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Interviewyoutube.com· 14 mai 2023ComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSantéBudget & impôtsSécurité

Interview politique : Emmanuel Blairy, député de la 1ère circonscription du Pas-de-Calais

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Emmanuel BlairyFait
    « j'ai voté contre le pass vaccinal »
  • Emmanuel BlairyFait
    « Nous avons voté pour leur réintégration »
  • Emmanuel BlairyFait
    « on le réclame avec Marine Le Pen depuis quasiment plus d'un an maintenant »
  • Emmanuel BlairyChiffre
    « ça veut dire que 75% des communes ne seront pas obligées de mettre ce drapeau sur leur fronton »
  • Emmanuel BlairyFait
    « ça fait quand même six ans qu'Emmanuel Macron est aux manettes du pays »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Maintenant, je voudrais qu'on aborde l'actualité politique. Le jeudi 4 mai, la proposition de loi visant à abroger l'obligation vaccinale des soignants a été adoptée en première lecture à l'Assemblée avec 157 voix. La majorité présidentielle aurait souhaité une suspension plutôt que l'abrogation du texte.

Les organisations de soignants ont jugé cette fin d'obligation irresponsable. Est-ce que vous comprenez leur réaction ? Est-ce que vous craignez que les soignants soient mal accueillis à leur retour ?

Très clairement, je vais vous dire que j'ai pu être député sous le mandat précédent et j'ai voté contre le pass vaccinal parce que je considère qu'on est au pays des libertés et chacun est, j'ai à dire, même dans son petit coin, capable de savoir si, selon ses problèmes de santé, savoir s'il doit se faire vacciner ou non. Voilà, on est des grandes personnes. Les Français ont une conscience, en fait, une conscience, un partage.

Ils savent ce que c'est le bien commun. Et quand le bien commun peut être abîmé par une maladie, ils savent si, effectivement, il faut se faire vacciner ou non à titre individuel. Maintenant, pour la réintégration des soignants, nous, on le réclame avec Marine Le Pen depuis quasiment plus d'un an maintenant, puisque c'était dans la campagne présidentielle l'un de nos sujets majeurs, j'allais dire, pour nos hôpitaux.

Nous nous félicitons, du coup, de cette réintégration. Nous avons voté pour leur réintégration et moi, je ne pense pas que leurs collègues vont mal accueillir, justement, leurs autres collègues qui vont revenir. Ou bien au contraire, je pense qu'ils vont les accueillir avec bienveillance puisqu'ils vont donner, effectivement, un renfort, finalement, parce qu'il a fallu faire sans eux depuis, maintenant, plus d'un an.

Mardi, le ministre du Budget, Gabriel Attal, a présenté un plan de lutte contre la fraude fiscale. Il souhaite surtout cibler les grands fraudeurs et la population riche. 1500 agents supplémentaires seront mobilisés pour détecter les fraudeurs.

Il y aura une augmentation de 25% des contrôles pour les ultra-riches. Et le ministre a ajouté qu'il serait moins regardant, notamment avec les classes moyennes, mais pas uniquement. Ce sera aussi valable pour les PME, par exemple.

Est-ce que ça vous semble cohérent et est-ce que vous pensez que la classe moyenne pourrait en profiter ? C'est un vrai sujet, la fraude, en général, dans le pays, mais vraiment en général, qu'elle soit sociale, mais cette fois-ci aussi fiscale. C'est aussi dans notre programme.

Donc, on ne peut encore une fois que se féliciter de cela. On regardera de près, effectivement, le recrutement d'agents, par quel biais on ira chercher les fraudeurs. Il faut être intransigeant.

On ne peut pas frauder comme ça le pays. C'est chaque Français, finalement, qui subit cette fraude. Mais il faut regarder aussi l'enfumage du gouvernement, parce que ça fait quand même six ans qu'Emmanuel Macron est aux manettes du pays.

Il a été quelque part aussi aux manettes, faisant partie du gouvernement de François Hollande. Et il a été l'un des conseils de François Hollande en début de mandat de François Hollande en 2012. Donc, c'est aujourd'hui qu'il se réveille.

Et donc, il y a longtemps qu'il aurait fallu se réveiller parce qu'il y avait des économies à faire. Et notamment, ces économies auraient pu permettre, par exemple, de payer les retraites, tout simplement. Donc, moi, je m'en félicite.

On regardera ça de près. S'il y a des textes qui devaient, effectivement, arriver dans l'hémicycle, on sera encore une fois constructifs. On y mettra aussi notre couleur là-dessus.

Voilà. Donc, on va regarder comment on accompagne ça. Et effectivement, il faut aller très clairement.

Si le ministre, d'un coup, décide de créer comme ça une nouvelle brigade d'agents de contrôle, c'est qu'il sait très bien que derrière, il y a une manne financière à récupérer pour l'État. Autre sujet. La majorité présidentielle a proposé à l'Assemblée que le drapeau français ainsi que le drapeau européen soient obligatoires devant les devantures des mairies.

C'est Aurore Berger et le député Mathieu Lefèvre qui sont à l'origine de la proposition. Le texte a été voté dans la nuit de mercredi à jeudi. L'obligation concernera les communes de plus de 1500 habitants.

Qu'en pensez-vous ? Et est-ce que vous trouvez que ça a du sens de donner la même valeur aux drapeaux français et aux drapeaux européens ? Alors, c'est un gros sujet, malgré tout.

C'est-à-dire qu'au départ, on pourrait se dire que c'est un bout de tissu. Moi, je considère que c'est un bout de tissu, le drapeau européen, parce qu'ils n'en présentent strictement à rien en matière de souveraineté, en matière de sacrifice pour le pays. C'est bien du drapeau tricolore que les cercueils de nos soldats sont étalés.

Et en aucun cas du drapeau européen. Il y a deux choses. C'est qu'au moment où nos compatriotes souffrent, il faut le dire, on parle du port d'achat, on parle des aires médicaux, on parle parfois du chômage, on a eu cette vague d'attentats, il ne faut pas l'oublier, dans notre pays.

On a eu toutes ces crises successives, la crise énergétique. Et on a passé trois jours à l'Assemblée nationale, je parle de la Commission en plus, et ensuite dans l'hémicycle, à discuter du pavoisement des mairies par le drapeau européen. Moi, je trouve ça complètement indécent.

Le seul drapeau qui vaille en France, et c'est prévu par la Constitution et sur l'article 2, c'est le drapeau tricolore. Celui qui, finalement, rassemble la France, évidemment sous le régime républicain que nous, nous défendons au quotidien, mais qui rappelle aussi l'ensemble de l'histoire de France, plus de mille ans d'histoire. Moi, je suis pour balayer l'histoire de France, vraiment, depuis le baptême de Clovis, jusqu'à Emmanuel Macron.

Nous respectons toutes les institutions et toute l'histoire. Donc, ce drapeau européen n'avait strictement rien à faire. Je pense que les maires de nos communes, alors, bien sûr qu'il y a un amendement qui a été reçu après, et on parle, finalement, des communes de plus de 1500 habitants.

Donc, ça fait, en fait, finalement, ça veut dire que 75% des communes ne seront pas obligées de mettre ce drapeau sur leur fronton. Voilà, pour être très clair. C'est un peu le même temps d'Emmanuel Macron, finalement.

C'est-à-dire qu'on doit mettre tout le drapeau européen, mais 75% des communes ne le mettront pas. Donc, ça, c'est aussi la part d'enfumage qu'il faut bien comprendre. C'est technique, mais il faut bien le comprendre.

Voilà, moi, je pense que nos mairies, nos maires, même les communes de plus de 1500 habitants, et on en a sur la circonscription, attendent plutôt des subventions. Des subventions pour, parfois, réparer leur domaine public, pour créer les conditions d'accueil d'une maison de santé, pour, comment dirais-je, pour réparer l'église communale. C'était plus ça que les maires attendaient.

Dans l'actualité de mercredi, Yannick Moraise, le maire de Saint-Brévin-les-Pins, en Loire-Atlantique, a annoncé sa démission. Elle fait suite à un incendie criminel dont il a été victime en mars dernier. Ses deux véhicules ont été brûlés.

Dans la commune, il y avait une vive opposition au sujet d'un projet de centre d'accueil de demandeurs d'asile dans sa commune. L'élu a dénoncé un manque de soutien de la part de l'Ethos, qu'a démenti le préfet. Est-ce que vous trouvez qu'il y a un manque de protection des élus dans notre pays ?

Je pense que globalement, les élus, quels qu'ils soient, et moi je ne hiérarchise pas, c'est-à-dire du conseiller municipal jusqu'au président de la République, on a effectivement en France cette sensation, plus qu'une sensation, il y a des faits qui existent et la preuve, ce maire en a subi les conséquences, où on manque de respect à nos élus. Il ne faut pas oublier que nos élus, notamment locaux, nos maires, sont des personnes qui s'investissent. Alors après, on ne peut pas être d'accord avec une politique, on ne peut pas être d'accord avec l'accueil d'un centre d'hébergement pour migrants, par exemple.

On ne peut pas être d'accord avec plein de choses, mais la démocratie et la République voudraient que ce maire a été élu par son conseil municipal, et donc démocratiquement, et on n'a jamais le droit, ou en tout cas on condamne toute attaque d'un élu, que qu'elle soit verbale ou physique, et là les faits sont très graves effectivement. Donc je pense qu'en France, globalement, on ne respecte plus l'uniforme, on ne respecte plus les élus, on ne respecte plus, j'allais dire même tout simplement la personne âgée qui voudrait traverser au passage piéton, on ne l'aime même plus en fait, on la laisse traverser, quitte à ce que celle-ci se mette en danger. Donc il y a un gros problème dans notre société où, et moi je ne stigmatise personne, ni les jeunes, ni les vieux, ni les gens peut-être de mon âge, c'est plus global, mais il faut je pense accentuer notre jeunesse notamment, parce que tout part de la jeunesse en tout cas, c'est-à-dire qu'on peut changer une société, mais c'est en éduquant nos jeunes que demain notre société sera peut-être meilleure.

Donc il faut rappeler à nos jeunes, à notre jeunesse, qu'on respecte un élu, quel qu'il soit, on respecte même le président de la République, on respecte les institutions. Donc il y a un gros travail à faire, et je pense que l'ensemble des élus, aujourd'hui, ça peut des fois m'arriver, effectivement, alors dans de moindre mesure, mais d'être un peu bousculé verbalement par des individus, mais bon, c'est toujours dommage. Moi, j'en appelle tout le temps la responsabilité de chacun et au respect des élus de la République.