Claude Goasguen sur Radio Classique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour je rappelle que vous êtes député maire UMP du 16e arrondissement de Paris je me demandais à quoi pouvait penser ces jours-ci un député et très spécifiquement un député de la majorité en fonction de la la crise qui nous entoure mais d'abord les députés comme tout le monde essae de comprendre ils essayent de comprendre ce qui s'est passé ils essayent de comprendre comment ça va se passer et je dois dire que l'inquiétude gagne les parlementaires comme nous tous parce que la crise américaine je pense que les Américains vont résoudre probablement dans la nuit une partie de leur problèmes avec le plan modifié Paulson en revanche nous ne savons pas trop quelles vont être les conséquences sur l'Europe alors évidemment ce qui est préoccupant est double d'abord la crise du crédit qui paraît très préoccupante mais qui qui devrait pouvoir néanmoins trouver une solution à terme par l'injection de d'argent et on voit bien que les Français sont épargnants c'est peut-être ce qui peut les sauver d'ailleurs de de la crise des liquidités et puis ce qui est beaucoup plus inquiétant et moi qui me préoccupe en tout cas beaucoup plus c'est la remontée du chômage car évidemment la la raréfaction du crédit est en train de produire ce qui s'est passé au mois d'août parce que il y a que les socialistes qui croient que la crise s'est déclenchée au mois de septembre ça fait un an on sait qu'en réalité le crédit devient de plus en plus cher et par conséquent on voit bien que pendant quelques mois on risque d'avoir une accentuation du chauvage et là le la situation du pouvoir d'achat éant mauvaise et une situation du chômage qui devient difficile alors nous allons rencontrer des moments difficiles alors Claude goasgen on connait on connaît vos idées vous êtes un député UMP vous êtes au sein de la majorité mais est-ce que ça modifie tout de même quelques appréciations qu'on peut avoir et là je parle politique enfin pure dire chimiquement pur est-ce que ça modifie quelques perceptions qu'on peut avoir sur le capitalisme le rôle du capitalisme comment ça marche enfin est-ce que ça modifier les choses ben ça modifie les choses mais enfin moi je ne veux pas tomber dans le travers bien français de considérer que lorsqu'il y a une crise quelconque il faut faire de l'idéologie j'entends maintenant que le libéralisme est à jeté aux Ortis les mêmes qui d'ailleurs il y a un mois se déclaraient libérauxre famille politique aussi oui bien sûr donc je je comprends pas je comprends pas on a l'art peut-être dans notre pays de refuser et d'aborder les problèmes tels qu'ils sont dans leur brutalité 1 c'est certainement une modification du capitalisme sûrement est-ce que c'est la fin du capitalisme c'est une plaisanterie et d'autre part on prend souvent des bouques émissaires faire attention à la tentation du populisme dans une affaire comme ça moi je suis tout à fait d'accord pour que ceux qui ont profité de ces excès non régulés payent mais néanmoins il faudrait pas donner comme Bou émissaire des choses qui sont mineures je sais bien qu'on on va modifier les stock option tout ça très bien mais enfin c'est quand même une toute petite partie conséquente de la crise et je ne voudrais pas qu'au fond le débat tourne un affrontement idéologique entre la droite et la gauche ou à l'intérieur de la droite en disant c'est plus du capitalisme il faut le modifier tout ça c'est c'est bien mais c'est de la littérature et en réalité il faut être pragmatiste je crois que le Président de la République s'oriente vers une voix pragmatiste même si parfois je suis pas tout à fait d'accord avec ces annonces parce que moi je suis plus libéral mais donc c'est pas la fin d'un système c'est la modification d' système mais Claude goasg tout de même c'est pas j'allais dire c'est pas de chance puisque on esté dans une période de réforme non mais donc ça ça a des limites aussi la réforme en fonction de la réalité non non je crois qu'il faut il faut prolonger le le débat de réforme car la France a besoin il y a un problème typiquement françé qui s'inscrit au-delà ou au-dessous de la crise le problème de la France c'est qu'elle n'a pas modifié ses structures de fonctionnement vous me direz dans une certaine mesure ça a atténu la profondeur de la crise mais au fond l'étatisme français cette volonté de ne pas jouer le risque la fusion des banques françaises qui sont à la fois des banques de dépôt et des banques vous imaginez si on était resté sur Paribas sans la BNP un Paribas BNP tient parce que parce que il y a la BNP derrière c'est-à-dire ceux qui déposent leur argent et on aurait donc les mêmes problèmes donc d'un certain point de vue je dirais le retard français de la modification du système atténue les effets de la crise cela étant la crise finira elle finira car elle est elle est un système mondial et entre nous on on porte sur le lib isme des critiques mais mais ce sont les états aussi qu'il faut critiquer les états c'est aux États qu'il appartient de réguler le système or on a fait des régulations des réglementations il y en a en pagaille le problème c'est qu'elles sont mauvaises donc ce que je souhaite moi c'est que moi qui suis avocat je connais croyez-moi des problèmes avec les banques depuis que je plaide et donc je sais très bien que la situation largement progressé elle s'est dramatisée depuis 10 ans il faut une concertation européenne car quel est le problème on a un institut monétaire qui est indépendant et on a 27 régulations qui sont différentes selon les états ça peut pas marcher outre le fait qu'il est difficile même aux États-Unis d'avoir une régulation monétaire indépendante de la régulation financière la régulation financière et 27 régulations une régulation monétaire et 27 régulations financières c'est pas possible donc il faut prendre une initiative européenne des réactions des uns et des autres dans la tempête comme ça votre coup d'œil écoutez moi je trouve que comme toujours fait preuve d'une d'un volontarisme il donne confiance vous m' le contraire j'ais non non oh là là vous savez moi je suis de temps en temps très critique à l'égard du président de la République je n'ai pas la langue de bois mais je trouve que il a le mérite de rassurer il fait un zeste de populisme il en faut un peu parce que il faut prendre un peu les choses dans le sens du poil mais mais il en fait pas trop je trouve qu'il va rassurer au fond qu'est-ce qu'il peuvent faire les politiques dans une affaire comme ça ils n'ont pas la main on peut réguler on peut dire tout ce qu'on veut en rité nous sommes spectateurs plus qu'acteurs donc le rôle du politique c'est de rassurer de montrer qu'il y a un pilote dans l'avion et je crois que Sarkozy réussi ce Paris de montrer qu'il y a quelqu'un qui s'occupe des affaires alors on va quitter un peu la planète on va s'occuper que de notre planète France à nous il y a un certain nombre d'étapes qui arrive dans le travail de des législateurs donc par exemple le RSA financement du RSA on a cru comprendre que c'était pas votre tasse de thé ça non et puis en plus on en a une autre ce matin l'emploi à domicile là là là alors il faut être très clair on a fait la modif ition de la Constitution pour que le Parlement soit associé aux décisions on en a un peu assez quand même d'avoir ces annonces qui courent dans les journaux le matin nous parlementaires sur des problèmes financiers je vous rappelle que quand même la loi de finance c'est d'abord le Parlement qui la vote alors le RSA on l'a découvert à la fin du mois d'août et là ce matin on découvre que l'emploi à domicile qui est probablement un des secteurs de l'emploi qui marche le mieux va être touché par une décision de baisse des exonérations je trouve que c'est un mécanisme qui doit s'arrêter quoi moi j'en ai assez ou bien on fait un nouveau pouvoir du Parlement et dans ce cas-là ben on discute avant et en particulier sur les finances il y a pas que ber qui s'occupe des finances il y a aussi les parlementaires qui votent la loi et qui savent à peu près ce dont le pays a besoin et on ne continue pas comme ça sur le RSA écoutez le RSA on se l'a attrapé comme ça sur la tête au mois d'août je suis pas sûr que le RSA soit une formule qui soit facilement maîtrisable car on parle beaucoup mais la situation de l'emploi ne nous permet pas de penser que un milliard et demi suffiront à terme et c'est la raison pour laquelle avec Jean-François Copé nous avons décidé de faire des évaluations régulières c'est-à-dire que si le système ne marche pas et bien nous reviendrons sur le système et ça je crois que c'est une grande nouveauté que le Parlement annonce quand toute hypothèse on évaluera les impacts on évaluera le fonctionnement on évaluera les coûtes mais éventuellement on annulera je vous prends un exemple l'ame l'ame qui est une une je dirais une aide d'État accordée à des gens qui sont en grande difficulté qui sont sans papier à l'origine décision tout à fait naturel il s'agit 200 millions 200 millions aujourd'hui un milliard peut pas continuer à laisser déraper les comptes comme ça sans que le Parlement n'intervienne sur l'état même pas sur la sécurité sociale sur l'état autre exemple la formation professionnelle moi j'ai fait un rapport sur la formation professionnelle il y a 10 ans sur le financement nous savons qu'il y a de l'évaporation de partout il faut gérer avec rigueur et je crois que le Parlement doit prendre maintenant ses pouvoirs pour dire à l'état très bien votre loi d'accord le financement nous sommes symptiques mais si la situation n'évolue pas alors on remettra en cause alors Claude gasgen vous avez une autre casquette vous êtes maire du 16e arrondissement de Paris qui est pas n'importe quel arrondissement comment ça va avec Monsieur de laané parce que de temps en temps tout de même j'ai l'impression que vous êtes sur la même ligne je pense oui oui de temps en temps et de temps en temps sur des lignes différentes mais par exemple sur l'école le fait qu' il y a un service minimum pour l'école ou que j'ai qu'on a fait voter parce que c'est objectivement on lui a mis un peu le couteau sous la gorge quelle est l'idée on lui a dit que si finalement il n'acceptait pas le SMA l'accueil les caisses des écoles des arrondissements et notamment les arrondissements de droite et bien prendrai le pouvoir directement avec le ministère de l'Éducation nationale par l'intermédiaire des caisses des écoles au début il a piqué une crise colère en disant qu'il y aurait des sanctions sur les caisses des écoles mais finalement il s'est bien aperçu que il ne pouvait pas accepter que dans certains arrondissements les écoles soient ouvertes et que dans AES arrondissements qui lui sont proches les écoles soient fermées donc il a pris la solution la plus la plus intelligente c'est-à-dire il s'est rallé à la position de Nicolas Sarkozi ce qui m'a fait rire et je me suis permis comme ça de le traiter avantiier de premier sarkoziste de France faut pas trop le taquiner mer de parisutre a un autre dossier les crèches associatives Lavit toutonde sa mais pareil là donc le maire a dit d'accord on va il est devenu malgré toute une partie de son opinion de son opp malgré ses propos il y a 10 ans parce que les subventions crash lubavic c'est Shira qui à l'époque de la Noé n'avait pas eu de mois assez dur pour dire que c'était vraiment inadmissible et là il a renouvelé les subventions de Chirac je l'ai je l'ai félicité d'être converti désormais à la laïcité positive ça a dû lui faire plaisir ça a lui fait très plaisir à la veille du congrès du Parti socialiste et c'est la raison pour laquelle je l'ai félicité avec grand bruit les journées parlementaires de l'UMP vous êtes vu comment à l'intérieur de ce groupe UMP vous moi je au début j'étais vu comme un troublillon et puis je je me félicite que cet esprit qui est un esprit vraiment parlementaire c'est-à-dire libéré et gagné du terrain et je trouve que Jean-François Copé a fait une mutation dans ce groupe parlementaire qui est qui est bonne nous ne sommes pas un groupe de godillot nous entendons devenir un groupe qui est un groupe comme toutes les assemblées parlementaires un groupe critique qui n'est pas destructeur mais qui est positif on va faire de l'impact de l'évaluation du contrôle c'estàd on va devenir véritablement des parlementaires quoi
Claude Goasguen