L'interview : Jordan Bardella - 26/07
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC, RMC, l'interview Amandine Attalaya.
Bonjour Jordan Bardella.
Bonjour.
Merci d'être avec nous ce matin sur BFM TV et RMC. Vous êtes le président par intérim du Rassemblement National. Les Français se réveillent ce matin en voyant qu'il y a encore eu une nuit difficile, laborieuse à l'Assemblée Nationale sur notamment le pouvoir d'achat. Avec un amendement surprise, c'est une enveloppe de 230 millions d'euros pour aider les foyers français qui se chauffent au fioul. Les députés Rassemblement National se sont alliés aux députés LFI et RN pour le voter.
Alors, bilan d'étape, Jordan Bardella, vous vous dites ça avance à l'Assemblée Nationale, ça va dans le bon sens, ou bien tout ça est tellement heurté, avec tellement d'incidents qu'à un moment donné les Français vont être désabusés ?
Écoutez, nous sommes, je crois, les avocats du peuple français à l'Assemblée Nationale. Si le pouvoir d'achat était porté comme premier texte de débat par les parlementaires, c'est parce que, je crois, Marine Le Pen l'a imposé dans le cadre de la campagne présidentielle. Il y a un certain nombre de mesures que nous avons portées qui ont été reprises incontestablement par la majorité.
Néanmoins, aucun de vos amendements n'a été repris et ce sont les républicains qui arrivent davantage à négocier avec le gouvernement.
C'est vrai avec l'allocation adulte handicapé, que nous avions proposé depuis 5 ans, que la majorité a toujours refusé et que nous avons pu faire adopter. C'est vrai avec des mesures d'urgence. Encore une fois, le pouvoir d'achat, ce n'est pas de l'idéologie, c'est du concret. On n'est pas dans la même démarche que la France Insoumise. L'objectif de la France Insoumise, c'est de faire le show à l'Assemblée Nationale, les Français les ont vus, c'est de faire le spectacle, et c'est en quelque sorte de vouloir faire sauter les institutions. Et le vôtre ? Nous, c'est de défendre une opposition qui soit une opposition pragmatique.
Nous ne sommes pas la béquille du pouvoir, nous ne sommes pas la béquille d'Emmanuel Macron. Mais sur des sujets extrêmement concrets comme le pouvoir d'achat, quand il y a des mesures qui vont dans le bon sens, je me vois mal expliquer à nos électeurs que nous avons voté contre des mesures qui sont reprises par la majorité et qui sont dans notre programme.
A ce sujet, pour une question de cohérence, par rapport à la dernière législature, quand on regarde les votes de Marine Le Pen par exemple, parce que vous dites que nous voulons être constructifs, 2017, elle votait contre le projet de loi antiterroriste, 2018, contre le projet de loi Asile et Immigration, abstention sur le projet de loi de lutte contre le séparatisme en 2021, elle n'a pas voté non plus la hausse à 10 000 du nombre de policiers. Pourquoi tout d'un coup vous changer à ce point-là au Rassemblement National ? Et vous dites maintenant, Et alors, les questions qui arrivent aujourd'hui ne vous conviennent toujours pas entièrement.
Mais madame, parce que ces textes...
Comprenez qu'on y va quelque chose de pure stratégie.
Parce que ces textes n'étaient pas bons. Quand je vois aujourd'hui le bilan du gouvernement en matière d'immigration, je me dis que nous avons eu raison de voter contre ces lois qui ne visaient en rien à contrôler l'immigration dans notre pays. Quand on voit aujourd'hui l'explosion de l'insécurité, le cancer de l'insécurité se développer sur tout le territoire français, et on aura peut-être l'occasion d'en reparler. Je me dis que nous avions eu raison. Donc il y a encore une fois une forme de cohérence. Maintenant, encore une fois, le pouvoir d'achat, ce n'est pas l'idéologie, c'est du concret.
Et vous n'êtes plus les mêmes, vous n'êtes plus les mêmes qu'il y a quelques mois.
Si des mesures vont dans le bon sens, nous les votons. Si des mesures sont mauvaises pour les intérêts du peuple français, alors nous votons contre, et surtout nous défendons à l'Assemblée Nationale, des mesures qui nous semblent être des mesures de bon sens, et ce pourquoi nous avons été élus. Vous pouvez poser par exemple la question au gouvernement, pourquoi est-ce qu'il refuse par exemple la baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur le carburant, l'électricité, le gaz, le fioul, alors même que cette mesure... D'autre part, vous savez, Jordan Bardella,
qu'il faudrait au niveau européen qu'une directive soit modifiée, et que ça prendrait des années parce que c'est l'Europe qui fixe le taux.
Non, non, pas du tout. La Pologne a baissé la TVA sur ses produits de première nécessité, ça n'a posé aucun problème.
Vous savez, quand Jacques Chirac voulait par exemple modifier la TVA sur la restauration en 2002, la directive a été modifiée en 2009.
Vous permettez que je termine ?
Donc, si vous étiez au pouvoir sur la TVA, les Français continueraient à payer le prix fort en attendant que l'Europe fasse quelque chose, vous le savez.
Non, non, pas du tout, Madame. Il y a un Français sur deux aujourd'hui qui est à 10 euros près quand il fait ses courses. Il y a des Français aujourd'hui, des personnes âgées qui se demandent comment est-ce qu'elles vont faire pour se chauffer, pour se chauffer.
Tout le monde s'accorde.
Oui, tout le monde s'accorde, sauf que les mesures qui sont prises aujourd'hui, même si elles répondent à des mesures d'urgence, et c'est la raison pour laquelle nous les avons votées, mieux vaut des miettes, même dérisoires, que rien du tout, mais elles sont insuffisantes. Les mesures que nous proposons sont des mesures pérennes et je pense qu'en matière de pouvoir d'achat, il y a deux leviers aujourd'hui essentiels, c'est la baisse des taxes et la revalorisation du travail. Il faut que le travail paye mieux.
Il faut augmenter les salaires parce que les salaires sont beaucoup trop bas en France et nous avons défendu une mesure qui a été refusée par la majorité et par les Républicains qui est celle qui visait à proposer aux chefs d'entreprise, aux TPE, PME, aux commerçants, aux artisans d'augmenter de 10% les salaires de leurs salariés, de toutes leurs entreprises, sous couvert d'une exonération de cotisations patronales pendant cinq ans. Ça, c'est une mesure ambitieuse qui permettait de concilier à la fois le travail, la revalorisation de l'effort et la compétitivité.
Il y a les carburants et on s'oriente vers une hausse de la ristonde de 18 à 30 centimes au mois de septembre et au mois d'octobre. Bonne idée du gouvernement, vous dites ?
Dans deux mois, pour deux mois. Sauf que dans deux mois... C'est trop tard, c'est ça ? C'est trop tard, mais les Français qui, aujourd'hui, essaient de partir en vacances...
C'est trop tard, mais c'est une bonne idée.
Quand ils ont les moyens... Évidemment qu'une ristonde, c'est toujours mieux que rien. Oui, c'est ça. Ça fait partie des miettes, comme vous dites. Les Français qui nous écoutent ce matin ne comprennent pas pourquoi est-ce qu'on continue de distribuer des chèques ponctuellement une à deux fois par an, alors qu'en contrepartie, on ne baisse pas les taxes. On vient d'en parler sur les difficultés de baisser la TVA. Nous allons continuer de défendre et de proposer cette mesure de bon sens qui est de baisser les taxes sur les carburants. La baisse de la TVA de 20% à 5,5...
Vous savez que ça ne passera pas.
Pourquoi ça ne passera pas ?
Parce que ça n'a pas été voté ni décidé par le gouvernement. Donc ça ne passera pas.
Ça s'appelle la démocratie. Donc nous, je veux dire, on est pragmatique, on est cohérent. Cette mesure, on va continuer à la défendre. Et nous allons continuer de la proposer parce que je pense que c'est le seul moyen de permettre de rendre aux Français un peu de pouvoir d'achat en allégeant la pression fiscale qui pèse aujourd'hui sur eux. L'ensemble des baisses de taxes... Non mais juste pour être très concret, l'ensemble des baisses de taxes... Oui, mais je voudrais qu'on parle de Lyon et de la sécurité. Mais oui, mais si vous ne me laissez pas finir, ça va être très compliqué.
L'ensemble des baisses de taxes qu'on souhaite faire sur les carburants permettrait aux Français de récupérer 15 à 30 euros par plein. Suppression des hausses de TICPE depuis 2018 et baisse de la TVA de 20% à 5,5%. Ça coûte 12 milliards d'euros.
Oui, les Français connaissent vos propositions. Mais maintenant, le travail à l'Assemblée nationale avance d'une autre façon. De fait.
Si alors vous avez déjà les réponses, moi je m'en vais. Non, non, il avance. Ah d'accord.
Il avance d'une autre façon, mais pas sur la baisse de la TVA. Est-ce qu'on peut parler de la sécurité de Lyon et de Gérald Darmanin ? C'est un imbroglio, car il faut un peu réexpliquer. C'est-à-dire qu'il y a eu une agression de trois policiers. Gérald Darmanin a d'abord annoncé l'expulsion d'un suspect qui avait été interpellé. Ce suspect, finalement, a totalement été mis hors de cause. Un nouveau suspect a été interpellé, qui est lui aussi un ressortissant étranger. Mais le premier suspect qui a des antécédents judiciaires sera quand même expulsé, assure Gérald Darmanin.
Quel regard vous portez sur ce qui s'est passé, en sachant que Gérald Darmanin, ce matin encore, n'y s'est repris les pieds dans le tapis ?
Je pense que la sécurité et l'immigration sont hors de contrôle aujourd'hui en France. Et que nous sommes en train d'ouvrir un débat sous les chouineries de la gauche et de l'extrême-gauche, parce que le ministre de l'Intérieur s'apprête à expulser un clandestin. Il y a près d'un million de clandestins aujourd'hui dans notre pays.
90% ?
Non, il ne va pas expulser de façon prioritaire, puisque 90%, ça ce sont les chiffres, ça c'est le bilan du gouvernement, 90% des obligations de quitter le territoire français ne sont pas exécutées. Donc aujourd'hui en France, tout le monde rentre dans notre pays, mais personne ne sort. La France est livrée à un chaos sécuritaire et migratoire qui est devenu aujourd'hui hors de contrôle. Et les responsables de cette violence, le responsable aujourd'hui de ce désordre, c'est messieurs Darmanin et Dupont-Moretti, qui ne tiennent absolument plus rien. On a vu à la guillotière, il y a quelques jours, on le voit partout en France aujourd'hui.
Vous savez que c'est difficile, parce qu'il faut que les ressortissants soient repris par leur pays d'origine. Il faut pour ça qu'ils délivrent des laissés-passés consulaires, et c'est extrêmement difficile. C'est du cas par cas. Non, ça n'est pas difficile. Par exemple, ce nouveau suspect est algérien. S'il devait être expulsé, l'Algérie ne reprend pas, ou presque pas,
Madame, si l'Algérie ne souhaite pas reprendre ses spams et ses indésirables, alors nous couperons les transferts de fonds privés et nous couperons les aides au développement et nous menacerons de supprimer tous les visas à destination de l'Algérie. Ça s'appelle de la diplomatie. Madame, le clandestin algérien, Madame, juste si je peux terminer une phrase, s'il vous plaît, Madame. On importe 20% de gaz de l'Algérie. Est-ce que, s'il vous plaît, vous me permettez de terminer une phrase. Ce clandestin algérien a 18 antécédents judiciaires.
Il est sous les frais aujourd'hui d'une obligation de quitter le territoire français, comme le sont des centaines de milliers de personnes aujourd'hui dans notre pays, dont beaucoup commettent chaque jour des crimes et des délits. Tous les jours dans notre pays, en France, il y a des Français qui sont agressés, attaqués par des clandestins, qui font les frais, qui sont sous l'objet d'une OQTF, qui n'ont rien à faire en France. À Angers, il y a quelques jours, un migrant soudanais a assassiné et poignardé en pleine rue pour rien, parce qu'ils avaient le malheur de se trouver là au mauvais endroit, au mauvais moment.
Parviendriez à faire exécuter 100% des OQTFs
Je pense surtout que la France est aujourd'hui en train de basculer et que la France est aujourd'hui en train de s'habituer à l'explosion de l'insécurité et au fait que ce n'est plus l'État qui décide de qui entre sur son sol, mais que ce sont les clandestins. Donc, il faut renvoyer systématiquement les clandestins dans les pays d'origine. On en revient à la difficulté d'obtenir les épaissés consulables. Eh bien, à ce moment-là, il faut faire le bras de fer.
Et plutôt que d'aller se prosterner devant le FLN, comme l'a fait Gérald Darmanin, et de donner des gages à un gouvernement qui passe son temps à insulter la France, à insulter la République française, eh bien, je pense qu'on se ferait beaucoup plus respecter. Donc, il faut faire respecter la France. Il faut rétablir des frontières nationales qui protègent. Il faut organiser le traitement de l'asile dans les pays de départ, dans les consulats et les ambassades des pays de départ et non plus sur le territoire français. Ce sont, je veux dire, c'est hallucinant.
Ce sont les immigrés aujourd'hui qui décident et notamment les clandestins si oui ou non ils rentrent et se maintiennent ou non en France. Donc, c'est le grand désordre en la matière. Et moi, je pense que M. Darmanin, il a eu la main molle et qu'il est bien incapable aujourd'hui de protéger les Français. Enfin, je veux dire, on ne peut pas laisser impunément la police se faire attaquer comme ça a été le cas à la guillotière.
Parce que ce qui se passe à la guillotière aujourd'hui, des quartiers entiers qui vivent sous couvre-feu où les commerçants sont obligés de fermer beaucoup plus tôt, où les femmes n'osent plus sortir après 17h parce qu'elles sont agressées, où les parents craignent pour la sécurité de leurs enfants, ce qui se passe là-bas est en train de se passer dans d'innombrables quartiers de France. Et moi, je dis aux Français, y compris les Français qui ont peut-être la chance de vivre dans des endroits protégés, privilégiés, regarder la guillotière. Parce que ce qui se passe là-bas, c'est le futur de la France.
Si on ne reprend pas aujourd'hui le contrôle, reprendre le contrôle, ça demande du courage de l'autorité et de la volonté politique.
Gérald Darmanin, parmi d'autres ministres, gère le dossier des Jeux Olympiques de 2024 et de la sécurité. Est-ce que c'est un bel événement ? Vous vous en réjouissez ? Vous vous dites, c'est dans deux ans, la France est prête ou pas ?
Je pense que M. Darmanin est incapable d'assurer la sécurité des Jeux Olympiques. Pourquoi ? Parce que la France entière a vu un ministre de l'Intérieur dans l'affaire du Stade de France se délester de sa responsabilité alors qu'il y a eu là-bas de véritables rasiats, des scènes de chaos. La France est incapable aujourd'hui d'organiser le moindre événement sans qu'il se passe des agressions, sans que les supporters soient pieds. Il y a eu un fiasco au Stade de France.
Ce stade a été créé en 1998, un seul fiasco en 25 ans. La France a aussi su organiser l'Euro 2016 de foot. Par exemple, le Tour de France, nous savons faire des choses.
Quand je regarde là où vont se dérouler les Jeux Olympiques et la carte des infrastructures dont une grande partie sont en Seine-Saint-Denis, comme beaucoup de Français, je crains des incidents. Et quand le ministre de l'Intérieur met un mois à reconnaître sa responsabilité, qu'il passe un mois à accuser la billetterie de Liverpool d'être responsable des agressions, des attaques, des pillages qui ont été organisés sur des supporters britanniques, y compris sur le maire de Liverpool, qui ont dit « mais on n'a jamais vu cela », eh bien oui, je crois que c'est extrêmement inquiétant.
Et je pense que si on ne fait pas aujourd'hui un tournant en matière pénale, si on ne rend pas la justice beaucoup plus dissuasive, avec des peines beaucoup plus lourdes, si on ne contrôle pas l'immigration, alors il y a fort à parier que d'autres événements
de ce type
ne se produisent.
Difficile. Il y a une actualité qui vous concerne directement également, c'est celle de votre parti et de la présidence du Rassemblement National, puisque le 5 novembre, via un congrès, le Rassemblement National va se choisir un nouveau président. Vous êtes candidat à ce poste. Quelle serait la ligne Jordan Bardella ?
Écoutez, en 2022, ça a incontestablement passé quelque chose. Il y a beaucoup de Français qui, je crois, en voyant les résultats du Rassemblement National, les résultats historiques que nous avons réalisés à la présidence et à la législative avec ce groupe historique de 89 députés, ont repris confiance. Et beaucoup sont revenus aux urnes. Ils sont revenus voter, ils ont repris espoir dans la politique. Je pense que le travail que nous avons fait avec Marine Le Pen ensemble, puisqu'elle m'a confié la présidence par intérim en septembre dernier, est un chemin qui nous permet de cultiver cette ambition de la victoire et que nous devons poursuivre. Et que nous devons poursuivre.
Vous pouvez vous flatter d'un bilan productif. Le chemin
qu'on a évidemment tracé ensemble. Le futur. Peux-vous m'interroger sur ma ligne ? Moi, ma ligne politique, c'est celle de Marine Le Pen. Je suis dans la continuité de ce qu'elle a toujours fait, à la fois en termes de normalisation de notre mouvement qu'elle a transformé en parti de gouvernement, à la fois sur le fond. Je pense que le Rassemblement National doit continuer à marcher sur ses deux jambes, sur ces deux grandes inquiétudes que nous portons dans le débat public. Celle de la question sociale des fins de mois difficiles pour les Français. Celle du danger vital de la fin de la France. On a évidemment parlé au cours de cet entretien.
Je peux vous demander quelle serait votre différence simplement avec Louis Alliot qui hésite à se présenter également. Ce serait quoi les différences entre vous et lui ? Les différences de fonds de ligne ?
On partage la même ligne politique. Il y a bien des différences sinon il ne se présenterait pas. Il y a des différences probablement de parcours. Il y a des différences
davantage Front National Historique.
C'est moins le renouvellement. J'ai beaucoup de respect et d'amitié pour Louis. Je pense que s'il était ce Front National Historique il n'aurait peut-être pas remporté en ces termes la ville de Perpignan qu'il a réussi à conquérir qui est la ville de plus de 100 000 habitants que l'État le Rassemblement National en faisant un grand rassemblement autour de lui avec des gens qui viennent d'horizons divers. Je ne suis pas dans la caricature et je pense qu'il ne faut pas caricaturer les uns les autres. Mais je pense qu'on ne change pas une équipe qui gagne. Et qu'on a encore évidemment beaucoup de choses à développer, à amplifier.
Moi ce que je veux c'est un Rassemblement National qui gagne, qui rassemble qui continue de parler à la fois des questions régaliennes mais aussi des questions sociales. C'est ce que fait Marine Le Pen depuis 10 ans. Et je souhaite moi continuer à le faire. Mais encore une fois ce congrès est sain pour la démocratie interne et c'est les adhérents qui s'exprimeront à compter de la rentrée.
Quel est votre métier Jordan Bardella ?
Je suis député européen à temps plein aujourd'hui parce que je pense que...
Je vous pose simplement la question parce que vous deviendrez peut-être vous avez 26 ans n'est-ce pas ? Oui. Président de l'un des plus grands partis de France et vous n'avez pas auparavant exercé le métier dans la vie active. Ça n'est pas un handicap ?
Merci madame. J'ai travaillé dans la politique dans des fonctions qui étaient politiques pas seulement dans des mandats y compris dans des rôles de salariés y compris dans des missions au sein de mon mouvement politique mais ça n'aura échappé... Je dis ça parce qu'un jour
vos opposants pourraient dire que vous avez fait une carrière d'apparatique.
Non madame, ça n'aura échappé à personne que j'ai 26 ans et que je suis aujourd'hui à la tête, vous l'avez rappelé du premier parti de France que j'ai été élu extrêmement tôt et que je suis extrêmement fier d'avoir consacré ma modeste vie et mon modeste engagement politique depuis 10 ans à la défense de mes concitoyens et à la défense de mes idées et permettez-moi de vous rappeler qu'au regard des résultats que nous avons enregistrés je pense que nous sommes de ceux qui sont dans le réel et de ceux qui sont connectés au réel.
Merci beaucoup Jordan Bardella d'avoir été avec nous ce matin il est 8h53 sur BFM TV RMC.
Jordan Bardella