivier Paco je ne sais pas quelle manière.

Comme l'a dit Emmanuel Morel, certains maintenant appellent au 493. Alors 493, loi spéciale ordonnance, personne ne sait. La seule chose qu'on sait, c'est ce qui s'est passé à l'Assemblée sur le vote du PLF qui a été rejeté.

Donc très objectivement, on peut se dire que les prochaines semaines vont être actives entre guillemets, ça c'est sûr. Allez, on va parler du vol des bijoux du musée du Louvre il y a un mois puisque les sénateurs ont auditionné cette semaine les auteurs de l'enquête administrative sur ce cambriolage. Une enquête qui révèle les énormes failles de sécurité de l'établissement.

Jérôme Rabier 30 secondes, c'est le temps qu'il a manqué pour empêcher le vol des bijoux au Louvre. C'est la conclusion choc du rapport de l'enquête administrative présentée au Sénat par ses rédacteurs. Pour ces 30 précieuses secondes, il aurait suffi le signalement un peu plus rapide par les agents du PC s'ils avaient pu voir la caméra plus tôt.

Un temps de résistance à l'effraction de la fenêtre supérieure à celui qui a été constaté. Une information aussi et ça c'est important plus précise donnée aux agents de de sécuritas et à la et à la police sur la localisation de la friction. Le rapport confidentiel mais consulté par les sénateurs pointe le manque de transmission entre l'ancienne direction et la nouvelle nommée en 2021.

En particulier sur des failles pointées dans des audits dont le plus récent réalisé en 2019 concernait la galerie d'Apollon qui abritait les précieux bijoux. Cet audit avait montré clairement les faiblesses du point de vue de de de la fenêtre, de l'accès côté Kmitteran et avait fait des préconisation précise de pose d'une caméra en face de la fenêtre, de renforcement des vitres de la fenêtre, de barrière à ultrason au niveau de la fenêtre. Aucune de ces mesures n'a été appliquée.

À la vue de ces conclusions, certains sénateurs veulent des responsables et réclament décisions fortes. Madame Descart, présidente du musée du Louvre, aurait dû démissionner ou présenter à nouveau sa démission. C'est une simple question de responsabilité.

La présidente directrice du Louvre, Laurence Descart, est d'ailleurs reconvoquée par la commission de la culture du Sénat mercredi, tout comme son prédécesseur Jean-Luc Martinez mardi pour s'expliquer sur leur passation particulièrement ciblée dans ce rapport administratif. Olivier Paco quand on voit toutes les failles de sécurité du musée du Louvre avec cette enquête administrative à la suite de ce cambriolage, comment vous réagissez en tant que sénateur ? Il y a il y a de l'étonnement.

Il y a de l'étonnement peut-être de l'agacement. Le Louvre est un des plus beaux, si ce n'est le plus beau, le plus grand musée du monde avec une richesse patrimoniale tout à fait extraordinaire et visiblement la sécurité du site, la sécurité des œuvres a été négligée. Alors, il y a des auditions en cours, mais on peut d'ors et déjà pointer effectivement des défaillances au niveau du système de sécurité.

C'est incontestable. Vetuste. Ah oui.

Alors et puis il y a eu, on nen parle pas mais il y a quelques jours quand même une inondation très regrettable et les malédictions volent en escadrille. Euh bon il y a un problème de gouvernance, faut dire les choses telles qu'elles sont et euh on pourra jamais nous retirer notre patrimoine mais il faut pas l'abîmer. Comment vous expliquez Emmanuel Morel ces négligences le fait que le musée le plus visité au monde dispose d'un système de sécurité aussi vêtuste ?

Il y a manifestement une sous-estimation des risques et un sous-équipement en matière de sécurité. Et j'entendais hier un collègue Alexis Corbière qui qui disait parce que il a fait partie d'une délégation de députés qui a visité le site, il disait que couvre était moins protégé que le supermarché en bas de chez lui. Et c'est c'était caricatural mais manifestement et ça ça depuis des années, il y a une sous-estimation des risques.

Après encore une fois notre patrimoine il faut le préserver, il faut le chérir, il faut le promouvoir, il est formidable. Ben tout ça a aussi un coût. Et là on en revient aux discussions budgétaire comme quoi on fait le lien parce que le budget de la dans le budget de la culture il y a tout ce qui est restauration et entretien du patrimoine et ça ça demande beaucoup d'argent.

Pourquoi ? Parce que la France est un des pays qui a la plus grande richesse patrimoniale au monde. On en est fier, ça fait venir plein de gens mais évidemment c'est un coup ou et ces failles de sécurité du musée du Louf, c'est l'illustration de manque de moyens pour la culture Olivier Paco des économies faites ces dernières années sur ce secteur culturel.

Attendez, le l'ouvre à son propre budget, hein. Il le gère comme ils veulent. Visiblement, ils ont fait certains choix qui sont regrettables.

Donc là, je pense que c'est pas de la faute de l'État macroniste, hein, très honnêtement. Euh maintenant, je ne sais pas qui est le principal responsable, mais c'est évident que euh on a parlé de de rapports qui avaient été fait qui alertaient déjà dès 2018-29 sur notamment la galerie Apollon et le fait que euh c'était quasiment ouvert à tous les vents. Euh l'opération de vol qui a eu lieu, c'est une affaire de pied niyclé.

Ça aurait pu être dans un film d'odiard. C'est tellement ridicule que le fait qu'il s'est réussi à partir avec quelques beaux bijoux et en en faisant tomber hein, c'est c'est c'est devant les yeux des des touristes d'ailleurs ébais filmait enfin c'est c'est c'est assez pathétique en fait et donc je pense qu'on peut faire beaucoup mieux. Est-ce que aussi il y a pas un problème de la culture de la sécurité ?

On a l'impression qu'elle était trop faible avec des personnels qui sont pas forcément formés. Alors déjà faut pas accabler les personnels parce que ce que montre l'enquête c'est que ils ont fait leur job c'estàd protéger les gens les visiteurs et on leur intégré par c'est quand même leur boulot et c'est et après il y a j'ai l'impression de ce que je vois dans parce que en effet comme le dit très bien mon collègue sénateur le Louvre il a son propre budget il a des ressources propres et presque à l'équilibre il y a un problème de hiérarchisation aussi c'estàd que bon bah moi je comprends et c'est évidemment très important que le Louvre consacre beaucoup d'argent à l'acquisition de nouvelles œuvres ou à la promotion de telle ou telle exposition, c'est bien sûr, mais à un moment faut hiérarchiser et mettre le paquet manifestement sur la sécurité, ça n'est pas été le cas. J'ajoute aussi que ce qu'on entrevoit quand même, c'est une forme de désorganisation un peu structurelle qu' va falloir régler parce qu'en effet là, c'est aussi la vitrine de la France.

Donc il faut prendre ces choses-là au sérieux. Puis le ticket d'entrée l'ouvre, il est pas donné hein quand même hein. Ils vont augmenter en plus hein.

Donc ils ont 8 millions d'entrées. Alors au minimum c'est 22 €. Si on vient de hors Union européenne je crois que c'est 32.

Alors bon gratuité pour les jeunes tant mieux. Bravo. Mais ils ont des moyens quand même.

Donc effectivement mieux les gérer. Donc l'une des solutions, c'est de mettre moins d'argent dans l'acquisition des œuvres, dans l'investissement pour l'accueil des touristes et plus dans la sécurité. C'est un peu caricatural cher Alexandre, mais c'est peut-être un petit peu ça qu'il faut en tous les cas faut remettre à niveau déjà le système de sécurité.

On a des moyens modernes en en terme de vidéoprotection qui permettent d'être très efficace et là visiblement il manque beaucoup de choses. L'ancien directeur du Louvre, Jean-Luc Martinez et Laurence Descart, l'actuelle directrice, vont être auditionné la semaine prochaine au Sénat. Est-ce que l'actuelle directrice doit démissionner ou pas selon vous ?

Je sais pas de gouvernance parce que ce que je vous disais, c'est que moi j'ai l'impression que cette ce problème il est structurel. Ça date pas de madame Descart. Donc après elle a sûrement j'ai sûrement des une responsabilité dans l'affaire mais c'est prédécesseur aussi.

Donc plutôt que de chercher un fusible ça réglera pas le problème. Le mieux c'est quand même de réorganiser. C'est ce qu'on disait à l'instant et ça c'est un problème structurel.

Et on a entendu votre homologue sénatrice les républicains Agn Sévren Olivier Pacou. On a entendu Ané Sven demander la démission de Laurence Descart car elle porterait sans l'el des responsabilités dans ses failles de sécurité. Vous êtes d'accord avec votre collègue ?

Je pense que Laurence Descart est assez grande pour savoir ce qu'elle a à faire. Elle elle a elle avait présenté juste après ce cambriolage sa démission, ça a été refusé. Et bien la personne qui a refusé, c'est ce qu'elle a à faire.

C'estàdire madame Rachidati, la ministre de la culture, elle doit prendre ses responsabilités. Bah écoutez, à partir du moment où madame Descart avait jugé qu'elle était responsable, et bien effectivement je pense que sa démission aurait dû être acceptée. Mais bon, Rachid Atati n'a pas voulu de la démission de Laurence Descart.

Ça vous inspire un Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? C'est pas le problème le c'est pas le problème principal si c'est bien que les gens assument leur responsabilité, ça c'est sû il y a quand même un problème de gouvernance car on le disait, il y a eu des audits de sécurité sur les failles du musée du Lou ces dernières années et pas de transmission d'information entre les différentes équipes de direction. Comment c'est possible ?

Les auteurs de l'enquête administrative le disent il y a pas d'archive au musée du Louvre qui est le plus grand musée du monde. Mais quand c'est trop grand effectivement big is not so beautiful. Il faut peut-être effectivement, c'est assez facile de faire une bonne passation entre guillemets, de ne pas laisser un bureau vide hein, mettre quelques dossiers hein.

Michel Barnier sait de quoi il parle mais peut-être qu'entre monsieur Martinez et madame Descart, la passation n'a pas été aussi fructueuse qu'elle aurait dû l'être. Oui, ça certainement. Il y a un mouvement social lundi des personnels du Louvre, ils ont raison de se mobiliser pour dire maintenant ça suffit.

Absolument. Je je pense que eux-mêmes d'ailleurs quand on les entend eux-mêmes d'abord ils aiment le lieu dans lequel ils travaillent, ils en sont fiers et ils estiment qu'il y a beaucoup de choses à faire pour non pas changer l'image, elle est très bonne mais changer les conditions actuelles d'organisation, d'entretien. Bah moi, je soutiens ce mouvement, je ne doute pas un instant là pour le coup que ça soit à la droite ou la gauche, que les parlementaires sont à l'unisson de ces travailleurs qui se disent qu'il faut que les choses changent.

Quel pour finir Olivier Paco quelle question vous poserez la semaine prochaine à Jean-Luc Martinez l'ancien directeur du Louvre et à Laurence Descar la question ? Cher Alexandre je ne suis plus membre de la commission, je suis membre de la commission des finances donc je n'assisterai pas à c Et quelle question faut-il leur poser selon vous ? Bah je pense que on peut leur poser des questions sur effectivement le renforcement de la sécurité et le développement de la vidéo protection du du palais.

Oui, bien sûr. Merci beaucoup. C'est donc le mot de la fin.

Merci à vous deux d'avoir animé ce débat. On se retrouve la semaine prochaine. Ciao.

Ciao.