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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 4 août 2026 22 minActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéEurope & international

Crise migratoire à Ceuta: Laurent Nuñez rend compte de la réunion avec ses homologues européens

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Laurent NuñezFait
    « tous les États membres, tous sans aucune exception, ont marqué leur solidarité avec l'Espagne et ils et la coopération remarquable avec le Maroc. »
  • 4:00Laurent NuñezChiffre
    « le ministre de l'Intérieur espagnol nous a annoncé qu'il y avait eu 75 corps retrouvés à date et que ce bilan n'était qu'un bilan provisoire. »
  • 5:00Laurent NuñezChiffre
    « plus de 70 000 personnes qui avaient reflué, qui étaient retournées notamment au Maroc. »
  • 7:00Laurent NuñezFait
    « nous avons simplement décidé de le renforcer de manière significative à la suite de ces événements pour contrôler les mouvements secondaires. »
  • 8:00Laurent NuñezChiffre
    « un renfort immédiat de 334 de personnes, notamment des forces mobiles qui se sont déployées sur cette frontière. »
  • 9:00Laurent NuñezChiffre
    « Moins 255 % au cours des années 2025, enfin on va dire des deux dernières années. Depuis le début de l'année 2026, cette baisse continue puisque nous sommes à moins 37%. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

s'exprime c'est un conseil informel et un conseil formel qu'on appelle les conseils jailles donc qui réunit les ministres de la justice et les affaires intérieures qui se tiendra le premier octobre à bruxelles donc là nous sortons à l'instant d'un conseil informel qui s'est tenu en visioconférence qui est réuni sous la présidence irlandaise et qui préside de l'union actuellement qui a réuni donc l'ensemble des ministres intérieurs de l'union européenne avec un certain nombre d'ailleurs de pays associés c'est avec ce conseil s'est tenu à la demande d'un certain certain nombre d'états dont le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez qui s'en était entretenu avec le président de la république française Emmanuel Macron donc ils avaient évoqué la possibilité de ce conseil qui s'est donc tenu à l'instant et donc il sera suivi d'un conseil formel donc quand je dis informel ça veut dire ça n'était pas un conseil décisionnel. C'était un moment de discussion suite à la crise de Ceuta, un moment de discussion entre tous les États qui était assez important compte tenu des divisions qui semblaient se faire jour. Il était important qu'on ait ce temps d échange.

Il a duré trois heures, donc ça a été extrêmement intéressant, évidemment. Et la première chose que je voudrais dire, c'est que tous les États membres, tous sans aucune exception, ont marqué leur solidarité avec l'Espagne et ils et la coopération remarquable avec le Maroc. Donc ça me paraît important de le dire.

À cet égard, lors de ce conseil, le ministre de l'Intérieur espagnol nous a annoncé qu'il y avait eu 75 corps retrouvés à date et que ce bilan n'était qu'un bilan provisoire. La plupart des États membres ont marqué beaucoup d'empathie avec cette situation, avec ce qui est un drame, avec ce décès d'ores et déjà de 75 personnes. Et encore une fois, il a bien insisté sur le fait que c'était un bilan provisoire.

Il s'agit de corps qui ont été retrouvés. Le ministre de l'Intérieur espagnol, Fernando Marrasca. Il est revenu très largement sur les événements, la façon dont les choses se sont passées.

Il a évoqué cet afflux massif de migrants au 30 juillet, beaucoup arrivant sur l'enclave de Ceuta à la nage. Il a évoqué surtout le fait que la plupart de ces migrants étaient retournés dans leur pays. Il a évoqué un chiffre de plus de 70 000 personnes qui avaient reflué, qui étaient retournées notamment au Maroc.

Il a évoqué aussi les mesures qui ont été prises pour endiguer ce phénomène, les mesures immédiates, les mesures d'urgence avec un renforcement de la présence policière, qu'il s'agisse de la police nationale espagnole, de la guardia civile espagnole et évidemment de forces armées également, donc des mesures qui ont été prises pour renforcer la sécurité immédiatement sur Ceuta. Et par ailleurs, il a annoncé qu'un barrage flottant, puisque vous savez que beaucoup de migrants sont venus en fait à la nage. C'est d'ailleurs dans ces conditions malheureusement qu'on déplore d'ores et déjà 75 personnes décédées.

Il a mis en place un barrage flottant qui permettra de contourner une décision, enfin de s'adapter plus exactement à une décision de la Cour suprême espagnole qui considérait que les personnes qui arrivaient à la nage pouvaient ne pas être refoulées immédiatement. Ce que le ministre de l'Intérieur espagnol considère qu'on considère que cette décision a pu être utilisée par des réseaux de passeurs pour générer ces afflux de migrants sur l'enclave de Ceuta. Donc il y a un barrage qui vient d'être confectionné et qui permet de s'adapter à cette décision qui ne trouvera donc plus lieu à s'appliquer puisqu'il existe maintenant un barrage physique, une frontière physique y compris en mer avec ce barrage flottant qui a été érigé.

Nous avons tous et toutes également convenu que la question de l'espace Schengen n'était pas vraiment le problème mais plutôt la solution d'une manière générale. Et il a été rappelé d'ailleurs au cas d'espèce que l'enclave des Souta ou B .I. a des règles particulières au sein de l'espace Schengen puisqu'il y a des contrôles très stricts, entrées et surtout sorties vers le continent.

Et tous les États ont évidemment reconnu, et en premier lieu l'Espagne, mais tous qu'il n'y avait eu aucune traversée de la mer méditerranée il n'y avait aucune pénétration sur le continent à l'issue de cette crise, de cette arrivée massive de migrants sur l'enclave de Ceuta. Donc voilà pour les faits. Tous les États, évidemment, ont déploré qu'à la faveur de la circulation d'un certain nombre d'images, on ait eu un certain nombre d'ingérences informationnelles d'États étrangers qui ont utilisé ces images, évidemment, pour critiquer la politique de gestion migratoire de l'Union européenne, essayer de diviser les États membres entre eux.

Et évidemment, tous les États ont déploré, tous les États membres, tous les ministres de l'intérieur des États membres ont déploré l'utilisation qui a pu être faite de ces images pour diviser l'Union européenne. Et tous les États ont convenu que c'était vraiment le pire des mots qu'il fallait absolument éviter cette division. En tout cas pour ce qui me concerne, quand je l'ai dit, je l'ai dit, quand je me suis exprimé, je l'ai dit très clairement mais j'y reviendrai.

Concernant la position que j'ai exprimée, celle de la France, c'est évidemment de rappeler à mon tour ma solidarité avec l'Espagne. Le fait de saluer évidemment la coopération qui s'était mise en place avec le Maroc et de rappeler que nous étions à disposition des autorités espagnoles pour venir en soutien ou renforcer le cas échéant Frontex s'il le fallait. Donc voilà, j'ai rappelé comme l'avait fait d'ailleurs le président de la République auprès de Pedro Sanchez lorsqu'ils se sont parlé vendredi après-midi dans cette séquence vendredi après-midi où le président de la République a échangé avec le président du gouvernement et moi avec mes deux homologues espagnols et italiens.

J'ai rappelé également à l'occasion de ce conseil que nous avons renforcé comme vous le savez les frontières, le contrôle des frontières sur la frontière franco-espagnole comme nous l'avions d'ailleurs annoncé. Je rappelle que le contrôle des frontières terrestres il est rétabli par la France depuis 2015, tous les 6 mois échéances régulières et c'est un contrôle qui est déjà en place. Nous avons simplement décidé de le renforcer de manière significative à la suite de ces événements pour contrôler les mouvements secondaires.

Bien sûr c'était lié à cette crise naissante mais c'est lié d'une manière générale au meilleur suivi du contrôle des mouvements secondaires, ce qu'on appelle les mouvements secondaires. Ce sont des entrées irrégulières d'étrangers sur le territoire de l'Union européenne et qui cherchent ensuite à a gagné la France, notamment pour se projeter vers le Royaume-Uni pour une partie d'entre eux. Donc en renforçant les contrôles aux frontières, franco-espagnol, c'est ce qui a été fait.

Nous luttons mieux contre ces mouvements secondaires, et c'est ce qui qui a été fait des vendredis en renforçant encore plus cette présence. Je tiens à dire qu'en accord avec mon homologue italien, avec lequel je me suis entretenu vendredi après-midi, des mesures qu'il était envisagé de prendre. Nous avons aussi décidé de de renforcer les contrôles frontaliers, terrestres, sur la frontière franco-italienne.

Pour la frontière franco-espagnole, j'ai donné le chiffre qui reste évidemment d'actualité. Ça a été un renfort immédiat de 334 de personnes, notamment des forces mobiles qui se sont déployées sur cette frontière. Il y a cinq forces mobiles actuellement qui assurent un contrôle des 37 points de passage autorisés qui existent sur la frontière franco-espagnole, entre le département des Pyrénées-Oriental le département des Pyrénées-Atlantique sur tout ce linéaire et ils sont renforcés à compter de demain par la mise en oeuvre donc de la force frontière d'intervention rapide qui va mobiliser 186 personnels supplémentaires qui vont être affectés au contrôle de la frontière et aussi à des contrôles dans la profondeur.

Voilà ce que je voulais dire sur ce qui a été dit sur ce conseil. Pour compléter mon propos, je voudrais dire aussi que tous les États se sont félicités. Évidemment, cet événement donne lieu à des critiques partout dans le monde de ce que serait la politique migratoire de l'Union européenne.

Tous les États, évidemment, se sont félicités de ce que les entrées d'étrangers en situation irrégulière sur le territoire de l'Union européenne avaient baissé de manière significative. Moins 255 % au cours des années 2025, enfin on va dire des deux dernières années. Depuis le début de l'année 2026, cette baisse continue puisque nous sommes à moins 37%.

L'Espagne enregistre une baisse de moins 31%. Et vers les Canaries, qui était un lieu de projection des migrants extrêmement importants, lieu de destination des migrants extrêmement importants, la baisse est de moins 60 % depuis le début de l'année. Donc il faut le signaler et tout le monde se en est félicité.

Il y a une politique migratoire de l'Union européenne, bien sûr il reste beaucoup de choses à faire, évidemment, mais il y a des succès significatifs et tous les États membres l'ont souligné, sans aucune exception, sans aucune exception, même si comme toutes et tous, la France a évidemment dit qu'il fallait poursuivre ses efforts. Globalement, sur les mesures à mener, même si aucune décision n'a été prise, je tiens à le dire, c'était un conseil informel. Tous les pays convergent sur l'idée qu'il faut, et c'est ce qu'a écrit Mme la présidente de la Commission européenne à Pedro Sánchez, sur le fait qu'il fallait évidemment renforcer notre lutte contre les réseaux de passeurs, qui jouent un rôle énorme dans l'entrée, majeure même, dans l'entrée sur le territoire de l'Union Européenne des transgences en situation irrégulière.

La lutte contre les réseaux de passeurs, le démantèlement de filières, c'est quelque chose d'extrêmement important, qui passe évidemment par l'action que mènent l'ensemble des services de police, et pour ce qui nous concerne de gendarmerie, mais l'ensemble des forces de sécurité intérieure, de l'ensemble des États membres, c'est un travail énorme, mais qui passe aussi par un travail bien évidemment en amont de démantèlement des réseaux, aussi évidemment dans les pays d'origine, dans les pays de transit. Et ça c'est quelque chose évidemment sur lequel l'ensemble des États ont insisté, au même titre qu'ils ont insisté sur la nécessité de renforcer le contrôle aux frontières extérieure, le fait de renforcer évidemment la politique de retour et de ce point de vue le règlement de retour, le règlement retour qui est en cours d'adoption et qui sera transposé à compter de la fin de l'année et sur une durée d'un y compris sur le territoire national donc c'est un outil qui va être extrêmement important et beaucoup ont insisté évidemment sur le travail de coopération avec les pays tiers pour favoriser le développement et éviter ces phénomènes migratoires. Donc Voilà, voilà quelques axes, quelques pistes de travail qui ont été lancées, qui encore une fois sont déjà des pistes de travail qui sont mises en œuvre.

Mais l'ensemble des États membres ont indiqué que c'était évidemment quelque chose d'extrêmement important qu'il fallait poursuivre dans cette voie. Je tiens à dire une chose ici également extrêmement importante, c'est que l'ensemble des Etats membres se sont félicités de l'adoption du pacte asile-migration, qui instaure comme vous le savez une procédure d'asile à la frontière pour les premières entrées sur le territoire de l'Union Européenne. L'ensemble des États se sont félicités de ce pacte qui permet de renforcer les frontières extérieures, qui facilite également le mécanisme dit de Dublin, c'est-à-dire un mécanisme qui permet quand un demandeur d'asile se présente sur une seconde fois dans un état membre de l'Union Européenne et qu'il a déjà été enregistré dans un autre état, qu'on puisse le renvoyé dans cet état le pacte asile migration facilite cette procédure dublin il la raccourci il en facilite la mise en oeuvre et donc c'est un pacte qui comporte un certain nombre de règlements et une directive, neuf règlements, une directive.

Sa mise en œuvre est extrêmement importante aux yeux de l'ensemble des États membres. Il y a pas mal de règlements qui renforcent aussi les contrôles sécuritaires, ce qu'on appelle le filtrage à l'entrée de l'Union européenne, mais aussi au sein de l'Union européenne. Quand un étranger en situation irrégulière est interpellé, on a des facilités de renforcer le suivi, des facilités d'imposer le recours à la biométrie.

Et donc l'ensemble des États membres ont considéré que l'application de ce pacte d'asile-migration, qui a été voulu partout, c'était indispensable. Je rappelle que pour la France, il est entré en vigueur le 12 juin dernier, ce pacte, qu'il est appliqué mais qu'il nous reste encore un certain nombre de mesures législatives à prendre. Et notamment celles qui permettent de retenir à la frontière des demandeurs d'asile avant qu'ils ne pénètrent sur le territoire national quand on considère qu'ils proviennent de pays d'origine sûre, quand on considère qu'ils comportent une menace pour l'ordre public ou quand on considère que leur demande est abusive.

On a la possibilité soit de déclarer la demande irrecevable, soit de l examiner à la frontière, c'est-à-dire que la personne ne pénètre pas sur le territoire national. Je le dis à dessein parce que le gouvernement français a demandé la transposition par ordonnance de certaines de ses dispositions, notamment celles qui permettent de retenir des personnes à la frontière, et que si le Sénat a autorisé le gouvernement à prendre ses mesures de nature législative par ordonnance, l'Assemblée aura à se prononcer à l'automne. Et d'ores et déjà la commission des lois avec le concours des voire du Rassemblement national et de la France insoumise a rejeté ce pacte, et notamment ces mesures qui permettent de retenir à la frontière des étrangers qu'ils déposent une demande d'asile, et dont on considère qu'il vaut mieux instruire leur demande pendant pendant qu'ils se trouvent retenus à la frontière, qu'ils aient pénétré sur le territoire national.

Et donc pour nous ce pacte revêt maintenant une importance extrêmement forte dans sa mise en œuvre. Voilà, voilà donc évidemment tout le monde également à saluer l'avancée de la discussion en cours sur le règlement retour qui, comme vous le savez, pour les retours supprime le délai de départ volontaire et surtout donne aux forces de sécurité intérieure des prérogatives accru, notamment en termes de recherche sur la téléphonie pour mieux identifier les réseaux de passeurs et donc ce sera un texte extrêmement important que contrairement d'ailleurs à ce que j'ai pu entendre, lire ou voir ici ou là, la France est absolument favorable à l Je l'ai dit, au travers de la lutte contre les mouvements secondaires, la lutte contre l'immigration illégale. Nous démantelons des réseaux de passeurs et nous interpellons énormément d'étrangers en situation irrégulière.

Il faut évidemment s'en féliciter avec une collaboration et je tiens à le souligner, je l'ai dit à mes deux homologues vendredi lorsque je me suis entretenu avec eux, avec une collaboration remarquable de l'Espagne qui procède à 88 % des réadmissions. C'est-à-dire lorsque nous interpellons des étrangers en situation irrégulière un peu moins de 6000 depuis le début de l'année. Dans 88 % des cas, ils sont réadmis en Espagne et une coopération exemplaire également avec l 'Italie puisque dans plus de 90 % des cas, il y a réadmission en Italie pour les étrangers en situation irrégulière que nous interpellons à la frontière et c'est environ 12 000 depuis le début de l'année.

Donc il faut s'en féliciter. Ça veut dire que nos services à la frontière travaillent, contrairement à ce que l'on entend dire, pour lutter contre l'immigration illégale. Je terminerai simplement en disant deux choses.

La première, j'entends aussi également dire là en ce moment, c'est un autre sujet mais qui peut être lié. J'entends dire que évidemment nous enregistrons une augmentation des traversées de la Manche par des migrants qui veulent se rendre au Royaume-Uni et qui traversent notamment en utilisant des bateaux qu'on appelle les small boats ou des taxi boats maintenant et qui traversent donc la Manche pour se rendre au Royaume-Uni. Comme vous le savez, nous avons un accord de coopération avec le Royaume-Uni qui d'ailleurs finance un certain nombre de nos effectifs, de nos moyens matériels, de nos moyens aériens pour mieux lutter contre ces traversées.

D'abord parce qu'elles se font au péril de la vie de ces personnes. Et on l'a vu encore récemment, nous avons eu à déplorer le décès de quatre personnes qui ont été piétinées sur un small boat et donc c'est évidemment trois femmes en l'occurrence, dont trois femmes en l'occurrence, ce qui est évidemment dramatique. Et donc nous luttons contre ces traversées.

J'entends dire du côté de partis extrémistes du Royaume-Uni qu'ils veulent venir sur le territoire national, escorter nos bateaux, qu'ils viennent mener des actions de propagande sur le territoire national, que la France ne ferait pas tout ce qu'elle devrait pour le faire. Je tiens à dire que depuis le début de l'année, en partenariat évidemment avec les services et les forces de Sécurité britannique. Depuis le début de l'année, le nombre de traversées réussies a été de 160, il était de 413 à la même période, ce qui constitue évidemment, comme vous pouvez le noter, une baisse significative. 413 traversées réussies à la même période de l'année.

Nous Nous sommes passés à 160. Que le nombre d'individus qui ont réussi à traverser, il était de 24 000 l'année dernière à la même période, il est tombé à 10 000. Et que le taux d'échec des traversées, qui était de 58%, c'est-à-dire 58 % de traversées empêchées, est maintenant passé à 65 % depuis le début de l'année.

Notamment, pas que, mais notamment grâce à la nouvelle doctrine que nous avons mise en œuvre d'interception des navires en Voilà, donc vous dire que l'effort de la France pour lutter contre l'immigration illégale est fort, qu'empêcher des traversées sur la Manche, ça dissuade les migrants de se rendre sur le nord de la France et d'essayer de se rendre au Royaume et donc ça dissuade les mouvements secondaires. Ce sont des actions globales qui sont menées au niveau du territoire de l'Union européenne et auxquelles la France prend évidemment toute sa part. Pour conclure, le message que j'ai adressé moi ce matin comme ministre de l'Intérieur et représentant le gouvernement français à ce conseil.

C'était le message qui est celui de la France, qui a été rappelé par le président de la République vendredi après-midi, qui a été rappelé à Pedro Sanchez, qui a été rappelé à la présidente de la Commission. C'est un message de responsabilité, c'est-à-dire que la France en train de jouer évidemment tout son rôle dans la lutte contre l'immigration illégale mais c'est aussi un message de solidarité, responsabilité et solidarité. Solidarité auprès des pays quand ils sont dans le besoin quand ils ont affaire à un afflux de migrants l'espagne en son temps a joué ce rôle quand il y a eu d'autres états qui ont été concernés tout le monde en tête lampédouza la france a joué son rôle l'espagne a joué son rôle voilà l'union européenne c'est un territoire de solidarité il ne faut pas l'oublier il faut pas l'oublier et j'ai rappelé à cet égard que les dissensions qui avait pu se faire jour il y a encore quelques jours pendant tout le week-end n'étaient pas les bienvenus puisqu'un certain nombre de pays qui pratiquent l'ingérence étrangère savent utiliser les images qu'on a vues à soula savent utiliser les positions divergentes des uns et des autres pour finalement attaquer l'union européenne et que aucun état membre n'avait intérêt à la division et que tous avaient intérêt à la solidarité ce que j'ai entendu ce matin de ce point de vue était très rassurant voilà très rassurant on a eu des messages de grande solidarité oui il reste beaucoup à faire on en est parfaitement conscients, mais tout ça va se faire dans la plus grande solidarité et je me félicite de la tenue de ce conseil informel.

Je me félicite qu'il ait pu se tenir et je me félicite surtout de ce que j'y ai entendu. Voilà comment vous expliquez ce réservoir justement de certains pays, on pense à l'Italie qui avait critiqué Pedro Sanchez. Comment vous expliquez que vous avez dit qu'il y avait des Il n'y a pas eu de remise en cause l'Italie.

Il n'y a pas eu de remise en cause, l'Italie n'a pas annoncé qu'elle remettait en cause la mesure qu'elle avait prise de suspendre l'Espagne du système Schengen pour ses ports et ses aéroports. Il n'y a pas eu de revirement. Il y a eu simplement une reconnaissance que l'Espagne avait bien géré cette Cette crise l'avait gérée efficacement, qu'il y avait eu des reflux massifs, qu'elle avait prise les bonnes mesures pour renforcer le contrôle à sa frontière, qui est la frontière extérieure de l'Union.

Donc tout le monde était évidemment attentif à cela. Évidemment qu'il y a eu un certain nombre de pays qui ont Certains ont pu dire attention aux mesures attractives qui peuvent être prises ici ou là. D'autres comme l'Espagne, d'autres pays qui étaient solidaires de l'Espagne, ont pu dire que la division n'avait pas sa place au sein de l'Union européenne que signer une lettre à 22 pour demander une réunion sans faire référence à la solidarité sauf à la fin du courrier sans rappeler que c'est est un territoire qui obéit à des règles particulières au sein de l'Union Européenne et dans l'espace Schengen, ce n'était pas forcément opportun.

Voilà, certains ont s'est dit les choses, tout n'a pas été...

Voilà, on s'est aussi dit les choses. Mais globalement, tout le monde a reconnu la nécessité qu'il fallait prendre des mesures supplémentaires, celles que j'ai dites, que tout le monde allait dans la même direction et tout le monde a souhaité qu'il y ait un message de solidarité entre tous et qu'on offre une image de l'Union européenne qui soit une image de l'Union européenne qui soit une image des Etats membres de l'Union européenne qui soit une image unie et de solidarité. Voilà, il n'y a pas de revirement.

Il y a simplement une convergence de vues sur le fait qu'il ne fallait pas se diviser et qu'il fallait continuer à mener ce que nous avons lancé, qu'il s s'agisse évidemment de l'action de Frontex, l'action des agences, la mise en œuvre du pacte asile-migration, le futur règlement retour. Tout le monde a considéré que c'était indispensable de mener à bien ces chantiers. Bien sûr il y aura des conseils à venir, il y a un conseil le 1er octobre, il y aura un conseil européen le 15 octobre aussi.

Évidemment que sans doute d'autres mesures seront discutées mais au cas d'espèce ce matin j'ai trouvé que la réunion était très consensuée.