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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 29 novembre 2024 25 min

La motion de censure du RN, Marine Le Pen en 2027... Le "8h30 franceinfo" de Sébastien Chenu

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Monsieur. On parle depuis hier soir des concessions que Michel Barnier a pu vous faire, que ce soit sur la taxe sur l'électricité, mais aussi sur l'aide médicale d'État ou encore sur une future loi immigration. Est-ce que vraiment, à l'heure où l'on se parle, l'ERN pourrait ne pas censurer le gouvernement ?

0:24
Sébastien Chenu

Ne pas censurer le gouvernement, tout est possible dans la vie. Et ça ne dépend pas de la manière dont vous le dites, tout est possible dans la vie. Oui, parce que qui eut cru que Michel Barnier annonça hier, finalement, un recul sur les augmentations, enfin sur les taxes, sur l'électricité. Donc vous voyez, quand le Rassemblement national met une certaine forme de pression à certaines exigences, eh bien il peut parfois être entendu. Ça ne va évidemment pas assez loin. C'est plutôt de l'ordre, j'allais dire, du bricolage, ce qu'a fait Michel Barnier hier. Un bricolage à 3 milliards. Non mais il a bricolé son budget dans le sens où, s'il l'a fait, c'était possible.

Ça veut dire qu'il pouvait le faire dès le début.

1:02
Présentateur

Sébastien, je suis venu par nature à un compromis. Il faut que tout le monde lâche un peu et concède qu'il y a eu des reculs. Pourquoi vous ne dites pas, dont acte, on ne votera pas la censure sur le PLFSC ?

1:12
Sébastien Chenu

Plusieurs choses d'abord. Il n'est pas indécent que le Premier ministre, quelle que soit sa couleur politique, fasse des concessions en matière budgétaire au premier groupe d'opposition, au premier groupe tout court d'ailleurs de l'Assemblée nationale. Tout le monde a l'air de dire, mais c'est quand même incroyable. Enfin, nous sommes le premier groupe, nous pesons nos députés. Non, non, mais moi, c'est le décor que je plante. Michel Barnier, d'ailleurs, lui-même nous dit que ce n'est pas une concession. Il nous dit qu'il ne veut pas nous faire de cadeaux. Nous, on n'est pas dans l'idée de lui faire un cadeau non plus.

Nous, ce qu'on cherche, c'est l'efficacité des mesures au bénéfice des Français. Donc, une fois qu'on a planté ce décor, qu'est-ce que peut faire Michel Barnier ? Probablement, il peut faire bouger les lignes. Il a montré qu'il avait pu les faire et qu'il aurait pu le faire probablement depuis le début.

1:55
Présentateur

Mais c'est sans fin.

1:56
Sébastien Chenu

Non, ce n'est pas sans fin.

1:58
Présentateur

Vous dites qu'on veut améliorer la situation des Français. Est-ce que c'est vraiment ça ? On a aussi le sentiment peut-être que vous demandez toujours plus pour être sûr que ça ne soit pas accordé. Il y a quelque chose de...

2:09
Sébastien Chenu

Non, on demande toujours la même chose. En réalité, depuis que Michel Barnier est arrivé, Marine Le Pen a fait un discours lorsque Michel Barnier a pris ses fonctions, dans lequel elle a tracé nos lignes rouges. Évidemment, il manque à ses exigences.

2:24
Présentateur

Il y a eu un petit rajout de lignes rouges quand même, peut-être, non ?

2:26
Sébastien Chenu

Non, sur l'AME, c'est toujours pareil. Sur la désindexation des retraites... Alors forcément, par exemple, la désindexation des retraites, on ne l'avait peut-être pas vue venir. Donc, à partir du moment où ils ont ajouté à leur liste budgétaire des choses absolument insoutenables pour les Français, nous leur avons dit quelles étaient nos lignes rouges. Mais la philosophie, c'est toujours la même. Ne pas impacter le pouvoir d'achat des Français.

2:46
Présentateur

Question très simple ce matin. Est-ce qu'à l'heure où l'on se parle, avec les concessions qu'a faites Michel Barnier hier soir, est-ce que, pour l'instant, vous votez la censure ?

2:54
Sébastien Chenu

Ah ben aujourd'hui, oui, pour plusieurs raisons. Je vais dire pour plein de raisons, pardon. Pour plusieurs raisons. Non, d'abord, sur l'électricité, ce n'est pas financé. Ne soyons pas dupes. Michel Barnier nous fait une annonce, qu'il espère probablement séduisante, mais ne nous met pas de l'autre côté le mode de financement. Mais peut-être qu'il attend que vous lui fassiez une proposition. D'accord, enfin, je pense qu'on a fait...

3:13
Présentateur

Il répond à votre demande.

3:14
Sébastien Chenu

Nous avons fait beaucoup de contre-propositions, notamment un contre-budget avec 15 milliards d'euros d'économie. Oui, les lignes rouges évoluent, en fait. Non, mais elles n'évoluent pas.

3:23
Présentateur

Il répond à notre attente, mais en même temps, ce n'est pas financé.

3:27
Sébastien Chenu

Donc, en fait, on a l'impression que l'horizon se recule. Mais pourquoi je vous dis ça ? Parce que, s'il est sincère, il faut qu'il nous le démontre. C'est-à-dire que, moi, je veux bien le croire sur parole. Mais vous savez, c'est comme sur l'AME. On avait, entre guillemets, cru sur parole Mme Borne et M. Larcher, qui, il y a quelques mois, il y a un an, nous disaient « On va revoir l'AME ». Et puis, finalement, ils n'ont jamais réouvert le chantier. Donc, maintenant, vous savez, c'est comme en amour. Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour.

3:52
Présentateur

Arrêtons-nous, mais sur quelques minutes, sur cette question de la taxe sur l'électricité, 3,4 milliards en moins, de fait. Qu'est-ce que vous proposez pour compenser, effectivement, vu que vous l'appelez de vos voeux, pour compenser cette perte, ou ces non-recettes, en tout cas ?

4:05
Sébastien Chenu

Mais nous, nous l'avions déjà dit. Par exemple, une taxe sur les surprofits était évidemment quelque chose qui pouvait avoir du sens.

4:13
Présentateur

Il y a une forme de taxe sur les surprofits, déjà, pour les entreprises qui font que les rachats d'actions... Michel Barnier avance aussi là-dessus, le Sénat avance là-dessus, c'est assez ingenueux.

4:20
Sébastien Chenu

En réalité, alors qu'ils avancent vite, et qu'ils avancent plus loin, parce que vous nous demandez des sources d'économie, en voilà quelques-unes. Évidemment, s'attaquer au coût de l'immigration. Il n'y a aucune mesure dans le budget sur le coût de l'immigration.

4:35
Présentateur

Il y a une mesure dans le budget qui, d'ici 15 jours, serait écrite, prise, et qui rapporterait 3 milliards sur la question de l'immigration ?

4:42
Sébastien Chenu

Mais pas forcément dans les 15 jours. Il y a peu de mesures qui rapportent immédiatement 15 milliards. Oui, mais là, ce que je veux dire, c'est que le budget doit être voté dans les 15 jours. Le budget, c'est l'organisation des finances publiques, recettes et dépenses. Donc nous, on a fait des propositions. Je viens de vous en faire, d'ailleurs, de façon très concrète, en matière de recettes. Nous demandons aussi que la dépense publique baisse dans un certain nombre de domaines. Évidemment, on a évalué aussi à plusieurs milliards d'euros d'économies possibles le coût des agences d'État. Je vous ai parlé de l'AME. Donc oui, il y a des choses qui sont...

5:11
Présentateur

Attendez, ça fait 3 fois que vous parlez de l'AME. C'est une urgence aussi pour les finances publiques. Je dis bien, pour les finances publiques, vous le savez, c'est 0,5% des dépenses de santé. Est-ce qu'on ne se concentre pas sur des volumes plus...

5:22
Sébastien Chenu

Madame, l'AME n'est pas qu'une urgence pour les finances publiques, évidemment. Là, on parle du budget, on essaie de dégager des milliards. Bon, c'est sans arrêt exponentiel. Je veux dire, le coût de l'AME, chaque année, est plus important d'année en année.

5:34
Présentateur

Et avec des conséquences sur la santé publique. Donc, on pourrait calculer le coût pour la santé publique si on supprime ou on allège la ligne.

5:40
Sébastien Chenu

C'est une raison pour laquelle nous nous souhaitons la transformer en une aide médicale d'urgence. On ne dit pas que ça ne coûterait combien ? Entre 4 et 500 millions d'euros. Donc, c'est 800 millions d'euros d'économie. Donc, c'est 800 millions... Ce qui est déjà très important, 800 millions d'euros. On cherche déjà 3 milliards juste avec la taxe de l'électricité. C'est déjà très important. Mais il y a évidemment aussi un coût symbolique.

5:57
Présentateur

Non, mais il y a un coût pour la santé publique, vous le savez. On ne peut pas juste dire 800.

6:00
Sébastien Chenu

Je viens de vous dire que l'aide médicale d'urgence qui remplacerait l'AME serait à peu près... Je vous ai bien entendu, M. Chenu.

6:08
Présentateur

Vous économisez ça et vous reperdez parce que c'est des épidémies qu'on ne maîtrise pas. Non, non.

6:12
Sébastien Chenu

Et c'est des coûts pour la santé publique. L'aide médicale d'urgence...

6:15
Présentateur

C'est jamais aussi simple, c'est ça que j'essaie de vous dire. Et donc, en quoi c'est une urgence dans le budget ?

6:19
Sébastien Chenu

Si je peux vous répondre. L'aide médicale d'urgence, justement, c'est sur l'aspect épidémique. C'est-à-dire une épidémie qui pourrait atteindre un certain nombre de personnes. Elle a forcément un coût pour être prise en charge. C'est le coût que je viens de vous donner. Pour le reste, c'est la réduction du panier de soins. Quand Michel Barnier nous dit hier qu'on va enlever 100 millions d'euros sur l'AME, ça, ce n'est pas sérieux, vous voyez. Parce qu'en fait, qu'est-ce que ça veut dire que 100 millions d'euros ? Ou on enlève 100 millions d'euros ? Ou on rénove complètement ? On change de système ? On transforme l'AME en une aide médicale d'urgence ? Et il y a un impact financier.

Mais ce bricolage, vous voyez, il y a un aspect... Michel Barnier, il y a un aspect urgence. Il faut absolument trouver des mesures d'urgence parce qu'il n'a pas anticipé le fait que nous puissions, évidemment, nous opposer et censurer ce PLFSS, projet de loi de financement de la sécurité sociale.

7:04
Présentateur

Plus globalement, Sébastien Cheney, on en a peu parlé, mais mercredi, la Commission européenne a validé la trajectoire de rétablissement des comptes publics de la France. C'est peut-être que ce budget et ce PLFSS ne sont pas si mauvais ?

7:16
Sébastien Chenu

Non, c'est parce que de toute façon, il y a une contribution supplémentaire aussi de la France à l'Union européenne. Tiens, source d'économie, intéressante. La contribution supplémentaire, il y a 8% de plus. Donc oui, il y a une contribution...

7:26
Présentateur

C'est un amendement que vous avez fait passer ?

7:28
Sébastien Chenu

Oui, c'est un amendement... Vous l'a supprimé ou vous l'a diminué ? Non, on l'a diminué. De combien ? C'était, je ne veux pas vous dire de bêtises, de mémoire, c'était 5 milliards. Mais cet amendement, il a été ensuite, de mémoire, retoqué au Sénat. En tous les cas, il n'est, je crois, dans les travaux du Sénat plus retenus dans la Commission des finances. Mais on verra où ça reste. Mais ça, vous n'en faites pas une vidéo rouge ? Non, mais nous avons accepté de baisser notre exigence de hausse de la contribution. Je vous pose la question, quand même. C'est-à-dire qu'on a accepté que la contribution augmente moins fortement. Michel Barnier l'a part tenu.

Michel Barnier continue sa trajectoire. On augmente, on augmente, on augmente la contribution de la France et de l'Union européenne. Là aussi, source d'économie possible et immédiate. Vous cherchez des sources d'économie immédiates, elle est immédiate. Avec toutes les conséquences que ça peut avoir au niveau européen. C'est quoi les conséquences ? Vous savez que c'est...

8:14
Présentateur

C'est quoi les conséquences ? Le rôle moteur de la France.

8:16
Sébastien Chenu

Allez, je vous en donne d'autres. Allez, je vous en donne d'autres parce qu'Adrien Becht, vous voulez du concret. L'aide que la France apporte en matière de développement à un certain nombre de pays. On verse, je crois, 100 millions d'euros à la Chine. Est-ce que la Chine a besoin d'une aide au développement ?

8:30
Présentateur

Vous voyez, c'est questionnable, mais c'est un montant qui est assez modeste.

8:34
Sébastien Chenu

D'accord, mais enfin, là, entre 800 millions ou 900 millions d'euros d'économie sur l'AME, plus 100 millions sur la Chine. Vous avez déjà un milliard quasiment. Donc, vous dites que c'est modeste, mais toutes ces démonstrations que nous vous faisons avec effet immédiat, puisque vous cherchiez des effets immédiats,

8:48
Présentateur

eh bien, elles existent. Juste une question sur le délai que vous mettez, même l'ultimatum que vous mettez à Michel Barnier jusqu'à lundi. C'est lundi que vous déciderez si vous censurez, si c'est fini ou pas ?

8:58
Sébastien Chenu

Oui, mais parce qu'il y a des délais, parce que c'est lundi que nous nous retrouvons, c'est lundi qu'il y aura un vote. Donc, tout ça est très organisé. Donc, nous, lundi, nous ferons le point.

9:07
Présentateur

Que vous disent, là, les services de Matignon depuis ces dernières heures, et même depuis le rendez-vous de Marine Le Pen en début de semaine ?

9:13
Sébastien Chenu

Mais ils ne nous disent pas grand-chose. Vous savez, Michel Barnier n'est pas dans une...

9:16
Présentateur

Il n'y a pas d'échange ?

9:17
Sébastien Chenu

Non, il n'y a pas d'échange.

9:19
Présentateur

Le directeur de cabinet de Marine Le Pen avait été reçu en amont. Il n'y a pas un canal établi.

9:24
Sébastien Chenu

Non, mais pourquoi il n'y a pas d'échange ? Parce qu'en fait, nous, ce que nous disons, nous le disons publiquement. Il n'y a pas de surprise. Quand on dit qu'on veut revoir l'AME, quand on dit qu'on s'oppose à la baisse du remboursement des médicaments, quand on dit qu'on s'oppose à la désindexation des retraites, on ne le dit pas depuis aujourd'hui. On le dit depuis longtemps. Michel Barnier le sait très bien. Sur l'électricité, il connaissait notre position. Il la connaît. Donc, il n'y a pas de surprise. C'est à lui de bouger. Et on a l'impression qu'il peut bouger. Mais j'ai surtout l'impression que sa propre majorité cherche à le pousser à la faute.

C'est-à-dire à lui dire de se retenir, de ne pas bouger, de ne pas changer. On a l'impression que les macronistes derrière, qui sont censés le soutenir, le poussent un peu à la faute.

10:06
Présentateur

Vous dites qu'on n'a pas bougé depuis ces dernières semaines. Ce n'est pas, si je peux me permettre, pas tout à fait exact. Il y a encore deux mois, vous ne vouliez pas être source d'instabilité. Vous n'avez pas voté la censure après la déclaration de politique générale de Michel Barnier. Qu'est-ce qui a changé ?

10:22
Sébastien Chenu

Le budget. Je vous rappelle, madame...

10:25
Présentateur

On voyait la direction vers laquelle Michel Barnier allait aller.

10:28
Sébastien Chenu

Non, parce que justement, le discours de politique générale de Michel Barnier, souvenons-nous, était très abscond. Il n'y avait pas de grande... Il a d'emblée dit que la situation était grave et qu'il allait falloir un budget même de rigueur. D'accord, il a fait un constat sur la situation du pays que tout le monde fait. Mais il n'y avait pas de choses très concrètes. Rappelez-vous, par exemple, sur la proportionnelle, il n'en avait pas parlé, si on s'extrait d'ailleurs de la situation budgétaire.

10:51
Présentateur

Il nous semble aussi, dans la déclaration de politique générale.

10:54
Sébastien Chenu

Non, à l'époque, il n'avait pas dit ce qu'il ferait, ce qu'il voulait faire, etc. C'était des intentions, mais il n'y avait pas de choses concrètes. Et puis ensuite est arrivé le travail budgétaire. Et je vous rappelle comment ça s'est passé. Nos députés Tanguy et Mathias Renaud, tous les deux députés de la Somme, sont allés voir le ministre de l'Économie et des Finances avec ce qu'on a appelé communément maintenant nos lignes rouges, mais aussi nos propositions. Il n'y a pas eu d'échange. Ils ont acté. Bon, le Rassemblement National propose et demande ça. Très bien. Et ensuite, ça a été construit et balancé comme ça.

11:24
Présentateur

Marine Le Pen, elle a eu le sentiment d'être mal traité, y compris lors de son rendez-vous à Matignon, dites-nous franchement.

11:29
Sébastien Chenu

Oui, on ne peut pas dire que Michel Barnier, qui attendait qu'on lui demande audience, comme si on allait voir le pape, se soit manifesté et manifestait la volonté de travailler avec les groupes d'opposition. Mais il y a quelque chose d'ailleurs, regardez, qui est très perturbant finalement pour notre système politique et qui dit tout. Michel Barnier aujourd'hui est un homme seul. Qui soutient Michel Barnier à l'Assemblée Nationale ? Vous voyez que même ses troupes ont voté parfois contre certaines dispositions du gouvernement.

Michel Barnier est un homme seul et pire, les derniers qu'il soutiennent font de l'obstruction, on l'a vu hier sur la niche parlementaire, visant à abroger la réforme des retraites. Donc, il n'y a plus grand monde qui le soutient et ceux qui le soutiennent cherchent à empêcher les autres d'agir.

12:10
Présentateur

C'est très grave dans une démocratie. On va continuer d'évoquer ces sujets, ces questions de budget et peut-être d'après Michel Barnier aussi. D'abord, le fil info 9h moins le quart. Marine Klet.

12:22
Invité

La FNSEA appelle à de nouvelles mobilisations des agriculteurs les 9 et 10 décembre, action autour des revenus et dans le cadre du début des négociations avec les distributeurs, précise le syndicat. L'échec de la France insoumise s'est tenu à l'Assemblée Nationale. Sa proposition de loi pour abroger la réforme des retraites n'a pas eu le temps d'être votée. 1000 amendements avaient été déposés par les macronistes. Des huissiers ont dû intervenir également pour séparer deux députés. A Valence, le maire est ministre délégué à la Sécurité du quotidien.

Nicolas d'Aragon dénonce une banalisation de la violence après l'agression d'une adolescente de 14 ans frappée par un groupe de jeunes filles mardi aux abords de son collège. Toujours aucune interpellation. L'Iran enrichit chaque jour un peu plus son uranium et les pays européens demandent des garanties. Réunion aujourd'hui à Genève avec la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'Iran affirme qu'il pourrait se doter de l'arme nucléaire en cas de retour de sanctions financières de la part des pays européens. Et puis décidément, rien ne résiste au Paris Basketball en Euroligue. Huitième succès consécutif après une victoire à domicile 81 à 78 hier soir contre l'une des deux équipes de Bologne.

Les Français sont ce matin deuxième au classement. France Info

13:32
Présentateur

Le 8.30 France Info, Pérangère Bonte, Adrien Bec. Et ce matin, Sébastien Chenu, député RN du Nord. Alors, question très concrète, si possible question courte et réponse courte. Il y a plusieurs hypothèses et il y a plusieurs conséquences si à la fin de l'année, on se retrouve sans budget. La France se retrouve sans budget et d'une certaine façon, Marine Le Pen et le REN en endosseront la responsabilité. Si pas de budget, pas de hausse des petites retraites prévues au 1er janvier dans le nouveau budget. Est-ce que ça vous l'assumez ?

14:00
Sébastien Chenu

Non madame, s'il n'y a pas de budget, les choses sont simples. Il ne faut pas chercher à faire peur aux Français. Non mais c'est dans le budget. Non mais madame, s'il n'y a pas de budget, donc ça veut dire qu'on est sur le budget précédent. Oui. Ce budget qui comporte beaucoup moins de hausse d'impôt. Mais sa budget, ça veut dire qu'on peut amender. C'est-à-dire qu'il y a évidemment sur les recettes, une loi spéciale. Sur les recettes, une loi spéciale doit être votée.

14:20
Présentateur

Selon le secrétariat général du gouvernement, cette loi ne peut pas être amendée.

14:23
Sébastien Chenu

Selon nous, elle peut être amendée. D'ailleurs, nous avons pris l'engagement nous-mêmes de la voter. Donc par conséquent, sur les recettes, on peut voter une loi spéciale.

14:31
Présentateur

Est-ce que vous êtes certain que cette loi, elle peut être amendée ?

14:35
Sébastien Chenu

Vous le dites aujourd'hui, on le sait, on a demandé aux services de l'Assemblée. Mais bien sûr, nous considérons qu'il n'y a pas de shutdown. Nous considérons que recettes et dépenses sont organisables.

14:46
Présentateur

Mais vous refaites tout le texte dans la loi spéciale ? C'est-à-dire les petites retraites indexées au 1er janvier, les impôts, le baron de l'impôt.

14:55
Sébastien Chenu

Nous l'amendons de façon à pouvoir indexer les choses sur l'inflation. Ça, c'est sur l'organisation du budget. Mais oui, et d'ailleurs, le gouvernement qui sera démissionnaire sera celui qui continuera de gérer jusqu'au prochain gouvernement. On l'a vu d'ailleurs, ça a duré avec Gabriel Attal, jusqu'au prochain budget. Quand on nous dit, ah oui, mais il n'y a pas le temps de faire un budget. Enfin, on a fait, nous, on a élaboré, sans les services de l'État d'ailleurs, un contre-budget en beaucoup moins de temps que ça. Et Michel Barnier se gargarise d'avoir monté un budget en deux mois.

Évidemment que la France pourra se doter d'un budget que tout le monde sera payé, que les cartes vitales continueront à fonctionner. Mais personne n'a dit le contraire. Si, si, Mme Borne dit le contraire. Mais Mme Borne n'est pas Michel Barnier. Mais Mme Borne n'est pas personne. Oui, mais Mme Borne n'est pas première ministre. Oui, elle l'a été. Donc quand elle dit que les cartes vitales fonctionnent... Non, mais excusez-moi d'être un peu interpellé quand même sur ça.

15:39
Présentateur

Sébastien Chenu, vous savez combien la France emprunte chaque année ? Oui, bien sûr. L'année prochaine, ce sera 300 milliards d'euros. C'est ce que je veux dire, 300 milliards, bien entendu. Avec des intérêts de dette absolument exceptionnels. Est-ce que vous pouvez nous assurer, assurer à celles et ceux qui nous écoutent ce matin, s'il n'y a pas de budget, les intérêts n'augmenteront pas ?

15:57
Sébastien Chenu

Non, mais s'il n'y a pas de budget et si les intérêts augmentent et que nos prêteurs deviennent trop chers, et bien c'est la BCE qui va prendre le relais.

16:04
Présentateur

Vous savez très bien. D'accord. Donc vous vous en appelez à d'ores et déjà la BCE ?

16:07
Sébastien Chenu

Non, je dis que c'est une possibilité. Nous n'allons pas nous retrouver dans une difficulté supplémentaire. La BCE, elle imposera des réformes, vous en doutez. Mais attendez, mais c'est une nouveauté que les taux d'intérêt soient différents aujourd'hui et qu'ils aient augmenté pour la France par rapport à certains prêteurs ? Ça fait 12 ans qu'ils n'avaient pas été aussi loin des taux de l'Allemagne. Ça fait, vous allez dire, 12 ans. Ça fait depuis 2012. Donc ça veut dire que nos comptes sont gérés de quelle façon depuis 12 ans ? Non, ça veut dire que 2012, on sortait de la crise.

Ça veut dire qu'en réalité, nos finances publiques se sont dégradées les années après les années et que nous avons aujourd'hui la pire situation en matière de comptes publics de l'Union européenne. Ce n'est pas dû à aujourd'hui le fait qu'on puisse censurer ce budget. C'est important ce que vous nous dites, Sébastien Chenu. Ce que je dis, c'est que la France ne se retrouvera pas dans une impasse. Voilà ce que je veux vous dire.

D'ailleurs, ceux qui disent aujourd'hui l'inverse et qui verront en janvier s'il y a eu une censure, s'il y a un nouveau budget, que la France a continué de tourner, devront rendre des comptes aussi aux Français, en ayant essayé d'affoler les Français, les marchés, les emprunteurs. La France ne se retrouvera pas dans une impasse.

17:14
Présentateur

Pas d'impasse économique.

17:14
Sébastien Chenu

Non, pas d'impasse économique.

17:15
Présentateur

Un impasse politique peut-être. Parce que si le gouvernement tombe la semaine prochaine, que se passe-t-il ? Concrètement, qui à Matignon ?

17:22
Sébastien Chenu

Ça, c'est le choix du président de la République.

17:24
Présentateur

Que souhaitez-vous ?

17:26
Sébastien Chenu

Nous, on souhaite un changement de ligne politique.

17:28
Présentateur

Qu'imaginez-vous ? On aura un Parlement qui sera ce qu'il est, qui sera toujours ce qu'il est.

17:35
Sébastien Chenu

Ça, c'est autre chose. Ce qu'imaginons-nous...

17:36
Présentateur

Qui trouve une majorité ?

17:37
Sébastien Chenu

Non, mais il y a plusieurs possibilités. Le président de la République a plusieurs leviers. Vous, non, apparemment.

17:43
Présentateur

Ballarissi-même disait il y a quelques jours, pas le barder là.

17:45
Sébastien Chenu

Madame...

17:45
Présentateur

Donc, c'est même pas pour vous gouverner que vous faites ça.

17:47
Sébastien Chenu

Non, mais madame, il y a plusieurs leviers. Le président de la République n'a pas qu'un levier en main. Il a la possibilité de reconduire un Premier ministre. Reconduire Michel Barnier, qui serait censuré probablement avec la même logique politique, n'a pas de sens. Un nouveau Premier ministre, puisque ça, je vous écoute, vous voulez absolument des noms, etc. Il y a des gens probablement...

18:02
Présentateur

Vous ne demandez pas, mais Jordan Bardella, Matignon ?

18:05
Sébastien Chenu

Mais aujourd'hui, il n'y a pas de majorité. Jordan Bardella l'avait dit lui-même. Il n'y a pas de majorité Rassemblement National capable de construire... Donc, vous ne voulez pas gouverner particulièrement ? Quand nous voulons gouverner, nous voulons une majorité pour gouverner. Et donc, par conséquent, deux autres leviers possibles. Quand elle sera possible, en termes de temps, de calendrier, une nouvelle dissolution, on est sur le mois de juin-juillet. Donc, ça, c'est un deuxième levier. Donc, premier levier, changement de gouvernement avec changement de ligne politique. Parce que changer de gouvernement de Premier ministre pour garder la même ligne politique...

La majorité restera la même, Sébastien Chénu. Ou alors, c'est la gauche. Non, mais il n'y a pas de majorité pour la gauche. Donc, changement de Premier ministre, dissolution au mois de juin. Où le Président de la République constate que notre pays est bloqué. Il ne peut pas trouver de majorité. Il ne peut pas construire de lignes... Il ne veut pas changer de lignes politiques. Alors, le Président de la République attirerait les conséquences.

18:57
Présentateur

Démission, si je vous suis, effectivement, plusieurs fois. Au centre et à droite, le réclame Charles de Courson, Jean-François Copé. Mais, si Marine Le Pen était élue, puisque j'imagine que c'est ça votre plan, elle aurait un Parlement qui ne lui serait pas favorable. À nouveau, pendant six mois. À quoi ressemblerait son gouvernement ? À quoi ressemblerait un gouvernement de Marine Le Pen avec l'Assemblée actuelle ?

19:16
Sébastien Chenu

Entre le moment, et d'ailleurs, vous vous référez à Charles de Courson, je vais faire la même chose que vous. Entre le moment où un Président de la République, de façon hypothétique, le Président de la République, démissionnerait, et où des élections seraient convoquées, et bien évidemment, s'il y a trois mois entre janvier et le mois de mars pour une présidentielle, ensuite, il y a deux mois pour dissoudre, pour aller aux législatives, on arrive sur le délai du mois de juin.

19:38
Présentateur

Donc, vous voyez, ça marche à rentre. Une question peut-être que se peuvent se poser les Français. Emmanuel Macron, après tout, il a été réélu, il est président, et la Constitution, même si elle a peut-être pu être un peu tordue ces dernières années, la Constitution dit que le Président, il préside, et que le Parlement, avec le gouvernement, gouverne en quelque sorte, et font la loi et gouverne. Pourquoi le Président, donc, pourrait être amené à démissionner, dans la mesure où c'est plutôt le sujet des parlementaires qui ne parviennent pas à se mettre d'accord ?

20:05
Sébastien Chenu

Mais parce qu'il a créé les conditions d'un blocage politique du pays, parce que, sans majorité, vous n'arrivez pas à faire avancer votre pays, ou alors, il faut qu'il change à ce point...

20:15
Présentateur

Mais pourquoi les parlementaires n'appariennent pas, en aucun cas, à surmonter ce blocage ? Parce qu'il y a trois blocs.

20:20
Sébastien Chenu

Parce que, je veux dire, le péché originel, c'est que Emmanuel Macron et Gabriel Attal ont fait élire des gens du nouveau Front populaire. Ils ont fait en sorte que cette Assemblée nationale soit divisée en trois blocs, qui, grosso modo, se neutralisent les uns et les autres. Eh bien, à partir du moment où ils ont voulu contourner le choix des Français, c'est quand même la spécialité en Macronie, quand on ne réussit pas à obtenir quelque chose par les urnes, on essaye de contourner.

Eh bien, en ayant voulu contourner le choix des Français, ils l'ont fait d'ailleurs hier encore dans la niche sur les retraites, ils ont voulu contourner le choix des Français en bloquant, en faisant de l'obstruction,

20:50
Présentateur

eh bien, ils bloquent le système. Si on vous suit bien, Sébastien Chenu, censure de Michel Barnier, chute de Michel Barnier, ça veut dire, quelque part, démission d'Emmanuel Macron. Mais c'est à Emmanuel Macron de trouver le scénario

21:01
Sébastien Chenu

qui permet de débloquer le pays. Non, mais je vous ai expliqué qu'il y en avait plusieurs possibles, mais c'est le président de la République, ce sont les prérogatives du président de la République. Donc, si le président de la République entend le message des Français, une autre politique, les Français ont été clairs, je pense, en votant trois fois, une fois très fortement pour les listes de Jordan Bardella aux Européennes, deux fois très fortement pour les candidats du Rassemblement National aux deux tours des législatives. S'il entend cela, eh bien, il fera en sorte de changer de politique. Il ne l'entend visiblement pas.

21:30
Présentateur

Je reviens juste sur l'accélération du calendrier que vous avez un peu écarté. C'est quand même un vrai sujet. Ça ne me semble pas exact de dire, on va passer six mois comme ça à faire une présidentielle. Non, si le président démissionnait, il y aurait une présidentielle et une élection en février. Et vous n'avez pas...

21:47
Sébastien Chenu

Il n'a pas démissionné au moment où nous nous parlons. Il y a des délais légaux. Donc, si... Alors là, on fait de la politique fiction, voilà. Alors, si le président de la République démissionnait et nous l'élection, Marine Le Pen serait, je l'espère, élu, eh bien, dissoudrait l'Assemblée Nationale pour une majorité.

22:01
Présentateur

Est-ce que vous auriez durci le ton comme ça si Marine Le Pen, disons-le clairement, n'était pas menacée de cinq ans d'inéligibilité au printemps ?

22:07
Sébastien Chenu

Madame, nous n'avons jamais fait le lien. Et j'étais déjà venu, pas moi, seulement d'ailleurs, les députés du Rassemblement National sont venus sur vos antennes dire depuis longtemps que ce budget était inacceptable, qu'on mettait le gouvernement sous surveillance, qu'on avait des lignes rouges.

22:20
Présentateur

Mais pas qu'on le censurait.

22:23
Sébastien Chenu

Si, mais madame, j'ai dit moi-même ici mille et une fois que nous avions déjà voté une motion de censure de la gauche parce qu'on me posait la question mais est-ce que vous voteriez une motion de censure de la gauche ? On l'a déjà fait, rien ne nous empêcherait de le refaire. Donc, non, non, nous n'avons jamais fait le lien avec la procédure, en tous les cas, auquel fait face Marine Le Pen.

22:39
Présentateur

Juste une image qui a frappé tout le monde, nous, en tout cas. Jeudi, au moment où Marine Le Pen finissait ce procès, des centaines de fans faisaient la queue pour la dédicace du livre de Jordan Bardella à Strasbourg, il y a comme un passage de témoins. C'est lui, est-ce que ce n'est pas lui le candidat de la prochaine présidentielle ?

22:56
Sébastien Chenu

Non, c'est Marine Le Pen, parce que moi je crois que vous avez dit quelque chose d'important, c'est que cette semaine, il y a eu la fin du procès qui a démontré quoi ? Zéro emploi fictif, zéro enrichissement personnel.

23:07
Présentateur

C'est pas ce que disent les réquisitions.

23:08
Sébastien Chenu

Non, non, si, si. C'est pas ce que disent les réquisitions. Ah mais zéro emploi fictif, tout le monde a travaillé d'ailleurs. Tout le monde a travaillé. Pas pour la bonne... Zéro enrichissement personnel, et je crois que les plaidoiries... 5 000 euros par mois pendant 3 ans

23:20
Présentateur

pour un mi-temps pour Louis Alliot ?

23:21
Sébastien Chenu

Madame, vous n'allez pas faire le procès ou vous mettre à la place du procureur ? Non, parce que vous rentrez dans le... Non, mais vous n'allez pas vous mettre à la place du procureur. Moi, j'écoute les réquisitions. J'écoute les réquisitions. Ah, vous n'écoutez, malheureusement, vous n'écoutez visiblement que les réquisitions.

23:31
Présentateur

Vous avez écouté la plaidoirie ? Bien sûr, aussi. Bien sûr. Mais les réquisitions, le bilan du... Il y a un certain nombre de faits qui sont édictés,

23:41
Sébastien Chenu

qui sont explicités par les... Le dossier apparaît comme étant totalement vide, et c'est ce procès de la liberté parlementaire qui, en fait, a sauté aux yeux de tout le monde. Donc nous, on a confiance dans l'idée que Marine Le Pen puisse être relaxée, et donc, par conséquent, soit notre candidate aux électrons présidentielles. Il ne serait pas un bon candidat, Jordan Mardela ? Mais on n'en est pas là. On a une excellente candidate. Elle a l'expérience, la solidité, la vision. Pourquoi voulez-vous qu'elle n'ait pas aux présidentielles ? Comme le dit Marine Le Pen, vous savez, tout est possible dans la vie. Elle passerait sous les roues d'un camion demain.

Il faudrait se tourner vers un autre candidat et probablement qu'il y aurait dans la maison Jordan Mardela, qui serait probablement celui qui apparaîtrait comme le mieux formé. Il se trouve que ce n'est pas le cas. C'est Marine Le Pen, notre candidate. Et Marine Le Pen est en pleine forme. Nous pensons qu'elle va être relaxée et elle a une vision pour le pays. Et je crois qu'elle a démontré qu'en tous les cas, elle pouvait déjà obtenir, sans même être à la manœuvre, quelques beaux résultats pour les Français.

24:30
Présentateur

Juste une question d'actualité internationale, franco-international. Le président sénégalais, Bassirou Diomaïfaï, a salué un pas important vers la vérité. Vous avez sans doute vu qu'Emmanuel Macron lui avait écrit pour reconnaître que les forces coloniales françaises avaient commis un massacre contre les terrailleurs africains en 1944 près de Dakar. Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Est-ce qu'il faut des excuses ? Est-ce qu'il faut une ouverture des archives ?

24:51
Sébastien Chenu

Non, je ne pense pas qu'il faut aller plus loin. Je pense qu'il faut apaiser. Bon, on s'est fait sortir, visiblement. Emmanuel Macron, à travers finalement ce courrier, je l'espère, refermer une page un peu douloureuse. Il ne faut pas aller plus loin. Je pense que notre pays ne peut pas passer son temps à s'excuser.

25:09
Présentateur

Il reste des zones d'ombre sur le nombre de victimes, sur la localisation des corps, sur les circonstances. Est-ce qu'il faut tout simplement ouvrir les archives ?

25:16
Sébastien Chenu

Écoutez, aujourd'hui, ce n'est pas à l'ordre du jour. Je ne crois pas.

25:19
Présentateur

Merci beaucoup. Merci Sébastien Chenu. Vous êtes, je le rappelle, député Rassemblement National du Nord. Merci d'avoir été l'invité de France Info.